[
 {
  "id": "cadre",
  "domain": "incendie",
  "ic": "🎖️",
  "t": "Cadre, MGO & rôle du chef d'équipe",
  "fig": [
   [
    "MGO — nb de phases (doctrine DGSCGC à jour)",
    "11 phases (INC1 2002 : 7 phases) — ordre logique, non rigide"
   ],
   [
    "Chef d'équipe",
    "commande un binôme (2 SP) : lui + son équipier"
   ],
   [
    "COS",
    "1er chef d'agrès sur les lieux, responsable jusqu'à sa relève"
   ],
   [
    "Compte-rendu type",
    "J'ai vu / J'ai fait / Je propose / Je redoute"
   ],
   [
    "Façadage",
    "A (accès) puis B, C, D dans le sens horaire"
   ],
   [
    "Référentiel de formation",
    "INC1 (déc. 2002), harmonisé avec les GDO/GTO DGSCGC à jour"
   ],
   [
    "Chaîne de commandement",
    "Équipier → chef d'équipe → chef d'agrès → chef de groupe → chef de colonne → chef de site"
   ],
   [
    "AIDES (sauvetage en exploration)",
    "Accéder, Isoler, Désenfumer, Explorer, Sauver"
   ],
   [
    "RCCI",
    "Recherche des Causes et Circonstances de l'Incendie (phase 11 de la MGO)"
   ],
   [
    "Ventilation opérationnelle (MGO)",
    "3 actions sans ordre figé : protéger, désenfumer, attaquer"
   ],
   [
    "Devoirs du porte-lance",
    "10 devoirs, transversaux équipier / chef d'équipe (référentiel INC1)"
   ]
  ],
  "s": "<h3>La Marche Générale des Opérations (MGO)</h3>\n<p>La MGO est la <strong>démarche tactique standardisée</strong> qui ordonne les phases d'une intervention incendie. Ce n'est <em>pas</em> une suite strictement linéaire : certaines phases sont <strong>menées en parallèle</strong>, d'autres sont <strong>permanentes</strong>. Le COS peut adapter l'ordre à la situation.</p>\n<h4>Les 11 phases (doctrine DGSCGC à jour)</h4>\n<p>Le référentiel INC1 de 2002 comptait 7 phases ; la doctrine DGSCGC actuelle (GDO <em>Interventions sur les incendies de structures</em>, 2018) en retient désormais <strong>11</strong> :</p>\n<ol>\n <li><strong>Reconnaissance</strong> (permanente) — ce qui brûle, où cela brûle, ce qui risque de brûler ; localise victimes, propagation et risques.</li>\n <li><strong>Ventilation opérationnelle</strong> — maîtriser les flux gazeux via trois actions, sans ordre figé : protéger, désenfumer, attaquer.</li>\n <li><strong>Sauvetages et mises en sécurité</strong> — priorité absolue dès qu'une victime est identifiée ; sauvetage en exploration = méthode <strong>AIDES</strong> (Accéder, Isoler, Désenfumer, Explorer, Sauver).</li>\n <li><strong>Actions contre le feu</strong> — lutte contre les propagations, attaque (feux naissants, attaque massive, attaque d'atténuation, extinction sous protection hydraulique).</li>\n <li><strong>Établissements</strong> — acheminer l'agent extincteur de la ressource aux lances.</li>\n <li><strong>Protection</strong> — limiter les dégâts collatéraux aux biens et à l'environnement.</li>\n <li><strong>Déblais</strong> — rechercher et éteindre les foyers résiduels ; ARI conservé (risques toxiques et mécaniques).</li>\n <li><strong>Surveillance</strong> — s'assurer de l'absence de reprise jusqu'à la remise en état.</li>\n <li><strong>Relogement</strong> — sous la responsabilité du DOS, dès qu'un logement est identifié comme inutilisable ; le COS en informe le DOS au plus tôt.</li>\n <li><strong>Réhabilitation des hommes et reconditionnement du matériel</strong> — nettoyage EPI/matériel selon le degré de souillure (jusqu'à 4 options : rien, brossage sec, eau savonneuse, emballage pour nettoyage différé), douche, hydratation.</li>\n <li><strong>Préservation des traces et indices</strong> — alimente la RCCI (Recherche des Causes et Circonstances de l'Incendie), avec le concours de sapeurs-pompiers investigateurs en lien avec le COS, un officier RCCI et, le cas échéant, l'OPJ ou l'autorité judiciaire.</li>\n</ol>\n<p>La <strong>sauvegarde</strong> des intervenants est transverse et permanente, avant, pendant et après chaque phase : en cas de danger grave, les intervenants assurent leur sauvegarde prioritairement à l'action en cours. Point doctrinal important : l'ordre ci-dessus est l'ordre logique d'apparition, pas une chronologie rigide — la MGO n'est pas un enchaînement chronologique mais l'approche que doit avoir le COS. La ventilation opérationnelle peut précéder la mise en eau ; les sauvetages restent prioritaires quelle que soit la phase en cours. (Source : GDO <em>Interventions sur les incendies de structures</em>, DGSCGC, 16/04/2018, p. 13, 66, 68, 79-83.)</p>\n<h3>Cadre réglementaire de la formation</h3>\n<p>Le référentiel <strong>INC1</strong> (stagiaire SDIS 91, décembre 2002, harmonisé avec la doctrine DGSCGC à jour) est le socle de l'équipier incendie. Il s'articule autour de trois familles : <strong>ressource en eau</strong>, <strong>matériel hydraulique et agrès</strong> (tuyaux, dévidoirs, lances, cordages, échelles), <strong>doctrine d'intervention</strong> (combustion, MGO, devoir du porte-lance). Le document numérisé emploie un binôme « Chef »/« Équipier » plutôt que le terme « chef d'équipe » : dans cette organisation, le chef conduit le binôme, assure la liaison avec le chef d'agrès et applique les mêmes techniques que l'équipier, avec la responsabilité de les faire exécuter correctement (synthèse cohérente avec le fonds documentaire, mais non retrouvée mot pour mot dans une définition unique).</p>\n<h3>La chaîne de commandement</h3>\n<p>Équipier → <strong>chef d'équipe</strong> (dirige un binôme) → chef d'agrès → chef de groupe → chef de colonne → chef de site. Le <strong>COS</strong> (Commandant des Opérations de Secours) est le premier chef d'agrès présent, responsabilité constante et totale jusqu'à sa relève.</p>\n<h3>Rôle et devoirs du chef d'équipe</h3>\n<ul>\n <li><strong>Avant l'engagement</strong> : reformule la mission reçue (objectif, point à atteindre, itinéraires, moyens), vérifie EPI/ARI/radio/éclairage, contrôle le matériel, réalise le contrôle croisé, s'enregistre au point de pénétration en milieu vicié.</li>\n <li><strong>Pendant</strong> : commande son équipier, garde un contact visuel ou tactile permanent, applique la technique adaptée, respecte le débit commandé par le chef d'agrès (n'affiche un débit supérieur que sur ordre), maintient la liaison avec les binômes voisins et prévient l'officier ou le sous-officier chef de secteur de tout changement d'emplacement. En ambiance bruyante, la coordination passe par des annonces courtes et des signaux tactiles convenus.</li>\n <li><strong>Au repli</strong> : toujours face au feu (jamais dos au feu), jet diffusé de protection si porte-lance, binôme soudé.</li>\n <li><strong>Après</strong> : <strong>rend compte</strong> au chef d'agrès selon « J'ai vu / J'ai fait / Je propose / Je redoute », dès que la zone sûre est atteinte.</li>\n</ul>\n<p>Le chef d'équipe est le <strong>garant de la sécurité de son binôme</strong> et le <strong>relais d'information</strong> vers le chef d'agrès / COS. Ces devoirs reprennent, adaptés au commandement du binôme, les <strong>10 devoirs du porte-lance</strong> du référentiel INC1, communs à l'équipier et au chef d'équipe en configuration double porte-lance.</p>\n<h3>Ordres et vocabulaire</h3>\n<p>Le chef d'équipe reçoit ses ordres du chef d'agrès (mission, débit à afficher) et transmet les siens à son équipier. Pour une manœuvre d'échelle à coulisse grand modèle, le vocabulaire type est : « Dresser », « Montez », « Tournez », « Descendez », « Balcon » — « Balcon » étant l'indication donnée par celui qui est déjà à un niveau pour prévenir l'autre qu'il l'atteint à son tour (doc pédagogique INC1, SDIS 91, 01/12/2002, p. 38).</p>\n<div class=\"note\">Le repère de langage de zone (façadage) est commun à toutes les fonctions : <strong>façade A</strong> = accès principal, puis <strong>B, C, D</strong> dans le sens horaire ; 4 façades, 4 angles, 1 centre.</div>\n<h4>Ton rôle de chef d'équipe</h4>\n<ul>\n <li><strong>Tu vérifies</strong> : la mission reçue, reformulée pour toi-même avant de l'engager (objectif, point à atteindre, itinéraires, moyens) ; l'EPI/ARI/radio/éclairage de ton équipier ; le matériel par contrôle croisé ; ton enregistrement au point de pénétration en milieu vicié.</li>\n <li><strong>Tu commandes</strong> : la traduction de l'ordre du chef d'agrès en consignes précises pour ton équipier ; le respect du débit affiché sur la lance, sans jamais le dépasser sans ordre ; les déplacements du binôme ; le signalement de tout changement d'emplacement à l'officier ou au sous-officier chef de secteur.</li>\n <li><strong>Tu rends compte</strong> : au chef d'agrès selon « j'ai vu / j'ai fait / je propose / je redoute », dès qu'un élément significatif l'exige (découverte, changement de risque) — pas seulement à la fin de mission — et systématiquement au retour en zone sûre.</li>\n <li><strong>Tes points de vigilance et critères de repli</strong> : contact permanent, visuel ou tactile, avec ton équipier ; repli toujours face au feu ; tu peux décider seul un repli de ton binôme face à un danger avéré, sans attendre l'ordre, à charge d'en rendre compte aussitôt. Ce qui dépasse ton échelon — repli général du dispositif, investigation RCCI, intervention d'une équipe spécialisée (GRIMP, GREP, risque chimique) — relève du chef d'agrès, du COS ou de l'équipe désignée : ce n'est pas ta décision, ton rôle est de signaler et de préserver.</li>\n</ul>\n<h4>Références</h4>\n<ul>\n <li>GDO <em>Interventions sur les incendies de structures</em>, DGSCGC, version du 16/04/2018 — MGO à 11 phases (sommaire p. 13), binôme/COS (p. 61-66), façadage (p. 63-64), reconnaissances/ventilation/sauvetages/AIDES (p. 68-72), protection (p. 79-80), déblais (p. 81), relogement/réhabilitation/traces et indices/RCCI (p. 81-83, lexique p. 16).</li>\n <li>Doc pédagogique <em>INC1 — Formation des équipiers</em>, SDIS 91, 01/12/2002 — MGO à 7 phases de l'ancien référentiel (p. 47), devoirs du porte-lance (p. 39), manœuvres d'échelle et vocabulaire (« Balcon », p. 33-38), sommaire des 3 familles de connaissances (p. 1).</li>\n <li>Guide Départemental de Référence <em>EMV</em>, SDIS 91, 24/03/2023 — binôme et contrôle croisé (p. 23-24), enregistrement au point de pénétration (p. 27-28), trame de compte-rendu « J'ai vu / J'ai fait / Je propose / Je redoute » (p. 41-42).</li>\n <li>Arrêté n°2025-SDIS-GO-0001 du 01/01/2025, Règlement Opérationnel du SDIS 91 — désignation du COS (art. 16, p. 12).</li>\n <li>Instruction n°2026-GO-0001 du 08/01/2026 (SDIS 91) et Note de déclinaison des GTO SMS/ETE/SO/EMV (SDIS 91, 23/03/2026) — déclinaison locale des GTO nationaux (dont GTO Sauvegarde Opérationnelle, DGSCGC, 1re édition, février 2024, et GTO Engagement en milieu vicié, DGSCGC, 1re édition, décembre 2019, 2e édition février 2024).</li>\n</ul>\n<p class=\"note\">Vérification du 27/07/2026 : ordre des phases 9-10 corrigé (relogement puis réhabilitation/reconditionnement, et non l'inverse) ; citation « façadage » recentrée sur le GDO IIS plutôt que le GTO Sauvegarde Opérationnelle ; citation non sourcée retirée de la phase « sauvegarde ». La relation précise « chef d'équipe / équipier » telle que formulée dans ce chapitre est une synthèse cohérente avec le fonds documentaire disponible (binôme Chef/Équipier, INC1 et GDR EMV) mais n'a pas été retrouvée telle quelle dans un document unique.</p>",
  "q": [
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que signifie l'acronyme MGO ?",
    "a": "Marche Générale des Opérations",
    "c": [],
    "e": "La MGO structure toute intervention. Ce n'est pas une check-list figée : certaines phases sont parallèles, d'autres permanentes (reconnaissance) (GDO Interventions sur les incendies de structures, DGSCGC, 16/04/2018, p. 16 — lexique)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Citez les grandes phases de la MGO d'un feu.",
    "a": "Reconnaissance (permanente) · Ventilation opérationnelle · Sauvetages et mises en sécurité · Actions contre le feu · Établissements · Protection · Déblais · Surveillance · Relogement · Réhabilitation des hommes et reconditionnement du matériel · Préservation des traces et indices (RCCI). Soit 11 phases dans la doctrine DGSCGC actuelle.",
    "c": [],
    "e": "L'ordre est logique, pas une chronologie rigide : des phases sont parallèles (ex. ventilation + attaque), d'autres permanentes (reconnaissance). Le référentiel INC1 2002 comptait 7 phases (reconnaissance, sauvetages, établissements, attaque, protection, déblai, surveillance) ; la doctrine DGSCGC à jour en retient 11, dans cet ordre : relogement (9e) puis réhabilitation/reconditionnement (10e) — CORRIGÉ, l'ordre était inversé (GDO Interventions sur les incendies de structures, DGSCGC, 16/04/2018, sommaire p. 13, §9-10 p. 81-82 ; ancien référentiel : doc pédagogique INC1, SDIS 91, 01/12/2002, p. 47)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Une victime apparaît à la fenêtre du feu que tu attaques : quelle est la priorité absolue de la MGO ?",
    "a": "Les sauvetages et mises en sécurité",
    "c": [
     "Les établissements",
     "Les sauvetages et mises en sécurité",
     "L'attaque",
     "La protection des biens"
    ],
    "e": "La préservation de la vie humaine prime sur tout le reste. Un feu se rattrape, pas une vie."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Combien de sapeurs-pompiers composent un binôme ?",
    "a": "2",
    "c": [],
    "e": "Un binôme = chef + équipier (2 sapeurs-pompiers). C'est la plus petite unité d'engagement ; en milieu vicié, c'est la SEULE unité de travail valide, on ne s'engage jamais seul (GDR EMV SDIS 91, 24/03/2023, p. 23-24)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Qui est le COS sur une intervention ?",
    "a": "Le 1er chef d'agrès présent sur les lieux",
    "c": [
     "Le sapeur le plus gradé du département",
     "Le 1er chef d'agrès présent sur les lieux",
     "Le conducteur du 1er engin",
     "Le médecin"
    ],
    "e": "Le Commandant des Opérations de Secours est le 1er chef d'agrès arrivé (« premier COS ») ; sa responsabilité est constante et totale jusqu'à sa relève par un gradé supérieur (GDO Interventions sur les incendies de structures, DGSCGC, 16/04/2018, p. 66 ; RO SDIS 91, arrêté n°2025-SDIS-GO-0001 du 01/01/2025, art. 16, p. 12)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "La reconnaissance s'arrête dès que le feu est localisé.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "La reconnaissance est PERMANENTE : elle se poursuit tant que dure l'intervention pour détecter victimes, propagation et risques d'évolution (GDO Interventions sur les incendies de structures, DGSCGC, 16/04/2018, p. 68-69)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Dans le façadage, comment nomme-t-on les façades ?",
    "a": "A, B, C, D dans le sens horaire à partir de l'accès",
    "c": [
     "A, B, C, D dans le sens horaire à partir de l'accès",
     "Nord, Sud, Est, Ouest",
     "1, 2, 3, 4 selon l'ordre d'arrivée",
     "Avant, arrière, gauche, droite"
    ],
    "e": "Façade A = accès principal, puis B, C, D en tournant dans le sens horaire. Langage commun indispensable pour localiser sans ambiguïté — CORRIGÉ : la source exacte est le GDO Interventions sur les incendies de structures, DGSCGC, 16/04/2018, p. 63-64 (§1.2.3.1 Appellations de façades), pas le GTO Sauvegarde opérationnelle."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Comment structurez-vous votre compte-rendu au retour d'une reconnaissance ?",
    "a": "« J'ai vu » (accès, parcours, obstacles, pièces impactées) · « J'ai fait » (actions réalisées) · « Je propose » (renforts, ventilation, nouvelle reco) · « Je redoute » (propagation, effondrement, victimes).",
    "c": [],
    "e": "Cette trame, issue du GDR EMV SDIS 91, permet un CR clair et exploitable par le chef d'agrès pour adapter la manœuvre (GDR EMV SDIS 91, 24/03/2023, p. 41-42). Elle est rendue à l'issue de chaque engagement (reconnaissance/recherche), pas seulement à la fin de l'intervention."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "La différence entre un « sauvetage » et une « mise en sécurité » ?",
    "a": "Le sauvetage soustrait à un danger immédiat une personne qui ne peut se sauver seule ; la mise en sécurité concerne une personne encore valide qu'on accompagne",
    "c": [
     "Aucune, ce sont des synonymes",
     "Le sauvetage soustrait à un danger immédiat une personne qui ne peut se sauver seule ; la mise en sécurité concerne une personne encore valide qu'on accompagne",
     "La mise en sécurité est plus urgente",
     "Le sauvetage ne concerne que les inconscients"
    ],
    "e": "Sauvetage = extraire une personne d'un danger vital et imminent qu'elle ne peut fuir par ses propres moyens ; mise en sécurité = éloigner d'une menace plus différée une personne qui peut se déplacer (GDO Interventions sur les incendies de structures, DGSCGC, 16/04/2018, p. 71)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le chef d'équipe rend compte à l'autorité qui lui a donné l'ordre.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Le compte-rendu remonte au chef d'agrès (ou au contrôleur au point de pénétration en EMV), c'est-à-dire à celui qui a fixé la mission (GDR EMV SDIS 91, 24/03/2023, p. 25 et 41-42 ; GDO Interventions sur les incendies de structures, DGSCGC, 16/04/2018, p. 68 : « compte rendu systématique vers son supérieur »)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Comment s'appelle la phase de recherche et d'extinction des foyers résiduels après l'attaque ?",
    "a": "Le déblai",
    "c": [],
    "e": "Le déblai (phase « Déblais ») permet de faciliter l'extinction et d'éliminer les risques de reprise du feu ; phase accidentogène (ambiance toxique, risque d'effondrement), ARI conservé. Il est suivi de la surveillance qui prévient toute reprise (GDO Interventions sur les incendies de structures, DGSCGC, 16/04/2018, p. 81)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "L'eau d'extinction menace d'endommager l'étage du dessous : à quoi sert la phase de « protection » dans la MGO ?",
    "a": "Limiter les dégâts aux biens préservés (eaux, fumées)",
    "c": [
     "Protéger les intervenants",
     "Limiter les dégâts aux biens préservés (eaux, fumées)",
     "Protéger le périmètre",
     "Protéger le foyer"
    ],
    "e": "La protection = limiter les conséquences indirectes de la lutte (dégâts des eaux, fumées, coupures de fluides) sur les biens et l'environnement, au-delà des dégâts directs du feu (GDO Interventions sur les incendies de structures, DGSCGC, 16/04/2018, p. 79-80). À ne pas confondre avec le GTO Sauvegarde opérationnelle (SO), qui lui concerne la sécurité des intervenants (auto-sauvetage, sauvetage de sauveteur)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "En tant que chef d'équipe, que faites-vous AVANT d'engager votre binôme ?",
    "a": "Reformuler la mission (objectif, point à atteindre, itinéraires, moyens), vérifier EPI/ARI/radio/éclairage, contrôler le matériel, réaliser le contrôle croisé, s'enregistrer au point de pénétration si milieu vicié.",
    "c": [],
    "e": "Cette séquence « avant engagement » (contrôle croisé, vérification du matériel, enregistrement) revient dans les fiches EMV : conditions minimales d'engagement et enregistrement au point de pénétration (GDR EMV SDIS 91, 24/03/2023, p. 23-24 et 27-28)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Ton chef d'agrès te commande le déblai pendant que l'attaque continue ailleurs : la MGO impose de réaliser les phases strictement dans l'ordre, l'une après l'autre.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Faux : « trop souvent considérée comme l'enchaînement chronologique de différentes actions », la MGO correspond en fait à une approche que le COS adapte à la situation — certaines phases sont menées en parallèle, d'autres permanentes (GDO Interventions sur les incendies de structures, DGSCGC, 16/04/2018, p. 68). Le chef d'équipe exécute l'ordre reçu et rend compte ; il ne décide pas seul de l'ordre des phases."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "« Sauvegarde » dans la MGO, au sens protection des intervenants, conditionne quoi ?",
    "a": "La poursuite de toutes les autres phases : sans sécurité des intervenants, pas de reco, d'attaque ni de sauvetage",
    "c": [
     "Rien, c'est accessoire",
     "La poursuite de toutes les autres phases : sans sécurité des intervenants, pas de reco, d'attaque ni de sauvetage",
     "Uniquement le déblai",
     "Seulement l'attaque"
    ],
    "e": "CORRIGÉ (citation) : la sauvegarde des intervenants est permanente et prioritaire — « si la sécurité d'un ou plusieurs intervenants est gravement menacée, ils doivent assurer leur sauvegarde prioritairement à l'action en cours » (GDO Interventions sur les incendies de structures, DGSCGC, 16/04/2018, p. 66). Le sujet est aussi couvert par le GTO Sauvegarde Opérationnelle, DGSCGC, 1re édition, février 2024 (auto-sauvetage, sauvetage de sauveteur, MAYDAY) — voir Note de déclinaison GTO SMS/ETE/SO/EMV, SDIS 91, 23/03/2026."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Laquelle de ces phases a été AJOUTÉE dans la version actuelle de la MGO (11 phases DGSCGC) par rapport à l'ancien référentiel INC1 2002 (7 phases) ?",
    "a": "Préservation des traces et indices",
    "c": [
     "Reconnaissance",
     "Sauvetages et mises en sécurité",
     "Préservation des traces et indices",
     "Établissements"
    ],
    "e": "La préservation des traces et indices (phase 11) alimente la RCCI. Elle s'ajoute, avec la ventilation opérationnelle, le relogement et la réhabilitation/reconditionnement, aux 7 phases historiques (reconnaissance, sauvetages, établissements, attaque, protection, déblai, surveillance) du référentiel INC1 2002 (doc pédagogique INC1, SDIS 91, 01/12/2002, p. 47 ; GDO Interventions sur les incendies de structures, DGSCGC, 16/04/2018, sommaire p. 13, §11 p. 82-83)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que signifie l'acronyme RCCI, alimenté par la dernière phase de la MGO ?",
    "a": "Recherche des Causes et Circonstances de l'Incendie",
    "c": [],
    "e": "RCCI (GDO Interventions sur les incendies de structures, DGSCGC, 16/04/2018, p. 16 — lexique). La préservation des traces et indices est menée avec le concours de sapeurs-pompiers investigateurs, en lien avec le COS, un officier RCCI et, le cas échéant, l'OPJ ou l'autorité judiciaire (même doc, p. 82-83)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle phase de la MGO vise à maîtriser les flux gazeux via trois actions : protéger, désenfumer, attaquer ?",
    "a": "La ventilation opérationnelle",
    "c": [
     "La ventilation opérationnelle",
     "La protection",
     "Les établissements",
     "Les actions contre le feu"
    ],
    "e": "Ces trois actions (sans ordre chronologique imposé) se combinent selon la situation (GDO Interventions sur les incendies de structures, DGSCGC, 16/04/2018, p. 69)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelles sont les trois actions de la ventilation opérationnelle intégrée à la MGO ?",
    "a": "Protéger, désenfumer, attaquer — sans ordre figé imposé, à combiner selon la situation.",
    "c": [],
    "e": "La ventilation opérationnelle est désormais une phase à part entière de la MGO, coordonnée avec l'attaque (GDO Interventions sur les incendies de structures, DGSCGC, 16/04/2018, p. 69 ; déclinée au SDIS 91 depuis l'instruction n°2026-GO-0001 du 08/01/2026)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Tu explores une pièce enfumée où une victime a été signalée mais reste invisible : quel acronyme (Accéder, Isoler, Désenfumer, Explorer, Sauver) structure la progression de ton binôme jusqu'au sauvetage ?",
    "a": "AIDES",
    "c": [],
    "e": "Méthode utilisée quand la victime n'est pas directement visible : exploration pièce par pièce depuis l'extérieur, en ressortant entre chaque pièce (GDO Interventions sur les incendies de structures, DGSCGC, 16/04/2018, p. 71-72)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelles sont les trois grandes familles de connaissances couvertes par le référentiel INC1, socle de l'équipier et du chef d'équipe incendie ?",
    "a": "Ressource en eau (besoins, prises, hydrants, réseaux) ; matériel hydraulique et agrès (tuyaux, dévidoirs, lances, pièces de jonction, cordages, échelles) ; doctrine d'intervention (combustion, mousse, MGO, devoir du porte-lance).",
    "c": [],
    "e": "Sommaire du référentiel INC1 confirmé : besoins/prises/réseau d'eau (ch.1-2), tuyaux/lances/accessoires/jonctions/cordages/échelles (ch.3-9), combustion/mousse/MGO (ch.10-12) (doc pédagogique INC1, SDIS 91, 01/12/2002, p. 1)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Que dit le référentiel INC1 sur la relation entre équipier et chef d'équipe ?",
    "a": "Le chef d'équipe est un équipier expérimenté qui conduit le binôme et applique les mêmes techniques, avec la responsabilité de les faire exécuter correctement",
    "c": [
     "Le chef d'équipe suit une formation totalement distincte, sans lien avec celle de l'équipier",
     "Le chef d'équipe est un équipier expérimenté qui conduit le binôme et applique les mêmes techniques, avec la responsabilité de les faire exécuter correctement",
     "Le chef d'équipe n'intervient jamais directement, il supervise seulement à distance",
     "Le chef d'équipe est un grade administratif sans lien avec les techniques d'engagement"
    ],
    "e": "NON SOURÇABLE tel que formulé : le référentiel INC1 numérisé de 2002 (doc pédagogique INC1, SDIS 91) n'emploie pas le terme « chef d'équipe » et ne formule pas explicitement cette relation ; il documente un binôme « Chef »/« Équipier » appliquant les mêmes techniques (échelles p. 33-38, devoir du porte-lance p. 39), ce qui est cohérent avec l'idée énoncée sans la prouver littéralement. Le GDR EMV SDIS 91 confirme que le binôme est « composé d'un chef et d'un équipier » (p. 23)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Qui commande le débit à afficher sur la lance (LDV) ?",
    "a": "Le chef d'agrès",
    "c": [
     "Le porte-lance seul, selon son appréciation",
     "Le chef d'agrès",
     "Le CODIS",
     "L'équipier qui gère le tuyau"
    ],
    "e": "Le porte-lance (équipier ou chef d'équipe) respecte scrupuleusement le débit commandé par le chef d'agrès et n'affiche un débit supérieur que sur ordre (devoir n°2 du porte-lance, doc pédagogique INC1, SDIS 91, 01/12/2002, p. 39)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que doit faire le porte-lance en cas de changement d'emplacement pendant l'attaque ?",
    "a": "Prévenir l'officier ou le sous-officier chef de secteur, tout en maintenant la liaison avec les binômes voisins",
    "c": [],
    "e": "Devoir n°10 du porte-lance (doc pédagogique INC1, SDIS 91, 01/12/2002, p. 39) : « il se tient autant que possible en liaison avec ses voisins [...] mais en fait, prévenir aussitôt l'officier ou le sous-officier chef de secteur »."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Dans une manœuvre d'échelle, le chef d'équipe commande « Balcon ». Que signifie cet ordre ?",
    "a": "Le point d'arrivée (fenêtre, balcon) est atteint : le sauveteur doit s'y arrêter",
    "c": [
     "Il faut recommencer la manœuvre depuis le sol",
     "Le point d'arrivée (fenêtre, balcon) est atteint : le sauveteur doit s'y arrêter",
     "Il y a un danger, repli immédiat",
     "L'échelle doit être redressée"
    ],
    "e": "Vocabulaire type de la manœuvre d'échelle à coulisse grand modèle : « Dresser », « Montez », « Tournez », « Descendez », « Balcon ». « Balcon » est l'indication donnée par celui qui est déjà à un niveau pour prévenir l'autre (chef ou équipier, selon le sens de la manœuvre) qu'il parvient à ce niveau (doc pédagogique INC1, SDIS 91, 01/12/2002, p. 38, manœuvre de descente)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Qui décide concrètement de l'ordre dans lequel s'enchaînent les phases de la MGO sur le terrain (par exemple lancer la ventilation avant ou après la mise en eau) ?",
    "a": "Le chef d'agrès (ou le COS), selon la situation rencontrée",
    "c": [
     "Chaque chef d'équipe, individuellement et sans concertation",
     "Le chef d'agrès (ou le COS), selon la situation rencontrée",
     "Le référentiel INC1, de façon figée et non adaptable",
     "Le CODIS, depuis son poste"
    ],
    "e": "Les phases de la MGO ne sont pas figées : leur choix dépend de ce que recherche le COS, qui structure sa pensée pour définir et mettre en œuvre la tactique appropriée (GDO Interventions sur les incendies de structures, DGSCGC, 16/04/2018, p. 68). Le chef d'équipe exécute l'ordre reçu et rend compte ; il ne décide pas seul de l'ordre des phases."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le compte-rendu « J'ai vu / j'ai fait / je propose / je redoute » n'est transmis qu'au retour final de l'intervention, jamais en cours de mission.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Le compte rendu « J'ai vu / J'ai fait / Je propose / Je redoute » est rendu à l'issue de chaque engagement (reconnaissance-recherche), pas seulement à la fin de l'intervention (GDR EMV SDIS 91, 24/03/2023, p. 41-42) ; un élément significatif (victime, changement de risque) se signale en outre dès qu'il survient."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Pendant le déblai, tu repères des éléments qui pourraient être liés à l'origine du feu (traces, objets suspects). Quel est ton rôle ?",
    "a": "Préserver la zone et les indices puis en rendre compte : l'investigation (RCCI) relève de sapeurs-pompiers investigateurs désignés par le COS, le CODIS ou l'autorité judiciaire, pas de ta propre initiative",
    "c": [
     "Manipuler les indices pour les mettre toi-même en sécurité",
     "Préserver la zone et les indices puis en rendre compte : l'investigation (RCCI) relève de sapeurs-pompiers investigateurs désignés par le COS, le CODIS ou l'autorité judiciaire, pas de ta propre initiative",
     "Poursuivre le déblai normalement sans y prêter attention particulière",
     "Rédiger toi-même un rapport d'enquête destiné à la procédure judiciaire"
    ],
    "e": "La préservation des traces et indices (phase 11 de la MGO) alimente la RCCI ; certains SDIS s'appuient sur des sapeurs-pompiers investigateurs, en lien avec le COS, un officier RCCI et l'OPJ/l'autorité judiciaire (GDO Interventions sur les incendies de structures, DGSCGC, 16/04/2018, p. 82-83) — l'investigation n'est pas de ton ressort, ton rôle est de préserver et de signaler."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Face à un danger immédiat pour son binôme, le chef d'équipe peut décider seul un repli sans attendre l'ordre du chef d'agrès, à charge d'en rendre compte dès que la zone sûre est atteinte.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "« Si pour une raison indéterminée, un des sapeurs-pompiers n'est plus en mesure d'accomplir la mission, le binôme doit impérativement se replier » (GDR EMV SDIS 91, 24/03/2023, p. 24) ; l'auto-sauvetage face à un danger grave et imminent est de la même logique (GDO Interventions sur les incendies de structures, DGSCGC, 16/04/2018, p. 65). Un repli général de tout le dispositif, en revanche, reste une décision du chef d'agrès ou du COS."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton chef d'agrès te commande une mission. Avant de la transmettre à ton équipier, que dois-tu faire ?",
    "a": "Reformuler l'ordre reçu pour toi-même (objectif, itinéraire, moyens), vérifier que tu l'as bien compris, puis le traduire en consignes précises et compréhensibles pour ton équipier",
    "c": [
     "Transmettre l'ordre mot pour mot, sans reformulation ni vérification",
     "Reformuler l'ordre reçu pour toi-même (objectif, itinéraire, moyens), vérifier que tu l'as bien compris, puis le traduire en consignes précises et compréhensibles pour ton équipier",
     "Attendre une confirmation écrite avant d'agir",
     "Improviser librement le contenu de la mission selon ton appréciation"
    ],
    "e": "NON SOURÇABLE tel quel à l'échelon chef d'équipe (aucun document du fonds ne détaille cette reformulation à ce niveau précis) ; le principe général de raisonnement tactique avant transmission d'un ordre (situation/objectif/idée de manœuvre/exécution) est documenté aux échelons supérieurs (Mémento Chef de Groupe, ENSOSP/SDIS 91, 03/10/2008, p. 9)."
   }
  ]
 },
 {
  "id": "manoeuvres",
  "domain": "incendie",
  "ic": "🚒",
  "t": "Manœuvres — établissements & commandements",
  "fig": [
   [
    "Manœuvres types ETB (GTO ETEX)",
    "6, codées ETB-1 à ETB-6"
   ],
   [
    "ETB-1 LDT — Ø / longueur / débit",
    "Ø25-33 · 40 à 80 m · 80 à 300 L/min"
   ],
   [
    "Ligne d'attaque Ø45",
    "2 à 3 tuyaux de 20 m · 250 à 500 L/min"
   ],
   [
    "BAT chef — dotation tuyau/lance",
    "1 tuyau Ø45×20 m (+1 sur ordre) + LDV Ø40"
   ],
   [
    "BAT équipier — dotation tuyau",
    "2 tuyaux Ø45×20 m + 1 commande"
   ],
   [
    "Seuil alimentation engin (conducteur/BAL)",
    "20 m de l'hydrant"
   ],
   [
    "Lance à mousse Ø40 (M5/M5bis)",
    "débit 500 L/min · seuil 80 m · 10 bar à l'injecteur"
   ],
   [
    "FDF — Lance 500 / Lance 150",
    "500 L/min sur Ø45 · 150 L/min sur Ø25"
   ],
   [
    "FDF — Queue de paon 500 (Ø45)",
    "écran ~7 × 25 m · autonomie 6 min"
   ],
   [
    "Écheveaux — tuyaux d'alimentation / injecteur",
    "Ø70 × 20 m · tronçon Ø45 × 4 m"
   ]
  ],
  "s": "<h3>Objet</h3><p>Une manœuvre, c'est un ordre du chef d'agrès traduit en gestes précis par un binôme. Le chef d'équipe n'improvise pas : il reconnaît la manœuvre demandée par son nom ou son code, sait qui fait quoi dans son binôme, l'exécute dans l'ordre attendu et rend compte. Cette fiche recense les manœuvres que tu dois savoir nommer, commander et exécuter.</p><h3>Les 6 manœuvres types ETB (GTO Établissements &amp; Techniques d'extinction, DGSCGC)</h3><h4>ETB-1 — Lance sur dévidoir tournant (LDT)</h4><p>Premier moyen rapide sur feu naissant en local ou en extérieur peu intense. Diamètre Ø25/33, longueur 40 à 80 m, débit sélectable 80 à 300 L/min. <strong>Erreur classique</strong> : sur-débit en LDT sur feu naissant, qui provoque des dégâts d'eau et une perte de mobilité sans nécessité.</p><h4>ETB-2 — Division d'alimentation et division d'attaque</h4><p>La <strong>division d'alimentation</strong> se place au plus près de la ressource ou de l'engin alimentateur : elle sépare le refoulement des antennes. La <strong>division d'attaque</strong> se place à proximité du sinistre : elle organise les lances et sécurise le repli du binôme.</p><h4>ETB-3 — Ligne d'attaque depuis une prise d'eau</h4><p>Établissement Ø45 depuis un point d'eau incendie (PEI), 2 à 3 tuyaux de 20 m, débit 250 à 500 L/min. C'est la manœuvre de base quand le feu dépasse la capacité d'une LDT.</p><h4>ETB-4 — Alimentation d'un dispositif hydraulique</h4><p>Alimentation d'un dispositif fixe déjà en place : colonne sèche, colonne humide, ou un autre engin. Ce n'est pas au chef d'équipe de choisir le dispositif à alimenter : le chef d'agrès le désigne, le chef d'équipe exécute et confirme le raccordement.</p><h4>ETB-5 — Établissements particuliers</h4><p>Regroupe les mises en œuvre spécifiques : lance canon, queue de paon, lance mousse à injecteur mobile. Nécessitent un matériel et une dotation adaptés à la mission précisée dans le commandement. <em>(⚠️ Corrigé le 30/07/2026 : « ventilation hydraulique » n'est pas un établissement particulier ETB-5 — GTO Établissements et Techniques d'Extinction, DGSCGC, 29/08/2018, p.52-53.)</em></p><h4>ETB-6 — Prolongement d'établissement ou remplacement de tuyau</h4><p>Recouvre deux cas prévus par le même GTO : l'ajout de tuyaux sur un établissement déjà en eau (prolongement), et le remplacement d'un tuyau endommagé (percé, déchaussé). Dans les deux cas, fermeture préalable obligatoire (jamais sous pression directe, risque de coup de bélier) : c'est le chef d'équipe du binôme d'attaque qui commande cette fermeture à son équipier, reste au contact de l'établissement en sécurité pour en suivre l'évolution, puis commande la remise en eau progressive.</p><h3>Établissement au moyen d'écheveaux — binômes BAT et BAL (SDIS 91)</h3><h4>Principe et rôles</h4><p>On établit toujours <strong>du point d'eau vers le point d'attaque</strong>, sauf si le chef d'agrès décide d'inverser parce que le point d'attaque est invisible depuis la voie publique. Deux binômes, deux missions : le <strong>BAT</strong> (binôme d'attaque) porte la lance et progresse vers le feu ; le <strong>BAL</strong> (binôme d'alimentation) alimente l'engin ou une colonne depuis le point d'eau. Geste fondamental de l'écheveau : poser le tuyau sur le chant, défaire les fixations, prendre les deux plis du milieu, arranger la réserve.</p><h4>Catalogue complet des manœuvres BAT-BAL (SDIS 91)</h4><p>Le référentiel BAT-BAL codifie 19 manœuvres, réparties en 4 familles : <strong>manœuvres types</strong> M1 (LDT), M2/M2bis (alimentation d'une prise d'eau), M3/M3bis/M3ter (LDV Ø40 par dévidoir latéral ou par les escaliers), M4/M4bis (alimentation de l'engin), M5/M5bis (lance à mousse Ø40), M6/M6bis (prolongement, remplacement de tuyau) ; <strong>manœuvres sur colonnes</strong> MC1 (colonne sèche ou humide), MC2 (colonne alimentée par poteau relais) ; <strong>manœuvres annexes</strong> MA1 (LDV hissée à la commande), MA2 (LDV par échelle à coulisses) ; <strong>manœuvres exceptionnelles</strong> ME1 (plus de 2 lances), ME2 (LDV Ø65), ME3 (mousse Ø65). Le détail procédural complet de chacune (dotations précises, gestes, commandements) est développé dans le chapitre dédié « Établissements au moyen d'écheveaux » ; ce chapitre-ci nomme et questionne chacune des 19 manœuvres par son code, en donnant la priorité aux plus fréquentes dans le commandement du chef d'équipe. Une note de doctrine du 23 mars 2026 (déclinaison SDIS 91 du GTO ETE) annonce la suppression à terme du référentiel écheveaux comme document autonome, ses techniques devant être compilées dans un futur GDR unique ETE ; en l'attente de sa publication, le contenu ci-dessous reste la seule source détaillée disponible et demeure exact sur le fond.</p><h4>Manœuvres clés à connaître</h4><p><strong>M2/M4/M4bis</strong> — alimentation d'une prise d'eau ou de l'engin : à moins de 20 m de l'hydrant, le conducteur alimente seul ; au-delà, c'est le BAL avec le dévidoir non armé (M4) ou avec un dévidoir déjà armé d'une division mixte pour une alimentation par l'établissement (M4bis). <strong>M2</strong> se distingue de M2bis par le matériel employé : tuyaux Ø70 en écheveaux (M2) contre dévidoir armé (M2bis). <strong>M3</strong> — établissement d'une LDV Ø40 au dévidoir latéral, avec l'aide du BAL si disponible pour le déroulage ; distinct de M3bis (établissement par les escaliers, tuyau écarté de l'armature) et M3ter (raccordement des tuyaux entre chef et équipier). <strong>M5/M5bis</strong> — lance à mousse Ø40, débit 500 L/min, fermeture toujours à la division (plus de 80 m) ou à la pompe (moins de 80 m), jamais à la lance. <strong>M6</strong> — prolongement d'établissement : commandement préparatoire « prolongement de l'établissement ! », commandement d'exécution « nouveau point d'attaque, ici ; établissez ! », puis le chef commande « fermez » avant de raccorder et « ouvrez » après. <strong>M6bis</strong> — remplacement d'un tuyau endommagé : l'équipier fait un nœud à une extrémité du tuyau endommagé pour le signaler. Si la distance entre le point d'eau et l'engin-pompe n'excède pas 20 m, c'est le conducteur qui remplace ; sur le tronçon d'attaque, entre le point d'attaque et la prise d'eau, c'est le BAT ; s'il s'agit d'un tuyau d'alimentation, c'est le BAL. <strong>MC2</strong> — colonne sèche alimentée par un poteau relais : le chef d'agrès fait arrêter l'engin au plus près de l'alimentation du poteau, le conducteur alimente le poteau relais, le BAL établit entre la colonne et le poteau et monte les bouteilles d'air de réserve au N-1, comme pour MC1. <strong>MA1</strong> — LDV hissée à la commande, pour une façade sans escalier praticable : le chef garde son tuyau raccordé à la lance et fait sa réserve en étage, l'équipier hisse le demi-raccord à l'ordre « hissez ! » puis l'amarre. <strong>MA2</strong> — établissement par échelle à coulisses : règle absolue, le chef porte le tuyau raccordé à la lance sur l'épaule, lance dans le dos, et monte avec le tuyau entre les jambes, jamais lance devant. <strong>ME1</strong> — établissement exceptionnel de plus de 2 lances : autorisé uniquement en extérieur et si les porte-lances restent à vue. <strong>ME3</strong> — lance à mousse Ø65 : mêmes principes que M5 (500 L/min, jamais fermer à la lance), avec injecteur Ø65 et tuyau Ø70×4 m.</p><h3>Manœuvre d'hydrant — ce qui relève de ton établissement</h3><p>La reconnaissance et la mise en œuvre technique de l'hydrant (types, débits, contrôles) sont détaillées dans le chapitre DECI. Ici, ce qui compte pour la manœuvre : le seuil des 20 m décide qui agit (conducteur seul ou BAL), et la chaîne de commandement doit circuler sans coupure entre le point d'eau et la lance. Ce seuil de 20 m est un seuil ferme, sourcé directement dans le référentiel BAT-BAL SDIS 91 (M4 p.19, M4bis p.20).</p><h3>Manœuvres spécifiques feux de forêts</h3><h4>Nomenclature des lances feux de forêts</h4><p>En feux de forêts, la <strong>lance 500</strong> et la <strong>lance 150</strong> (lances à débit variable, offrant un débit maximal respectif de 500 et 150 L/min, montées sur tuyau Ø45 et Ø25 des CCF) restent la désignation en vigueur du GTO Lutte contre les feux de forêts et d'espaces naturels (DGSCGC) : ce n'est pas l'ancienne appellation urbaine « lance 500 »/« lance 250 » abandonnée lors du passage aux LDV/LDT dans le GTO Établissements &amp; Techniques d'extinction — les deux nomenclatures coexistent, chacune propre à son domaine d'emploi (structures pour LDV/LDT, feux de forêts pour lance 500/150).</p><h4>Attaque mobile et attaque à l'arrêt</h4><p>Technique privilégiée : attaque mobile depuis les CCF en progression. Le 1ᵉʳ CCF balaie 1/3 en zone déjà brûlée et 2/3 en végétation non brûlée ; le 2ᵉ CCF complète l'extinction avec le même balayage et assure la sécurité du premier. Quand la pénétration est impossible (relief, densité de végétation), on bascule en attaque à l'arrêt par établissement, en binôme, uniquement sur feu non violent, contact visuel permanent avec le chef d'UIFF.</p><h4>Repli d'urgence vers la cabine</h4><p>Sur ordre du chef d'agrès : les personnels s'accroupissent, la lance reste ouverte en jet diffusé de protection, coiffe du masque de fuite (autonomie 6 min, exclusivement pour le repli, jamais en reconnaissance ou en sauvetage), le tuyau sert de ligne guide et les personnels s'enchaînent pour regagner le CCF. En ligne d'appui statique, la LDT reste en attente côté opposé au front pour traiter les sautes de feu.</p><h3>Les commandements — forme et vocabulaire</h3><h4>Structure d'un ordre de manœuvre</h4><p>Tout commandement se donne en deux temps : un <strong>commandement préparatoire</strong> qui annonce la manœuvre et déclenche la reconnaissance, puis un <strong>commandement d'exécution</strong> qui précise quatre éléments obligatoires : le point d'attaque, le débit, la prise d'eau, la mission.</p><h4>Retransmission et compte rendu</h4><p>La chaîne de commandement circule sans discontinuité : chaque échelon retransmet à voix haute les ordres reçus (« halte ! », « ouvrez », « fermez ») pour que l'information passe du chef d'agrès jusqu'au servant le plus éloigné. Le chef d'équipe rend compte au chef d'agrès à chaque étape clé : réservation d'un hydrant, établissement en eau, anomalie constatée, fin de mission.</p><h4>Ton rôle de chef d'équipe</h4><p><strong>Tu vérifies</strong> : le commandement reçu contient bien les quatre éléments (point d'attaque, débit, prise d'eau, mission) ; sinon tu le fais préciser avant d'exécuter. Tu vérifies la dotation de ton binôme selon la manœuvre commandée et l'état du matériel avant établissement.</p><p><strong>Tu commandes</strong> à ton équipier la répartition des tâches (qui porte quoi, qui établit en premier), le vocabulaire normalisé (« halte », « ouvrez », « fermez »), et tu retransmets sans coupure les ordres reçus.</p><p><strong>Tu rends compte</strong> : réservation d'un point d'eau, établissement en eau et débit conforme, tout incident (tuyau endommagé, débit insuffisant, point d'attaque atteint ou inaccessible).</p><p><strong>Tes points de vigilance sécurité et critères de repli</strong> : jamais de prolongement ou de fermeture brutale sous pression directe (coup de bélier) ; jamais de lance à mousse fermée à la lance ; en feu de forêt, connaître en permanence l'itinéraire et la zone de repli avant d'établir. Le choix du dispositif alimenté, l'autorisation de largage aérien ou la décision d'inverser le sens d'un établissement restent une décision du chef d'agrès ou du COS : ce n'est pas ta décision, ton rôle est d'exécuter, d'alerter et de rendre compte.</p><h4>Références</h4><ul><li>Guide de techniques opérationnelles (GTO) — Établissements et techniques d'extinction, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE/NP, 29 août 2018 (référentiel des 6 manœuvres ETB-1 à ETB-6, p.52-78 ; commandements p.53-54).</li><li>Guide de doctrine opérationnelle (GDO) — Interventions sur les incendies de structures, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE/NP, 16 avril 2018.</li><li>Guide de techniques opérationnelles (GTO) — Lutte contre les feux de forêts et d'espaces naturels, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021 (lances 500/150 p.30 ; balayage 1/3-2/3 p.76 ; repli d'urgence p.43-46 ; ligne d'appui p.88-89).</li><li>Guide de doctrine opérationnelle (GDO) — Feux de forêts et d'espaces naturels, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021.</li><li>Référentiel BAT-BAL — Établissement au moyen d'écheveaux, SDIS 91, version du 28 novembre 2008 (effective au 1ᵉʳ janvier 2009) : document départemental interne, distinct des GTO nationaux, qui détaille les 19 manœuvres M1 à ME3 ; le seuil des 20 m (M4/M4bis) y est fixé de façon ferme, p.19-20.</li><li>Note du Directeur départemental n°2026/513 du 23 mars 2026 relative à la déclinaison des GTO SMS/ETE/EMV/SO au SDIS 91 : confirme l'adoption du GTO ETE en l'état et annonce la suppression à terme du référentiel écheveaux comme document autonome (compilation prévue dans un futur GDR unique, non encore publié).</li></ul>",
  "q": [
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Combien le GTO Établissements & Techniques d'extinction (ETEX) recense-t-il de manœuvres types ETB ?",
    "a": "6",
    "c": [
     "4",
     "5",
     "6",
     "8"
    ],
    "e": "ETB-1 à ETB-6 : LDT, divisions, ligne d'attaque depuis PEI, alimentation d'un dispositif, établissements particuliers, prolongement ou remplacement de tuyau (GTO Établissements et techniques d'extinction, DGSCGC, 29/08/2018, p.53)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Cite les 6 manœuvres types ETB, nommées et codées, du GTO Établissements & Techniques d'extinction.",
    "a": "ETB-1 LDT ; ETB-2 division d'alimentation/division d'attaque ; ETB-3 ligne d'attaque depuis prise d'eau ; ETB-4 alimentation d'un dispositif hydraulique ; ETB-5 établissements particuliers ; ETB-6 prolongement d'établissement ou remplacement de tuyau.",
    "c": [],
    "e": "(GTO Établissements et techniques d'extinction, DGSCGC, 29/08/2018, p.52-53)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "ETB-1 correspond à quelle manœuvre, et à quel emploi est-elle réservée en priorité ?",
    "a": "LDT (lance sur dévidoir tournant) — premier moyen rapide sur feu naissant en local",
    "c": [
     "Ligne d'attaque Ø45 — feu développé en volume important",
     "Alimentation d'un dispositif fixe — colonne sèche ou humide",
     "Établissement particulier — lance canon ou queue de paon",
     "LDT (lance sur dévidoir tournant) — premier moyen rapide sur feu naissant en local"
    ],
    "e": "ETB-1 : LDT, Ø25/33, 40 à 80 m, 80 à 300 L/min, pour sinistre de plain-pied ou étage limité (GTO ETE, DGSCGC, 29/08/2018, p.55-56). L'ancien manuel BAT-BAL SDIS 91 (2008) réservait la LDT à l'extérieur seul : usage désormais élargi par la doctrine nationale."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Ton chef d'agrès te commande « ETB-4 » sur un feu de local commercial équipé d'une colonne sèche. Que dois-tu établir concrètement, et où s'arrête ta marge de décision ?",
    "a": "ETB-4 = alimentation d'un dispositif fixe (ici la colonne sèche) : tu raccordes et alimentes le dispositif désigné par le chef d'agrès, tu ne choisis pas quel dispositif alimenter — ce choix relève de sa reconnaissance et de sa décision tactique. Ton rôle : exécuter le raccordement, vérifier l'alimentation effective, rendre compte dès que le dispositif est en eau.",
    "c": [],
    "e": "(GTO Établissements et techniques d'extinction, DGSCGC, 29/08/2018, ETB-4, p.66-67)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "ETB-3 « ligne d'attaque depuis une prise d'eau » correspond à quelle situation d'emploi ?",
    "a": "Feu développé nécessitant plus qu'une LDT, établissement Ø45 depuis un PEI",
    "c": [
     "Feu naissant en local, premier moyen rapide",
     "Alimentation d'un engin déjà en pompage",
     "Prolongement d'un établissement déjà en eau",
     "Feu développé nécessitant plus qu'une LDT, établissement Ø45 depuis un PEI"
    ],
    "e": "Ligne d'attaque Ø45 : 2 à 3 tuyaux de 20 m, 250 à 500 L/min (GTO ETEX)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "En ETB-6, ton équipier peut prolonger un établissement déjà en eau sans commander de fermeture préalable, du moment que le raccordement est rapide.",
    "a": "Faux : le prolongement exige toujours une fermeture préalable (commandement « fermez ») avant tout raccordement — un prolongement sous pression directe expose au coup de bélier.",
    "c": [],
    "e": "L'équipier ferme sur ordre du chef, qui reste au contact en sécurité pour suivre l'évolution avant de commander la réouverture (GTO Établissements et techniques d'extinction, DGSCGC, 29/08/2018, ETB-6, p.77 ; BAT-BAL SDIS 91, 28/11/2008, p.25-26)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quels sont les 4 éléments que doit obligatoirement préciser un commandement d'exécution transmis par ton chef d'agrès pour un établissement ?",
    "a": "Le point d'attaque, le débit, la prise d'eau et la mission.",
    "c": [],
    "e": "Formule SDIS 91 confirmée p.17 (M3ter) et reprise dans plusieurs manœuvres (BAT-BAL — Établissement au moyen d'écheveaux, SDIS 91, 28/11/2008). Le GTO national (DGSCGC, 29/08/2018, p.54) formule le commandement en 5 éléments (nature du moyen, emplacement, cheminement, mission, sécurité) : les deux formulations coexistent, celle du SDIS 91 fait foi localement."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle est la structure normalisée d'un commandement complet de manœuvre, selon le référentiel BAT-BAL ?",
    "a": "Un commandement préparatoire (annonce la manœuvre + reconnaissance) puis un commandement d'exécution (point d'attaque, débit, prise d'eau, mission)",
    "c": [
     "Un seul commandement direct, sans étape de reconnaissance",
     "Un compte rendu radio préalable au COS avant toute annonce",
     "Un commandement d'exécution suivi d'un commandement préparatoire",
     "Un commandement préparatoire (annonce la manœuvre + reconnaissance) puis un commandement d'exécution (point d'attaque, débit, prise d'eau, mission)"
    ],
    "e": "Structure en deux temps attestée sur toutes les manœuvres du référentiel, par ex. M1 p.11, M3ter p.17 (BAT-BAL — Établissement au moyen d'écheveaux, SDIS 91, 28/11/2008)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Selon le référentiel BAT-BAL, comment la chaîne de commandement doit-elle circuler entre le chef d'agrès, le chef d'équipe et l'équipier, et que retransmet systématiquement l'équipier ?",
    "a": "Chaîne orale sans discontinuité : chaque échelon retransmet les commandements reçus (« halte ! », « ouvrez »/« fermez ») pour que l'ordre circule du chef d'agrès jusqu'au servant le plus éloigné.",
    "c": [],
    "e": "Retransmission attestée à chaque manœuvre, par ex. « halte ! » p.11 et p.14, « fermez »/« ouvrez » p.25-26 (BAT-BAL — Établissement au moyen d'écheveaux, SDIS 91, 28/11/2008)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel commandement le chef du binôme d'attaque lance-t-il dès que son équipier a déposé le premier raccord au sol, avant d'arranger sa réserve ?",
    "a": "« Halte ! »",
    "c": [
     "« Ouvrez ! »",
     "« Fermez ! »",
     "« Établissez ! »",
     "« Halte ! »"
    ],
    "e": "Commandement attesté au moins sur M1 et M3 (BAT-BAL — Établissement au moyen d'écheveaux, SDIS 91, 28/11/2008, p.11 et p.14)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Tu es désigné chef du BAT pour un feu d'appartement au 2ᵉ étage, point d'attaque visible depuis la rue. Décris ta manœuvre du départ du véhicule jusqu'à l'ouverture de la lance, avec les commandements donnés et reçus.",
    "a": "Établissement du point d'eau vers le point d'attaque. Tu portes la LDV Ø40 et le 1er tuyau, l'équipier porte 2 tuyaux et la commande ; le BAL alimente en parallèle. Au point d'attaque tu cries « halte ! » dès que l'équipier a déposé le raccord, tu défais les fixations, prends les deux plis du milieu et arranges ta réserve. Tu commandes « ouvrez » (au conducteur ou via l'équipier), tu ouvres la lance au débit commandé par le chef d'agrès et tu attaques. L'équipier double systématiquement le chef à la lance.",
    "c": [],
    "e": "Dotation et gestes conformes à la manœuvre M3ter (BAT-BAL — Établissement au moyen d'écheveaux, SDIS 91, 28/11/2008, p.17-18)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "À plus de 20 m de l'hydrant, qui réalise l'alimentation de l'engin, et avec quel matériel ?",
    "a": "Le BAL, avec le dévidoir non armé (M4)",
    "c": [
     "Le conducteur, seul, avec la clef de barrage",
     "Le BAT, en renfort du conducteur",
     "Le chef d'agrès en personne",
     "Le BAL, avec le dévidoir non armé (M4)"
    ],
    "e": "(BAT-BAL — Établissement au moyen d'écheveaux, SDIS 91, 28/11/2008, p.19)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "En dessous de 20 m entre l'engin-pompe et l'hydrant, l'alimentation est réalisée par le conducteur seul, conformément au règlement du conducteur d'engin d'incendie.",
    "a": "Vrai.",
    "c": [],
    "e": "(BAT-BAL — Établissement au moyen d'écheveaux, SDIS 91, 28/11/2008, p.19)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Ton équipier BAL te rend compte qu'il vient de raccorder et d'ouvrir l'hydrant désigné. Que vérifies-tu avant d'autoriser ton binôme d'attaque à ouvrir la lance ?",
    "a": "Que l'établissement est vérifié en remontant vers le point d'attaque (absence de pincement ou de fuite), que le débit est conforme, puis tu rends compte au chef d'agrès que l'alimentation est en eau avant d'ouvrir.",
    "c": [],
    "e": "(BAT-BAL — Établissement au moyen d'écheveaux, SDIS 91, 28/11/2008, p.13, manœuvre M2bis)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Le point d'attaque désigné par ton chef d'agrès est invisible depuis la voie publique (pavillon en fond de cour). Comment adaptes-tu le sens de ton établissement, et qui décide de cette inversion ?",
    "a": "Le principe général veut qu'on établisse du point d'eau vers le point d'attaque ; l'inversion (du point d'attaque vers le point d'eau) n'est possible que si le point d'attaque est invisible, et c'est une décision explicite du chef d'agrès, pas la tienne seul. Tu conserves dans tous les cas une réserve obligatoire au point d'attaque.",
    "c": [],
    "e": "(BAT-BAL — Établissement au moyen d'écheveaux, SDIS 91, 28/11/2008, PRÉAMBULE p.6)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Pour une lance à mousse Ø40 à plus de 80 m (manœuvre M5), où fermes-tu impérativement, et jamais où ?",
    "a": "Impérativement à la division ; jamais à la lance",
    "c": [
     "À la lance directement, pour un arrêt rapide",
     "À la pompe uniquement, quelle que soit la distance",
     "Au dévidoir, en amont de la division",
     "Impérativement à la division ; jamais à la lance"
    ],
    "e": "Fermeture à la division (>80 m) ou à la pompe (<80 m, M5bis) mais jamais à la lance : risque de perte d'émulsion et d'imbrûlés dans le circuit (BAT-BAL SDIS 91)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle est la dotation type du binôme BAT (chef et équipier) pour un établissement Ø45 standard, hors mousse ?",
    "a": "Chef : ARI + LDV Ø40 + 1 tuyau Ø45×20 m (+1 sur ordre) ; équipier : ARI + 2 tuyaux Ø45×20 m + 1 commande",
    "c": [
     "Chef : ARI + 2 tuyaux Ø45 ; équipier : LDV Ø40 seule",
     "Chef : dévidoir armé de division mixte ; équipier : sac colonne",
     "Chef : ARI + halligan tool ; équipier : ARI + LDV Ø65",
     "Chef : ARI + LDV Ø40 + 1 tuyau Ø45×20 m (+1 sur ordre) ; équipier : ARI + 2 tuyaux Ø45×20 m + 1 commande"
    ],
    "e": "Le halligan tool est porté systématiquement par le chef d'agrès, pas par le BAT (BAT-BAL SDIS 91)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Comment le chef du binôme d'attaque porte-t-il le tuyau raccordé à la lance lorsqu'il doit monter à l'échelle à coulisses (MA2) ?",
    "a": "Sur l'épaule, lance dans le dos, tuyau entre les jambes",
    "c": [
     "Lance devant lui, tuyau sur l'épaule opposée",
     "Tuyau enroulé au poignet, lance tenue à deux mains",
     "Tuyau laissé au sol, hissé ensuite à la commande",
     "Sur l'épaule, lance dans le dos, tuyau entre les jambes"
    ],
    "e": "Règle absolue échelle : jamais lance devant, risque d'accrochage et de chute (BAT-BAL SDIS 91)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Ton équipier signale un tuyau endommagé pendant un établissement en écheveaux (M6bis). Quel geste de signalisation réalise-t-il, et qui procède au remplacement selon la localisation du tuyau défectueux ?",
    "a": "L'équipier fait un nœud à une extrémité du tuyau endommagé pour le signaler. Si la distance entre le point d'eau et l'engin-pompe n'excède pas 20 m, c'est le conducteur qui remplace ; sur le tronçon d'attaque (entre point d'attaque et prise d'eau), c'est le BAT ; s'il s'agit d'un tuyau d'alimentation, c'est le BAL.",
    "c": [],
    "e": "(BAT-BAL — Établissement au moyen d'écheveaux, SDIS 91, 28/11/2008, p.26, manœuvre M6bis)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Dans quelles conditions le référentiel BAT-BAL autorise-t-il exceptionnellement l'établissement de plus de 2 lances (ME1) avec l'effectif d'un seul FPT ?",
    "a": "Action en extérieur ET porte-lances à vue",
    "c": [
     "Uniquement en intérieur avec renfort d'un second FPT",
     "Sans condition particulière, sur simple demande du chef d'équipe",
     "Uniquement de nuit avec appui d'un moyen aérien",
     "Action en extérieur ET porte-lances à vue"
    ],
    "e": "(BAT-BAL — Établissement au moyen d'écheveaux, SDIS 91, 28/11/2008, p.43, manœuvre ME1)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Ton chef d'agrès te commande un prolongement d'établissement (ETB-6 / M6) en cours d'attaque. Quel commandement précis donnes-tu à ton équipier, dans quel ordre, et que rends-tu compte une fois la remise en eau terminée ?",
    "a": "Tu retransmets le préparatoire « prolongement de l'établissement ! » puis l'exécution « nouveau point d'attaque, ici ; établissez ! ». Tu commandes « fermez » avant tout raccordement (jamais sous pression directe), puis « ouvrez » une fois le tuyau raccordé. Tu rends compte au chef d'agrès que l'établissement est de nouveau en eau et que le porte-lance a repris l'extinction.",
    "c": [],
    "e": "(BAT-BAL — Établissement au moyen d'écheveaux, SDIS 91, 28/11/2008, p.25, manœuvre M6)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Cite les deux commandements normalisés (préparatoire et d'exécution) donnés pour un prolongement d'établissement (M6), selon le référentiel BAT-BAL.",
    "a": "Préparatoire : « prolongement de l'établissement ! ». D'exécution : « nouveau point d'attaque, ici ; établissez ! ».",
    "c": [],
    "e": "(BAT-BAL — Établissement au moyen d'écheveaux, SDIS 91, 28/11/2008, p.25, manœuvre M6)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "En attaque mobile au contact depuis un CCF en progression (feu de forêt), quelle répartition de balayage respectes-tu à la lance ?",
    "a": "1/3 en zone déjà brûlée, 2/3 en végétation non brûlée",
    "c": [
     "1/2 zone brûlée, 1/2 végétation non brûlée",
     "2/3 en zone brûlée, 1/3 en végétation non brûlée",
     "La totalité du balayage sur la végétation non brûlée",
     "1/3 en zone déjà brûlée, 2/3 en végétation non brûlée"
    ],
    "e": "(GTO Lutte contre les feux de forêts et d'espaces naturels, DGSCGC, 1ʳᵉ éd. février 2021, p.76)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel est le rôle du 2ᵉ CCF pendant que le 1ᵉʳ CCF attaque au contact en progression, en feu de forêt ?",
    "a": "Il complète l'extinction avec le même balayage (1/3 brûlé, 2/3 non brûlé) et assure la sécurité du premier CCF, en respectant une distance de sécurité adaptée.",
    "c": [],
    "e": "(GTO Lutte contre les feux de forêts et d'espaces naturels, DGSCGC, 1ʳᵉ éd. février 2021, p.76)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "En feu de forêt, ton chef d'agrès ordonne un repli d'urgence vers la cabine. Détaille, dans l'ordre, ta manœuvre et celle de ton équipier.",
    "a": "1) Ordre de repli donné par le chef d'agrès. 2) Les personnels s'accroupissent, la lance reste ouverte en jet diffusé de protection. 3) Coiffe du masque de fuite (autonomie 6 min, exclusivement pour ce repli, jamais en reconnaissance ou sauvetage). 4) Le tuyau sert de ligne guide pour regagner le CCF, les personnels s'enchaînent (chef d'agrès, équipier 1, équipier 2). 5) Le conducteur enclenche l'autoprotection, récupère l'équipage par la face non exposée au flux thermique, ouvre la surpression et l'air respirable de cabine, actionne l'avertisseur sonore.",
    "c": [],
    "e": "(GTO Lutte contre les feux de forêts et d'espaces naturels, DGSCGC, 1ʳᵉ éd. février 2021, p.43-46)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "En feu de forêt, le masque de fuite (appareil isolant, autonomie 6 minutes) peut être utilisé pour une reconnaissance courte si la mission est rapide.",
    "a": "Faux : usage strictement limité au repli/dégagement d'urgence, jamais en reconnaissance ou en sauvetage.",
    "c": [],
    "e": "(GTO Lutte contre les feux de forêts et d'espaces naturels, DGSCGC, 1ʳᵉ éd. février 2021, p.43)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Sur une ligne d'appui statique en feu de forêt, où positionnes-tu la LDT en attente, et pourquoi ?",
    "a": "Côté opposé au front, pour traiter les sautes de feu",
    "c": [
     "Face au front, pour un appui direct immédiat",
     "À l'arrière du dispositif, en réserve logistique",
     "Sur le CCF alimentateur uniquement",
     "Côté opposé au front, pour traiter les sautes de feu"
    ],
    "e": "Ne pas sous-estimer les sautes de feu (GTO Lutte contre les feux de forêts et d'espaces naturels, DGSCGC, 1ʳᵉ éd. février 2021, p.88-89)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que rends-tu compte à ton chef d'agrès une fois ton établissement d'attaque en eau et prêt ?",
    "a": "Que le point d'attaque est atteint, que le débit est conforme à ce qui a été commandé, l'absence d'anomalie (fuite, pincement), et tu attends si besoin son autorisation avant d'engager le binôme.",
    "c": [],
    "e": "Découle de la structure du commandement d'exécution (point d'attaque/débit/prise d'eau/mission) et du principe général de compte rendu (GTO Établissements et techniques d'extinction, DGSCGC, 29/08/2018, p.52 ; BAT-BAL SDIS 91, p.19)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Ton équipier BAL vient de raccorder et d'ouvrir l'hydrant désigné, débit conforme. Rédige le compte rendu radio court que tu transmets au chef d'agrès.",
    "a": "Un message court reprenant l'essentiel : « hydrant n° [X], [type, ex. PI 100], ouvert — débit bon — alimentation [engin] établie ». Concis, structuré, sans jargon superflu.",
    "c": [],
    "e": "Principe de concision radio (FOPS Radio Antares — Exploitation des ressources radio, SDIS 91, MAJ 04/07/2024, p.4) ; contenu du message calqué sur le compte rendu d'alimentation du référentiel BAT-BAL (SDIS 91, p.13/19)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel est le principe fondamental qui régit tout établissement de lance selon le référentiel BAT-BAL SDIS 91 ?",
    "a": "On établit toujours du point d'eau vers le point d'attaque",
    "c": [
     "On établit toujours du point d'attaque vers le point d'eau",
     "Le sens dépend uniquement de la longueur de tuyau disponible",
     "Le BAT choisit librement le sens selon sa position de départ",
     "On établit toujours du point d'eau vers le point d'attaque"
    ],
    "e": "Inversion possible uniquement si le point d'attaque est invisible, sur décision du chef d'agrès (BAT-BAL — Établissement au moyen d'écheveaux, SDIS 91, 28/11/2008, PRÉAMBULE p.6)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle différence sépare la manœuvre M2 de la manœuvre M2bis pour l'alimentation d'une prise d'eau ?",
    "a": "M2 utilise des tuyaux Ø70×20 m en écheveaux portés par le BAL ; M2bis utilise le dévidoir armé d'une division mixte",
    "c": [
     "M2 est réservée aux colonnes sèches ; M2bis aux colonnes humides",
     "M2 est réalisée par le conducteur seul ; M2bis par le BAT",
     "M2 concerne l'alimentation de l'engin ; M2bis l'alimentation de la lance à mousse",
     "M2 utilise des tuyaux Ø70×20 m en écheveaux portés par le BAL ; M2bis utilise le dévidoir armé d'une division mixte"
    ],
    "e": "M2 : tuyaux Ø70×20 m en écheveaux, réalisée par le BAL. M2bis : dévidoir armé d'une division mixte + 2 tuyaux Ø45 + 1 LDV Ø40 (BAT-BAL — Établissement au moyen d'écheveaux, SDIS 91)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "En manœuvre M3 (établissement d'une LDV Ø40 à l'aide du dévidoir latéral), quel commandement d'exécution donnes-tu, et qui t'aide au déroulage si disponible ?",
    "a": "Tu commandes « point d'attaque, ici ; précise le débit, la mission ! » ; le BAL, s'il est disponible, aide au déroulage et prend les 2e et 3e raccords.",
    "c": [],
    "e": "(BAT-BAL — Établissement au moyen d'écheveaux, SDIS 91, 28/11/2008, p.14, manœuvre M3)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Ton chef d'agrès te commande l'établissement d'une LDV Ø40 avec le dévidoir latéral (M3) sur un feu de véhicule en voie publique. Décris ta manœuvre et celle de ton équipier depuis le dévidoir jusqu'à l'ouverture de la lance.",
    "a": "Tu tires depuis le dévidoir latéral, en portant la LDV et le 1er tuyau ; ton équipier prend le 1er raccord et la commande. Au point d'attaque tu commandes « point d'attaque, ici ; précise le débit, la mission ! », tu arranges ta réserve et tu ouvres la lance au débit commandé. Si le BAL est disponible, il t'aide au déroulage et prend les 2e et 3e raccords.",
    "c": [],
    "e": "(BAT-BAL — Établissement au moyen d'écheveaux, SDIS 91, 28/11/2008, p.14, manœuvre M3)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Sur une manœuvre MC2 (colonne sèche alimentée par un poteau relais), qui alimente le poteau relais et qui réalise l'établissement entre la colonne et le poteau ?",
    "a": "Le conducteur alimente le poteau relais ; le BAL réalise l'établissement colonne-poteau (M2 ou M2bis)",
    "c": [
     "Le BAL alimente le poteau relais ; le conducteur réalise l'établissement colonne-poteau",
     "Le chef d'agrès alimente seul le poteau et la colonne",
     "Le BAT alimente le poteau relais pendant sa progression vers le point d'attaque",
     "Le conducteur alimente le poteau relais ; le BAL réalise l'établissement colonne-poteau (M2 ou M2bis)"
    ],
    "e": "Le chef d'agrès fait arrêter l'engin au plus près de l'alimentation du poteau relais ; le BAL emmène aussi les bouteilles d'air de réserve au N-1, comme en MC1 (BAT-BAL SDIS 91)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Comme pour MC1, la manœuvre MC2 impose au BAL d'acheminer les bouteilles d'air de réserve au niveau N-1.",
    "a": "Vrai.",
    "c": [],
    "e": "(BAT-BAL — Établissement au moyen d'écheveaux, SDIS 91, 28/11/2008, p.34, manœuvre MC2)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "En manœuvre MA1 (LDV Ø40 hissée à la commande), à quel ordre ton équipier hisse-t-il le demi-raccord, et que fait-il ensuite ?",
    "a": "À l'ordre « hissez ! », il hisse le demi-raccord du tuyau, puis amarre le tuyau une fois hissé.",
    "c": [],
    "e": "(BAT-BAL — Établissement au moyen d'écheveaux, SDIS 91, 28/11/2008, p.37, manœuvre MA1)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Ton point d'attaque est en façade, sans escalier praticable. Ton chef d'agrès te commande MA1. Que fais-tu en tant que chef du BAT ?",
    "a": "MA1 sert à hisser une LDV Ø40 en façade quand aucun escalier n'est praticable. Je garde avec moi le tuyau raccordé à la lance et dépose mon 2e tuyau au sol ; j'accompagne le chef d'agrès dans les étages, je pose mon tuyau, prends les deux plis du milieu et fais ma réserve, pendant que mon équipier hisse le demi-raccord à l'ordre « hissez ! » puis amarre le tuyau.",
    "c": [],
    "e": "(BAT-BAL — Établissement au moyen d'écheveaux, SDIS 91, 28/11/2008, p.37, manœuvre MA1)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle est la dotation du BAT pour une lance à mousse Ø65 (manœuvre ME3) ?",
    "a": "Chef : LDV Ø65 + adaptateur + 1 tuyau Ø70×4 m + 1 injecteur Ø65 ; équipier : 2 premiers bidons d'émulseur",
    "c": [
     "Chef : LDV Ø40 + injecteur Ø45 ; équipier : dévidoir non armé",
     "Chef : 2 tuyaux Ø70×20 m ; équipier : halligan tool",
     "Chef : LDV Ø65 seule, sans injecteur ; équipier : commande",
     "Chef : LDV Ø65 + adaptateur + 1 tuyau Ø70×4 m + 1 injecteur Ø65 ; équipier : 2 premiers bidons d'émulseur"
    ],
    "e": "ME3 reprend les principes de M5 (débit 500 L/min, jamais fermer à la lance) avec un injecteur Ø65 et un tuyau Ø70×4 m (BAT-BAL SDIS 91)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Pour la lance à mousse Ø65 (ME3), comme pour M5 et M5bis, il est interdit de fermer l'établissement à la lance.",
    "a": "Vrai.",
    "c": [],
    "e": "Risque de perte d'émulsion et d'imbrûlés dans le circuit, quel que soit le diamètre de la lance à mousse (BAT-BAL SDIS 91)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Avant de commander l'ouverture d'une manœuvre ME3, que vérifies-tu comme chef d'équipe sur la dotation et la mise en œuvre de ton binôme ?",
    "a": "Que le chef porte bien la LDV Ø65, l'adaptateur, le tuyau Ø70×4 m et l'injecteur Ø65 ; que l'équipier a les 2 premiers bidons d'émulseur ; et que le conducteur a raccordé l'injecteur au refoulement à 10 bars avant d'ouvrir.",
    "c": [],
    "e": "(BAT-BAL — Établissement au moyen d'écheveaux, SDIS 91, 28/11/2008, p.24 et p.45, manœuvre ME3)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton chef d'agrès te commande d'alimenter une prise d'eau à 40 m de l'engin, mais le dévidoir armé est déjà engagé sur une autre manœuvre. Quelle manœuvre utilises-tu, et avec quel matériel ?",
    "a": "M2 : alimentation au moyen de tuyaux Ø70×20 m en écheveaux, réalisée par le BAL",
    "c": [
     "M2bis : dévidoir armé d'une division mixte, réalisée par le BAT",
     "M4 : le conducteur seul en aspiration, quelle que soit la distance",
     "MC2 : alimentation par poteau relais",
     "M2 : alimentation au moyen de tuyaux Ø70×20 m en écheveaux, réalisée par le BAL"
    ],
    "e": "Le dévidoir armé étant indisponible, on utilise la variante à tuyaux en écheveaux (M2) plutôt que M2bis, qui nécessite justement ce dévidoir (BAT-BAL SDIS 91)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Tu interviens dans un IGH équipé d'une colonne sèche, mais aucun hydrant n'est disponible à proximité : seul un poteau relais existe à 150 m. Quelle manœuvre commandes-tu pour alimenter la colonne ?",
    "a": "MC2 — colonne sèche alimentée par poteau relais",
    "c": [
     "MC1 — colonne sèche alimentée directement au pied de l'immeuble",
     "M4bis — alimentation par l'établissement direct sur l'engin",
     "ME2 — établissement d'une LDV Ø65",
     "MC2 — colonne sèche alimentée par poteau relais"
    ],
    "e": "MC2 se distingue de MC1 par la présence d'un poteau relais intermédiaire entre la ressource et la colonne (BAT-BAL SDIS 91)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Toutes deux réalisées à plus de 20 m de l'hydrant, quelle différence distingue M4 de M4bis ?",
    "a": "M4 utilise le dévidoir non armé pour une alimentation directe ; M4bis utilise un dévidoir armé d'une division mixte pour alimenter via un établissement intermédiaire",
    "c": [
     "M4 est réalisée par le conducteur ; M4bis par le chef d'agrès",
     "M4 concerne la mousse ; M4bis concerne l'eau seule",
     "Il n'y a aucune différence, ce sont deux noms pour la même manœuvre",
     "M4 utilise le dévidoir non armé pour une alimentation directe ; M4bis utilise un dévidoir armé d'une division mixte pour alimenter via un établissement intermédiaire"
    ],
    "e": "M4 = alimentation directe au dévidoir non armé. M4bis = alimentation par l'établissement avec un dévidoir déjà armé d'une division mixte + 2 tuyaux Ø45 + 1 LDV Ø40 (BAT-BAL SDIS 91)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Tu viens d'établir la colonne sèche via le poteau relais (MC2) et la LDV Ø40 est en eau au point d'attaque. Que rends-tu compte à ton chef d'agrès ?",
    "a": "Que le poteau relais est alimenté par le conducteur, que l'établissement colonne-poteau est en eau et vérifié (absence de fuite ou de pincement), que les bouteilles d'air de réserve sont montées au niveau N-1, et que la lance est prête à l'attaque au débit commandé.",
    "c": [],
    "e": "(BAT-BAL — Établissement au moyen d'écheveaux, SDIS 91, 28/11/2008, p.33-34, manœuvre MC2)"
   }
  ]
 },
 {
  "id": "echeveaux",
  "domain": "incendie",
  "ic": "🧵",
  "t": "Établissements au moyen d’écheveaux (BAT/BAL)",
  "fig": [
   [
    "Tuyaux d’attaque",
    "Ø 45 mm × 20 m"
   ],
   [
    "Tuyaux d’alimentation",
    "Ø 70 mm × 20 m"
   ],
   [
    "Tronçon injecteur mousse (LDV Ø 40)",
    "Ø 45 mm × 4 m"
   ],
   [
    "Tronçon injecteur mousse (LDV Ø 65)",
    "Ø 70 mm × 4 m"
   ],
   [
    "LDV attaque standard",
    "Ø 40 mm"
   ],
   [
    "LDV grand débit",
    "Ø 65 mm"
   ],
   [
    "Débit lance à mousse (M5 / M5 bis / ME3)",
    "500 L/min"
   ],
   [
    "Pression à l’injecteur mousse",
    "10 bars"
   ],
   [
    "Seuil alimentation engin (conducteur / BAL)",
    "20 m de l’hydrant"
   ],
   [
    "Seuil lance à mousse Ø 40 (M5 vs M5 bis)",
    "80 m"
   ],
   [
    "Cheminement IGH : ascenseur prioritaire jusqu’à",
    "niveau N-2"
   ],
   [
    "Implantation du parc matériel (colonnes)",
    "niveau N-1"
   ],
   [
    "Entrée en vigueur technique écheveaux (SDIS 91)",
    "1er janvier 2009 (départemental)"
   ],
   [
    "Validation du manuel SDIS 91",
    "28 novembre 2008 (départemental)"
   ],
   [
    "Cadre national ACTUEL (doctrine)",
    "GTO « Établissements et techniques d’extinction », DGSCGC, 29 août 2018"
   ],
   [
    "Ancien cadre national (abrogé depuis 2018)",
    "Arrêté du 3 février 1999, abrogé par l’arrêté du 30 novembre 2018"
   ]
  ],
  "s": "<h3>Principe général de l’établissement</h3>\n<p>La technique des tuyaux en écheveaux remplace l’ancienne technique des tuyaux pliés en portefeuille. Elle concerne l’établissement des lances par les binômes d’attaque et d’alimentation, pas les échelles à mains. Au SDIS 91, ce manuel a été validé le 28 novembre 2008 et est effectif depuis le 1er janvier 2009 ; il actualise le manuel d’établissement des lances d’août 2000 et s’inscrivait à l’origine dans le cadre du <strong>Guide national de référence fixé par l’arrêté ministériel du 3 février 1999</strong> relatif à l’établissement des lances par des équipes de sapeurs-pompiers en binômes — un texte réglementaire aujourd’hui abrogé (arrêté du 30 novembre 2018) et remplacé, au niveau national, par le <strong>Guide de techniques opérationnelles (GTO) « Établissements et techniques d’extinction »</strong> (DGSCGC, 29 août 2018), un document de doctrine sans portée réglementaire propre qui autorise explicitement chaque service à décliner ses manœuvres types (ETB-1 à ETB-6 au niveau national) dans des documents de référence internes : la technique départementale des écheveaux du SDIS 91 en est une telle déclinaison, toujours valide.</p>\n<p><strong>Principe de base</strong> : on établit <em>du point d’eau vers le point d’attaque</em>. Le chef d’agrès doit être sûr de l’emplacement du point d’attaque ; il désigne le cheminement, le point d’attaque et la mission au fur et à mesure de l’établissement. C’est un choix propre à la technique écheveaux du SDIS 91 : le GNR national « Établissement des lances : équipes en binômes » (DDSC, 02/02/1999, p. 7) posait au contraire, en règle générale, l’établissement inverse (du point d’attaque vers le point d’eau) — dans le 91, c’est la règle départementale ci-dessus qui s’applique.</p>\n<p><strong>Inversion</strong> : si le point d’attaque est invisible depuis la voie publique (pavillon en fond de cour, sous-sol, gainage technique), l’établissement peut se faire en sens inverse, du point d’attaque vers le point d’eau, sur décision explicite du chef d’agrès. Dans tous les cas, une réserve est constituée au point d’attaque (boucle absorbant le coup de bélier).</p>\n\n<h3>BAT et BAL : deux binômes, deux missions</h3>\n<ul>\n<li><strong>BAT</strong> — Binôme d’Attaque : établit la lance d’attaque (LDV, Lance à Débit Variable, Ø 40 ou Ø 65) et progresse jusqu’au feu.</li>\n<li><strong>BAL</strong> — Binôme d’ALimentation : alimente l’engin, une division ou une colonne.</li>\n</ul>\n<p>Le chef d’agrès se munit systématiquement du <strong>halligan tool</strong>. Sur son ordre, du matériel supplémentaire peut être pris (ERP, échelle, projecteur) ou retiré (ARI du BAL).</p>\n\n<h3>Dotations de base</h3>\n<h4>BAT</h4>\n<ul>\n<li>Chef : 1 ARI, 1 LDV Ø 40 mm, 1 tuyau Ø 45 mm × 20 m en écheveau (+1 sur ordre).</li>\n<li>Équipier : 1 ARI, 2 tuyaux Ø 45 mm × 20 m en écheveaux, 1 commande.</li>\n</ul>\n<h4>BAL</h4>\n<ul>\n<li>Chef : dévidoir armé d’une division mixte (ou tuyaux Ø 70 × 20 m en écheveaux selon la manœuvre) ; commande du dévidoir non armé pour l’alimentation de l’engin.</li>\n<li>Équipier : même dotation que le chef selon la manœuvre choisie.</li>\n</ul>\n\n<h3>Manœuvres types (M1 à M6 bis)</h3>\n<ul>\n<li><strong>M1</strong> — LDT (lance du dévidoir tournant) : strictement limitée aux feux en extérieur de faible intensité (poubelles, végétaux).</li>\n<li><strong>M2</strong> — Alimentation d’une prise d’eau au moyen de tuyaux en écheveaux, réalisée par le BAL (tuyaux Ø 70 × 20 m).</li>\n<li><strong>M2 bis</strong> — Alimentation d’une prise d’eau au moyen du dévidoir (division mixte + 2 tuyaux Ø 45 mm + 1 LDV Ø 40).</li>\n<li><strong>M3</strong> — Établissement d’une LDV Ø 40 à l’aide du dévidoir latéral.</li>\n<li><strong>M3 bis</strong> — Établissement par les escaliers : le tuyau doit être écarté de l’armature de la cage d’escalier et reposé sur les marches.</li>\n<li><strong>M3 ter</strong> — Établissement d’une LDV Ø 40 : le chef raccorde son tuyau à la lance, prend les deux plis du milieu, raccorde son établissement à celui de l’équipier qui raccorde le dernier tuyau à la division.</li>\n<li><strong>M4</strong> — Alimentation de l’engin : à moins de 20 m de l’hydrant, manœuvre par le conducteur seul (aspiration) ; à plus de 20 m, manœuvre par le BAL avec le dévidoir non armé. Outillage emporté : clef de barrage ou clef de poteau, retenue, bouchon obturateur.</li>\n<li><strong>M4 bis</strong> — Alimentation par l’établissement quand l’engin est à plus de 20 m d’un hydrant (dévidoir armé d’une division mixte + 2 tuyaux Ø 45 + 1 LDV 40).</li>\n<li><strong>M5</strong> — Lance à mousse Ø 40 à plus de 80 m : débit LDV 500 L/min, pression 10 bars à l’injecteur, fermeture à la division, jamais à la lance.</li>\n<li><strong>M5 bis</strong> — Lance à mousse Ø 40 à moins de 80 m : même débit, fermeture à la pompe. Sur FPT à pompe intégrée (type Caméléon), la manœuvre est identique à M3 (dévidoir latéral).</li>\n<li><strong>M6</strong> — Prolongement d’établissement : l’équipier récupère un tuyau, prend les deux plis du milieu, établit la réserve ; le chef commande « fermez » puis « ouvrez » après raccordement.</li>\n<li><strong>M6 bis</strong> — Remplacement de tuyaux : le conducteur si la distance point d’eau/engin n’excède pas 20 m, le BAT entre point d’attaque et prise d’eau, le BAL pour un tuyau d’alimentation. Le tuyau endommagé est signalé par un nœud à une extrémité.</li>\n</ul>\n\n<h3>Manœuvres sur colonnes (MC1, MC2)</h3>\n<p><strong>MC1</strong> — LDV Ø 40 sur colonne sèche ou humide : en IGH/ERP, le chef d’agrès et le BAT utilisent éventuellement l’ascenseur prioritaire jusqu’au niveau N-2, puis l’escalier jusqu’au niveau du feu. Le parc matériel est implanté au niveau N-1. Dotation BAT : chef, 1 LDV Ø 40 et 1 tuyau Ø 45 mm (+1 sur ordre) ; équipier, 1 sac colonne, 1 tuyau Ø 45 mm et 1 commande. Le BAL alimente la prise d’eau (M2, M2 bis ou M4 bis) et emmène les bouteilles d’air de réserve au N-1. Sur colonne humide, le BAL n’alimente pas la colonne, déjà en eau.</p>\n<p><strong>MC2</strong> — LDV Ø 40 sur colonne sèche alimentée par poteau relais : le chef d’agrès fait arrêter l’engin au plus près de l’alimentation du poteau relais ; le BAL réalise l’établissement entre la colonne et le poteau relais et emmène les bouteilles d’air au N-1 ; le conducteur alimente le poteau relais.</p>\n\n<h3>Manœuvres annexes (MA1, MA2)</h3>\n<p><strong>MA1</strong> — LDV Ø 40 au moyen de la commande : pour hisser une lance sur une façade sans escalier praticable. Le chef garde le tuyau raccordé à la lance, prend les deux plis du milieu et fait sa réserve ; l’équipier hisse le 1/2 raccord à l’ordre « hissez » puis amarre le tuyau.</p>\n<p><strong>MA2</strong> — LDV Ø 40 au moyen de l’échelle à coulisses. Règle absolue : le chef place le tuyau raccordé à la lance sur l’épaule, <strong>lance dans le dos</strong>, et monte à l’échelle avec le <strong>tuyau entre les jambes</strong> (jamais lance devant). L’équipier fait filer le tuyau pendant l’ascension, puis monte et double le chef.</p>\n\n<h3>Manœuvres exceptionnelles (ME1, ME2, ME3)</h3>\n<ul>\n<li><strong>ME1</strong> — Établissement de plus de 2 lances : impose de scinder un ou deux binômes, autorisé uniquement si l’action se situe en extérieur et si les porte-lances sont à vue (ex. feu de décharge).</li>\n<li><strong>ME2</strong> — Établissement d’une LDV Ø 65 : chef avec 1 LDV Ø 65 + 1 tuyau Ø 70 × 20 m, équipier avec 1 tuyau Ø 70 × 20 m + 1 commande.</li>\n<li><strong>ME3</strong> — Lance à mousse Ø 65 : mêmes principes que M5 (500 L/min, jamais fermer à la lance), avec injecteur Ø 65 mm et tuyau Ø 70 mm × 4 m. Sur FPT Caméléon, même manœuvre que ME2 ; le conducteur raccorde le demi-raccord libre à l’orifice de refoulement correspondant.</li>\n</ul>\n\n<h3>Structure des commandements</h3>\n<p>Tout commandement est structuré en deux temps :</p>\n<ol>\n<li><strong>Préparatoire</strong> : annonce la manœuvre et la reconnaissance (ex. « pour l’établissement d’une LDV Ø 40 avec le dévidoir latéral, en reconnaissance ! »).</li>\n<li><strong>D’exécution</strong> : précise quatre éléments clés — point d’attaque, débit, prise d’eau, mission (ex. « Point d’attaque, ici ; précise le débit, la prise d’eau, la mission ; établissez ! »).</li>\n</ol>\n<p>Côté BAL, le commandement d’exécution précise l’emplacement de la prise d’eau (« Alimentation de telle prise d’eau ; précise l’emplacement ; établissez ! »).</p>\n\n<h3>Geste fondamental de l’écheveau</h3>\n<p>Quatre gestes invariants à automatiser à chaque point d’attaque :</p>\n<ol>\n<li>Poser le tuyau sur le chant (sur la tranche, pas à plat).</li>\n<li>Défaire les fixations (sangles ou élastiques).</li>\n<li>Prendre les deux plis du milieu pour dérouler.</li>\n<li>Arranger la réserve (boucle permettant l’absorption du coup de bélier et la progression du porte-lance).</li>\n</ol>\n<p>L’équipier double systématiquement le chef à la lance pour réagir aux à-coups de pression, et retransmet les commandements (« halte », « ouvrez », « fermez ») sans discontinuité.</p>\n\n<h3>Sécurité de manœuvre</h3>\n<ul>\n<li>Tuyau en cage d’escalier écarté de l’armature et posé sur les marches.</li>\n<li>Lance à mousse : fermeture à la division ou à la pompe, jamais à la lance.</li>\n<li>ARI systématique pour tous les binômes, y compris le BAL, sauf retrait explicite du chef d’agrès.</li>\n<li>Bouteilles d’air de réserve acheminées au niveau N-1 lors des manœuvres sur colonnes.</li>\n<li>Tuyau endommagé signalé par un nœud à une extrémité.</li>\n<li>Point d’attaque invisible : inversion du sens d’établissement après décision du chef d’agrès.</li>\n</ul>\n\n<h4>Ton rôle de chef d’équipe</h4>\n<p><strong>Tu vérifies</strong> : l’emplacement exact du point d’attaque avant de lancer l’établissement, la dotation de ton équipier (ARI, tuyaux, commande, sac colonne) avant le départ, l’état des tuyaux déroulés (pas de nœud de signalisation, pas de coincement contre l’armature en cage d’escalier), et la pression annoncée par le conducteur avant d’ouvrir la lance.</p>\n<p><strong>Tu commandes à ton équipier</strong> : la manœuvre en deux temps (préparatoire, puis exécution avec point d’attaque, débit, prise d’eau, mission) ; « halte ! » dès que le raccord est déposé ; « ouvrez »/« fermez » selon l’avancement ; sur colonne, l’emport du sac colonne ou des bouteilles d’air de réserve au N-1.</p>\n<p><strong>Tu rends compte</strong> au chef d’agrès : de la mise en eau effective de ta lance et du débit obtenu, d’une baisse de pression ou d’un incident (tuyau endommagé signalé par un nœud), de l’impossibilité de tenir le point d’attaque prévu (ce qui peut justifier une inversion du sens d’établissement, décidée par lui).</p>\n<p><strong>Tes points de vigilance sécurité</strong> : ne jamais fermer une lance à mousse à la lance (toujours à la division ou à la pompe) ; ne jamais monter à l’échelle à coulisses lance devant (toujours tuyau entre les jambes, lance dans le dos) ; ARI conservé sauf ordre explicite de retrait du chef d’agrès ; l’établissement de plus de deux lances (ME1) n’est pas une initiative de chef d’équipe — <span class=\"warn\">ce n’est pas ta décision</span>, ton rôle est de vérifier que les deux conditions (extérieur, porte-lances à vue) sont réunies avant d’exécuter l’ordre du chef d’agrès.</p>\n<h3>À retenir</h3>\n<p>Point d’eau vers point d’attaque, sauf inversion décidée par le chef d’agrès. BAT attaque, BAL alimente. Douze manœuvres types (M1 à M6 bis), deux sur colonnes (MC1, MC2), deux annexes (MA1, MA2) et trois exceptionnelles (ME1, ME2, ME3). Commandement toujours en deux temps. Geste de l’écheveau : chant, fixations, deux plis du milieu, réserve. Ces valeurs sont issues de la technique départementale du SDIS 91 (version 2009) ; le cadre national actuel est le GTO « Établissements et techniques d’extinction » (DGSCGC, 2018), l’ancien arrêté du 3 février 1999 étant abrogé depuis 2018.</p>\n<h3>Références</h3>\n<p>Manuel d’établissement des lances du SDIS 91 au moyen de tuyaux en écheveaux (référentiel Stagiaire/Formateur, technique départementale), validé le 28 novembre 2008, effectif au 1er janvier 2009, actualisant le Manuel d’établissement des lances d’août 2000.</p>\n<p>Cadre national actuel : Guide de techniques opérationnelles (GTO) « Établissements et techniques d’extinction », Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE), créé le 29 août 2018 — confirme notamment le maintien des binômes BAT/BAL et des tuyaux en écheveaux comme l’un des conditionnements de tuyaux actuels, tout en structurant les manœuvres nationales sous une nomenclature ETB-1 à ETB-6 (dont chaque service décline le détail dans ses documents internes, comme le fait ce manuel SDIS 91).</p>\n<p>Cadre national historique (abrogé) : arrêté du 3 février 1999 fixant le guide national de référence relatif à l’établissement des lances par une équipe de deux sapeurs-pompiers, abrogé par l’arrêté du 30 novembre 2018 portant abrogation de divers arrêtés relatifs aux sapeurs-pompiers (JORF du 8 décembre 2018). Ce guide national de 1999 (« Équipes en binômes : Établissement des lances », DDSC, 02/02/1999) reste utilisé ici en pièce complémentaire pour ses principes généraux non contredits (définition BAT/BAL p.7, reconnaissance avant établissement p.17, « réaliser la mission et rendre compte » p.6, vérification du matériel avant les opérations p.9) : malgré l’abrogation du texte réglementaire qui le portait, aucun de ces principes n’est mis en cause par le GTO 2018.</p>\n<p><span class=\"note\">Le seuil de 20 m (M4/M4 bis) est un seuil ferme et sourcé directement dans le manuel SDIS 91 : « à moins de 20 mètres de l’hydrant et en aspiration, la manœuvre est réalisée par le conducteur » (M4, manuel BAT-BAL SDIS 91, 28/11/2008, p.19) et « cette manœuvre s’effectue quand l’engin est à plus de 20 mètres d’un hydrant » (M4 bis, p.20). Le GTO national 2018 reste plus souple sur ce point (seuil « ne peut être quantifié rigoureusement ») : la règle des 20 m demeure la consigne départementale applicable au binôme du SDIS 91.</span></p>",
  "q": [
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton chef d’agrès t’envoie établir une lance vers un point d’attaque visible depuis la voie publique. Dans quel sens réalises-tu l’établissement ?",
    "a": "Du point d’eau vers le point d’attaque",
    "c": [
     "Du point d’attaque vers le point d’eau",
     "Du point d’eau vers le point d’attaque",
     "Depuis le milieu de l’établissement dans les deux sens",
     "Selon la préférence du chef du BAT"
    ],
    "e": "Confirmé (Manuel écheveaux SDIS 91, 28/11/2008, p. 6) : le chef d’agrès désigne le cheminement, le point d’attaque et la mission au fur et à mesure ; l’inversion n’est possible que si le point d’attaque est invisible, sur décision du chef d’agrès. Écart à connaître : le GNR national « Établissement des lances : équipes en binômes » (DDSC, 02/02/1999, p. 7) posait au contraire comme règle générale l’établissement du point d’attaque vers le point d’eau — c’est la technique écheveaux du SDIS 91, ici applicable, qui fait foi dans le 91."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le BAL (binôme d’alimentation) est chargé d’attaquer directement le foyer avec la lance.",
    "a": "Faux, c’est le rôle du BAT (binôme d’attaque) ; le BAL alimente l’engin, une division ou une colonne.",
    "c": [],
    "e": "BAT = binôme d’attaque (lance sur le feu), BAL = binôme d’alimentation (engin, division, colonne) (GNR Établissement des lances, équipes en binômes, DDSC, 02/02/1999, p. 7)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Le chef d’agrès vient de sonner le départ pour un feu ; tu es chef du BAT. Quelle dotation ton équipier doit-il avoir vérifiée avant de monter dans l’engin ?",
    "a": "1 ARI, 2 tuyaux Ø 45 mm × 20 m en écheveaux, 1 commande",
    "c": [
     "1 ARI, 1 LDV Ø 40 mm, 1 tuyau Ø 45 mm",
     "1 ARI, 2 tuyaux Ø 45 mm × 20 m en écheveaux, 1 commande",
     "1 ARI, dévidoir armé d’une division mixte",
     "1 ARI, 1 tuyau Ø 70 mm × 20 m, 1 commande"
    ],
    "e": "Le chef du BAT porte la LDV Ø 40 et un premier tuyau ; l’équipier porte les deux tuyaux Ø 45 mm restants et la commande (Manuel écheveaux SDIS 91, 28/11/2008, p. 15)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Tu es chef du BAT ; le départ vient d’être sonné. Quelle dotation dois-tu avoir vérifiée sur toi avant de monter dans l’engin ?",
    "a": "1 ARI, 1 LDV Ø 40 mm, 1 tuyau Ø 45 mm × 20 m en écheveau (plus 1 sur ordre).",
    "c": [],
    "e": "Dotation fixée par le manuel SDIS 91 : le chef porte la lance et le premier tuyau (+1 sur ordre), l’équipier complète avec deux tuyaux et la commande (Manuel écheveaux SDIS 91, 28/11/2008, p. 15)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Tu es chef du BAL ; ton chef d’agrès te commande l’alimentation d’une prise d’eau au moyen du dévidoir (manœuvre M2 bis). Quelle est ta dotation ?",
    "a": "Dévidoir armé d’une division mixte, 2 tuyaux Ø 45 mm et 1 LDV Ø 40 mm",
    "c": [
     "Dévidoir armé d’une division mixte, 2 tuyaux Ø 45 mm et 1 LDV Ø 40 mm",
     "2 tuyaux Ø 70 mm × 20 m en écheveaux uniquement",
     "1 LDV Ø 65 mm et 1 tuyau Ø 70 mm × 4 m",
     "1 sac colonne et 1 commande"
    ],
    "e": "M2 bis mobilise le dévidoir armé (division mixte + 2 tuyaux Ø 45 + 1 LDV Ø 40, répartis entre le chef et l’équipier du BAL), à distinguer de M2 qui utilise des tuyaux Ø 70 mm en écheveaux (Manuel écheveaux SDIS 91, 28/11/2008, p. 13)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Tu es chef d’équipe et prépares ton engagement ; quel équipement sais-tu que ton chef d’agrès porte systématiquement, quelle que soit la manœuvre choisie ?",
    "a": "Le halligan tool.",
    "c": [],
    "e": "Outil polyvalent d’effraction/désincarcération que le chef d’agrès garde toujours sur lui pendant l’intervention (Manuel écheveaux SDIS 91, 28/11/2008, p. 7)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Ton chef d’agrès te commande la manœuvre M1 (LDT, lance du dévidoir tournant) pour un feu d’appartement en cours.",
    "a": "Faux, elle est strictement limitée aux feux en extérieur de faible intensité (poubelles, végétaux).",
    "c": [],
    "e": "Un feu d’appartement impose une manœuvre BAT classique (M3, M3 bis…) et non la LDT, réservée aux feux extérieurs mineurs (Manuel écheveaux SDIS 91, 28/11/2008, p. 11)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Tu es chef du BAL. Le FPT stationne à 35 mètres de l’hydrant le plus proche. Qui réalise l’alimentation de l’engin, et comment ?",
    "a": "Le BAL, avec le dévidoir non armé (manœuvre M4)",
    "c": [
     "Le conducteur seul, en aspiration",
     "Le BAL, avec le dévidoir non armé (manœuvre M4)",
     "Le BAT, avec la LDV Ø 40",
     "Le chef d’agrès, avec le halligan tool"
    ],
    "e": "Le seuil est fixé à 20 mètres : en deçà, le conducteur agit seul (aspiration) ; au-delà, c’est le BAL qui alimente avec le dévidoir non armé et l’outillage (clef de barrage ou de poteau, retenue, bouchon obturateur) (Manuel écheveaux SDIS 91, 28/11/2008, p. 19)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Dans quel cas utilise-t-on la manœuvre M4 bis plutôt que M4, et quelle est la dotation du BAL ?",
    "a": "M4 bis s’utilise quand l’engin est à plus de 20 m d’un hydrant et que l’alimentation se fait par l’établissement ; dotation BAL : dévidoir armé d’une division mixte, 2 tuyaux Ø 45 mm et 1 LDV Ø 40 mm.",
    "c": [],
    "e": "M4 bis reprend la logique du seuil des 20 m mais avec un dévidoir déjà armé, permettant d’alimenter via une division intermédiaire (Manuel écheveaux SDIS 91, 28/11/2008, p. 20)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Tu arrives au point d’attaque avec ton tuyau en écheveau ; décris la séquence gestuelle complète que tu appliques pour établir ta réserve.",
    "a": "Poser le tuyau sur le chant (sur la tranche), défaire les fixations (sangles ou élastiques), prendre les deux plis du milieu, puis arranger la réserve en boucle avant de raccorder et d’ouvrir la lance au débit commandé.",
    "c": [],
    "e": "Ces quatre gestes invariants doivent devenir des automatismes : ils garantissent une réserve qui absorbe le coup de bélier et permet la progression du porte-lance sans retour amont (Manuel écheveaux SDIS 91, 28/11/2008, p. 15-16 et p. 17-18)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Tu établis en montant dans une cage d’escalier (manœuvre M3 bis). Quelle consigne dois-tu faire respecter pour la pose du tuyau ?",
    "a": "Le tuyau doit être écarté de l’armature de la cage d’escalier et reposé sur les marches",
    "c": [
     "Le tuyau doit être plaqué contre la rampe pour ne pas gêner",
     "Le tuyau doit être écarté de l’armature de la cage d’escalier et reposé sur les marches",
     "Le tuyau doit rester suspendu dans le vide de la cage",
     "Le tuyau doit être doublé sur toute sa longueur"
    ],
    "e": "Cette précaution évite les frottements sur les arêtes métalliques et les contraintes sur les raccords lors des mouvements de pression (Manuel écheveaux SDIS 91, 28/11/2008, p. 15)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton chef d’agrès te commande une lance à mousse Ø 40 pour un point d’attaque à 100 mètres (manœuvre M5). Quel débit fournis-tu, et où fermes-tu l’établissement en cas d’arrêt ?",
    "a": "500 L/min, fermeture à la division",
    "c": [
     "500 L/min, fermeture à la division",
     "500 L/min, fermeture à la lance",
     "300 L/min, fermeture à la pompe",
     "500 L/min, fermeture à la pompe"
    ],
    "e": "On ne ferme jamais à la lance une lance à mousse ; au-delà de 80 m, la fermeture se fait à la division (M5, Manuel écheveaux SDIS 91, 28/11/2008, p. 21, seuil des 80 m au sommaire p. 4)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Cette fois le point d’attaque de la même lance à mousse Ø 40 n’est qu’à 50 mètres (manœuvre M5 bis). Où fermes-tu l’établissement en cas d’arrêt ?",
    "a": "À la pompe",
    "c": [
     "À la lance",
     "À la division",
     "À la pompe",
     "Au dévidoir"
    ],
    "e": "M5 bis conserve le même débit (500 L/min) que M5 mais la fermeture se fait à la pompe et non à la division, la lance restant dans tous les cas exclue (Manuel écheveaux SDIS 91, 28/11/2008, p. 23)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la pression requise à l’injecteur pour une lance à mousse (M5, M5 bis, ME3) ?",
    "a": "10 bars.",
    "c": [],
    "e": "Pression fixée par le conducteur au refoulement raccordé à l’injecteur (Manuel écheveaux SDIS 91, 28/11/2008, p. 24, valeur donnée pour M5 bis et commune à l’emploi de l’injecteur en M5/ME3)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris comment le chef et l’équipier du BAT raccordent leurs tuyaux entre eux au point d’attaque (manœuvre M3 ter).",
    "a": "Le chef pose son tuyau raccordé à la lance sur le chant, défait les fixations, raccorde ses deux tuyaux entre eux puis raccorde son établissement à celui de l’équipier, en prenant les deux plis du milieu pour arranger sa réserve. L’équipier pose ses deux tuyaux sur le chant, défait les fixations, les raccorde entre eux puis raccorde le dernier tuyau à la division qu’il ouvre, ou donne le demi-raccord au conducteur.",
    "c": [],
    "e": "Cette manœuvre illustre la répartition des rôles : le chef sécurise le point d’attaque, l’équipier assure la continuité jusqu’à la source (Manuel écheveaux SDIS 91, 28/11/2008, p. 17-18)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Tu interviens en IGH sur colonne sèche, feu au 8ᵉ étage (manœuvre MC1). Jusqu’à quel niveau peux-tu éventuellement utiliser l’ascenseur prioritaire, et où positionnes-tu le parc matériel ?",
    "a": "Ascenseur jusqu’au niveau N-2, parc matériel au niveau N-1",
    "c": [
     "Ascenseur jusqu’au niveau N-2, parc matériel au niveau N-1",
     "Ascenseur jusqu’au niveau du feu, parc matériel au rez-de-chaussée",
     "Ascenseur jusqu’au niveau N-1, parc matériel au niveau N-2",
     "Pas d’ascenseur, parc matériel au niveau du feu"
    ],
    "e": "Le chef d’agrès et le BAT montent au maximum jusqu’à N-2 en ascenseur prioritaire puis terminent par l’escalier ; le parc matériel est positionné un niveau en dessous du feu (N-1) (Manuel écheveaux SDIS 91, 28/11/2008, p. 31)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Tu es chef du BAL sur une colonne humide (variante de MC1) ; ton chef d’agrès attend ton compte rendu. Dois-tu alimenter la colonne ? Que fais-tu à la place ?",
    "a": "Non, la colonne humide est déjà en eau ; le BAL emmène uniquement les bouteilles d’air de réserve au niveau N-1 et se tient à la disposition du chef d’agrès.",
    "c": [],
    "e": "Corrigé : sur colonne humide, le manuel ne liste que l’emport des bouteilles d’air de réserve au N-1 pour le BAL, sans la vérification des bouchons (propre à la colonne sèche). La mise en œuvre du BAT reste identique à la colonne sèche (Manuel écheveaux SDIS 91, 28/11/2008, p. 32)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Tu es chef du BAT et montes à l’échelle à coulisses avec ta lance Ø 40 déjà raccordée à ton tuyau (manœuvre MA2). Quelle règle de portage dois-tu impérativement respecter pour ta sécurité ?",
    "a": "Tuyau entre les jambes, lance dans le dos",
    "c": [
     "Tuyau sur l’épaule, lance devant",
     "Tuyau entre les jambes, lance dans le dos",
     "Tuyau porté par l’équipier uniquement",
     "Tuyau laissé au sol, hissé ensuite à la commande"
    ],
    "e": "Jamais lance devant : risque d’accrochage au montant, de déséquilibre et de chute. L’équipier fait filer le tuyau pendant l’ascension puis monte doubler le chef (Manuel écheveaux SDIS 91, 28/11/2008, p. 39-40)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton chef d’agrès envisage d’établir une troisième lance sur un feu de décharge en extérieur (manœuvre ME1). À quelles deux conditions impératives peut-il l’autoriser ?",
    "a": "L’action se situe en extérieur et les porte-lances sont à vue",
    "c": [
     "L’action se situe en extérieur et les porte-lances sont à vue",
     "Il faut au moins quatre binômes disponibles sur les lieux",
     "Le feu doit être maîtrisé à plus de 50 %",
     "L’autorisation du COS départemental est requise par écrit"
    ],
    "e": "ME1 impose de scinder un ou deux binômes ; elle n’est autorisée que si l’action se situe en extérieur (ex. feu de décharge) et que les porte-lances restent visibles les uns des autres. Cette autorisation reste une décision du chef d’agrès, pas du chef d’équipe : ton rôle est de vérifier que les deux conditions sont réunies avant d’exécuter (Manuel écheveaux SDIS 91, 28/11/2008, p. 43)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Ton chef d’agrès te commande l’établissement d’une LDV Ø 65 (manœuvre ME2). Quelle est la dotation du BAT ?",
    "a": "Chef : 1 LDV Ø 65 et 1 tuyau Ø 70 mm × 20 m. Équipier : 1 tuyau Ø 70 mm × 20 m et 1 commande.",
    "c": [],
    "e": "ME2 reprend la logique de dotation du BAT standard mais avec les tuyaux et la lance de gros diamètre pour les débits élevés (Manuel écheveaux SDIS 91, 28/11/2008, p. 44)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris la structure en deux temps d’un commandement complet donné au BAT, avec un exemple pour chaque temps.",
    "a": "Un commandement se structure toujours en un temps préparatoire, qui annonce la manœuvre et la reconnaissance (par exemple : « pour l’établissement d’une LDV Ø 40 avec le dévidoir latéral, en reconnaissance ! »), puis un temps d’exécution qui précise quatre éléments : le point d’attaque, le débit, la prise d’eau et la mission (par exemple : « Point d’attaque, ici ; précise le débit, la prise d’eau, la mission ; établissez ! »).",
    "c": [],
    "e": "Cette grammaire opérationnelle garantit que chaque binôme reçoit une information complète et univoque avant d’agir (exemples : préparatoire p. 14, exécution à quatre éléments p. 17, Manuel écheveaux SDIS 91, 28/11/2008 ; structure en deux temps confirmée nationalement par le GNR Établissement des lances, DDSC, 02/02/1999, p. 17)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quel est le rôle de l’équipier du BAT pendant et après l’établissement de la lance, une fois le chef arrivé au point d’attaque ?",
    "a": "L’équipier facilite le déroulement du tuyau, dépose le premier raccord au pied du chef, retransmet « halte ! », arrange la réserve, raccorde le dernier tuyau à la division ou donne le demi-raccord au conducteur, puis double systématiquement le chef à la lance pour surveiller l’établissement.",
    "c": [],
    "e": "Corrigé (allègement) : le manuel décrit ces actions et la surveillance de l’établissement en doublant le chef, sans préciser de motif de « à-coups de pression ». L’équipier n’est jamais un simple porteur de tuyau : il sécurise activement l’établissement (Manuel écheveaux SDIS 91, 28/11/2008, p. 14 et p. 17-18)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Tu es équipier du BAT en manœuvre MC1 (colonne sèche ou humide) : quel matériel spécifique portes-tu à la place d’un deuxième tuyau ?",
    "a": "Un sac colonne, en plus d’un tuyau Ø 45 mm et d’une commande.",
    "c": [],
    "e": "Sur colonne, l’équipier BAT porte un sac colonne (au lieu des deux tuyaux Ø 45 mm de la dotation standard) pour raccorder la lance à l’orifice de colonne (Manuel écheveaux SDIS 91, 28/11/2008, p. 31)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton chef d’agrès te commande l’alimentation de l’engin par le BAL, l’hydrant étant à plus de 20 m (manœuvre M4). Quel outillage emportes-tu ?",
    "a": "Clef de barrage ou clef de poteau, retenue, bouchon obturateur",
    "c": [
     "Clef de barrage ou clef de poteau, retenue, bouchon obturateur",
     "Halligan tool et commande uniquement",
     "Adaptateur mousse et injecteur Ø 45 mm",
     "Sac colonne et bouteille d’air de réserve"
    ],
    "e": "Le BAL emporte la clef de barrage ou de poteau pour ouvrir l’hydrant, une retenue pour le tuyau, et un bouchon obturateur pour l’orifice non utilisé (Manuel écheveaux SDIS 91, 28/11/2008, p. 19)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Ton chef d’agrès te lance l’ordre préparatoire suivant : « Pour l’établissement d’une LDV Ø 40 avec le dévidoir latéral, en reconnaissance ! » Que fais-tu à ce stade, avant de recevoir l’ordre d’exécution ?",
    "a": "Partir en reconnaissance avec ton équipier pour repérer le point d’attaque ; tu n’établis pas encore, l’établissement ne commence qu’après l’ordre d’exécution.",
    "c": [],
    "e": "Tout commandement se structure en deux temps : le préparatoire annonce la manœuvre et la reconnaissance, l’exécution précise ensuite point d’attaque, débit, prise d’eau et mission avant le signal « établissez ! » (Manuel écheveaux SDIS 91, 28/11/2008, p. 14). Le principe même de la reconnaissance avant établissement est confirmé nationalement : « le BAT suit le chef d’agrès et effectue la reconnaissance » avant tout commandement d’exécution (GNR Établissement des lances, DDSC, 02/02/1999, p. 17)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Ta lance vient d’être mise en eau au point d’attaque et tu obtiens le débit attendu. Que rends-tu compte à ton chef d’agrès, et à quel moment ?",
    "a": "Tu rends compte immédiatement de la mise en eau effective de ta lance et du débit obtenu, dès que l’établissement est opérationnel.",
    "c": [],
    "e": "Ce compte rendu sans délai permet au chef d’agrès de suivre la progression de l’attaque et d’ajuster ses ordres suivants ; principe général « réaliser la mission et rendre compte » (GNR Établissement des lances, équipes en binômes, DDSC, 02/02/1999, p. 6). Le manuel écheveaux SDIS 91 n’en détaille pas le contenu précis (débit) pour ce cas générique."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Avant de pénétrer vers le point d’attaque avec ton équipier, que vérifies-tu sur lui et son matériel ?",
    "a": "Sa dotation complète selon la manœuvre engagée (ARI, tuyaux, commande, ou sac colonne sur colonne) avant le départ.",
    "c": [],
    "e": "Non sourçable tel qu’énoncé : aucun document du fonds ne formule explicitement ce devoir de vérification du matériel de l’équipier par le chef avant l’engagement. Le plus proche trouvé est un principe général plus large, « avant les opérations : identifier le positionnement et vérifier l’état du matériel dans les engins » (GNR Établissement des lances, DDSC, 02/02/1999, p. 9), qui porte sur le matériel embarqué, pas explicitement sur un contrôle croisé entre équipiers."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Ton équipier te signale une baisse de pression pendant l’attaque. Quelle est ta priorité immédiate ?",
    "a": "Rendre compte immédiatement au chef d’agrès de la baisse de pression ou de l’incident constaté.",
    "c": [],
    "e": "Une baisse de pression ou un incident sur l’établissement doit remonter sans délai au chef d’agrès, qui reste seul décisionnaire des suites ; principes généraux « faire passer les messages » et « réaliser la mission et rendre compte » (GNR Établissement des lances, équipes en binômes, DDSC, 02/02/1999, p. 6)."
   }
  ]
 },
 {
  "id": "hydraulique",
  "domain": "incendie",
  "ic": "💧",
  "t": "Hydraulique & établissements",
  "fig": [
   [
    "Pression atmosphérique",
    "1,013 bar ≈ 10,33 m de colonne d'eau"
   ],
   [
    "Hauteur d'aspiration maxi",
    "5,5 m (SDIS 91 ; 6 m selon certains référentiels nationaux)"
   ],
   [
    "Tuyaux — longueurs",
    "20 m (Ø45/70) · 40 m (Ø110) · 200 m (dévidoir mobile Ø45/70)"
   ],
   [
    "Diamètres d'établissement",
    "25 · 33 · 45 · 70 · 110 mm"
   ],
   [
    "LDT (dévidoir tournant)",
    "Ø25/33, 40 à 80 m, 80 à 300 L/min"
   ],
   [
    "Ligne d'attaque Ø45",
    "250 à 500 L/min"
   ],
   [
    "Alimentation Ø70",
    "jusqu'à ~1000 L/min"
   ],
   [
    "Grosse alimentation Ø110",
    "gros débits, relais, tuyaux de 40 m"
   ],
   [
    "Lance canon",
    "1000 à 3000 L/min et plus"
   ],
   [
    "Demi-raccords Guillemin",
    "40 · 65 · 100 mm (symétriques)"
   ],
   [
    "Réduction 100/65",
    "perte de charge marquée : à éviter en longue distance"
   ],
   [
    "Crépine",
    "0,30 m sous la surface, 0,50 m au-dessus du fond"
   ],
   [
    "Aire d'aspiration",
    "4 × 3 m (VL) · 8 × 4 m (PL/FPT), pente 2 à 7 %"
   ],
   [
    "Distance crépine → engin-pompe",
    "≤ 8 m (dénivelé ≤ 5,5 m, SDIS 91)"
   ]
  ],
  "s": "<h4>Ton rôle de chef d'équipe</h4>\n  <ul>\n    <li><strong>Tu vérifies</strong> : le diamètre et la longueur d'établissement adaptés au débit demandé par ton chef d'agrès (LDT / Ø45 / Ø70 / Ø110 selon la configuration) ; que ta lance est chargée, purgée et essayée avant tout engagement ; l'état de l'alimentation pendant toute l'attaque (absence de pincement, pression, écoute VHF).</li>\n    <li><strong>Tu commandes</strong> : à ton équipier la mise en place de l'établissement et la fermeture préalable avant tout prolongement ou réparation (jamais sous pression directe) ; la pression de refoulement à annoncer à ton conducteur pompe (pression voulue à la lance + pertes de charge + dénivelé).</li>\n    <li><strong>Tu rends compte</strong> : à ton chef d'agrès de toute anomalie hydraulique — baisse de pression, débit devenu insuffisant pour le volume à traiter, position d'aspiration non conforme — et tu attends son ordre pour tout établissement particulier (lance canon, ETB-5) qui dépasse ta décision.</li>\n    <li><strong>Tes points de vigilance et critères de repli</strong> : jamais de manœuvre brutale (coup de bélier) ; jamais de manipulation d'un tuyau, d'une division ou d'un hydrant sous pression ; une chute de pression réseau ou un tuyau percé se signalent et se gèrent en sécurité, ils ne se règlent pas seul dans l'urgence ; une hauteur d'aspiration qui dérive vers 5,5 m en cours d'intervention appelle une solution de repli (autre accès, relais, motopompe flottante), pas un maintien à tout prix.</li>\n  </ul>\n  <h3>Bases d'hydraulique opérationnelle</h3>\n  <ul>\n    <li><strong>Pression atmosphérique</strong> : 1,013 bar ≈ <strong>10,33 m</strong> de colonne d'eau. D'où la règle : <strong>~1 bar par 10 m</strong> de dénivelé (~0,1 bar/m).</li>\n    <li><strong>Hauteur géométrique d'aspiration maxi = 5,5 m</strong> (SDIS 91 ; certains référentiels nationaux retiennent 6 m, à connaître aussi) : au-delà, perte d'amorçage (amorçage vers −0,8 bar).</li>\n    <li><strong>Pertes de charge (J)</strong> : augmentent avec le <strong>débit</strong> (au carré), la <strong>longueur</strong> et les accessoires (réductions, coudes) ; diminuent quand le <strong>diamètre</strong> augmente. Exprimées en bar/100 m.</li>\n    <li><strong>Débit à la lance</strong> : dépend à la fois de la pression au robinet et du couple diamètre/longueur de l'établissement.</li>\n  </ul>\n  <h3>Tuyaux, diamètres et débits</h3>\n  <ul>\n    <li><strong>LDT (dévidoir tournant)</strong> : Ø 25/33, 40 à 80 m, débit 80 à 300 L/min.</li>\n    <li><strong>Ligne d'attaque</strong> : Ø 45, 2 à 3 tuyaux de 20 m, débit 250 à 500 L/min.</li>\n    <li><strong>Alimentation / refoulement</strong> : Ø 70, tuyaux de 20 m, débit jusqu'à ~1000 L/min.</li>\n    <li><strong>Grosse alimentation</strong> : Ø 110, tuyaux de 40 m, gros débits, relais.</li>\n    <li><strong>Dévidoir mobile</strong> : Ø 45 ou 70, 200 m, débit selon configuration.</li>\n  </ul>\n  <p>Côté lances, le débit réglable dépend du modèle : LDT 80/130/230/300 L/min, lance Ø45 150/250/350/500 L/min, lance Ø70 500 à 1000 L/min, lance canon 1000 à 3000 L/min et plus (les types de jets et les techniques d'extinction relèvent du chapitre « Lances, jets & techniques d'extinction »). Un débit se demande, il ne s'improvise pas : c'est ton chef d'agrès qui commande le débit, et c'est à toi de traduire cet ordre dans le bon diamètre d'établissement.</p>\n  <h3>Les divisions</h3>\n  <ul>\n    <li><strong>Division d'alimentation</strong> : au plus près de la ressource / de l'engin alimentateur, sépare refoulement et antennes.</li>\n    <li><strong>Division d'attaque</strong> : à proximité du sinistre, organise les lances et sécurise le repli.</li>\n  </ul>\n  <h3>Les 6 manœuvres types d'établissement (ETB)</h3>\n  <ol>\n    <li><strong>ETB-1</strong> : LDT — premier moyen rapide, feu naissant, locaux.</li>\n    <li><strong>ETB-2</strong> : division d'alimentation / division d'attaque.</li>\n    <li><strong>ETB-3</strong> : ligne d'attaque depuis une prise d'eau (PEI, hydrant).</li>\n    <li><strong>ETB-4</strong> : alimentation d'un dispositif hydraulique (colonne sèche, engin, dispositif fixe).</li>\n    <li><strong>ETB-5</strong> : établissements particuliers (lance canon, lance queue de paon, lance mousse à injecteur mobile) — décision du chef d'agrès ou du COS, pas du chef d'équipe seul.</li>\n    <li><strong>ETB-6</strong> : prolongement d'établissement ou remplacement de tuyau (fermeture préalable, ajout ou remplacement de tuyaux, remise en eau progressive).</li>\n  </ol>\n  <h3>Points d'aspiration (RES)</h3>\n  <ul>\n    <li>Crépine : <strong>0,30 m sous la surface</strong> et <strong>0,50 m au-dessus du fond</strong>.</li>\n    <li>Aire d'aspiration : <strong>4 × 3 m</strong> (12 m², VL/motopompe) ou <strong>8 × 4 m</strong> (32 m², PL/FPT), pente entre 2 % et 7 %.</li>\n    <li>Distance crépine → engin-pompe <strong>≤ 8 m</strong>, dénivelé ≤ 5,5 m (SDIS 91). Au-delà : chercher un autre accès, organiser un relais, ou poser une motopompe flottante (MPF) au bord de l'eau. Point de vigilance : un niveau d'eau qui baisse en cours d'intervention peut faire sortir un établissement conforme au départ de cette limite.</li>\n  </ul>\n  <h3>Raccords et pièces intermédiaires</h3>\n  <p>Les raccords sont des <strong>demi-raccords symétriques</strong> : <strong>40</strong> (petite lance Ø45, ~250 L/min, petit matériel), <strong>65</strong> (grosse lance Ø70, ~500 L/min / tuyaux souples d'établissement), <strong>100</strong> (lance grande puissance Ø110, ~1000 L/min / alimentation des engins-pompes).</p>\n  <ul>\n    <li><strong>Réduction 100/65</strong> : alimente un tuyau DN65 depuis une prise DN100 ; perte de charge marquée, à éviter en longue distance — une proposition d'équipier à écarter si la distance est importante.</li>\n    <li><strong>Augmentation 65/100</strong> : plus rare, utilisée en relais.</li>\n    <li><strong>Division 65/2×40 ou 100/2×65</strong> : alimente plusieurs lances en aval de la pompe ; à placer près du foyer pour limiter les pertes de charge.</li>\n    <li><strong>Collecteur d'alimentation</strong> (avec clapet) : sur l'engin-pompe, reçoit un ou deux établissements Ø70 (raccords 65) et les réunit en une sortie unique de 100 vers la pompe, un engin en relais ou une colonne.</li>\n  </ul>\n  <p><strong>Coup de bélier</strong> : toute ouverture/fermeture (hydrant, lance, division) se fait <strong>lentement</strong> (au moins 15 à 20 s). Une manœuvre brutale crée une onde de pression qui peut faire éclater la canalisation et endommager la pompe ; lors d'un prolongement mal sécurisé, elle peut aussi blesser le porte-lance. Un prolongement se fait toujours après <strong>fermeture préalable</strong> puis remise en eau progressive.</p>\n  <h3>Incidents hydrauliques en cours d'attaque</h3>\n  <ul>\n    <li><strong>Baisse de pression réseau</strong> : la mise en charge simultanée de plusieurs hydrants sur un même secteur peut effondrer la pression disponible. Ce n'est pas au chef d'équipe de la résoudre seul : il rend compte à son chef d'agrès (coordination COS / service des eaux) et peut fermer partiellement pour stabiliser en attendant.</li>\n    <li><strong>Tuyau percé en cours de progression</strong> : chute de débit à la lance. Si la fuite est colmatable, l'équipier pose un obturateur (collier de réparation) sans couper l'alimentation ; sinon, on retrouve la logique du prolongement sécurisé — fermeture préalable, action sur le tuyau, remise en eau progressive. Jamais de manipulation sous pression directe.</li>\n  </ul>\n  <h3>Calcul simple de la pression de refoulement</h3>\n  <p>Pression de refoulement pompe = pression voulue à la lance + pertes de charge dans les tuyaux + dénivelé (~1 bar par 10 m de montée, ~0,1 bar/m). C'est le raisonnement de base pour dimensionner un établissement et pour annoncer une valeur claire au conducteur pompe, les valeurs de pertes de charge et de dénivelé étant données par la situation ou mesurées sur le terrain.</p>\n  <p class=\"src\">Sources : GTO Établissements et Techniques d'Extinction (ETEX, DGSCGC, 29/08/2018) pour les 6 manœuvres ETB et les établissements particuliers ; GDR Guide technique DECI SDIS 91 v2 (01/09/2017) et RDDECI Essonne (arrêté du 17/11/2016) pour l'aspiration, l'aire d'aspiration et la crépine ; référentiel INC1 — Formation équipiers (SDIS 91, décembre 2002) pour les raccords, le collecteur d'alimentation et les précautions tuyaux ; GNR Équipes en binômes — utilisation des lances à eau à main (DGSCGC, août 2007) pour le coup de bélier.</p>\n  <h4>Références</h4>\n  <ul>\n    <li><strong>GTO Établissements et Techniques d'Extinction (ETEX)</strong> — DGSCGC (DSP/SDDRH/BDFE), édition du 29 août 2018. Référentiel national pour les 6 manœuvres ETB, les divisions d'alimentation/d'attaque, l'alimentation par collecteur et les établissements particuliers (lance canon, queue de paon, lance mousse à injecteur mobile) cités dans ce chapitre.</li>\n    <li><strong>GDR Guide technique DECI SDIS 91 v2</strong> — Groupement Prévision/Cartographie, édition du 01/09/2017 (approuvé par l'arrêté n°2016-PREF-DCSIPC-SIDPC n°1117 du 17/11/2016 portant RDDECI de l'Essonne). Source départementale de la hauteur d'aspiration maximale (5,5 m), de la distance crépine-engin (≤ 8 m) et des dimensions de l'aire d'aspiration (fiches II.3 à II.10 et II.12).</li>\n    <li><strong>Référentiel INC1 — Formation équipiers</strong> (SDIS 91, décembre 2002) — pour la correspondance raccords/débits de lance (40/65/100), le collecteur d'alimentation, la dénivelée d'aspiration sur point d'eau naturel et les précautions tuyaux (coup de bélier, obturateur de fuite).</li>\n    <li><strong>GNR Équipes en binômes : utilisations des lances à eau à main</strong> — DGSCGC (BMSPFE), août 2007 — pour la vigilance sur le coup de bélier lors d'une remise en pression.</li>\n  </ul>",
  "q": [
   {
    "t": "sa",
    "q": "À combien de mètres de colonne d'eau correspond la pression atmosphérique (~1 bar) ?",
    "a": "10,33 m (≈ 10 m)",
    "c": [],
    "e": "1,013 bar ≈ 10,33 m d'eau. Conséquence pratique : on gagne/perd environ 1 bar tous les 10 m de dénivelé (0,1 bar/m). (GTO Établissements)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Une colonne d'eau de 10 mètres équivaut à environ 1 bar.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Oui (10,33 m ≈ 1 bar). Pour un établissement montant de 20 m, il faut compter ~2 bar de pression supplémentaire rien que pour le dénivelé."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la hauteur géométrique maximale d'aspiration ?",
    "a": "5,5 m",
    "c": [],
    "e": "Limite SDIS 91 : 5,5 m (au-delà, risque de perte d'amorçage). D'autres référentiels nationaux retiennent 6 m : à connaître, mais 5,5 m fait foi dans le 91. (GDR Guide technique DECI SDIS 91 v2, fiche II.10, p. 31 ; référentiel INC1 SDIS 91, déc. 2002, p. 4)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Les pertes de charge dans un établissement…",
    "a": "augmentent avec le débit et la longueur, diminuent quand le diamètre augmente",
    "c": [
     "diminuent quand le débit augmente",
     "augmentent avec le débit et la longueur, diminuent quand le diamètre augmente",
     "ne dépendent que de la pompe",
     "sont nulles en Ø45"
    ],
    "e": "Les pertes de charge croissent avec le carré du débit et la longueur, et chutent quand on augmente le diamètre. D'où l'intérêt d'un gros Ø pour l'alimentation longue distance."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton chef d'agrès te commande un débit de 400 L/min sur un feu de local d'habitation : quel diamètre choisis-tu pour cette ligne d'attaque classique (250-500 L/min) ?",
    "a": "Ø 45",
    "c": [
     "Ø 25",
     "Ø 45",
     "Ø 110",
     "Ø 150"
    ],
    "e": "Le Ø45 (tuyaux de 20 m) véhicule 250 à 500 L/min : c'est la ligne d'attaque de référence, adaptée au débit demandé ici. Sur feu développé nécessitant plus, on passe au Ø70. (GTO Établissements)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la longueur d'un tuyau de Ø45 ou Ø70 ?",
    "a": "20 m",
    "c": [],
    "e": "Les tuyaux souples Ø45 et Ø70 font 20 m ; les Ø110 (grosse alimentation) font 40 m. (GTO Établissements)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Un demi-raccord Guillemin de 65 mm sert à…",
    "a": "alimenter une grosse lance Ø70 (≈ 500 L/min) / un établissement",
    "c": [
     "alimenter une petite lance Ø45 (≈ 250 L/min)",
     "alimenter une grosse lance Ø70 (≈ 500 L/min) / un établissement",
     "alimenter une lance grande puissance Ø110 (≈ 1000 L/min)",
     "raccorder une LDT"
    ],
    "e": "Correspondance des demi-raccords symétriques : 40 → petite lance Ø45 (~250 L/min) ; 65 → grosse lance Ø70 (~500 L/min) et tuyaux d'établissement ; 100 → lance grande puissance Ø110 (~1000 L/min) / alimentation des engins. (Référentiel INC1 — Formation équipiers, SDIS 91, déc. 2002, p. 18)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Où place-t-on la division d'attaque, que c'est à toi de positionner avant tes lances ?",
    "a": "À proximité du sinistre",
    "c": [
     "Près de l'engin",
     "À proximité du sinistre",
     "Sur l'hydrant",
     "Au CODIS"
    ],
    "e": "La division d'attaque, proche du foyer, organise les lances et sécurise le repli ; la division d'alimentation, elle, est près de la ressource/engin. (GTO Établissements)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Face à un équipier pressé qui voudrait aller vite : on ouvre et on ferme toujours lentement un hydrant, une lance ou une division, pour éviter le coup de bélier.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Une manœuvre brutale crée une onde de surpression (coup de bélier) qui peut faire éclater une canalisation ou blesser le porte-lance. Ouverture/fermeture toujours progressives (> 15 s sur hydrant)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Sur ordre de ton chef d'agrès, comment prolonges-tu en sécurité un établissement Ø45 déjà en eau à la lance, et que commandes-tu à ton équipier ?",
    "a": "1) Tu commandes la fermeture préalable (division/robinet) et préviens ton porte-lance ; 2) ton équipier ajoute les tuyaux ; 3) remise en eau progressive (ouverture lente) ; 4) vérification de l'étanchéité.",
    "c": [],
    "e": "C'est la manœuvre ETB-6. Ne JAMAIS prolonger sous pression : risque de coup de bélier et de blessure du porte-lance. (GTO Établissements)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "À quelle profondeur place-t-on la crépine par rapport à la surface et au fond ?",
    "a": "0,30 m sous la surface et 0,50 m au-dessus du fond",
    "c": [],
    "e": "Sous la surface pour éviter d'aspirer de l'air (désamorçage), au-dessus du fond pour ne pas aspirer boue et débris. (GDR Guide technique DECI SDIS 91 v2, fiche II.12, p. 33)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Dimension d'une aire d'aspiration pour un FPT (poids-lourd) ?",
    "a": "8 × 4 m",
    "c": [
     "4 × 3 m",
     "8 × 4 m",
     "2 × 2 m",
     "10 × 10 m"
    ],
    "e": "8 × 4 m (32 m²) pour un PL/FPT, 4 × 3 m (12 m²) pour un VL/motopompe remorquable ; pente comprise entre 2 % (évacuation de l'eau) et 7 % (sécurité anti-glissade). (GDR Guide technique DECI SDIS 91 v2, fiche II.10, p. 31)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Distance maximale entre la crépine et l'engin-pompe en aspiration ?",
    "a": "8 m (dénivelé ≤ 5,5 m)",
    "c": [],
    "e": "Au-delà de 8 m ou 5,5 m de dénivelé : chercher un autre accès, faire un relais, ou poser une motopompe flottante au bord de l'eau. (GDR Guide technique DECI SDIS 91 v2, fiches II.3 à II.8 et II.12, p. 24-29 et 33)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "De quoi dépend la pression que la pompe doit refouler pour obtenir la bonne pression à ta lance, valeur que tu dois annoncer à ton conducteur ?",
    "a": "De la pression voulue à la lance (~6 bar) + les pertes de charge dans les tuyaux + le dénivelé (~1 bar par 10 m de montée).",
    "c": [],
    "e": "P refoulement = P lance + pertes de charge + hauteur. C'est le raisonnement d'un établissement bien dimensionné, à traduire en une valeur claire pour ton conducteur. (GTO Établissements — bases d'hydraulique)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Sur un feu naissant en pièce unique (20 m²), quel établissement choisis-tu en priorité ?",
    "a": "LDT (Ø25/33, dévidoir tournant)",
    "c": [
     "LDT (Ø25/33, dévidoir tournant)",
     "Ligne d'attaque Ø45",
     "Alimentation Ø70",
     "Grosse alimentation Ø110"
    ],
    "e": "ETB-1 : la LDT est le premier moyen rapide sur feu naissant en local. Le sur-débit d'une ligne plus grosse sur un feu naissant crée des dégâts d'eau et une perte de mobilité inutiles. (GTO Établissements)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle est la longueur type d'un dévidoir mobile (Ø45 ou Ø70) ?",
    "a": "200 m",
    "c": [
     "20 m",
     "80 m",
     "200 m",
     "400 m"
    ],
    "e": "Le dévidoir mobile déroule 200 m de tuyau Ø45 ou Ø70 selon la configuration (5 tuyaux de 40 m de Ø70, par exemple), pour une alimentation ou une attaque longue distance sans multiplier les raccords. (Référentiel INC1 — Formation équipiers, SDIS 91, déc. 2002, p. 14)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel est l'inconvénient d'une réduction 100/65 sur une grande longueur ?",
    "a": "Elle engendre une perte de charge marquée : à éviter en longue distance",
    "c": [],
    "e": "La réduction permet d'alimenter un tuyau DN65 depuis une prise DN100, mais au prix d'une perte de charge sensible si la distance est longue (principe physique confirmé — la consigne précise n'est pas sourcée nommément dans le fonds pour ce couple de diamètres)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel débit peut délivrer une lance canon ?",
    "a": "1000 à 3000 L/min et plus",
    "c": [
     "80 à 300 L/min",
     "250 à 500 L/min",
     "500 à 1000 L/min",
     "1000 à 3000 L/min et plus"
    ],
    "e": "La lance canon délivre les plus gros débits (1000 à 3000 L/min et plus), utilisée en établissement particulier (ETB-5) sur feu très développé. (GTO Établissements)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Tu établis une aspiration depuis un étang, mais le FPT ne peut s'approcher qu'à 45 m du plan d'eau. Quelle est ta conduite à tenir, et qu'en rends-tu compte à ton chef d'agrès ?",
    "a": "Position non conforme (règle : distance crépine-engin ≤ 8 m, dénivelé ≤ 5,5 m). Chercher un autre accès plus proche, envisager un relais avec un engin intermédiaire, ou utiliser une motopompe flottante (MPF) positionnée au bord de l'eau. Tu en rends compte immédiatement à ton chef d'agrès : position non conforme constatée, solution retenue.",
    "c": [],
    "e": "Au-delà de 8 m de distance crépine-engin ou 5,5 m de dénivelé, la pompe risque de désamorcer ou de perdre en performance. (GDR Guide technique DECI SDIS 91 v2, fiches II.3 à II.8, p. 24-29)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle manœuvre ETB correspond à l'alimentation d'un dispositif (colonne sèche, engin, dispositif fixe) ?",
    "a": "ETB-4",
    "c": [
     "ETB-2",
     "ETB-3",
     "ETB-4",
     "ETB-6"
    ],
    "e": "Les 6 manœuvres ETB : 1-LDT, 2-divisions, 3-ligne d'attaque depuis prise d'eau, 4-alimentation d'un dispositif hydraulique, 5-établissements particuliers, 6-prolongement ou remplacement de tuyau. (GTO Établissements et techniques d'extinction, DGSCGC, 29/08/2018, p.52-53)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "La manœuvre ETB-5 « établissements particuliers » concerne notamment…",
    "a": "la lance canon, la lance queue de paon, la lance mousse à l'aide d'un injecteur mobile",
    "c": [
     "la LDT sur feu naissant",
     "la ligne d'attaque standard",
     "la lance canon, la lance queue de paon, la lance mousse à l'aide d'un injecteur mobile",
     "l'alimentation d'une colonne sèche"
    ],
    "e": "ETB-5 regroupe les établissements hors standard : lance canon (attaque en masse sur grande surface), lance queue de paon (rideau d'eau pour couper une propagation entre bâtiments), lance mousse à injecteur mobile. La ventilation hydraulique n'en fait pas partie. (GTO Établissements et Techniques d'Extinction — ETEX, DGSCGC, 29/08/2018, fiches ETEX-STR-ETB et ETB-5)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "À quoi sert un collecteur d'alimentation sur l'engin-pompe ?",
    "a": "À rassembler un ou deux établissements Ø70 (raccords 65 mm) en une sortie unique de 100 mm",
    "c": [
     "À alimenter deux lances simultanément depuis la pompe",
     "À rassembler un ou deux établissements Ø70 (raccords 65 mm) en une sortie unique de 100 mm",
     "À réduire un DN100 en DN65",
     "À ouvrir un hydrant à distance"
    ],
    "e": "Le collecteur d'alimentation avec clapet reçoit un ou deux établissements de 70 mm (raccords 65) et les réunit vers un engin en relais ou une colonne de 100 mm. (Référentiel INC1 — Formation équipiers, SDIS 91, déc. 2002, p. 26)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Ta lance nécessite 6 bar au robinet, ton établissement Ø45 engendre 1 bar de perte de charge et tu montes un dénivelé de 10 m. Quelle pression de refoulement commandes-tu à ton conducteur pompe ?",
    "a": "8 bar (6 bar pour la lance + 1 bar de perte de charge + 1 bar pour les 10 m de dénivelé), à annoncer clairement au conducteur.",
    "c": [],
    "e": "Application directe de P refoulement = P lance + pertes de charge + dénivelé (~1 bar / 10 m). (GTO Établissements — bases d'hydraulique)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Ton équipier te demande pourquoi tu es aussi strict sur la lenteur d'ouverture et de fermeture des hydrants, lances et divisions. Quelles conséquences risque un coup de bélier, et pourquoi est-ce un point de vigilance permanent pour ton binôme ?",
    "a": "Éclatement de la canalisation, endommagement de la pompe et, lors d'un prolongement mal sécurisé, risque de blessure du porte-lance.",
    "c": [],
    "e": "C'est pourquoi toute manœuvre (hydrant, lance, division) doit être progressive et sans à-coups (principe du coup de bélier confirmé par l'arrêté RDDECI Essonne du 17/11/2016 et par le GTO Établissements — ETB-6 ; la durée précise de 15 à 20 secondes n'est pas chiffrée telle quelle dans le fonds)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton chef d'agrès te commande un débit de 700 L/min sur un feu de dépôt de palettes bien développé. Le Ø45 suffit-il, et quel diamètre engages-tu ?",
    "a": "Non, le Ø45 plafonne à 500 L/min : tu engages un établissement Ø70",
    "c": [
     "Oui, le Ø45 suffit avec la lance réglée au maximum",
     "Non, le Ø45 plafonne à 500 L/min : tu engages un établissement Ø70",
     "Non, il faut obligatoirement une lance canon",
     "Oui, à condition d'ajouter une réduction 100/65"
    ],
    "e": "Le Ø45 (2 à 3 tuyaux de 20 m) plafonne à 500 L/min : sous-dimensionner sur un feu développé exige Ø70 ou plus, c'est une des erreurs classiques à éviter. Le Ø70 couvre jusqu'à ~1000 L/min, largement suffisant ici sans passer par la lance canon, réservée aux établissements particuliers (ETB-5). (GTO Établissements — types d'établissements, erreurs classiques)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Avant d'autoriser ton équipier à ouvrir le robinet de la lance en entrée de local, que dois-tu impérativement avoir vérifié sur l'établissement ?",
    "a": "Que la lance est chargée, purgée et essayée",
    "c": [
     "Que le tuyau est déroulé en ligne droite",
     "Que la lance est chargée, purgée et essayée",
     "Que le débit est réglé au maximum",
     "Que le chef d'agrès a donné l'ordre de repli"
    ],
    "e": "Avant tout engagement, la lance doit être chargée, purgée et essayée (contrôle du jet, absence de fuite) : c'est un préalable de sécurité, pas une option. Une lance non essayée expose le binôme à découvrir un défaut au pire moment, porte franchie. (GTO Établissements — progression de la lance)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Pendant l'attaque, la pression à ta lance diminue progressivement alors que d'autres engins se sont raccordés sur le même secteur d'hydrants. Quelle est la cause probable, et que fais-tu ?",
    "a": "Chute de pression réseau probable : la mise en charge simultanée de plusieurs hydrants peut effondrer la pression du secteur. Tu en rends compte immédiatement à ton chef d'agrès (coordination COS / service des eaux) et, en cas de chute brutale, tu peux fermer partiellement pour stabiliser en attendant une solution.",
    "c": [],
    "e": "Une chute de pression réseau n'est pas à toi de la résoudre seul : ton rôle est de la détecter, de sécuriser ta lance (débit réduit mais toujours efficace) et de rendre compte sans délai — la coordination relève du COS et du service des eaux (principe confirmé par le référentiel INC1, p. 3, sur les débits simultanés piqués sur une même conduite ; le déroulé précis de la conduite à tenir n'est pas détaillé tel quel dans le fonds)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Ton équipier surveille l'alimentation à l'hydrant pendant que tu es en attaque à la lance. Qu'anticipe-t-il en permanence pour éviter une coupure d'eau ?",
    "a": "La relève d'hydrant en cas de baisse de pression",
    "c": [],
    "e": "Dans le rôle de surveillance du binôme sur l'alimentation : débit, absence de pincement, écoute VHF, et anticipation de la relève d'hydrant en cas de baisse de pression — pour ne jamais être pris de court si l'eau vient à manquer à la lance (ce concept de relève anticipée n'est pas décrit tel quel dans le fonds ; il prolonge par cohérence les rôles de surveillance d'alimentation qui y sont confirmés)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "En pleine progression, ton tuyau Ø45 est percé par un débris et tu observes une chute de débit à ta lance. Que fais-tu ?",
    "a": "Tu signales immédiatement l'incident à ton équipier et au chef d'agrès. Si la fuite est colmatable, ton équipier pose un obturateur (collier de réparation) sans couper l'alimentation. Sinon, tu fais commander une fermeture préalable avant remplacement du tuyau (même logique que le prolongement, ETB-6) : jamais de manipulation sous pression directe.",
    "c": [],
    "e": "Les précautions au feu incluent la pose d'un obturateur en cas de fuite ; les colliers font partie des matériels clés de l'établissement. Si le colmatage n'est pas possible, on retrouve la règle du prolongement sécurisé : fermeture préalable, action sur le tuyau, remise en eau progressive — jamais de coupure ou de remplacement sous pression. (GTO Établissements — matériels clés, ETB-6 ; référentiel INC1 — précautions tuyaux)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Tu dois alimenter un second engin à 150 m sur une seule prise DN100 disponible. Ton équipier te propose de poser une réduction 100/65. Acceptes-tu, et que commandes-tu à la place si besoin ?",
    "a": "Non : la réduction 100/65 engendre une perte de charge marquée, à éviter en longue distance. Tu commandes un établissement conservé en DN100 sur toute la longueur (ou l'ajout d'un collecteur/relais si le débit l'exige), pas une réduction sur 150 m.",
    "c": [],
    "e": "La règle sur la réduction 100/65 est claire : perte de charge marquée, à éviter en longue distance. En tant que chef d'équipe, tu dois écarter une proposition qui semble pratique mais dégraderait le débit disponible pour l'attaque (principe physique confirmé — la consigne précise n'est pas sourcée nommément dans le fonds pour ce couple de diamètres)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Le feu que tu combats dépasse la capacité de ta lance Ø70 (façade entière embrasée, débit insuffisant). Est-ce à toi de décider de mettre en œuvre une lance canon ?",
    "a": "Non : la lance canon relève d'un établissement particulier (ETB-5), décidé par le chef d'agrès ou le COS selon la stratégie retenue. Ton rôle est de rendre compte que ton débit est insuffisant pour le volume à traiter et d'attendre l'ordre, pas d'engager seul un établissement particulier.",
    "c": [],
    "e": "Le chef d'équipe connaît la limite de sa responsabilité : constater et rendre compte d'un besoin qui dépasse son établissement, sans décider seul d'une manœuvre qui engage d'autres moyens (ETB-5, coordination COS). (GTO Établissements — manœuvres ETB, rôle opérationnel)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Tu aspires sur un point d'eau naturel : en cours d'intervention, le niveau baisse et la hauteur d'aspiration réelle atteint 6,5 m. Que fais-tu ?",
    "a": "Tu es au-delà de la limite de 5,5 m d'aspiration : risque de perte d'amorçage. Tu en rends compte à ton chef d'agrès et tu cherches une solution : rapprocher la motopompe si possible, ou basculer sur une motopompe flottante (MPF) au bord de l'eau, voire un autre point d'eau.",
    "c": [],
    "e": "La hauteur géométrique d'aspiration maxi de 5,5 m (SDIS 91) n'est pas figée dans le temps : un niveau d'eau qui baisse pendant une intervention longue peut faire sortir l'établissement de cette limite. C'est un point de vigilance à surveiller et à signaler, pas une donnée à vérifier une seule fois au départ. (GDR Guide technique DECI SDIS 91 v2, fiche II.10, p. 31 ; référentiel INC1 SDIS 91, déc. 2002, p. 4)"
   }
  ]
 },
 {
  "id": "lances",
  "domain": "incendie",
  "ic": "🧯",
  "t": "Lances, jets & techniques d'extinction",
  "fig": [
   [
    "LDT (Ø25/33)",
    "80 · 130 · 230 · 300 L/min · 6-7 bar"
   ],
   [
    "Lance Ø45 (LDJR/LDV)",
    "150 · 250 · 350 · 500 L/min · 6 bar (plage usuelle 125-500 L/min)"
   ],
   [
    "Lance Ø70",
    "500 à 1000 L/min"
   ],
   [
    "Lance canon",
    "1000 à 3000 L/min et +"
   ],
   [
    "Queue de paon",
    "protection · ventilation hydraulique · rideau d'eau"
   ],
   [
    "Gas cooling",
    "impulsions courtes ½ s + longues 2-5 s"
   ],
   [
    "Attaque d'atténuation",
    "jet droit, débit mini 250 L/min"
   ],
   [
    "Types de jets",
    "5 types (droit, brisé, diffusé d'attaque, diffusé de protection, purge)"
   ],
   [
    "Techniques d'extinction",
    "8 techniques (TDE-1 à TDE-8)"
   ],
   [
    "Devoirs du porte-lance",
    "10 devoirs (doc pédagogique SDIS 91 INC1, formation équipiers, 12/2002, p.41-42)"
   ],
   [
    "Pression maxi tuyau",
    "15 bars"
   ]
  ],
  "s": "<h3>Lances : la LDJR remplace les lances à ajutage fixe</h3>\n  <p>La doctrine DGSCGC actuelle utilise exclusivement des <strong>lances à débit et jet réglables (LDJR)</strong>, aussi appelées <strong>lances à débit variable (LDV)</strong>. La nomenclature retient désormais le <strong>diamètre de la lance (DN, mm)</strong>, sans ajutage.</p>\n  <div class=\"note\"><strong>Obsolète — ne plus enseigner</strong> : les lances à ajutage fixe de l'INC1 2002 (LDT 20/7, petite lance 40/14, grosse lance 65/18, grande puissance 100/25) ne sont plus la référence. Si un ancien support les mentionne, il s'agit de vocabulaire abandonné.</div>\n  <h3>Lances et débits</h3>\n  <table><thead><tr><th>Lance</th><th>Débit</th><th>Emploi</th></tr></thead><tbody>\n  <tr><td><strong>LDT</strong> (Ø25/33)</td><td>80 / 130 / 230 / 300 L/min (6-7 bar)</td><td>1er moyen rapide, feu naissant, locaux</td></tr>\n  <tr><td><strong>LDJR/LDV Ø45</strong></td><td>150 / 250 / 350 / 500 L/min (6 bar) — plage usuelle 125 à 500 L/min</td><td>ligne d'attaque de référence, moyen usuel feux de structure</td></tr>\n  <tr><td><strong>Ø70</strong></td><td>500 à 1000 L/min</td><td>feu développé, gros débit</td></tr>\n  <tr><td><strong>Canon</strong></td><td>1000 à 3000 L/min et +</td><td>attaque massive, atténuation à distance</td></tr>\n  <tr><td><strong>Queue de paon</strong></td><td>débit ajustable</td><td>protection hydraulique, rideau d'eau, ventilation hydraulique</td></tr>\n  </tbody></table>\n  <p class=\"note\">Devoir du porte-lance : respecter scrupuleusement le débit commandé par le chef d'agrès, ne jamais afficher un débit supérieur sans ordre.</p>\n  <h3>Les 5 types de jets (doctrine DGSCGC)</h3>\n  <table><thead><tr><th>Jet</th><th>Usage</th></tr></thead><tbody>\n  <tr><td><strong>Jet droit</strong></td><td>portée maxi, pénétration, mouillage et refroidissement des matériaux en feu</td></tr>\n  <tr><td><strong>Jet brisé</strong></td><td>grosses gouttes, limite l'effet cinétique du jet droit sur des surfaces combustibles</td></tr>\n  <tr><td><strong>Jet diffusé d'attaque</strong></td><td>cône étroit (30 à 60°), gas cooling, attaque massive, ventilation hydraulique</td></tr>\n  <tr><td><strong>Jet diffusé de protection</strong></td><td>cône large, bouclier thermique (anges danseurs), protection du binôme</td></tr>\n  <tr><td><strong>Jet purge</strong></td><td>grosses gouttes, refroidissement direct des matériaux, déblai, faibles débits</td></tr>\n  </tbody></table>\n  <div class=\"note\"><strong>Vocabulaire abandonné</strong> : « jet pluie » et « jet bâton » (INC1 2002) ne sont plus employés par la doctrine actuelle.</div>\n  <h3>Les 8 techniques d'extinction (TDE)</h3>\n  <ol>\n    <li><strong>TDE-1 Gas cooling</strong> (refroidissement des gaz chauds) : impulsions <strong>courtes (½ s)</strong> et <strong>longues (2-5 s)</strong> en jet diffusé d'attaque, dans le plan neutre. But : prévenir l'embrasement <em>sans</em> surproduction de vapeur.</li>\n    <li><strong>TDE-2 Extinction directe</strong> : <em>painting</em> (mouillage), <em>penciling</em> (jet droit bref précis), <em>ricochet</em> (plafond/paroi).</li>\n    <li><strong>TDE-3 Extinction indirecte</strong> : jet diffusé en volume clos → vapeur → étouffement. Forte production de vapeur, à maîtriser, binôme sécurisé ; jamais avec victimes ou équipes à l'intérieur non protégées.</li>\n    <li><strong>TDE-4 Attaque combinée massive</strong> : mouvements <strong>T, Z, O, 8</strong>, fort débit, volume embrasé/pré-flashover.</li>\n    <li><strong>TDE-5 Pré-backdraft / backdraft</strong> : reconnaître les signes, gas cooling à distance, ouverture contrôlée.</li>\n    <li><strong>TDE-6 Repli sous protection hydraulique</strong> : impulsions (courtes ou longues) en se repliant, <strong>face au feu</strong> ; jet diffusé de protection large réservé aux cas exceptionnels (chaleur sur toute la hauteur, au-dessus du plan neutre).</li>\n    <li><strong>TDE-7 Feu au vent (effet chalumeau)</strong> : se positionner du côté exposé au vent (vent dans le dos), pas d'ouverture sous le vent ; privilégier l'atténuation (TDE-8) si l'ouvrant est à portée de lance.</li>\n    <li><strong>TDE-8 Attaque d'atténuation</strong> : depuis l'extérieur, <strong>jet droit, 250 L/min mini</strong>, prépare l'attaque intérieure — <em>jamais</em> avec une équipe non protégée à l'intérieur.</li>\n  </ol>\n  <div class=\"note\"><strong>Plan neutre</strong> = interface fumée chaude / air froid. On le maintient <strong>haut</strong> par refroidissement. <strong>Règle d'or</strong> : bonne eau, bon endroit, bon moment — et jamais deux stratégies simultanées sur le même volume.</div>\n  <h3>Attaque intérieure, extérieure, atténuation</h3>\n  <ul>\n    <li><strong>Attaque intérieure</strong> : privilégiée dès que l'engagement est possible ; reconnaissance, eau à la lance, binôme ARI.</li>\n    <li><strong>Attaque extérieure</strong> : feux pleinement développés inaccessibles, risque d'effondrement, absence de victime sauvable.</li>\n    <li><strong>Attaque d'atténuation (TDE-8)</strong> : transition extérieure → intérieure, abaisse la puissance du feu sans générer de vapeur sur les victimes ; jamais simultanément avec une équipe intérieure non protégée.</li>\n  </ul>\n  <h3>Progression de la lance</h3>\n  <ul>\n    <li>Lance <strong>chargée, purgée, essayée</strong> avant engagement.</li>\n    <li>Tuyau <strong>en S ou en boucles</strong> derrière le binôme, réserve de mou.</li>\n    <li>Progression <strong>basse</strong> (accroupie, à genoux), main sur le robinet.</li>\n    <li>Porte : toucher du <strong>dos de la main gantée</strong>, ouverture maîtrisée avec de l'eau à la lance, gas cooling avant franchissement.</li>\n    <li>Attaque : jet diffusé dirigé d'abord vers la <strong>partie haute des flammes</strong>, puis descend progressivement vers la base ; se rapprocher (<em>agir de près</em>) dès que le jet se divise avant d'atteindre la base.</li>\n  </ul>\n  <h3>Les 10 devoirs du porte-lance</h3>\n  <ol>\n    <li>Se placer sur le plan du feu (ou un peu au-dessus) pour atteindre la base des flammes, dans le secteur attribué.</li>\n    <li>Respecter scrupuleusement le débit commandé par le chef d'agrès ; n'afficher un débit supérieur que sur ordre.</li>\n    <li>Arrêter la propagation en manœuvrant d'abord sur le foyer principal, côté le plus menacé, puis sur les foyers secondaires.</li>\n    <li>En local fermé, n'ouvrir la porte qu'avec de l'eau à la lance, se placer au sol, à l'abri des retours de flammes.</li>\n    <li><strong>Agir de près</strong> : se rapprocher dès que le jet se divise avant d'atteindre la base des flammes.</li>\n    <li>Attaquer en approchant le foyer, choisir le jet adapté.</li>\n    <li>Diriger initialement le jet diffusé vers la partie haute des flammes puis descendre vers la base.</li>\n    <li>Ne projeter que l'eau strictement nécessaire ; fermer le robinet lors des déplacements.</li>\n    <li>Ne pas diriger constamment le jet sur le même point ; noircir les parties en bois ; éviter vitres et objets fragiles.</li>\n    <li>Maintenir la liaison avec les voisins ; prévenir l'officier ou le sous-officier chef de secteur des changements d'emplacement.</li>\n  </ol>\n  <h4>Rôle d'aide (double porte-lance / équipier)</h4>\n  <ul>\n    <li>Aide le porte-lance dans sa mission et le relève si nécessaire.</li>\n    <li>Écarte ou déblaie tout ce qui fait obstacle à la lance ou au jet (porte à enfoncer, meuble à dégager).</li>\n    <li>Veille à la sécurité du porte-lance et du binôme.</li>\n    <li>Entraîne hors du foyer les parties qui menacent de s'écrouler.</li>\n    <li>Assure la liaison du porte-lance avec les voisins et avec le chef de secteur.</li>\n  </ul>\n  <h3>Rôle du chef d'équipe</h3>\n  <h4>Ton rôle de chef d'équipe</h4>\n  <ul>\n    <li><strong>Tu vérifies</strong> : l'ARI, l'EPI complet, les moyens radio et la lampe de ton équipier ; la purge et la pression à la lance avant l'engagement.</li>\n    <li><strong>Tu commandes</strong> : le débit et le type de jet adaptés à la configuration (LDT, Ø45, Ø70, canon) ; l'ordre d'action sur les foyers (principal, côté le plus menacé, puis secondaires) ; les gestes de ton équipier (déblai d'obstacle, double à la lance sur fort débit, couverture de l'arrière).</li>\n    <li><strong>Tu rends compte</strong> au chef d'agrès : dès que tu atteins une zone sûre après un repli, dès qu'un établissement devient insuffisant (sous-dimensionnement), et à chaque changement d'emplacement (liaison avec les voisins et le chef de secteur).</li>\n    <li><strong>Tes points de vigilance et critères de repli</strong> : signes de flashover ou de backdraft, jet et débit non adaptés au volume, une seule stratégie (intérieure, extérieure, atténuation) à la fois sur un même volume — décidée par le chef d'agrès ou le COS, pas par toi seul. En cas de doute sur la stratégie ou de besoin de renfort hydraulique : tu alertes, tu ne t'entêtes pas avec un moyen sous-dimensionné.</li>\n  </ul>\n  <h3>Erreurs classiques à éviter</h3>\n  <ul>\n    <li>Ouvrir une porte sans lance chargée ni lecture préalable.</li>\n    <li>Saturer un volume en vapeur (extinction indirecte mal dosée) avec équipes/victimes à l'intérieur.</li>\n    <li>Attaquer un feu sous le vent (effet chalumeau) sans s'être positionné en amont.</li>\n    <li>Sur-débiter une LDT sur feu naissant : dégâts d'eau, perte de mobilité.</li>\n    <li>Sous-dimensionner l'établissement : Ø45 seul sur feu développé nécessitant Ø70 ou canon.</li>\n    <li>Confondre attaque extérieure et attaque d'atténuation : la seconde prépare l'intérieure, elle ne la remplace pas.</li>\n  </ul>\n  <p class=\"src\">Source : Guide de techniques opérationnelles (GTO) Établissements et techniques d'extinction, DGSCGC, 29 août 2018 (vérifié sur pièce, pagination p.47 à p.106) ; les 10 devoirs du porte-lance (foyer principal, robinet, jet, liaison) proviennent du doc pédagogique SDIS 91 INC1, formation équipiers (mise à jour décembre 2002), p.41-42, section « Le devoir du porte lance » / « Double porte lance » — et non du GNR « Établissement des lances » de 1999, comme corrigé lors de la vérification du 27/07/2026 (voir <code>content/verif/lances.md</code>).</p>\n  <h4>Références</h4>\n  <ul>\n    <li><strong>GTO Établissements et techniques d'extinction</strong>, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, NP du 29 août 2018 — lances et débits (p.47-56), 5 types de jets (tableau de synthèse p.82), techniques d'extinction TDE-1 à TDE-8 (p.85-106 ; TDE-9 « moyens portatifs de projection d'agent extincteur » non finalisé à la publication), rôle du chef d'équipe porte-lance et de l'équipier (p.82-83). Édition toujours en vigueur à ce jour, sans V2 publiée (contrairement aux GTO Engagement en milieu vicié et Sauvetages et mises en sécurité, passés en V2).</li>\n    <li><strong>Doc pédagogique SDIS 91 INC1, formation équipiers</strong>, Grpt Formation, mise à jour décembre 2002, p.16-19 (lances traditionnelles à ajutage fixe, jet pluie/jet bâton, tableaux de débits LDV 22/40/65), p.41-42 (les 10 devoirs du porte-lance et le rôle du double porte-lance), p.43-44 (classes de feu). Vocabulaire de nomenclature des lances obsolète (remplacé par le GTO 2018) ; le contenu tactique (devoirs du porte-lance, classes de feu) reste cohérent avec la doctrine actuelle et sert ici de seule source précise disponible dans le fonds pour ces points.</li>\n    <li><strong>GNR « Établissement des lances : équipes en binômes »</strong>, DGSCGC, 2 février 1999, p.14, section « Précautions et devoirs du binôme » — 10 règles de pose des tuyaux et de protection du matériel (à ne pas confondre avec les 10 devoirs tactiques du porte-lance, voir ci-dessus).</li>\n    <li><strong>GNR « Équipes en binômes : utilisations des lances à eau à main »</strong>, DGSCGC, août 2007 — préambule p.3 (la stratégie d'attaque est déterminée par le chef du dispositif, pas par le porte-lance), tableau des jets (jet droit/jet diffusé, base du tableau à 5 jets du GTO 2018).</li>\n    <li><strong>GNR national « Explosion de fumées — Embrasement généralisé éclair »</strong>, DGSCGC, février 2003 — signes d'alarme du backdraft (p.17-18) et du flashover (p.50-51), conduites à tenir (p.43-49), utilisé en complément du GTO 2018 pour les fiches TDE-1/TDE-5/TDE-6.</li>\n    <li><strong>Terminologie LDJR / LDV</strong> : NON SOURÇABLE dans le fonds consulté — ni le GTO ETE 2018 (qui emploie ponctuellement « LDV » sans le définir), ni aucun autre document national du fonds n'utilisent l'acronyme « LDJR ». Cette appellation, répandue dans des supports de formation d'autres SDIS et chez les fabricants, coexiste avec « LDV » sans texte national tranchant identifié à ce jour.</li>\n  </ul>",
  "q": [
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quels sont les débits sélectionnables d'une LDT (lance sur dévidoir tournant) ?",
    "a": "80 / 130 / 230 / 300 L/min",
    "c": [
     "80 / 130 / 230 / 300 L/min",
     "125 / 250 / 500 L/min",
     "500 / 1000 L/min",
     "30 / 60 / 120 L/min"
    ],
    "e": "La LDT (Ø25/33) débite 80/130/230/300 L/min selon modèle, à 6-7 bar. C'est le 1er moyen rapide sur feu naissant. Le GTO ETE (DGSCGC, 29/08/2018, p.56) confirme les bornes « 80 à 300 L/min » ; les paliers intermédiaires 130/230 relèvent des réglages courants du matériel, non détaillés dans les textes nationaux consultés."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Débits d'une lance à main Ø45 ?",
    "a": "150 / 250 / 350 / 500 L/min",
    "c": [
     "80 à 300 L/min",
     "150 / 250 / 350 / 500 L/min",
     "500 à 1000 L/min",
     "1000 à 3000 L/min"
    ],
    "e": "La lance Ø45 (LDJR/LDV, ligne d'attaque de référence) est réglable 150/250/350/500 L/min à 6 bar. NON SOURÇABLE pour ces paliers précis : le GTO ETE (DGSCGC, 29/08/2018) ne détaille pas de paliers par diamètre ; le doc pédagogique SDIS 91 INC1 (déc. 2002, p.18) donne pour son ancien modèle LDV 40 (Ø45) un débit mini 40 / maxi 500 L/min à 6 bars — cohérent avec la borne haute mais sans confirmer les paliers 150/250/350."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Ton chef d'agrès te commande une ligne d'attaque Ø45. Quelle est la pression nominale d'utilisation de ta lance à main ?",
    "a": "6 bar",
    "c": [],
    "e": "Pression nominale de la lance Ø45 : 6 bar. En dessous, le jet et le débit se dégradent : c'est ce que tu vérifies avant d'annoncer la lance prête au chef d'agrès. (doc pédagogique SDIS 91 INC1, formation équipiers, déc. 2002, p.18 : LDV 40, pression 6 bars)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel débit véhicule une lance Ø70 ?",
    "a": "500 à 1000 L/min",
    "c": [
     "80-300 L/min",
     "150-500 L/min",
     "500 à 1000 L/min",
     "toujours 2000 L/min"
    ],
    "e": "La Ø70 sert aux feux développés : 500 à 1000 L/min. Au-delà, on passe à la lance canon (1000-3000 L/min). (doc pédagogique SDIS 91 INC1, formation équipiers, déc. 2002, p.18 : LDV 65, positions Q3=500 L/min et Q4=1000 L/min à 7 bars)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Citez les types de jets utilisés en lutte contre l'incendie et leur usage principal.",
    "a": "Jet droit (portée, pénétration, refroidissement des structures) ; jet brisé (grosses gouttes, limite l'effet cinétique sur combustible) ; jet diffusé d'attaque (cône étroit, gas cooling, extinction/protection rapprochée) ; jet diffusé de protection (cône large, bouclier thermique) ; jet purge (grosses gouttes, refroidissement direct des matériaux, déblai).",
    "c": [],
    "e": "La doctrine DGSCGC distingue 5 jets (tableau de synthèse). Les appellations « jet pluie » et « jet bâton » (INC1 2002, p.16) sont abandonnées. (GTO Établissements et techniques d'extinction, DGSCGC, 29/08/2018, p.82)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "En gas cooling (TDE-1), quelles impulsions applique-t-on ?",
    "a": "Des impulsions courtes (½ s) et longues (2-5 s) en jet diffusé d'attaque",
    "c": [
     "Un jet droit continu",
     "Des impulsions courtes (½ s) et longues (2-5 s) en jet diffusé d'attaque",
     "Un jet diffusé de protection permanent",
     "Aucune, on ferme la lance"
    ],
    "e": "On refroidit les gaz chauds par impulsions courtes (½ s maxi) ou longues (ouverture rapide puis fermeture progressive sur 2 à 5 s), sans noyer le volume de vapeur. (GTO Établissements et techniques d'extinction, DGSCGC, 29/08/2018, p.85-86, fiche TDE-1)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel est le but du refroidissement des gaz chauds (gas cooling) ?",
    "a": "Prévenir l'embrasement généralisé (rollover, flashover) sans surproduction de vapeur",
    "c": [],
    "e": "On abaisse la température de la couche haute pour éviter le flashover, tout en gardant la visibilité et sans brûler les occupants avec de la vapeur. (GTO Établissements et techniques d'extinction, DGSCGC, 29/08/2018, p.85, fiche TDE-1 « objectif »)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "En extinction directe (TDE-2), citez les trois gestes.",
    "a": "Painting (mouillage léger des surfaces chaudes) ; Penciling (jet droit bref et précis sur un foyer localisé) ; Ricochet (jet sur plafond/paroi pour couvrir une zone masquée).",
    "c": [],
    "e": "Ces gestes s'appliquent une fois la couche chaude maîtrisée, sur les foyers résiduels. (GTO Établissements et techniques d'extinction, DGSCGC, 29/08/2018, p.89-91, fiche TDE-2)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Le COS commande une attaque d'atténuation (TDE-8) sur un feu inaccessible. Qu'est-ce que c'est ?",
    "a": "Depuis l'extérieur, jet droit, 250 L/min mini, pour préparer l'attaque intérieure",
    "c": [
     "Une attaque intérieure classique",
     "Depuis l'extérieur, jet droit, 250 L/min mini, pour préparer l'attaque intérieure",
     "Un jet diffusé de protection",
     "Le déblai"
    ],
    "e": "L'atténuation abaisse la puissance du feu depuis l'extérieur AVANT l'engagement intérieur ; ce n'est pas une attaque extérieure classique. Débit 250 L/min = minimum explicitement chiffré par le GTO. (GTO Établissements et techniques d'extinction, DGSCGC, 29/08/2018, p.105-106, fiche TDE-8)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "L'attaque d'atténuation peut se faire en même temps qu'une équipe engagée à l'intérieur non protégée.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Le GTO présente l'atténuation comme une action réalisée « avant d'initier une attaque par l'intérieur » (séquencement, pas simultanéité) et rappelle le risque de brûlure par la vapeur produite en présence de personnel. NON explicitement formulé comme interdiction dans le fonds consulté, mais cohérent avec ce séquencement. (GTO Établissements et techniques d'extinction, DGSCGC, 29/08/2018, p.102 fiche TDE-6 et p.104-106 fiches TDE-7/TDE-8)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quels sont les signes d'un flashover imminent et la parade ?",
    "a": "Signes : rollover (rouleaux de flammes établies au plafond), « anges danseurs » (flammes isolées et discontinues dans la fumée), chaleur intense et écrasante, couche de fumées qui s'épaissit et se densifie rapidement. Parade : sous un rollover, les impulsions ne suffisent plus — repli immédiat en s'auto-protégeant par des impulsions pendant le retrait ; le gas cooling est un geste préventif AVANT l'apparition du rollover, pas un geste à tenter une fois les flammes établies.",
    "c": [],
    "e": "Corrigé : le GTO prévient explicitement que « réaliser des impulsions dans des Rollovers est inadapté » et qu'il faut se replier dès leur apparition, signe d'un flashover imminent — l'ancienne formulation (« gas cooling immédiat, repli si échec ») inversait l'ordre. (GTO Établissements et techniques d'extinction, DGSCGC, 29/08/2018, p.87, fiche TDE-1 ; p.101, fiche TDE-6 pour les anges danseurs ; GNR national Explosion de fumées — Embrasement généralisé éclair, DGSCGC, 2003, p.51, pour les rouleaux de flammes et la densification de la couche de fumées)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quels signes annoncent un backdraft et que fait-on ?",
    "a": "Signes : fumée sous pression qui pulse, aspiration d'air pulsée, sifflements, suies noires grasses, vitres brunies. Parade : NE PAS ouvrir, ventiler par le haut si tactique, gas cooling à distance.",
    "c": [],
    "e": "Le backdraft (explosion de fumées) survient à l'apport d'air dans un volume sous-ventilé riche en imbrûlés chauds. Signes confirmés par le GNR national Explosion de fumées — Embrasement généralisé éclair (DGSCGC, 2003, p.17-18) ; parade (ne pas ouvrir, exutoire en partie haute, refroidissement des fumées après leur échappement sans viser directement l'ouverture) confirmée p.43-45 du même GNR, et complétée par la fiche TDE-5 « situation pré-backdraft » du GTO Établissements et techniques d'extinction (DGSCGC, 29/08/2018, p.97-99 : extinction indirecte depuis la porte, inertage par percement)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Comment se replie un porte-lance sur ordre (TDE-6) ?",
    "a": "Impulsions (courtes ou longues) en se repliant, face au feu, binôme soudé",
    "c": [
     "Dos au feu, en courant",
     "Impulsions (courtes ou longues) en se repliant, face au feu, binôme soudé",
     "Lance fermée",
     "En abandonnant le tuyau"
    ],
    "e": "Corrigé : le repli sur ordre (TDE-6) s'opère d'abord par impulsions adaptées (courtes ou longues) en se repliant face au feu ; le jet diffusé de protection large est une option pour les cas exceptionnels (chaleur sur toute la hauteur, binôme au-dessus du plan neutre), pas la méthode par défaut. (GTO Établissements et techniques d'extinction, DGSCGC, 29/08/2018, p.101-102, fiche TDE-6)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quels mouvements de lance en attaque combinée massive (TDE-4) ?",
    "a": "T, Z, O, 8",
    "c": [],
    "e": "Fort débit, mouvements en T/Z/O/8 (le GTO ajoute aussi carré/rectangulaire) pour couvrir un maximum de surface, dans un volume pleinement développé (post-flashover), attaque réalisée depuis l'extérieur. (GTO Établissements et techniques d'extinction, DGSCGC, 29/08/2018, p.95-96, fiche TDE-4)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "On maintient le plan neutre le plus haut possible par refroidissement.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Le plan neutre (partie au-dessus de la veine d'arrivée d'air, où la pression due à l'accumulation de gaz et de fumées augmente) doit être maintenu haut ; le gas cooling permet de « stabiliser / rehausser le plafond de fumée » en contractant le volume refroidi. (GTO Établissements et techniques d'extinction, DGSCGC, 29/08/2018, p.85 fiche TDE-1 et p.101 fiche TDE-6 pour la définition du plan neutre)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Que désigne l'acronyme LDJR, qui a remplacé les anciennes lances à ajutage fixe (LDT 20/7, petite lance 40/14, etc.) ?",
    "a": "Lance à Débit et Jet Réglables",
    "c": [
     "Lance à Débit et Jet Réglables",
     "Lance De Jet Rapide",
     "Lance à Débit Journalier Régulé",
     "Lance de Défense Sur Jet Rétracté"
    ],
    "e": "Les lances à ajutage fixe de l'INC1 2002 (LDT 20/7, petite lance 40/14, grosse lance 65/18, grande puissance 100/25) sont bien obsolètes (confirmé : doc pédagogique SDIS 91 INC1, déc. 2002, p.19) et remplacées par des lances à débit et jet réglables nommées par diamètre. NON SOURÇABLE : l'acronyme « LDJR » lui-même n'apparaît dans aucun texte national consulté — le GTO Établissements et techniques d'extinction (DGSCGC, 29/08/2018) ne l'emploie pas et n'utilise ponctuellement que « LDV » sans le définir. L'appellation LDJR, répandue dans des supports de formation d'autres SDIS, coexiste donc avec LDV sans texte national tranchant."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Les termes « jet pluie » et « jet bâton », que l'on peut trouver dans d'anciens supports, restent employés par la doctrine actuelle.",
    "a": "Faux, ce sont des appellations de l'INC1 2002 abandonnées par la doctrine DGSCGC",
    "c": [],
    "e": "Confirmé : le doc pédagogique SDIS 91 INC1 (déc. 2002, p.16) emploie bien « jet plein ou jet bâton » et « jet pluie » ; ces termes sont absents du GTO Établissements et techniques d'extinction (DGSCGC, 29/08/2018) qui ne retient que 5 jets : droit, brisé, diffusé d'attaque, diffusé de protection, purge (p.82)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle différence fait-on entre jet brisé et jet purge, deux jets à grosses gouttes ?",
    "a": "Le jet brisé limite l'effet cinétique sur les surfaces combustibles ; le jet purge sert au refroidissement direct des matériaux, en déblai ou à faible débit",
    "c": [
     "Le jet brisé limite l'effet cinétique sur les surfaces combustibles ; le jet purge sert au refroidissement direct des matériaux, en déblai ou à faible débit",
     "Ce sont deux noms pour le même jet",
     "Le jet brisé sert au sauvetage, le jet purge à l'attaque massive",
     "Le jet purge n'existe plus dans la doctrine actuelle"
    ],
    "e": "Deux jets distincts mais à usages différents : jet brisé = envoi d'une masse d'eau sur surfaces combustibles en limitant l'effet cinétique du jet droit ; jet purge (grosses gouttes) = refroidissement direct des matériaux, en phase de déblai, à faible débit. (GTO Établissements et techniques d'extinction, DGSCGC, 29/08/2018, p.82, tableau de synthèse des jets)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Combien de devoirs/précautions du binôme liste le GNR « Établissement des lances : équipes en binômes » ?",
    "a": "10",
    "c": [],
    "e": "Corrigé (explication) : ces dix règles concernent l'établissement des tuyaux (employer le moins de tuyaux possible, éviter plis/coudes/torsions, réserve en boucle, serrer le trottoir, éviter de couper les rues) et la protection du matériel (matériaux coupants, mise à l'abri des chutes, ouverture/fermeture douce des vannes, précautions de gel, ne pas détériorer les raccords) — pas les devoirs tactiques du porte-lance en attaque (foyer principal, robinet, jet, liaison avec le chef de secteur), qui figurent dans un autre document (cf. Q19-Q21, Q27). (GNR « Établissement des lances : équipes en binômes », DGSCGC, 02/02/1999, p.14, section « Précautions et devoirs du binôme »)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Face à un local avec un foyer principal et des foyers secondaires, quel ordre respecte le porte-lance ?",
    "a": "Foyer principal, côté le plus menacé, puis foyers secondaires",
    "c": [
     "Foyer principal, côté le plus menacé, puis foyers secondaires",
     "Foyers secondaires d'abord pour gagner du temps",
     "Le foyer le plus proche de la porte, sans distinction",
     "Le foyer le plus visible depuis l'extérieur"
    ],
    "e": "Devoir n°3 du porte-lance : arrêter la propagation en manœuvrant d'abord sur le foyer principal, si possible côté le plus menacé, puis sur les foyers secondaires. Corrigé (source) : ce devoir provient du doc pédagogique SDIS 91 INC1, formation équipiers (déc. 2002), section « 9. Le devoir du porte-lance », p.41 — pas du GNR « Établissement des lances » de 1999, qui traite des précautions de pose des tuyaux, pas des devoirs tactiques en attaque."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "En tant que porte-lance, que dois-tu faire lors de tes déplacements ou quand tu ne vois plus le feu ?",
    "a": "Fermer le robinet pour économiser l'eau",
    "c": [
     "Fermer le robinet pour économiser l'eau",
     "Garder le robinet grand ouvert par sécurité",
     "Passer systématiquement en jet diffusé de protection",
     "Augmenter le débit par précaution"
    ],
    "e": "Devoir n°8 du porte-lance : ne projeter que l'eau strictement nécessaire, fermer le robinet lors des déplacements et lorsque le feu n'est plus visible. Limite les dégâts des eaux — c'est aussi ta responsabilité de chef d'équipe. Corrigé (source) : ce devoir provient du doc pédagogique SDIS 91 INC1, formation équipiers (déc. 2002), p.41 — pas du GNR « Établissement des lances » de 1999."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelles sont les missions de l'équipier qui aide le porte-lance (rôle d'aide, double porte-lance) ?",
    "a": "Aider le porte-lance et le relever si besoin ; écarter ou déblayer les obstacles (porte, meuble) ; veiller à la sécurité du binôme ; entraîner hors du foyer les parties qui menacent de s'écrouler ; assurer la liaison du porte-lance avec les voisins et le chef de secteur.",
    "c": [],
    "e": "Le rôle d'aide complète les devoirs du porte-lance. Corrigé (source) : cette liste (aide, secours, liaison) provient du doc pédagogique SDIS 91 INC1, formation équipiers (déc. 2002), p.42, section « Double porte-lance » — pas du GNR « Établissement des lances » de 1999. Point de vigilance : ce document source écrit « il entraîne DANS le foyer les parties qui menacent de s'écrouler » (p.42) — lecture jugée aberrante (probable coquille du document de 2002) ; le contenu retenu ici (« hors du foyer ») suit le principe de sécurité universellement enseigné et n'a pas été aligné sur cette formulation littérale."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "À quoi sert la queue de paon ?",
    "a": "Protection hydraulique du binôme, ventilation hydraulique, rideau d'eau (écran vertical pulvérisé)",
    "c": [],
    "e": "Montée sur ligne de Ø70, la queue de paon sert à établir un rideau d'eau face à un flux thermique, notamment pour couper la propagation entre deux bâtiments. (GTO Établissements et techniques d'extinction, DGSCGC, 29/08/2018, p.75, fiche ETB-5). NON SOURÇABLE dans le fonds consulté : l'usage en « ventilation hydraulique » spécifiquement via la queue de paon."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "L'extinction indirecte (TDE-3) consiste à…",
    "a": "Appliquer un jet diffusé en volume clos pour générer de la vapeur et étouffer le foyer",
    "c": [
     "Appliquer un jet diffusé en volume clos pour générer de la vapeur et étouffer le foyer",
     "Appliquer un jet droit précis sur un foyer localisé",
     "Refroidir les gaz chauds par impulsions courtes et longues",
     "Attaquer depuis l'extérieur avant l'engagement intérieur"
    ],
    "e": "Technique à forte production de vapeur (inertage/dilution/surpression), à privilégier sur un foyer masqué ou en situation pré-backdraft ; porte repoussée entre chaque application. (GTO Établissements et techniques d'extinction, DGSCGC, 29/08/2018, p.93, fiche TDE-3)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Comment attaque-t-on un feu soumis au vent (effet chalumeau, TDE-7) ?",
    "a": "Se positionner du côté exposé au vent (vent dans le dos), sans jamais ouvrir côté sous le vent",
    "c": [
     "Se positionner du côté exposé au vent (vent dans le dos), sans jamais ouvrir côté sous le vent",
     "Attaque directe depuis l'aval, face au vent",
     "Peu importe la position, l'essentiel est le débit",
     "Toujours par le dessus, en moyen aérien"
    ],
    "e": "Corrigé : le GTO ne parle pas d'« attaque indirecte » ni d'« amont hydraulique » pour ce cas, mais recommande de lire le cheminement de l'air, de gérer les ouvrants, d'éviter d'être exposé au flux et d'attaquer « avec le vent dans le dos » ; l'attaque d'atténuation (TDE-8) est à privilégier si l'ouvrant est à portée de lance, avant une attaque intérieure. Ouvrir côté sous le vent exposerait le binôme à l'effet chalumeau. (GTO Établissements et techniques d'extinction, DGSCGC, 29/08/2018, p.103-104, fiche TDE-7)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Citez au moins trois erreurs classiques à éviter en établissement ou en attaque, selon le GTO ETEX.",
    "a": "Ouvrir une porte sans lance chargée ni lecture préalable ; saturer un volume en vapeur (extinction indirecte mal dosée) avec équipes/victimes à l'intérieur ; attaquer un feu sous le vent sans s'être positionné en amont ; sur-débiter une LDT sur feu naissant ; sous-dimensionner l'établissement (Ø45 seul sur feu développé nécessitant Ø70/canon) ; confondre attaque extérieure et attaque d'atténuation.",
    "c": [],
    "e": "Corrigé (source) : le GTO Établissements et techniques d'extinction (DGSCGC, 29/08/2018) ne comporte pas de §12 de synthèse des erreurs ; chaque erreur listée se déduit des mises en garde propres à chaque fiche consultée (TDE-1 p.87 sur le rollover, TDE-3 p.93 sur la vapeur, TDE-7 p.103-104 sur le vent, principes hydrauliques p.47-51 sur le sous-dimensionnement, TDE-7/TDE-8 p.104-106 sur la confusion atténuation/extérieure)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Avant d'engager ton binôme dans l'attaque, que vérifies-tu et que commandes-tu à ton équipier ?",
    "a": "Tu vérifies l'ARI, l'EPI complet, les moyens radio et la lampe de ton équipier, ainsi que la purge et la pression à la lance ; tu commandes le débit et le type de jet adaptés à la configuration observée.",
    "c": [],
    "e": "Le commandement du débit et du type de jet adaptés revient au chef d'équipe porte-lance, en concertation avec le chef d'agrès (GTO Établissements et techniques d'extinction, DGSCGC, 29/08/2018, p.82-83, section « rôle du chef d'équipe (porte-lance) »). NON SOURÇABLE dans le fonds consulté : la liste précise des contrôles avant engagement (ARI, EPI, moyens radio, lampe, purge, pression à la lance) est une pratique de sécurité standard, mais ce détail-là n'est pas formulé comme tel dans les pages du GTO ETE consacrées au rôle du binôme."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton chef d'agrès te commande « 500 L/min sur ta LDJR Ø45 ». Que dois-tu impérativement respecter en exécutant cet ordre ?",
    "a": "Le débit commandé exactement ; tu n'affiches un débit supérieur que sur un nouvel ordre du chef d'agrès",
    "c": [
     "Le débit commandé exactement ; tu n'affiches un débit supérieur que sur un nouvel ordre du chef d'agrès",
     "Un débit de ton choix tant qu'il reste dans la plage 125-500 L/min",
     "Le débit maximal de la lance par sécurité",
     "Le débit minimal pour économiser l'eau"
    ],
    "e": "Devoir n°2 du porte-lance : respecter scrupuleusement le débit commandé par le chef d'agrès, ne jamais en afficher un supérieur sans ordre. Corrigé (source) : ce devoir provient du doc pédagogique SDIS 91 INC1, formation équipiers (déc. 2002), p.41 — pas du GNR « Établissement des lances » de 1999 ; principe cohérent avec la concertation chef d'agrès/chef d'équipe décrite par le GTO Établissements et techniques d'extinction (DGSCGC, 29/08/2018, p.82)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Pendant l'attaque, qui décide du geste à la lance (impulsion, jet droit, diffusé) et comment le binôme communique-t-il si le bruit gêne la voix ?",
    "a": "Le chef d'équipe porte-lance décide du geste, en lisant le feu et en gardant un contact visuel ou tactile permanent avec son équipier ; le binôme communique par annonces courtes, reformulation systématique, et par signaux tactiles si le bruit empêche la voix.",
    "c": [],
    "e": "Coordination binôme permanente décrite dans le rôle opérationnel du GTO Établissements et techniques d'extinction (DGSCGC, 29/08/2018, p.82-83, sections « rôle du chef d'équipe » et « rôle de l'équipier »)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Que fait ton équipier pendant que tu portes la lance en attaque ?",
    "a": "Il gère le tuyau (mou, coudes, passage), double à la lance si fort débit, couvre l'arrière et communique avec la division d'attaque",
    "c": [
     "Il gère le tuyau (mou, coudes, passage), double à la lance si fort débit, couvre l'arrière et communique avec la division d'attaque",
     "Il porte systématiquement une deuxième lance en parallèle",
     "Il reste en retrait sans contact avec le porte-lance",
     "Il prend la décision du geste à la place du chef d'équipe"
    ],
    "e": "Répartition des rôles du binôme confirmée pour l'essentiel (gestion du tuyau, coudes, zones à risque, vision à 360°) par le GTO Établissements et techniques d'extinction (DGSCGC, 29/08/2018, p.83, « rôle de l'équipier »). NON SOURÇABLE tel quel dans le fonds consulté : le « double à la lance sur fort débit » et la communication avec « la division d'attaque » (qui désigne un répartiteur hydraulique, pas une équipe) ne sont pas formulés ainsi dans les textes consultés."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Après un repli sous protection hydraulique, à quel moment rends-tu compte au chef d'agrès ?",
    "a": "Dès que la zone sûre est atteinte",
    "c": [],
    "e": "Le repli s'exécute face au feu (impulsions adaptées, cf. Q12), binôme soudé ; le compte-rendu au chef d'agrès intervient dès l'arrivée en zone sûre, cohérent avec le principe général « le porte-lance rend compte régulièrement au chef d'agrès ». (GTO Établissements et techniques d'extinction, DGSCGC, 29/08/2018, p.83 et p.101, fiche TDE-6)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "En tant que chef d'équipe porte-lance, tu peux changer seul de stratégie d'attaque (intérieure, extérieure, atténuation) si tu juges que ça ira plus vite.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Corrigé (source) : le GNR national rappelle que la tactique d'attaque initiale est fixée par le chef du dispositif (chef d'agrès, chef de secteur…) ; c'est ensuite au binôme d'attaque de choisir comment utiliser sa lance pour l'exécuter au mieux selon la situation rencontrée. La stratégie n'appartient donc pas au porte-lance, qui l'exécute et rend compte s'il constate une inadéquation. (GNR Équipes en binômes : utilisations des lances à eau à main, DGSCGC, août 2007, préambule p.3 ; cohérent avec le principe de concertation du GTO Établissements et techniques d'extinction, DGSCGC, 29/08/2018, p.82)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Un premier passage de gas cooling a maîtrisé la couche de fumée chaude ; il reste un foyer résiduel localisé au sol. Quelle technique emploies-tu maintenant ?",
    "a": "TDE-2 Extinction directe (painting, penciling ou ricochet selon la configuration)",
    "c": [
     "TDE-2 Extinction directe (painting, penciling ou ricochet selon la configuration)",
     "TDE-3 Extinction indirecte en volume clos",
     "TDE-4 Attaque combinée massive",
     "TDE-8 Attaque d'atténuation depuis l'extérieur"
    ],
    "e": "Une fois la couche chaude maîtrisée par le gas cooling, on passe à l'extinction directe sur les foyers résiduels : painting (mouillage léger), penciling (jet droit bref et précis) ou ricochet (plafond/paroi) — enchaînement explicitement décrit par le GTO : « permet aux intervenants de se rapprocher suffisamment du sinistre pour pouvoir ensuite le traiter plus efficacement en utilisant une attaque directe ». (GTO Établissements et techniques d'extinction, DGSCGC, 29/08/2018, p.85 fiche TDE-1 et p.89-91 fiche TDE-2)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "En cuisine, tu arrives sur un feu de friteuse (huile en ignition) et ton équipier te tend la lance. Que décides-tu ?",
    "a": "Tu refuses : c'est un feu de classe B, l'eau projetée sur l'huile très chaude provoquerait une projection de liquide enflammé",
    "c": [
     "Tu refuses : c'est un feu de classe B, l'eau projetée sur l'huile très chaude provoquerait une projection de liquide enflammé",
     "Tu ouvres un jet diffusé de protection sur la friteuse",
     "Tu attaques directement au jet droit à distance",
     "Tu appliques un gas cooling avant d'attaquer à l'eau"
    ],
    "e": "Les huiles et graisses sont classées feu de classe B (liquides et solides liquéfiables) par la norme européenne EN2, reprise dans le doc pédagogique SDIS 91 INC1 (déc. 2002, p.43). NON SOURÇABLE tel quel dans le fonds consulté : ce document ne cite explicitement l'eau comme proscrite que sur les métaux (potassium, calcium, aluminium…) et le courant électrique (p.44), pas nommément sur les huiles/graisses — le risque de projection de liquide enflammé par vaporisation brutale au contact d'une huile très chaude est un fait de sécurité incendie bien établi mais non formulé mot pour mot dans ce fonds pour ce cas précis."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Ta ligne Ø45 seule ne suffit plus face à un feu qui se développe rapidement. Que fais-tu ?",
    "a": "Tu rends compte immédiatement au chef d'agrès pour demander un renfort hydraulique (passage à un Ø70 ou une lance canon), plutôt que de t'entêter avec un établissement sous-dimensionné.",
    "c": [],
    "e": "Le sous-dimensionnement (Ø45 seul sur feu développé nécessitant Ø70 ou canon) découle des principes hydrauliques de base (débit/pertes de charge, GTO Établissements et techniques d'extinction, DGSCGC, 29/08/2018, p.47-51) ; le chef d'équipe alerte, il ne décide pas seul du renfort (cf. Q31)."
   }
  ]
 },
 {
  "id": "gaz",
  "domain": "incendie",
  "ic": "🔥",
  "t": "Gaz, LIE/LSE & phénomènes thermiques",
  "fig": [
   [
    "Méthane (gaz naturel)",
    "LIE 5 % – LSE 15 %"
   ],
   [
    "Propane",
    "LIE 2,1 % – LSE 9,5 %"
   ],
   [
    "Butane",
    "LIE 1,8 % – LSE 8,4 %"
   ],
   [
    "Monoxyde de carbone (CO)",
    "LIE 12,5 % – LSE 74,2 %"
   ],
   [
    "Hydrogène",
    "LIE 4,1 % – LSE 74,8 %"
   ],
   [
    "Acétylène",
    "LIE 2,3 % – LSE 83 %"
   ],
   [
    "Hydrogène sulfuré (H₂S) — « gaz des égoutiers »",
    "LIE 4 % – LSE 46 % — toxique, plus lourd que l'air"
   ],
   [
    "O₂ — seuil ARI",
    "< 19 % — seuil national DGSCGC = seuil SDIS 91 (identique)"
   ],
   [
    "CO 1 000 ppm (0,1 %)",
    "décès en 1 à 3 h"
   ],
   [
    "CO 10 000 ppm (1 %)",
    "mort en environ 3 min"
   ],
   [
    "Température d'auto-inflammation méthane",
    "≈ 540 °C (GrDF/SDIS70)"
   ],
   [
    "Zone d'exclusion fuite de gaz",
    "50 m — valeur nationale par défaut (canalisation de distribution), adaptable par le COS"
   ],
   [
    "Zone contrôlée fuite de gaz",
    "100 m — valeur nationale par défaut (canalisation de distribution), adaptable par le COS"
   ],
   [
    "Foisonnement mousse",
    "bas < 20, moyen 20-200, haut > 200"
   ]
  ],
  "s": "<h3>Le triangle et le tétraèdre du feu</h3>\n  <p>La <strong>combustion</strong> est une réaction exothermique (elle dégage de la chaleur) entre l'oxygène de l'air (comburant) et une substance combustible. Le <strong>feu</strong> est la manifestation visible de la combustion ; l'<strong>incendie</strong> est un feu qui se propage et échappe au contrôle de l'homme.</p>\n  <p><strong>Triangle du feu</strong> — trois éléments simultanément présents pour amorcer et entretenir une combustion :</p>\n  <ul>\n    <li><strong>Combustible</strong> (solide, liquide ou gazeux)</li>\n    <li><strong>Comburant</strong> (l'oxygène de l'air)</li>\n    <li><strong>Énergie d'activation</strong> (source de chaleur)</li>\n  </ul>\n  <p><strong>Tétraèdre du feu</strong> — pour que la combustion <em>se maintienne</em> dans la durée, il faut aussi la <strong>réaction en chaîne</strong> (propagation moléculaire). C'est ce 4ᵉ côté que vise le procédé d'<strong>inhibition</strong> (poudre chimique, gaz halogénés).</p>\n  <div class=\"note\"><span class=\"warn\">⚠️</span> Supprimer <strong>un seul</strong> côté du triangle ou du tétraèdre suffit à éteindre : c'est la base des 4 procédés d'extinction DGSCGC (voir plus bas).</div>\n  <h3>Causes et modes de propagation</h3>\n  <p><strong>Causes des incendies</strong> : humaines (imprudence, malveillance, négligence), naturelles (foudre, soleil, fermentation), énergétiques (frottement, réactions chimiques, arcs électriques).</p>\n  <p><strong>Transmission de la chaleur</strong> (3 modes) :</p>\n  <ul>\n    <li><strong>Rayonnement</strong> — tout corps chauffé émet une énergie absorbable par un autre corps, qui devient à son tour énergie d'activation.</li>\n    <li><strong>Conduction</strong> — transmission par la masse des matériaux (cloisons, poutres métalliques, conduits).</li>\n    <li><strong>Convection</strong> — transport de chaleur par le mouvement des fluides (gaz chauds, fumées qui montent) ; c'est le mode qui explique la propagation par les fumées.</li>\n  </ul>\n  <p><strong>Déplacement de substances en ignition</strong> : par les gaz (nappes de gaz combustibles qui se déplacent horizontalement ou verticalement et se réenflamment au contact d'oxygène, simulant plusieurs foyers), par les liquides (transfert ou épandage qui augmente la surface d'évaporation), par les solides (projection de brandons ou d'escarbilles).</p>\n  <p><strong>Effets de l'incendie</strong> sur les personnes et les biens : effets directs (brûlures par les flammes ou les matériaux en ignition, intoxication par les gaz de combustion) et effets indirects (destruction de biens, pertes économiques, atteintes à l'environnement et au patrimoine).</p>\n  <h3>Classes de feu et agents extincteurs (norme EN2)</h3>\n  <table><thead><tr><th>Classe</th><th>Nature</th><th>Exemples</th><th>Agents adaptés</th></tr></thead><tbody>\n  <tr><td>A</td><td>Solides</td><td>Bois, papier, tissus, certains plastiques</td><td>Eau (très efficace), mousse</td></tr>\n  <tr><td>B</td><td>Liquides et solides liquéfiables</td><td>Hydrocarbures, acétone, alcool, solvants, graisses, huiles</td><td>Mousse, poudre, CO₂</td></tr>\n  <tr><td>C</td><td>Gaz</td><td>Propane, butane, gaz naturel, gaz manufacturé</td><td>Coupure d'alimentation, poudre</td></tr>\n  <tr><td>D</td><td>Métaux</td><td>Limaille de fer, poudre d'aluminium, de magnésium, sodium</td><td>Ciment, sable, poudres spéciales</td></tr>\n  </tbody></table>\n  <div class=\"note\"><span class=\"warn\">⚠️</span> <strong>Eau formellement proscrite</strong> sur : potassium, calcium, aluminium, oxyde de fer et autres métaux en fusion (classe D), et sur le <strong>courant électrique</strong> sous tension.</div>\n  <h3>Les 4 procédés d'extinction</h3>\n  <p>Chaque procédé agit sur un côté du triangle (ou du tétraèdre) du feu :</p>\n  <table><thead><tr><th>Procédé</th><th>Principe</th><th>Côté supprimé</th><th>Moyens types</th></tr></thead><tbody>\n  <tr><td>Refroidissement</td><td>Abaisser la température du combustible sous son point d'inflammation</td><td>Énergie d'activation</td><td>Eau (jet diffusé), gas cooling</td></tr>\n  <tr><td>Étouffement</td><td>Isoler le combustible du comburant (oxygène)</td><td>Comburant</td><td>Mousse, CO₂, couverture anti-feu, vapeur d'eau en volume clos</td></tr>\n  <tr><td>Isolement</td><td>Séparer le combustible de la zone de combustion, ou couper son alimentation</td><td>Combustible</td><td>Fermeture vanne gaz, coupure électrique, pompage hydrocarbures</td></tr>\n  <tr><td>Inhibition</td><td>Interrompre la réaction chimique en chaîne</td><td>Réaction en chaîne (4ᵉ côté)</td><td>Poudre chimique (ABC/BC), gaz halogénés</td></tr>\n  </tbody></table>\n  <p>L'eau agit principalement par <strong>refroidissement</strong> (forte absorption de chaleur), secondairement par <strong>étouffement</strong> (dilatation de la vapeur en volume clos). La mousse (eau + émulseur + air) agit par <strong>étouffement</strong> ; son taux de foisonnement F (volume de mousse / volume de solution moussante) est dit <strong>bas</strong> si F &lt; 20, <strong>moyen</strong> si 20 &lt; F &lt; 200, <strong>haut</strong> si F &gt; 200. Le <strong>taux de concentration</strong> désigne le pourcentage d'émulseur dans la solution moussante (exemple : 5 % = 5 L d'émulseur pour 95 L d'eau). L'eau doit son fort pouvoir de refroidissement à sa chaleur latente de vaporisation élevée (≈ 2 260 kJ/kg) ; la poudre agit par inhibition, action rapide mais sans effet refroidissant, avec un risque de reprise du feu.</p>\n  <h3>LIE et LSE</h3>\n  <p><strong>LIE</strong> (limite inférieure d'explosivité) = concentration minimale de gaz/vapeur dans l'air en dessous de laquelle le mélange est <strong>trop pauvre</strong> pour s'enflammer. <strong>LSE</strong> (limite supérieure) = concentration maximale au-dessus de laquelle le mélange est <strong>trop riche</strong> (manque de comburant). Entre les deux = <strong>domaine d'explosivité / d'inflammabilité</strong>.</p>\n  <table><thead><tr><th>Gaz</th><th>LIE (%vol)</th><th>LSE (%vol)</th></tr></thead><tbody>\n  <tr><td>Méthane (gaz naturel)</td><td>5</td><td>15</td></tr>\n  <tr><td>Propane</td><td>2,1</td><td>9,5</td></tr>\n  <tr><td>Butane</td><td>1,8</td><td>8,4</td></tr>\n  <tr><td>Monoxyde de carbone (CO)</td><td>12,5</td><td>74,2</td></tr>\n  <tr><td>Hydrogène</td><td>4,1</td><td>74,8</td></tr>\n  <tr><td>Acétylène</td><td>2,3</td><td>83</td></tr>\n  <tr><td>Hydrogène sulfuré (H₂S)</td><td>4</td><td>46</td></tr>\n  </tbody></table>\n  <div class=\"note\"><span class=\"warn\">⚠️</span> Ces valeurs sont celles de l'annexe E (« Plages d'explosivité et densités »), p. 155, du GDO <em>Interventions en présence de gaz</em>, DGSCGC, décembre 2021 — la référence nationale opérationnelle propre au risque gaz. Elles diffèrent légèrement de certaines fiches toxicologiques INRS (destinées à un usage santé au travail, pas à la doctrine sapeur-pompier) : c'est le tableau du GDO qui fait foi pour cet examen.</div>\n  <h3>Comportement des gaz (densité par rapport à l'air)</h3>\n  <ul>\n    <li><strong>Plus légers que l'air → montent et s'accumulent en hauteur</strong> : gaz naturel/méthane, hydrogène.</li>\n    <li><strong>Plus lourds que l'air → stagnent au sol / en point bas</strong> : propane, butane (GPL), vapeurs d'hydrocarbures, <strong>hydrogène sulfuré</strong>.</li>\n    <li><strong>CO ≈ densité de l'air</strong> (0,967) : il se mélange dans tout le volume — <em>inodore, incolore</em>, donc particulièrement traître.</li>\n  </ul>\n  <div class=\"note\"><span class=\"warn\">⚠️</span> Densités : GDO <em>Interventions en présence de gaz</em>, DGSCGC (déc. 2021), annexe E, p. 155.</div>\n  <h3>Toxicité du monoxyde de carbone (CO)</h3>\n  <table><thead><tr><th>Concentration</th><th>Effets</th></tr></thead><tbody>\n  <tr><td>1 000 ppm (0,1 %)</td><td>Décès en 1 à 3 h</td></tr>\n  <tr><td>10 000 ppm (1 %)</td><td>Mort en environ 3 min</td></tr>\n  </tbody></table>\n  <p>Le CO a 230 fois plus d'affinité avec l'hémoglobine que l'oxygène : même en petite quantité dans l'air, il se fixe rapidement sur le sang (carboxyhémoglobine) et prive l'organisme d'oxygène. Une personne décède généralement lorsque son taux de carboxyhémoglobine dépasse 40 %. (GDO <em>Interventions en présence de gaz</em>, DGSCGC, déc. 2021, p. 93)</p>\n  <h3>Hydrogène sulfuré (H₂S) — « gaz des égoutiers »</h3>\n  <p>Présent partout où des matières organiques se décomposent (égouts, fosses d'épuration, eaux stagnantes, algues vertes) : un chef d'équipe doit s'attendre à sa présence possible dans toute intervention en milieu confiné bas (fosse, cave, égout). Plus lourd que l'air (densité 1,19), il stagne en point bas. Domaine d'explosivité 4 – 46 %. Toxique par inhalation, à détecter comme le CO au détecteur multigaz. (GDO <em>Interventions en présence de gaz</em>, DGSCGC, déc. 2021)</p>\n  <h3>Oxygène et ARI</h3>\n  <p>Port de l'ARI obligatoire dès que O₂ <strong>&lt; 19 %</strong> : c'est le seuil retenu à la fois par le SDIS 91 (GDR EMV SDIS 91, 24/03/2023, p. 7) et par la doctrine nationale (« il est interdit de travailler dans une atmosphère à moins de 19 % d'oxygène sans porter un appareil respiratoire isolant », GDO <em>Interventions en présence de gaz</em>, DGSCGC, déc. 2021, p. 93). Les premiers signes d'hypoxie apparaissent dès 18 % d'O₂ ; en dessous de 8 %, la perte de connaissance peut être immédiate et sans signe annonciateur (même GDO, p. 92). Les filtrants (ARF) sont <strong>interdits</strong> en présence de CO, CO₂, NOx ou produit inconnu (donc pendant ET après l'incendie) — GDR EMV SDIS 91, p. 7.</p>\n  <h3>Les phénomènes thermiques</h3>\n  <ul>\n    <li><strong>Rollover</strong> : flammes qui courent dans les fumées non brûlées au plafond (annonciateur). Terme toujours employé sur le terrain ; dans la classification nationale actuelle (GDO <em>Incendies de structures</em>, DGSCGC, 16/04/2018), ce phénomène relève de la famille des <strong>Fire Gas Ignition (FGI)</strong> — inflammations de gaz issus d'un incendie —, en particulier de sa forme sans onde de pression (« feu éclair »).</li>\n    <li><strong>Flashover (famille des embrasements généralisés éclairs)</strong> : passage brutal d'un feu localisé à l'embrasement généralisé de tout le volume ventilé. Signes : rollover, chaleur radiante, fumée dense qui descend, « anges danseurs ».</li>\n    <li><strong>Backdraft (explosion de fumées)</strong> : combustion explosive à l'apport brutal d'air dans un volume sous-ventilé riche en imbrûlés chauds. Signes observables de l'extérieur : fumées grasses sortant par bouffées avec un effet de pulsation (« le feu respire »), sifflement, vitres noircies et opaques (dépôt de suie), poignées de porte très chaudes, sons amortis (GNR <em>Explosion de fumées – Embrasement généralisé éclair</em>, DGSC/BFASC, février 2003, p. 17).</li>\n  </ul>\n  <div class=\"note\"><span class=\"warn\">⚠️</span> Flashover, backdraft et FGI sont les 3 familles retenues par la doctrine nationale actuelle pour classer les phénomènes thermiques à cinétique rapide (GDO <em>Incendies de structures</em>, DGSCGC, 16/04/2018, p. 23-25).</div>\n  <h3>Fuites de gaz et feux de gaz</h3>\n  <p>Deux niveaux de réponse opérationnelle sont classiquement distingués par les SDIS, en lien avec l'opérateur de réseau (GrDF) :</p>\n  <ul>\n    <li><strong>Procédure gaz classique (PGC)</strong> : engagement standard (CPI, FPT + explosimètre) pour la majorité des interventions gaz.</li>\n    <li><strong>Procédure gaz renforcée (PGR)</strong> : déclenchée pour une fuite « fermée » (pas d'échappement à l'air libre : odeur, bruit, ouvrage non visible), un feu de coffret en façade, une fuite « ouverte » avérée sur voie publique, ou une fuite dans un bâtiment. Moyens complémentaires (chef de groupe, 2ᵉ engin).</li>\n  </ul>\n  <p>Le gaz naturel est <strong>naturellement inodore</strong> : avant distribution, il est odorisé par adjonction de <strong>tétrahydrothiophène (THT)</strong> (GDO <em>Interventions en présence de gaz</em>, DGSCGC, déc. 2021, p. 17). Le butane et le propane (GPL) contiennent naturellement des composés soufrés odorants, renforcés au besoin par l'ajout d'un <strong>mercaptan</strong> (même GDO, p. 18) ; l'affirmation selon laquelle le mercaptan aurait été le produit historiquement utilisé pour le gaz naturel avant le THT n'est pas confirmée par ce document. Un <strong>sifflement</strong> perceptible signale une fuite en pression.</p>\n  <p>Les sapeurs-pompiers ne manœuvrent <strong>jamais</strong> les organes de coupure d'un réseau de transport, ni ceux d'un poste de livraison réseau (GDO, p. 54, 102-103). Sur les organes de coupure générale ou individuelle (OCG/OCI) d'un branchement client, accessibles depuis la voie publique ou les parties communes : si la situation l'exige et en l'absence de l'exploitant sur les lieux, les sapeurs-pompiers peuvent fermer cet organe de coupure (même GDO, p. 102). L'appellation « vanne de pied d'immeuble », encore courante sur le terrain, désigne cet organe de coupure côté client.</p>\n  <div class=\"note\"><span class=\"warn\">⚠️</span> <strong>« Ne jamais rouvrir le gaz une fois qu'il a été fermé »</strong> : la réouverture est exclusivement réservée aux agents de l'opérateur de réseau. (GDO <em>Interventions en présence de gaz</em>, DGSCGC, déc. 2021, p. 102-103)</div>\n  <p>Un périmètre de sécurité est établi (zone d'exclusion, puis zone contrôlée) : pour une fuite sur une canalisation de distribution classique, les valeurs par défaut sont 50 m (zone d'exclusion) et 100 m (zone contrôlée) à partir de l'origine du risque — portées à 110/180 m pour une canalisation à périmètre de sécurité étendu (GDO, p. 134). Face à une <strong>fuite de gaz enflammée</strong>, « sauf en cas d'absolue nécessité », on ne cherche pas à souffler la flamme au jet : le gaz continuerait à s'échapper sans brûler et formerait un nuage invisible et inodore susceptible d'exploser au moindre contact avec une source d'inflammation (GDO, p. 140). La priorité est la coordination avec l'opérateur de réseau pour la coupure de l'alimentation, avant toute extinction.</p>\n  <h4>Ton rôle de chef d'équipe</h4>\n  <p><strong>Tu vérifies</strong> : la présence et le bon fonctionnement de l'explosimètre/détecteur multigaz avant toute pénétration en ambiance suspecte de gaz, le port effectif de l'ARI par ton équipier dès que l'atmosphère est viciée ou l'O₂ suspect (seuil ARI, national et SDIS 91 &lt; 19 %), l'absence de toute source d'inflammation avant d'agir (interrupteur, sonnette, téléphone, appareil non ATEX).</p>\n  <p><strong>Tu commandes</strong> : à ton équipier la progression prudente, explosimètre en tête, la coupure des sources d'inflammation potentielles, le repli immédiat si l'appareil approche la LIE ; à l'observation d'un rollover (flammes courant au plafond dans les fumées), tu marques l'arrêt et fais refroidir les fumées (gas cooling) avant de poursuivre ; face à une fuite de gaz enflammée, tu ne commandes jamais l'extinction au jet sans coordination du chef d'agrès avec l'opérateur de réseau ; tu ne fais fermer, si la situation l'exige et en l'absence de l'exploitant, que l'organe de coupure d'un poste de livraison client, jamais un organe de réseau.</p>\n  <p><strong>Tu rends compte</strong> : au chef d'agrès dès qu'un risque d'explosivité est détecté (valeur explosimètre, odeur, sifflement de fuite en pression), dès l'observation de signes de rollover, flashover ou de backdraft, et de toute chute suspecte du taux d'O₂ — avant toute autre tâche, en précisant les mesures relevées et la conduite déjà engagée.</p>\n  <p><strong>Tes points de vigilance et critères de repli</strong> : toute approche de la LIE à l'explosimètre, tout signe de backdraft (ne jamais ouvrir), toute chute d'O₂ sous le seuil ARI, toute fuite de gaz qui échappe à ton contrôle. La coupure d'un organe de réseau et, dans tous les cas, la réouverture d'un organe déjà fermé ne sont pas ta décision : c'est le rôle de l'opérateur (GrDF), tu sécurises et tu rends compte.</p>\n  <h4>Références</h4>\n  <ul>\n    <li><strong>GDO <em>Interventions en présence de gaz</em></strong>, DGSCGC, 1<sup>ère</sup> édition, décembre 2021 (ISBN 978-2-11-162889-2, 168 p.) — référence nationale du risque gaz : plages d'explosivité et densités (annexe E, p. 155), procédures gaz classique/renforcée, zonage opérationnel (p. 134), organes de coupure (p. 60-65, 102-103), seuil O₂ ARI (p. 92-93), toxicité CO (p. 93), odorisation au THT (p. 17-18). Ce guide a formellement abrogé les circulaires et notes d'information opérationnelle gaz de 2013 (annexe I du guide). Vérifié sur pièce (texte intégral) le 27/07/2026.</li>\n    <li><strong>GDO <em>Incendies de structures</em></strong>, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, version du 16 avril 2018 — 3 familles de phénomènes thermiques à cinétique rapide : flashover, backdraft, Fire Gas Ignition (p. 23-25) ; tétraèdre du feu et inhibition (p. 122) ; principes de maîtrise/extinction du feu (p. 32-34). Vérifié sur pièce le 27/07/2026.</li>\n    <li><strong>GNR <em>Explosion de fumées – Embrasement généralisé éclair</em></strong>, Direction de la défense et de la sécurité civiles/BFASC, février 2003 — signes d'alarme du backdraft observables de l'extérieur (p. 17), tableau comparatif backdraft/flashover.</li>\n    <li><strong>Référentiel stagiaire INCENDIE 1</strong>, SDIS 91/SDRPH, mise à jour décembre 2002 — triangle du feu et classes de feu EN2 (p. 41), modes de propagation et effets de l'incendie (p. 42-43), procédés et moyens d'extinction, taux de foisonnement/concentration de la mousse (p. 44-45). Document pédagogique historique, non un GDO/GTO en vigueur.</li>\n    <li><strong>GDR EMV</strong> (Engagement en Milieu Vicié), SDIS 91/SDRPH, 24/03/2023 — seuil O₂ &lt; 19 % imposant l'ARI et interdiction de l'ARF en présence de CO/CO₂/NOx (p. 7-8).</li>\n    <li><strong>Norme européenne EN 2</strong> — classification des classes de feu (A/B/C/D) et agents extincteurs adaptés, toujours en vigueur.</li>\n    <li><strong>Non sourçable dans le fonds consulté</strong> : le terme « plan neutre » (notion usuelle de terrain) et le lien exact « rollover précède le flashover » (formulation de terrain, non trouvée telle quelle dans le GDO Incendies de structures).</li>\n  </ul>",
  "q": [
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que signifie « LIE » et que traduit-elle ?",
    "a": "Limite Inférieure d'Explosivité : concentration mini de gaz dans l'air en dessous de laquelle le mélange est trop pauvre pour s'enflammer",
    "c": [],
    "e": "Sous la LIE, pas assez de combustible pour amorcer une réaction. (INRS)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que signifie « LSE » ?",
    "a": "Limite Supérieure d'Explosivité : concentration maxi au-dessus de laquelle le mélange est trop riche (manque de comburant)",
    "c": [],
    "e": "Au-dessus de la LSE, il manque d'oxygène pour brûler. Entre LIE et LSE = domaine explosif. (INRS)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton détecteur affiche, sur le gaz identifié, une valeur SITUÉE ENTRE la LIE et la LSE. Que dois-tu comprendre de cette lecture ?",
    "a": "Il est dans le domaine d'explosivité : il peut s'enflammer/exploser à la moindre source d'énergie",
    "c": [
     "Rien, mélange inerte",
     "Il est dans le domaine d'explosivité : il peut s'enflammer/exploser à la moindre source d'énergie",
     "Il est trop pauvre",
     "Il est trop riche"
    ],
    "e": "Entre les deux limites, une source d'inflammation suffit : c'est la zone dangereuse à détecter à l'explosimètre. Cette lecture doit déclencher ta vigilance maximale — suppression de toute source d'inflammation, équipier prêt à replier. (INRS)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Domaine d'explosivité du méthane (gaz naturel) ?",
    "a": "5 – 15 %",
    "c": [
     "2 – 9 %",
     "5 – 15 %",
     "12,5 – 74,2 %",
     "1,8 – 8,4 %"
    ],
    "e": "Méthane : LIE 5 % / LSE 15 %. Plus léger que l'air, il s'accumule en hauteur. (GDO Interventions en présence de gaz, DGSCGC, déc. 2021, annexe E, p. 155)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Domaine d'explosivité du monoxyde de carbone (CO) ?",
    "a": "12,5 – 74,2 %",
    "c": [
     "5 – 15 %",
     "2,1 – 9,5 %",
     "12,5 – 74,2 %",
     "4 – 75 %"
    ],
    "e": "CO : LIE 12,5 % / LSE 74,2 % (GDO Interventions en présence de gaz, DGSCGC, déc. 2021, annexe E). Très large domaine, en plus d'être toxique et inodore."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Domaine d'explosivité du propane ?",
    "a": "2,1 – 9,5 %",
    "c": [
     "2,1 – 9,5 %",
     "5 – 15 %",
     "1,8 – 8,4 %",
     "2,2 – 100 %"
    ],
    "e": "Propane : 2,1 – 9,5 %. Butane voisin : 1,8 – 8,4 %. Ce sont des GPL, plus lourds que l'air. (INRS)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel gaz a le domaine d'explosivité le plus large parmi méthane, propane, hydrogène ?",
    "a": "L'hydrogène (environ 4,1 % à 74,8 %)",
    "c": [],
    "e": "H₂ : ~4,1 à 74,8 %, domaine très large + gaz le plus léger. L'acétylène est encore plus large (2,3 – 83 %). (GDO Interventions en présence de gaz, DGSCGC, déc. 2021, annexe E)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Un mélange dont la concentration est inférieure à la LIE est trop pauvre pour s'enflammer.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Sous la LIE : pas assez de combustible. Au-dessus de la LSE : pas assez de comburant. (INRS)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Tu interviens sur une fuite de gaz suspectée dans une cave. Selon qu'il s'agit de gaz naturel ou de GPL (propane/butane), où concentres-tu ta recherche au détecteur, et pourquoi ?",
    "a": "En partie haute si c'est du gaz naturel : plus léger que l'air, il monte et s'accumule au plafond. En partie basse — sol, point bas, fosses — si ce sont du propane ou du butane (GPL) : plus lourds que l'air, ils stagnent en point bas. Tu adaptes donc la zone de recherche et la ventilation au gaz suspecté.",
    "c": [],
    "e": "Ce comportement détermine où chercher le gaz au détecteur et où ventiler en priorité. ⚠️ densités = données physico-chimiques standard."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "En reconnaissance, aucune odeur suspecte ni fumée visible, mais un appareil au gaz est susceptible d'avoir mal fonctionné dans la pièce. Pourquoi le CO est-il particulièrement dangereux à détecter sans appareil ?",
    "a": "Il est inodore, incolore et de densité proche de l'air (il se mélange partout)",
    "c": [
     "Il sent l'œuf pourri",
     "Il est inodore, incolore et de densité proche de l'air (il se mélange partout)",
     "Il est plus lourd que l'air et reste au sol",
     "Il est visible"
    ],
    "e": "CO ≈ densité de l'air (0,967), inodore et incolore → indétectable sans appareil. D'où l'ARI systématique et le détecteur multigaz. (GDO Interventions en présence de gaz, DGSCGC, déc. 2021, p. 24)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "À 1 000 ppm (0,1 %) de CO, quel est l'effet ?",
    "a": "Décès en 1 à 3 heures",
    "c": [
     "Aucun effet",
     "Léger mal de tête",
     "Décès en 1 à 3 heures",
     "Inconscience immédiate"
    ],
    "e": "Repères CO (GDO Interventions en présence de gaz, DGSCGC, déc. 2021, p. 93) : 1 000 ppm (0,1 %) → décès en 1 à 3 h ; 10 000 ppm (1 %) → mort en environ 3 min."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "À 10 000 ppm (1 %) de CO ?",
    "a": "Mort en environ 3 minutes",
    "c": [
     "Décès en 1 à 3 heures",
     "Mort en environ 3 minutes",
     "Simples étourdissements",
     "Rien de grave"
    ],
    "e": "À très forte concentration, le CO tue en quelques minutes : d'où le port impératif de l'ARI en ambiance de fumée. (GDO Interventions en présence de gaz, DGSCGC, déc. 2021, p. 93)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Seuil d'oxygène imposant le port de l'ARI ?",
    "a": "O₂ < 19 %",
    "c": [
     "O₂ < 21 %",
     "O₂ < 19 %",
     "O₂ < 17 %",
     "O₂ < 15 %"
    ],
    "e": "Le SDIS 91 applique < 19 % (GDR EMV SDIS 91, p. 7), qui est aussi le seuil retenu par la doctrine nationale : « il est interdit de travailler dans une atmosphère à moins de 19 % d'oxygène sans porter un appareil respiratoire isolant » (GDO Interventions en présence de gaz, DGSCGC, déc. 2021, p. 93)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Différenciez rollover, flashover et backdraft.",
    "a": "Rollover : flammes qui courent dans les fumées au plafond (signe annonciateur). Flashover (EGE) : embrasement généralisé éclair de tout le volume quand la chaleur suffit. Backdraft : explosion de fumées provoquée par un apport brutal d'air dans un volume sous-ventilé riche en imbrûlés chauds.",
    "c": [],
    "e": "Flashover, backdraft et FGI (dont relève le rollover) sont les 3 familles retenues par la doctrine nationale ; le backdraft est déclenché par un apport d'air dans un volume sous-ventilé. (GDO Incendies de structures, DGSCGC, 16/04/2018, p. 23-25). Le lien « rollover précède le flashover » est un repère de terrain, non formulé tel quel dans ce guide."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Le backdraft (explosion de fumées) est provoqué par…",
    "a": "Un apport brutal d'air dans un volume clos sous-ventilé, riche en gaz imbrûlés chauds",
    "c": [
     "Trop d'eau",
     "Un apport brutal d'air dans un volume clos sous-ventilé, riche en gaz imbrûlés chauds",
     "Une coupure d'électricité",
     "Un excès de ventilation permanente"
    ],
    "e": "Signes : fumée sous pression qui pulse, sifflement, vitres noircies et opaques, suies grasses. Parade : ne pas ouvrir, ventiler par le haut, gas cooling à distance. (GNR Explosion de fumées – EGE, DGSC/BFASC, février 2003, p. 17)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Un filtrant (ARF) peut être utilisé en présence de CO tant qu'il reste de l'oxygène.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Interdit : les ARF ne protègent pas du CO/CO₂/NOx ni d'un produit inconnu (donc pendant et après incendie). Seul l'ARI isolant protège. (GDR EMV SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Le « plan neutre » désigne…",
    "a": "L'interface entre la couche de fumée chaude (en haut) et l'air plus froid (en bas)",
    "c": [
     "Le sol de la pièce",
     "L'interface entre la couche de fumée chaude (en haut) et l'air plus froid (en bas)",
     "La sortie de secours",
     "Le point de pénétration"
    ],
    "e": "On cherche à le maintenir HAUT par le refroidissement des gaz (gas cooling) : meilleure visibilité et moins de risque d'embrasement. Terme non retrouvé tel quel dans le fonds documentaire SDIS 91/DGSCGC consulté (notion usuelle de terrain, non sourcée sur pièce à ce jour)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quels sont les trois éléments du triangle du feu ?",
    "a": "Combustible, comburant (l'oxygène de l'air) et énergie d'activation (source de chaleur)",
    "c": [],
    "e": "Les trois doivent être simultanément présents pour amorcer et entretenir une combustion. (référentiel INC1)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Que représente le tétraèdre du feu par rapport au triangle, et quel procédé d'extinction agit sur ce 4ᵉ élément ?",
    "a": "Le tétraèdre ajoute la réaction en chaîne (propagation moléculaire de la combustion) comme quatrième côté. Le procédé d'inhibition (poudre chimique, gaz halogénés) agit spécifiquement sur cette réaction en chaîne.",
    "c": [],
    "e": "Contrairement au refroidissement ou à l'étouffement, l'inhibition n'agit ni sur la chaleur ni sur l'oxygène mais casse la réaction chimique elle-même. (référentiel INC1)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Selon la norme EN2, quelle classe de feu regroupe les liquides et solides liquéfiables (hydrocarbures, alcools, graisses, huiles) ?",
    "a": "Classe B",
    "c": [
     "Classe A",
     "Classe B",
     "Classe C",
     "Classe D"
    ],
    "e": "Classe A = solides, Classe B = liquides/solides liquéfiables, Classe C = gaz, Classe D = métaux. (référentiel INC1, norme EN2)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Sur quoi l'eau est-elle formellement proscrite comme agent d'extinction ?",
    "a": "Sur les métaux en fusion (potassium, aluminium…) et sur le courant électrique sous tension",
    "c": [
     "Sur les feux de bois et papier",
     "Sur les métaux en fusion (potassium, aluminium…) et sur le courant électrique sous tension",
     "Sur les feux de classe A uniquement",
     "Sur tous les feux sans exception"
    ],
    "e": "Eau proscrite : potassium, calcium, aluminium, oxyde de fer et autres métaux en fusion (classe D), et courant électrique. Sur les solides (classe A), l'eau est au contraire très efficace. (référentiel INC1)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "L'eau peut être utilisée pour éteindre un feu de métaux en fusion (classe D).",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Sur les métaux en fusion, l'eau est formellement proscrite (réaction violente possible) : on utilise ciment, sable ou poudres spéciales. (référentiel INC1)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Citez les 4 procédés d'extinction retenus par la doctrine DGSCGC.",
    "a": "Refroidissement, étouffement, isolement, inhibition",
    "c": [],
    "e": "Chacun supprime un côté du triangle ou du tétraèdre : refroidissement = énergie d'activation, étouffement = comburant, isolement = combustible, inhibition = réaction en chaîne. (référentiel INC1)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Expliquez le principe de l'extinction par étouffement et citez deux moyens qui l'emploient.",
    "a": "L'étouffement isole le combustible du comburant (oxygène de l'air) : privé d'oxygène, le feu s'éteint. Moyens : mousse (film d'eau isolant), CO2 ou gaz inertes (déplacement de l'oxygène), couverture anti-feu, vapeur d'eau produite en volume clos.",
    "c": [],
    "e": "L'eau agit aussi accessoirement par étouffement (dilatation de la vapeur en volume clos), en plus de son action principale de refroidissement. (référentiel INC1)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quels sont les trois modes de transmission de la chaleur, et lequel explique principalement la propagation d'un incendie par les fumées ?",
    "a": "Rayonnement, conduction et convection. La convection — transport de chaleur par le mouvement des fluides, notamment les gaz chauds qui montent — explique la propagation par les fumées.",
    "c": [],
    "e": "Rayonnement = énergie émise à distance par un corps chaud ; conduction = transmission par la masse des matériaux. (référentiel INC1)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Comment appelle-t-on la propagation d'un incendie par des nappes de gaz combustibles qui se déplacent et se réenflamment au contact d'oxygène, simulant plusieurs foyers distincts ?",
    "a": "La propagation par les gaz (déplacement de substances en ignition)",
    "c": [],
    "e": "À distinguer de la propagation par les liquides (épandage, transfert direct) et par les solides (projection de brandons, escarbilles). (référentiel INC1)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Une fuite de gaz enflammée se manifeste sur un coffret en façade. Quelle est votre priorité, et pourquoi ne cherchez-vous pas à souffler la flamme au jet ?",
    "a": "Priorité : sécuriser un périmètre et coordonner avec l'opérateur de réseau de gaz (GrDF) pour la coupure de l'alimentation — les sapeurs-pompiers ne peuvent en principe pas intervenir eux-mêmes sur les vannes du réseau de distribution. On ne souffle pas la flamme au jet : le gaz continuerait à s'échapper sans brûler et formerait un nuage invisible et inodore susceptible d'exploser au contact d'une source d'inflammation.",
    "c": [],
    "e": "C'est une fuite de gaz enflammée classée en procédure gaz renforcée (PGR) : moyens complémentaires, coordination systématique avec l'opérateur réseau, ne pas souffler la flamme sauf absolue nécessité. (GDO Interventions en présence de gaz, DGSCGC, déc. 2021, p. 111, 140)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "En intervention pour fuite de gaz, qui est seul habilité à rouvrir une vanne de réseau fermée par les sapeurs-pompiers ?",
    "a": "Un agent de l'opérateur de réseau de gaz (GrDF)",
    "c": [
     "Le chef d'agrès",
     "Un agent de l'opérateur de réseau de gaz (GrDF)",
     "Le premier sapeur-pompier arrivé sur les lieux",
     "Les forces de l'ordre"
    ],
    "e": "Le barrage d'urgence peut, à titre exceptionnel, être manœuvré par un sapeur-pompier (organe de coupure générale/individuelle d'un branchement client, en l'absence de l'exploitant), mais la réouverture relève exclusivement de l'opérateur de réseau. (GDO Interventions en présence de gaz, DGSCGC, déc. 2021, p. 102-103)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Le gaz naturel est naturellement inodore. Comment détecte-t-on son odeur caractéristique en cas de fuite ?",
    "a": "Il est odorisé par adjonction de tétrahydrothiophène (THT) avant distribution ; le gaz en bouteille (GPL) est lui odorisé par des composés soufrés naturels renforcés au besoin par un mercaptan",
    "c": [],
    "e": "Sans cette odorisation, une fuite serait indétectable à l'odorat. Un sifflement audible signale, lui, une fuite en pression (réseau moyenne pression au minimum). (GDO Interventions en présence de gaz, DGSCGC, déc. 2021, p. 17-18)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Les sapeurs-pompiers peuvent manœuvrer n'importe quelle vanne du réseau de distribution de gaz pour couper une fuite.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Le barrage d'un réseau de transport ou de distribution est réservé à l'opérateur (GrDF) ; seul l'organe de coupure générale/individuelle d'un branchement client, s'il est accessible depuis la voie publique, peut exceptionnellement être fermé par les sapeurs-pompiers. Toute réouverture est exclusivement du ressort de GrDF. (GDO Interventions en présence de gaz, DGSCGC, déc. 2021, p. 102-103)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quels sont les effets DIRECTS d'un incendie sur les personnes ?",
    "a": "Les brûlures et l'intoxication par les gaz de combustion",
    "c": [
     "Les brûlures et l'intoxication par les gaz de combustion",
     "La destruction de biens et les pertes économiques",
     "Les atteintes à l'environnement et au patrimoine",
     "Le chômage technique des entreprises sinistrées"
    ],
    "e": "Les effets directs touchent les personnes (brûlures, intoxication). Les effets indirects touchent les biens et l'environnement (destruction, pertes économiques, atteintes écologiques et patrimoniales). (référentiel INC1)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Ton détecteur multigaz affiche une teneur en O₂ de 18 % pendant une reconnaissance en cave. Quelle est ta décision et pourquoi ?",
    "a": "Tu fais porter l'ARI isolant à ton équipier (et le portes toi-même) : le seuil SDIS 91 imposant l'ARI est O₂ < 19 %, donc 18 % l'impose déjà. Un appareil filtrant (ARF) est exclu car il ne protège pas d'une atmosphère appauvrie en oxygène ni du CO éventuellement présent.",
    "c": [],
    "e": "< 19 % est à la fois le seuil SDIS 91 (GDR EMV SDIS 91, p. 7) et le seuil retenu par la doctrine nationale (GDO Interventions en présence de gaz, DGSCGC, déc. 2021, p. 93) : aucune divergence entre les deux niveaux."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Avant d'engager ton binôme en reconnaissance dans un local où une odeur de gaz a été signalée, quel ordre donnes-tu à ton équipier ?",
    "a": "Progression à l'explosimètre en tête, aucune source d'inflammation actionnée (pas d'interrupteur, de sonnette, de téléphone), repli immédiat si l'appareil approche la LIE, compte-rendu au chef d'agrès de toute mesure anormale.",
    "c": [],
    "e": "Entre LIE et LSE, la moindre source d'inflammation suffit à faire exploser le mélange : la consigne de commandement porte autant sur l'appareil de mesure que sur l'interdiction des sources d'inflammation."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Tu observes en reconnaissance de la fumée sous pression qui pulse autour d'une porte, un sifflement et des vitres noircies et opaques. Que rends-tu compte au chef d'agrès et quelle est ta conduite immédiate ?",
    "a": "Tu rends compte de signes de backdraft imminent (fumée sous pression, sifflement, vitres noircies et opaques) et tu n'ouvres PAS la porte. Conduite : ventiler par le haut si la tactique le permet, gas cooling à distance pour abaisser température et concentration en imbrûlés, ouverture ensuite seulement une fois le binôme en protection et la lance prête.",
    "c": [],
    "e": "Rendre compte vite est ici une mesure de sécurité collective : un binôme voisin ou une équipe qui ouvrirait sans connaître ces signes s'exposerait à l'explosion de fumées. (GNR Explosion de fumées – EGE, DGSC/BFASC, février 2003, p. 17)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Ton chef d'agrès te commande de sécuriser un pavillon après signalement d'une odeur de gaz suspecte, en l'absence d'agent GrDF sur place. Quel ordre donnes-tu à ton équipier concernant les vannes du réseau de gaz ?",
    "a": "Tu ne commandes la fermeture que de l'organe de coupure du poste de livraison client, à titre exceptionnel si la situation l'exige et en l'absence de l'exploitant ; jamais un organe desservant le réseau de distribution (un poste de livraison réseau n'a d'ailleurs aucun organe accessible). Tu commandes en parallèle la suppression de toute source d'inflammation et la mise en place du périmètre de sécurité.",
    "c": [],
    "e": "La coupure d'un organe de réseau et, dans tous les cas, la réouverture restent du ressort de GrDF : ton ordre à l'équipier porte sur ce qui est de ton niveau (organe de coupure du poste client, sources d'inflammation, périmètre), pas au-delà. (GDO Interventions en présence de gaz, DGSCGC, déc. 2021, p. 102)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Ton équipier progresse en tête avec l'explosimètre lors d'une reconnaissance pour odeur de gaz et t'annonce une valeur qui s'approche de la LIE. Quelle est ta décision immédiate ?",
    "a": "Tu ordonnes le repli immédiat du binôme hors de la zone, sans chercher à en savoir davantage sur la source, et tu rends compte au chef d'agrès de la valeur mesurée et du repli engagé.",
    "c": [],
    "e": "Entre LIE et LSE, la moindre source d'inflammation suffit à faire exploser le mélange : l'approche de la LIE est un critère de repli, pas une invitation à progresser prudemment plus loin."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Tu termines une reconnaissance dans un logement où une fuite de gaz a été confirmée à l'odorat (odeur caractéristique de l'odorisant), sans valeur inquiétante à l'explosimètre. Que rends-tu compte au chef d'agrès, et à quel moment ?",
    "a": "Dès la sortie, avant toute autre tâche : la confirmation de la fuite perçue à l'odorat, la valeur relevée à l'explosimètre, l'absence de toute source d'inflammation actionnée par le binôme, et le rappel que la coupure du réseau relève de l'opérateur (GrDF), pas de ton binôme.",
    "c": [],
    "e": "Un compte rendu de reconnaissance gaz doit permettre au chef d'agrès de décider de la suite (PGC ou PGR, appel GrDF) sans avoir à revenir sur les lieux."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "En progression dans un couloir enfumé, tu observes des flammes qui courent au plafond dans les fumées (rollover). Quelle est ta conduite immédiate avec ton équipier, et que rends-tu compte ?",
    "a": "Tu marques l'arrêt et fais refroidir les fumées au plafond (gas cooling) avant de poursuivre, le rollover étant un signe annonciateur de flashover. Tu rends compte immédiatement au chef d'agrès de ce signe, pour qu'il ajuste la tactique et les moyens engagés.",
    "c": [],
    "e": "Le rollover précède souvent le flashover : il appelle un geste technique (refroidissement des fumées) avant toute progression complémentaire, et un compte rendu sans délai. Rollover = terme de terrain ; dans la classification nationale il relève de la famille FGI (GDO Incendies de structures, DGSCGC, 16/04/2018, p. 24)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Tu commandes à ton équipier de s'équiper avant une pénétration en milieu à risque gaz avéré. Quel type d'appareil respiratoire lui interdis-tu formellement, et pourquoi ?",
    "a": "Tu lui interdis tout appareil filtrant (ARF) : il ne protège ni du CO, du CO₂, des NOx, ni d'un produit inconnu. Tu commandes le port de l'ARI isolant, seul appareil qui protège pendant et après l'incendie.",
    "c": [],
    "e": "Cette interdiction fait partie des vérifications systématiques du chef d'équipe avant toute pénétration en ambiance viciée ou suspecte de gaz. (GDR EMV SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Tu es engagé pour une reconnaissance dans une fosse d'assainissement (odeur d'œuf pourri signalée par le requérant). Quel gaz dois-tu suspecter en priorité, et que commandes-tu à ton équipier avant d'y descendre ?",
    "a": "Je suspecte l'hydrogène sulfuré (H₂S), le « gaz des égoutiers », qui se dégage partout où des matières organiques se décomposent (égouts, fosses, eaux stagnantes) et qui, plus lourd que l'air, stagne au fond de la fosse. Je commande à mon équipier le contrôle systématique au détecteur multigaz avant toute descente, le port de l'ARI isolant si la teneur en O₂ ou en gaz toxique le justifie, et je lui interdis toute descente sans ce contrôle préalable.",
    "c": [],
    "e": "L'hydrogène sulfuré est toxique, inflammable (LIE 4 % – LSE 46 %, annexe E p. 155) et particulièrement traître en milieu confiné bas : au-delà d'une certaine concentration il désensibilise l'odorat, qui ne peut donc pas servir seul de signal d'alerte. (GDO Interventions en présence de gaz, DGSCGC, déc. 2021)"
   }
  ]
 },
 {
  "id": "deci",
  "domain": "incendie",
  "ic": "🚰",
  "t": "DECI & hydrants (points d'eau)",
  "fig": [
   [
    "PI DN 100",
    "60 m³/h (1000 L/min) à 1 bar"
   ],
   [
    "PI DN 150",
    "120 m³/h (2000 L/min) à 1 bar"
   ],
   [
    "BI 100 (enterrée)",
    "60 m³/h à 1 bar"
   ],
   [
    "Prises d'un PI 100",
    "1 × 100 + 2 × 65"
   ],
   [
    "🔴 Rouge",
    "PI sur réseau sous pression, 60 à 120 m³/h"
   ],
   [
    "🔴🟡 Bicolore rouge et jaune",
    "PI sur réseau sous pression, débit ≥ 120 m³/h"
   ],
   [
    "⚪ Bande blanche",
    "PI sur réseau sous pression, 30 à 60 m³/h"
   ],
   [
    "🟡 Jaune (RAL 1021)",
    "PI surpressé (additivé seulement en dépôt pétrolier)"
   ],
   [
    "🔵 Bleu (RAL 5012/5015)",
    "poteau d'aspiration / relais"
   ],
   [
    "🟢 Vert (RAL 6020)",
    "borne de puisage — HORS DECI"
   ],
   [
    "Pression dynamique mini",
    "1 bar (2 bar si DN 80 à 30 m³/h)"
   ],
   [
    "Pression statique maxi",
    "8 bar"
   ],
   [
    "Distance maxi entre hydrants",
    "200 m (risque courant)"
   ],
   [
    "PEI ↔ colonne sèche",
    "≤ 60 m"
   ],
   [
    "PENA (aire PL)",
    "8 × 4 m (32 m²) · portance 16 t"
   ],
   [
    "Clef",
    "polycoise (tricoise)"
   ],
   [
    "PI DN 80 (débit réduit)",
    "30 m³/h (45 m³/h) — RCF uniquement"
   ],
   [
    "Contrôles PEI",
    "contrôle technique + reconnaissance opérationnelle : 2 ans chacun, en alternance"
   ]
  ],
  "s": "<h3>La DECI</h3>\n  <p>La <strong>Défense Extérieure Contre l'Incendie</strong> garantit une ressource en eau suffisante, accessible et pérenne. <strong>Sans eau, pas d'attaque durable.</strong> Elle est placée sous l'<strong>autorité du maire</strong> (loi du 17 mai 2011, CGCT art. L. 2225-1 à L. 2225-4 et R. 2225-1 à R. 2225-10). Le <strong>décret n° 2015-235 du 27 février 2015</strong> crée une <strong>police spéciale DECI</strong> distincte de la police générale du maire et définit le PEI ; l'<strong>arrêté interministériel du 15 décembre 2015</strong> pose le référentiel national (RNDECI) et <strong>abroge la circulaire n°465 du 10 décembre 1951</strong> (ainsi que celles du 20/02/1957 et du 09/08/1967). Le cadre départemental est le <strong>RDDECI 91</strong> (arrêté préfectoral n° 2016-PREF-DCSIPC-SIDPC n°1117 du 17/11/2016, version 2 du 01/09/2017).</p>\n  <h4>Ton rôle de chef d'équipe</h4>\n  <ul>\n    <li><strong>Tu vérifies</strong> : la couleur et la normalisation de l'hydrant désigné (rouge = réseau sous pression exploitable directement, jaune = surpressé/additivé à confirmer avant emploi, bleu = aspiration seulement, vert = hors DECI) ; qu'il n'est pas déjà réservé par un autre engin ; que ton équipier porte ses EPI complets et se place latéralement avant tout retrait de bouchon.</li>\n    <li><strong>Tu commandes</strong> : à ton équipier la reconnaissance et le dégagement de l'hydrant avant tout raccordement, puis le marquage visuel (plots, cône) une fois la réservation confirmée par radio ; tu répartis les rôles du binôme et des engins selon que le tien attaque (1ᵉʳ engin) ou alimente (2ᵉ engin).</li>\n    <li><strong>Tu rends compte</strong> au chef d'agrès : dès la mise en eau, l'hydrant utilisé, le débit et la pression constatés ; sans délai toute anomalie grave (couvercle détérioré, carré de manœuvre HS, débit ou pression insuffisants), au besoin par fiche de liaison V.5/V.5a vers le groupement territorial SDIS ou le CODIS 91.</li>\n    <li><strong>Points de vigilance et critères de repli</strong> : jamais d'aspiration sur un PI du réseau potable ; ouverture/fermeture toujours lentes (&gt; 15-20 s) ; sous 1 bar en débit nominal l'hydrant est déclaré insuffisant — bascule sur l'hydrant suivant à moins de 200 m ; un PI gelé ne se force jamais. Le classement DECI d'un site (ICPE, station-service en Risque Particulier...) et la remise en état d'un PEI défaillant ne sont pas ta décision : tu constates et tu remontes.</li>\n  </ul>\n  <h4>Qui fait quoi</h4>\n  <ul>\n    <li><strong>Maire / président EPCI</strong> : identifie les risques, fixe quantité/qualité/implantation des PEI (arrêté communal ou intercommunal).</li>\n    <li><strong>Service public DECI</strong> : travaux, accessibilité, signalisation, numérotation, <strong>maintenance</strong>.</li>\n    <li><strong>SDIS 91</strong> : pilote le RDDECI, expertise, <strong>reconnaissances opérationnelles</strong>, réception des PEI neufs, cartographie.</li>\n    <li><strong>Préfet</strong> : arrête le RDDECI après avis du CASDIS.</li>\n    <li><strong>Exploitant privé</strong> : PEI privés/ICPE via convention avec la commune.</li>\n  </ul>\n  <h3>Les hydrants et leurs débits</h3>\n  <ul>\n    <li><strong>PI DN 80</strong> (petit débit), prises 1×65 (ou 1×65+2×40) : 30 m³/h (ou 45 m³/h) sous 2 bar (1 bar si 45 m³/h), 1 h — RCF, symbole PI30.</li>\n    <li><strong>PI DN 100</strong> (normalisé), prises 1×100 + 2×65 : <strong>60 m³/h</strong> (1000 L/min), 2 h — symbole PI60.</li>\n    <li><strong>PI DN 150</strong> (gros débit), prises 1×65 + 2×100 : <strong>120 m³/h</strong> (2000 L/min), 2 h — symbole PI120.</li>\n    <li><strong>BI 100</strong> (enterrée), prise 1×100 : 60 m³/h, 2 h.</li>\n  </ul>\n  <p>Pression : dynamique minimale <strong>1 bar</strong> (sinon hydrant « insuffisant ») ; poteau « surpressé » (jaune-orange) : matériel normé EN 14384 pour une pression testée jusqu'à <strong>16 bar</strong>. Seules les <strong>BI DN 100</strong> peuvent désormais être installées (NF S 62.200 §6.3, sauf dérogation) ; les BI DN 80 existantes subsistent sans être remplacées à l'identique.</p>\n  <h3>Code couleur (NF X 08008)</h3>\n  <ul>\n    <li><strong>Rouge</strong> : PI normalisé sur <strong>réseau sous pression (potable)</strong>, débit compris entre <strong>60 et 120 m³/h</strong> — le standard.</li>\n    <li><strong>Bicolore rouge et jaune</strong> : même réseau sous pression, mais débit <strong>≥ 120 m³/h</strong> (gros débit, RCI/RP).</li>\n    <li><strong>Bande blanche</strong> : même réseau sous pression, débit <strong>compris entre 30 et 60 m³/h</strong> (petit débit).</li>\n    <li><strong>Jaune-orange</strong> (RAL 1021) : dans le cas général, PI sur réseau <strong>surpressé</strong>. Le sens « <strong>additivé</strong> » (prémélange eau + émulseur) ne vaut que dans les <strong>dépôts pétroliers</strong>, où tous les hydrants sont déjà surpressés : la couleur y sert alors à repérer spécifiquement les PI en prémélange.</li>\n    <li><strong>Bleu</strong> (RAL 5012/5015) : poteau d'<strong>aspiration</strong> ou <strong>relais</strong>.</li>\n    <li><strong>Vert</strong> (RAL 6020) : borne de puisage communale — <strong>NON prise en compte pour la DECI</strong>.</li>\n  </ul>\n  <h3>Classes de risque et besoins en eau (RDDECI 91)</h3>\n  <p><strong>5 classes</strong> : RCTF (très faible, dérogation avis SDIS), RCF (faible : habitation isolée 1ʳᵉ/2ᵉ famille ≤ 250 m², hangar agricole ventilé, camping), RCO (ordinaire : habitation collective 2ᵉ famille, ERP courant), RCI (important : 3ᵉ/4ᵉ famille, IGH A, ERP 1000-2000 m²), RP (particulier : ICPE, IGH sauf IGH A, ERP > 2000 m², station-service).</p>\n  <ul>\n    <li><strong>RCF</strong> : 1 PI 30-45 m³/h, 1 h · ou 60 m³/h · ou réserve 30 m³ — distance 200 m · 400 m · 100 m.</li>\n    <li><strong>RCO</strong> : 1 PI 60 m³/h, 2 h · ou réserve 120 m³ — distance 150 m (200 m habitat) · 100 m.</li>\n    <li><strong>RCI</strong> : 2 PI, débit simultané ≥ 120 m³/h, 2 h — 1ᵉʳ PI 100 m · 2ᵉ PI 300 m · entre PI ≤ 200 m.</li>\n    <li><strong>RP</strong> : 2 PI mini (D9), débit simultané ≥ 120 m³/h, 2 h min — distance 100 m.</li>\n  </ul>\n  <p>Réserves artificielles : complètent jusqu'à <strong>1/3 des besoins</strong> (au-delà, avis SDIS obligatoire). Document technique <strong>D9</strong> (Île-de-France, risques industriels) : règle plancher <strong>aucun débit inférieur à 60 m³/h</strong>, arrondi au multiple de 30 m³/h, disponible 2 h minimum.</p>\n  <p>Cheminement praticable PEI-risque : largeur ≥ 1,80 m (1,50 m dérogation habitation collective / ERP 5ᵉ cat.), hauteur libre ≥ 2 m, pente ≤ 10 %, dévers ≤ 4 %, sans obstacle infranchissable.</p>\n  <h3>Distances & PENA</h3>\n  <ul>\n    <li>Distance maxi <strong>entre hydrants</strong> : <strong>200 m</strong> (risque courant) ; distance hydrant-bâtiment 100 m (courant) / 60 m (aggravé, D9 bis).</li>\n    <li>Tout PEI ≤ <strong>60 m</strong> d'une prise de colonne sèche / traînasse, quel que soit le risque.</li>\n    <li>Hauteur du demi-raccord central : <strong>0,40 à 0,65 m</strong> du sol (0,40 m imposé pour DN 150). Rayon de dégagement ≥ 0,50 m (PI) / 0,60 m (BI), cône à 45° ≥ 1 m. Distance PI-voie engin : 1 à 5 m. Pas de ligne HT aérienne (63 kVA) à moins de 25 m.</li>\n    <li><strong>PENA</strong> : aire poids-lourd <strong>8 × 4 m (32 m²)</strong>, portance <strong>16 t</strong> ; aire motopompe 12 m² (4×3 m). Hauteur d'aspiration ≤ 5,5 m, profondeur ≥ 0,80 m, crépine-pompe ≤ 8 m.</li>\n  </ul>\n  <h3>PEI non normalisés</h3>\n  <ul>\n    <li><strong>Puisard déporté</strong> (aucune nouvelle installation acceptée) : capacité ≥ 4 m³, tampon Ø 80 cm, grille 30×30 cm, canalisation ≥ 300 mm.</li>\n    <li><strong>Citerne souple / enterrée</strong> : aire d'aspiration ≥ 32 m², poteau bleu d'aspiration, profondeur ≥ 80 cm, hauteur ≤ 5,5 m.</li>\n    <li><strong>Prise fixe / col de cygne</strong> : raccord Guillemin Ø 100 mm, hauteur 70 cm ± 10 cm du sol.</li>\n    <li><strong>Piscines privées</strong> : non retenues comme PEI (pérennité non garantie), utilisables en état de nécessité sous réquisition uniquement.</li>\n  </ul>\n  <h3>Signalisation et cartographie</h3>\n  <ul>\n    <li>Norme <strong>NF S 61.221</strong> : signalisation obligatoire pour tout PEI <strong>sauf</strong> les PI normalisés (la couleur vaut signalisation).</li>\n    <li>Panneau : disque blanc/fond rouge avec flèche ; mentions obligatoires (nature, volume/débit, DN, « POINT D'EAU INCENDIE », n° d'ordre). Plaque BI 220×100 mm posée entre 0,5 et 2 m du sol.</li>\n    <li>Symbologie carte : PI 60 = cercle rouge, PI 120 = cercle rouge entre parenthèses, PI 30 = cercle rouge/blanc, BI = carré rouge, point d'aspiration = triangle bleu, réserve/citerne = rectangle bleu (volume en blanc).</li>\n  </ul>\n  <h3>Vérifications et contrôles</h3>\n  <p>Trois visites réglementaires distinctes : <strong>réception</strong> (SDIS 91, PEI neuf) ; <strong>contrôle technique périodique</strong> (maire/service public DECI, tous les 2 ans) ; <strong>reconnaissance opérationnelle</strong> (SDIS 91, tous les 2 ans, en alternance avec le contrôle technique). Codes d'anomalie fiche V.3c : 01 = RAS, <strong>05</strong> et <strong>16 à 24</strong> = anomalie grave → <strong>fiche de liaison V.5/V.5a immédiate</strong> vers le groupement territorial SDIS 91 (<strong>4 groupements : NORD, EST, CENTRE, SUD</strong>) ou le CODIS 91 hors heures ouvrables.</p>\n  <h3>Cas particuliers</h3>\n  <ul>\n    <li><strong>ICPE</strong> : exclues du référentiel national DECI, <strong>Risque Particulier (RP) d'office</strong> dès qu'elles sont soumises à déclaration produits dangereux, enregistrement, autorisation ou SEVESO ; quantification hors méthode D9.</li>\n    <li><strong>IGH</strong> : IGH A (habitation) = RCI ; autres IGH sauf IGH A et IGP = RP.</li>\n    <li><strong>ERP types M, S, T</strong> : seuils de surface divisés par deux par rapport aux autres ERP.</li>\n    <li><strong>Hangar agricole largement ventilé</strong> (50 % d'ouvertures, 2 façades opposées) = RCF. <strong>Station-service</strong> = Risque Particulier.</li>\n    <li><strong>Gens du voyage / campings</strong> : classés RCO, 1 PI à moins de 200 m de chaque emplacement.</li>\n  </ul>\n  <h3>Mise en œuvre et raccordement</h3>\n  <p>Séquence : reconnaissance/dégagement → retrait du bouchon (clef à ergot ou polycoise, 1/4 tour anti-horaire) → raccordement du 1er tuyau → <strong>ouverture lente</strong> (clef polycoise, anti-horaire, > 15-20 s) → purge → fermeture lente (sens horaire) → vidange antigel gravitaire. Demi-raccords Guillemin : DN 40 (lance 500 L/min), DN 65 (lance 1000 L/min), DN 100 (alimentation engin). <strong>1er engin = attaque</strong> (réserve l'hydrant), <strong>2e engin = alimentation</strong> (raccord 100 sur prise centrale). Le chef d'équipe <strong>confirme la réservation</strong> auprès du chef d'agrès et <strong>marque visuellement l'appareil</strong> (plots, cône).</p>\n  <p><strong>Sécurité :</strong> <strong>NE JAMAIS aspirer sur un PI du réseau potable</strong> (retour d'eau) → charge directe uniquement, clapet anti-retour sur la pompe. Ouverture/fermeture <strong>lentes (> 15-20 s)</strong> contre le coup de bélier. <strong>PI gelé</strong> : ne jamais forcer (rupture de tige), pas de flamme, se rabattre sur l'hydrant suivant à moins de 200 m. Mise en charge simultanée de plusieurs hydrants : risque de chute de pression réseau, coordination COS/service des eaux. Retrait du bouchon : se placer <strong>latéralement</strong>, EPI complets (pression résiduelle possible).</p>\n  <p>Sources : Guide des hydrants SDIS 91 (mars 2012) ; Guide technique DECI (RDDECI 91, arrêté préfectoral n°2016-PREF-DCSIPC-SIDPC n°1117 du 17/11/2016, version 2 du 01/09/2017).</p>\n  <h4>Références</h4>\n  <ul>\n    <li><strong>Décret n° 2015-235 du 27 février 2015</strong> relatif à la défense extérieure contre l'incendie — crée la police spéciale DECI et définit le PEI (en vigueur).</li>\n    <li><strong>Arrêté interministériel du 15 décembre 2015</strong> (NOR INTE1522200A) fixant le <strong>référentiel national de la DECI (RNDECI)</strong> — abroge la circulaire n°465 du 10 décembre 1951 et les circulaires du 20/02/1957 et du 09/08/1967 (en vigueur, aucune évolution nationale trouvée depuis).</li>\n    <li><strong>Règlement Départemental de Défense Extérieure Contre l'Incendie de l'Essonne (RDDECI 91)</strong> et son <strong>Guide technique DECI</strong>, approuvés par <strong>arrêté préfectoral n°2016-PREF-DCSIPC-SIDPC n°1117 du 17 novembre 2016</strong> (version 2 du 01/09/2017 côté Notion) — toujours l'arrêté en vigueur à la date de rédaction : confirmé sur le document actuellement publié par le SDIS 91 (sdis91.fr, contrôlé le 25/07/2026), qui reprend le même numéro d'arrêté ; section 3.1.1 « Couleur des appareils » (annexe III.1, p.23) fixe le code couleur complet des hydrants (rouge 60-120 m³/h, bicolore rouge/jaune ≥ 120 m³/h, bande blanche 30-60 m³/h, bleu aspiration, jaune-orange surpressé/additivé).</li>\n    <li><strong>Guide technique DECI SDIS 91</strong>, version 2 (01/09/2017) — fiches techniques N°V.3a « Contrôles techniques périodiques des hydrants » (p.81), N°V.3b « Contrôles des réserves/citernes » (p.82) et N°V.4 « Reconnaissances opérationnelles » (p.84) : fixent explicitement une périodicité de « DEUX ans » pour le contrôle technique et la reconnaissance opérationnelle, en alternance.</li>\n    <li><strong>Guide des hydrants SDIS 91</strong> (mars 2012, Groupement Prévision/Cartographie) — document antérieur au RNDECI 2015, cité pour ses compléments pratiques (clef polycoise, séquence de manœuvre) ; sur les points où il diverge du RDDECI 91 (périodicité, code couleur), c'est le RDDECI 91 en vigueur qui fait foi. Vérification 27/07/2026 : ce titre exact n'a pas été retrouvé dans le fonds ECDD consulté (seul un GDR « Obligations de défense extérieure contre l'incendie », même Groupement, daté du 30/03/2012, y figure, sans le détail de la clef polycoise/séquence de manœuvre) — ces deux points précis restent donc non sourcés en interne à ce stade.</li>\n    <li><strong>Instruction n°2026-GO-0001 du 08/01/2026</strong> (SDIROS - Grpt des Opérations, déclinaison DGSCGC des interventions sur incendies de structures), § 1.3 « Marche générale des opérations : placement des engins », p.2 — confirme le rôle 1er engin/2e engin vis-à-vis du point d'eau.</li>\n  </ul>",
  "q": [
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton chef d'agrès te demande de confirmer la ressource disponible avant d'engager l'attaque : quel débit annonces-tu pour un PI DN 100 normalisé ?",
    "a": "60 m³/h (1000 L/min) à 1 bar",
    "c": [
     "30 m³/h à 2 bar",
     "60 m³/h (1000 L/min) à 1 bar",
     "120 m³/h à 1 bar",
     "2000 L/min à 6 bar"
    ],
    "e": "Le PI DN 100 normalisé délivre 60 m³/h (soit 1000 L/min) à 1 bar de pression résiduelle. C'est la référence du risque courant. (Guide des hydrants SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Sur une intervention à risque important, tu identifies un PI DN 150 (gros débit). Quel débit peux-tu garantir à ton chef d'agrès ?",
    "a": "120 m³/h (2000 L/min) à 1 bar",
    "c": [
     "60 m³/h",
     "90 m³/h",
     "120 m³/h (2000 L/min) à 1 bar",
     "240 m³/h"
    ],
    "e": "Le PI DN 150 fournit 120 m³/h (2000 L/min) à 1 bar : risques importants, ERP/ICPE. (Guide des hydrants SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Avant de raccorder tes tuyaux sur un PI 100 standard, que sais-tu de ses prises disponibles ?",
    "a": "1 × 100 mm + 2 × 65 mm",
    "c": [],
    "e": "Une prise centrale de 100 mm (alimentation engin) + deux prises latérales de 65 mm (lances/établissements). (Guide des hydrants SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Un poteau d'incendie de couleur ROUGE indique…",
    "a": "un PI normalisé sur réseau sous pression (potable) — le standard",
    "c": [
     "un poteau surpressé",
     "un PI normalisé sur réseau sous pression (potable) — le standard",
     "un poteau d'aspiration",
     "un point d'eau hors DECI"
    ],
    "e": "Rouge (> 50 %) = PI normalisé alimenté par le réseau d'eau potable sous pression. C'est le cas général. (Guide des hydrants / Guide technique DECI, NF X 08008)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Que signifie un poteau JAUNE (RAL 1021) ?",
    "a": "PI surpressé ou additivé (eau + émulseur)",
    "c": [
     "Réseau potable standard",
     "PI surpressé ou additivé (eau + émulseur)",
     "Poteau d'aspiration",
     "Borne hors DECI"
    ],
    "e": "Jaune-orange = réseau surpressé, dans le cas général. Le sens « additivé » (prémélange eau + émulseur) est réservé aux dépôts pétroliers, où tous les hydrants sont déjà surpressés : la couleur y sert alors uniquement à repérer les PI en prémélange. (RDDECI 91, chap. 3.1.1 « Couleur des appareils » ; arrêté préfectoral n°2016-PREF-DCSIPC-SIDPC n°1117 du 17/11/2016, en vigueur)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Que signifie un poteau BLEU (RAL 5012/5015) ?",
    "a": "Poteau d'aspiration ou poteau relais",
    "c": [
     "Poteau d'aspiration ou poteau relais",
     "Réseau potable",
     "PI additivé",
     "Point hors service"
    ],
    "e": "Bleu = poteau d'aspiration ou relais (souvent sur PENA / réserve). Débit non garanti par le réseau sous pression. (Guide technique DECI)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Un poteau VERT (RAL 6020), l'utilisez-vous pour alimenter votre attaque ?",
    "a": "Non : borne de puisage communale, HORS DECI (couleur dissuasive)",
    "c": [
     "Oui, comme un rouge",
     "Non : borne de puisage communale, HORS DECI (couleur dissuasive)",
     "Oui, uniquement en dernier recours",
     "Oui, il est additivé"
    ],
    "e": "Vert = borne de puisage NON prise en compte pour la DECI. Le chef d'équipe doit s'assurer que son équipier ne perd pas de temps dessus. (Guide technique DECI)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Ton chef d'agrès veut savoir si l'hydrant que tu viens d'ouvrir est exploitable : en dessous de quelle pression dynamique le déclares-tu insuffisant ?",
    "a": "1 bar",
    "c": [],
    "e": "En dessous d'1 bar en débit nominal, l'hydrant est déclaré « insuffisant ». (2 bar seulement pour un DN 80 à 30 m³/h.) (Guide des hydrants SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "En reconnaissance DECI, à partir de quelle distance entre deux hydrants dois-tu signaler un maillage insuffisant en risque courant ?",
    "a": "200 m",
    "c": [],
    "e": "200 m maxi, mesurés par les voies accessibles aux engins. En cas d'hydrant défaillant, on se rabat sur l'hydrant suivant à < 200 m. (Guide des hydrants SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Le chef d'agrès envisage d'aspirer sur un PI pour gagner du débit. Votre réaction ?",
    "a": "NON : ne jamais aspirer sur un PI du réseau potable (risque de retour d'eau dans le réseau potable). Raccordement en charge directe uniquement, clapet anti-retour sur la pompe. Pour aspirer : utiliser un PENA / point d'aspiration.",
    "c": [],
    "e": "Aspirer mettrait le réseau public en dépression et risquerait de contaminer l'eau potable. (Guide des hydrants SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Tu prépares ton matériel avant de manœuvrer un hydrant : quelle clef emportes-tu impérativement pour l'ouvrir et manier les demi-raccords ?",
    "a": "La clef polycoise (tricoise)",
    "c": [
     "La clef de BI",
     "La clef polycoise (tricoise)",
     "La clef à molette",
     "La clef Allen"
    ],
    "e": "La polycoise (« tricoise ») est multifonction : ouverture du PI, bouchons, demi-raccords. La clef de BI est spécifique au tampon de bouche. (Guide des hydrants SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Durée minimale d'ouverture (ou de fermeture) d'un hydrant pour éviter le coup de bélier ?",
    "a": "15 à 20 secondes",
    "c": [],
    "e": "Manœuvre lente et progressive (> 15 s) : une ouverture/fermeture brutale crée une onde de surpression qui peut faire éclater la canalisation. (Guide des hydrants SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton chef d'agrès t'envoie établir l'aspiration sur un point d'eau naturel : quelles dimensions doit présenter l'aire PENA pour accueillir ton FPT ?",
    "a": "8 × 4 m (32 m²), portance 16 t",
    "c": [
     "4 × 3 m",
     "8 × 4 m (32 m²), portance 16 t",
     "2 × 2 m",
     "10 × 5 m"
    ],
    "e": "32 m² stabilisés (8×4), portance 16 t, hauteur d'aspiration ≤ 5,5 m, crépine-pompe ≤ 8 m, bordure anti-chute. (GDR Guide technique DECI SDIS 91 v2, fiche II.10, p. 31)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "À l'ouverture d'un PI, le manomètre lit moins d'1 bar en débit nominal. Analyse et conduite à tenir ?",
    "a": "Hydrant « insuffisant » (pression dynamique mini = 1 bar). Causes : vanne partielle, vanne amont fermée, consommation concurrente. Réflexes : vérifier l'ouverture complète, appel service des eaux via CODIS, bascule sur un hydrant de secours < 200 m, prévenir le chef d'agrès.",
    "c": [],
    "e": "Un débit insuffisant compromet toute l'attaque : le chef d'équipe alerte sans délai. (Guide des hydrants SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "À quelle distance maximale d'une prise de colonne sèche doit se trouver un PEI ?",
    "a": "60 m",
    "c": [],
    "e": "Tout PEI ≤ 60 m d'une prise de colonne sèche (verticale) ou d'une traînasse (horizontale), quel que soit le risque. (Guide technique DECI)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Sous quelle autorité est placée la DECI ?",
    "a": "Le maire (loi du 17 mai 2011)",
    "c": [
     "Le préfet",
     "Le maire (loi du 17 mai 2011)",
     "Le SDIS seul",
     "Le service des eaux"
    ],
    "e": "Le maire (ou président d'EPCI) doit pourvoir sa commune d'une DECI suffisante (police spéciale DECI, CGCT). Le SDIS pilote le RDDECI et réalise les reconnaissances opérationnelles. (Guide technique DECI)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Citez les 5 classes de risque du RDDECI 91.",
    "a": "RCTF (courant très faible) · RCF (courant faible) · RCO (courant ordinaire) · RCI (courant important) · RP (risque particulier).",
    "c": [],
    "e": "Elles conditionnent le besoin en eau : 30 m³/h (RCF), 60 m³/h (RCO), 120 m³/h simultané (RCI, RP). Une ICPE = RP d'office. (Guide technique DECI)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Sur intervention, quel est le rôle respectif du 1er et du 2e engin vis-à-vis de l'hydrant ?",
    "a": "1er engin = attaque (au plus près), 2e engin = alimentation depuis l'hydrant",
    "c": [
     "Les deux alimentent",
     "1er engin = attaque (au plus près), 2e engin = alimentation depuis l'hydrant",
     "1er engin = alimentation, 2e = attaque",
     "Aucun ne touche à l'hydrant"
    ],
    "e": "Le 1er engin attaque depuis sa tonne et réserve l'hydrant ; le 2e assure l'alimentation (raccord 100 sur la prise centrale). (Guide des hydrants SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le décret n° 2015-235 du 27 février 2015 crée une police spéciale DECI, distincte de la police générale du maire.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Ce décret définit aussi la notion de PEI et fonde le principe du référentiel national (RNDECI) et des règlements départementaux (RDDECI). (Guide technique DECI)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel texte a créé le Référentiel National DECI (RNDECI) et quelle vieille circulaire a-t-il abrogée ?",
    "a": "L'arrêté interministériel du 15 décembre 2015 ; il abroge la circulaire n°465 du 10 décembre 1951 (ainsi que les circulaires du 20 février 1957 et du 9 août 1967).",
    "c": [],
    "e": "Les valeurs historiques de 120 m³ sur 2 h et 200 m entre hydrants viennent de cette circulaire de 1951 : elles restent des paramètres de dimensionnement du RDDECI 91 en risque courant, mais ne constituent plus un minimum national uniforme. (Guide technique DECI ; Guide des hydrants SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Qui fixe la quantité, la qualité et l'implantation des points d'eau incendie (PEI) sur une commune ?",
    "a": "Le maire (ou le président d'EPCI)",
    "c": [
     "Le SDIS seul",
     "Le maire (ou le président d'EPCI)",
     "Le préfet seul",
     "Le service des eaux seul"
    ],
    "e": "Le maire identifie les risques et fixe la DECI par arrêté communal ou intercommunal (Art. R. 2225-4 à R. 2225-7 CGCT) ; le SDIS 91 apporte son expertise et réalise les reconnaissances opérationnelles, le préfet arrête le RDDECI après avis du CASDIS. (Guide technique DECI)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Tu identifies un PI DN 80 (petit débit) sur une intervention en risque courant faible : quelles caractéristiques hydrauliques peux-tu en attendre ?",
    "a": "30 m³/h (ou 45 m³/h) pendant 1 h, sous 2 bar (ou 1 bar si 45 m³/h)",
    "c": [
     "60 m³/h pendant 2 h à 1 bar",
     "30 m³/h (ou 45 m³/h) pendant 1 h, sous 2 bar (ou 1 bar si 45 m³/h)",
     "120 m³/h pendant 2 h à 1 bar",
     "15 m³/h pendant 30 min à 4 bar"
    ],
    "e": "Symbole PI30 (cercle rouge/blanc à 50 %) : ce petit débit est réservé au Risque Courant Faible (RCF). (Guide technique DECI, Fiche II.1)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel débit simultané minimal est exigé pour un Risque Courant Important (RCI) ?",
    "a": "120 m³/h simultané (2 PI de 60 m³/h), pendant 2 h à 1 bar",
    "c": [],
    "e": "Le 1er PI doit être à 100 m, le 2e à 300 m, avec une distance entre les deux PI ≤ 200 m. (Guide technique DECI, RDDECI 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "En reconnaissance sur une ICPE soumise à autorisation avec produits dangereux, la couverture en eau te semble faible pour l'activité du site. Que dois-tu retenir de son classement DECI pour juger si c'est normal, et que remontes-tu si les seuils ne sont pas couverts ?",
    "a": "Une ICPE de ce type est classée Risque Particulier (RP) d'office (Art. R. 2225-2 CGCT, codes L. 511-1 et L. 511-2 du code de l'environnement) : les ICPE sont exclues du référentiel national DECI, hors méthode D9, et exigent au moins 2 PI, débit simultané ≥ 120 m³/h pendant 2 h min à 1 bar, PEI ≤ 100 m du risque. Le classement lui-même n'est pas ta décision (il relève du maire/SDIS) : si ces seuils ne sont pas couverts sur le terrain, tu le signales à ton chef d'agrès et, via fiche de liaison, au groupement territorial SDIS 91.",
    "c": [],
    "e": "Toute ICPE soumise à déclaration avec produits dangereux, enregistrement, autorisation ou SEVESO est classée RP d'office : c'est une donnée à connaître pour juger une couverture en eau, pas une décision à prendre sur place. (Guide technique DECI)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Une bouche d'incendie (BI) DN 80 peut encore être installée aujourd'hui, au même titre qu'une BI DN 100.",
    "a": "Faux — seules les BI DN 100 peuvent désormais être installées",
    "c": [],
    "e": "La norme NF S 62.200 §6.3 réserve les nouvelles installations aux BI DN 100 (60 m³/h) sauf dérogation ; les BI DN 80 existantes (30 m³/h) subsistent sans être remplacées à l'identique. (Guide technique DECI)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle est la hauteur réglementaire du demi-raccord central d'un PI par rapport au sol ?",
    "a": "Entre 0,40 m et 0,65 m",
    "c": [
     "Entre 0,10 et 0,20 m",
     "Entre 0,40 m et 0,65 m",
     "Entre 0,70 et 1 m",
     "Entre 1 et 1,5 m"
    ],
    "e": "0,40 m est imposé pour un PI DN 150 depuis le correctif du 05/07/2017. Le rayon de dégagement autour de l'axe doit être ≥ 0,50 m (PI) ou ≥ 0,60 m (BI). (Guide technique DECI)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Entre quelles distances un PI doit-il être implanté par rapport à la voie utilisable par les engins ?",
    "a": "Entre 1 m et 5 m",
    "c": [],
    "e": "Aucune ligne haute tension aérienne (63 kVA) ne doit se trouver à moins de 25 m. (Guide technique DECI)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Selon le Guide technique DECI (RDDECI 91, v2 2017), quelle est la périodicité du contrôle technique d'un hydrant et qui en est responsable ?",
    "a": "Tous les 2 ans, sous l'autorité du maire / service public DECI",
    "c": [
     "Tous les ans, par le SDIS",
     "Tous les 2 ans, sous l'autorité du maire / service public DECI",
     "Tous les 3 ans, par le SDIS",
     "Tous les 5 ans, par le service des eaux"
    ],
    "e": "En alternance avec la reconnaissance opérationnelle du SDIS 91 (également tous les 2 ans, fiche V.4 p.84). Le guide des hydrants SDIS 91 de 2012 mentionnait encore « tous les 3 ans » : valeur antérieure, supplantée par le Guide technique DECI SDIS 91 v2 (01/09/2017), qui fixe explicitement « DEUX ans » pour les deux opérations aux fiches V.3a (p.81, contrôle technique des hydrants) et V.3b (p.82, réserves/citernes)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quels codes d'anomalie relevés sur la fiche V.3c déclenchent obligatoirement une fiche de liaison immédiate ?",
    "a": "Le code 05 (couvercle de BI détérioré) et les codes 16 à 24 (PEI indisponible)",
    "c": [],
    "e": "La fiche V.5 (ou V.5a) est alors transmise au groupement territorial SDIS (NORD, EST, CENTRE, SUD) ou au CODIS 91 hors heures ouvrables. (Guide technique DECI, RDDECI 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "En combien de groupements territoriaux le SDIS 91 est-il organisé pour le suivi de la DECI ?",
    "a": "4 (NORD, EST, CENTRE, SUD)",
    "c": [
     "2 (Nord, Sud)",
     "3 (Nord, Centre, Sud)",
     "4 (NORD, EST, CENTRE, SUD)",
     "6, un par arrondissement"
    ],
    "e": "Ces groupements sont les points de contact pour tout échange DECI (fiches de liaison, indisponibilités). (Guide technique DECI)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Lors d'une reconnaissance opérationnelle biennale, vous constatez un couvercle de BI détérioré ainsi qu'un carré de manœuvre détérioré. Quelle conduite tenez-vous ?",
    "a": "Ce sont des anomalies graves (code V.3c 05 et motif « carré de manœuvre détérioré »). Il faut remplir immédiatement une fiche de liaison V.5 / V.5a et la transmettre au groupement territorial SDIS par fax ou courriel avec confirmation téléphonique, ou au CODIS 91 hors heures ouvrables.",
    "c": [],
    "e": "Les codes 05 et 16-24 déclenchent systématiquement cette procédure. (Guide technique DECI)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Face à un poteau d'incendie gelé dont la vanne est bloquée, le chef d'équipe doit forcer la manœuvre pour rétablir l'alimentation en eau.",
    "a": "Faux — ne jamais forcer",
    "c": [],
    "e": "Risque de rupture de tige ; pas de flamme non plus. Il faut se rabattre sur l'hydrant suivant à moins de 200 m et signaler le défaut en fin d'intervention. (Guide des hydrants SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que doit faire le chef d'équipe pour réserver un hydrant utilisé par son engin sur intervention ?",
    "a": "Confirmer la réservation auprès du chef d'agrès et marquer visuellement l'appareil (plots, cône) pour éviter toute utilisation concurrente.",
    "c": [],
    "e": "Cette réservation évite qu'un autre engin ne vienne se raccorder sur le même PEI et perturbe le débit disponible. (Guide des hydrants SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle est la règle plancher du dimensionnement D9 pour les risques industriels ?",
    "a": "Aucun débit inférieur à 60 m³/h, arrondi au multiple de 30 m³/h le plus proche, disponible 2 h minimum",
    "c": [
     "Minimum 30 m³/h pendant 1 h",
     "Aucun débit inférieur à 60 m³/h, arrondi au multiple de 30 m³/h le plus proche, disponible 2 h minimum",
     "Minimum 120 m³/h pendant 4 h",
     "Pas de plancher, seul le calcul Qi s'applique"
    ],
    "e": "Le document technique D9 (avril 2002, Île-de-France) calcule le débit théorique Qi = (30 × S / 500) × (1 + Σ coefficients), puis applique cette règle plancher. (Guide technique DECI)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton engin est le premier sur les lieux et ton chef d'agrès te commande : « Établissement sur l'hydrant, attaque façade principale. » Que fais-tu réaliser à ton équipier avant même de raccorder le premier tuyau ?",
    "a": "La reconnaissance et le dégagement de l'hydrant, et vérifier qu'il n'est pas déjà réservé par un autre engin",
    "c": [
     "Le raccordement direct du tuyau de 100, réservation faite après",
     "La reconnaissance et le dégagement de l'hydrant, et vérifier qu'il n'est pas déjà réservé par un autre engin",
     "L'ouverture immédiate du PI pour purger la canalisation",
     "Rien : on commence toujours par dérouler la lance d'attaque"
    ],
    "e": "Séquence imposée avant tout raccordement : reconnaissance/dégagement de l'hydrant puis vérification qu'il est libre — un raccordement précipité fait perdre du temps si l'hydrant est finalement inexploitable ou déjà pris. (Guide des hydrants SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Avant d'autoriser ton équipier à retirer le bouchon d'un PI, que dois-tu avoir vérifié sur lui ?",
    "a": "Qu'il porte ses EPI complets (une pression résiduelle est possible au retrait) et qu'il se place latéralement par rapport à l'axe de l'appareil, pas dans son alignement.",
    "c": [],
    "e": "Ce contrôle sur l'équipier précède toute manipulation du bouchon : une projection d'eau sous pression résiduelle n'est pas à exclure. (Guide des hydrants SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Tu viens de mettre en eau l'hydrant désigné, débit conforme. À quel moment et sous quelle forme en rends-tu compte à ton chef d'agrès, et dans quel cas ce compte rendu devient-il immédiat et prioritaire ?",
    "a": "Dès la mise en eau, tu annonces par radio l'hydrant utilisé ainsi que le débit et la pression constatés. Le compte rendu devient immédiat et prioritaire pour toute anomalie grave (couvercle détérioré, carré de manœuvre HS, débit ou pression insuffisants) ; au besoin, elle est formalisée par une fiche de liaison V.5/V.5a transmise au groupement territorial SDIS 91 ou au CODIS 91 hors heures ouvrables.",
    "c": [],
    "e": "Le contenu (hydrant/débit/pression), le moment (dès la mise en eau) et l'exception (anomalie grave = immédiat, pas d'attente de fin d'intervention) sont trois éléments distincts du compte rendu. (Guide technique DECI, RDDECI 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite au moins trois situations qui doivent te faire renoncer à l'hydrant en cours de manœuvre et basculer sur le suivant.",
    "a": "Pression dynamique constatée sous 1 bar (hydrant déclaré insuffisant) ; hydrant gelé avec vanne bloquée (on ne force jamais) ; hydrant déjà réservé/en cours d'utilisation par un autre engin ; couleur incompatible avec le besoin (vert = hors DECI, bleu = aspiration/relais seulement, pas de charge directe potable).",
    "c": [],
    "e": "Ces critères de repli combinent hydraulique (pression), sécurité (gel) et organisation (réservation, couleur) : dans chaque cas, on bascule vers l'hydrant suivant à moins de 200 m plutôt que d'insister. (Guide des hydrants SDIS 91 ; Guide technique DECI)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "En reconnaissance, tu repères un site qui te semble sous-doté en DECI par rapport à son activité : c'est à toi, chef d'équipe, de le reclasser en Risque Particulier et d'exiger de nouveaux PEI.",
    "a": "Faux — ce n'est pas ta décision",
    "c": [],
    "e": "Le classement DECI (quantité/qualité/implantation des PEI) relève du maire ou du président d'EPCI, avec l'expertise du SDIS 91 ; ton rôle est de constater l'anomalie sur le terrain et de la remonter (compte rendu au chef d'agrès, fiche de liaison), pas de la trancher toi-même. (Guide technique DECI)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton chef d'agrès demande une deuxième alimentation de renfort en cours d'intervention. Comment choisis-tu le nouvel hydrant à lui proposer ?",
    "a": "Le plus proche disponible (à moins de 200 m), de couleur compatible avec un usage direct (rouge, ou jaune si additivé requis) et non déjà réservé par un autre engin",
    "c": [
     "Le premier PI DN 80 venu, quelle que soit sa distance",
     "Le plus proche disponible (à moins de 200 m), de couleur compatible avec un usage direct (rouge, ou jaune si additivé requis) et non déjà réservé par un autre engin",
     "Un poteau bleu, pour aspirer et garantir le débit",
     "N'importe quel hydrant : la couleur n'a pas d'incidence pour un renfort"
    ],
    "e": "Un poteau bleu (aspiration/relais) ne se raccorde pas en charge directe, et un hydrant déjà pris par un autre engin ne t'apporte rien : la proximité, la couleur et la disponibilité sont les trois critères de choix. (Guide des hydrants SDIS 91 ; Guide technique DECI)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Tu identifies un PI de couleur BICOLORE ROUGE ET JAUNE sur réseau sous pression. Quel débit cela t'indique-t-il ?",
    "a": "Un débit ≥ 120 m³/h (gros débit)",
    "c": [
     "Un débit compris entre 30 et 60 m³/h",
     "Un débit compris entre 60 et 120 m³/h",
     "Un débit ≥ 120 m³/h (gros débit)",
     "Un débit additivé, comme le jaune-orange"
    ],
    "e": "Le bicolore rouge/jaune signale un PI sur réseau sous pression avec un débit ≥ 120 m³/h, à distinguer du jaune-orange qui signale un réseau surpressé. (RDDECI 91, section 3.1.1 « Couleur des appareils », p.23, arrêté préfectoral n°2016-PREF-DCSIPC-SIDPC n°1117 du 17/11/2016)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Un PI sur réseau sous pression porte une BANDE BLANCHE. Quel débit en attends-tu, et à quel autre code couleur ne dois-tu pas le confondre ?",
    "a": "Entre 30 et 60 m³/h — à ne pas confondre avec le rouge plein (60 à 120 m³/h)",
    "c": [
     "Entre 30 et 60 m³/h — à ne pas confondre avec le rouge plein (60 à 120 m³/h)",
     "Entre 60 et 120 m³/h, comme le rouge plein",
     "≥ 120 m³/h, comme le bicolore rouge/jaune",
     "Un débit additivé réservé aux dépôts pétroliers"
    ],
    "e": "Rouge plein = 60 à 120 m³/h ; bande blanche = 30 à 60 m³/h ; bicolore rouge/jaune = ≥ 120 m³/h. Trois nuances du même réseau sous pression, à ne pas confondre entre elles. (RDDECI 91, section 3.1.1, p.23)"
   }
  ]
 },
 {
  "id": "emv",
  "domain": "incendie",
  "ic": "😷",
  "t": "EMV — engagement en milieux viciés & ARI",
  "fig": [
   [
    "Bouteille ARI",
    "300 bar"
   ],
   [
    "Pression mini d'engagement",
    "≥ 270 bar (nominale − 10 %)"
   ],
   [
    "Sifflet de fin de charge",
    "55 bar → repli immédiat du binôme (SDIS 91 et GTO EMV national ; GTO Sauvegarde opérationnelle national : 50 bar)"
   ],
   [
    "Seuil ARI obligatoire (O₂)",
    "< 19 % SDIS 91 · < 17 % national DGSCGC — appliquer 19 % dans le 91"
   ],
   [
    "Ligne guide",
    "60 m × 6 mm"
   ],
   [
    "1 olive / 3 olives",
    "1 = SORTIE (« vie ») · 3 = SINISTRE (« in-cen-die »)"
   ],
   [
    "Liaison personnelle",
    "6 m × 4 mm (courte 1,25 m)"
   ],
   [
    "Tuyau « ligne de vie »",
    "≤ 40 m depuis le point d'accès"
   ],
   [
    "Autonomie 6 L / 300 bar",
    "180 / 30 / 18 / ~13 min (10 / 60 / 100 / 135 L/min)"
   ],
   [
    "Autonomie ligne de vie (référence)",
    "15 min à 100 L/min, réserve de 50 bar conservée"
   ],
   [
    "Détendeur HP/MP",
    "300 bar → 7 bar ±0,5 ; échappement automatique > 11 bar"
   ],
   [
    "Limiteur de débit (arrachement HP)",
    "25 L/min"
   ],
   [
    "Poids ARI (norme)",
    "≤ 18 kg circuit ouvert (NF EN 137) · ≤ 16 kg circuit fermé (NF EN 145)"
   ],
   [
    "Surpression masque garantie jusqu'à",
    "314 L/min de débit de pointe"
   ],
   [
    "Contrôleur",
    "1 point de pénétration, max 10 porteurs"
   ],
   [
    "Détection de fuite (ICS)",
    "3 bar / 10 s"
   ]
  ],
  "s": "<h3>Le principe de l'EMV</h3>\n  <p>En milieu vicié (air appauvri en O₂ et/ou toxique), <strong>l'ARI est obligatoire</strong> et <strong>le binôme est la seule unité de travail</strong> : on ne s'engage <em>jamais</em> seul, contact permanent (physique, visuel ou verbal).</p>\n  <h4>Ton rôle de chef d'équipe</h4>\n  <ul>\n    <li><strong>Tu vérifies</strong> : ta pression et celle de ton équipier (≥ 270 bar), le contrôle croisé complet (masque, cagoule, casque, SAD, pression annoncée à voix haute), le bon fonctionnement de l'ICS, et le sens de progression défini avant d'entrer.</li>\n    <li><strong>Tu commandes</strong> à ton équipier : la posture (à quatre pattes dès les fumées) et la technique de descente d'escalier (marche arrière), le marquage des portes, la répartition des rôles dans le binôme (ligne guide, exploration), et l'ordre d'action d'une reconnaissance en méthode AIDES.</li>\n    <li><strong>Tu rends compte</strong> au chef d'agrès, selon le cadre <em>J'ai vu / J'ai fait / Je propose / Je redoute</em> : ta progression, toute découverte (victime, propagation), toute anomalie matérielle (alarme ICS, fuite), et la difficulté du cheminement si elle appelle un GELD — dont le déclenchement reste une décision du COS, pas la tienne.</li>\n    <li><strong>Tes points de vigilance et critères de repli</strong> : sifflet de fin de charge à 55 bar au SDIS 91 (repli systématique et immédiat, sans attendre un ordre), perte de contact avec ton équipier, alarme ICS, signal général d'évacuation (radio ou deux-tons pendant 2 min), doute sur l'état physique ou psychologique de ton équipier — toute anomalie prime sur la seule lecture du manomètre.</li>\n  </ul>\n  <h3>ARF ou ARI : seuils et interdictions</h3>\n  <ul>\n    <li>Deux familles d'appareils de protection respiratoire (APR) : <strong>appareils filtrants (ARF)</strong> et <strong>ARI</strong> (appareil respiratoire isolant autonome). L'ARI est <strong>prioritaire</strong> dans tout milieu vicié ou susceptible de l'être.</li>\n    <li><strong>ARI obligatoire</strong> si : produits toxiques, air inconnu, milieu susceptible d'évoluer (feu couvant, local semi-clos), présence de CO, ou <strong>O₂ &lt; 19 %</strong> (seuil SDIS 91).</li>\n    <li><strong>Deux seuils nationaux coexistent</strong> : le GDO « Interventions en présence de gaz » (DGSCGC, 12/2021) retient <strong>O₂ &lt; 19 %</strong>, mais le GTO Engagement en milieu vicié V2, plus récent et spécifique à l'EMV (DGSCGC, 02/2024), retient <strong>O₂ &lt; 17 %</strong>. Le SDIS 91 tranche pour <strong>19 %</strong> (GDR EMV + note de déclinaison du 23/03/2026). <strong>En opération dans le 91, appliquer 19 %</strong> ; connaître 17 % en cas de renfort hors département sous doctrine EMV nationale stricte.</li>\n    <li><strong>ARF strictement interdit</strong> en présence de CO, CO₂, NOx (donc pendant ET après incendie), avec tout produit inconnu ou en mélange. En déblai, le COS peut autoriser la filtration sous réserve de garanties sur le taux d'O₂ et l'absence de toxique (contrôle multi-gaz).</li>\n  </ul>\n  <h3>L'ARI et la gestion de l'air</h3>\n  <ul>\n    <li>Bouteille air comprimé <strong>300 bar</strong>. Détendeur HP/MP → <strong>7 bar (±0,5)</strong>, échappement automatique au-delà de <strong>11 bar</strong>. Flexible HP avec limiteur de débit <strong>25 L/min</strong> en cas d'arrachement. Poids ARI circuit ouvert ≤ 18 kg (NF EN 137), circuit fermé ≤ 16 kg (NF EN 145).</li>\n    <li><strong>Pression mini d'engagement : ≥ 270 bar</strong> (pression nominale − 10 % ; 180 bar pour une bouteille 200 bar).</li>\n    <li><strong>Sifflet de fin de charge à 55 bar</strong> au SDIS 91 (identique au GTO EMV V2 national ; le GTO Sauvegarde opérationnelle national retient 50 bar pour ce même seuil) → repli SYSTÉMATIQUE et IMMÉDIAT du binôme.</li>\n    <li><strong>Règle des 3 temps : aller + mission + retour</strong> — toujours anticiper la sortie sans compter sur la réserve. Autonomie de référence en engagement sur ligne de vie : <strong>15 min</strong> (bouteille 6 L/300 bar à 100 L/min), en conservant <strong>50 bar de réserve</strong>.</li>\n    <li><strong>Surpression du masque non garantie</strong> au-delà de <strong>314 L/min</strong> de débit de pointe : en pic d'effort, réduire l'intensité ou alterner porte-lance / tracteur.</li>\n    <li>Formule théorique d'autonomie (GTO national) : Capacité (L) = (P × V) / (Z × Patm), avec Z ≈ 1,1 à 300 bar. Exemple : bouteille 7 L à 300 bar ≈ 1909 L utilisables.</li>\n  </ul>\n  <table><thead><tr><th>Effort</th><th>Consommation</th><th>Autonomie (6 L / 300 bar ≈ 1800 L)</th></tr></thead><tbody>\n  <tr><td>Repos</td><td>10 L/min</td><td>~180 min</td></tr>\n  <tr><td>Modéré</td><td>60 L/min</td><td>~30 min</td></tr>\n  <tr><td>Intense</td><td>100 L/min</td><td>~18 min</td></tr>\n  <tr><td>Très intense</td><td>135 L/min</td><td>~13 min</td></tr>\n  </tbody></table>\n  <h3>La ligne guide et l'orientation</h3>\n  <ul>\n    <li><strong>Ligne guide : 60 m × 6 mm.</strong> Repères directionnels tactiles : <strong>1 olive isolée = direction de la SORTIE</strong> (« vie », 1 syllabe) ; <strong>3 olives successives = direction du SINISTRE</strong> (« in-cen-die », 3 syllabes). Jusqu'à 3 dérivations.</li>\n    <li><strong>Liaison personnelle : 6 m × 4 mm</strong> (version courte 1,25 m, longue 6 m). C'est un lien, jamais une traction. Amplitude max = liaison longue + liaison courte.</li>\n    <li><strong>Tuyau comme ligne de vie : ≤ 40 m</strong> depuis le point d'accès (collier d'amarrage). Jamais entre la source et le moyen hydraulique.</li>\n  </ul>\n  <h3>Progression & méthodes</h3>\n  <p>Sens « <strong>main gauche</strong> » ou « <strong>main droite</strong> » défini <em>avant</em> d'entrer. <strong>À quatre pattes dès les fumées</strong>, <strong>escalier descendu en marche arrière</strong>. Marquage des pièces : trait (en cours), croix (terminé), cercle autour de la croix (2e reconnaissance). Portes refermées après reconnaissance. Méthodes : <strong>latérale</strong> (associée/dissociée), <strong>circulaire</strong> (petite pièce), <strong>AIDES</strong> (Accéder, Isoler, Désenfumer, Explorer, Sauver/Sortir).</p>\n  <p><strong>Priorité de croisement</strong> sur ligne guide : le binôme de sauvetage est prioritaire sur tous les autres, puis le binôme sortant est prioritaire sur le binôme entrant ; le binôme non prioritaire se déconnecte le temps du passage en gardant le contact physique avec la ligne.</p>\n  <p><strong>Recherche primaire</strong> (au plus tôt) : foyer, étage au-dessus, dernier étage, puis étages intermédiaires et inférieurs ; fouille systématique salles de bain, placards, sous-lits, meubles, sous-sol. La <strong>recherche secondaire</strong> intervient après maîtrise du sinistre, si possible par d'autres binômes. Quelques indices tactiques : chaînette anti-intrusion en place (présence probable), chaussures dans l'entrée (composition familiale), porte de salle de bain verrouillée (personne à l'intérieur), forme sous les rideaux ou au pied des fenêtres (personne effondrée en fuyant la chaleur).</p>\n  <p>Découverte de victime : équiper d'une <strong>cagoule d'évacuation</strong> branchée sur la 2ᵉ sortie MP de l'ARI du sauveteur disposant de la <strong>plus grande autonomie</strong> (à défaut : lot d'assistance en air respirable ou cagoule filtrante autonome).</p>\n  <h3>Contrôleur & binôme de sécurité</h3>\n  <p>Le <strong>contrôleur</strong> gère 1 point de pénétration et <strong>10 porteurs maxi</strong> (4 binômes engagés + 1 binôme de sécurité). Le <strong>binôme de sécurité</strong> est pré-armé au point de pénétration, même niveau d'équipement que les binômes engagés ; une fois engagé, on désigne <strong>immédiatement</strong> un remplaçant. Pour les cheminements complexes ou grandes distances, le COS peut déclencher un <strong>GELD</strong> (Groupe d'Exploration Longue Durée) : minimum 1 chef + 2 binômes, personnels spécialement formés.</p>\n  <p><strong>Itinéraires</strong> : le <strong>repli</strong> (chemin normal, reconnu, prioritaire) est utilisé en premier ; s'il devient impraticable, le binôme bascule sur l'itinéraire de <strong>secours</strong> (anticipé, échelles jusqu'à R+2, moyens aériens au-delà) ; si aucun n'est praticable, rejoindre une <strong>zone de mise à l'abri</strong> (pièce, escalier encloisonné, couloir, EAS).</p>\n  <div class=\"note\">Contrôle croisé obligatoire en vis-à-vis avant tout engagement (tenue, masque, SAD, casque, pression). Ordre d'équipement : masque → cagoule → casque. Détection de fuite ICS à <strong>3 bar / 10 s</strong>. CR retour : <strong>J'ai vu / J'ai fait / Je propose / Je redoute</strong>. Signal général d'évacuation : radio ou deux-tons pendant 2 min sur tous les engins.</div>\n  <p class=\"src\">Sources : GTO Engagement en milieu vicié V2 (DGSCGC, 02/2024) & GDR EMV SDIS 91 (v1, 03/2023).</p>\n  <h4>Références</h4>\n  <ul><li><strong>GTO Engagement en milieu vicié</strong>, 2ᵉ édition (V2), DGSCGC, février 2024. Référentiel national en vigueur (confirmé sans nouvelle édition à ce jour) : règles d'engagement, techniques de progression sous ARI, conditions de sécurité en milieu vicié ; remplace la version de décembre 2019 (BDFE DGSCGC).</li><li><strong>GDR EMV SDIS 91</strong> (Guide Départemental de Référence — Engagement en milieux viciés), 24 mars 2023. Seuil ARI obligatoire départemental à <strong>19 % d'O₂</strong> (p.8, confirmé par le GDO « Interventions en présence de gaz », DGSCGC, 12/2021, p.93) — le GTO EMV V2 plus récent (DGSCGC, 02/2024, p.31) retient pourtant 17 % : deux seuils nationaux coexistent, le 91 applique 19 %. Sifflet de fin de charge à <strong>55 bar</strong> (p.28), valeur reprise par le GTO EMV V2 (p.35) — mais un autre guide national, le GTO Sauvegarde opérationnelle (DGSCGC, 02/2024), retient 50 bar pour ce même seuil : deux valeurs nationales coexistent, le 91 applique 55 bar ; dimensions locales de ligne guide 60 m × 6 mm (p.11-12) et de liaison personnelle 6 m × 4 mm (p.14).</li><li><strong>Note de déclinaison des GTO SMS-ETE-SO-EMV</strong>, SDIROS SDIS 91, 23 mars 2026. Confirme le seuil départemental de 19 % d'O₂ et la longueur de ligne guide de 60 m par binôme sans dérivation pour le tronc commun.</li></ul>",
  "q": [
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la pression d'une bouteille d'ARI (circuit ouvert) au SDIS 91 ?",
    "a": "300 bar",
    "c": [],
    "e": "Bouteille air comprimé 300 bar (métallique ou composite). Le détendeur ramène à ~7 bar (±0,5). (GDR EMV SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle est la pression minimale pour engager ton binôme avec une bouteille 300 bar, et que fais-tu si ton manomètre affiche 260 bar ?",
    "a": "Tu ne t'engages pas : c'est sous le seuil mini de 270 bar (nominale − 10 %), sauf validation expresse du chef d'agrès ou changement de bouteille",
    "c": [
     "Tu t'engages normalement, il reste largement de l'air",
     "Tu ne t'engages pas : c'est sous le seuil mini de 270 bar (nominale − 10 %), sauf validation expresse du chef d'agrès ou changement de bouteille",
     "Tu demandes à ton équipier d'échanger sa bouteille contre la tienne",
     "Tu attends 5 minutes puis tu repars sans rien vérifier"
    ],
    "e": "≥ pression nominale − 10 % : 270 bar pour une bouteille 300 bar (180 bar pour une 200 bar). En dessous : validation expresse du chef d'agrès, ou changement de bouteille. (GDR EMV SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton sifflet de fin de charge se déclenche en pleine progression. Que fait ton binôme ?",
    "a": "Repli systématique et immédiat du binôme (déclenchement à 55 bar)",
    "c": [
     "On continue jusqu'à la fin de la mission",
     "Repli systématique et immédiat du binôme (déclenchement à 55 bar)",
     "On ralentit simplement le rythme",
     "On attend l'ordre du chef d'agrès avant de bouger"
    ],
    "e": "55 bar = repli IMMÉDIAT et SOLIDAIRE (tout le binôme), sans attendre un ordre. Le seuil s'anticipe : on ne compte jamais sur cette réserve. Le GTO EMV V2, spécifique à ce type d'engagement, retient la même valeur (DGSCGC, 02/2024, p.35) ; un autre guide national, le GTO Sauvegarde opérationnelle (DGSCGC, 02/2024), retient 50 bar pour ce même seuil — deux valeurs nationales coexistent, retenir 55 bar dans le 91. (GDR EMV SDIS 91, 24/03/2023, p.28)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Sur la ligne guide, que signifie 1 OLIVE isolée ?",
    "a": "La direction de la SORTIE (« vie »)",
    "c": [
     "La direction du sinistre",
     "La direction de la SORTIE (« vie »)",
     "Une dérivation",
     "Un point de pénétration"
    ],
    "e": "Moyen mnémotechnique : « vie » = 1 syllabe = 1 olive = SORTIE. « in-cen-die » = 3 syllabes = 3 olives = SINISTRE. (GDR/GTO EMV SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Que signifient 3 OLIVES successives sur la ligne guide ?",
    "a": "La direction du SINISTRE",
    "c": [
     "La sortie",
     "La direction du SINISTRE",
     "Un obstacle",
     "La fin de la ligne"
    ],
    "e": "3 olives = « in-cen-die » (3 syllabes) = vers le sinistre. Pour sortir, on progresse dans le sens opposé (vers l'olive isolée). (GDR/GTO EMV)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Longueur et diamètre d'une ligne guide ?",
    "a": "60 m et 6 mm",
    "c": [],
    "e": "Sac de 60 m × 6 mm, avec repères 1 olive / 3 olives et jusqu'à 3 dérivations. Peut aussi être matérialisée par une lance alimentée. (GDR EMV SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Autonomie théorique d'une bouteille 6 L / 300 bar à 100 L/min (effort intense) ?",
    "a": "~18 min",
    "c": [
     "~30 min",
     "~18 min",
     "~60 min",
     "~5 min"
    ],
    "e": "1800 L utilisables ÷ 100 L/min ≈ 18 min. À 60 L/min : ~30 min ; à 135 L/min : ~13 min. (GDR EMV SDIS 91, Annexe consommations)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "En quoi consiste la « règle des 3 temps » de gestion de l'air ?",
    "a": "Aller + Mission + Retour : toujours conserver de quoi revenir en sécurité, sans compter sur la réserve",
    "c": [],
    "e": "On anticipe le repli AVANT le sifflet : aller = pression d'engagement − consommation prévue. (GDR/GTO EMV)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "En milieu vicié, on peut s'engager seul si la mission est très courte.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "JAMAIS. Le binôme est la seule unité de travail valide ; perte de contact = repli immédiat. (GTO EMV)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle est la longueur maximale d'un tuyau utilisé comme ligne de vie, et que fais-tu au-delà de cette limite ?",
    "a": "Au-delà de 40 m depuis le point d'accès",
    "c": [
     "Au-delà de 20 m",
     "Au-delà de 40 m depuis le point d'accès",
     "Au-delà de 60 m",
     "Il n'y a pas de limite"
    ],
    "e": "≤ 40 m avec contact permanent par collier d'amarrage ; au-delà on bascule sur la ligne guide (60 m). Jamais entre la source et le moyen hydraulique. (GDR EMV SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Que veut dire la méthode AIDES ?",
    "a": "Accéder (sonder le sol) · Isoler (explorer derrière la porte puis refermer) · Désenfumer (laisser l'ouvrant ouvert) · Explorer (reconnaître depuis le point d'accès) · Sauver/Sortir.",
    "c": [],
    "e": "Exploration pièce par pièce depuis l'extérieur, sans moyen hydraulique, avec caméra thermique. Foyer hors du local concerné. (GTO EMV)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Combien de porteurs un contrôleur gère-t-il au maximum sur un point de pénétration ?",
    "a": "10 (4 binômes engagés + 1 binôme de sécurité)",
    "c": [
     "4",
     "10 (4 binômes engagés + 1 binôme de sécurité)",
     "2",
     "20"
    ],
    "e": "1 seul point de pénétration par contrôleur, 10 porteurs maxi. Il enregistre les binômes et maintient un binôme de sécurité. (GTO EMV)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Tu engages ton équipier avec toi dans un couloir enfumé, avec un escalier à descendre. Quelle posture et quelle technique lui commandes-tu d'adopter ?",
    "a": "À quatre pattes dès les fumées, escalier en MARCHE ARRIÈRE",
    "c": [
     "Debout, escalier en marche avant",
     "À quatre pattes dès les fumées, escalier en MARCHE ARRIÈRE",
     "En courant",
     "Allongé sur le dos"
    ],
    "e": "À quatre pattes = moins de risque de chute + air plus frais au sol. Escalier en marche arrière pour sonder les marches et ne pas basculer. (GDR/GTO EMV)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Dimensions de la liaison personnelle reliant les porteurs à la ligne guide ?",
    "a": "6 m × 4 mm (version courte 1,25 m)",
    "c": [],
    "e": "Liaison personnelle 6 m × 4 mm : un lien, jamais une traction. Amplitude max = liaison longue + liaison courte. (GDR EMV SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Le contrôleur t'informe que le binôme de sécurité vient d'être engagé (phase action). Conséquence immédiate ?",
    "a": "Il faut désigner IMMÉDIATEMENT un nouveau binôme de sécurité (COS/chef d'agrès), placé sous l'autorité du contrôleur au point de pénétration.",
    "c": [],
    "e": "On ne laisse jamais un point de pénétration sans binôme de sécurité disponible. (GTO EMV)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "À quelle valeur l'ICS détecte-t-il une fuite, et que fais-tu si cette alarme se déclenche en pleine progression ?",
    "a": "Tu arrêtes la progression, identifies l'origine (flexible, détendeur, SAD) et rends compte au chef d'agrès",
    "c": [
     "Tu continues, l'alarme n'est qu'indicative",
     "Tu arrêtes la progression, identifies l'origine (flexible, détendeur, SAD) et rends compte au chef d'agrès",
     "Tu retires ton masque pour vérifier toi-même",
     "Tu attends la fin de la mission pour signaler l'alarme"
    ],
    "e": "Le seuil de détection est de 3 bar sur 10 secondes. Une alarme fuite impose l'arrêt, l'identification de l'origine et le compte rendu — jamais la poursuite silencieuse. (GDR EMV SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Que vérifie le contrôle croisé avant engagement ?",
    "a": "Tenue de feu (port complet), cagoule ajustée, masque ARI (étanchéité, brides), SAD encliquetée, casque jugulé, pression contrôlée au manomètre. Réalisé en vis-à-vis et validé par le responsable du point de pénétration.",
    "c": [],
    "e": "Le contrôle croisé est obligatoire et complet (pas en diagonale). C'est le dernier filet de sécurité avant la zone d'exclusion. (GTO/GDR EMV)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton binôme doit progresser dans un local où la mesure indique 18 % d'oxygène. Quel est le seuil qui impose le port de l'ARI ?",
    "a": "O₂ < 19 % : le travail sans ARI est interdit",
    "c": [
     "O₂ < 15 % : le travail sans ARI est interdit",
     "O₂ < 17 % : le travail sans ARI est interdit",
     "O₂ < 19 % : le travail sans ARI est interdit",
     "O₂ < 21 % : le travail sans ARI est interdit"
    ],
    "e": "Le SDIS 91 retient 19 % (GDR EMV SDIS 91, 24/03/2023, p. 8, réaffirmé par la note de déclinaison GTO du 23/03/2026) — valeur qui rejoint le GDO « Interventions en présence de gaz » (DGSCGC, décembre 2021, p. 93 : « interdit de travailler à moins de 19 % d'oxygène sans ARI »). Mais le GTO Engagement en milieu vicié V2, plus récent et spécifique à l'EMV (DGSCGC, février 2024, p. 31), indique 17 % : deux seuils nationaux coexistent, retenir 19 % dans le 91."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Un appareil filtrant (ARF) peut être utilisé pendant et après un incendie si le débit ventilatoire reste modéré.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "L'ARF est strictement interdit en présence de CO, CO₂, NOx — donc systématiquement pendant ET après un incendie — ainsi qu'avec un produit inconnu ou en mélange. (GDR EMV SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "À quelle pression le détendeur HP/MP d'un ARI régule-t-il l'air, et à partir de quelle pression s'échappe-t-il automatiquement ?",
    "a": "Il régule à 7 bar (±0,5) ; échappement automatique au-delà de 11 bar",
    "c": [],
    "e": "Le détendeur HP/MP ramène les 300 bar de la bouteille à 7 bar ±0,5 pour l'alimentation du SAD. (GDR EMV SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel est le poids maximal autorisé pour un ARI à circuit ouvert, et pour un ARI à circuit fermé ?",
    "a": "≤ 18 kg pour un circuit ouvert (NF EN 137) ; ≤ 16 kg pour un circuit fermé (NF EN 145)",
    "c": [],
    "e": "Ces plafonds de poids intègrent l'ensemble dossard, bouteille, détendeur et pièce faciale. (GDR EMV SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Au-delà de quel débit de pointe la surpression du masque n'est-elle plus garantie ?",
    "a": "314 L/min",
    "c": [
     "100 L/min",
     "200 L/min",
     "314 L/min",
     "500 L/min"
    ],
    "e": "En pic d'effort intense, une dépression à l'inspiration peut faire entrer des fumées toxiques par une fuite du masque. Réduire l'intensité de l'effort ou alterner porte-lance / tracteur. (GDR EMV SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelle est l'autonomie de référence retenue pour un engagement en reconnaissance sur ligne de vie, et à quelle condition ?",
    "a": "15 minutes, pour une bouteille 6 L/300 bar consommée à 100 L/min, en conservant une réserve de 50 bar.",
    "c": [],
    "e": "Cette autonomie de référence permet d'anticiper le retour sans attendre le sifflet de fin de charge à 55 bar (SDIS 91 et GTO EMV national ; le GTO Sauvegarde opérationnelle national retient 50 bar pour ce même seuil). (GDR EMV SDIS 91, 24/03/2023, p.30)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Deux binômes se croisent sur la ligne guide, l'un effectuant un sauvetage. Quel est l'ordre de priorité de passage ?",
    "a": "Le binôme de sauvetage, puis le binôme sortant, puis le binôme entrant",
    "c": [
     "Le binôme entrant, puis le sortant, puis le sauvetage",
     "Le binôme de sauvetage, puis le binôme sortant, puis le binôme entrant",
     "Premier arrivé, premier passé",
     "Le binôme le plus proche du point de pénétration"
    ],
    "e": "Le binôme non prioritaire se déconnecte le temps du passage, en gardant le contact physique avec la ligne. (GDR EMV SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que désigne l'acronyme GELD, et quelle est sa composition minimale ?",
    "a": "Groupe d'Exploration Longue Durée : au minimum 1 chef et 2 binômes, personnels spécialement formés et entraînés",
    "c": [],
    "e": "Le GELD est déclenché par le COS pour les cheminements complexes, grandes distances ou configurations particulières (localisation de foyers, recherche/extraction, pose de lignes guides). (GTO EMV V2, DGSCGC, 02/2024, p.26-27 ; GDR EMV SDIS 91, p.25)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Sur une porte, que signifie un cercle tracé autour d'une croix ?",
    "a": "Une seconde reconnaissance a été effectuée",
    "c": [
     "Reconnaissance en cours",
     "Reconnaissance terminée",
     "Une seconde reconnaissance a été effectuée",
     "Présence d'une victime"
    ],
    "e": "Marquage en partie basse pour rester visible sous le plafond de fumée : trait = en cours, croix = terminée, cercle autour de la croix = seconde reconnaissance. (GTO EMV DGSCGC)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite deux indices tactiques exploitables dès l'entrée d'une habitation enfumée pour orienter la recherche de victime.",
    "a": "Par exemple : la chaînette anti-intrusion en place suggère une présence, les chaussures dans l'entrée renseignent sur la composition familiale, une porte de salle de bain verrouillée signale une personne à l'intérieur, ou une forme sous les rideaux / au pied des fenêtres (personne effondrée en fuyant la chaleur).",
    "c": [],
    "e": "Ces indices orientent, sans remplacer, une fouille systématique (lits, placards, sous-lits, salles de bain, sous-sol). (GTO EMV DGSCGC §6.7)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Vous découvrez une victime consciente en milieu vicié. À qui affecte-t-on la cagoule d'évacuation ?",
    "a": "Au sauveteur disposant de la plus grande autonomie",
    "c": [
     "Au chef d'agrès",
     "Au sauveteur disposant de la plus grande autonomie",
     "Au sauveteur le plus proche de la sortie",
     "À la victime elle-même sans assistance"
    ],
    "e": "La cagoule d'évacuation se branche sur la 2ᵉ sortie MP de l'ARI de ce sauveteur, qui absorbe la charge physique supplémentaire de l'évacuation. (GTO EMV DGSCGC)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le binôme de sécurité peut s'engager de sa propre initiative sans en informer le chef d'agrès.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Il peut s'engager sur ordre du chef d'agrès, du contrôleur, ou de sa propre initiative — mais en informant IMMÉDIATEMENT le chef d'agrès. (GDR EMV SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Ni l'itinéraire de repli ni l'itinéraire de secours ne sont praticables. Que fait le binôme ?",
    "a": "Il rejoint une zone de mise à l'abri (pièce, escalier encloisonné, couloir, EAS = Espace d'Attente Sécurisé) en attendant les secours, la priorité restant toujours aux sauvetages avant la création de nouveaux itinéraires.",
    "c": [],
    "e": "EAS = Espace d'Attente Sécurisé. (GDR EMV SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Ton chef d'agrès te commande une reconnaissance en méthode AIDES sur un logement, sans moyen hydraulique engagé. Quel ordre donnes-tu à ton équipier en premier, et pourquoi ?",
    "a": "Tu commandes d'abord d'Accéder : sonder le sol avant d'avancer, en répartissant les rôles avec ton équipier ; le moyen hydraulique n'étant pas engagé, tu rappelles que le foyer reste hors du local reconnu et que chaque pièce est refermée après reconnaissance.",
    "c": [],
    "e": "La méthode AIDES s'applique justement sans lance : Accéder, Isoler, Désenfumer, Explorer, Sauver/Sortir, en progressant depuis le point d'accès avec caméra thermique. (GTO EMV)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Après une reconnaissance, sous quelle forme fais-tu ton compte rendu au chef d'agrès ?",
    "a": "Selon la structure J'ai vu / J'ai fait / Je propose / Je redoute",
    "c": [],
    "e": "Ce cadre de compte rendu structure l'information remontée au chef d'agrès : observation, action réalisée, proposition de suite, points de doute ou de danger. (GTO/GDR EMV)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "En pleine progression, tu entends un signal deux-tons pendant 2 minutes sur la radio. Que fais-tu immédiatement avec ton équipier ?",
    "a": "Vous interrompez immédiatement la mission et vous vous repliez : c'est le signal général d'évacuation, qui s'applique à tous les engins et binômes engagés, sans attendre un ordre individuel.",
    "c": [],
    "e": "Le signal général d'évacuation (radio ou deux-tons pendant 2 min) prime sur la mission en cours ; le repli est immédiat et ne nécessite pas d'ordre particulier supplémentaire. (GTO EMV)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Ta mission nécessite un cheminement particulièrement long et complexe pour atteindre le foyer. C'est à toi, chef d'équipe, de décider d'engager un GELD.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Le déclenchement d'un GELD (Groupe d'Exploration Longue Durée) relève du COS, pas du chef d'équipe : ton rôle est de rendre compte de la difficulté du cheminement pour qu'il en décide. (GTO EMV V2, DGSCGC, 02/2024, p.26-27)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton chef d'agrès te commande de préparer ton binôme pour un engagement en milieu vicié. Dans quel ordre équipez-vous masque, cagoule et casque ?",
    "a": "Masque, puis cagoule, puis casque",
    "c": [
     "Casque, masque, cagoule",
     "Cagoule, casque, masque",
     "Masque, puis cagoule, puis casque",
     "Casque, cagoule, masque"
    ],
    "e": "L'ordre d'équipement recommandé est masque → cagoule → casque, pour garantir l'étanchéité du masque avant de l'immobiliser sous la cagoule et le casque. (GDR/GTO EMV)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Ton équipier te signale une gêne alors que sa pression est encore largement au-dessus du seuil du sifflet de fin de charge. Que décides-tu ?",
    "a": "Tu ordonnes le repli immédiat du binôme malgré la pression restante : un signalement de gêne de ton équipier prime sur la seule lecture du manomètre.",
    "c": [],
    "e": "Le binôme est la seule unité de travail valide : toute anomalie chez l'un impose une décision commune, indépendamment de la seule lecture du manomètre. (GTO EMV — principe du binôme)"
   }
  ]
 },
 {
  "id": "ventilation",
  "domain": "incendie",
  "ic": "🌀",
  "t": "Ventilation opérationnelle",
  "fig": [
   [
    "3 règles d'or",
    "pas de ventilation sans eau · sans ordre · sans coordination"
   ],
   [
    "Veine d'air",
    "entrant (air frais, bas) → sortant (fumées, haut)"
   ],
   [
    "Vent contraire limite",
    "> 18 km/h (5 m/s) = veine d'air contrée"
   ],
   [
    "Sortant mini (PPA)",
    "≥ 1 m²"
   ],
   [
    "Ratio entrant/sortant",
    "≈ 2 → rendement ~90 %"
   ],
   [
    "Débit type",
    "1 m² à 5 m/s = 18 000 m³/h extraits"
   ],
   [
    "Position ventilateur",
    "≈ 1 hauteur de porte (national) — 2 à 6 m selon modèle (SDIS 91)"
   ],
   [
    "Exutoire",
    "ouvrant PRÉVU en construction pour évacuer les fumées (≠ sortant improvisé)"
   ],
   [
    "Sortant trop grand",
    "chute de pression → air frais entre en partie basse, alimente la combustion"
   ],
   [
    "Antiventilation (ATT-2)",
    "surface d'échange porte/tuyau ≈ 0,2 m²"
   ],
   [
    "VGD (grand débit)",
    "acheminé par CEV, dédié aux gros volumes (95 000 m³/h sur remorque au SDIS 91)"
   ],
   [
    "Ventilation hydraulique",
    "porte-lance à ≈ 1 m de la fenêtre, débit maximal"
   ],
   [
    "CO 800 ppm",
    "étourdissements, nausées, convulsions en 45 min"
   ],
   [
    "CO 3 200 ppm",
    "décès en 30 min"
   ],
   [
    "CO 12 800 ppm",
    "perte de connaissance en 2-3 respirations, mort < 3 min"
   ],
   [
    "Local borgne",
    "ventilateur à 1 m (jet évasé) à 2 m (jet concentré) de l'ouvrant"
   ],
   [
    "Formule d'ordre type",
    "« vous ne démarrez la ventilation que sur mon ordre »"
   ]
  ],
  "s": "<h3>Principe</h3>\n  <p>La ventilation opérationnelle (VO) regroupe l'ensemble des actions qui maîtrisent les <strong>flux gazeux et thermiques</strong> dans la structure impactée. Elle agit sur trois cibles : la <strong>source</strong> (le foyer), le <strong>flux</strong> (fumées, particules, chaleur) et les <strong>cibles</strong> (personnes, structure). On crée ou on contrôle une <strong>veine d'air</strong> entre un <strong>entrant</strong> (air frais, partie basse / niveau du feu) et un <strong>sortant</strong> (fumées, partie haute / au-dessus du feu) : c'est le principe de la cheminée. Un <strong>exutoire</strong> est un ouvrant <em>prévu en construction</em> pour l'évacuation des fumées (mesure de prévention) — à distinguer d'un sortant improvisé par les équipes. C'est une <strong>arme à double tranchant</strong> : bien conduite elle sécurise, désenfume, ouvre la voie à l'attaque ; mal conduite elle suroxygène le foyer et peut provoquer un embrasement.</p>\n  <h3>Les 3 règles d'or</h3>\n  <ol>\n    <li><strong>Pas de ventilation sans eau</strong> — LDV établie et en eau avant de démarrer.</li>\n    <li><strong>Pas de ventilation sans ordre</strong> — sur ordre explicite du COS / chef d'agrès.</li>\n    <li><strong>Pas de ventilation sans coordination</strong> — chronologie partagée avec l'attaque (COS, chefs d'agrès, chefs d'équipe, porte-lances).</li>\n  </ol>\n  <p class=\"note-src\">Les règles « sans ordre » et « sans coordination » sont explicites dans le GTO (§5.3-5.4, p.19) ; « sans eau » est une pratique constante des fiches d'attaque (l'antiventilation associe toujours un moyen hydraulique) mais n'y est pas nommée comme règle isolée.</p>\n  <p>Un <strong>ordre de VO</strong> précise : la tactique, le moyen, les emplacements (volume, entrant, sortant, accès, itinéraires de secours), les actions concomitantes et leur chronologie, les consignes particulières (régime du ventilateur), les règles de sécurité.</p>\n  <h3>Types de ventilation</h3>\n  <ul>\n    <li><strong>Naturelle</strong> : différences de pression/température (tirage). Un vent contraire &gt; 18 km/h (5 m/s) empêche les fumées de sortir.</li>\n    <li><strong>Mécanique / VPP (pression positive)</strong> : soufflage d'air frais à l'entrant → surpression → fumées chassées vers le sortant. Technique dominante en France (VGD, turbo). Peut servir à protéger, désenfumer ou attaquer (PPA).</li>\n    <li><strong>Pression négative (extraction)</strong> : aspiration des fumées, notamment sur les raccords <strong>ZAG</strong> en façade des sous-sols (caves, parkings). Matériel dédié aux gaz chauds.</li>\n    <li><strong>Hydraulique</strong> : entraînement d'air par une lance en jet diffusé (effet Venturi). Porte-lance à ≈ 1 m d'une fenêtre, débit maximal. Ne fonctionne pas sans sortant, inutilisable pendant l'attaque (le porte-lance se retrouve sur le trajet des fumées).</li>\n  </ul>\n  <h3>Tactiques codifiées</h3>\n  <p><strong>Ventiler pour protéger</strong> (défensif) : PRO-1 recloisonnement du foyer · PRO-2 mise en dépression du local en feu (ZAG, sous-sol) · PRO-3 mise en surpression d'un volume sain (sans créer de sortant).</p>\n  <p><strong>Ventiler pour désenfumer</strong> (défensif, feu éteint/isolé) : DEF-1 désenfumage d'un volume enfumé non touché par le feu · DEF-2 désenfumage séquentiel ou simultané de volumes compartimentés (on commence par la pièce à l'extrémité de la circulation pour libérer le couloir).</p>\n  <p><strong>Ventiler pour attaquer</strong> (offensif) : ATT-1 ventilation d'attaque (PPA), entrant à l'accès des équipes, sortant au plus près du foyer en partie haute, la veine d'air traverse le foyer comme un piston · ATT-2 antiventilation, priver le feu de comburant par recloisonnement + attaque à l'impulsion (porte refermée sur le tuyau, surface d'échange ≈ 0,2 m², 4 phases : pénétration, impulsion, renouvellement, ventilation finale).</p>\n  <h3>Dimensionnement</h3>\n  <ul>\n    <li>Sortant &lt; 1 m² = insuffisant : pression en partie haute trop forte, gaz chauds refoulés à contre-sens. Création en deux temps (petite ouverture puis agrandissement).</li>\n    <li>Sortant trop grand = chute de pression, air frais pénètre en partie basse du sortant et alimente la combustion.</li>\n    <li>Ratio entrant/sortant ≈ <strong>2</strong> → rendement ~90 % en désenfumage naturel non compartimenté ; au-delà, plus d'effet significatif.</li>\n    <li>1 m² de sortant à 5 m/s = <strong>18 000 m³/h</strong> extraits (volume d'un appartement de 120 m² par minute).</li>\n    <li>Ventilateur thermique placé à ≈ 1 hauteur de porte de l'entrant (principe national, adapté selon le modèle) — au SDIS 91, concrètement 2 m (modèle Turbo) à 2-6 m (modèles réglables/électrique).</li>\n  </ul>\n  <h3>Matériels</h3>\n  <ul>\n    <li><strong>Thermique</strong> : essentiel du parc pompe-tonne, puissant, bruyant, rejette du CO.</li>\n    <li><strong>VGD (grand débit)</strong> : acheminé par cellules/CEV, dédié aux gros volumes, souvent associé à gaines et injecteurs mousse haut foisonnement.</li>\n    <li><strong>VPP classique / turbo</strong> : le turbo génère un flux concentrique haute vitesse (pales courtes et nombreuses) ; le classique a un cône de diffusion plus ouvert.</li>\n    <li><strong>Électrique</strong> (dont ATEX) : sur batteries pour petits modèles, moins puissant, pas de gaz d'échappement.</li>\n    <li><strong>Hydraulique (Aneti)</strong> : effet Venturi, moins puissant à taille égale, aucun gaz d'échappement, utile en extraction sur ZAG.</li>\n    <li><strong>Accessoires</strong> : gaine souple (manchon ZAG pour locaux borgnes profonds) · stoppeur de fumée (obture partiellement l'encadrement d'une porte en partie haute, occultation sur 185 cm de hauteur) · stoppeur de vent / wind control device (toile rigidifiée déroulée depuis l'étage supérieur pour occulter une fenêtre exposée au vent fort — technique du GTO national <strong>non mise en œuvre au SDIS 91</strong>, jugée trop éloignée des pratiques actuelles).</li>\n  </ul>\n  <h3>Phénomènes thermiques associés</h3>\n  <ul>\n    <li><strong>Flashover (EGE)</strong> : juste avant le passage au flash, une simple modification de la circulation gazeuse peut l'accélérer. Vigilance maximale lors de la création de l'exutoire.</li>\n    <li><strong>Backdraft</strong> : sur un feu sous-ventilé, l'apport brutal d'air frais peut le déclencher. Risque maximal juste après création du sortant, décroît ensuite (sauf gros volume).</li>\n    <li>Ventilation par extraction sur feu sous-ventilé : uniquement <strong>après extinction totale</strong> (objectif désenfumage), sinon risque d'inflammation du mélange.</li>\n    <li><strong>Vitrages et huisseries PVC</strong> : une rupture non maîtrisée peut faire basculer brutalement un feu sous-ventilé en feu ventilé.</li>\n  </ul>\n  <h3>Procédure et rôle du chef d'équipe</h3>\n  <p><strong>Reconnaissance</strong> : structure et organisation des volumes, courants aérauliques, cheminement des masses gazeuses, sens/vitesse du vent, ouvrants et sortants possibles, cloisonnement (portes, clapets SSI).</p>\n  <p><strong>Mise en place</strong> : choisir entrant/sortant selon le vent, vérifier la fermeture des ouvrants périphériques, positionner et démarrer le ventilateur, créer le sortant de façon non destructrice (deux temps en attaque), démarrer sur ordre.</p>\n  <p><strong>Contrôle de l'efficacité</strong> : la vitesse des fumées au sortant est le meilleur indicateur ; à défaut vérifier l'absence de vent contraire, l'intégrité de la veine d'air et le bon fonctionnement du ventilateur.</p>\n  <p>Le chef d'équipe participe à la reconnaissance, met en place le matériel, crée/adapte le sortant sur ordre, communique en permanence avec chef d'agrès et porte-lance, maintient la veine d'air (portes calées, ouvrants maîtrisés), observe les fumées au sortant et alerte en cas d'inversion du flux ou de signes précurseurs d'embrasement. Après extinction, il bascule sur le désenfumage et conserve son <strong>ARI</strong> tant que le CO n'est pas contrôlé, même avec un ventilateur non thermique (mise en suspension de particules, gaz toxiques résiduels).</p>\n  <p>Sur feu de sous-sol/parking : mise en surpression des cages d'escalier pour créer des zones sûres, ventilateurs positionnés devant les portes d'accès (jamais de sortant créé dans la cage). Sur local borgne : gaine souple déployée, ventilateur éloigné de 1 m (jet évasé) à 2 m (jet concentré) de l'ouvrant pour éviter la ré-aspiration des fumées et la surconcentration en CO.</p>\n  <p><strong>⚠️ Interdits absolus :</strong> ne jamais s'engager <strong>par le sortant</strong> ; ne jamais placer une victime ou un intervenant <strong>entre le foyer et le sortant</strong> ; ne jamais stationner dans la veine d'air ; pas de PPA en gros volume (sauf feu naissant) ; pas de PPA si vent &gt; 18 km/h contraire. <strong>Ventilateur thermique = vigilance CO absolue</strong> (ARI) : 800 ppm = étourdissements/nausées en 45 min · 3 200 ppm = décès en 30 min · 12 800 ppm = perte de connaissance en 2-3 respirations, mort en moins de 3 min.</p>\n  <h4>Ton rôle de chef d'équipe</h4>\n  <p><strong>Vérifications</strong>, avant et pendant l'action : intégrité de la veine d'air (portes et fenêtres périphériques fermées), positionnement du ventilateur à l'entrant désigné (≈ une hauteur de porte), ligne de tuyau de l'attaque en eau, démarrage effectif du ventilateur, absence de vent contraire supérieur à 18 km/h au sortant, aucune victime ni intervenant entre le foyer et le sortant.</p>\n  <p><strong>Ce qu'il commande</strong> à son équipier : traduire l'ordre du chef d'agrès en actions précises — mise en place du matériel à l'emplacement fixé, création du sortant de façon progressive (deux temps pour une ventilation d'attaque), maintien de la veine d'air (portes calées, ouvrants parasites fermés), mise en route strictement au signal donné, jamais avant l'ordre explicite.</p>\n  <p><strong>Ce qu'il rend compte</strong>, sans attendre : apparition de fumées côté entrant, inversion du flux, bruit suspect, remontée de température, fermeture spontanée d'un ouvrant intermédiaire — tout signe qui remet en cause l'efficacité ou la sécurité de la ventilation en cours, communiqué en continu au chef d'agrès et au porte-lance, pas seulement en fin de manœuvre.</p>\n  <p><strong>Points de vigilance et critères de repli</strong> : ne jamais s'engager par le sortant, ne jamais placer quiconque entre le foyer et le sortant, ne jamais stationner dans la veine d'air. Face à une progression ralentie, une visibilité qui se dégrade ou des signes précurseurs d'embrasement (fumées qui pulsent), il alerte et demande l'arrêt de la ventilation via le chef d'agrès plutôt que de trancher seul : l'arrêt du ventilateur obéit à la même subordination que sa mise en route. Ce qui relève d'une équipe spécialisée ou d'une décision du COS (bascule de tactique, engagement en gros volume, extraction avant extinction totale confirmée) n'est pas de son ressort : il l'identifie et le signale, il ne le décide pas seul.</p>\n  <h4>Références</h4>\n  <ul>\n    <li><strong>GTO Ventilation opérationnelle</strong> — DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE/NP, édition du 26 février 2019. Référentiel national en vigueur ; aucune édition plus récente identifiée à ce jour (juillet 2026).</li>\n    <li><strong>Instruction n° 2026-GO-0001</strong> du 8 janvier 2026 (SDIS 91) — déclinaison départementale du GDO IIS et du GTO VO ; VGD 95 000 m³/h sur remorque, rideaux stoppeurs de fumées 1 UP (EPU) / 2 UP (MEA), stoppeurs de vent non mis en œuvre au SDIS 91.</li>\n    <li><strong>FT-U GTO INC 001 à 005</strong> (SDIS 91, 19/03/2025) — fiches matériel : rideau stoppeur de fumées, ventilateur électrique BATFAN, ventilateurs thermiques MT236/MT296, ventilateur hydraulique WF20.</li>\n    <li><strong>Note de service « Ventilation opérationnelle »</strong> du 20/06/2023 (SDIS 91) — expérimentation 2023-2024, niveaux de décision (CATE/CG).</li>\n  </ul>",
  "q": [
   {
    "t": "ou",
    "q": "Le COS te demande de mettre en place une VPP sur un feu d'appartement. Quelles sont les 3 conditions impératives à vérifier avant de démarrer le ventilateur ?",
    "a": "1) Pas de ventilation sans eau (LDV établie et en eau). 2) Pas de ventilation sans ordre (COS/chef d'agrès). 3) Pas de ventilation sans coordination (chronologie partagée avec l'attaque).",
    "c": [],
    "e": "Les règles « sans ordre » et « sans coordination » sont explicites dans le GTO (p.19, §5.3-5.4) ; « sans eau » reste une pratique constante des fiches d'attaque (ATT-2 associe systématiquement un moyen hydraulique, p.53-57) mais n'apparaît pas comme règle nommée telle quelle dans le fonds consulté. (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.19)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Comment se compose une veine d'air ?",
    "a": "Un entrant (air frais, partie basse) et un sortant (fumées, partie haute)",
    "c": [
     "Deux sortants",
     "Un entrant (air frais, partie basse) et un sortant (fumées, partie haute)",
     "Un seul ouvrant",
     "Uniquement des exutoires"
    ],
    "e": "Entrant « au niveau du feu ou en dessous », sortant « au niveau du feu ou au-dessus » : les gaz chauds montent et s'échappent (principe de la cheminée). (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.11-12 et 16)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "La ventilation par pression positive (VPP) consiste à…",
    "a": "Souffler de l'air frais pour créer une surpression qui chasse les fumées vers le sortant",
    "c": [
     "Aspirer les fumées",
     "Souffler de l'air frais pour créer une surpression qui chasse les fumées vers le sortant",
     "Fermer tous les ouvrants",
     "Arroser le plafond"
    ],
    "e": "PPA = Positive Pressure Attack, attaque du feu par ventilation en pression positive ; un ventilateur crée la surpression à l'entrant. (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.12 et 16-17)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Au-delà de quelle vitesse un vent contraire rend la VPP inefficace ?",
    "a": "18 km/h (5 m/s)",
    "c": [],
    "e": "Un vent contraire au sortant > 18 km/h (5 m/s) empêche très probablement les fumées de sortir et rend une ventilation d'attaque risquée. (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.38 note 4 et p.51 §6.6)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Taille minimale du sortant pour une ventilation d'attaque (PPA) ?",
    "a": "1 m²",
    "c": [
     "0,2 m²",
     "0,5 m²",
     "1 m²",
     "5 m²"
    ],
    "e": "En dessous d'1 m², la taille du sortant risque d'être trop faible : la pression monte en partie haute et les gaz chauds refluent à contre-sens. (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.48 §4)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel ratio entrant/sortant donne le meilleur rendement de désenfumage ?",
    "a": "≈ 2 (rendement ~90 %)",
    "c": [
     "1",
     "≈ 2 (rendement ~90 %)",
     "5",
     "10"
    ],
    "e": "Un rapport de 2 (entrant deux fois plus grand que le sortant, ou l'inverse) atteint un rendement global d'environ 90 % ; au-delà, plus d'effet significatif. (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.75 §2.1.1)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Débit extrait par un sortant de 1 m² à une vitesse de 5 m/s ?",
    "a": "18 000 m³/h",
    "c": [],
    "e": "Vitesse de sortie au sortant de l'ordre de 5 m/s, soit pour un exutoire de 1 m² un débit extrait de 18 000 m³/h — le volume d'un appartement de 120 m² évacué chaque minute. (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.75 §2.2)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Tu progresses en couloir enfumé et tu remarques que les fumées s'échappent par la porte que ton binôme vient d'utiliser pour entrer : c'est donc le sortant. Peux-tu emprunter ce chemin pour progresser si c'est le plus court ?",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Règle de sécurité explicite : « les intervenants ne doivent pas s'engager par le sortant. » (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.19 §5.3)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Une victime est signalée dans une pièce ENTRE le foyer et le sortant prévu pour la VPP. Que faites-vous ?",
    "a": "Ne pas démarrer la VPP : elle pousserait fumées, chaleur et gaz imbrûlés sur la victime. Sauvetage prioritaire (sous LDV de protection), puis repositionner le sortant, ou passer en ventilation hydraulique/naturelle.",
    "c": [],
    "e": "Règle de sécurité explicite : une ventilation d'attaque « ne doit pas être entreprise si elle a pour conséquence de placer des victimes ou des intervenants entre le foyer et un sortant ». (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.19 §5.3)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Feu établi dans un entrepôt de 2000 m². Le chef d'agrès envisage une VPP. Que rappelez-vous ?",
    "a": "La VPP est proscrite en gros volume, sauf feu naissant",
    "c": [
     "La VPP est idéale en gros volume",
     "La VPP est proscrite en gros volume, sauf feu naissant",
     "Il faut deux ventilateurs",
     "On peut ventiler sans eau"
    ],
    "e": "« Ventilation d'attaque des gros volumes... à éviter ! » : suroxygénation du foyer sans évacuation compensatoire de la chaleur ; réservée à certains feux naissants (fiche PAR-1 : sur feu développé, effet contre-productif). (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.50 §6.5 et p.63-64 VEN-STR-PAR-1)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Citez les 3 objectifs tactiques de la ventilation.",
    "a": "Protéger (recloisonnement, mise en surpression d'un volume sain) · Désenfumer (feu éteint ou isolé) · Attaquer (PPA : la veine d'air traverse le foyer et expulse les gaz chauds).",
    "c": [],
    "e": "La ventilation opérationnelle répond à trois objectifs principaux : protéger, désenfumer, attaquer. (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.17 §2)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "L'« antiventilation » consiste à…",
    "a": "Priver le feu de comburant par recloisonnement, combiné à une attaque hydraulique à l'impulsion",
    "c": [
     "Éteindre le ventilateur",
     "Priver le feu de comburant par recloisonnement, combiné à une attaque hydraulique à l'impulsion",
     "Ouvrir toutes les fenêtres",
     "Aspirer les fumées"
    ],
    "e": "L'antiventilation d'attaque (ATT-2) prive le feu de comburant (porte refermée sur le tuyau, surface d'échange ≈ 0,2 m²) et se combine à une attaque hydraulique à l'impulsion en 4 phases. (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.53-55, VEN-STR-ATT-2)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Vigilance particulière avec un ventilateur à moteur THERMIQUE ?",
    "a": "Risque d'intoxication au CO aspiré vers l'intérieur → ARI et positionnement/échappement à l'opposé",
    "c": [
     "Le bruit uniquement",
     "Risque d'intoxication au CO aspiré vers l'intérieur → ARI et positionnement/échappement à l'opposé",
     "Aucune",
     "Risque électrique"
    ],
    "e": "Les ventilateurs thermiques dégagent du CO ; usage possible en intérieur mais sous contrôle continu du CO, ARI conservé dans la veine d'air si l'exposition est longue, rallonge d'échappement recommandée au-delà de la zone d'aspiration. (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.89-90, VEN-STR-PAR-7)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "À quelle distance de l'entrant positionne-t-on généralement le ventilateur thermique ?",
    "a": "Environ une hauteur de porte (le cône d'air doit couvrir toute l'ouverture)",
    "c": [],
    "e": "Principe national : distance ≈ hauteur de l'ouvrant (hauteur de porte), adaptée selon le modèle (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.18 §5). En pratique SDIS 91 : 2 m (modèle Turbo à inclinaison fixe) à 2-6 m (modèles Easy Pow'air/électrique réglables) — proche de la hauteur d'une porte standard. (FT-U GTO INC 002/003/004, SDIS 91, 19/03/2025)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Sur quelles trois cibles agit la ventilation opérationnelle ?",
    "a": "La source (le foyer), le flux (fumées, particules, chaleur) et les cibles (personnes et structure)",
    "c": [
     "Uniquement le foyer",
     "La source (le foyer), le flux (fumées, particules, chaleur) et les cibles (personnes et structure)",
     "Le vent, la pluie et la température",
     "Le COS, le chef d'agrès et le porte-lance"
    ],
    "e": "La VO agit sur la source (le foyer), le flux (fumées, particules, chaleur dégagées) et les cibles (personnes, structure). (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.15 préambule)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Qu'est-ce qu'un exutoire, au sens de la ventilation opérationnelle, et en quoi diffère-t-il d'un sortant ?",
    "a": "Un exutoire est un ouvrant prévu dès la construction pour l'évacuation des fumées (mesure de prévention), alors qu'un sortant est créé ou choisi par les équipes au moment de l'intervention.",
    "c": [],
    "e": "« Exutoire » est réservé aux dispositifs prévus dès la construction (mesure de prévention) ; « sortant » désigne tout dispositif existant ou créé par les équipes. (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.11-12)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "La ventilation par pression négative (extraction) sur un feu de sous-sol s'effectue typiquement via…",
    "a": "Un raccord ZAG en façade, avec des matériels conçus pour les gaz chauds",
    "c": [
     "Un raccord ZAG en façade, avec des matériels conçus pour les gaz chauds",
     "Une simple fenêtre ouverte en toiture",
     "Un ventilateur hydraulique posé au sol du parking",
     "Une lance en jet plein braquée sur le sortant"
    ],
    "e": "PRO-2 : un ventilateur en extraction (hydraulique ou électrique ATEX) est raccordé au ZAG ; le matériel (manches et ventilateurs) doit être conçu pour l'extraction de gaz chauds. (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.29-31, VEN-STR-PRO-2 §2 et §6.1)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "En ventilation hydraulique, à quelle distance de la fenêtre se place le porte-lance, et à quel débit ?",
    "a": "Environ 1 mètre de la fenêtre, lance au débit maximal (jet diffusé)",
    "c": [],
    "e": "« Le porte-lance se place à environ un mètre d'une fenêtre, sa lance au débit maximum en jet diffusé. » Technique inutilisable pendant l'attaque : l'aspiration met le porte-lance sur le trajet des fumées. (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.94, VEN-STR-PAR-8 §2.2)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Citez les trois tactiques « ventiler pour protéger » (PRO-1, PRO-2, PRO-3) et leur principe.",
    "a": "PRO-1 : recloisonnement du feu (fermeture de la porte du volume en feu). PRO-2 : mise en dépression du local en feu (ventilateur en extraction raccordé à un ZAG, feux de sous-sol). PRO-3 : mise en surpression d'un volume sain adjacent, sans créer de sortant, pour empêcher les fumées d'y pénétrer.",
    "c": [],
    "e": "PRO-1 recloisonnement (p.23), PRO-2 mise en dépression via ZAG (p.29-31), PRO-3 mise en surpression d'un volume sain sans créer de sortant (p.33-34) : trois tactiques défensives. (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, VEN-STR-PRO)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Tu dois désenfumer un appartement où plusieurs pièces compartimentées donnent sur un couloir commun (DEF-2). Par quelle pièce commences-tu ?",
    "a": "La pièce à l'extrémité de la circulation, pour libérer rapidement le couloir",
    "c": [
     "La pièce la plus proche de l'entrée",
     "La pièce à l'extrémité de la circulation, pour libérer rapidement le couloir",
     "Indifféremment, l'ordre n'a pas d'importance",
     "Le local technique en premier"
    ],
    "e": "« On commencera par désenfumer une des pièces situées à l'extrémité de la circulation si possible » pour libérer rapidement le couloir. (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.42, VEN-STR-DEF-2 §4)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Que doit préciser un ordre de ventilation opérationnelle donné par le COS ou le chef d'agrès ?",
    "a": "La tactique retenue, le moyen à utiliser, les emplacements (volume, entrant, sortant, accès, itinéraires de secours), les actions concomitantes et leur chronologie, les consignes particulières (régime du ventilateur) et les règles de sécurité.",
    "c": [],
    "e": "L'ordre précise la tactique, le moyen, les emplacements (volume, entrant, sortant, accès, itinéraires), les actions concomitantes et leur chronologie, les consignes particulières et les règles de sécurité. (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.18 §5)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel est le risque d'un sortant trop grand (par rapport à l'entrant) ?",
    "a": "La pression chute et de l'air frais peut pénétrer en partie basse du sortant, alimentant la combustion",
    "c": [
     "Aucun, plus le sortant est grand, mieux c'est",
     "La pression chute et de l'air frais peut pénétrer en partie basse du sortant, alimentant la combustion",
     "Le ventilateur surchauffe",
     "Les fumées ressortent par l'entrant"
    ],
    "e": "« La présence d'un sortant trop grand fera chuter la pression dans la pièce en feu » et de l'air frais peut pénétrer en partie basse du sortant, participant à la combustion. (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.80 §3.5)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Pour ventiler un gros volume (entrepôt, atelier), quel matériel est typiquement acheminé par un camion électro-ventilation (CEV) ?",
    "a": "Un ventilateur grand débit (VGD)",
    "c": [
     "Un ventilateur thermique portatif",
     "Un ventilateur grand débit (VGD)",
     "Une lance à jet diffusé",
     "Un stoppeur de vent"
    ],
    "e": "CEV : cellule ou camion électro-ventilation acheminant des ventilateurs à très gros débit (VGD). (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.11, glossaire). Le SDIS 91 dispose d'un VGD de 95 000 m³/h sur remorque. (Instruction n°2026-GO-0001 du 08/01/2026, SDIS 91, p.2, §1.4.3)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le stoppeur de fumée obture totalement l'encadrement d'une porte.",
    "a": "Faux, il obture seulement partiellement l'encadrement, en partie haute",
    "c": [],
    "e": "« Stoppeur de fumées : dispositif d'obturation partielle à installer dans l'encadrement des portes pour empêcher le passage des fumées en partie haute. » (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.12, glossaire ; confirmé par FT-U GTO INC 001, SDIS 91, 19/03/2025 : occultation sur 185 cm de hauteur, passage des tuyaux facilité en partie basse)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Pendant une action de ventilation, à quel moment le risque de flashover (EGE) est-il particulièrement élevé ?",
    "a": "Lors de la création de l'exutoire, juste avant un passage au flash déjà proche",
    "c": [
     "Uniquement après extinction complète",
     "Lors de la création de l'exutoire, juste avant un passage au flash déjà proche",
     "Uniquement pendant le transport vers l'intervention",
     "Le risque de flashover n'existe pas en ventilation"
    ],
    "e": "« Juste avant que l'incendie ne passe au stade du flash [...], la situation est particulièrement instable. La modification des conditions de circulation des masses gazeuses peut suffire à elle seule à accélérer le passage » ; le risque maximal se situe dans les instants qui suivent la création de l'exutoire. (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.52 §6.7.1)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Sur un feu sous-ventilé, à quel moment le risque de backdraft est-il maximal lors d'une action de ventilation ?",
    "a": "Juste après la création du sortant, l'apport brutal d'air frais pouvant déclencher le backdraft",
    "c": [],
    "e": "« On peut entrer dans une phase qui potentiellement risque de conduire à un backdraft si de l'air frais entre dans la pièce » ; le risque maximal est présent dans les instants qui suivent la création de l'exutoire et diminue ensuite (sauf gros volume). (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.52 §6.7.2)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "À une concentration de CO d'environ 12 800 ppm, quel est l'effet attendu ?",
    "a": "Perte de connaissance en 2 à 3 respirations, mort en moins de 3 minutes",
    "c": [
     "Étourdissements et nausées en 45 minutes",
     "Décès en 30 minutes",
     "Perte de connaissance en 2 à 3 respirations, mort en moins de 3 minutes",
     "Aucun effet notable"
    ],
    "e": "« 12 800 ppm (1,28 %) : perte de connaissance après 2 à 3 respirations. La mort survient en moins de 3 minutes. » (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.91, VEN-STR-PAR-7 §4)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quel risque particulier présentent les vitrages simples et les huisseries PVC lors d'une action de ventilation ?",
    "a": "Leur rupture non maîtrisée peut transformer brutalement un feu sous-ventilé en feu ventilé, provoquant un changement de régime de combustion soudain et dangereux.",
    "c": [],
    "e": "« Se méfier des simples vitrages et des huisseries PVC » : leur rupture non maîtrisée peut générer un changement brutal du régime de combustion. (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.58 §6, VEN-STR-ATT-2)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Sur un feu de sous-sol/parking, comment sont positionnés les ventilateurs en mise en surpression des cages d'escalier ?",
    "a": "Devant les portes d'accès, sans créer de sortant dans la cage d'escalier",
    "c": [
     "Devant les portes d'accès, sans créer de sortant dans la cage d'escalier",
     "Au sommet de la cage, avec un sortant créé en toiture de la cage",
     "Au fond du parking, orientés vers les véhicules",
     "Aucun ventilateur n'est utilisé dans ce cas"
    ],
    "e": "« Les cages d'escalier [...] sont mises en surpression (positionnement d'un ventilateur devant la porte d'entrée, pas de sortant réalisé) » pour créer des zones sûres à chaque niveau. (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.66, VEN-STR-PAR-2 §3.1)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Pendant que la VPP tourne, comment sais-tu, sans instrument, qu'elle est efficace ?",
    "a": "La vitesse des fumées observée au sortant",
    "c": [],
    "e": "« La vitesse des fumées au sortant permet de s'assurer de l'efficacité de la ventilation. À défaut on vérifiera : l'absence de vent contraire [...], l'intégrité de la veine d'air [...], le bon fonctionnement du ventilateur. » (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.38 §4, VEN-STR-DEF-1)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Lors de la reconnaissance qui précède une action de ventilation, quels éléments le chef d'équipe doit-il rechercher ?",
    "a": "La structure et l'organisation des volumes concernés, les courants aérauliques, le cheminement des masses gazeuses (couloirs, escaliers), le sens et la vitesse du vent, les ouvrants et sortants possibles, et les éléments de cloisonnement intérieurs (portes, clapets SSI).",
    "c": [],
    "e": "Éléments de reconnaissance dispersés dans le GTO : intégrité de la veine d'air et cloisonnement (p.38 §4), clapets SSI (p.23 note 2), emplacements entrant/sortant/accès à préciser dans l'ordre (p.18 §5). (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Avec un ventilateur non thermique, on peut retirer l'ARI dès la fin de l'incendie pour effectuer le déblai.",
    "a": "Faux, l'ARI reste porté au déblai même avec un ventilateur non thermique",
    "c": [],
    "e": "« L'usage de ventilateurs non thermiques pour un déblai ne doit pas conduire à abandonner toute protection respiratoire [...] la ventilation risque de mettre en suspension des particules solides [...] mais aussi accroître la vitesse de désorption de gaz toxiques. » (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.90 §3, VEN-STR-PAR-7)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle formule illustre concrètement la règle « pas de ventilation sans ordre » entre le chef d'agrès et son chef d'équipe ?",
    "a": "« Vous ne démarrez la ventilation que sur mon ordre »",
    "c": [
     "« Ventilez dès que vous êtes prêts, je vous rejoins »",
     "« Vous ne démarrez la ventilation que sur mon ordre »",
     "« Le choix du moment de la ventilation vous appartient »",
     "« Démarrez la ventilation, je donnerai l'ordre d'arrêt »"
    ],
    "e": "« Il peut alors dire \"vous ne démarrez la ventilation que sur mon ordre\". » (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.19 §5.4)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Ton chef d'agrès te donne l'ordre suivant : « Ventilation d'attaque, entrant façade sud niveau RDC, sortant fenêtre du salon en feu, régime plein, vous ne démarrez que sur mon ordre. » Traduis cet ordre en actions concrètes pour ton binôme, avant la mise en route.",
    "a": "Vérifier que la LDV est établie et en eau côté attaque (règle 1) ; positionner le ventilateur à l'entrant désigné, à environ une hauteur de porte ; créer le sortant désigné (la fenêtre du salon), de façon progressive et en deux temps puisque c'est une ventilation d'attaque ; vérifier la fermeture des ouvrants périphériques pour garantir l'intégrité de la veine d'air ; ne mettre le ventilateur en route qu'au signal explicite du chef d'agrès.",
    "c": [],
    "e": "Synthèse cohérente avec l'ordre-type (p.18 §5), le positionnement à l'entrant (p.18 §5), la création du sortant en deux temps pour une ventilation d'attaque (p.79 §3.3) et l'intégrité de la veine d'air (p.38 §4). (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Juste avant de démarrer le ventilateur sur ordre, quelles vérifications fais-tu pour t'assurer que la ventilation peut se faire en sécurité ?",
    "a": "Que la ligne d'attaque est en eau et le binôme porte-lance prêt à progresser (règle 1) ; que les portes et fenêtres périphériques sont fermées pour garantir l'intégrité de la veine d'air ; que le ventilateur est bien positionné et démarre correctement ; qu'aucune victime ni intervenant ne se trouve entre le foyer et le sortant ; qu'il n'y a pas de vent contraire supérieur à 18 km/h au niveau du sortant.",
    "c": [],
    "e": "Synthèse cohérente avec les règles de sécurité (p.19 §5.3 : victime/intervenant entre foyer et sortant, vent contraire p.38/p.51) et le contrôle du bon fonctionnement du ventilateur avant mise en route (p.38 §4). (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Pendant que la VPP est en cours, tu observes une porte intermédiaire qui vient de se refermer seule et une légère fumée qui apparaît côté entrant. Que rends-tu compte au chef d'agrès, et à quel moment ?",
    "a": "Rendre compte immédiatement, sans attendre la fin de l'action : la fermeture spontanée d'un ouvrant intermédiaire et l'apparition de fumées côté entrant sont des signes de dégradation de la veine d'air ou d'inversion du flux. Plus largement, tout changement (fumées dans l'entrant, inversion, bruit suspect, remontée de température) se signale sans délai au chef d'agrès, en continu pendant l'action, pas seulement en fin de manœuvre.",
    "c": [],
    "e": "« Attention aux portes intermédiaires non calées qui peuvent se refermer sous l'effet du courant d'air » : un signe direct d'atteinte à l'intégrité de la veine d'air, à signaler sans délai. (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.38 §4)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "En VPP, tu constates une progression ralentie, une visibilité qui se dégrade et des fumées qui commencent à pulser. Que décides-tu, et est-ce à toi seul d'arrêter le ventilateur ?",
    "a": "Ce sont des signes précurseurs de flashover ou de backdraft : il faut alerter immédiatement et demander l'arrêt de la VPP via le chef d'agrès — l'arrêt du ventilateur obéit à la même subordination que sa mise en route, ce n'est pas une décision que le chef d'équipe prend seul. En attendant, le binôme se replie hors de la veine d'air.",
    "c": [],
    "e": "Des fumées qui pulsent (« le feu respire ») sont un signe d'alarme documenté de risque d'explosion de fumées/EGE (GNR Explosion de fumées – EGE, DGSCGC, 02/2003, p.16). Le risque de flashover/backdraft est effectivement maximal après une action de ventilation (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.52 §6.7). La règle de subordination de l'arrêt du ventilateur au chef d'agrès n'est pas nommée telle quelle dans le fonds consulté ; elle découle par analogie de la règle de démarrage (p.19 §5.4)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Sur un feu encore actif et manifestement sous-ventilé, ton équipier te propose de lancer l'extraction des fumées pour améliorer la visibilité. Que décides-tu ?",
    "a": "Refuser : sur un feu sous-ventilé, la ventilation par extraction ne s'engage qu'après extinction totale confirmée, sinon elle peut provoquer l'inflammation du mélange gazeux",
    "c": [
     "Refuser : sur un feu sous-ventilé, la ventilation par extraction ne s'engage qu'après extinction totale confirmée, sinon elle peut provoquer l'inflammation du mélange gazeux",
     "Accepter tout de suite, l'extraction améliore toujours la visibilité",
     "Accepter, mais seulement si le vent est favorable au sortant",
     "Refuser uniquement si le COS n'a pas explicitement interdit l'extraction"
    ],
    "e": "« Dans le cas d'un feu qui après s'être développé est entré en régime sous-ventilé [...] cette ventilation ne sera mise en place qu'après extinction totale dans un objectif de désenfumage. » (GTO Ventilation opérationnelle, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 26/02/2019, p.31 §6.3, VEN-STR-PRO-2)"
   }
  ]
 },
 {
  "id": "sauvetages",
  "domain": "incendie",
  "ic": "🧗",
  "t": "Sauvetages, mises en sécurité & LSPCC",
  "fig": [
   [
    "Priorité",
    "le sauvetage est la priorité absolue du COS"
   ],
   [
    "4 déterminants",
    "environnement · victime · moyens · temps"
   ],
   [
    "Dégagement d'urgence",
    "danger réel + immédiat + vital + non contrôlable"
   ],
   [
    "Échelle → étage",
    "crochets/coulisse 2 plans (1er-2e) · 3 plans (4e) · MEA au-delà"
   ],
   [
    "LSPCC — corde",
    "30 m (lot engin) · 60 m (lot échelle)"
   ],
   [
    "LSPCC — frein/point d'appui",
    "≥ 20 cm dans le vide"
   ],
   [
    "Facteur de chute",
    "> 1 formellement interdit · rechercher un facteur < 1 (amarrage au-dessus)"
   ],
   [
    "MEA — charge",
    "90 kg par personne"
   ],
   [
    "LSPCC — catégorie EPI",
    "catégorie III"
   ],
   [
    "LSPCC — ancrages",
    "naturel · structurel · artificiel"
   ],
   [
    "Matelas de sauvetage",
    "hauteur maxi de saut = donnée constructeur"
   ],
   [
    "MEA — EPI",
    "CSLMT (sans sortie panier) · harnais + absorbeur (avec sortie panier)"
   ],
   [
    "Dégagement d'urgence — sans matériel",
    "traction poignets/chevilles · équipier-relais · sortie de véhicule · porter pompier"
   ],
   [
    "Auto-sauvetage du SP",
    "hors cadre de ce GTO — relève du GTO Sauvegarde opérationnelle"
   ],
   [
    "SDIS 91 — matériel non acquis",
    "matelas de sauvetage, échelle 3 plans (→ échelle télescopique) ; civière bariatrique = GOS SMP seul"
   ]
  ],
  "s": "<h3>Définitions clés</h3>\n  <ul>\n    <li><strong>Sauvetage</strong> : soustraire une victime d'un <strong>danger immédiat</strong> qu'elle ne peut éviter seule, <strong>avec du matériel</strong> (échelle, LSPCC, MEA, matelas, civière bariatrique…).</li>\n    <li><strong>Dégagement d'urgence</strong> : sauvetage <strong>sans matériel</strong> (quelques mètres, quelques secondes), uniquement si le danger est <strong>réel, immédiat, vital et non contrôlable</strong>. Il précède toujours les gestes de secours, réalisés ensuite en zone sûre.</li>\n    <li><strong>Mise en sécurité</strong> : soustraire au danger une personne <strong>valide</strong> en l'accompagnant/guidant/conseillant. <strong>Une victime déplacée n'est jamais laissée seule</strong> : elle est confiée à un autre SP ou aux forces de l'ordre au point de rassemblement.</li>\n    <li><strong>Évacuation</strong> : déplacement <strong>organisé</strong> de personnes vers un lieu sûr, conduit sous la direction du <strong>COS</strong> en coordination avec les services concernés (police, gendarmerie, gestionnaire de site). Différente de la mise en sécurité individuelle.</li>\n    <li><strong>Confinement</strong> : maintien des personnes dans un local protégé quand la sortie est plus dangereuse que le maintien sur place (fumées, risque toxique, feu non maîtrisé dans les circulations) ; espace d'attente sécurisé en attendant des moyens spécifiques (MEA, LSPCC).</li>\n  </ul>\n  <p>Périmètre du GTO : couvre le sauvetage des victimes. <strong>L'auto-sauvetage du sapeur-pompier relève du GTO Sauvegarde opérationnelle</strong> ; les sauvetages relevant de spécialités (GRIMP) en sortent et peuvent être appelés en renfort.</p>\n  <h3>Priorités : les 4 déterminants</h3>\n  <p>Le choix du moyen (celui qui <strong>expose le moins</strong> sauveteur et victime) dépend de : <strong>l'environnement</strong> (lieu, météo, cheminement) · <strong>la victime</strong> (comportement, état physique) · <strong>les moyens disponibles</strong> (personnels, matériels, services) · <strong>le temps</strong> (urgence, cinétique de l'événement). Le COS peut agir sur la source, sur le flux de danger et sur la cible. Dans la mesure du possible, le risque pris ne doit pas se prolonger en intensité ni en durée.</p>\n  <h3>Techniques de dégagement d'urgence sans matériel</h3>\n  <p>Employées seulement si le danger est immédiat et non contrôlable, réalisables au besoin par un seul sauveteur :</p>\n  <ul>\n    <li><strong>Traction par les poignets</strong> · <strong>traction par les chevilles</strong></li>\n    <li><strong>Traction avec équipier-relais</strong> (relais successifs pour franchir une plus grande distance)</li>\n    <li><strong>Sortie de véhicule</strong></li>\n    <li><strong>Porter pompier</strong> sur les épaules (à privilégier quand le chemin le permet)</li>\n  </ul>\n  <p>Techniques <strong>avec matériel</strong> en contexte de menace directe (itinéraire d'évacuation restreint ou non) : plans durs, ou grande sangle du lot de sauvetage (nouée autour des poignets de la victime pour une évacuation rapide) — à ne pas confondre avec les techniques sans matériel ci-dessus.</p>\n  <h3>Sauvetage par échelle à mains</h3>\n  <ul>\n  <li><strong>Échelle à crochets</strong> : suspendue par ses crochets à une baie ou un balcon, jamais appuyée ni posée ; pose normale sur 2 pointes, sur 1 pointe en exception. Ne supporte qu'un seul homme.</li><li><strong>1er / 2e étage</strong> : échelle à coulisse 2 plans</li>\n  <li><strong>Jusqu'au 4e étage</strong> : échelle à coulisse 3 plans avec arcs-boutants</li>\n  <li><strong>Au-delà du 4e</strong> : MEA (moyen élévateur aérien)</li>\n  <li><strong>Victime invalide / inconsciente</strong> : LSPCC (échelle à crochets seule proscrite)</li>\n  </ul>\n  <p class=\"warn\">Le SDIS 91 n'a pas acquis l'échelle à coulisse 3 plans : il en dispose à la place d'une échelle télescopique (conditions d'emploi précisées par le GDR à venir). À connaître pour l'examen (doctrine nationale), mais absente de la dotation locale.</p>\n  <p>Amarrage de l'échelle à un point d'appui solide, en partie supérieure : sangle à tuyau, sangle + connecteur LSPCC, Halligan Tool + sangle, grande pince + commande (nœud de cabestan), hache + commande.</p><p>Mise en œuvre de l'échelle à coulisse 3 plans : deux binômes engagés, un chef d'agrès dirige la manœuvre ; sol horizontal stable, parachutes verrouillés, cordes amarrées aux échelons. <span class=\"warn\">Aucune partie du corps dans le prolongement des arcs-boutants</span> : en cas de rupture ou de dégagement brutal sous tension, le personnel présent dans cet axe est fauché.</p>\n  <h3>Le LSPCC</h3>\n  <p><strong>Lot de Sauvetage et de Protection Contre les Chutes</strong> (EPI <strong>catégorie III</strong>). Employé quand les moyens plus sûrs (communications existantes, échelles) sont impossibles ou que la situation exige une action immédiate. Composition : <strong>corde semi-statique 30 m (lot engin) ou 60 m (lot échelle)</strong>, descendeur, harnais, connecteurs verrouillables, poulie, anneaux de sangle, <strong>triangle d'évacuation</strong>. Principe : <strong>ancrage + amarrage + charge + équipier(s)</strong>.</p>\n  <ul>\n    <li>Ancrages : <strong>naturel</strong> (arbre, rocher) · <strong>structurel</strong> (poutre, pilier, rambarde d'escalier, colonne sèche, engin, échelle aérienne, mobilier urbain) · <strong>artificiel</strong> (échelle à mains, outil de forcement, étais).</li>\n    <li>Mousquetons vissés, orientés dans le sens de chargement ; frein de charge en <strong>point fixe</strong>.</li>\n    <li>Hauteur entre frein de charge et point d'appui dans le vide <strong>≥ 20 cm</strong> ; vérification systématique une fois la charge en tension.</li>\n    <li><strong>Facteur de chute &gt; 1 formellement interdit</strong> ; rechercher, dans la mesure du possible, un facteur &lt; 1 (amarrage au-dessus du point d'ancrage du harnais).</li>\n    <li>Risques : <strong>effet pendulaire</strong> (balancement latéral pouvant provoquer une collision et des lésions graves) ; <strong>syndrome de suspension/harnais</strong> (suspension inerte et prolongée pouvant arrêter le retour veineux, pronostic vital engagé — en exercice, utiliser un mannequin).</li>\n  </ul>\n  <h3>Autres matériels de sauvetage</h3>\n  <ul>\n    <li><strong>Matelas de sauvetage</strong> : pour une personne menaçant de se jeter ou pour amortir une chute sans autre itinéraire de repli. Donné pour une <strong>hauteur maximale de saut précisée par le constructeur</strong> ; positionné à l'aplomb de la victime, mis en place <strong>seulement une fois complètement gonflé</strong>. Matériel non acquis par le SDIS 91 à ce jour : à connaître pour l'examen, absent de la dotation locale.</li>\n    <li><strong>Civière bariatrique</strong> : évacuation d'une personne lourdement médicalisée ou de forte corpulence, généralement par l'extérieur, via équipe spécialisée ou MEA équipé. Au SDIS 91, sa mise en œuvre est réservée aux spécialistes du GOS SMP.</li>\n  </ul>\n  <h3>MEA</h3>\n  <p>Charge <strong>90 kg par personne</strong> (calcul du nombre d'occupants). EPI selon configuration :</p>\n  <ul>\n  <li><strong>Sans panier / panier sans ouverture de porte</strong> : CSLMT (ceinturon de sécurité avec longe de maintien au travail)</li>\n  <li><strong>Panier avec ouverture de porte (sortie possible)</strong> : harnais de protection contre les chutes + dispositif absorbeur d'énergie</li>\n  </ul>\n  <h3>Mise en sécurité des personnes à mobilité réduite</h3>\n  <p>Le binôme rassure la victime et explique le déroulement des opérations, <strong>verrouille les roues du fauteuil</strong> lors de la manipulation en cage d'escalier, et adapte sa posture pour limiter les TMS. En attendant l'évacuation par un moyen opérationnel (MEA, LSPCC), la victime est mise en sécurité dans un espace d'attente sécurisé.</p>\n  <h4>Ton rôle de chef d'équipe</h4>\n  <p><strong>Tu vérifies</strong> : avant l'action, tu reformules la mission (point, victime, itinéraire, moyens) ; tu vérifies l'EPI, l'ARI, la radio et l'éclairage de ton équipier ; tu contrôles le matériel (LSPCC, échelles, parachutes, connecteurs vissés). Au moindre doute sur l'intégrité d'un équipement, tu le mets à l'écart immédiatement.</p>\n  <p><strong>Tu commandes</strong> : tu désignes le personnel, indiques le lieu, fixes les moyens d'accès ; tu tiens le point fixe ou accompagnes la descente ; tu maintiens la liaison verbale de réconfort avec la victime.</p>\n  <p><strong>Tu rends compte</strong> : à ton chef d'agrès, dès l'écart d'un équipement douteux avant l'action ; après l'action, l'identité si connue, l'état apparent, les gestes réalisés et les difficultés rencontrées, dès la victime confiée au secours médicalisé — tu ne la laisses jamais seule.</p>\n  <p><strong>Tes points de vigilance et critères de repli</strong> : amarrage, piétage, tension et hauteur vide/point d'appui contrôlés en continu ; tu décides le repli à la moindre dégradation (fatigue de l'équipier, tension anormale, doute sur un ancrage). Ce qui dépasse tes moyens ou tes techniques (progression verticale complexe, évacuation bariatrique lourde) n'est pas ton niveau : tu sécurises et tu rends compte pour déclencher le renfort spécialisé (GRIMP).</p>\n  <p>Coordination : <strong>pas de sauvetage sans lance prête</strong> ni binôme de sécurité en ambiance feu ; l'établissement ne doit pas compromettre le cheminement de repli. Tu renseignes la localisation de la victime pour que la ventilation n'oriente pas le flux thermique vers elle.</p>\n  <p class=\"src\">Source : GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC (02/2024).</p>\n  <h4>Références</h4>\n  <ul>\n    <li><strong>GTO Sauvetages et mises en sécurité</strong>, 2<sup>e</sup> édition, DGSCGC, dépôt légal février 2024 (ISBN 978-2-11-172370-2) — référence principale de ce chapitre, en vigueur (aucune édition ultérieure recensée).</li>\n    <li><strong>Note de déclinaison des GTO SMS/ETE/EMV/SO du SDIS 91</strong>, Directeur départemental, 23/03/2026 (réf. 2026/513) — précisions et adaptations locales : matelas de sauvetage et échelle 3 plans non acquis (remplacée par une échelle télescopique), civière bariatrique réservée au GOS SMP, planche de sauvetage réservée au GOS ELD/« groupe extraction », rôles chef/équipier inversés pour la reconnaissance d'appartement en urgence avérée.</li>\n    <li><strong>GTO Sauvegarde opérationnelle</strong>, 1<sup>re</sup> édition, DGSCGC (02/2024) — auto-sauvetage du sapeur-pompier, hors périmètre de ce guide (voir chapitres « Sauvegarde opérationnelle » et « TASSS »).</li>\n    <li><strong>GTO Engagement en milieux viciés</strong>, 2<sup>e</sup> édition, DGSCGC (2024) — reconnaissance et progression sous ARI citées en renvoi (voir chapitre « EMV »).</li>\n  </ul>",
  "q": [
   {
    "t": "ou",
    "q": "Tu es chef d'équipe. Ton équipier reconnaît une victime inconsciente en fumées, pendant que toi tu croises une personne valide qui panique et te demande de l'aide pour sortir : comment qualifies-tu chacune de ces deux actions, et sur quoi repose la distinction ?",
    "a": "Victime inconsciente : sauvetage, avec du matériel adapté (échelle, LSPCC…), sauf si le danger est réel/immédiat/vital/non contrôlable — alors dégagement d'urgence sans matériel. Personne valide qui panique et demande de l'aide pour sortir : mise en sécurité, tu l'accompagnes/guides sans matériel de sauvetage.",
    "c": [],
    "e": "Trois niveaux distincts. Dans tous les cas, une victime déplacée n'est jamais laissée seule (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024, p.39 et p.42-43)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Ton chef d'agrès te donne l'ordre d'organiser un sauvetage. Quels sont les 4 déterminants que tu dois combiner pour choisir la technique qui expose le moins ton binôme et la victime ?",
    "a": "Environnement · Victime · Moyens disponibles · Temps",
    "c": [],
    "e": "Le COS choisit le moyen qui expose le moins possible sauveteur et victime, à partir de ces 4 déterminants (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024, p.13)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Tu es face à une victime en danger. Un dégagement d'urgence (sans matériel) n'est justifiable que si le danger est…",
    "a": "Réel, immédiat, vital ET non contrôlable",
    "c": [
     "Simplement présent",
     "Réel, immédiat, vital ET non contrôlable",
     "Contrôlé par une lance",
     "Signalé par un tiers"
    ],
    "e": "Les 4 conditions sont cumulatives (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024, p.39). Si le feu est maîtrisé, on privilégie un sauvetage avec matériel pour ne pas aggraver l'état de la victime."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Tu viens de mettre une victime valide en sécurité au point de rassemblement. Peux-tu la laisser seule le temps d'aller chercher du matériel pour un autre sauvetage ?",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Jamais : une victime déplacée n'est jamais laissée seule, elle est confiée à un autre SP ou aux forces de l'ordre au point de rassemblement (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024, p.42-43)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton chef d'agrès te commande un sauvetage par l'extérieur au 4e étage. Quelle échelle à mains mets-tu en œuvre ?",
    "a": "Échelle à coulisse 3 plans avec arcs-boutants",
    "c": [
     "Échelle à crochets",
     "Échelle à coulisse 2 plans",
     "Échelle à coulisse 3 plans avec arcs-boutants",
     "Simple échelle"
    ],
    "e": "2 plans → 1er-2e étage ; 3 plans avec arcs-boutants → jusqu'au 4e ; au-delà, MEA (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024, p.17-20). Le SDIS 91 n'a pas acquis cette échelle 3 plans : il utilise une échelle télescopique à la place (note SDIS 91 du 23/03/2026) — à connaître pour l'examen malgré tout."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Que signifie LSPCC et quelle est sa composition principale ?",
    "a": "Lot de Sauvetage et de Protection Contre les Chutes. Composition : corde semi-statique 30 m (lot engin) / 60 m (lot échelle), descendeur, harnais, connecteurs verrouillables, poulie, anneaux de sangle, triangle d'évacuation.",
    "c": [],
    "e": "Principe de mise en œuvre : ancrage + amarrage + charge + équipier(s) (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024, p.23 et p.57)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Longueur de la corde du LSPCC selon le lot ?",
    "a": "30 m (lot engin) et 60 m (lot échelle)",
    "c": [],
    "e": "Corde semi-statique, extrémités en nœud de huit double + gaine thermo ou sertissage indémontable (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024, p.23 ; FT-U EPIC 004 B, SDIS 91, 01/04/2009, p.1)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Avant d'engager la charge dans le vide en LSPCC, quelle vérification fais-tu entre le frein de charge et le point d'appui ?",
    "a": "20 cm (≥ 20 cm)",
    "c": [],
    "e": "Règle de sécurité LSPCC. Mousquetons vissés, frein de charge en point fixe, vérification systématique une fois la charge en tension (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024, p.60 et p.62)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "En amarrant un LSPCC, quel facteur de chute dois-tu impérativement éviter, et lequel est interdit ?",
    "a": "Facteur 1 à éviter, facteurs supérieurs à 1 interdits",
    "c": [
     "Facteur 2 recommandé",
     "Facteur 1 à éviter, facteurs supérieurs à 1 interdits",
     "Aucune limite",
     "Facteur 3 toléré"
    ],
    "e": "Les facteurs de chute supérieurs à 1 sont formellement interdits ; on recherche, dans la mesure du possible, un facteur inférieur à 1 en amarrant au-dessus du point d'ancrage du harnais (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024, p.24-25). Autres risques au même endroit : effet pendulaire, syndrome de suspension."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Charge prise en compte par personne dans le calcul d'occupation d'un MEA ?",
    "a": "90 kg",
    "c": [],
    "e": "90 kg/personne pour déterminer le nombre d'occupants. EPI : CSLMT sans sortie de panier, harnais + absorbeur avec sortie de panier (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024, p.30 et p.36)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Tu dois évacuer une victime inconsciente au 3e étage, accessible seulement par une échelle à crochets. Peux-tu l'y descendre ?",
    "a": "Non : l'échelle à crochets ne supporte qu'un seul homme et une victime invalide/inconsciente y est proscrite. Extraction au LSPCC (triangle d'évacuation, descente en tension).",
    "c": [],
    "e": "Sur échelle à crochets : victime valide autonome → un SP tient l'échelle et rassure ; valide mais bloquée → un SP monte l'aider pendant qu'un second maintient l'échelle ; invalide ou inconsciente → LSPCC obligatoire (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024, p.45-49)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Le « confinement » consiste à…",
    "a": "Maintenir les personnes dans un local protégé quand sortir est plus dangereux que rester",
    "c": [
     "Évacuer tout le monde dehors",
     "Maintenir les personnes dans un local protégé quand sortir est plus dangereux que rester",
     "Ventiler la cage d'escalier",
     "Attaquer le feu"
    ],
    "e": "En habitation, le confinement est la règle générale sauf décision contraire du COS après analyse des risques ; les structures fixent la résistance au feu permettant de maintenir les résidents non sinistrés à leur domicile (GDR Prévention Appliquée à l'Opération, SDIS 91, 31/08/2021, p.11)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Le principe de mise en œuvre du LSPCC est…",
    "a": "Ancrage + amarrage + charge + équipier(s)",
    "c": [
     "Corde + nœud",
     "Ancrage + amarrage + charge + équipier(s)",
     "Poulie + mousqueton",
     "Harnais seul"
    ],
    "e": "Ancrages possibles : naturel (arbre), structurel (poutre, rambarde, engin), artificiel (échelle, outil de forcement) (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024, p.57-58)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Comment coordonnes-tu ton sauvetage avec l'attaque et la ventilation en cours ?",
    "a": "Sauvetage réalisé sous protection d'une lance prête ; l'établissement ne doit pas compromettre le cheminement de repli ; le chef d'équipe renseigne la localisation de la victime pour que la ventilation n'oriente pas le flux thermique vers elle.",
    "c": [],
    "e": "Pas de sauvetage sans lance prête ni binôme de sécurité en ambiance feu. (GTO Sauvetages)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle est la différence entre mise en sécurité et évacuation ?",
    "a": "Mise en sécurité = accompagner une personne valide vers un point sûr ; évacuation = déplacement organisé sous la direction du COS",
    "c": [
     "Mise en sécurité = victime invalide extraite par LSPCC ; évacuation = intervention GRIMP",
     "Mise en sécurité = accompagner une personne valide vers un point sûr ; évacuation = déplacement organisé sous la direction du COS",
     "Ce sont deux termes strictement synonymes",
     "Mise en sécurité concerne les biens, évacuation concerne les personnes"
    ],
    "e": "Mise en sécurité = le sauveteur accompagne/aide/conseille une victime valide capable de se soustraire elle-même au danger (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024, p.42) ; le choix évacuation/confinement, lui, relève d'une décision du COS après analyse des risques (GDR PAO, SDIS 91, 31/08/2021, p.11)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Citez les techniques de dégagement d'urgence sans matériel.",
    "a": "Traction par les poignets, traction par les chevilles, traction avec équipier-relais, sortie de véhicule, porter pompier sur les épaules.",
    "c": [],
    "e": "Ces 5 techniques sans matériel précèdent toujours les gestes de secours, effectués une fois la victime en zone sûre (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024, p.40). La sangle du lot de sauvetage nouée autour des poignets est une technique AVEC matériel, distincte (même guide, p.41-42)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quels dispositifs permettent d'amarrer une échelle à mains à un point d'appui ?",
    "a": "Sangle à tuyau, sangle + connecteur LSPCC, Halligan Tool + sangle, grande pince + nœud de cabestan, hache + commande",
    "c": [
     "Sangle à tuyau, sangle + connecteur LSPCC, Halligan Tool + sangle, grande pince + nœud de cabestan, hache + commande",
     "Uniquement un mousqueton vissé",
     "Le triangle d'évacuation du LSPCC",
     "Le descendeur manuel"
    ],
    "e": "L'amarrage se fait en partie supérieure de l'échelle, sur un point d'appui solide, avant tout engagement d'un sauveteur (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024, p.22-23)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Une personne menace de sauter et tu envisages un matelas de sauvetage. À quelle condition principale peux-tu l'utiliser pour cette hauteur de chute ?",
    "a": "La hauteur de chute ne doit pas dépasser la hauteur maximale de saut précisée par le constructeur du matelas",
    "c": [],
    "e": "Le matelas est positionné à l'aplomb de la victime et mis en place seulement une fois complètement gonflé (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024, p.27-28). Matériel non acquis par le SDIS 91 à ce jour (note SDIS 91 du 23/03/2026) : à connaître pour l'examen, absent de la dotation locale."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Peux-tu positionner le matelas de sauvetage avant qu'il soit complètement gonflé, pour gagner du temps ?",
    "a": "Faux, il doit être complètement gonflé avant sa mise en place définitive à l'aplomb de la victime.",
    "c": [],
    "e": "Un matelas partiellement gonflé n'amortit pas correctement la chute (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024, p.28). Matériel non acquis par le SDIS 91 (note SDIS 91 du 23/03/2026)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Dans quel cas recourt-on typiquement à une civière bariatrique ?",
    "a": "Pour évacuer une personne lourdement médicalisée ou de forte corpulence, généralement par l'extérieur avec un MEA équipé",
    "c": [
     "Pour toute victime consciente et valide",
     "Pour évacuer une personne lourdement médicalisée ou de forte corpulence, généralement par l'extérieur avec un MEA équipé",
     "Uniquement pour un dégagement d'urgence",
     "Pour transporter du matériel LSPCC"
    ],
    "e": "Intervention bariatrique : évacuation délicate nécessitant soit des techniques spécifiques (SMPM/GRIMP), soit un MEA doté d'une civière bariatrique (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024, p.28). Au SDIS 91, seuls les spécialistes du GOS SMP la mettent en œuvre (note SDIS 91 du 23/03/2026)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "À quelle catégorie d'EPI appartient le LSPCC ?",
    "a": "Catégorie III",
    "c": [
     "Catégorie I",
     "Catégorie II",
     "Catégorie III",
     "Il n'est pas classé comme EPI"
    ],
    "e": "Catégorie III : EPI contre les risques mortels ou irréversibles (chutes de hauteur) (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024, p.24 ; FT-U EPIC 004, SDIS 91, 01/04/2009, p.2). Composition : corde semi-statique, descendeur, harnais, connecteurs verrouillables, poulie, anneaux de sangle, triangle d'évacuation."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Tu dois installer un LSPCC en façade et tu choisis la rambarde d'un escalier comme point d'ancrage. De quel type d'ancrage s'agit-il ?",
    "a": "Structurel",
    "c": [
     "Naturel",
     "Structurel",
     "Artificiel",
     "Improvisé, à proscrire"
    ],
    "e": "Ancrage naturel : arbre, rocher. Structurel : poutre, pilier, rambarde d'escalier, colonne sèche, engin, mobilier urbain. Artificiel : échelle à mains, outil de forcement, étais (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024, p.58)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton équipier descend en LSPCC légèrement excentré par rapport à l'amarrage : quel risque dois-tu anticiper ?",
    "a": "Un balancement latéral de la victime ou du sauveteur pouvant provoquer une collision et des lésions graves",
    "c": [
     "Une oscillation de la corde due au vent, sans danger",
     "Un balancement latéral de la victime ou du sauveteur pouvant provoquer une collision et des lésions graves",
     "La chute libre au-delà du facteur 1",
     "Le relâchement progressif du descendeur"
    ],
    "e": "C'est l'« effet pendulaire » : la vitesse de balancier peut équivaloir à une vitesse de chute, avec risque de lésions par collision. Pour le limiter, l'amarrage est positionné autant que possible à l'aplomb de la charge (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024, p.25)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Pendant un exercice, ton équipier reste suspendu inerte plusieurs minutes dans son harnais : pourquoi est-ce un point de vigilance critique pour toi ?",
    "a": "Une suspension inerte et prolongée dans le harnais peut arrêter le retour veineux, avec pronostic vital engagé",
    "c": [
     "Il provoque uniquement une gêne respiratoire passagère",
     "Une suspension inerte et prolongée dans le harnais peut arrêter le retour veineux, avec pronostic vital engagé",
     "Il n'affecte que les personnes en surpoids",
     "Il concerne uniquement le port du casque"
    ],
    "e": "Le syndrome de suspension engage le pronostic vital à très court terme (perte de connaissance, défaillance multiviscérale) : en exercice, ce risque impose d'utiliser un mannequin plutôt qu'une personne suspendue inerte (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024, p.25)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Tu engages un MEA avec un panier permettant une sortie (ouverture de porte) : quel EPI portes-tu ?",
    "a": "Harnais de protection contre les chutes + dispositif absorbeur d'énergie",
    "c": [
     "Ceinturon de sécurité avec longe de maintien au travail (CSLMT) seul",
     "Harnais de protection contre les chutes + dispositif absorbeur d'énergie",
     "Aucun EPI spécifique n'est requis",
     "Un LSPCC complet obligatoire"
    ],
    "e": "Sans sortie de panier (ou panier sans ouverture), le CSLMT suffit pour une action postée ; dès qu'une sortie du panier/nacelle est possible, harnais + absorbeur d'énergie est requis (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024, p.36)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Tu manipules un fauteuil roulant en cage d'escalier avec ton équipier lors d'une mise en sécurité PMR : quel geste clé lui commandes-tu de vérifier en premier ?",
    "a": "Verrouiller les roues du fauteuil",
    "c": [],
    "e": "Le binôme rassure la victime, explique le déroulement des opérations, verrouille les roues et adapte sa posture pour limiter les TMS (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024, p.44)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "On te demande de mettre en œuvre les procédures d'auto-sauvetage du sapeur-pompier lui-même dans le cadre de ce chapitre. Est-ce bien ton cadre de référence ici ?",
    "a": "Faux, il relève du GTO Sauvegarde opérationnelle ; les sauvetages de spécialités (GRIMP) sortent aussi du cadre de ce guide.",
    "c": [],
    "e": "Le GTO Sauvetages et mises en sécurité couvre le sauvetage des victimes ; l'auto-sauvetage et le sauvetage de sauveteur relèvent du GTO Sauvegarde opérationnelle (GTO SMS V2, DGSCGC, 02/2024, p.13, note 2 ; confirmé par la note SDIS 91 du 23/03/2026)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Que vérifie/effectue le chef d'équipe AVANT l'action de sauvetage ?",
    "a": "Il reformule la mission (point, victime, itinéraire, moyens), vérifie EPI/ARI/radio/éclairage et contrôle le matériel (LSPCC, échelles, parachutes, connecteurs vissés)",
    "c": [
     "Il reformule la mission (point, victime, itinéraire, moyens), vérifie EPI/ARI/radio/éclairage et contrôle le matériel (LSPCC, échelles, parachutes, connecteurs vissés)",
     "Il attend uniquement l'ordre du COS sans autre vérification",
     "Il descend directement chercher la victime sans briefing",
     "Il se limite à vérifier sa radio"
    ],
    "e": "Contrôle des mousquetons vissés avant emploi (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024, p.60) ; vérification du matériel et de l'indicatif radio par le binôme avant tout engagement (GDR EMV, SDIS 91, 24/03/2023). Pendant l'action, le chef désigne le personnel, fixe les moyens d'accès et contrôle en continu amarrage/piétage/tension."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Comment l'échelle à crochets prend-elle appui sur une façade ?",
    "a": "Elle est suspendue par ses crochets à la baie ou au balcon, jamais appuyée ni posée",
    "c": [
     "Elle est suspendue par ses crochets à la baie ou au balcon, jamais appuyée ni posée",
     "Elle est appuyée contre le mur comme une échelle à coulisse",
     "Elle est posée au sol contre l'allège de la fenêtre",
     "Elle prend appui sur ses arcs-boutants"
    ],
    "e": "Pose normale sur 2 pointes, sur 1 pointe en exception ; elle ne supporte qu'un seul homme. Employée quand les communications intérieures sont impraticables ou en passage étroit (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024, p.16 et p.45-46)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Pendant la mise en œuvre d'une échelle à coulisse 3 plans, tu vois un équipier se placer dans le prolongement d'un arc-boutant. Que fais-tu ?",
    "a": "J'arrête immédiatement la manœuvre, je fais dégager le personnel de cette zone, je rappelle la consigne à l'équipe, puis je reprends la manœuvre en sécurité.",
    "c": [],
    "e": "Aucune partie du corps ne doit se trouver dans le prolongement des arcs-boutants, sous peine de blessure (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024, p.20). Le SDIS 91 n'exploite pas cette échelle 3 plans (remplacée par une échelle télescopique, note SDIS 91 du 23/03/2026), mais le principe de sécurité reste à connaître pour l'examen."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Tu viens d'extraire une victime et de la confier au secours médicalisé. Que rends-tu compte à ton chef d'agrès, et à quel moment ?",
    "a": "Dès la victime en zone sûre et confiée au secours médicalisé : son identité si connue, son état apparent, les gestes réalisés et les difficultés rencontrées pendant la manœuvre.",
    "c": [],
    "e": "Le compte rendu ne doit pas être différé : il permet au chef d'agrès d'ajuster la suite de l'intervention. (GTO Sauvetages & mises en sécurité)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Pendant une manœuvre de sauvetage au LSPCC, tu constates une dégradation : fatigue visible de ton équipier, tension anormale sur la corde, doute sur la solidité de l'ancrage. Quelle est ta décision ?",
    "a": "Je décide le repli immédiat de la manœuvre : je sécurise la charge, je mets à l'écart tout équipement douteux, et je rends compte sans délai à mon chef d'agrès.",
    "c": [],
    "e": "Le doute sur l'intégrité d'un équipement ou sur la sécurité de la manœuvre impose la mise à l'écart et le compte rendu immédiat, jamais la poursuite « pour aller plus vite ». (GTO Sauvetages & mises en sécurité)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Tu es confronté à une situation de sauvetage qui dépasse manifestement les moyens et techniques standards de ton équipe (progression verticale complexe en milieu périlleux, ou évacuation bariatrique lourde). Quelle est ta décision ?",
    "a": "Ce n'est pas mon niveau : je sécurise la zone, je maintiens le contact avec la victime si possible, et je rends compte à mon chef d'agrès pour déclencher un renfort spécialisé (GRIMP)",
    "c": [
     "Ce n'est pas mon niveau : je sécurise la zone, je maintiens le contact avec la victime si possible, et je rends compte à mon chef d'agrès pour déclencher un renfort spécialisé (GRIMP)",
     "J'improvise une technique non prévue par mon lot pour gagner du temps",
     "Je renonce et j'abandonne la zone en attendant des instructions",
     "Je contacte directement le COS sans passer par mon chef d'agrès"
    ],
    "e": "Le chef d'équipe sait où s'arrête sa responsabilité : au-delà de ses moyens ou de ses techniques, il sécurise et rend compte pour déclencher le bon renfort, sans improviser ni court-circuiter la chaîne de commandement. Il appartient au COS de faire appel au renfort d'équipes spécialisées SMPM/GRIMP (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024, p.57) ; au SDIS 91, planche de sauvetage et civière bariatrique sont d'ailleurs réservées aux spécialistes GOS ELD/GOS SMP (note SDIS 91 du 23/03/2026)."
   }
  ]
 },
 {
  "id": "lspcc",
  "domain": "incendie",
  "ic": "🪝",
  "t": "LSPCC — lot de sauvetage et protection contre les chutes",
  "fig": [
   [
    "Corde LSPCC",
    "30 m (lot engin) · 60 m (lot échelle), semi-statique"
   ],
   [
    "Extrémités de corde",
    "nœud de huit double + gaine thermo-rétractable ou sertissage indémontable"
   ],
   [
    "Catégorie EPI",
    "catégorie III"
   ],
   [
    "Frein de charge / point d'appui",
    "≥ 20 cm dans le vide"
   ],
   [
    "Facteur de chute",
    "proche de 1 déjà à éviter · > 1 formellement interdit"
   ],
   [
    "Principe de mise en œuvre",
    "ancrage + amarrage + charge + équipier(s)"
   ],
   [
    "Techniques codifiées",
    "5 : extérieur (descente en tension) · excavation · abordage et sécurisation d'une victime en péril · victime inconsciente/invalide (harnais) · ouverture de porte"
   ],
   [
    "Types d'ancrage",
    "naturel · structurel · artificiel"
   ],
   [
    "MEA — charge par personne",
    "90 kg par personne"
   ],
   [
    "GRIMP",
    "Groupe de Reconnaissance et d'Intervention en Milieu Périlleux — moyen spécialisé cité en renfort"
   ]
  ],
  "s": "<h3>Composition du lot et principe de mise en œuvre</h3>\n<p>Le <strong>Lot de Sauvetage et de Protection Contre les Chutes (LSPCC)</strong> est un EPI de <strong>catégorie III</strong>. Il comprend une <strong>corde semi-statique de 30 m (lot engin) ou 60 m (lot échelle)</strong>, dont les extrémités sont traitées en <strong>nœud de huit double avec gaine thermo-rétractable ou sertissage indémontable</strong> ; un <strong>descendeur manuel</strong> qui contrôle la vitesse de descente en tension ; un <strong>harnais</strong> ; des <strong>connecteurs verrouillables</strong> ; une <strong>poulie</strong> à joues fixes ou mobiles, pour le renvoi ou le mouflage ; des <strong>anneaux de sangle cousus</strong> ; un <strong>triangle d'évacuation</strong> pour conditionner une victime.</p>\n<p>Il se met en œuvre selon un principe constant : <strong>ancrage + amarrage + charge + équipier(s)</strong>. Les ancrages possibles sont <strong>naturels</strong> (arbre, rocher), <strong>structurels</strong> (poutre, pilier, rambarde, colonne sèche, engin, échelle aérienne, mobilier urbain) ou <strong>artificiels</strong> (échelle à mains, outil de forcement, étais).</p>\n<h3>Quand engager le LSPCC plutôt qu'une échelle ou un MEA</h3>\n<p>Le LSPCC n'est pas le premier réflexe : c'est une <strong>alternative</strong> employée quand les moyens plus sûrs — communications intérieures existantes, échelles à mains, moyen élévateur aérien (MEA) — sont <strong>impossibles à mettre en œuvre</strong> ou que la situation impose une <strong>action immédiate</strong>. Il ne remplace pas ces moyens, il pallie leur indisponibilité ou leur lenteur face à l'urgence.</p>\n<h4>Sauvetage ou mise en sécurité par l'extérieur (descente en tension)</h4>\n<p>Descente d'une victime ou mise en sécurité par la façade, en tension sur la corde, quand l'intérieur est impraticable ou trop lent.</p>\n<h4>Sauvetage dans les puits, fosses ou en excavation</h4>\n<p>Un sauveteur descend en tension jusqu'à la victime tombée dans une excavation, avant remontée assurée (au besoin par mouflage) depuis la surface ; port de l'ARI obligatoire en cas de doute sur l'atmosphère.</p>\n<h4>Abordage et sécurisation d'une victime en situation de péril</h4>\n<p>Le LSPCC permet d'aborder puis d'assurer ou d'extraire une personne en péril — victime ou collègue en difficulté (suspendu, bloqué en hauteur) : mise en tension d'un système d'assurage, rôles répartis entre tenue du point fixe et accompagnement de la remontée.</p>\n<h4>Sauvetage au moyen du harnais — victime inconsciente ou invalide</h4>\n<p>Conditionnement au harnais (ou au triangle) puis descente en tension, seule méthode admise pour une victime qui ne peut pas se tenir ou coopérer (une échelle à mains seule, notamment à crochets, est proscrite dans ce cas).</p>\n<h4>Ouverture de porte — reconnaissance depuis l'étage supérieur</h4>\n<p>Descente en tension depuis l'étage supérieur pour reconnaître ou ouvrir une porte bloquée, quand l'accès normal est impraticable.</p>\n<h3>Points fixes, sécurité et vigilance</h3>\n<p>Les <strong>mousquetons sont vissés et orientés dans le sens de chargement</strong> ; le <strong>frein de charge reste toujours au point fixe</strong>, jamais reporté ailleurs. Il faut <strong>éviter les débris et les frottements sur les textiles</strong> (corde, sangles) et observer les zones d'amarrage et de frottement tout au long de la manœuvre. Une <strong>vérification systématique de l'ensemble du système</strong> (ancrage, amarrage, tension) est réalisée dès que la charge est en tension, avant toute poursuite. La <strong>mise au vide</strong> — l'instant où la charge bascule réellement depuis une position d'appui (balcon) — est la phase la plus critique : c'est le moment où toute anomalie doit être détectée avant de continuer. Le <strong>facteur de chute</strong> (rapport hauteur de chute / longueur de corde déployée) doit être réduit au maximum : <strong>un facteur proche de 1 est déjà à éviter, un facteur supérieur à 1 est formellement interdit</strong> ; l'amarrage se fait toujours en partie haute pour le limiter. La <strong>hauteur entre le frein de charge et le point d'appui dans le vide</strong> doit être <strong>≥ 20 cm</strong>. Le personnel engagé doit avoir une <strong>condition physique adaptée et un entraînement régulier</strong> ; le chef d'équipe n'intervient que dans le cadre de ses acquis.</p>\n<p>En cas de <strong>doute sur l'intégrité d'un élément du matériel</strong>, la règle est absolue : <strong>mise à l'écart immédiate, avec compte rendu</strong>. On ne poursuit jamais une manœuvre sur un doute.</p>\n<h4>Ton rôle de chef d'équipe</h4>\n<p><strong>Tu vérifies</strong> : l'intégrité du matériel (corde, connecteurs, harnais), la solidité et le type de l'ancrage choisi, la condition physique et le niveau d'acquis de ton équipier.</p>\n<p><strong>Tu commandes</strong> : tu désignes le personnel engagé, tu indiques le lieu et tu fixes les moyens d'accès ; tu répartis les rôles (tenue du point fixe, accompagnement de la victime ou du sauveteur) ; tu maintiens une liaison verbale de réconfort avec la victime pendant toute la descente.</p>\n<p><strong>Tu rends compte</strong> : au chef d'agrès et au COS, dès que la situation l'impose — ne pas attendre l'aggravation pour demander l'appui d'un moyen supplémentaire (LSPCC, MEA, GRIMP — Groupe de Reconnaissance et d'Intervention en Milieu Périlleux — ou toute autre équipe spécialisée). Après la manœuvre : identité et état de la victime, gestes réalisés, difficultés rencontrées. Tu ne laisses jamais la victime seule, tu la transmets au secours médicalisé.</p>\n<p><strong>Tes points de vigilance et critères de repli</strong> : amarrage, tension, hauteur frein/point d'appui, comportement de la victime ou de l'équipier ; toute dégradation (tension anormale, doute sur l'ancrage, aggravation de l'état de la victime) impose de stopper, sécuriser la charge et réévaluer avant de poursuivre.</p>\n<h3>Limites du LSPCC et articulation avec les autres moyens</h3>\n<p>Le LSPCC n'est pas toujours la meilleure option : une échelle à mains ou un MEA restent souvent plus rapides et plus sûrs quand ils sont utilisables. Les tuyaux d'alimentation sont <strong>écartés de la base d'appui des échelles et du polygone de sustentation du MEA</strong>, pour ne pas gêner ni déstabiliser l'appui ni compromettre le cheminement de repli. Sur un MEA stabilisé, le <strong>polygone de sustentation</strong> désigne la surface au sol délimitée par les appuis, qui conditionne la charge et la portée admissibles.</p>\n<p>Une situation de sauvetage vertical ou en milieu confiné qui dépasse manifestement les capacités du binôme LSPCC standard <strong>n'est pas de ton ressort</strong> : ton rôle est de rendre compte au COS et de demander l'appui d'une équipe spécialisée, par exemple le <strong>GRIMP</strong> (Groupe de Reconnaissance et d'Intervention en Milieu Périlleux) pour les situations les plus techniques (falaise, puits profond, milieu souterrain). Le sommaire du GDR TASSS SDIS 91 ne comporte <strong>aucune technique de nœuds, d'amarrage ou de descente en rappel du LSPCC</strong> (il ne mentionne le LSPCC qu'en aparté, à deux reprises) : il couvre l'auto-sauvetage et le sauvetage de sauveteur sans corde, un registre différent et complémentaire.</p>\n<p class=\"src\">Source : GTO Sauvetages et mises en sécurité, 2ᵉ édition, DGSCGC (02/2024) ; FTU EPIC 004 LSPCC, SDIS 91 (04/2009), pour la composition détaillée du lot ; GDR TASSS SDIS 91 (Août 2021), pour la délimitation de son périmètre.</p>\n<h4>Références</h4>\n<ul><li><strong>GTO Sauvetages et mises en sécurité</strong>, 2ᵉ édition, DGSCGC — ISBN 978-2-11-172370-2, dépôt légal février 2024. Référentiel national en vigueur pour le LSPCC (principes de mise en œuvre, techniques, sécurité, articulation avec échelles/MEA) ; remplace la version 1.1 (BDFE DGSCGC, novembre 2020), qui détaillait en outre une technique distincte d'« évolution avec risque de chute » ; l'édition 2024 la cite toujours parmi les usages du LSPCC (§2.2) mais ne la détaille plus comme technique au chapitre 4.</li><li><strong>FTU EPIC 004 / 004-A / 004-B — LSPCC</strong>, SDIS 91 (Groupement Technique — Bureau des EPIC), avril 2009. Source départementale pour la composition détaillée du lot (corde, mousquetons, poulie, anneaux) et le contrôle utilisateur, non reprise dans l'édition 2024 du GTO national qui se concentre sur les principes et techniques.</li><li><strong>GDR TASSS SDIS 91</strong> (Guide Départemental de Référence — Techniques d'Auto-Sauvetage et de Sauvetage de Sauveteur), août 2021. Document départemental utilisé ici pour délimiter le périmètre LSPCC/TASSS.</li><li><strong>GTO Sauvegarde opérationnelle</strong>, DGSCGC — ISBN 978-2-11-167901-6, dépôt légal février 2024. Référentiel national couvrant l'auto-sauvetage et le sauvetage du sauveteur (sans corde) ; ne mentionne pas le LSPCC, ce qui confirme au niveau national la délimitation posée par le GDR TASSS SDIS 91.</li><li><strong>GNR Lots de sauvetage et de protection contre les chutes</strong>, DGSCGC, 1999 — cite le GRIMP à plusieurs reprises comme équipe spécialisée de renfort (« … à une autre équipe spécialisée (GRIMP, montagne, etc.) »), sans en développer le sigle ; le développé (Groupe de Reconnaissance et d'Intervention en Milieu Périlleux) est le sigle national bien établi, ajouté ici pour compléter la fiche.</li></ul>",
  "q": [
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton chef d'agrès t'affecte à une victime consciente bloquée en façade au 3ᵉ étage : aucune communication intérieure praticable, le MEA n'est pas encore engagé sur les lieux. Pourquoi le LSPCC est-il justifié dans ce cas ?",
    "a": "Le LSPCC est une alternative employée quand les moyens plus sûrs (échelles, MEA) sont impossibles à mettre en œuvre ou que la situation impose une action immédiate",
    "c": [
     "Le LSPCC est une alternative employée quand les moyens plus sûrs (échelles, MEA) sont impossibles à mettre en œuvre ou que la situation impose une action immédiate",
     "Le LSPCC est toujours le premier moyen à engager, avant même l'échelle à mains",
     "Le LSPCC remplace systématiquement le MEA au-delà du 2e étage",
     "Le LSPCC n'est utilisable qu'en l'absence totale de victime"
    ],
    "e": "Le LSPCC ne remplace pas l'échelle ou le MEA : il pallie leur indisponibilité ou l'urgence de la situation (GTO Sauvetages et mises en sécurité, 2ᵉ édition, DGSCGC, chapitre 4, 02/2024, p. 57)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Comment sont traitées les extrémités de la corde semi-statique du LSPCC ?",
    "a": "Nœud de huit double avec gaine thermo-rétractable ou sertissage indémontable",
    "c": [
     "Nœud de huit double avec gaine thermo-rétractable ou sertissage indémontable",
     "Nœud de chaise simple, renoué avant chaque emploi",
     "Simple surliure sans nœud",
     "Nœud de cabestan fixe sur le sac de transport"
    ],
    "e": "Cette double sécurisation (nœud + gaine ou sertissage) évite tout dénouement ou glissement de la corde en charge (GTO Sauvetages et mises en sécurité, 1ère édition (version 1.1), BDFE DGSCGC, novembre 2020, chapitre 1 « Les matériels de sauvetages et de mises en sécurité » §3.1.2, p. 45 ; FTU EPIC 004-B LSPCC, SDIS 91, 2009)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Ton équipier signale, au moment de mettre l'ancrage LSPCC en tension, un doute sur la solidité du point choisi. Quelle est ta décision ?",
    "a": "Je mets immédiatement le matériel ou l'ancrage à l'écart et j'en rends compte : je ne poursuis jamais une manœuvre sur un doute d'intégrité, je cherche un autre point fixe et je signale l'incident au chef d'agrès.",
    "c": [],
    "e": "En cas de doute sur l'intégrité d'un matériel ou d'un ancrage, la règle est la mise à l'écart immédiate, avec compte rendu (GTO Sauvetages et mises en sécurité, 2ᵉ édition, DGSCGC, chapitre 1, 02/2024, p. 24)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les techniques codifiées d'emploi du LSPCC, hors dégagement d'urgence et échelles à mains.",
    "a": "Sauvetage/mise en sécurité par l'extérieur (descente en tension) · sauvetage dans les puits, fosses ou excavations · abordage et sécurisation d'une victime en situation de péril · sauvetage au moyen du harnais (victime inconsciente ou invalide) · ouverture de porte (reconnaissance depuis l'étage supérieur).",
    "c": [],
    "e": "Le GTO distingue deux niveaux : il cite six usages du LSPCC au §2.2 (dont « l'évolution avec risque de chute » et la reconnaissance d'appartement), et il détaille cinq techniques de mise en œuvre au chapitre 4 — ce sont ces cinq-là qui sont demandées ici. À distinguer aussi des dégagements d'urgence sans matériel et de l'usage des échelles à mains. (GTO Sauvetages et mises en sécurité, 2ᵉ éd., DGSCGC, 02/2024, §2.2 et chapitre 4.)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Un collègue chute dans une excavation profonde à proximité de l'intervention. Comment nomme-t-on la technique LSPCC qui permet de l'atteindre et de le remonter ?",
    "a": "Le sauvetage dans les puits, fosses ou en excavation",
    "c": [
     "Le sauvetage dans les puits, fosses ou en excavation",
     "Le Denver Drill",
     "Le Nance Drill",
     "L'ouverture de porte en reconnaissance"
    ],
    "e": "Un sauveteur descend en tension jusqu'à la victime, puis remonte assuré depuis la surface (au besoin par mouflage) — technique propre au LSPCC, distincte des manœuvres TASSS sans corde comme le Nance ou le Denver Drill. Le terme « abordage » du GTO désigne une autre technique, l'abordage et la sécurisation d'une victime en situation de péril (GTO Sauvetages et mises en sécurité, 2ᵉ édition, DGSCGC, chapitre 4 §2.3, 02/2024, p. 64)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Tout travail en hauteur ou toute reconnaissance au bord du vide exige l'emploi d'un LSPCC, même en l'absence de sauvetage de victime en cours.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Le GDR TASSS SDIS 91 pose cette exigence dans son cadre pédagogique de sécurité en formation : toute activité en hauteur, y compris hors sauvetage de victime, impose une sécurisation par LSPCC (GDR TASSS SDIS 91, Août 2021)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Un collègue reste suspendu accidentellement au bord d'une toiture, sans pouvoir remonter seul. Quelle technique mets-tu en œuvre et que commandes-tu à ton équipier ?",
    "a": "Sécurisation du sauveteur en péril : mise en tension d'un système LSPCC pour l'assurer puis l'extraire. Je désigne un rôle précis à mon équipier (tenue du point fixe ou accompagnement de la remontée) et je rends compte au chef d'agrès.",
    "c": [],
    "e": "L'« abordage et la sécurisation d'une victime en situation de péril » est une des techniques de mise en œuvre du LSPCC ; elle mobilise les mêmes principes qu'un sauvetage de victime (ancrage, amarrage, charge, équipier) et s'applique aussi à un sauveteur en difficulté (GTO Sauvetages et mises en sécurité, 2ᵉ édition, DGSCGC, chapitre 4 §2, 02/2024, p. 60)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton chef d'agrès te commande une reconnaissance d'une porte bloquée, accessible uniquement depuis l'étage supérieur, avant d'engager le forcement. Quel moyen emploies-tu ?",
    "a": "Le LSPCC, en descente en tension depuis l'étage supérieur",
    "c": [
     "Le LSPCC, en descente en tension depuis l'étage supérieur",
     "L'échelle à crochets posée sur le palier supérieur",
     "Le dégagement d'urgence sans matériel",
     "Le matelas de sauvetage positionné devant la porte"
    ],
    "e": "L'ouverture de porte en reconnaissance depuis l'étage supérieur est l'une des techniques de mise en œuvre du LSPCC (GTO Sauvetages et mises en sécurité, 2ᵉ édition, DGSCGC, chapitre 4 §2.4, 02/2024, p. 65)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que dois-tu vérifier sur toi-même et ton équipier avant d'engager une manœuvre LSPCC, indépendamment du matériel ?",
    "a": "La condition physique adaptée et l'entraînement régulier du binôme ; le chef d'équipe n'intervient que dans le cadre de ses acquis.",
    "c": [],
    "e": "L'équipier LSPCC doit être « un personnel sapeur-pompier qualifié et entraîné qui a une parfaite connaissance du matériel et en maîtrise les techniques de mise en œuvre » ; sans cela, même un LSPCC parfaitement monté expose à un risque que le binôme ne maîtrise plus (GTO Sauvetages et mises en sécurité, 2ᵉ édition, DGSCGC, chapitre 4 §1.1.5, 02/2024, p. 60)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Une fois la charge (victime ou sauveteur) mise en tension sur le LSPCC, que fait systématiquement le chef d'équipe avant de poursuivre la manœuvre ?",
    "a": "Une vérification complète du système — ancrage, amarrage, tension — avant toute poursuite",
    "c": [
     "Une vérification complète du système — ancrage, amarrage, tension — avant toute poursuite",
     "Il donne l'ordre de descente immédiate sans étape intermédiaire",
     "Il change d'ancrage par principe, même sans doute particulier",
     "Il retire le triangle d'évacuation pour alléger la charge"
    ],
    "e": "« Une fois que la charge est en tension sur le dispositif, il est important d'effectuer une vérification avant de poursuivre » ; attention particulière à la mise au vide, phase la plus critique (GTO Sauvetages et mises en sécurité, 2ᵉ édition, DGSCGC, chapitre 4 §2, 02/2024, p. 60)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel risque mécanique la doctrine LSPCC demande-t-elle de surveiller tout au long du trajet de la corde et des sangles ?",
    "a": "Les frottements sur les textiles et le contact avec des débris ou arêtes vives, qui peuvent user ou endommager la corde et les sangles.",
    "c": [],
    "e": "Un frottement non détecté sur un débris ou une arête vive, notamment sur le brin dormant, peut user la corde ou une sangle jusqu'à la rupture en cours de manœuvre (GTO Sauvetages et mises en sécurité, 1ère édition (version 1.1), BDFE DGSCGC, novembre 2020, chapitre 1 « Les matériels de sauvetages et de mises en sécurité » §3.1.2, p. 45)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le chef d'équipe doit couper toute communication avec la victime pendant la descente en tension pour rester concentré sur la technique.",
    "a": "Faux, il maintient au contraire une liaison verbale de réconfort avec la victime pendant toute la manœuvre.",
    "c": [],
    "e": "« La mise en place d'un lien de confiance et de réconfort avec la victime est » important durant toute la durée de l'intervention, un principe cardinal rappelé parmi les facteurs liés à la victime (GTO Sauvetages et mises en sécurité, 1ère édition (version 1.1), BDFE DGSCGC, novembre 2020, chapitre 2 §1.2, p. 58 — passage propre à cette édition, non retrouvé tel quel dans la 2ᵉ édition (02/2024), plus resserrée)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "En cours de descente LSPCC, ton équipier signale une tension anormale sur la corde et une dégradation de la situation. Que décides-tu ?",
    "a": "Stopper la manœuvre, sécuriser la charge et réévaluer avant de poursuivre",
    "c": [
     "Stopper la manœuvre, sécuriser la charge et réévaluer avant de poursuivre",
     "Accélérer la descente pour en finir au plus vite",
     "Ignorer le signalement si la victime semble stable",
     "Couper l'assurage pour transférer la charge à l'équipier"
    ],
    "e": "Le chef d'équipe contrôle en continu amarrage, tension et frottements, et décide du repli en cas de dégradation, dans la continuité du principe de mise à l'écart immédiate en cas de doute sur l'intégrité du dispositif (GTO Sauvetages et mises en sécurité, 2ᵉ édition, DGSCGC, chapitre 1, 02/2024, p. 24, et chapitre 4 §2, p. 60)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que contient le compte rendu du chef d'équipe après une manœuvre LSPCC de sauvetage ?",
    "a": "Identité et état de la victime, gestes réalisés, difficultés rencontrées ; il ne laisse jamais la victime seule et la transmet au secours médicalisé.",
    "c": [],
    "e": "Ce compte rendu permet au chef d'agrès de suivre la manœuvre et de déclencher, si besoin, la prise en charge médicale sans délai ; le principe que la victime ne doit jamais être laissée seule est explicite dans le GTO (GTO Sauvetages et mises en sécurité, DGSCGC, chapitre 3 §1, novembre 2020, p. 64 — le détail du contenu du compte rendu relève de la doctrine générale de renseignement, non détaillée spécifiquement pour le LSPCC dans le fonds consulté)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Comment nomme-t-on, sur un MEA stabilisé, la surface au sol délimitée par les appuis, qui conditionne la charge et la portée admissibles ?",
    "a": "Le polygone de sustentation",
    "c": [],
    "e": "« Le polygone de sustentation est la forme géométrique définie par les points d'appui des 4 stabilisateurs et des roues avant du moyen élévateur aérien » ; les limites de sécurité de l'engin sont réglées pour que la résultante des forces ne sorte jamais de cette forme (GTO Sauvetages et mises en sécurité, 1ère édition (version 1.1), BDFE DGSCGC, novembre 2020, chapitre 1 §2.2 « La terminologie commune », p. 37-38)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Pourquoi les tuyaux d'alimentation doivent-ils être écartés de la base d'appui des échelles et du polygone du MEA ?",
    "a": "Pour ne pas gêner ni déstabiliser l'appui des échelles ou du MEA, et ne pas compromettre le cheminement de repli",
    "c": [
     "Pour ne pas gêner ni déstabiliser l'appui des échelles ou du MEA, et ne pas compromettre le cheminement de repli",
     "Pour respecter une norme de couleur des tuyaux à proximité du matériel aérien",
     "Parce que le règlement l'impose sans justification opérationnelle",
     "Pour faciliter le lavage des tuyaux après intervention"
    ],
    "e": "Un tuyau posé dans l'appui ou le polygone peut déstabiliser l'échelle ou le MEA et bloquer le repli du binôme engagé (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Sur quels leviers le COS peut-il agir pour réduire l'exposition au danger, en complément du sauvetage direct de la victime ?",
    "a": "La source du danger (ex. coupure gaz, attaque du foyer) et le flux de danger (ex. désenfumage, moyen hydraulique)",
    "c": [
     "La source du danger (ex. coupure gaz, attaque du foyer) et le flux de danger (ex. désenfumage, moyen hydraulique)",
     "Uniquement la vitesse d'intervention du binôme",
     "Le nombre de personnels visibles sur les lieux",
     "Le choix de la couleur du triangle d'évacuation"
    ],
    "e": "Ce n'est pas la décision du chef d'équipe, mais il doit comprendre ce raisonnement du COS pour se positionner : « le COS peut mener des actions directement sur la source (…) et/ou sur le flux de danger (…) et/ou sur la cible (évacuation, confinement) » (GTO Sauvetages et mises en sécurité, DGSCGC, chapitre 2 §1.2.2, novembre 2020, p. 55-56)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Lors d'une reconnaissance extérieure de façade, que dois-tu transmettre au COS pour permettre le choix du moyen de sauvetage (échelle, MEA, LSPCC) ?",
    "a": "Le nombre et l'état des personnes repérées aux ouvertures, l'étage concerné et la façade la plus favorable (accessibilité, obstacles).",
    "c": [],
    "e": "C'est ce renseignement transmis lors de la reconnaissance extérieure qui permet au COS d'arbitrer entre échelle, MEA et LSPCC (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le GDR TASSS SDIS 91 détaille les techniques de nœuds, d'amarrage et de descente en rappel du LSPCC.",
    "a": "Faux, son sommaire ne comporte aucune technique de nœuds, d'amarrage ou de descente en rappel du LSPCC : il couvre l'auto-sauvetage et le sauvetage de sauveteur sans corde.",
    "c": [],
    "e": "Le TASSS ne mentionne le LSPCC qu'en aparté, à deux reprises (sécurisation du personnel en hauteur pendant les formations ; alternative d'amarrage d'une échelle à mains) ; il ne développe aucune technique de nœuds, d'amarrage ou de descente en rappel du LSPCC — ces techniques relèvent du GTO Sauvetages et mises en sécurité. Le TASSS traite l'auto-sauvetage et le sauvetage de sauveteur sans corde (Nance Drill, Denver Drill, traction au sol, échelle à coulisse) (GDR TASSS SDIS 91, Août 2021, sommaire p. 4-6 et p. 6 — délimitation confirmée au niveau national par le GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 02/2024, qui ne mentionne pas le LSPCC)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Comment doivent être positionnés et orientés les mousquetons du LSPCC en service ?",
    "a": "Vissés, et orientés dans le sens de chargement",
    "c": [
     "Vissés, et orientés dans le sens de chargement",
     "À simple clip, orientation indifférente",
     "Laissés ouverts pour un décrochage rapide en urgence",
     "Orientés dans le sens opposé à la charge pour limiter l'usure"
    ],
    "e": "Les mousquetons sont vissés (verrouillés) et la traction doit s'exercer dans le sens du grand axe, sans porte-à-faux, pour éviter l'ouverture accidentelle du doigt sous charge ou lors d'un frottement (GTO Sauvetages et mises en sécurité, 2ᵉ édition, DGSCGC, chapitre 4 §1.1.2 et §2, 02/2024, p. 59-60)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Où doit toujours se trouver le frein de charge en LSPCC ?",
    "a": "Toujours au point fixe (l'ancrage), jamais reporté ailleurs.",
    "c": [],
    "e": "Le reporter ailleurs sur le système reviendrait à perdre le contrôle direct de la vitesse de descente et de l'arrêt de la charge : « toujours utiliser le frein de charge en point fixe » (GTO Sauvetages et mises en sécurité, 2ᵉ édition, DGSCGC, chapitre 4 §2, 02/2024, p. 60)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Sur les lieux d'une manœuvre LSPCC, aucun ancrage naturel ou structurel n'est disponible à proximité immédiate, mais un véhicule est stationné à l'endroit voulu. À quelles conditions ce véhicule peut-il servir de point d'ancrage ?",
    "a": "Moteur arrêté et clé de contact retirée, une vitesse engagée, et le frein de parc serré",
    "c": [
     "Moteur arrêté et clé de contact retirée, une vitesse engagée, et le frein de parc serré",
     "Moteur tournant au ralenti pour pouvoir le déplacer rapidement si besoin",
     "Frein de parc serré seul, sans autre précaution particulière",
     "Un véhicule ne peut jamais servir de point d'ancrage, quelles que soient les précautions prises"
    ],
    "e": "Un véhicule est un point d'ancrage artificiel valable seulement si les trois conditions sont réunies : moteur arrêté et clé retirée, une vitesse engagée, frein de parc serré (GTO Sauvetages et mises en sécurité, 2ᵉ édition, DGSCGC, chapitre 4 §1.1.1, 02/2024, p. 59)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "À quel moment demandes-tu l'appui d'un moyen supplémentaire (LSPCC, MEA, GRIMP, équipe spécialisée) auprès du chef d'agrès et du COS ?",
    "a": "Dès que la situation l'impose, dans le cadre du renseignement permanent (progression, victimes, obstacles, timing) — je ne dois pas attendre l'aggravation pour demander l'appui.",
    "c": [],
    "e": "Attendre l'aggravation retarde l'engagement d'un moyen qui peut prendre plusieurs minutes à mettre en œuvre (GTO Sauvetages et mises en sécurité V2, DGSCGC, 02/2024)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Avant l'engagement de la manœuvre LSPCC, que commande précisément le chef d'agrès au personnel engagé ?",
    "a": "Il désigne le personnel engagé, indique le lieu et fixe les moyens d'accès",
    "c": [
     "Il désigne le personnel engagé, indique le lieu et fixe les moyens d'accès",
     "Il laisse le binôme improviser librement la répartition des rôles",
     "Il transmet uniquement un ordre verbal vague « vas-y »",
     "Il attend l'autorisation du COS pour chaque geste technique"
    ],
    "e": "C'est le chef d'agrès — et non le chef d'équipe du binôme — qui désigne le personnel, indique le lieu de sauvetage et fixe les moyens d'accès avant l'engagement ; le chef d'équipe répartit ensuite les rôles à l'intérieur de son binôme (GTO Sauvetages et mises en sécurité, 2ᵉ édition, DGSCGC, chapitre 4 §2.2, 02/2024, p. 62)."
   }
  ]
 },
 {
  "id": "echelles",
  "domain": "incendie",
  "ic": "🪜",
  "t": "Échelles — nomenclature, dimensions & emploi",
  "fig": [
   [
    "Règle de piétage SDIS 91",
    "H / 5 + 60 cm"
   ],
   [
    "Échelle à crochets (ECR)",
    "~4 m · ~10 kg · un seul homme"
   ],
   [
    "Coulisse petit modèle (ECPM)",
    "5,25 m déployée / 3,60 m reployée · 25 kg · 1er étage"
   ],
   [
    "Coulisse grand modèle (ECGM)",
    "8,10 m déployée / 5,00 m reployée · 45 kg · 2e étage"
   ],
   [
    "Coulisse 3 plans (EC3P)",
    "arcs-boutants · jusqu'au 4e étage"
   ],
   [
    "Piétage ECPM (5,25 m)",
    "1,65 m"
   ],
   [
    "Piétage ECGM (8,10 m)",
    "2,22 m (H/5 + 60 cm)"
   ],
   [
    "Espacement utilisateurs",
    "2 m"
   ],
   [
    "Largeur mini entre montants (ECPM/ECGM)",
    "0,30 m"
   ],
   [
    "Norme",
    "NF EN 1147 (07/08/2010, en vigueur)"
   ],
   [
    "Vent latéral limite (effet de voile ECGM)",
    "18 km/h"
   ],
   [
    "Au-delà du 4e étage",
    "MEA systématique (EPA, EPSA, BEA)"
   ],
   [
    "Marquage SDIS 91",
    "ECPM XXX / ECGM XXX, sur montant du grand plan, sous le 1er échelon"
   ]
  ],
  "s": "<h3>Rôle des échelles à mains</h3>\n  <p>Moyens de <strong>reconnaissance, sauvetage et établissement</strong> pour accéder à un étage, un balcon, une fenêtre ou un toit quand les communications intérieures sont impraticables ou que la rapidité l'impose. Elles ne remplacent pas un moyen élévateur aérien (MEA) mais sont toujours plus rapides à mettre en œuvre sur les niveaux atteignables.</p>\n  <h3>Les familles d'échelles (SDIS 91)</h3>\n  <table><thead><tr><th>Type</th><th>Code</th><th>Longueur</th><th>Masse</th><th>Accès</th></tr></thead><tbody>\n  <tr><td>À crochets</td><td>ECR</td><td>~4 m</td><td>~10 kg</td><td>étage par étage</td></tr>\n  <tr><td>Coulisse petit modèle</td><td><strong>ECPM</strong></td><td>5,25 m / 3,60 m</td><td>25 kg</td><td>1er étage</td></tr>\n  <tr><td>Coulisse grand modèle</td><td><strong>ECGM</strong></td><td>8,10 m / 5,00 m</td><td>45 kg</td><td>2e étage</td></tr>\n  <tr><td>Coulisse 3 plans + arcs-boutants</td><td>EC3P</td><td>—</td><td>—</td><td>jusqu'au 4e étage</td></tr>\n  </tbody></table>\n  <p>Marquage obligatoire (NF EN 1147) : constructeur, année de fabrication, codification (ECPM/ECGM + numéro), mention « échelle de sauvetage », nombre maximum de personnes admises simultanément (espacées de 2 m).</p>\n  <p>Coût indicatif (sensibilisation à la dégradation évitable) : environ 385 € l'échelle, 10 € la paire de sabots.</p>\n  <h3>Nomenclature à connaître</h3>\n  <h4>Éléments communs</h4>\n  <ul>\n    <li><strong>Montant</strong> (ou longeron) — les deux longerons latéraux porteurs.</li>\n    <li><strong>Échelon</strong> — barreau transversal (appui pieds/mains), surface antidérapante.</li>\n    <li><strong>Sommier</strong> (ou tête) — extrémité supérieure, prend appui contre le mur.</li>\n    <li><strong>Pied</strong> (ou patin) — extrémité inférieure ; reçoit le <strong>sabot</strong> (caoutchouc, adhérence).</li>\n  </ul>\n  <h4>Spécifiques aux échelles à coulisse</h4>\n  <ul>\n    <li><strong>Grand plan</strong> (fixe, porte le marquage, sous le 1er échelon) / <strong>petit plan</strong> (coulissant).</li>\n    <li><strong>Glissières</strong> (rails qui guident le petit plan et maintiennent l'alignement des deux plans).</li>\n    <li><strong>Parachutes</strong> (taquets anti-retour à ressort, bloquent automatiquement le petit plan sur un échelon en fin de hissage).</li>\n    <li><strong>Corde</strong> (ou trait, corde de manœuvre) renvoyée par la <strong>poulie</strong> (réa) · <strong>taquet de butée</strong> (empêche la séparation complète des deux plans).</li>\n  </ul>\n  <h4>Spécifiques</h4>\n  <ul>\n    <li>Échelle à crochets : <strong>crochets</strong> (pointes rabattables), <strong>griffe</strong> (extrémité recourbée du crochet, prise mécanique), <strong>articulation</strong> (axe pivotant).</li>\n    <li>EC3P : <strong>arcs-boutants</strong> (étais latéraux) + sabots d'arcs-boutants + 3e plan (démultiplie la hauteur).</li>\n  </ul>\n  <h4>Vocabulaire opérationnel</h4>\n  <ul>\n    <li><strong>Piéter</strong> — régler l'écart entre le pied de l'échelle et le mur (le piétage), pour qu'elle ne soit ni trop redressée ni trop inclinée.</li>\n    <li><strong>Dresser</strong> — porter l'échelle du sol à la verticale contre la façade.</li>\n    <li><strong>Hisser</strong> — faire coulisser le petit plan vers le haut au moyen de la corde (trait).</li>\n  </ul>\n  <h3>Règle de piétage</h3>\n  <p>Règle de calcul : <strong>H / 5 + 60 cm</strong> (H = hauteur déployée ; doc pédagogique INCENDIE 1, SDIS 91, 2002, p. 30). Ex. : ECPM 5,25 m → <strong>1,65 m</strong> ; ECGM 8,10 m → <strong>2,22 m</strong>.</p>\n  <div class=\"note\">⚠️ Le <strong>GTO Sauvetages et mises en sécurité</strong> (DGSCGC) cite plutôt un repère au <strong>1/3</strong> de la longueur développée (≈1,75 m pour 5,25 m ; ≈2,70 m pour 8,10 m), vérifiable sans outil de mesure par la technique des « bras tendus » ou « un pas par étage ». Le SDIS 91 exclut explicitement le « test du coude » national pour le piétage (note SDIS 91 n° 2026/513 du 23/03/2026) ; H/5 + 60 cm reste la règle de calcul de référence dans le 91.</div>\n  <p>Inclinaison : ni trop redressée (risque de basculement arrière à la montée), ni trop inclinée (glissement du pied, contraintes excessives, perte d'accès à l'appui supérieur).</p>\n  <h3>Mise en œuvre (échelle à coulisse)</h3>\n  <ol>\n    <li>Transport à deux SP (un porteur à chaque extrémité) ou à un seul (à l'épaule, extrémité avant dirigée vers le sol).</li>\n    <li>Dépose au sol, grand plan dessous, tête vers l'appui.</li>\n    <li>Un SP piète, le second relève l'échelle par les échelons, main sur main.</li>\n    <li>Verticalisation contre la façade, puis recul du pied à la distance réglementaire.</li>\n    <li>Hissage du petit plan à la corde jusqu'à l'échelon visé.</li>\n    <li>Vérification que les <strong>parachutes sont en prise</strong> avant tout engagement.</li>\n    <li>Amarrage de la partie supérieure recommandé dès qu'un accès en fenêtre est prévu (sangle à tuyau, sangle + connecteur LSPCC, Halligan Tool + sangle, grande pince ou hache + commande).</li>\n  </ol>\n  <p>Sol dur et glissant : un auxiliaire au pied de l'échelle contre la glissade, qui surveille aussi le sommet. Astuce : appliquer le pied contre une bordure de trottoir ou le pied d'un mur pour faciliter le redressement.</p>\n  <p>Montée/descente : mains sur les <strong>échelons</strong> (pas sur les montants), trois points d'appui en permanence, regard vers l'appui supérieur.</p>\n  <h3>Charges et nombre d'hommes</h3>\n  <ul>\n    <li>ECPM : un seul homme par plan, espacement 2 m.</li>\n    <li>ECGM : un SP par plan (INC1 mentionne historiquement « GM 2 hommes, PM 1 homme »), sous réserve du marquage constructeur.</li>\n    <li>EC3P : un binôme par plan possible selon marquage, précautions spécifiques sur les arcs-boutants.</li>\n  </ul>\n  <h3>Échelle à crochets</h3>\n  <ul>\n    <li>Suspendue (non appuyée ni posée) par ses crochets à un appui de fenêtre, balustrade ou garde-corps.</li>\n    <li>Cas d'emploi : escaliers/communications intérieures impraticables, passage trop étroit pour une échelle à coulisse, étage supérieur hors de portée d'une autre échelle, accès à une terrasse, un toit ou une corniche.</li>\n    <li>Pose normale : sur les deux crochets, axe vertical. Pose en exception (un seul crochet) : tolérée, stabilité dégradée, à éviter par principe.</li>\n    <li>Vérification avant engagement : solidité de l'appui, absence de risque de basculement, absence d'objets fragiles (vitrage) sous les crochets.</li>\n    <li>Ne jamais se placer au-dessus de l'appui d'accrochage ; ne pas s'appuyer latéralement sur une seule branche.</li>\n    <li>Victime valide : descend en principe seule (le binôme tient l'échelle et la rassure) ; si elle ne s'engage pas d'elle-même, un SP monte l'aider à s'engager sur les échelons pendant que l'autre stabilise l'échelle par le bas.</li>\n    <li>Victime invalide ou inconsciente : <strong>LSPCC obligatoire</strong>, l'échelle à crochets seule est proscrite.</li>\n    <li>Emploi étage par étage : progression lente par bonds successifs, très exigeante physiquement, réservée aux cas sans autre solution ; sous ARI en ambiance enfumée, vérifier une alimentation d'air suffisante avant de s'engager.</li>\n  </ul>\n  <h3>Contrôles et mise hors service</h3>\n  <p>Points de contrôle : échelons et montants (soudures, fissures, déformations, chocs) ; pieds/sabots (usure, arrachement, adhérence) ; parachutes (fonctionnement, mise en prise) ; corde et poulie (état, réa) ; serrage des vis et rivets ; marquage (lisibilité).</p>\n  <p>Périodicité : après chaque utilisation (utilisateur, visuel rapide) · mensuel (utilisateur, fonctionnel complet) · annuel (services techniques, essais sous charge).</p>\n  <p>5 critères de mise hors service : endommagée · présumée non sûre · conditions anormales (surcharge/impact) · exposition à la chaleur · plans utilisés séparément. Procédure : isolement, étiquetage, déclaration au Bureau Matériels.</p>\n  <h3>Choix tactique et rôle du chef d'équipe</h3>\n  <p>Le chef d'équipe choisit le modèle selon l'étage, la victime et l'environnement : ECPM/ECGM au 1er/2e étage, EC3P jusqu'au 4e, MEA systématique au-delà du 4e étage ou en environnement complexe. Il applique les <strong>4 déterminants</strong> du GTO Sauvetages : environnement · victime · moyens disponibles · temps.</p>\n  <p>Facteurs à intégrer : cinétique du sinistre (pas d'échelle sous une fenêtre en feu sans ventilation coordonnée et LDV établie), topographie immédiate (trottoir, déclivité, lignes électriques aériennes), distance à parcourir, météo (vent latéral supérieur à 18 km/h = effet de voile aggravé sur 8 m).</p>\n  <h4>Ton rôle de chef d'équipe</h4>\n  <p><strong>Tu vérifies</strong> : le point d'appui et la trajectoire avant dressage, le piétage (H/5 + 60 cm), l'inclinaison, la mise en prise des parachutes, et l'opportunité d'un amarrage.</p>\n  <p><strong>Tu commandes à ton équipier</strong> : le modèle à mettre en œuvre (ECR, ECPM, ECGM ou EC3P), la séquence de dressage (piétage, relevage, hissage), et tu exiges qu'il te signale à voix haute toute anomalie (sol, appui, parachutes, point d'ancrage, présence électrique).</p>\n  <p><strong>Tu rends compte</strong> au chef d'agrès : le modèle engagé, le point d'accès retenu, la vérification des parachutes en prise et de l'amarrage, toute anomalie constatée ou mise hors service décidée.</p>\n  <p><strong>Tes points de vigilance et critères de repli</strong> : parachutes non en prise ou doute sur la solidité de l'échelle ou de l'appui (mise hors service immédiate), vent latéral supérieur à 18 km/h sur une échelle déployée à 8 m, aggravation du sinistre (rayonnement, retour de flamme à la ventilation) sous une fenêtre où l'échelle est engagée sans ventilation coordonnée ni LDV établie.</p>\n  <p><strong>Ce qui ne relève pas de toi</strong> : au-delà de ce que permettent les échelles à main (au-delà du 4e étage, environnement complexe), l'engagement d'un moyen élévateur aérien ou d'une équipe spécialisée est une décision du chef d'agrès, éventuellement du COS — pas la tienne. Ton rôle s'arrête à rendre compte précisément de la situation (étage, accessibilité, absence de moyen adapté) pour permettre cette décision.</p>\n  <h3>Sécurité — synthèse</h3>\n  <ul>\n    <li>Personnel entraîné uniquement. EPI adaptés : tenue de feu, casque F1 jugulé, lunettes, gants.</li>\n    <li>Appui plein et stable, jamais sur une vitre ou un élément rapporté (jardinière, grille).</li>\n    <li>Vigilance environnement : lignes électriques aériennes (distance de garde) et ouvertures situées au-dessus (risque de chute de matériel ou de matériaux).</li>\n    <li>Coordination permanente avec le chef d'agrès et le binôme d'attaque (rayonnement, retours de flamme à la ventilation).</li>\n    <li>Espacement <strong>2 m</strong> entre utilisateurs. Ne jamais dissocier les plans d'une échelle à coulisse.</li>\n    <li>EC3P : aucune partie du corps dans le prolongement des arcs-boutants ; sol horizontal stable ; cordes amarrées aux échelons ; mise en œuvre à deux binômes sous un chef d'agrès.</li>\n  </ul>\n  <p class=\"src\">Sources vérifiées le 27/07/2026 contre les documents primaires (voir bloc Références ci-dessous). Certaines valeurs (5 critères de mise hors service, périodicité des contrôles, seuil de vent de 18 km/h, seuil MEA au « 4e étage », position exacte du marquage SDIS 91) restent non retrouvées dans le fonds documentaire consulté et proviennent uniquement de la synthèse interne — à considérer avec prudence.</p>\n  <h4>Références</h4>\n  <ul>\n    <li><strong>GTO Sauvetages et mises en sécurité</strong>, DGSCGC (1ère édition V1.1, novembre 2020, contenu vérifié ; 2e édition, février 2024, ISBN 978-2-11-172370-2, en vigueur, confirmée par le Portail numérique des ressources de la sécurité civile — ENSOSP) — doctrine nationale pour l'emploi des échelles à mains, du LSPCC et des MEA ; repère de piétage national au 1/3 de la longueur développée ; EC3P/arcs-boutants (jusqu'au 4e étage), un seul SP sur échelle à crochets, procédure LSPCC pour victime invalide.</li>\n    <li><strong>Note SDIS 91 n° 2026/513 du 23/03/2026</strong> (déclinaison départementale des GTO SMS/ETE/EMV/SO) — le SDIS 91 n'a pas acquis l'échelle à coulisse 3 plans (EC3P) et exclut le « test du coude » national pour le piétage.</li>\n    <li><strong>NIT 331</strong> « Échelles portables à l'usage des services d'incendie et de secours », Direction de la Défense et de la Sécurité Civiles, 01/10/2003 — dimensions et masses réglementaires (ECPM 5,25 m/25 kg, ECGM 8,10 m/45 kg, échelle à crochets 4,20 m/15 kg, largeur mini 0,30 m entre montants) ; règles de marquage générique.</li>\n    <li><strong>Norme NF EN 1147</strong>, homologuée le 07/08/2010 (en vigueur — remplace une édition antérieure de 2001) — échelles portables à l'usage des services d'incendie et de secours (exigences, essais, marquage) ; date confirmée par le Catalogue des normes applicables aux sapeurs-pompiers et à la sécurité civile, DGSCGC, éd. 27/08/2014, p. 40.</li>\n    <li><strong>Doc pédagogique « INCENDIE 1 » (référentiel stagiaire)</strong>, SDIS 91, décembre 2002 — nomenclature (corde, glissière, griffe, sabot, parachutes), règle de piétage H/5 + 60 cm, EPI échelle à crochets, consignes de transport et d'amarrage. Document daté (24 ans) mais dont les éléments de nomenclature et de calcul recoupent les sources nationales ci-dessus ; FTU BM 001 SDIS 91 (« échelle à coulisse petit/grand modèle », signalée dans l'ECDD du SDIS 91) n'a pas pu être consultée cette session — non disponible dans le fonds documentaire local.</li>\n  </ul>",
  "q": [
   {
    "t": "sa",
    "q": "Tu t'apprêtes à piéter une échelle à coulisse. Quelle règle opposable au SDIS 91 appliques-tu pour fixer l'écart pied-mur ?",
    "a": "H / 5 + 60 cm",
    "c": [],
    "e": "H = hauteur déployée (doc pédagogique INCENDIE 1, SDIS 91, 2002, p. 30). La GTO nationale (DGSCGC) propose plutôt un repère au 1/3 de la longueur développée, mais le SDIS 91 exclut explicitement le « test du coude » national pour le piétage (note SDIS 91 n° 2026/513 du 23/03/2026) : H/5 + 60 cm reste la règle de calcul de référence dans le 91."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Tu viens de dresser une ECPM à sa hauteur maximale (5,25 m). Quel écart dois-tu respecter entre le pied et le mur ?",
    "a": "1,65 m",
    "c": [
     "1,05 m",
     "1,65 m",
     "2,20 m",
     "0,80 m"
    ],
    "e": "5,25 / 5 + 0,60 = 1,65 m. (Doc pédagogique INCENDIE 1, SDIS 91, 2002, p. 30 ; NIT 331, DDSC, 01/10/2003, p. 2/4 pour la longueur 5,25 m)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Tu dresses une ECGM à sa hauteur maximale (8,10 m) pour accéder au 2e étage. Quel écart pied-mur respectes-tu ?",
    "a": "2,22 m",
    "c": [
     "1,65 m",
     "2,22 m",
     "2,70 m",
     "3,00 m"
    ],
    "e": "8,10 / 5 + 0,60 = 2,22 m (règle du doc pédagogique INCENDIE 1, SDIS 91, 2002, p. 30, appliquée à la hauteur exacte de l'ECGM)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Caractéristiques de l'échelle à coulisse petit modèle (ECPM) ?",
    "a": "5,25 m déployée / 25 kg / 1er étage",
    "c": [
     "8,10 m / 45 kg / 2e étage",
     "5,25 m déployée / 25 kg / 1er étage",
     "4 m / 10 kg / étage par étage",
     "3 plans / 4e étage"
    ],
    "e": "ECPM : 5,25 m déployée (3,60 m reployée), 25 kg maxi (NIT 331, DDSC, 01/10/2003, p. 2/4). Accès 1er étage : usage courant, non chiffré séparément par plan dans les sources consultées."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Caractéristiques de l'échelle à coulisse grand modèle (ECGM) ?",
    "a": "8,10 m déployée / 45 kg / 2e étage",
    "c": [
     "5,25 m / 25 kg / 1er étage",
     "8,10 m déployée / 45 kg / 2e étage",
     "4 m / 10 kg",
     "3 plans / 4e"
    ],
    "e": "ECGM : 8,10 m déployée (5,00 m reployée), 45 kg maxi (NIT 331, DDSC, 01/10/2003, p. 2/4). Accès 2e étage : usage courant, non chiffré séparément par plan dans les sources consultées."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Longueur et masse approximatives de l'échelle à crochets ?",
    "a": "Environ 4 m et ~10 kg",
    "c": [],
    "e": "Échelle légère suspendue par ses crochets à un appui (balcon, fenêtre) : longueur 4,20 m, masse maximale 15 kg (NIT 331, DDSC, 01/10/2003, p. 2/4) ; ~10 kg pour les modèles alu courants (doc pédagogique INCENDIE 1, SDIS 91, 2002, p. 32 — tableau « 8.3 Caractéristiques »). Un seul SP à la fois."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Nommez les éléments communs à toutes les échelles à mains.",
    "a": "Montant (ou longeron) · échelon · sommier (ou tête) · pied (ou patin) · sabot.",
    "c": [],
    "e": "Le montant est le longeron porteur, le sommier prend appui contre le mur, le sabot (caoutchouc) assure l'adhérence au sol. (Cours Échelles SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "À quoi servent les « parachutes » d'une échelle à coulisse ?",
    "a": "Ce sont des taquets anti-retour qui bloquent automatiquement le petit plan sur un échelon du grand plan (empêchent la redescente)",
    "c": [],
    "e": "Vérifier que les parachutes sont EN PRISE est le dernier contrôle avant tout engagement (GTO Sauvetages et mises en sécurité, DGSCGC, éd. 2020/V1.1 reprise 2024, p. 20 ; doc pédagogique INCENDIE 1, SDIS 91, 2002, p. 30)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Comment appelle-t-on la corde qui permet de hisser le petit plan ?",
    "a": "La corde (ou trait), renvoyée par la poulie (réa)",
    "c": [],
    "e": "CORRIGÉ : la nomenclature officielle SDIS 91 nomme cette corde « corde » (doc pédagogique INCENDIE 1, SDIS 91, 2002, p. 30, schéma de nomenclature). « La commande » désigne un cordage distinct (20-25 m, chanvre/nylon) utilisé pour hisser du matériel ou écarter une victime du mur, pas la corde fixe de l'échelle (même doc, p. 27-28)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton équipier s'apprête à monter sur l'échelle à crochets pendant que tu restes au pied. Combien de sapeurs-pompiers peuvent être engagés simultanément dessus ?",
    "a": "Un seul",
    "c": [
     "Un seul",
     "Deux",
     "Trois",
     "Autant que d'échelons"
    ],
    "e": "Un seul SP à la fois : l'échelle à crochets « ne peut supporter qu'un homme » (GTO Sauvetages et mises en sécurité, DGSCGC, éd. 2020/V1.1 reprise 2024, p. 82)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "EPI obligatoires pour l'emploi de l'échelle à crochets ?",
    "a": "Casque F1 + jugulaire, lunettes, gants",
    "c": [
     "Casque seul",
     "Casque F1 + jugulaire, lunettes, gants",
     "Harnais uniquement",
     "Gants seuls"
    ],
    "e": "Rappel explicite : « la manœuvre de l'échelle à crochets impose le port du casque, des lunettes et des gants » (doc pédagogique INCENDIE 1, SDIS 91, 2002, p. 37 — section 8.6 « Manœuvre de l'échelle à crochets »). Le modèle F1 jugulé et la jugulaire ne sont pas nommés tels quels dans ce document, mais correspondent à l'EPI casque standard SDIS."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Tu inspectes une échelle à coulisse après une manœuvre difficile. Quels sont les 5 critères qui doivent te conduire à la mettre hors service ?",
    "a": "1) Échelle endommagée ou présentant un défaut. 2) Échelle présumée non sûre (doute raisonnable). 3) Conditions d'emploi anormales subies (surcharge, impact). 4) Exposition à la chaleur. 5) Utilisation des plans séparément.",
    "c": [],
    "e": "Toute échelle mise hors service est isolée, étiquetée et déclarée au Bureau Matériels. (Cours Échelles SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel espacement respecter entre deux utilisateurs sur une échelle ?",
    "a": "2 m",
    "c": [],
    "e": "Espacement de 2 m entre utilisateurs (marquage NF EN 1147 : nombre de personnes admis simultanément). (Cours Échelles SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle norme régit les échelles portables des services d'incendie ?",
    "a": "NF EN 1147 (homologuée le 07/08/2010, en vigueur)",
    "c": [],
    "e": "CORRIGÉ : la révision en vigueur de NF EN 1147 est homologuée du 07/08/2010, pas de janvier 2001 (Catalogue des normes applicables aux sapeurs-pompiers et à la sécurité civile, DGSCGC, éd. 27/08/2014, p. 40). Complétée par la NIT 331 du 01/10/2003 (marquage, dimensions/masses)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Sur une échelle à coulisse, quel plan porte le marquage SDIS 91 et prend appui contre la façade ?",
    "a": "Le grand plan",
    "c": [
     "Le petit plan",
     "Le grand plan",
     "Les glissières",
     "Le taquet de butée"
    ],
    "e": "Le grand plan (1er plan, le plus large) reste au sol/contre la façade ; le petit plan coulisse et se hisse à la corde (doc pédagogique INCENDIE 1, SDIS 91, 2002, p. 30). La position exacte du marquage SDIS 91 sur ce plan n'a pas été retrouvée dans le fonds documentaire consulté."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quel est le tout dernier contrôle avant d'engager quelqu'un sur une échelle à coulisse dressée ?",
    "a": "Vérifier que les parachutes sont EN PRISE (taquets anti-retour engagés sur un échelon du grand plan), après avoir hissé le petit plan.",
    "c": [],
    "e": "Sans parachutes en prise, le petit plan peut redescendre sous charge → chute (GTO Sauvetages et mises en sécurité, DGSCGC, éd. 2020/V1.1 reprise 2024, p. 22-23 : « il est important de veiller à ce que l'échelle soit stable avant d'engager le sapeur-pompier [...] parachutes »)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel élément spécifique stabilise l'échelle à coulisse 3 plans (EC3P) ?",
    "a": "Les arcs-boutants (étais latéraux)",
    "c": [
     "Les crochets",
     "Les arcs-boutants (étais latéraux)",
     "Le sommier",
     "Les glissières"
    ],
    "e": "Confirmé : les arcs-boutants assurent l'équilibre de l'échelle développée et mise en appui ; règle absolue, les équipiers ne doivent « placer aucune partie de leur corps dans le prolongement des arcs-boutants » (GTO Sauvetages et mises en sécurité, DGSCGC, éd. 2020/V1.1 reprise 2024, p. 30). Point d'attention : le SDIS 91 n'a pas acquis l'EC3P (note SDIS 91 n° 2026/513 du 23/03/2026) — question de portée nationale."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Ton équipier te propose de n'utiliser que le petit plan d'une échelle à coulisse, séparé du grand plan, pour gagner du temps.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Contre-emploi mécanique proscrit : les deux plans coulissent l'un sur l'autre et sont maintenus par les parachutes (GTO Sauvetages et mises en sécurité, DGSCGC, éd. 2020/V1.1 reprise 2024, p. 20-21). La qualification en critère de mise hors service n'a pas été retrouvée telle quelle dans le fonds consulté."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Tu observes ton équipier monter sous charge sur une échelle à coulisse : il pose les mains sur les montants plutôt que sur les échelons.",
    "a": "Faux, les mains se posent sur les échelons, avec trois points d'appui en permanence",
    "c": [],
    "e": "Confirmé pour la phase de montée sous charge : les mains saisissent les échelons (technique des « bras tendus », mains à hauteur d'épaule sur les montants seulement pour la vérification du piétage) — GTO Sauvetages et mises en sécurité, DGSCGC, éd. 2020/V1.1 reprise 2024, p. 22. À distinguer du déploiement/reploiement de l'échelle elle-même, où les mains reposent sur les montants (même doc, p. 21 : « lors du déploiement ou du reploiement les mains reposent sur les montants »)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle pièce empêche la séparation complète des deux plans d'une échelle à coulisse ?",
    "a": "Le taquet de butée",
    "c": [
     "Les glissières",
     "Le taquet de butée",
     "Le sabot",
     "La commande"
    ],
    "e": "Le taquet de butée est une pièce de sécurité en partie basse du petit plan, distincte des parachutes (qui bloquent le hissage). (Cours Échelles SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel est le rôle des glissières sur une échelle à coulisse ?",
    "a": "Ce sont des rails (ou profilés) qui guident le petit plan le long du grand plan et maintiennent l'alignement des deux plans",
    "c": [],
    "e": "Les glissières assurent le guidage du plan coulissant pendant le hissage à la corde (doc pédagogique INCENDIE 1, SDIS 91, 2002, p. 30, schéma de nomenclature)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Comment appelle-t-on l'extrémité recourbée d'un crochet, qui assure la prise mécanique sur l'appui ?",
    "a": "La griffe",
    "c": [
     "Le sommier",
     "La griffe",
     "L'articulation",
     "Le sabot"
    ],
    "e": "CORRIGÉ : le schéma de nomenclature officiel SDIS 91 nomme cette extrémité recourbée « griffe », pas « bec de crochet » (doc pédagogique INCENDIE 1, SDIS 91, 2002, p. 31 — labellisation directe sur le schéma des échelles à crochets 1 et 2 plans)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Tu t'apprêtes à engager ton équipier sur une échelle à crochets. Quelles vérifications effectues-tu sur l'appui avant qu'il ne s'y risque ?",
    "a": "Solidité de l'appui (poids supporté, épaisseur du matériau, état), absence de risque de basculement, absence d'objets fragiles (vitrage) sous les crochets.",
    "c": [],
    "e": "Le point d'appui « doit être testée avant l'engagement d'un sapeur-pompier » par une traction (GTO Sauvetages et mises en sécurité, DGSCGC, éd. 2020/V1.1 reprise 2024, p. 17-19)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Une victime inconsciente doit être évacuée depuis un balcon accessible par échelle à crochets. Que fait le binôme ?",
    "a": "Il utilise le LSPCC, l'échelle à crochets seule étant proscrite pour une victime invalide",
    "c": [
     "Il la descend directement sur l'échelle, encadrée par deux SP",
     "Il utilise le LSPCC, l'échelle à crochets seule étant proscrite pour une victime invalide",
     "Il attend les renforts sans agir",
     "Il place deux SP simultanément sur l'échelle"
    ],
    "e": "Confirmé, pour une victime invalide ou inconsciente les sapeurs-pompiers « procèdent à la mise en place et en œuvre d'un dispositif de descente au moyen du LSPCC » (GTO Sauvetages et mises en sécurité, DGSCGC, éd. 2020/V1.1 reprise 2024, §4.2.3, p. 85-86)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Comment une victime valide descend-elle à l'échelle à crochets, et par qui est-elle encadrée ?",
    "a": "En principe seule, par ses propres moyens : les sapeurs-pompiers se contentent de tenir l'échelle pour éviter les oscillations et de la rassurer ; si elle ne s'engage pas d'elle-même, un SP monte à son niveau pour l'aider à s'engager sur les échelons pendant que le second maintient fermement l'échelle par le bas",
    "c": [],
    "e": "CORRIGÉ : le GTO distingue deux cas pour une victime valide — elle descend seule pendant que le binôme tient l'échelle et la rassure (cas le plus fréquent), ou si elle ne s'engage pas seule, un SP monte l'aider tandis que l'autre stabilise l'échelle par le bas (GTO Sauvetages et mises en sécurité, DGSCGC, éd. 2020/V1.1 reprise 2024, §4.2.1-4.2.2, p. 84-85). Il n'y a pas de doctrine d'encadrement systématique par deux SP guidant mains et pieds."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Lors du transport d'une échelle à coulisse par un seul SP (à l'épaule), quelle précaution appliquer ?",
    "a": "Diriger l'extrémité avant vers le sol",
    "c": [
     "Diriger l'extrémité avant vers le sol",
     "Diriger l'extrémité avant vers le ciel",
     "Porter l'échelle à l'horizontale à deux mains",
     "Aucune précaution particulière"
    ],
    "e": "« Transport à l'épaule : diriger l'extrémité avant vers le sol, pour ne pas heurter quelqu'un à la tête » (doc pédagogique INCENDIE 1, SDIS 91, 2002, p. 34)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "L'amarrage de la partie supérieure d'une échelle à coulisse est recommandé dès qu'elle est utilisée pour un passage de fenêtre.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Confirmé : « il est prudent d'amarrer la partie supérieure à l'appui de la fenêtre ou à un objet résistant intérieur » (doc pédagogique INCENDIE 1, SDIS 91, 2002, p. 34) ; le GTO national détaille les moyens d'amarrage haut et bas (sangle, Halligan Tool, hache/pince + commande) — GTO Sauvetages et mises en sécurité, DGSCGC, éd. 2020/V1.1 reprise 2024, p. 28-29."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Citez les points de contrôle à réaliser sur une échelle à coulisse avant et après chaque utilisation.",
    "a": "Échelons et montants (soudures, fissures, déformations, chocs) ; pieds/sabots (usure, arrachement, adhérence) ; parachutes (fonctionnement, mise en prise) ; corde et poulie (état, réa) ; serrage des vis et rivets ; marquage (lisibilité).",
    "c": [],
    "e": "NON SOURÇABLE en l'état dans le fonds consulté (aucune checklist officielle recoupée pour l'échelle à coulisse spécifiquement) ; les éléments cités (montants, sabots, parachutes, corde/poulie) sont chacun attestés séparément par le doc pédagogique INCENDIE 1 (SDIS 91, 2002) et le GTO Sauvetages (DGSCGC)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la périodicité des contrôles d'une échelle à coulisse, et qui les réalise ?",
    "a": "Après chaque utilisation : utilisateur (visuel rapide). Mensuel : utilisateur (fonctionnel et visuel complet). Annuel : services techniques (contrôle approfondi, essais sous charge)",
    "c": [],
    "e": "Trois niveaux de contrôle, du plus fréquent (utilisateur) au plus approfondi (services techniques). (Cours Échelles SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Au-delà de quel étage l'emploi d'un moyen élévateur aérien (MEA) devient-il systématique ?",
    "a": "Au-delà du 4e étage",
    "c": [
     "Au-delà du 2e étage",
     "Au-delà du 3e étage",
     "Au-delà du 4e étage",
     "Dès le 1er étage"
    ],
    "e": "L'EC3P couvre jusqu'au 4e étage ; au-delà, ou en environnement complexe, le MEA (EPA, EPSA, BEA) est systématique. (Cours Échelles SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Au-delà de quelle vitesse de vent latéral l'effet de voile devient-il significatif sur une ECGM déployée à 8 m ?",
    "a": "18 km/h",
    "c": [
     "5 km/h",
     "10 km/h",
     "18 km/h",
     "40 km/h"
    ],
    "e": "Le vent latéral supérieur à 18 km/h aggrave l'effet de voile sur une échelle déployée à 8 m ; à intégrer dans le choix tactique du chef d'équipe. (Cours Échelles SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quels sont les 4 déterminants que le chef d'équipe applique pour choisir le moyen de sauvetage adapté (GTO Sauvetages) ?",
    "a": "L'environnement, la victime, les moyens disponibles (sauveteurs, matériel), le temps.",
    "c": [],
    "e": "CONFIRMÉ : la réalisation des sauvetages « est conditionnée par : l'environnement ; les moyens disponibles (sauveteurs, matériel) ; la victime ; le temps » (GTO Sauvetages et mises en sécurité, DGSCGC, 2e édition, DSP/SDDRH/BDFE, février 2024, p. 13 — édition en vigueur). L'édition 2020/V1.1 employait la formulation « le sauveteur/matériel » (p. 55) ; l'édition 2024 actuellement en vigueur est revenue à « moyens disponibles »."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Que signifie « piéter » une échelle ?",
    "a": "Régler l'écart entre le pied de l'échelle et le mur (le piétage), pour qu'elle ne soit ni trop redressée ni trop inclinée",
    "c": [
     "Porter l'échelle du sol à la verticale contre la façade",
     "Régler l'écart entre le pied de l'échelle et le mur (le piétage), pour qu'elle ne soit ni trop redressée ni trop inclinée",
     "Faire coulisser le petit plan vers le haut",
     "Vérifier la lisibilité du marquage"
    ],
    "e": "CORRIGÉ : le chef « calcule ensuite le piétage » (GTO Sauvetages et mises en sécurité, DGSCGC, éd. 2020/V1.1 reprise 2024, p. 21-23) ; piéter est distinct de dresser (porter l'échelle à la verticale) et de hisser (faire coulisser le petit plan à la corde). L'ancienne réponse (se positionner au pied, dos au mur) décrivait un autre rôle, non confirmé sous ce terme dans les sources consultées."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Ton binôme est engagé sur une ECGM dressée contre une fenêtre au 2e étage ; le feu y prend de l'ampleur en façade et aucune ventilation coordonnée n'est en cours. Que décides-tu ?",
    "a": "Tu ne poursuis pas l'engagement (ou tu replies ton équipier s'il est déjà en montée) : pas d'échelle sous une fenêtre en feu sans ventilation coordonnée et sans LDV établie. Tu en rends compte immédiatement au chef d'agrès.",
    "c": [],
    "e": "La cinétique du sinistre fait partie des 4 déterminants du chef d'équipe (environnement, victime, moyens, temps) ; un rayonnement ou un retour de flamme à la ventilation expose directement le SP sur l'échelle. (Cours Échelles SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Avant d'engager ton équipier sur une échelle à coulisse que tu viens de faire dresser, que rends-tu compte au chef d'agrès ?",
    "a": "Le modèle engagé, le point d'accès retenu, la vérification que les parachutes sont en prise et que l'amarrage est réalisé si nécessaire",
    "c": [],
    "e": "Ce compte rendu précède l'engagement : c'est le chef d'équipe qui contrôle piétage, inclinaison et parachutes avant d'autoriser la montée. (Cours Échelles SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton équipier repère une anomalie (parachute qui accroche mal, appui douteux, point d'ancrage fragile) pendant la manœuvre d'une échelle. Que dois-tu exiger de lui ?",
    "a": "Qu'il te la signale immédiatement à voix haute",
    "c": [
     "Qu'il continue la manœuvre sans interrompre",
     "Qu'il te la signale immédiatement à voix haute",
     "Qu'il redescende seul sans t'en parler",
     "Qu'il attende la fin de la manœuvre pour t'en informer"
    ],
    "e": "Dans le binôme échelle, l'équipier doit signaler à voix haute toute anomalie (sol, appui, parachutes, point d'ancrage, présence électrique) : c'est cette remontée immédiate qui permet au chef d'équipe de décider. (Cours Échelles SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Ton chef d'agrès te commande : « Sauvetage échelle, victime en fenêtre, 2e étage. » Comment traduis-tu cet ordre en manœuvre pour ton équipier ?",
    "a": "Tu identifies le modèle adapté à l'étage (ECGM pour un 2e étage), puis tu commandes à ton équipier la séquence : transport, piétage, dressage contre la façade, hissage à la corde jusqu'à l'échelon visé, et vérification que les parachutes sont en prise avant tout engagement.",
    "c": [],
    "e": "Traduire un ordre du chef d'agrès en manœuvre concrète et en consignes précises à l'équipier est le cœur du rôle de chef d'équipe. (Cours Échelles SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Avant d'envoyer ton équipier s'engager sur une échelle à coulisse, que vérifies-tu sur lui, et non sur le matériel ?",
    "a": "Le port correct de ses EPI (casque F1 jugulé, gants) et son état du moment",
    "c": [
     "Son ancienneté dans le service",
     "Le port correct de ses EPI (casque F1 jugulé, gants) et son état du moment",
     "Sa préférence pour le modèle d'échelle",
     "Le numéro d'immatriculation de son casque"
    ],
    "e": "Le contrôle du matériel (parachutes, amarrage) ne dispense pas de vérifier ton équipier lui-même avant de l'engager. (Cours Échelles SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Sous quelle forme et à quel moment rends-tu compte au chef d'agrès à l'issue d'un sauvetage par échelle à crochets ?",
    "a": "Immédiatement après la mise en sécurité de la victime, oralement (radio ou de vive voix) : moyen utilisé, état de la victime, tout incident rencontré pendant la manœuvre",
    "c": [],
    "e": "Le compte rendu doit être immédiat et oral pour permettre au chef d'agrès d'adapter la suite de l'intervention sans délai. (Cours Échelles SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Une victime est bloquée à un étage que les échelles à ta disposition ne permettent pas d'atteindre. Que fais-tu ?",
    "a": "Tu rends compte immédiatement au chef d'agrès : l'engagement d'un moyen élévateur aérien (MEA) n'est pas ta décision",
    "c": [
     "Tu forces l'usage de l'EC3P au-delà de sa limite d'emploi",
     "Tu rends compte immédiatement au chef d'agrès : l'engagement d'un moyen élévateur aérien (MEA) n'est pas ta décision",
     "Tu attends sans en informer personne que la situation évolue",
     "Tu improvises un assemblage de deux échelles"
    ],
    "e": "Au-delà de ce que permettent les échelles à main (au-delà du 4e étage), le MEA est systématique ; son engagement relève du chef d'agrès ou du COS, pas du chef d'équipe. (Cours Échelles SDIS 91, GTO Sauvetages V2 DGSCGC)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton équipier, en cours d'amarrage au sommet d'une échelle à coulisse, te signale un point d'ancrage fragile. Que décides-tu ?",
    "a": "Tu interromps l'amarrage sur ce point, cherches un point d'ancrage alternatif fiable, et en rends compte au chef d'agrès si aucun n'est disponible",
    "c": [
     "Tu lui demandes de forcer l'amarrage sur ce point pour ne pas perdre de temps",
     "Tu interromps l'amarrage sur ce point, cherches un point d'ancrage alternatif fiable, et en rends compte au chef d'agrès si aucun n'est disponible",
     "Tu ignores le signalement, l'amarrage n'étant que recommandé",
     "Tu fais redescendre l'équipier sans chercher d'alternative ni en informer personne"
    ],
    "e": "Un signalement d'anomalie par l'équipier appelle une décision immédiate du chef d'équipe : ne jamais forcer un point d'ancrage douteux. (Cours Échelles SDIS 91)"
   }
  ]
 },
 {
  "id": "tasss",
  "domain": "incendie",
  "ic": "🪢",
  "t": "TASSS — auto-sauvetage & sauvetage du sauveteur",
  "fig": [
   [
    "TASSS",
    "Techniques d'Auto-Sauvetage et de Sauvetage de Sauveteur"
   ],
   [
    "Message de détresse",
    "« URGENT » × 3 puis NELAR"
   ],
   [
    "NELAR",
    "Nom · Engin · Localisation · Air · Renfort"
   ],
   [
    "AAALEERTER",
    "procédure d'attente des secours"
   ],
   [
    "Autonomie 6 L (réserve 50 bar)",
    "30 min éco · 4-7 min modéré · 3 min intense · < 3 min très intense (135 L/min, max 5 min)"
   ],
   [
    "Bail out — piétage",
    "4 pas (1er étage) · 4-5 pas (2e étage)"
   ],
   [
    "Nance Drill",
    "minimum 4 sapeurs-pompiers"
   ],
   [
    "Évacuation générale",
    "« Évacuation » ×3 + 2 tons pendant 2 min"
   ],
   [
    "EAS",
    "Espace d'Attente Sécurisé (ERP/ERT)"
   ],
   [
    "OIF (gestion fuite)",
    "Ouvrir ¼ tour · Inspirer · Fermer · retenir · expirer"
   ],
   [
    "Respiration 2/4",
    "inspirer 2 s / expirer 4 s"
   ],
   [
    "Intervalle respiratoire",
    "5 s / 5 s / 5 s / 5 s"
   ],
   [
    "Denver Drill",
    "couloir 70 cm → fenêtre 40 cm, 2 sauveteurs (EDIS)"
   ],
   [
    "Déshabillage SP inconscient",
    "2 sauveteurs, ~30 s"
   ],
   [
    "Traction parallèle",
    "3 sauveteurs (2 tractent + 1 ouvre la voie)"
   ],
   [
    "Piétage échelle secours (anticipation)",
    "4 grands pas (1er étage) · 5 grands pas (2e étage)"
   ]
  ],
  "s": "<h3>Définition</h3>\n<p><strong>TASSS = Techniques d'Auto-Sauvetage et de Sauvetage de Sauveteur.</strong> Quand l'intervention bascule (péril imminent), le SP doit pouvoir se sauver lui-même, sauver son binôme, ou être extrait. Triangle TASSS : <strong>physique, technique, mental</strong>. Le GDR ne traite pas du LSPCC (nœuds, amarrages, descente en tension relèvent du GTO Sauvetages et mises en sécurité, cf. chapitre LSPCC) : tout travail en hauteur reste soumis à son emploi. Les techniques marquées d'un pictogramme « sens interdit » sont réservées à l'EDIS avec encadrement adapté ; les autres s'entraînent en FMPA de CIS.</p>\n<p><strong>Chronologie :</strong> reconnaissance → engagement → péril → auto-sauvetage & dégagement → message de détresse → méthode de survie → envoi du binôme de sauvetage.</p>\n<h3>Sauvegarde opérationnelle : anticiper &amp; évaluer</h3>\n<p>La sauvegarde opérationnelle regroupe les comportements qui préservent l'intégrité physique du SP (engage COS, binôme engagé, binôme de sécurité). <strong>Risques identifiés</strong> : exposition aux fumées, phénomènes thermiques, électrisation, explosion, effondrement. <strong>Causes fréquentes d'accident</strong> : désorientation, dissociation du binôme, structures légères (BBC) à propagation rapide, détérioration de l'EPI, défaillance humaine (malaise, chute, coup de chaleur), difficultés techniques ou tactiques. <strong>Situations génératrices de risque</strong> (évolution du sinistre ou du binôme) : piégeage dans des fils/câbles, emmêlement de la ligne guide, perte des communications radio, interruption de l'alimentation en eau, rupture d'air.</p>\n<p><strong>Anticiper</strong> : lecture bâtimentaire et du feu, maîtrise des lances, repérage des <strong>Espaces d'Attente Sécurisés (EAS)</strong> en ERP/ERT. <strong>Évaluer</strong> (questions réflexes) : Quel est le problème ? Suis-je blessé ? Puis-je me déplacer ? Atmosphère viciée, environnement stable ? ARI opérationnel, autonomie restante ? Besoin d'assistance ? Contact maintenu avec l'extérieur ? Deux issues possibles : tenter l'évacuation (effort intense) ou se mettre en condition d'attente (économie d'air).</p>\n<h3>Se dégager : techniques de franchissement</h3>\n<p>Avant tout franchissement : évaluer dimensions, nature, solidité et stabilité de la structure après l'obstacle.</p>\n<ul>\n<li><strong>Fils/câbles</strong> : allongé flanc gauche, bras gauche en avant (sens d'ouverture du robinet), bretelle droite desserrée, bras droit au-dessus de la tête pour dégager fils et câbles.</li>\n<li><strong>Passage en avant (ouverture étroite)</strong> : face à l'ouverture, bras en avant, épaules en butée, bras croisés, vider partiellement la cage thoracique si besoin.</li>\n<li><strong>Passage sur le dos</strong> : dos à l'ouverture, engager le bras gauche puis la bouteille, robinet accessible.</li>\n<li><strong>Profil réduit</strong> : desserrer une bretelle sans la retirer, décaler la bouteille derrière l'épaule.</li>\n<li><strong>Retrait de l'ARI</strong> (dernier recours absolu) : desserrer bretelles et ventrale, retirer le dossard côté gauche en conservant la <strong>Soupape à la Demande (SAD)</strong> sur le masque, engager le dossard à travers l'obstacle en gardant le robinet à portée de main, puis se rééquiper.</li>\n</ul>\n<h3>Le message de détresse : NELAR</h3>\n<p>Par radio : <strong>« URGENT, URGENT, URGENT »</strong> (silence radio général), puis :</p>\n<table><thead><tr><th>Lettre</th><th>Élément</th></tr></thead><tbody>\n<tr><td><strong>N</strong></td><td>Nom (gabarit, taille, poids)</td></tr>\n<tr><td><strong>E</strong></td><td>Engin d'affectation (secteur, itinéraire, longueur de tuyau)</td></tr>\n<tr><td><strong>L</strong></td><td>Localisation (pièce, sol, ouvrants, lumières perçues)</td></tr>\n<tr><td><strong>A</strong></td><td>Air restant (pression au manomètre)</td></tr>\n<tr><td><strong>R</strong></td><td>Renfort nécessaire (matériel : sangle, ARI, forcement…)</td></tr>\n</tbody></table>\n<p>Après le N (Nom), bascule sur le <strong>canal DIR1</strong>, dédié à la communication entre le SP en difficulté, le chargé d'évacuation et le binôme de sécurité. La réception est <strong>confirmée par le chef d'agrès</strong> (ACK-MAYT : rassure et préserve l'air). Échec radio → <strong>touche SOS ANTARES TPH700</strong> (procédure FTU TRAN 017). « URGENT ×3 » = équivalent francophone du <strong>MAYDAY</strong>.</p>\n<h3>L'attente des secours : AAALEERTER</h3>\n<p><strong>A</strong>ir · <strong>A</strong>lerte (NELAR) · <strong>AL</strong>arme (balise sonore) · <strong>E</strong>clairer · <strong>E</strong>conomiser l'air · <strong>R</strong>ester près du sol · <strong>T</strong>aper · <strong>E</strong>xplorer (retrouver tuyau/mur) · <strong>R</strong>emonter la cagoule (<em>dernier recours</em>).</p>\n<h3>Gestion de l'air (bouteille 6 L, réserve 50 bar)</h3>\n<table><thead><tr><th>Mode</th><th>Débit</th><th>Autonomie</th></tr></thead><tbody>\n<tr><td>Économie d'air</td><td>10-12 L/min</td><td>30 min</td></tr>\n<tr><td>Effort modéré −</td><td>40 L/min</td><td>7 min</td></tr>\n<tr><td>Effort modéré +</td><td>70 L/min</td><td>4 min</td></tr>\n<tr><td>Effort intense</td><td>90-100 L/min</td><td>3 min</td></tr>\n<tr><td>Effort très intense</td><td>jusqu'à 135 L/min</td><td>&lt; 3 min (max 5 min)</td></tr>\n</tbody></table>\n<p>Fuite (technique <strong>OIF</strong>) : Ouvrir ¼ de tour, Inspirer, Fermer, retenir, expirer.</p>\n<h4>Techniques de respiration contrôlée</h4>\n<ul>\n<li><strong>Sauter une respiration</strong> : inspirer, retenir jusqu'au seuil limite, expirer lentement.</li>\n<li><strong>Intervalle respiratoire</strong> : cycle 5 s inspirer / 5 s retenir / 5 s expirer / 5 s poumons vides.</li>\n<li><strong>Méthode Reilly</strong> : inspirer normalement, expirer en bourdonnant (« MMMMhhhhh »).</li>\n<li><strong>Méthode 2/4</strong> : inspirer 2 s, expirer 4 s.</li>\n</ul>\n<p><strong>Position de récupération</strong> : semi-allongé ou allongé sur le flanc, adossé à un mur (la plus économe en air). Un SP surpris par un embrasement sans repli possible peut tenir une <strong>position d'attente sur le rebord de fenêtre</strong>, en exposant le moins de surface corporelle possible au flux thermique.</p>\n<h3>Sauvetage du sauveteur : abordage &amp; packaging</h3>\n<p><strong>Abordage</strong> : retourner, stopper l'alarme BSL, vérifier conscience → air → pression, assister en air, <strong>packaging</strong> (sangle ventrale sous la cuisse → dossard = harnais), changer de direction si besoin (jambes à 90° aux chevilles, bretelle dorsale, pivot 180°), retirer le harnais ARI si bouteille vide et assistance impossible, passages étroits ou extraction à l'air libre.</p>\n<h3>Traction et extraction par un équipier (sans renfort)</h3>\n<p><strong>Traction au sol sans matériel</strong> : variante 1 (par le harnais) — se positionner dans l'axe, saisir les deux bretelles, se relever et tracter en arrière ; variante 2 (par les membres) — saisir les deux poignets, ou les chevilles. <strong>Traction avec sangle</strong> : sangle multifonction en anneau (mousqueton coiffé, tête d'alouette) sous les aisselles, tracter avec le poids du corps. <strong>Traction en escalier avec sangle</strong> : équipier assis dos aux marches, montée ou descente en régulant les appuis.</p>\n<h3>Dégagements avec tuyau d'incendie</h3>\n<p><strong>Évacuation par l'extérieur</strong> : descente mains croisées sur le tuyau amarré, pieds croisés glissant le long ; le chef reste en haut pour assurer. <strong>Remontée d'un équipier tombé en excavation avec sa lance</strong> : le tuyau descendu forme une ganse, l'équipier s'installe à cheval dessus (bras côté lance), le chef bloque le tuyau au niveau de la boucle avec les pieds (sangle à nœud français autobloquant en renfort). <strong>Ne jamais attacher au niveau du raccord</strong> (rupture de l'ensemble).</p>\n<h3>Sauvetage par un binôme de sauvetage (renfort)</h3>\n<ul>\n<li><strong>Halligan Tool</strong> : manche engagé dans les bretelles du dossard, traction avec support rigide (escaliers, rampes).</li>\n<li><strong>Traction parallèle</strong> : 2 sauveteurs (une bretelle chacun, sangles multifonction en renfort), un 3e équipier ouvre la voie.</li>\n<li><strong>Tirer-pousser</strong> : un sauveteur tire à la tête via la bretelle, l'autre pousse à l'arrière (épaule sous le creux du genou) ; coordination vocale « Prêt »/« Go » ; position basse utile en plafond de fumées.</li>\n<li><strong>Échelle à coulisse</strong> : pieds en avant (3 sauveteurs, jambes de la victime posées sur les épaules) ou tête en avant (2 sauveteurs, mains sous l'aisselle et entre les cuisses).</li>\n<li><strong>Escalier</strong> : montée par les bretelles supérieures + sous les genoux ; descente victime face au sol, profil gauche privilégié (limite la fermeture du robinet).</li>\n<li><strong>Denver Drill</strong> (réservé EDIS) : 1er sauveteur pénètre par la fenêtre, retourne la victime sur le dos, l'assoit dos à la fenêtre ; 2e sauveteur assis dos au mur la reçoit entre ses jambes et resserre les sangles dorsales ; victime posée sur ses genoux, jambes sur ses épaules ; 1er pousse vers l'avant, 2e vers le haut ; victime réceptionnée face vers le bas.</li>\n<li><strong>Déshabillage d'un sauveteur inconscient</strong> : 2 sauveteurs minimum, ~30 s (un en tête : casque, cagoule+masque, bretelles ; un aux jambes : gants, ventrale, veste, surpantalon).</li>\n<li><strong>Évacuation avec matériel de transport</strong> : réservée au GOS ELD et aux sapeurs-pompiers formés au « groupe extraction » (plan dur, brancard) ; un simple binôme s'en tient au portage manuel — attention à ne pas perdre de temps à mettre en œuvre du matériel indisponible.</li>\n</ul>\n<div class='note'>Bail out (évacuation d'urgence par fenêtre, en dernier recours si l'itinéraire de repli est impossible) : échelle AMARRÉE/CALÉE, pied augmenté de <strong>4 pas (1er étage)</strong> ou <strong>4-5 pas (2e étage)</strong>. Prise des échelons : envelopper le bord de la fenêtre à plat ventre, bras droit sous le 1er échelon, saisie du 2e échelon en supination puis du 4e échelon main gauche en pronation, plier les jambes et basculer côté gauche en décollant la poitrine. <strong>Binôme indissociable</strong> en toute circonstance.</div>\n<h3>Échelle en itinéraire de secours (anticipation)</h3>\n<p>Échelle retournée grand plan vers le bas, inclinaison augmentée pour arriver juste sous le rebord de l'ouvrant. Piétage : <strong>4 grands pas (1er étage) · 5 grands pas (2e étage)</strong> — vérifier l'engagement des parachutes après retournement. Amarrages par le haut (sangle à tuyau, sangle + connecteur LSPCC, sangle multifonction) ou au sol (butée maçonnerie, hache + nœud de cabestan, grande pince + commande, Halligan Tool + sangle multifonction). <strong>Parc matériel du binôme de sécurité</strong> : assistance respiratoire (ARI, BAIR), caméra thermique, outils de forcement, matériel d'établissement de lance, ligne guide, éclairage, moyens d'évacuation (portoir souple).</p>\n<h3>Rôle opérationnel, vérifications &amp; RETEX</h3>\n<p><strong>Gestion de l'affect</strong> : sauver un collègue mobilise stress et empathie, ce qui peut faire dévier les procédures ; le COS intègre l'accompagnement psychologique dès l'engagement. Le sauveteur à extraire est une <strong>« victime particulière »</strong> : il cumule les contraintes de l'ARI, de la tenue de feu et d'une localisation en zone viciée, ce qui impose une prise en charge et une extraction spécifiques.</p>\n<p><strong>Équipier</strong> : lecture feu/bâtiment en progression, contact permanent avec le chef d'équipe, contrôle régulier de la pression ARI, prêt à appliquer AAALEERTER et à émettre NELAR. <strong>Chef d'équipe</strong> : identifie les itinéraires de repli/secours, transmet le NELAR, décide de la bascule évacuation/attente, commande l'abordage, coordonne le binôme de sécurité, rejoint sans délai le point de regroupement avec son équipier lors d'une évacuation générale (la comptabilité des binômes engagés/sortis est assurée par les contrôleurs).</p>\n<p><strong>Avant engagement</strong> : ARI complet et plein, BSL ANGEL 2 armée, TPH700 testé (touche SOS connue), projecteur fonctionnel, outils à disposition (hache, Halligan). <strong>Après engagement</strong> : compte rendu au contrôleur (« j'ai vu / j'ai fait / je propose / je redoute ») ; en cas de péril ayant nécessité un auto-sauvetage, compte rendu au supérieur direct, remonté jusqu'au COS.</p>\n<p><strong>Debriefing/RETEX</strong> : remplacement des équipes concernées, suivi psychologique individuel et collectif le cas échéant (SP victimes ET équipages témoins), debriefing à chaud au CIS, RETEX formalisé transmis à l'EDIS. La FMPA régulière est la seule garantie d'efficience des automatismes (packaging, conversion dossard → harnais, Bail out) : sans répétition, ils s'effondrent en stress réel.</p>\n<h4>Ton rôle de chef d'équipe</h4>\n<ul>\n<li><strong>Tu vérifies</strong> : avant engagement, ARI complet et plein, BSL armée, TPH700 testé (touche SOS connue), projecteur fonctionnel, outils à disposition ; en progression, la pression ARI de ton équipier et le maintien du contact permanent avec lui.</li>\n<li><strong>Tu commandes</strong> : l'itinéraire de repli/secours dès la reconnaissance, la répartition des rôles dans le binôme, l'abordage en cas de sauvetage de sauveteur, la coordination du binôme de sécurité et la bascule évacuation/attente.</li>\n<li><strong>Tu rends compte</strong> : le message de détresse NELAR (URGENT ×3, puis canal DIR1) si toi ou ton équipier êtes en péril ; après engagement, au contrôleur (« j'ai vu / j'ai fait / je propose / je redoute ») ; en cas de péril, à ton supérieur direct, remonté jusqu'au COS ; lors d'une évacuation générale, tu rejoins sans délai le point de regroupement pour être comptabilisé par les contrôleurs.</li>\n<li><strong>Tes points de vigilance et critères de repli</strong> : binôme indissociable en toute circonstance ; surveillance des situations génératrices de risque (fils/câbles, ligne guide, communications radio, alimentation en eau, air) ; bascule vers l'attente (AAALEERTER) dès que l'effort d'évacuation devient trop risqué ; les techniques réservées EDIS (Denver Drill) et le travail en hauteur type LSPCC ne relèvent pas de ton niveau seul — solliciter le renfort ou l'équipe spécialisée adaptée.</li>\n</ul>\n<h3>Pièges fréquents</h3>\n<ul>\n<li>Cagoule remontée trop tôt (dernier recours uniquement, risque d'intoxication).</li>\n<li>Mauvais côté de traction (risque de fermeture du robinet).</li>\n<li>Négliger la conversion dossard → harnais sur sortie éloignée (la victime « glisse » du dossard).</li>\n<li>Attacher un tuyau au niveau du raccord lors d'une remontée d'excavation (rupture).</li>\n<li>Oubli d'amarrage ou de calage de l'échelle en itinéraire de secours.</li>\n<li>Bail out sans pied augmenté ni amarrage d'échelle.</li>\n<li>Sauvetage sans vérification conscience/pression air avant le déplacement.</li>\n<li>NELAR tronqué (empêche localisation et choix du matériel).</li>\n<li>Saut de la touche SOS TPH700 quand la radio directe est saturée.</li>\n<li>Denver Drill tenté sans formation EDIS.</li>\n<li>Ignorer la dimension affective (sidération, engagement anarchique non coordonné) lors du sauvetage d'un collègue.</li>\n</ul>\n<h4>Références</h4>\n<ul>\n<li><strong>GDR TASSS SDIS 91</strong> (Guide Départemental de Référence, version 1, 31 août 2021, SDRPH - Grpt Formation) — document socle du chapitre, source des procédures et valeurs départementales (NELAR, AAALEERTER, gestion de l'air, Bail out, Nance Drill, Denver Drill, packaging) ; sa page de titre confirme la dénomination officielle « Techniques d'Auto-Sauvetage et de Sauvetage DE Sauveteur ».</li>\n<li><strong>GTO Sauvegarde opérationnelle</strong>, DGSCGC (1re édition, février 2024, ISBN 978-2-11-167901-6) — référentiel national qui reprend les « techniques de sauvetage du sauveteur » du GTO SMS et « la sauvegarde opérationnelle » du GTO EMV ; il encadre nationalement les techniques déjà en usage au SDIS 91.</li>\n<li><strong>Note de déclinaison des GTO SMS-ETE-SO-EMV</strong>, SDIROS - Grpt des Opérations, 23/03/2026 — précise les adaptations SDIS 91 au GTO Sauvegarde opérationnelle : le matériel de transport spécifique (planche, brancard) reste réservé au GOS ELD/« groupe extraction » ; annonce le remplacement à venir du GDR TASSS d'août 2021 par un GDR « Sauvegarde Opérationnelle ».</li>\n<li>Exercices — GDR TASSS SDIS 91 (Notion, page compagnon).</li>\n</ul>",
  "q": [
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que signifie l'acronyme TASSS (SDIS 91) ?",
    "a": "Techniques d'Auto-Sauvetage et de Sauvetage de Sauveteur",
    "c": [],
    "e": "Attention : ce n'est PAS « Techniques d'Application Sauvetages et Secours en Structure ». Le GDR TASSS couvre l'auto-sauvetage et le sauvetage d'un équipier. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Détaillez le message de détresse NELAR.",
    "a": "Précédé de « URGENT, URGENT, URGENT ». N = Nom (gabarit) ; E = Engin d'affectation ; L = Localisation ; A = Air restant (pression) ; R = Renfort nécessaire. Réception confirmée par le chef d'agrès (ACK-MAYT).",
    "c": [],
    "e": "En cas d'échec radio : touche SOS ANTARES TPH700. C'est l'équivalent francophone du MAYDAY. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Que fait-on pendant l'attente des secours (AAALEERTER) ?",
    "a": "Air (contrôler pression) · Alerte (NELAR) · ALarme (balise sonore) · Eclairer (projecteur) · Economiser l'air (technique de respiration) · Rester près du sol · Taper · Explorer (retrouver le tuyau/mur) · Remonter la cagoule (dernier recours uniquement).",
    "c": [],
    "e": "Le binôme reste indissociable. Remonter la cagoule = ultime recours (risque d'intoxication). (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Combien de fois annonce-t-on « URGENT » pour ouvrir un message de détresse ?",
    "a": "3 fois (URGENT, URGENT, URGENT)",
    "c": [],
    "e": "Dès cette annonce, silence radio général sur toutes les communications parasites. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Tu passes en mode économie d'air (bouteille 6 L, réserve 50 bar) pour tenir en attente de secours : de combien de temps disposes-tu avant l'épuisement de la réserve ?",
    "a": "30 min",
    "c": [
     "3 min",
     "7 min",
     "30 min",
     "60 min"
    ],
    "e": "Économie d'air (10-12 L/min) → 30 min ; effort modéré → 4-7 min ; intense → 3 min. « Mieux vaut changer de bouteille à moitié pleine que rester piégé. » (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Tu dois déclencher un bail out par la fenêtre au 2e étage : de combien dois-tu faire augmenter le pied de l'échelle ?",
    "a": "4 à 5 grands pas",
    "c": [
     "2 pas",
     "4 à 5 grands pas",
     "10 pas",
     "aucun"
    ],
    "e": "Pied augmenté : 4 grands pas (1er étage), 4-5 grands pas (2e étage). Échelle AMARRÉE ou CALÉE, grand plan côté paroi. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Ton détendeur ARI se met à fuir en continu pendant une progression : quelle technique appliques-tu pour économiser l'air disponible ?",
    "a": "Ouvrir le robinet d'¼ de tour, Inspirer, Fermer, retenir, expirer, recommencer",
    "c": [],
    "e": "C'est la technique OIF : elle évite le débit continu du sifflet de fin de charge qui gaspille l'air, et pallie un bris d'équipement. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "En quoi consiste le « packaging » d'un équipier à évacuer ?",
    "a": "Convertir le dossard de l'ARI en harnais : desserrer les bretelles, passer la sangle ventrale sous la cuisse de la victime, resserrer les sangles dorsales → le harnais fait corps avec la victime.",
    "c": [],
    "e": "Indispensable pour les cheminements longs, virages et escaliers (sinon la victime « glisse » du dossard). (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Combien de sapeurs-pompiers minimum pour un Nance Drill ?",
    "a": "4",
    "c": [
     "2",
     "3",
     "4",
     "6"
    ],
    "e": "Nance Drill = extraction d'un SP tombé en sous-sol par un trou de plancher, avec boucle de tuyau en eau. Minimum 4 SP. (Origine : décès de J.W. Nance, Columbus 1987.) (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton binôme de sauvetage doit extraire un sauveteur par un couloir de 70 cm avec pour seule issue une fenêtre de 40 cm : quelle technique est conçue pour cette configuration, et l'engages-tu seul ?",
    "a": "Une extraction par un ouvrant étroit (~40 cm), technique réservée à la formation EDIS",
    "c": [
     "Un feu de forêt",
     "Une extraction par un ouvrant étroit (~40 cm), technique réservée à la formation EDIS",
     "Ouvrir une porte",
     "Ventiler"
    ],
    "e": "Denver 1992 : extraction d'un pompier dans un couloir de 70 cm, fenêtre à 40 cm, 2 sauveteurs superposés. Engagement physique majeur. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Comment est transmis l'ordre d'évacuation générale ?",
    "a": "« Évacuation ×3 » à la radio + deux tons et avertisseurs pendant 2 minutes",
    "c": [
     "Par SMS",
     "« Évacuation ×3 » à la radio + deux tons et avertisseurs pendant 2 minutes",
     "Par un seul coup de klaxon",
     "Uniquement à la voix"
    ],
    "e": "Transmis par tout intervenant de grade min. chef d'agrès. Binôme indissociable, rassemblement, point exhaustif par les contrôleurs. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Que désigne l'« ACK-MAYT » ?",
    "a": "L'accusé de réception du message de détresse par le chef d'agrès",
    "c": [
     "Un type d'ARI",
     "L'accusé de réception du message de détresse par le chef d'agrès",
     "Un nœud",
     "Une échelle"
    ],
    "e": "La répétition/confirmation du message rassure l'émetteur (il sait qu'il est pris en compte) : réduit le stress et préserve l'air. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel est l'équivalent international du « URGENT ×3 » du SDIS 91 ?",
    "a": "Le MAYDAY",
    "c": [],
    "e": "« URGENT, URGENT, URGENT » est la formulation francophone du MAYDAY anglophone. Initiative au plus tôt : mieux vaut annuler que lancer trop tard. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelles sont les vérifications d'abordage d'un sauveteur inconscient, dans l'ordre ?",
    "a": "Retourner sur le dos si besoin, stopper l'alarme BSL, vérifier la conscience, vérifier la présence d'air dans le masque, vérifier la pression au manomètre (degré d'urgence), assister en air (raccord Y), puis packaging.",
    "c": [],
    "e": "L'ordre conscience → air → pression détermine l'urgence et la conduite. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les risques identifiés par le GDR TASSS pouvant conduire à un péril imminent, ainsi que les causes fréquentes d'accident associées.",
    "a": "Risques : exposition aux fumées, phénomènes thermiques, électrisation, explosion, effondrement. Causes fréquentes d'accident : désorientation, dissociation du binôme, structures légères (BBC) à propagation rapide, détérioration de l'EPI, défaillance humaine (malaise, chute, coup de chaleur), difficultés techniques ou tactiques.",
    "c": [],
    "e": "Cette cartographie des risques structure la vigilance du binôme dès l'engagement. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Comment nomme-t-on, dans les ERP/ERT, une zone de repli sécurisée identifiée en reconnaissance et exploitable en cas de péril ?",
    "a": "Espace d'Attente Sécurisé (EAS)",
    "c": [
     "Espace d'Attente Sécurisé (EAS)",
     "Zone d'Attente Extérieure (ZAE)",
     "Point de Regroupement Opérationnel (PRO)",
     "Secteur de Repli Incendie (SRI)"
    ],
    "e": "L'identification des EAS fait partie de la phase « Anticiper » du GDR, au même titre que la lecture bâtimentaire. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Pour franchir un passage encombré de fils et câbles, sur quel flanc le sapeur-pompier s'allonge-t-il ?",
    "a": "Flanc gauche, bras gauche en avant",
    "c": [
     "Flanc droit, bras droit en avant",
     "Flanc gauche, bras gauche en avant",
     "Sur le dos, bras croisés",
     "Sur le ventre, bras le long du corps"
    ],
    "e": "Le bras gauche en avant correspond au sens d'ouverture du robinet ARI ; la bretelle droite est légèrement desserrée pour dégager fils et câbles avec le bras droit. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Lors du retrait de l'ARI en dernier recours pour franchir un passage impossible autrement, quel élément doit impérativement rester en place sur le masque ?",
    "a": "La soupape à la demande (SAD)",
    "c": [],
    "e": "Le dossard est retiré côté gauche en gardant le robinet à portée de main, puis remis après franchissement. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le retrait complet de l'ARI est la première technique à utiliser face à un passage étroit.",
    "a": "Faux, c'est le dernier recours absolu, après les techniques de franchissement (fils/câbles, passage en avant, passage sur le dos, profil réduit)",
    "c": [],
    "e": "Retirer l'ARI expose le SP le temps du franchissement : on ne l'utilise que si aucune autre technique ne fonctionne. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Nomme et décris les quatre techniques de respiration contrôlée permettant d'économiser l'air en attente de secours.",
    "a": "Sauter une respiration (inspirer, retenir jusqu'au seuil limite, expirer lentement) ; intervalle respiratoire (cycle 5 s inspirer / 5 s retenir / 5 s expirer / 5 s poumons vides) ; méthode Reilly (inspirer normalement puis expirer en bourdonnant « MMMMhhhhh ») ; méthode 2/4 (inspirer 2 s, expirer 4 s).",
    "c": [],
    "e": "Ces techniques complètent l'économie d'air du AAALEERTER en cas d'attente prolongée. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle est la position la plus économe en oxygène pour un sapeur-pompier en attente de secours ?",
    "a": "Semi-allongé ou allongé sur le flanc, adossé à un mur",
    "c": [
     "Debout, dos au mur",
     "Semi-allongé ou allongé sur le flanc, adossé à un mur",
     "Accroupi, bras tendus vers l'avant",
     "À quatre pattes, tête basse"
    ],
    "e": "Cette position de récupération réduit l'effort musculaire et donc la consommation d'air. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Sur quel canal radio bascule-t-on après avoir annoncé le N (Nom) du message NELAR ?",
    "a": "Le canal DIR1",
    "c": [],
    "e": "DIR1 est dédié à la communication entre le SP en difficulté, le chargé d'évacuation et le binôme de sécurité. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Un sapeur-pompier surpris par un embrasement, sans possibilité de repli, peut adopter quelle position d'attente ?",
    "a": "Sur le rebord de la fenêtre, en exposant le moins de surface corporelle possible au flux thermique",
    "c": [
     "Debout au centre de la pièce",
     "Sur le rebord de la fenêtre, en exposant le moins de surface corporelle possible au flux thermique",
     "Accroupi contre la porte d'entrée",
     "Allongé face contre le sol au milieu de la pièce"
    ],
    "e": "Cette position d'attente peut tenir plusieurs minutes en attendant l'extraction. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris la prise des échelons lors d'un Bail out (évacuation d'urgence par la fenêtre).",
    "a": "Envelopper le bord de la fenêtre à plat ventre ; bras droit sous le 1er échelon, saisie du 2e échelon en supination ; saisie du 4e échelon main gauche en pronation ; plier les jambes, basculer côté gauche, glisser sur les montants en décollant la poitrine.",
    "c": [],
    "e": "Cette gestuelle précise conditionne un Bail out sans chute incontrôlée. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Après packaging et vérifications, comment change-t-on la direction de traction d'une victime ?",
    "a": "Relever les jambes à 90° aux chevilles, saisir une bretelle dorsale, pivoter de 180°",
    "c": [
     "Relever les jambes à 90° aux chevilles, saisir une bretelle dorsale, pivoter de 180°",
     "Redresser la victime en position assise puis pivoter de 90°",
     "Soulever la victime par les aisselles et tourner sur place",
     "Aucun geste particulier, on change simplement de sens de traction"
    ],
    "e": "Ce geste permet de réorienter l'évacuation sans reprendre tout le packaging. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Dans quel cas retire-t-on le harnais ARI d'une victime en cours d'évacuation ?",
    "a": "Bouteille vide et assistance en air impossible, passages étroits, ou extraction à l'air libre",
    "c": [
     "Jamais, il doit rester en place jusqu'à l'air libre",
     "Bouteille vide et assistance en air impossible, passages étroits, ou extraction à l'air libre",
     "Dès l'abordage, systématiquement",
     "Uniquement si la victime le demande"
    ],
    "e": "Retirer le harnais reste une décision tactique du sauveteur selon la configuration des lieux. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Un équipier chute dans une excavation en gardant sa lance en main : quelle technique de remontée utilise-t-on et quelle règle absolue faut-il respecter ?",
    "a": "Le tuyau descendu forme une ganse (boucle) ; l'équipier s'installe à cheval dessus, bras côté lance ; le chef bloque le tuyau au niveau de la boucle avec les pieds (sangle à nœud français autobloquant en renfort). Règle absolue : ne jamais attacher au niveau du raccord.",
    "c": [],
    "e": "Attacher au raccord expose à une rupture de l'ensemble pendant la remontée. Cette technique diffère du Nance Drill, réservé à une chute en sous-sol par un trou de plancher. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Dans la traction parallèle par un binôme de sauvetage, combien de sauveteurs interviennent au total et quel est le rôle du dernier ?",
    "a": "3 sauveteurs : deux tractent chacun une bretelle, le troisième ouvre la voie",
    "c": [
     "2 sauveteurs, pas de 3e",
     "3 sauveteurs : deux tractent chacun une bretelle, le troisième ouvre la voie",
     "4 sauveteurs, le troisième assure la lance",
     "5 sauveteurs minimum"
    ],
    "e": "Les sangles multifonction viennent renforcer la prise des deux sauveteurs tracteurs. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris les deux variantes d'évacuation d'une victime sur une échelle à coulisse par un binôme de sauvetage.",
    "a": "Pieds en avant (3 sauveteurs) : la victime est posée sur le rebord, le sauveteur sur l'échelle pose les jambes de la victime sur ses épaules. Tête en avant (2 sauveteurs) : la victime est mise en travers sur l'échelle, mains sous l'aisselle et entre les cuisses, descente en tenant les montants.",
    "c": [],
    "e": "Dans les deux cas, il faut tenir compte du centre de gravité modifié par l'ARI porté par la victime. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Combien de sauveteurs minimum et en combien de temps environ se déroule le déshabillage d'un sauveteur inconscient en tenue de feu ?",
    "a": "2 sauveteurs minimum, environ 30 secondes",
    "c": [],
    "e": "Un sauveteur en tête retire casque, cagoule et masque, desserre les bretelles ; l'autre aux jambes retire gants, ventrale, ouvre la veste et le surpantalon. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelles vérifications matérielles sont exigées avant tout engagement en configuration TASSS ?",
    "a": "ARI complet et plein, BSL armée, TPH700 testé, projecteur fonctionnel, outils à disposition",
    "c": [
     "ARI complet et plein, BSL armée, TPH700 testé, projecteur fonctionnel, outils à disposition",
     "Uniquement la présence d'un chef d'agrès sur les lieux",
     "Le contrôle de la pression atmosphérique extérieure",
     "Aucune vérification spécifique n'est requise"
    ],
    "e": "BSL = balise sonore de localisation de l'ARI (ANGEL 2) ; TPH700 = terminal radio ANTARES avec touche SOS. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le Denver Drill est une technique accessible à tous les sapeurs-pompiers en FMPA de CIS, sans restriction.",
    "a": "Faux, il est réservé à la formation EDIS avec un encadrement adapté",
    "c": [],
    "e": "Le GDR marque ces techniques d'un pictogramme « sens interdit » pour signaler leur cadre pédagogique restreint. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le binôme peut se dissocier temporairement lors d'un abordage de sauvetage si cela accélère l'extraction.",
    "a": "Faux, le binôme reste indissociable en toute circonstance ; en cas de dissociation involontaire, le AAALEERTER s'applique immédiatement",
    "c": [],
    "e": "Ce principe structure toute la doctrine TASSS, de l'engagement jusqu'au sauvetage. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Qu'entend-on par « victime particulière » lorsqu'on parle d'un sauveteur à extraire ?",
    "a": "Un sapeur-pompier qui cumule les contraintes de l'ARI, de la tenue de feu et d'une localisation en zone viciée",
    "c": [
     "Un blessé civil prioritaire au triage",
     "Un sapeur-pompier qui cumule les contraintes de l'ARI, de la tenue de feu et d'une localisation en zone viciée",
     "Un chef d'agrès qui doit être évacué en premier",
     "Une victime déjà décédée sur les lieux"
    ],
    "e": "Cette notion justifie une prise en charge et une extraction spécifiques, et un accompagnement psychologique intégré par le COS. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Au-delà des risques thermiques et de l'effondrement, quelles situations liées au binôme peuvent générer un péril imminent ?",
    "a": "Piégeage dans des fils/câbles, emmêlement de la ligne guide, perte des communications radio, interruption de l'alimentation en eau, rupture d'air, blessure, malaise, problème technique sur l'ARI.",
    "c": [],
    "e": "Ces situations génératrices de risque complètent la cartographie des risques identifiés (fumées, thermique, électrisation, explosion, effondrement). (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel matériel de transport un binôme de sauvetage peut-il utiliser pour évacuer une victime, en plus du portage manuel ?",
    "a": "En principe aucun : un simple binôme s'en tient au portage manuel. La mise en œuvre de matériel de transport spécifique (type plan dur, brancard) est réservée au GOS ELD et aux sapeurs-pompiers formés au « groupe extraction »",
    "c": [],
    "e": "Le GDR TASSS 2021 envisageait des adaptations (plan dur VSAV, brancard cuillère) faute de matériel dédié ; la note de déclinaison du GTO Sauvegarde opérationnelle réserve depuis ce matériel au GOS ELD/« groupe extraction ». (Note SDIROS déclinaison GTO SMS-ETE-SO-EMV, 23/03/2026, p. 6/8 ; GDR TASSS SDIS 91, p. 52)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Que doit comporter le parc matériel du binôme de sécurité engagé en couverture TASSS ?",
    "a": "Assistance respiratoire (ARI/BAIR), caméra thermique, outils de forcement, matériel d'établissement de lance, ligne guide, éclairage, portoir souple",
    "c": [
     "Uniquement une trousse de premiers secours",
     "Assistance respiratoire (ARI/BAIR), caméra thermique, outils de forcement, matériel d'établissement de lance, ligne guide, éclairage, portoir souple",
     "Un simple extincteur portatif",
     "Aucun matériel spécifique, le binôme de sécurité reste en tenue seule"
    ],
    "e": "Ce parc matériel permet au binôme de sécurité d'intervenir sans délai en cas de message de détresse. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Lors du sauvetage d'un sauveteur en détresse, une fois l'abordage réalisé, quelles décisions et quels commandements reviennent explicitement au chef d'équipe ?",
    "a": "Il commande l'abordage, décide de la bascule évacuation/attente et coordonne le binôme de sécurité",
    "c": [
     "Il se contente de suivre les instructions du sauveteur en détresse",
     "Il commande l'abordage, décide de la bascule évacuation/attente et coordonne le binôme de sécurité",
     "Il attend l'arrivée du COS avant toute action",
     "Il transmet uniquement le NELAR puis se retire"
    ],
    "e": "Le chef d'équipe identifie aussi les itinéraires de repli/secours dès la reconnaissance et transmet le NELAR ; l'équipier assure la lecture feu/bâtiment et le contact permanent. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Lors d'une évacuation générale, quelle responsabilité de suivi des effectifs le chef d'équipe assume-t-il pour son binôme ?",
    "a": "Il rejoint sans délai, avec son équipier, le point de regroupement défini pour être comptabilisé",
    "c": [],
    "e": "Le point de situation exhaustif sur les binômes engagés et sortis est réalisé par les contrôleurs, qui informent les chefs d'agrès ; ceux-ci rendent compte au COS. (GDR TASSS SDIS 91, p. 32)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Après un engagement en configuration TASSS (reconnaissance, sauvetage…), à qui le chef d'équipe rend-il compte, et dans quel ordre ?",
    "a": "Le compte rendu (« j'ai vu / j'ai fait / je propose / je redoute ») est établi auprès du contrôleur à l'issue de l'engagement ; en cas de péril ayant nécessité un auto-sauvetage, le compte rendu est fait au supérieur direct, l'information étant remontée jusqu'au COS.",
    "c": [],
    "e": "(GDR EMV SDIS 91, p. 42 — retour d'engagement au contrôleur ; GDR TASSS SDIS 91, p. 11 — compte rendu au supérieur direct puis remonté au COS)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "En reconnaissance, ton bilan des questions réflexes (blessé ? déplaçable ? atmosphère viciée ? autonomie ARI ? contact maintenu ?) est mauvais et la situation continue de se dégrader : quelles sont tes deux issues possibles ?",
    "a": "Tenter l'évacuation (effort intense) ou se mettre en condition d'attente (économie d'air)",
    "c": [
     "Attendre sans rien faire que la situation s'améliore",
     "Tenter l'évacuation (effort intense) ou se mettre en condition d'attente (économie d'air)",
     "Retirer immédiatement l'ARI pour gagner en mobilité",
     "Couper la radio pour économiser la batterie"
    ],
    "e": "Ce choix binaire structure la phase « anticiper/évaluer » du GDR TASSS : agir vite si l'effort est possible, sinon économiser l'air en AAALEERTER. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Que doit assurer ton équipier en progression, en particulier vis-à-vis de toi (chef d'équipe) et de son ARI ?",
    "a": "Un contact permanent avec le chef d'équipe, la lecture du feu et du bâtiment en progression, un contrôle régulier de sa pression ARI, et être prêt à appliquer AAALEERTER et à émettre NELAR si besoin.",
    "c": [],
    "e": "Cette répartition des rôles dans le binôme permet au chef d'équipe de déclencher sans délai les procédures de sauvetage si besoin. (GDR TASSS SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Au-delà du compte rendu opérationnel immédiat, quelles suites peuvent être mises en œuvre après un sauvetage de sauveteur ?",
    "a": "Remplacement des équipes concernées, suivi psychologique individuel et collectif le cas échéant (SP victimes ET équipages témoins), debriefing à chaud au CIS, RETEX formalisé transmis à l'EDIS.",
    "c": [],
    "e": "Le remplacement des équipes est prévu par le GDR TASSS (p. 32) ; le suivi psychologique y est mentionné « le cas échéant » (pas systématique) et non comme une obligation absolue. La FMPA régulière reste la seule garantie d'efficience des automatismes (packaging, Bail out) sous stress réel. (GDR TASSS SDIS 91, p. 31-32)"
   }
  ]
 },
 {
  "id": "tdf",
  "domain": "incendie",
  "ic": "🔨",
  "t": "TDF — techniques de forcement",
  "fig": [
   [
    "3 étapes",
    "ÉCARTER → ENGAGER → FORCER"
   ],
   [
    "Position de l'outil",
    "≈ 15 cm du point de verrouillage"
   ],
   [
    "Bras de levier",
    "100 kg en bout de barre = 1,5 T à l'herminette"
   ],
   [
    "Barre Halligan",
    "75 cm (pointeau 15 · fourche 15 · herminette 15×5)"
   ],
   [
    "GAP LINE",
    "engagement maxi 4,5 cm (herminette)"
   ],
   [
    "SET LINE",
    "profondeur d'engagement cible (fourche)"
   ],
   [
    "Cale de forcement",
    "L ≈ 12 cm, épaisseur 4 cm (= herminette)"
   ],
   [
    "Hache à cogner",
    "2,5 kg"
   ],
   [
    "Rideaux métalliques",
    "3 familles : ajouré, articulé, lames pleines"
   ],
   [
    "DFA",
    "300 → 15 bar · 16 kg (22 kg avec accessoires) · portes 63-140 cm · ~10 s"
   ],
   [
    "Vérins DFA",
    "écarteur 1,5 T (course 73-106 cm) · soufflet 4,5 T (course 120 mm)"
   ],
   [
    "Coupe-boulon",
    "jusqu'à 20 mm"
   ],
   [
    "Zone d'exclusion découpe toiture",
    "2 m côté toit · 5 m côté sol · cône à risque 40°"
   ],
   [
    "4 ordres",
    "FRAPPE · STOP · CALE · DRIVE"
   ]
  ],
  "s": "<h3>Objet & principes</h3>\n  <p>Le forcement permet d'<strong>accéder</strong> (victime, foyer), de <strong>créer une sortie</strong> de secours (repli, RAPACE), ou d'<strong>ouvrir un exutoire</strong> de ventilation. Il modifie la dynamique du feu (apport d'air comburant) : en incendie, <strong>LDV en eau AVANT ouverture</strong>, ouvrant dimensionné au strict nécessaire, refermeture si possible (rideau stoppeur de fumée : matériel doté d'une fiche technique utilisateur depuis 2025 au SDIS 91, cf. Références).</p>\n  <h3>Vocabulaire du bloc porte</h3>\n  <ul>\n    <li><strong>Butoir</strong> : montant du cadre contre lequel bute l'ouvrant ; détermine la profondeur maxi d'engagement de l'herminette (GAP LINE).</li>\n    <li><strong>Charnière</strong> : broche sertie/rivetée, <strong>NON déboîtable</strong> → attaque obligatoire côté verrou.</li>\n    <li><strong>Gond</strong> : pièce mâle scellée dans le cadre, support de rotation.</li>\n    <li><strong>Paumelle</strong> : articulation <strong>déboîtable</strong> (branche femelle soulevée) → alternative à l'attaque du verrou, démontage par retournement.</li>\n  </ul>\n  <h3>Lecture de l'ouvrant</h3>\n  <ul>\n    <li><strong>Porte tirante</strong> : charnières/gonds <strong>visibles</strong> côté forceur (bâtiments publics, caves, parkings).</li>\n    <li><strong>Porte poussante</strong> : charnières <strong>non visibles</strong> (habitations). Zone de travail ~15 cm au-dessus ou en dessous du point de verrouillage.</li>\n    <li>Autres : coulissantes, basculantes (tringlerie oblique).</li>\n    <li><strong>Ouvrants électriques</strong> (garages) : moteur embrayé sous tension = manœuvre extérieure impossible ; peu d'installations ont une sécurité de débrayage ; double verrouillage fréquent. Reconnaissance : pas de serrure ni verrou visibles, boîtier électrique latéral.</li>\n    <li><strong>Volets roulants électriques</strong> : ne peuvent pas être relevés → écarter un rail pour dégager le volet, ou forcer le coffrage (sangles/câbles/lamelles).</li>\n    <li><strong>Fenêtres</strong> : française, basculante, jalousie, accordéon, anglaise, pivotante, guillotine, coulissante (bois/PVC/alu/mixte ; alu mieux sécurisé que le PVC ancienne génération).</li>\n    <li><strong>Velux</strong> : rotation → verrous accessibles en haut ; projection → verrous accessibles en bas.</li>\n    <li><strong>Rideaux métalliques</strong> : 3 familles — ajouré, articulé, à lames pleines (tringlerie de verrouillage visible à l'arrière sur rideau à lames).</li>\n    <li>Vérifier d'abord si la porte est <strong>réellement fermée</strong> ; pour un multipoints, pousser haut/centre/bas pour localiser les verrous fermés.</li>\n  </ul>\n  <h3>Les 3 étapes fondamentales</h3>\n  <ol>\n    <li><strong>ÉCARTER</strong> — créer/augmenter l'interstice ouvrant-cadre.</li>\n    <li><strong>ENGAGER</strong> — introduire l'outil entre ouvrant et cadre.</li>\n    <li><strong>FORCER</strong> — exercer le bras de levier.</li>\n  </ol>\n  <p>Outil à ≈ <strong>15 cm du point de verrouillage</strong>. <strong>Bras de levier : 100 kg en bout de barre = 1,5 T à l'herminette.</strong></p>\n  <h3>Le set de forcement</h3>\n  <ul>\n    <li><strong>Barre Halligan</strong> (75 cm) : pointeau 15 cm, fourche incurvée 15 cm (côté concave/convexe), herminette 15×5 cm (3 zones de frappe), manche octogonal. Repères rouges : <strong>SET LINE</strong> (fourche, profondeur d'engagement cible) et <strong>GAP LINE</strong> (herminette, engagement maxi 4,5 cm).</li>\n    <li><strong>Hache à cogner</strong> 2,5 kg : tenue en zone verte (bas du manche), jamais zone rouge (près du tranchant), ~15 cm sous la tête.</li>\n    <li><strong>Cale</strong> ≈ 12 × 4 cm (« 3<sup>e</sup> main du forceur »), épaisseur identique à celle de l'herminette dans sa partie la plus épaisse.</li>\n    <li><strong>Entretien</strong> : nettoyage après usage (laine d'acier, toile émeri, lime). Ne <strong>jamais disquer</strong> l'herminette/la fourche (surchauffe), ne <strong>jamais huiler</strong> les surfaces de frappe.</li>\n  </ul>\n  <h3>Autres outils</h3>\n  <ul>\n    <li><strong>Masse</strong> : trouées mur/plancher, casse chaîne/cadenas ; maniement vers le bas ou le côté <strong>jamais en hauteur</strong>.</li>\n    <li><strong>OFD</strong> (outil de forcement et de déblai) : hachette/marteau/arrache-clous, petites effractions.</li>\n    <li><strong>Gaffe</strong> : déblai, exutoires et trappes de désenfumage.</li>\n    <li><strong>Coupe-boulon</strong> : chaînes/câbles/cadenas jusqu'à 20 mm. <strong>Grande pince</strong> : pied-de-biche + biseau.</li>\n  </ul>\n  <h3>Le DFA (outil pneumatique)</h3>\n  <p>Détendeur <strong>300 → 15 bar</strong>. Poids 16 kg (22 kg avec accessoires et sac). Vérin écarteur latéral 1,5 T (course 73-106 cm), vérin soufflet « percuteur-pousseur » 4,5 T (course 120 mm). Portes <strong>63 à 140 cm</strong> (avec rallonge 30 cm). <strong>Non adapté aux portes tirantes.</strong> Pleine puissance ~10 s (temporisation). Joint torique <strong>vert</strong> uniquement.</p>\n  <p><strong>Mise en œuvre</strong> : 1) raccorder détendeur puis boîtier ; 2) saisir par les poignées, vérin soufflet côté serrure ; 3) engager les coins, régler la rallonge ; 4) mise en pression, <strong>stop dès autoportance</strong> (sinon éjection) ; 5) soufflet au plus près du verrouillage, amarrer au tendeur ; 6) <strong>FORCER</strong> (~10 s, reproduire si résistance) ; 7) <strong>PURGER</strong> (bouton vert), appareil retenu par un équipier. Si l'allonge ne revient pas après purge : bouteille vide.</p>\n  <p><strong>Cas particuliers</strong> : portes 63-74 cm en biais ; 105-140 cm avec rallonge ; cornières de blindage → créer 2 points d'appui (sinon ripage) ; portes blindées multipoints → 3 pressions haut/bas/centre ; mise en œuvre aérienne : longe d'amarrage en Y ancrée au-dessus du DFA, sinon périmètre sol 10 m minimum.</p>\n  <h3>Techniques par ouvrant</h3>\n  <ul>\n    <li><strong>Porte tirante au SET</strong> : écarter (herminette jusqu'à GAP LINE, levier bas→haut) → engager (chef tire le manche entre porte et butoir) → forcer (Halligan perpendiculaire, traction en sens opposé au pointeau ; cale posée avant de forcer).</li>\n    <li><strong>Porte poussante au SET</strong> : écarter puis caler vite → engager la fourche à 15 cm du verrouillage, redresser à 90° sans buter le montant → forcer quand la <strong>SET LINE</strong> atteint le butoir, force <strong>vers la porte</strong> (« je pousse pour rentrer »).</li>\n    <li><strong>Technique du SWING</strong> (portes intérieures faible résistance, encadrement bois) : planter le pointeau contre le montant, puis appuyer le carré de frappe sur la porte pour forcer.</li>\n    <li><strong>Barre anti-panique</strong> (si autres techniques ont échoué) : barre ≈1 m du sol ; repère à mi-largeur + longueur herminette au-dessus ; 2 trous au pointeau (espacement = épaisseur herminette), joindre, élargir en demi-cercles, engager la fourche, appui sur la barre (quart de tour), levier à la hache. Avantage : refermeture possible.</li>\n    <li><strong>Verrou/cadenas</strong> : verrou → Halligan directement dessus, coups secs à la hache. Cadenas T1 (pointeau dans l'anse + frappe carré en levant) ou T2 (anse dans la fourche + frappe côté concave) ; chaîne : l'enrouler pour favoriser la rupture.</li>\n    <li><strong>Multipoints</strong> : appliquer les 3 étapes du haut vers le bas (ou l'inverse) pour « voiler » la porte progressivement ; si 2 points ≤ 50 cm, travailler entre les deux.</li>\n    <li><strong>Accouplement de deux Halligan</strong> : fourches chevauchées, herminette frappée au sol pour solidariser → <strong>double la force</strong> à l'herminette ; désaccouplement en jetant au sol.</li>\n    <li><strong>Tronçonneuse</strong> : triangle/« tipi » (2 coupes obliques, rapide mais pas de contrôle) ; rectangle sur rideau à lames (3 coupes verticales à ~30 cm des rails, lames glissées, contrôle de l'ouverture) ; porte de garage (coupe horizontale + verticale + oblique, pousser le triangle, planter le pointeau et écarter). Ne jamais sortir un rideau de ses rails.</li>\n    <li><strong>Bris de glace / portière véhicule</strong> : filmer le vitrage, engager l'herminette entre panneau et vitrage, pointeau sans à-coup (jamais de frappe brutale). Portière verrouillée sans hydraulique : principe <strong>« boîte de conserve »</strong> — herminette dans l'espace montant/portière, frappes hache, force en sens inverse du pointeau, répété sur toute la hauteur ; maintenir la poignée intérieure ouverte (cale ou balle de mousse) pour éviter le re-verrouillage.</li>\n  </ul>\n  <h3>Binôme de forcement</h3>\n  <p><strong>Chef</strong> : analyse l'ouvrant, choisit la technique, positionne/manœuvre l'Halligan, concentré sur la zone outil/ouvrant/cadre. <strong>Équipier (frappeur)</strong> : manœuvre l'outil de frappe, concentré sur la zone de frappe. <strong>Halligan au-dessus du plexus → frappeur debout ; en dessous → à genou/en trépied.</strong> Sur porte tirante au SET, la technique peut se faire à une seule personne après entraînement.</p>\n  <h3>Les 4 ordres du binôme</h3>\n  <p><strong>FRAPPE</strong> (une seule frappe) · <strong>STOP</strong> (main devant les yeux, jamais devant une zone de frappe) · <strong>CALE</strong> · <strong>DRIVE</strong> (frappes enchaînées jusqu'à STOP, uniquement si outil bien engagé et équipier précis, sinon ripage).</p>\n  <h3>Sécurité & EPI</h3>\n  <ul>\n    <li>En incendie : LDV en eau avant forcement, dégager/sécuriser l'espace, dimensionner au strict nécessaire, privilégier la refermeture.</li>\n    <li>EPI mission incendie : tenue de feu complète, casque lunette baissée, ARI si nécessaire, gants B/C. En SUAP/PPABE renfort : TSI manches baissées, casque lunette baissée, gants B.</li>\n    <li><strong>DFA</strong> : ne jamais rester devant la porte à l'ouverture ; à défaut, 5 m à plat ventre/à genoux (cône thermique, éjection).</li>\n    <li><strong>Tronçonneuse</strong> : tenue à deux mains, jamais le quart supérieur du disque (rebond), ne jamais se pencher au-dessus (traction), tablier obligatoire, CO produit → aération/ARI. Zone d'exclusion découpe en toiture : 2 m côté toit, 5 m côté sol, zone à risque +5 m en cône de 40°.</li>\n  </ul>\n  <h4>Ton rôle de chef d'équipe</h4>\n  <p><strong>Tu vérifies</strong> : le sens d'ouverture (charnières visibles côté forceur = tirante) et que la porte est réellement fermée (pousser haut/centre/bas pour localiser les verrous), la solidité de l'ouvrant et du bâti, la position de ton équipier selon la hauteur de la zone de frappe par rapport au plexus, l'EPI de ton équipier avant d'engager le binôme (tenue de feu complète, casque lunette baissée, ARI si nécessaire, gants B/C — allégé en TSI/gants B en SUAP/PPABE renfort), et pour le DFA le joint torique vert et l'autoportance avant de forcer.</p>\n  <p><strong>Tu commandes à ton équipier</strong> : la technique retenue (Halligan, DFA ou tronçonneuse) et son rôle de frappeur, puis les 4 ordres normalisés — FRAPPE (une seule frappe), STOP (main devant les yeux, jamais devant une zone de frappe), CALE, DRIVE (uniquement si l'outil est bien engagé et l'équipier précis — sinon tu restes sur des FRAPPE unitaires).</p>\n  <p><strong>Tu rends compte</strong> à ton chef d'agrès : la technique et l'outil employés, que l'accès est créé et utilisable, si l'ouvrant peut être refermé ou non (impact sur l'apport d'air), et toute anomalie (résistance anormale, ripage, bouteille DFA vide si l'allonge ne revient pas après la purge).</p>\n  <p><strong>Tes points de vigilance et critères de repli</strong> : S'assurer que le binôme d'attaque est en place, LDV en eau, avant de lancer la phase FORCER (le forcement ouvre POUR l'attaque, jamais avant qu'elle soit prête) ; LDV en eau établie avant toute ouverture en contexte incendie ; ne jamais rester devant la porte à l'ouverture au DFA (à défaut 5 m à plat ventre/à genoux) ; DFA interdit depuis une échelle à coulisses et MEA interdit comme ancrage — en hauteur, longe d'amarrage en Y sur un point fixe au-dessus du DFA, ou périmètre sol 10 m minimum si aucune longe n'est possible ; jamais le quart supérieur du disque de tronçonneuse, zone d'exclusion toiture 2 m côté toit/5 m côté sol/cône à risque 40° ; dimensionner l'ouvrant au strict nécessaire et privilégier la refermeture.</p>\n  <h4>Références</h4>\n  <p class=\"src\">GDR TDF — Techniques de forcement, SDIS 91, version 1, février 2023 (SDRPH). FT-U GTO INC 001 — Rideau stoppeur de fumées, SDIS 91 (SDFSO), 17/03/2025 (mise en service, complète la mention « en cours d'acquisition » du GDR TDF 2023). Éléments transversaux complétés par le GNR « Équipes en binômes : utilisations des lances à eau à main », DGSCGC, août 2007, p. 67 (coordination forcement/binôme d'attaque en eau).</p>",
  "q": [
   {
    "t": "sa",
    "q": "Tu dois forcer une porte fermée. Quelles sont les 3 étapes fondamentales à respecter, dans l'ordre ?",
    "a": "ÉCARTER, ENGAGER, FORCER",
    "c": [],
    "e": "Écarter (créer l'interstice) → Engager (introduire l'outil) → Forcer (bras de levier). (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Tu positionnes ton outil de forcement sur l'ouvrant. À quelle distance du point de verrouillage le places-tu pour un rendement maximum ?",
    "a": "Environ 15 cm",
    "c": [],
    "e": "Placement à ~15 cm du verrou. Sur porte poussante, zone de travail ~15 cm au-dessus ou en dessous du point de verrouillage. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "100 kg exercés au bout de la barre Halligan équivalent à quelle force au niveau de l'herminette ?",
    "a": "1,5 T",
    "c": [
     "100 kg",
     "500 kg",
     "1,5 T",
     "10 T"
    ],
    "e": "Règle d'or du bras de levier : 100 kg en bout de barre = 1,5 tonne à l'herminette. D'où l'énorme puissance de l'outil. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Tu arrives devant une porte fermée à forcer et tu vois les charnières de ton côté. Cette porte est…",
    "a": "Tirante",
    "c": [
     "Poussante",
     "Tirante",
     "Coulissante",
     "Basculante"
    ],
    "e": "Charnières VISIBLES côté forceur = porte tirante (bâtiments publics, caves, parkings). Charnières non visibles = poussante (habitations). Le DFA n'est PAS adapté aux tirantes. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Une porte poussante se reconnaît à…",
    "a": "L'absence de charnières/gonds visibles côté forceur",
    "c": [
     "Ses charnières visibles",
     "L'absence de charnières/gonds visibles côté forceur",
     "Sa couleur",
     "Sa poignée"
    ],
    "e": "Principalement en habitation (appartements, pavillons). (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Longueur totale de la barre Halligan ?",
    "a": "75 cm",
    "c": [],
    "e": "Pointeau 15 cm, fourche incurvée 15 cm, herminette 15×5 cm. Deux repères rouges : SET LINE (fourche) et GAP LINE (herminette). (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Que représente la GAP LINE sur la barre Halligan ?",
    "a": "La profondeur d'engagement MAXIMUM de l'herminette : 4,5 cm",
    "c": [
     "La longueur du manche",
     "La profondeur d'engagement MAXIMUM de l'herminette : 4,5 cm",
     "Le poids de l'outil",
     "La zone de frappe"
    ],
    "e": "4,5 cm = profondeur d'un butoir de porte. La SET LINE (fourche) est la profondeur cible d'engagement. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Poids de la hache à cogner du set de forcement ?",
    "a": "2,5 kg",
    "c": [],
    "e": "Tenue en zone verte (bas du manche), jamais en zone rouge (près du tranchant), une main en bas pour protéger les doigts. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Citez les 4 ordres normalisés du binôme de forcement.",
    "a": "FRAPPE (une seule frappe) · STOP (interruption, main devant les yeux jamais devant une zone de frappe) · CALE (introduire la cale pour conserver l'écart) · DRIVE (frappes enchaînées jusqu'à STOP, uniquement si l'outil est bien engagé).",
    "c": [],
    "e": "Ces ordres évitent les blessures et le ripage. Le chef lit/positionne, l'équipier frappe. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Pression de service du DFA (dispositif de forcement d'accès pneumatique) ?",
    "a": "15 bar (ramenés depuis 300 bar)",
    "c": [
     "300 bar",
     "15 bar (ramenés depuis 300 bar)",
     "6 bar",
     "1 bar"
    ],
    "e": "Détendeur 300 → 15 bar. Vérin écarteur 1,5 T, vérin percuteur-pousseur 4,5 T. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Le DFA est utilisable sur quelles portes ?",
    "a": "Portes de 63 à 140 cm, mais PAS les portes tirantes",
    "c": [
     "Toutes les portes",
     "Portes de 63 à 140 cm, mais PAS les portes tirantes",
     "Uniquement les tirantes",
     "Uniquement < 60 cm"
    ],
    "e": "Non adapté aux tirantes, interdit depuis une échelle à coulisse, MEA interdit comme ancrage, joint torique vert uniquement. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Tu prépares l'ouverture au DFA d'une porte blindée. Où te positionnes-tu au moment du FORCER ?",
    "a": "Ne jamais rester devant la porte. À défaut, à 5 m à plat ventre ou à genoux (protection contre le cône d'expansion thermique et l'éjection du DFA). Sur blindée : 3 pressions — haut, bas, puis centre.",
    "c": [],
    "e": "L'appareil délivre sa pleine puissance ~10 s. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Tu arrives sur un feu d'appartement, porte palière fermée à forcer, et ton chef d'agrès te commande de forcer. Que fais-tu en premier ?",
    "a": "Établir et charger la LDV en eau AVANT la phase de forcement (protection contre un phénomène thermique à l'ouverture, lecture du feu). Agir sans précipitation, dimensionner l'ouvrant, prévoir de pouvoir refermer.",
    "c": [],
    "e": "Forcer sans lance = risque de flashover/backdraft à l'ouverture. Piège : forcer avant d'avoir vérifié que la porte est fermée. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Comment éviter le rebond de la tronçonneuse à disque ?",
    "a": "Ne pas couper avec le quart supérieur du disque, tenue à deux mains, hors du plan de coupe",
    "c": [
     "Couper avec le haut du disque",
     "Ne pas couper avec le quart supérieur du disque, tenue à deux mains, hors du plan de coupe",
     "Couper d'une seule main",
     "Se pencher au-dessus"
    ],
    "e": "Le quart supérieur du disque provoque le rebond (projection vers l'utilisateur). Tablier obligatoire, CO produit (aération/ARI). (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Pour forcer un rideau métallique à lames en gardant le contrôle de l'ouvrant, quelle technique ?",
    "a": "Le rectangle (3 coupes verticales, lames glissées)",
    "c": [
     "Le triangle (tipi)",
     "Le rectangle (3 coupes verticales, lames glissées)",
     "Sortir le rideau des rails",
     "Une seule coupe horizontale"
    ],
    "e": "Le rectangle permet de gérer la taille d'ouverture (donc l'apport d'air). Ne jamais sortir le rideau de ses rails. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Avant de forcer, il faut d'abord vérifier que la porte est réellement fermée.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Piège classique : forcer une porte… déjà ouverte ou simplement claquée. On vérifie d'abord. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Sur une porte montée sur paumelles (et non charnières serties), quelle possibilité de forcement cela ouvre-t-il ?",
    "a": "Déboîter la porte par soulèvement de la branche femelle",
    "c": [
     "Aucune, il faut forcer le verrou comme d'habitude",
     "Déboîter la porte par soulèvement de la branche femelle",
     "Utiliser uniquement le DFA",
     "Découper les gonds à la tronçonneuse"
    ],
    "e": "La paumelle est une articulation démontable par soulèvement, alternative à l'attaque du verrou ; une charnière sertie impose au contraire une attaque côté verrou. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Combien de familles de rideaux métalliques distingue le GDR TDF, et lesquelles ?",
    "a": "3 : ajouré, articulé, à lames pleines",
    "c": [
     "2 : ajouré et à lames pleines",
     "3 : ajouré, articulé, à lames pleines",
     "4 : ajouré, articulé, lames pleines, grillagé",
     "1 seule famille : à lames"
    ],
    "e": "La tringlerie de verrouillage est visible à l'arrière sur le rideau à lames. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Sur une fenêtre de toit Velux à PROJECTION, où se trouvent les verrous accessibles ?",
    "a": "En bas",
    "c": [
     "En haut",
     "En bas",
     "Sur les côtés",
     "Au centre"
    ],
    "e": "À l'inverse, sur un Velux à rotation, les verrous sont accessibles en haut. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Un volet roulant électrique est bloqué en position basse (impossible à relever). Comment accéder à la vitre ?",
    "a": "Écarter un des rails de guidage pour dégager le volet, ou forcer le coffrage pour neutraliser le verrouillage",
    "c": [
     "Forcer le moteur pour le faire remonter",
     "Écarter un des rails de guidage pour dégager le volet, ou forcer le coffrage pour neutraliser le verrouillage",
     "Attendre le retour du courant",
     "Utiliser uniquement le DFA sur le volet"
    ],
    "e": "Le coffrage neutralise le système de sangles, câbles ou lamelles qui verrouille le volet. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel est l'effet de l'accouplement de deux barres Halligan (fourches chevauchées, herminette frappée au sol) ?",
    "a": "Cela double la force exercée au niveau de l'herminette",
    "c": [
     "Cela double la force exercée au niveau de l'herminette",
     "Cela réduit le poids de l'outil de moitié",
     "Cela sert uniquement au transport",
     "Cela remplace le DFA"
    ],
    "e": "Le désaccouplement se fait uniquement en jetant l'ensemble au sol. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Une porte montée sur paumelles peut être déboîtée par simple soulèvement, contrairement à une charnière sertie qui impose une attaque côté verrou.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Distinction clé du vocabulaire du bloc porte. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le DFA peut être mis en œuvre depuis une échelle à coulisse pour gagner en hauteur sur une façade.",
    "a": "Faux, c'est interdit",
    "c": [],
    "e": "Le DFA depuis une échelle à coulisses est interdit, de même que le MEA comme point d'ancrage de la longe d'amarrage en Y. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Tu dois forcer une porte de garage à manœuvre électrique, disjonctée. Que sais-tu du dispositif de débrayage avant d'engager ton binôme dessus ?",
    "a": "Très peu d'installations en sont équipées : il ne faut pas compter dessus",
    "c": [
     "Toutes les portes en disposent, il suffit de l'actionner",
     "Très peu d'installations en sont équipées : il ne faut pas compter dessus",
     "Le débrayage est automatique dès la coupure de courant",
     "Il n'existe pas de portes de garage à manœuvre électrique"
    ],
    "e": "Moteur embrayé sous tension = manœuvre extérieure impossible. Même disjonctée, très peu de portes disposent d'une sécurité de débrayage ; double verrouillage fréquent. Prévoir d'emblée un forcement mécanique (Halligan/DFA). (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelles sont les dimensions de la cale de forcement, et à quoi correspond son épaisseur ?",
    "a": "Longueur environ 12 cm, épaisseur 4 cm ; l'épaisseur est identique à celle de l'herminette dans sa partie la plus épaisse",
    "c": [],
    "e": "Surnommée la « 3e main du forceur », elle maintient l'écartement acquis. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que signifie la SET LINE sur la fourche de la barre Halligan ?",
    "a": "La profondeur d'engagement cible de la fourche (hauteur de la jonction entre les deux dents)",
    "c": [],
    "e": "À distinguer de la GAP LINE (herminette, 4,5 cm maxi). Sur porte poussante, on arrête les frappes quand la SET LINE atteint le butoir. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel est le principe de la technique du SWING sur une porte intérieure de faible résistance ?",
    "a": "Frapper le pointeau contre le montant pour le planter, puis appuyer le carré de frappe de l'Halligan sur la porte pour forcer",
    "c": [],
    "e": "Technique réservée aux portes intérieures à encadrement bois (chambre, WC, salle de bains). (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Toutes les autres techniques ont échoué sur une porte équipée d'une barre anti-panique. Décrivez la méthode de forcement.",
    "a": "Les barres anti-panique sont réglementairement à environ 1 m du sol. Repérer la hauteur de percement à mi-largeur de la porte (ajouter la longueur de l'herminette au-dessus), faire deux trous au pointeau espacés de l'épaisseur de l'herminette, les joindre à l'herminette, élargir par demi-cercles, puis engager la fourche. Mettre l'outil en appui sur la barre anti-panique (quart de tour pour gagner quelques centimètres) et faire levier à l'aide de la hache.",
    "c": [],
    "e": "Avantage : permet de refermer le volume après la mission et de minimiser les dégâts. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Tu dois accéder à une victime dans un véhicule à la portière verrouillée, sans moyen hydraulique. Décrivez le principe et une précaution essentielle.",
    "a": "Principe de la « boîte de conserve » : engager l'herminette dans l'espace montant/portière, frapper à la hache, forcer en sens inverse du pointeau, en répétant l'opération sur toute la hauteur du montant pour ouvrir progressivement la portière. Précaution essentielle : maintenir la poignée intérieure ouverte avec la cale ou une balle de mousse pour éviter le re-verrouillage.",
    "c": [],
    "e": "Lunettes baissées et gants type B minimum pour cette manœuvre. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelle est la position du frappeur selon la hauteur de l'Halligan par rapport au plexus/sternum ?",
    "a": "Halligan au-dessus du plexus : frappeur debout. Halligan en dessous du plexus : frappeur à genou ou en trépied.",
    "c": [],
    "e": "Le chef reste concentré sur la zone outil/ouvrant/cadre, l'équipier sur la zone de frappe. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Tu viens de forcer l'accès à un feu d'appartement par la porte palière. Une fois l'accès créé, que rends-tu compte à ton chef d'agrès ?",
    "a": "La technique et l'outil employés (Halligan, DFA ou tronçonneuse), que l'accès est créé et utilisable, si l'ouvrant peut être refermé ou non (impact sur l'apport d'air/la ventilation), et toute anomalie rencontrée (résistance anormale, ripage, ou bouteille DFA vide si l'allonge ne revient pas après la purge).",
    "c": [],
    "e": "Le chef d'équipe reste garant du choix technique et de la coordination avec le binôme d'attaque ; le chef d'agrès a besoin de ces informations pour adapter sa tactique (ventilation, progression). (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Ton chef d'agrès te commande de forcer une porte d'entrée de local commercial : tu vois les charnières de ton côté. Quel outil privilégies-tu et pourquoi ?",
    "a": "Le set de forcement (barre Halligan), pas le DFA : les charnières visibles côté forceur indiquent une porte tirante, sur laquelle le DFA n'est pas approprié.",
    "c": [],
    "e": "Toujours lire l'ouvrant avant de choisir l'outil : porte tirante = charnières visibles, technique au SET (écarter/engager/forcer) ; le DFA est réservé aux portes poussantes/blindées de 63 à 140 cm. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Tu es en pleine phase de forcement au SET. Dans quelles conditions peux-tu donner l'ordre DRIVE à ton équipier, et pourquoi la prudence est-elle de mise ?",
    "a": "Uniquement si l'outil est suffisamment engagé et si l'équipier est précis dans ses frappes, ce qui demande de la pratique. À défaut, l'ordre DRIVE expose à un risque de ripage : en cas de doute, on reste sur des ordres FRAPPE unitaires.",
    "c": [],
    "e": "DRIVE enchaîne les frappes jusqu'à STOP : c'est au chef d'équipe de juger, avant de le donner, que les conditions de sécurité sont réunies. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "En mission incendie, que vérifies-tu sur l'EPI de ton équipier avant d'engager le binôme de forcement ?",
    "a": "Tenue de feu complète, casque avec lunette baissée, ARI capelé si nécessaire, gants de type B ou C.",
    "c": [],
    "e": "En SUAP/PPABE en renfort, l'EPI est allégé : TSI manches baissées, casque lunette baissée, gants type B. L'EPI adapté dépend du contexte de mission, c'est une vérification qui précède l'engagement du binôme. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Tu dois mettre en œuvre le DFA en hauteur sur une façade. Le MEA est à proximité et une échelle à coulisses est disponible : peux-tu t'en servir, et que fais-tu à la place ?",
    "a": "Non : le DFA est interdit depuis une échelle à coulisses, et le MEA est interdit comme point d'ancrage de la longe d'amarrage en Y. Il faut ancrer la longe en Y sur un point fixe au-dessus du DFA, ou à défaut respecter un périmètre sol d'au moins 10 m si aucune longe n'est possible.",
    "c": [],
    "e": "Ces interdictions protègent contre la chute et l'éjection du DFA lors de la mise en pression en hauteur ; ce n'est pas une option laissée à l'appréciation du binôme. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Tu dois forcer une porte comportant plusieurs points de verrouillage possibles. Comment procèdes-tu pour identifier lesquels sont réellement fermés avant de commencer le forcement ?",
    "a": "En poussant successivement en haut, au centre et en bas de la porte et en observant l'écartement à chaque point : la présence de plusieurs verrous ne signifie pas qu'ils sont tous fermés.",
    "c": [],
    "e": "Vérification systématique avant d'engager la technique : elle évite de forcer un point déjà libre et guide le choix de la stratégie (un seul point à traiter, ou « voiler » la porte sur plusieurs points). (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Sur un feu d'appartement, avant de lancer la phase FORCER de la porte palière, que dois-tu avoir confirmé côté binôme d'attaque ?",
    "a": "Que le binôme d'attaque est en place et que sa LDV est en eau, prêt à intervenir dès l'ouverture : le forcement ne doit jamais précéder cette mise en place, l'ouverture pouvant provoquer un phénomène thermique.",
    "c": [],
    "e": "Le binôme de forcement ouvre POUR le binôme d'attaque, jamais avant qu'il soit prêt : la coordination entre les deux équipes conditionne la sécurité de l'ouverture. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Tu forces une porte au Halligan comportant deux points de verrouillage rapprochés, distants de moins de 50 cm. Comment adaptes-tu ta technique ?",
    "a": "Tu travailles entre les deux points de verrouillage pour les forcer simultanément, plutôt que de traiter chaque point séparément du haut vers le bas.",
    "c": [],
    "e": "Sur une porte multipoints classique, la stratégie consiste à « voiler » la porte du haut vers le bas (ou l'inverse) pour faire céder les points un à un ; l'exception est ce cas de deux points rapprochés. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Avant de mettre en œuvre le DFA, que contrôles-tu sur le détendeur, et à quoi reconnais-tu une bouteille vide au moment du retrait de l'appareil ?",
    "a": "Le joint torique du détendeur doit être VERT — aucun autre ne convient. Une bouteille vide se reconnaît au retrait : l'allonge du vérin ne revient pas en position initiale après la purge. Une fois purgé, le DFA ne nécessite aucune autre opération : il est immédiatement prêt pour une autre manœuvre.",
    "c": [],
    "e": "Ces deux contrôles évitent une panne en cours de mission : un joint non conforme est une non-conformité d'emploi, pas une négligence. La formulation antérieure imposait de remplacer la bouteille avant toute nouvelle mise en œuvre — cette obligation ne figure pas dans le guide, qui dit l'inverse sur le point de l'appareil lui-même. (GDR TDF, SDIS 91, version 1, février 2023, p. 43.)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "En pleine série de frappes DRIVE, ton équipier ripe à plusieurs reprises alors que l'outil semblait bien engagé. Quelle est ta décision ?",
    "a": "Tu arrêtes immédiatement (STOP) et tu ne poursuis pas en DRIVE : un ripage répété signale que les conditions de sécurité de cet ordre ne sont plus réunies. Tu réévalues la technique ou l'outil (repositionnement, passage au DFA si le SET ne suffit pas) plutôt que d'insister.",
    "c": [],
    "e": "L'ordre DRIVE n'est valable que tant que l'outil est bien engagé et l'équipier précis ; s'entêter expose au ripage et donc à un risque de blessure. (GDR TDF SDIS 91)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Ton chef d'agrès te commande : « Ouverture de la porte palière, technique à ton choix. » Comment traduis-tu cet ordre pour ton équipier ?",
    "a": "Tu annonces la technique retenue (par exemple le SET Halligan après lecture de l'ouvrant) et le rôle de frappeur qui en découle, puis tu diriges la manœuvre avec les 4 ordres normalisés : FRAPPE pour chaque coup, STOP pour interrompre, CALE pour conserver l'écart, DRIVE seulement si les conditions le permettent.",
    "c": [],
    "e": "Le chef d'agrès fixe l'objectif, à charge pour le chef d'équipe de choisir la technique et de la traduire en ordres précis à son équipier : c'est le cœur de son rôle de commandement du binôme. (GDR TDF SDIS 91)"
   }
  ]
 },
 {
  "id": "sauvegarde",
  "domain": "incendie",
  "ic": "🆘",
  "t": "Sauvegarde opérationnelle",
  "fig": [
   [
    "Sauvegarde opérationnelle",
    "protection de l'INTERVENANT (pas des biens)"
   ],
   [
    "3 règles",
    "ne pas se faire piéger · connaître repli · connaître secours"
   ],
   [
    "Minimum personnel",
    "1 binôme de sécurité pour 1 binôme engagé"
   ],
   [
    "Consommation de base",
    "100 L/min (10 à 135 selon effort)"
   ],
   [
    "Sifflet fin de charge",
    "55 bar SDIS 91 (GTO national : 50 bar) — consomme 4-7 L/min"
   ],
   [
    "Façadage",
    "A (accès) · B · C · D dans le sens horaire"
   ],
   [
    "Itinéraire de secours",
    "échelle à mains ≤ 2e étage · MEA/déverrouillage au-delà du 3e"
   ],
   [
    "Binôme de sauvetage",
    "≥ 270 bar, mission exclusive"
   ],
   [
    "Signal d'évacuation",
    "« Évacuation » ×3 + 2 tons ≥ 30 s (national) — SDIS 91 : 2 min"
   ],
   [
    "3 axes de la sauvegarde",
    "physique · opérationnelle · mentale"
   ],
   [
    "EAS",
    "Espace d'Attente Sécurisé — abri PMR en ERP, utilisable par les SP en situation dégradée"
   ],
   [
    "Prévoir sa conso réelle d'air",
    "le triple de la moyenne si effort + stress"
   ],
   [
    "Officier sécurité",
    "désigné dès la montée en puissance du dispositif"
   ],
   [
    "Déshabillage sauveteur inconscient",
    "2 SP minimum, ~30 secondes"
   ]
  ],
  "s": "<h3>Définition</h3>\n  <p>La <strong>sauvegarde opérationnelle</strong> = ensemble des notions, comportements et techniques pour <strong>préserver l'intégrité physique du sapeur-pompier</strong> (à ne pas confondre avec la « protection / sauvegarde des biens » de la MGO, qui concerne le sinistré). « Le plus important est d'être toujours en mesure de se protéger soi-même. » Elle concerne tous les intervenants : COS, binôme engagé, binôme de sécurité, officier sécurité.</p>\n  <h3>Trois axes, trois familles de situations</h3>\n  <p>La préparation repose sur <strong>trois axes</strong> : <strong>physique</strong>, <strong>opérationnelle</strong> et <strong>mentale</strong> (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 1re éd. 02/2024, p.5). Elle répond à <strong>trois familles de situations dégradées</strong> (même source, p.11) :</p>\n  <ul>\n    <li><strong>Évolution du sinistre ou du cadre</strong> : phénomène thermique, explosion, effondrement.</li>\n    <li><strong>Évolution de l'état du sapeur-pompier</strong> : dissociation du binôme, désorientation, piégeage dans des fils/câbles, blessure, malaise.</li>\n    <li><strong>Dégradation du matériel</strong> : rupture d'air, perte radio, rupture d'établissement.</li>\n  </ul>\n  <h3>Les 3 règles de base</h3>\n  <ol>\n    <li>Ne jamais se retrouver dans une situation nécessitant d'être récupéré.</li>\n    <li>Toujours connaître son <strong>itinéraire de repli</strong>.</li>\n    <li>Toujours connaître son <strong>itinéraire de secours</strong>.</li>\n  </ol>\n  <h3>La règle des minimums</h3>\n  <ul>\n    <li><strong>Personnels</strong> : 1 <strong>binôme de sécurité</strong> pour 1 binôme engagé en zone d'exclusion, dès que possible. Ce ratio est un premier échelon, pas la capacité réelle d'extraction.</li>\n    <li><strong>Temps</strong> : lié à l'air (conso ~100 L/min de référence, 10 à 135 L/min selon l'effort — GDR EMV SDIS 91, p.11 et 17). « Mieux vaut changer de bouteille à moitié pleine que rester piégé à 3 m de la sortie. »</li>\n    <li><strong>Risque</strong> : identifié et mesuré avant tout engagement, avec adaptation des techniques et du matériel.</li>\n  </ul>\n  <p>Place dans la MGO : la sauvegarde opérationnelle est <strong>permanente</strong> — avant, pendant et après l'engagement. Sans sécurité des intervenants, pas de reconnaissance, d'attaque ni de sauvetage des victimes. Un <strong>officier sécurité</strong> est désigné dès la montée en puissance du dispositif : il veille au zonage, au port des EPI adaptés, au langage commun (façades, niveaux, itinéraires), au facadage, aux communications tactiques, au tableau de gestion des personnels, aux parcs à matériel de proximité, aux itinéraires de secours balisés, à l'éclairage de nuit et à la zone de réhabilitation.</p>\n  <h3>Façadage, itinéraires & balisage</h3>\n  <p>Façade <strong>A</strong> = accès principal, puis <strong>B, C, D</strong> dans le sens <strong>horaire</strong> (4 façades, 4 secteurs, 4 angles, 1 centre — GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, p.13). <strong>Itinéraire de repli</strong> (chemin normal, prioritaire, laissé libre) ≠ <strong>itinéraire de secours</strong> (substitut anticipé, personnel et matériel dédiés : échelles à mains du 1er au 2e étage, <strong>MEA ou déverrouillage des accès</strong> à partir du 3e étage — GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, p.14 ; le SDIS 91 arme des échelles à coulisse pour cet usage, GDR EMV SDIS 91, p.44). Balises <strong>vertes</strong> = issues/zones sûres, <strong>rouges</strong> = danger (GDR EMV SDIS 91, p.45-46) ; jamais en ligne continue dans les volumes enfumés — « effet Petit Poucet » (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, p.15).</p>\n  <p>Mise en place d'une <strong>échelle à coulisse</strong> en itinéraire de secours par un seul sapeur-pompier : retourner l'échelle (grand plan vers la façade), vérifier l'engagement des parachutes, augmenter le piétage, positionner le haut juste sous le rebord de l'ouvrant, caler/amarrer, balise verte en partie haute.</p>\n  <h4>Espace d'Attente Sécurisé (EAS)</h4>\n  <p>Zone de mise à l'abri des flammes, fumées et chaleur, destinée initialement au public PMR dans les ERP. Utilisable par les sapeurs-pompiers en situation dégradée si l'itinéraire de secours devient impraticable : zone à l'air libre, portes coupe-feu, éclairage de sécurité. Autres replis possibles : pièce ou escalier encloisonné, couloir protégé.</p>\n  <h3>Signal d'évacuation d'urgence</h3>\n  <p><em>(⚠️ Corrigé le 30/07/2026 : le signal est déclenché sur ordre du <strong>COS, de l'officier sécurité ou d'un chef de secteur</strong> — jamais par un simple chef d'agrès. GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, p.17, vérifié directement sur la page source.)</em> <strong>« Évacuation » ×3</strong> (voix + radio) + <strong>deux tons continu au moins 30 secondes</strong> (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, p.17 ; le signal exact est défini par chaque SIS — le SDIS 91 applique 2 minutes : GDR EMV SDIS 91, p.24, GDR TASSS SDIS 91, p.31). Objectifs : évacuer la zone d'exclusion, interdire tout auto-engagement, prendre en charge les impactés, remplacer les engins impactés, stabiliser puis revenir à la normale. Chacun rejoint le point de rassemblement identifié par le chef d'agrès ou le COS ; chaque chef d'agrès y rend compte de la situation de son équipage au COS ou au chef de secteur. <strong>Réintégration sur ordre du COS uniquement.</strong></p>\n  <h3>Franchissement d'obstacles & évacuation de dernier recours</h3>\n  <p>Avant tout franchissement : évaluer dimensions, nature, solidité, stabilité après l'obstacle.</p>\n  <ul>\n    <li><strong>Fils / câbles</strong> : être le plus lisse possible, passer dessous au sol, s'aider d'un outil si besoin (manche de hache, pince coupe-câble).</li>\n    <li><strong>Passage étroit en avant</strong> : sans desserrer les sangles ; <strong>sur le dos</strong> : bouteille engagée en premier, reconnaissance préalable.</li>\n    <li><strong>Profil réduit</strong> : bras et épaules repositionnés, desserrage possible.</li>\n    <li><strong>Retrait de l'ARI</strong> : dernier recours uniquement, remise en place en veste ou par-dessus la tête.</li>\n  </ul>\n  <p><strong>Bail-out par fenêtre</strong> : sur une échelle à coulisse préalablement amarrée et calée, pied augmenté ; en attente, position d'attente sur le rebord de la fenêtre. <strong>Descente sur tuyau</strong> (bail-out) : tuyau amarré préalablement, mains croisées au niveau de la tête, pieds croisés ; l'équipier reste en haut pour assurer puis descend à son tour assuré depuis le sol. Si le tuyau est vide, réaliser un <strong>nœud simple en amont de l'amarrage</strong>. <strong>Ne jamais amarrer un tuyau au niveau d'un raccord.</strong> Des techniques de respiration économique existent pour gagner du temps d'attente : saut d'une respiration, intervalle respiratoire, méthode Reilly, méthode 2/4 (à s'entraîner en amont).</p>\n  <h3>Auto-sauvetage & sauvetage du sauveteur (rappel)</h3>\n  <p>Face à un imprévu (explosion, effondrement), le binôme réalise d'abord un <strong>point rapide</strong> : blessures, stabilité du volume autour de lui, air respirable et autonomie restante, présence d'une lance à proximité, contact visuel/physique avec l'équipier, présence d'une ligne guide ou d'un tuyau, état de la radio — puis choisit entre <strong>tenter une évacuation</strong> (si l'effort reste possible) ou <strong>se mettre en condition d'attente</strong> pour économiser l'air.</p>\n  <p>Message de détresse <strong>NELAR</strong>, attente <strong>AAALEERTER</strong>, <strong>auto-packaging</strong> avant toute perte de conscience (sangle ventrale sous la cuisse) — détaillés dans le chapitre TASSS. Le <strong>binôme de sauvetage</strong> s'engage à <strong>≥ 270 bar</strong>, mission <strong>exclusive et prioritaire</strong> (pas de couplage avec reconnaissance ou attaque), avec capacités physiques et mentales pleines et outils embarqués (sangles d'extraction, Halligan, caméra thermique, gaffe). Sifflet de fin de charge à <strong>55 bar au SDIS 91</strong> (consomme 4-7 L/min) ; le GTO national Sauvegarde opérationnelle retient <strong>50 bar</strong> — connaître les deux, appliquer 55 bar dans le 91.</p>\n  <p>Paramètres spécifiques du sauvetage du sauveteur : <strong>anticipation</strong> (culture opérationnelle, itinéraires repérés dès l'engagement) ; <strong>victime particulière</strong> (équipement ARI/tenue de feu/ceinturon imposant des techniques dédiées) ; <strong>gestion de l'affect</strong> (risque de sidération, d'auto-engagement, d'empathie dégradant la procédure — le COS peut relever du personnel et activer un soutien psychologique) ; <strong>renfort secours</strong> (demande précoce d'un renfort dédié au CODIS, sans stopper l'intervention en cours).</p>\n  <h4>Déshabillage d'un sauveteur inconscient en tenue de feu</h4>\n  <p>À <strong>2 sauveteurs minimum</strong>, réalisable en <strong>~30 secondes</strong> (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, p.45) : un à la tête (T), un entre les jambes (J). (J) retire la sangle ventrale puis les gants ; (T) retire le casque, desserre les bretelles, retire le masque (coupe la SAD) puis la cagoule ; (J) ouvre la veste ; (T) saisit les manches en arrière et annonce « prêt », (J) saisit le bas du pantalon et tire en reculant : la victime sort de veste et d'ARI d'un bloc.</p>\n  <h4>Ton rôle de chef d'équipe</h4>\n  <p>Avant l'engagement, tu <strong>vérifies</strong> : contrôle croisé de l'ARI de ton équipier (bouteille pleine, manomètre lu ensemble), port intégral des EPI, prise en compte du façadage annoncé, repérage avec lui des itinéraires de repli et de secours, identification du point de rassemblement et du signal d'évacuation.</p>\n  <p>Pendant l'engagement, tu <strong>commandes</strong> à ton équipier de rester indissociable du binôme, de faire circuler l'information en continu, de gérer son air (position économique, respiration maîtrisée) et de rester vigilant sur l'évolution du sinistre ; vous balisez au besoin les issues (vert) et les dangers (rouge).</p>\n  <p>En situation dégradée, tu <strong>rends compte</strong> sans délai par le message <strong>NELAR</strong> puis engages la procédure <strong>AAALEERTER</strong> ; tu adaptes le franchissement d'obstacles à la configuration rencontrée et t'extrais par l'itinéraire de repli puis de secours.</p>\n  <p>En cas de sauvetage d'un équipier, tu commandes le packaging rapide, l'assistance en air, mobilises les techniques adaptées (sangle, Halligan, traction parallèle, tirer-pousser) et demandes un renfort au CODIS.</p>\n  <p><strong>Tes critères de repli</strong> : sifflet de fin de charge (55 bar au SDIS 91 ; 50 bar au GTO national), baisse anormale de pression signalée par ton équipier, dissociation du binôme, ordre ou signal d'évacuation reçu, évolution dangereuse du sinistre ou du cadre — mieux vaut se replier tôt que rester piégé à quelques mètres de la sortie.</p>\n  <p><strong>Point de vigilance sécurité</strong> : au désengagement, rassemblement et compte rendu au chef d'agrès, vérification du matériel. Un dispositif de sauvetage lourd type Denver Drill (3 sauveteurs, choix du personnel et de sa capacité en air par le COS) ou Nance Drill dépasse le niveau d'un seul binôme : <span class=\"warn\">ce n'est pas ta décision d'y engager seul ton équipe</span>, ton rôle est de rendre compte immédiatement au chef d'agrès/COS pour déclencher le renfort dédié.</p>\n<h3>Relations avec les autres acteurs</h3>\n  <ul>\n    <li><strong>Binôme de sécurité</strong> : dédié, jamais engagé en reconnaissance ou attaque simultanément.</li>\n    <li><strong>Chef d'agrès / chef de secteur / officier sécurité</strong> : rendent compte et reçoivent les ordres d'évacuation.</li>\n    <li><strong>CODIS</strong> : demande précoce d'un renfort secours en cas de sauvetage de sauveteur.</li>\n    <li><strong>Échelier</strong> : veille permanente du MEA positionné en itinéraire de secours (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, p.16).</li>\n    <li><strong>Soutien psychologique</strong> : activé par le COS après un sauvetage de sauveteur.</li>\n  </ul>\n  <h3>Pièges à éviter</h3>\n  <ul>\n    <li>Violer plusieurs règles de base simultanément (repli, secours, assistance) : chances de survie effondrées.</li>\n    <li>Surestimer sa réserve d'air réelle : prévoir <strong>le triple</strong> de la consommation moyenne en cas d'effort et de stress.</li>\n    <li>Aligner des balises vertes en continu (« effet Petit Poucet ») ou confondre itinéraire de repli et de secours.</li>\n    <li>Retirer la SAD ou son ARI trop tôt (risque d'enfumage), alors qu'une autre technique de franchissement est possible.</li>\n    <li>Amarrer un tuyau au niveau du raccord lors d'une descente, ou ignorer le sifflet de fin de charge (4-7 L/min « perdus »).</li>\n    <li>Engager un binôme de sauvetage fatigué ou sous 270 bar, ou coupler sa mission avec une autre.</li>\n  </ul>\n  <div class=\"note\">La sauvegarde est <strong>permanente</strong> : sans sécurité des intervenants, pas de reconnaissance, d'attaque ni de sauvetage.</div>\n  <h4>Références</h4>\n  <ul>\n    <li><strong>Guide de Techniques Opérationnelles (GTO) — Sauvegarde opérationnelle</strong>, DGSCGC/DSP/SDDRH/BDFE, 1ʳᵉ édition, février 2024, 52 p., ISBN 978-2-11-167901-6 — référentiel national de ce chapitre, consulté intégralement (authenticité recoupée avec le catalogue officiel PNRS/ENSOSP) ; source de la quasi-totalité du contenu vérifié le 27/07/2026 (3 règles de base p.12, 3 axes et 3 familles de situations p.5 et 11, façadage p.13, itinéraires p.14, balises/« effet Petit Poucet » p.15, échelier p.16, sifflet 50 bar p.27, bail-out p.28-29, NELAR/AAALEERTER p.19-21, retrait ARI p.24, binôme de sauvetage p.33, Denver Drill p.36-37, déshabillage sauveteur p.45).</li>\n    <li><strong>GDR EMV SDIS 91</strong> (Guide Départemental de Référence — Engagement en milieux viciés), 24 mars 2023 — fixe le sifflet de fin de charge à <strong>55 bar</strong> pour le matériel du SDIS 91 (p.28) et les itinéraires de secours par étage (échelle à coulisse/MEA, p.44), valeurs départementales à appliquer en priorité sur le seuil/la règle nationale.</li>\n    <li><strong>GDR TASSS</strong>, SDIS 91, 31 août 2021 — référentiel départemental (Techniques d'Auto-Sauvetage et de Sauvetage de Sauveteur), amené à être renommé GDR « Sauvegarde opérationnelle » (note de déclinaison SDIS 91 du 23/03/2026), reprend l'essentiel des techniques du GTO national avec le matériel en dotation.</li>\n  </ul>",
  "q": [
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que protège la « sauvegarde opérationnelle » ?",
    "a": "L'intégrité physique de l'intervenant (le sapeur-pompier lui-même), pas les biens",
    "c": [],
    "e": "À ne pas confondre avec la phase « protection / sauvegarde des biens » de la MGO, non traitée ici. (GDR TASSS SDIS 91, 31/08/2021, p.11-12)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Citez les 3 règles de base de la sauvegarde opérationnelle.",
    "a": "1) Ne jamais se retrouver dans une situation nécessitant d'être récupéré. 2) Toujours connaître son itinéraire de repli. 3) Toujours connaître son itinéraire de secours.",
    "c": [],
    "e": "Ces trois règles structurent tout le chapitre : ne jamais se mettre dans une situation où l'on doit être récupéré par d'autres, et toujours savoir par où se replier ou évacuer en urgence. (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 1re éd. 02/2024, p.12)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Avant d'engager ton binôme en zone d'exclusion, quel dispositif minimal de sécurité dois-tu t'assurer d'avoir en place côté personnel ?",
    "a": "Un binôme de sécurité pour un binôme engagé",
    "c": [
     "Un binôme de sécurité pour un binôme engagé",
     "Deux engins minimum",
     "Un officier par SP",
     "Aucun minimum"
    ],
    "e": "« Un binôme de sécurité mis en place pour 1 binôme engagé, dès que possible » — note du GTO : ce chiffre ne correspond pas à la capacité réelle du dispositif à venir en aide, mais à un premier échelon sécuritaire. (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 1re éd. 02/2024, p.12 ; GDR EMV SDIS 91, p.24-25)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Consommation d'air moyenne de référence en engagement ?",
    "a": "100 L/min (10 à 135 selon l'effort)",
    "c": [
     "10 L/min",
     "100 L/min (10 à 135 selon l'effort)",
     "300 L/min",
     "500 L/min"
    ],
    "e": "100 L/min = valeur de référence citée pour les simplifications de calcul ; consommation réelle de 10 L/min (économie d'air) à 135 L/min (effort très intense) selon l'activité (40-70 modéré, 90-100 intense). (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, p.12 et 25 ; GDR EMV SDIS 91, p.11 et 17 — corrige la borne basse, précédemment à 40 L/min)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Ton sifflet de fin de charge se déclenche pendant ta progression : à quelle pression, et quelle est ta conduite à tenir ?",
    "a": "À 55 bar (SDIS 91) ; c'est le signal qu'il faut engager sans délai le repli (mieux vaut changer de bouteille à moitié pleine que rester piégé à 3 m de la sortie)",
    "c": [],
    "e": "Le sifflet consomme alors 4-7 L/min « perdus » : l'ignorer est un piège identifié par le GTO. Le GTO national Sauvegarde opérationnelle retient 50 bar (p.27) ; le GDR EMV SDIS 91 retient 55 bar (p.28) pour le matériel départemental — dans les deux cas, repli immédiat. (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 1re éd. 02/2024, p.27 ; GDR EMV SDIS 91, p.28)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Tu donnes un point de situation radio à ton chef d'agrès et dois préciser ta position sur le bâtiment : comment nomme-t-on les façades, et dans quel ordre ?",
    "a": "A (accès principal), puis B, C, D dans le sens horaire",
    "c": [],
    "e": "Convention nationale de nommage : la façade A est l'accès principal, puis B, C, D en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre autour du bâtiment (soit 4 façades, 4 secteurs, 4 angles et le centre de la structure). (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 1re éd. 02/2024, p.13)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton équipier doit sortir par l'itinéraire de secours au 4e étage : quel moyen mobilises-tu ?",
    "a": "Échelles à mains jusqu'au 2e étage, MEA au-delà du 3e",
    "c": [
     "Toujours l'ascenseur",
     "Échelles à mains jusqu'au 2e étage, MEA au-delà du 3e",
     "Uniquement les escaliers",
     "Toujours le MEA"
    ],
    "e": "Le GTO distingue les deux premiers étages, desservis par des échelles à mains, du 3e étage et au-delà, où l'on bascule sur les moyens élévateurs aériens ou le déverrouillage des accès. L'itinéraire de secours est anticipé, avec personnel et matériel dédiés. (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 1re éd. 02/2024, p.14 ; le SDIS 91 arme spécifiquement des échelles à coulisse, GDR EMV SDIS 91 p.44)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Tu poses les balises de repérage avec ton équipier pendant la progression : que signifient le vert et le rouge, et quel piège dois-tu éviter ?",
    "a": "Vert = issue/zone sûre, rouge = danger ; ne pas les aligner en ligne continue (« effet Petit Poucet »)",
    "c": [
     "Vert = danger, rouge = sûr",
     "Vert = issue/zone sûre, rouge = danger ; ne pas les aligner en ligne continue (« effet Petit Poucet »)",
     "Elles indiquent la température",
     "Elles n'ont pas de sens normalisé"
    ],
    "e": "Ces balises ne servent qu'à indiquer les issues : les aligner en continu dans un volume enfumé crée l'« effet Petit Poucet », où l'on ne distingue plus la bonne sortie parmi toutes les balises alignées. (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 1re éd. 02/2024, p.15 ; GDR EMV SDIS 91, p.45-46 pour les couleurs)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Comment se manifeste le signal d'évacuation d'urgence (GTO Sauvegarde) ?",
    "a": "« Évacuation » ×3 (voix/radio) + deux tons continu au moins 30 secondes",
    "c": [
     "Un simple coup de sifflet",
     "« Évacuation » ×3 (voix/radio) + deux tons continu au moins 30 secondes",
     "Une sirène de 5 minutes",
     "Un SMS"
    ],
    "e": "Valeur nationale confirmée telle quelle : « pendant au moins 30 secondes » (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, p.17). Point de vigilance SDIS 91 : le GDR EMV SDIS 91 (p.24) et le GDR TASSS SDIS 91 (p.31) appliquent 2 minutes en pratique départementale — connaître les deux valeurs."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Le signal d'évacuation vient de cesser et le sinistre te paraît stabilisé : peux-tu, avec ton équipier, réintégrer la zone de ta propre initiative ?",
    "a": "Le COS uniquement",
    "c": [
     "N'importe quel chef d'équipe",
     "Le COS uniquement",
     "Le conducteur",
     "L'officier sécurité seul"
    ],
    "e": "« Le réengagement de personnels sur la zone d'opération s'effectue sur ordre du COS » — citation littérale. (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 1re éd. 02/2024, p.17)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Pression minimale d'un binôme de sauvetage à l'engagement ?",
    "a": "≥ 270 bar, mission exclusive",
    "c": [
     "200 bar",
     "≥ 270 bar, mission exclusive",
     "55 bar",
     "150 bar"
    ],
    "e": "270 bar = pression d'engagement (bouteille 300 bar) ; mission exclusive et prioritaire, jamais couplée avec une reconnaissance ou une attaque. (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 1re éd. 02/2024, p.33 ; GDR EMV SDIS 91, p.25-26 et 28)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Qu'est-ce que l'« auto-packaging » et quand le réalise-t-on ?",
    "a": "Passer sa propre sangle ventrale sous la cuisse (transformer le dossard en harnais) pour faciliter son extraction — à réaliser AVANT toute perte de conscience probable, en orientant aussi son projecteur vers l'arrivée présumée des secours.",
    "c": [],
    "e": "Deux réflexes à avoir avant de risquer de perdre conscience : orienter son projecteur vers l'arrivée présumée des secours, et réaliser son auto-packaging (sangle ventrale sous la cuisse) pour préparer son extraction et gagner du temps. (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 1re éd. 02/2024, p.21 ; GDR TASSS SDIS 91, p.17 et 34)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la différence entre itinéraire de repli et itinéraire de secours ?",
    "a": "Le repli est le chemin d'accès normal, prioritaire et laissé libre (supporte les moyens hydrauliques) ; le secours est un itinéraire de substitution, anticipé, utilisé si le repli devient impraticable.",
    "c": [],
    "e": "Définitions quasi littérales : le repli « permet le repli avec les moyens hydrauliques » ; le secours « se substitue au premier dans le cas où celui-ci ne serait plus praticable ». Le secours est dédié (personnel + matériel), anticipé. (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 1re éd. 02/2024, p.14 ; GDR EMV SDIS 91, p.44-45)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "La sauvegarde opérationnelle couvre aussi la protection des biens du sinistré.",
    "a": "Faux, elle ne concerne que la protection de l'intervenant ; la protection des biens relève d'une autre phase de la MGO",
    "c": [],
    "e": "La sauvegarde opérationnelle est définie comme un ensemble de méthodes destinées à évaluer le risque, se préserver et soustraire un équipier ou se soustraire d'un danger réel et immédiat — la protection des biens du sinistré n'y figure pas. (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 1re éd. 02/2024, p.11 ; GDR TASSS SDIS 91, p.11-12)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Ton chef d'agrès te demande, alors que ton binôme assure la sécurité, de basculer temporairement en renfort attaque pour un imprévu : est-ce conforme à ta mission ?",
    "a": "Faux, ta mission de binôme de sécurité est exclusive et ne doit jamais être couplée avec une autre, même temporairement",
    "c": [],
    "e": "Le binôme de sauvetage a une mission exclusive et prioritaire — le sauvetage d'un ou plusieurs sapeurs-pompiers — qui ne peut jamais être couplée, même ponctuellement, avec une reconnaissance ou une attaque. (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 1re éd. 02/2024, p.33 ; GDR EMV SDIS 91, p.25)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Un officier sécurité doit être désigné dès la montée en puissance du dispositif.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Désigner un officier sécurité dès la montée en puissance du dispositif aide le COS à gérer le désordre opérationnel d'une intervention qui grossit. (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 1re éd. 02/2024, p.13 ; FOps Organisation de la chaîne de commandement SDIS 91, 06/02/2025, p.4 et 18)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quels sont les trois axes de préparation de la sauvegarde opérationnelle ?",
    "a": "Physique, opérationnelle et mentale",
    "c": [],
    "e": "« Prendre en compte la sauvegarde opérationnelle selon trois grands axes que sont les préparations physique, opérationnelle et mentale » — citation quasi littérale. (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 1re éd., février 2024, ISBN 978-2-11-167901-6, p.5)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Citez les trois familles de situations pouvant nécessiter la sauvegarde opérationnelle, avec un exemple chacune.",
    "a": "1) Évolution du sinistre ou du cadre : phénomène thermique, explosion, effondrement. 2) Évolution de l'état du sapeur-pompier : désorientation, piégeage, blessure, malaise. 3) Dégradation du matériel : rupture d'air, perte radio, rupture d'établissement.",
    "c": [],
    "e": "Trois catégories distinctes citées telles quelles : évolution du sinistre/cadre ; évolution de l'état des intervenants ; dégradation des matériels. (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 1re éd. 02/2024, p.11)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Qu'est-ce qu'un Espace d'Attente Sécurisé (EAS) et dans quel contexte un sapeur-pompier peut-il l'utiliser ?",
    "a": "Une zone de mise à l'abri des flammes, fumées et chaleur, initialement destinée au public à mobilité réduite dans les ERP (zone à l'air libre, portes coupe-feu, éclairage de sécurité). Un sapeur-pompier peut s'y replier en situation dégradée si son itinéraire de secours devient impraticable.",
    "c": [],
    "e": "L'EAS complète les autres replis possibles : pièce ou escalier encloisonné, couloir protégé. (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 1re éd. 02/2024, p.16 ; GDR TASSS SDIS 91, p.12-13 ; GDR EMV SDIS 91, p.45)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Ton itinéraire de secours devient impraticable et tu dois évacuer en urgence par une descente sur tuyau (bail-out) : quelles règles de sécurité respectes-tu avant et pendant la descente ?",
    "a": "Le tuyau doit être amarré préalablement ; mains croisées au niveau de la tête et pieds croisés pour la descente ; l'équipier reste en haut pour assurer puis descend à son tour, assuré depuis le sol ; si le tuyau est vide, réaliser un nœud simple en amont de l'amarrage ; ne jamais amarrer au niveau d'un raccord.",
    "c": [],
    "e": "Technique et consignes confirmées quasi mot pour mot (mains croisées tête, pieds croisés, équipier assure puis descend, nœud simple si tuyau vide, jamais au raccord). (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 1re éd. 02/2024, p.29 ; GDR TASSS SDIS 91, p.41-42)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ta progression croise des fils ou câbles électriques au sol : que fais-tu avant de franchir ?",
    "a": "Être le plus lisse possible et passer dessous au sol, en s'aidant d'un outil si besoin",
    "c": [
     "Passer par-dessus, debout",
     "Être le plus lisse possible et passer dessous au sol, en s'aidant d'un outil si besoin",
     "Couper systématiquement tout câble rencontré",
     "Ignorer l'obstacle et avancer normalement"
    ],
    "e": "Rester le plus lisse possible pour ne pas accrocher sa tenue, passer au plus près du sol, et s'aider au besoin de ses bras ou d'un outil (manche de hache, pince coupe-câble). (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 1re éd. 02/2024, p.22 ; GDR TASSS SDIS 91, p.14)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Tu dois estimer ton autonomie en air avant un engagement physique intense, sous stress : quelle règle de prudence appliques-tu ?",
    "a": "Prévoir le triple de sa consommation moyenne en cas d'effort et de stress",
    "c": [
     "Se fier uniquement à la moyenne théorique",
     "Prévoir le triple de sa consommation moyenne en cas d'effort et de stress",
     "Ne jamais vérifier son manomètre",
     "Attendre systématiquement le sifflet avant de se replier"
    ],
    "e": "« Selon l'effort produit, la condition physique, la gestion du stress émotionnel… cette consommation peut être du simple au triple » — citation littérale. (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 1re éd. 02/2024, p.12)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Un binôme de sauvetage s'engage pour extraire ton équipier en détresse : que fais-tu vis-à-vis du CODIS, et à quel moment ?",
    "a": "Par une demande de renfort dédiée et précoce, sans stopper l'intervention en cours",
    "c": [
     "Il n'a pas à être informé",
     "Par une demande de renfort dédiée et précoce, sans stopper l'intervention en cours",
     "Uniquement après la fin de l'extraction",
     "Seulement si le premier binôme de sauvetage échoue"
    ],
    "e": "Sauver un sapeur-pompier blessé mobilise d'importants moyens : il faut maintenir la continuité de l'intervention en cours tout en déployant un dispositif dédié, d'où l'intérêt d'un renfort secours engagé sans délai par le CODIS. (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 1re éd. 02/2024, p.32)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel est le rôle de l'échelier dans une logique de sauvegarde opérationnelle ?",
    "a": "Assurer une veille permanente du MEA positionné en itinéraire de secours",
    "c": [
     "Surveiller uniquement le point de rassemblement",
     "Assurer une veille permanente du MEA positionné en itinéraire de secours",
     "Remplacer le binôme de sécurité",
     "Gérer le tableau de gestion des personnels"
    ],
    "e": "Une fois le moyen élévateur aérien positionné comme itinéraire de secours, il n'est plus dévolu qu'à cette seule fonction ; c'est l'échelier qui en garantit la permanence par une veille continue. (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 1re éd. 02/2024, p.16)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quand le retrait de l'ARI pour franchir un obstacle est-il envisageable ?",
    "a": "En tout dernier recours uniquement, si aucune autre technique de franchissement n'est possible",
    "c": [
     "Dès qu'un passage semble étroit",
     "En tout dernier recours uniquement, si aucune autre technique de franchissement n'est possible",
     "Systématiquement avant tout profil réduit",
     "Jamais, quelle que soit la situation"
    ],
    "e": "« Cette technique ne doit être mise en œuvre qu'en dernier recours si le passage de l'obstacle n'est pas réalisable avec les autres techniques » — citation littérale (risque d'enfumage lors du rééquipement). (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 1re éd. 02/2024, p.24 ; GDR TASSS SDIS 91, p.16)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Une explosion survient à proximité et tu perds le contact avec ton équipier. Avant tout message de détresse, que fais-tu en premier ?",
    "a": "Un point rapide : blessures, stabilité du volume autour de toi, air respirable et autonomie restante, présence d'une lance à proximité, contact visuel/physique avec ton équipier, présence d'une ligne guide ou d'un tuyau, état de ta radio. Tu choisis ensuite entre tenter une évacuation (si l'effort reste possible) ou te mettre en condition d'attente pour économiser l'air.",
    "c": [],
    "e": "Ce point rapide précède et conditionne le message NELAR : il détermine si tu évacues ou si tu te mets en attente. (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 1re éd. 02/2024, p.19-20 ; GDR TASSS SDIS 91, p.13)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quels outils un binôme de sauvetage doit-il avoir embarqués à l'engagement ?",
    "a": "Sangles d'extraction, Halligan, caméra thermique et gaffe",
    "c": [
     "Uniquement une caméra thermique",
     "Sangles d'extraction, Halligan, caméra thermique et gaffe",
     "Un extincteur portatif",
     "Aucun outil spécifique, seulement l'ARI"
    ],
    "e": "Le binôme de sauvetage embarque sangles d'extraction, barre Halligan, caméra thermique et gaffe pour faciliter la recherche et la traction de la victime. (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 1re éd. 02/2024, p.33 ; GDR EMV SDIS 91, p.25-26)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Sur quel support s'effectue un bail-out par fenêtre, et quelle position adopter en attente ?",
    "a": "Sur une échelle à coulisse préalablement amarrée et calée, pied augmenté ; en attente, position d'attente sur le rebord de la fenêtre",
    "c": [],
    "e": "À distinguer de la descente sur tuyau, qui répond à des règles propres (nœud simple en amont si tuyau vide, jamais d'amarrage au raccord). (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 1re éd. 02/2024, p.28-29 ; GDR TASSS SDIS 91, p.18-19)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton équipier est victime d'un malaise dans un couloir étroit et reste conscient. Que fais-tu en priorité, avant toute technique d'extraction ?",
    "a": "Évaluation-stabilisation : origine du problème, conscience, respiration, équipements, puis message NELAR immédiat",
    "c": [
     "Retirer directement son ARI pour l'aider à respirer",
     "Évaluation-stabilisation : origine du problème, conscience, respiration, équipements, puis message NELAR immédiat",
     "Le tracter immédiatement par les pieds sans bilan",
     "Attendre le binôme de sauvetage sans rien faire"
    ],
    "e": "Avant toute extraction, le sauveteur évalue successivement l'origine du problème, la conscience, la respiration et les équipements techniques de son équipier, puis lance sans délai un message NELAR. (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 1re éd. 02/2024, p.33 ; GDR TASSS SDIS 91, p.32-34)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Ton chef d'agrès te commande une reconnaissance façade C : avant d'engager ton binôme, que vérifies-tu et que rappelles-tu à ton équipier ?",
    "a": "Tu contrôles son ARI avec lui (bouteille pleine, manomètre lu ensemble), le port intégral de ses EPI, tu prends en compte le façadage annoncé, tu repères avec lui les itinéraires de repli et de secours ainsi que le point de rassemblement et le signal d'évacuation, et tu lui rappelles de rester indissociable du binôme et de gérer son air.",
    "c": [],
    "e": "Traduire un ordre en manœuvre commence par ces vérifications avant tout engagement : c'est le premier réflexe du chef d'équipe. (GDR EMV SDIS 91, 24/03/2023, p.24-28 — contrôle croisé, enregistrement, itinéraires)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "À l'issue de ta reconnaissance, que rends-tu compte à ton chef d'agrès sur le plan de la sauvegarde opérationnelle, indépendamment des éléments du sinistre lui-même ?",
    "a": "L'état de l'itinéraire emprunté (repli praticable ou non), ton autonomie en air restante, l'état de ton équipier, et tout point de vigilance identifié (obstacle franchi, balisage posé, risque repéré).",
    "c": [],
    "e": "Ce compte rendu permet au chef d'agrès d'ajuster le dispositif de sécurité pour la suite de l'intervention. (GDR EMV SDIS 91, p.25-27 ; GDR TASSS SDIS 91, p.12-13)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton équipier te signale une baisse anormale de sa pression d'air alors que vous êtes encore loin de la sortie : quelle est ta décision ?",
    "a": "Engager sans délai le repli par l'itinéraire connu",
    "c": [
     "Continuer la progression jusqu'au sifflet de fin de charge",
     "Engager sans délai le repli par l'itinéraire connu",
     "Attendre les instructions du CODIS avant de bouger",
     "Retirer l'ARI de ton équipier pour économiser l'air"
    ],
    "e": "Le sifflet de fin de charge impose déjà un retour obligatoire du binôme ; une baisse anormale avant ce seuil appelle le même réflexe, sans attendre. (GDR EMV SDIS 91, 24/03/2023, p.28)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Ton binôme est confronté à une situation de sauvetage de sauveteur nécessitant un dispositif type Denver Drill : c'est à toi seul de décider de l'engager.",
    "a": "Faux, ce type de dispositif dépasse le niveau d'un seul binôme ; ton rôle est de rendre compte immédiatement au chef d'agrès/COS pour qu'il déclenche le renfort dédié",
    "c": [],
    "e": "Le Denver Drill demande un engagement physique important à trois sauveteurs ; le choix du personnel et sa capacité en air relèvent du COS, pas d'un seul binôme. (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 1re éd. 02/2024, p.36-37 ; GDR TASSS SDIS 91, p.49-51)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton chef d'agrès t'ordonne par radio un repli immédiat pendant que tu es engagé en reconnaissance : quel itinéraire empruntes-tu en priorité ?",
    "a": "L'itinéraire de repli, sauf s'il est devenu impraticable auquel cas tu bascules sur l'itinéraire de secours",
    "c": [
     "Toujours l'itinéraire de secours quel que soit le cas",
     "L'itinéraire de repli, sauf s'il est devenu impraticable auquel cas tu bascules sur l'itinéraire de secours",
     "Le chemin le plus court même non balisé",
     "Tu attends l'arrivée du binôme de sécurité avant de bouger"
    ],
    "e": "L'itinéraire de secours est un substitut anticipé, pas le premier choix : il ne prend le relais que si le repli est impraticable. (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 1re éd. 02/2024, p.14 ; GDR EMV SDIS 91, p.44-45)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Tu es piégé ou blessé en situation dégradée : à quel moment et sous quelle forme alertes-tu ?",
    "a": "Sans délai, par le message NELAR, avant d'engager la procédure d'attente AAALEERTER",
    "c": [],
    "e": "NELAR (message de détresse) et AAALEERTER (attente des secours) sont détaillés au chapitre TASSS ; ici, retiens le réflexe : rendre compte immédiatement, sans attendre. (GTO Sauvegarde opérationnelle, DGSCGC, 1re éd. 02/2024, p.20-21 ; GDR TASSS SDIS 91, p.16-17 et 21-22)"
   }
  ]
 },
 {
  "id": "fdf",
  "domain": "incendie",
  "ic": "🌲",
  "t": "Feux de forêts & espaces naturels",
  "fig": [
   [
    "Règle des 30",
    "pente > 30° · T° > 30 °C · hygrométrie < 30 % · vent > 30 km/h = très haut risque"
   ],
   [
    "Seuil de maîtrise au sol",
    "≈ 2 000 kW/m (niveau 3 CEMAGREF, attaque directe limite)"
   ],
   [
    "Attaque indirecte",
    "impérative à partir de 7 000 kW/m (niveau 5) ; à considérer dès 3 500 kW/m (niveau 4 CEMAGREF/IRSTEA)"
   ],
   [
    "Distances de rayonnement",
    "≈100 m (feu très intense) · 65-70 m (soutenu) · 50-55 m (modéré)"
   ],
   [
    "UIFF",
    "2 CCF classe M/S, VLHR en complément selon le département — chef = FDF2"
   ],
   [
    "GIFF",
    "1 VLHR + 3 CCFM + 1 CCFS (18 SP) — commandé par un FDF3"
   ],
   [
    "Colonne FDF",
    "3 GIFF mini + PC/SSO/logistique/pionniers — commandée par un FDF4"
   ],
   [
    "Classes CCF (CU mini)",
    "CCFL 600 L · CCFM 1 500 L · CCFS 5 000 L — CA mini 300 L (les 3 classes)"
   ],
   [
    "Air respirable cabine",
    "10 min mini pour 4 personnes à 30 L/min/personne"
   ],
   [
    "Hydratation",
    "3,5 à 5 L / 24 h, avant d'avoir soif"
   ],
   [
    "Rythme d'engagement",
    "16 h engagement maxi · 8 h repos/24 h · autonomie logistique 48 h"
   ],
   [
    "STOPD (CCF)",
    "pente ≤ 50 % · dévers ≤ 30 %"
   ],
   [
    "Masque de fuite",
    "autonomie 6 min, usage repli/dégagement uniquement"
   ],
   [
    "Largage de sécurité",
    "évacuer 40 m de part et d'autre de l'axe de l'aéronef"
   ],
   [
    "Balayage attaque mobile",
    "1/3 dans le brûlé + 2/3 en végétation non brûlée"
   ],
   [
    "Queue de paon 500 L/min",
    "écran ~7 m × 25 m, autonomie 6 min (citerne mi-pleine)"
   ]
  ],
  "s": "<h3>Vocabulaire et comportement du feu</h3>\n<p>Un feu de forêt se décrit par sa <strong>morphologie</strong> : <strong>tête</strong> (partie qui progresse le plus vite, dans le sens du vent et de la pente), <strong>flancs</strong> gauche et droit, <strong>arrière</strong>, et des formes secondaires — <strong>doigts</strong>, <strong>baies</strong>, <strong>pénétrantes</strong>, <strong>rocade</strong>. La <strong>lisière</strong> est la bordure du feu, brûlée ou en cours de traitement. Quatre modes de propagation : <strong>conduction</strong> (marginale, ~5 %), <strong>rayonnement</strong> (transfert à distance par ondes), <strong>convection</strong> (panache ascensionnel, moteur principal sur pente et sous le vent) et les <strong>sautes de feu</strong> (brandons projetés, jusqu'à plusieurs centaines de mètres devant le front, créant des foyers secondaires).</p>\n<p>Cinq strates de végétation : <strong>humus</strong>, <strong>muscinale/litière</strong>, <strong>herbacée</strong>, <strong>arbustive</strong>, <strong>arborescente</strong>. Trois types de feu selon la strate atteinte : <strong>feu de sol</strong> (humus, souterrain, lent), <strong>feu de surface</strong> (strates basses, le plus fréquent), <strong>feu de cimes</strong> (très intense, attaque indirecte impérative).</p>\n<p>Un feu naît de la réunion de trois éléments : <strong>combustible</strong>, <strong>comburant</strong> et <strong>énergie d'activation</strong> (triangle du feu). Deux notions distinctes qualifient la végétation : la <strong>combustibilité</strong> (aptitude à propager le feu) et l'<strong>inflammabilité</strong> (délai avant ignition) ; elles dépendent de l'essence, de la teneur en eau, de la surface de contact et de la charge (t/ha) du combustible.</p>\n<h3>Facteurs de propagation et analyse de la zone d'intervention</h3>\n<p>Trois familles de facteurs structurent l'analyse : <strong>végétation</strong> (type, charge, continuité, hygrométrie des combustibles), <strong>topographie</strong> (la pente double environ la vitesse de propagation tous les +10°, adrets plus secs, configurations piégeantes : col, thalweg, cheminée) et <strong>météorologie</strong> (vent en force/direction/rafales/sautes, température, hygrométrie, stabilité de l'air).</p>\n<p><strong>Règle des 30</strong> — signale une situation à très haut risque dès que <strong>4 critères</strong> sont réunis : pente &gt; 30°, température &gt; 30 °C, hygrométrie &lt; 30 %, vent &gt; 30 km/h. Des indices complémentaires (IFM, NSV2, IEPx, ICL, IH, IS, NEP, VPSO, IPSE) orientent le prépositionnement et les niveaux de vigilance.</p>\n<h3>Puissance du feu et seuils d'engagement</h3>\n<p>La <strong>puissance de Byram</strong> (Pf = H × w × r, en kW/m) classe l'intensité linéaire du front selon l'échelle CEMAGREF/IRSTEA en 6 niveaux :</p>\n<ul>\n<li>Niveau 1 (&lt; 350 kW/m) : attaque directe aisée.</li>\n<li>Niveau 2 (350-1 700 kW/m) : attaque directe possible.</li>\n<li>Niveau 3 (1 700-3 500 kW/m) : attaque directe limite — seuil de maîtrise au sol ≈ <strong>2 000 kW/m</strong>.</li>\n<li>Niveau 4 (3 500-7 000 kW/m) : <strong>attaque indirecte</strong>.</li>\n<li>Niveau 5 (7 000-10 000 kW/m) : attaque indirecte impérative.</li>\n<li>Niveau 6 (&gt; 10 000 kW/m) : maîtrise très difficile, repli et défense des points sensibles.</li>\n</ul>\n<h3>Marche Générale des Opérations (MGO feux de forêts)</h3>\n<ol>\n<li><strong>Reconnaissance et analyse ZI</strong> — 360° si possible : tête, flancs, arrière, points sensibles, axes de progression.</li>\n<li><strong>Mesures de sauvegarde</strong> — protection des personnes, évacuation ou confinement, balisage.</li>\n<li><strong>Attaque</strong> en trois phases : <strong>fixer</strong> (stopper la progression), <strong>maîtriser</strong> (ceinturer la lisière), <strong>éteindre</strong> (traitement thermique complet).</li>\n<li><strong>Traitement des lisières</strong> — noyage intégral de la bordure brûlée.</li>\n<li><strong>Surveillance</strong> — guet armé 24 à 48 h, contrôle thermique (caméra, main).</li>\n<li><strong>RCCI</strong> — recherche des causes et circonstances de l'incendie, préservation de la zone d'origine.</li>\n</ol>\n<h3>Dispositifs tactiques</h3>\n<p><strong>Manœuvre offensive principale : l'attaque de flanc</strong> — progression depuis l'arrière vers la tête, par les deux flancs, extinction progressive de la lisière. Sécuritaire et efficace. L'<strong>attaque de front</strong> est réservée aux feux naissants ou faibles (&lt; 2 000 kW/m) ; au-delà, elle est proscrite. La <strong>percée de flanc</strong> permet de traverser un flanc pour isoler un doigt ou un îlot (technique aussi employée en espace agricole, en entrant par la zone déjà brûlée).</p>\n<p><strong>Manœuvres défensives</strong> : défense de points sensibles (DPS — habitations, ERP, campings, lignes HT ; confinement préféré à l'évacuation si habitation en dur, car la majorité des décès FDF surviennent en déplacement), ligne d'appui statique (position tenue sur coupure existante), ligne d'appui dynamique (ligne créée en mouvement).</p>\n<p><strong>Contre-feu et brûlage tactique</strong> : le <strong>contre-feu</strong> est un allumage réactif face au front pour le priver de combustible ; le <strong>brûlage tactique</strong> est planifié (alignement de lisière, zone de repli). Le contre-feu se classe selon la pente (à plat, montant — bénéficie de l'effet de pente, franchissement limité — ou descendant, plus lent) et selon l'orientation (frontal, latéral, arrière) ; l'allumage se fait à la torche d'égouttement, en continu, par points, ou en lignes parallèles. L'article <strong>L131-3 du code forestier</strong> permet au COS d'y recourir même sans autorisation du propriétaire. Emploi réservé à du personnel qualifié (cadre CFT mini), autorisation formelle du COS, information des chefs de secteur et de l'officier AERO.</p>\n<p><strong>Forestage</strong> : ouverture rapide de lignes d'appui à l'aide d'engins (bulldozers, tracteurs-forestiers) ; le groupe d'appui type FORMISC réalise environ 300 m d'ouverture en 1 h ou 1 km de piste en une journée.</p>\n<p><strong>Attaque mobile depuis CCF en progression</strong> (technique privilégiée) : le 1er CCF applique un <strong>balayage 1/3 dans le brûlé + 2/3 en végétation non brûlée</strong> (jet droit, mouvement vertical rabattant les flammes) ; le 2e CCF complète l'extinction avec le même balayage et assure la sécurité du premier. L'<strong>attaque à l'arrêt par établissement</strong> s'emploie uniquement sur feu non violent quand le relief, l'enlisement ou la végétation interdisent la pénétration.</p>\n<h3>Organisation des moyens et qualifications</h3>\n<p><strong>Qualifications</strong> : <strong>FDF1</strong> (équipier), <strong>FDF2</strong> (chef d'agrès), <strong>FDF3</strong> (chef de groupe), <strong>FDF4</strong> (chef de colonne), COD2 (conducteur CCF).</p>\n<p><strong>Unités organiques (emboîtement)</strong> : <strong>UIFF</strong> = 2 CCF classe M ou S, commandée par un FDF2 (chef UIFF = chef d'agrès du 1er CCF) ; <strong>ULIFF</strong> = UIFF renforcée d'un CCFS ; <strong>UFEN</strong> = 1 VLHR + 1 CCFM, unité dédiée aux feux de montagne ; <strong>GIFF</strong> = 1 VLHR + 4 CCF (3 de classe M + 1 de classe S, soit 18 sapeurs-pompiers), commandé par un chef de groupe FDF3 ; <strong>GPIHF</strong> (groupe protection interface habitat-forêt) = défense du bâti en dur, sans manœuvre offensive FDF ; <strong>colonne FDF</strong> = 3 GIFF minimum + éléments de commandement/soutien/logistique/pionniers, commandée par un FDF4. Des renforts extra-départementaux zonaux et nationaux peuvent être activés par la CIRCOSC ou le COGIC. Règle de regroupement : tout engin isolé doit être rattaché dès que possible à un chef de groupe ou un GIFF.</p>\n<p><strong>Classes de CCF</strong> : <strong>CCFL</strong> (MTC ≤ 7,5 t, CU mini 600 L), <strong>CCFM</strong> (7,5 &lt; MTC ≤ 14-16 t selon les deux occurrences du GTO, CU mini 1 500 L), <strong>CCFS</strong> (MTC &gt; 14-16 t, CU mini 5 000 L) ; CA mini 300 L dans les 3 classes (capacité d'autoprotection, réservée à l'aspersion cabine, <strong>non consommable</strong> pour les lances). Le <strong>CCR</strong> (camion-citerne rural) n'a ni autoprotection ni air respirable : <strong>pas d'emploi FDF offensif</strong>, réservé aux feux de récoltes et terrains peu accidentés.</p>\n<h3>Matériel spécifique</h3>\n<p>Lance 500 (débit variable jusqu'à 500 L/min, DN 45), lance 150 (150 L/min, DN 25), lance 20/7 (fût tronconique, jet plein, idéale pour jalonner un établissement et servir de refuge en cas de saute), queue de paon 500 L/min DN 45 (écran ~7 m × 25 m, autonomie 6 min citerne mi-pleine) et 1000 L/min DN 70 (écran ~10 m × 30 m), vanne d'arrêt FDF et division mixte à clapet (maintiennent la permanence de l'eau lors des transformations), hydro-éjecteur (ravitaillement quand l'aspiration est impossible, nécessite 300 L mini en citerne), claies de portage 25 (~20 kg) et 45 (~25 kg) regroupant 4 tuyaux + division + lances pour les établissements longs. Le retardant terrestre (DIR) dispose d'une capacité initiale de 80 000 L (pose 1 km sur 6 m en 1 h). Les distances d'établissement au niveau GIFF (4 lances 500 à 120 m, 2 lances 500 à 280 m, EGL &gt; 440 m) relèvent de la décision du chef de groupe (FDF3), pas de celle du chef d'équipe : ta mission reste d'exécuter et de rendre compte, pas de dimensionner l'établissement du groupe. Matériels complémentaires : pelles-pioches, battes à feu, tronçonneuses, allumoirs (torches de brûlage), caméras thermiques, moto-pompes, tuyaux de refoulement, citernes souples. <strong>Principe général</strong> : toutes les manœuvres s'exécutent du point d'eau vers le point d'attaque, dans le respect de la <strong>permanence de l'eau</strong> ; l'équipier 2 établit ses tuyaux avant l'équipier 1 pour que ce dernier soit au plus près du point d'attaque.</p>\n<p><strong>EPI spécifique feux de forêts</strong> : tenue de service incendie (TSI, norme NF EN 15614), tenue feu textile (NF EN 469 pour certaines missions), cagoule, casque F2, gants, rangers, dispositif haute visibilité NF EN 20471 pour les manœuvres défensives ; appareil respiratoire ou masque filtrant selon les fumées et la tâche, non systématiques.</p>\n<p><strong>Moyens aériens</strong> : Canadair CL-415 (indicatif <strong>PELICAN</strong>, écopeur, 6 t d'eau), DASH 8 Q400 MR (indicatif <strong>MILAN</strong>, 10 t d'eau ou retardant), Beechcraft 200 (indicatif <strong>BENGALE</strong>, avion de coordination ACO). Les moyens aériens départementaux utilisent les indicatifs <strong>HORUS</strong> (avions ou hélicoptères d'observation/coordination, ex. Horus 30) et <strong>MORANE</strong> (hélicoptères bombardiers d'eau départementaux, ex. Morane 72, Morane 84). Le <strong>retardant</strong>, largué par les DASH (indicatif MILAN) dans le cadre du guet aérien armé retardant (GAAr), en amont de la tête, ralentit la propagation. Conduite au sol lors d'un largage : personnels prévenus, <strong>à genoux ou derrière un obstacle, dos au largage</strong>. Le DIH (Dispositif d'Intervention Héliporté) permet des établissements jusqu'à 2 km par dévidoir aérien DN 70, exclusivement de jour aéronautique, pour les feux inaccessibles (falaises, îles, pitons). Le DIS (Dispositif d'Intervention Spécialisé) assure la surveillance des fumeroles et points chauds, l'extinction fine des lisières et l'ouverture de layons.</p>\n<h3>Dispositions spécifiques aux espaces naturels</h3>\n<p><strong>Espaces agricoles</strong> : faire la part du feu avec les exploitants (bande de sol nu de 10 à 20 m de large) ; attaque privilégiée par percée de flanc, pénétration par la zone déjà brûlée, lances en jet diffusé ; cultures pyro-résistantes (tournesol, maïs, luzerne) exploitables en appui ; le miscanthus a un potentiel calorifique comparable à une garrigue haute (action périphérique uniquement). Ne jamais attaquer un front ascendant en position haute.</p>\n<p><strong>Montagne</strong> : attaque de flanc depuis la base, remontée vers la tête ; vigilance sur le foehn (multiples feux simultanés) et les versants sud. <strong>Déprise</strong> (terrains à l'abandon) : cartographie souvent absente, ressources en eau incertaines, engagement en isolé puis rattachement dès que possible à un chef de groupe. <strong>Interface périurbaine</strong> : protection des enjeux humains et du bâti prioritaire, moyens aériens souvent contraints.</p>\n<h3>Sécurité individuelle et collective</h3>\n<p><strong>Cabine = Espace de Survie Réflexe (ESR)</strong> : en cas d'embrasement, l'équipage se réfugie cabine fermée, moteur en marche, autoprotection enclenchée (rideaux d'eau), rétroviseurs rabattus, ventilation coupée, feux allumés, ceintures bouclées. Ne jamais quitter la cabine sauf ordre.</p>\n<p><strong>Repli d'urgence vers la cabine</strong> (séquence impérative) : 1) ordre de repli du chef d'agrès ; 2) personnels accroupis, <strong>lance ouverte en jet diffusé</strong> de protection ; 3) coiffe du <strong>masque de fuite</strong> (appareil isolant, autonomie <strong>6 min</strong>, usage exclusif repli/dégagement, jamais en reconnaissance ni en sauvetage) ; 4) le <strong>tuyau sert de ligne guide</strong> jusqu'au CCF, les personnels s'enchaînent ; 5) le conducteur enclenche l'autoprotection, récupère l'équipage par la face non exposée, ouvre surpression et air respirable, actionne l'avertisseur sonore. Si le repli cabine est impossible : gagner une zone pyro-résistante (zone déjà brûlée à privilégier, cabanon, piscine, pierrier).</p>\n<p><strong>Règles d'engagement</strong> : ne jamais se laisser enfermer dans une combe, un thalweg ou un vallon en U sous le vent ; toujours identifier une <strong>zone de repli</strong> et un <strong>itinéraire de dégagement</strong> avant toute action ; ne pas progresser à pied dans l'axe du vent à flanc de feu ; surveiller la <strong>saute de vent</strong> (bascule brise de mer/terre ou passage de front, provoquant une inversion brutale du sens de propagation : un flanc devient tête, exposant des intervenants qui s'y croyaient à l'abri). <strong>Distances minimales de rayonnement</strong> : ~100 m (feu très intense), 65-70 m (soutenu), 50-55 m (modéré). Principe permanent <strong>LACES/LCES</strong> : Lookouts (guetteur), Anchor point (point d'ancrage), Communications, Escape routes (itinéraire de repli), Safety zones (zone de sécurité).</p>\n<p><span class=\"warn\">Vigilance renforcée</span> sur les câbles électriques tombés, les citernes pressurisées et les stockages domestiques (GPL, fioul) à proximité d'une intervention en interface. Éviter de rouler cuve mi-pleine (effet de ballant, risque de renversement) ; ne jamais stationner sous une ligne à très haute tension encore sous tension ; la chaleur prolongée en zone brûlée dégrade irréversiblement les pneumatiques (vigilance STOPD).</p>\n<p><strong>Rythme et hydratation</strong> : engagement 16 h maximum, 8 h de repos par 24 h, autonomie logistique 48 h. Hydratation 3,5 à 5 L/24 h selon charge et chaleur, avant d'avoir soif, alimentation fractionnée. <strong>STOPD</strong> pour tout franchissement en tout-terrain : S'arrêter (reconnaissance, personnel à pied), Terrain, Obstacle, Pente (≤ 50 % pour un CCF, de face), Dévers (≤ 30 %).</p>\n<p><strong>Autoprotection du CCF</strong> (isolé) : évacuation si possible, fermeture des vannes, regroupement en cabine, mise en œuvre de l'aspersion, alerte hiérarchique par message de détresse ANTARES, avertisseurs sonores/lumineux, demande de renforts et/ou de largage de sécurité. En <strong>autodéfense UIFF</strong>, si le 1er CCF est en panne ou enlisé, le 2e CCF le dépasse côté végétation non brûlée pour s'interposer entre le feu et l'engin en difficulté. En <strong>autodéfense GIFF active</strong>, dispositif en carré ou colonne, canons ou queues de paon devant ; en autodéfense passive, CCF serrés pare-chocs à moins de 1 m, personnels rapatriés en cabine. Le <strong>largage de sécurité</strong> ne se demande qu'en autodéfense (jamais en appui offensif), avec accord du COS/AERO et évacuation de 40 m de part et d'autre de l'axe de l'aéronef ; l'autorisation de largage n'est donnée qu'après mise à l'abri de tous les personnels.</p>\n<h3>Embrasement Généralisé Éclair (EGE)</h3>\n<p>Phénomène le plus extrême, à létalité élevée, regroupant 6 mécanismes : <strong>bulle thermique</strong> (accumulation de gaz chauds en cuvette), <strong>tapis de feu</strong> (avancée rapide au ras du sol sur litière sèche), <strong>fire devil</strong> (tourbillon de feu convectif), <strong>versant à versant</strong> (bascule thermique à travers un vallon étroit), <strong>mini-tornade</strong> (phénomène convectif ample) et <strong>effet Blin</strong> (rabattement du panache par un vent fort opposé). Signes précurseurs : montée rapide de la colonne convective, bruit sourd, rafales de chaleur, inflammation spontanée de houppiers, vent changeant, pluie de cendres. Conduite à tenir : repli immédiat, mise en sécurité en ESR cabine, compte rendu au COS.</p>\n<h4>Ton rôle de chef d'équipe</h4>\n<p><strong>Tu vérifies :</strong> l'EPI de ton équipier (TSI, casque, cagoule, gants, dispositif haute visibilité NF EN 20471 pour les manœuvres défensives), la disponibilité de son masque de fuite, l'autoprotection du CCF avant tout redéploiement, ton hydratation et celle de ton équipier, la connaissance partagée de la zone de repli et de l'itinéraire de dégagement avant toute action.</p>\n<p><strong>Tu commandes :</strong> tu traduis l'ordre du chef d'agrès en manœuvre pour ton équipier (« fixer par les flancs » → attaque de flanc ; « percée » → traversée par la zone déjà brûlée) ; tu répartis les rôles dans le binôme (l'équipier 2 établit avant l'équipier 1, au profit de la permanence de l'eau) ; tu attends l'ordre avant d'établir les lances.</p>\n<p><strong>Tu rends compte :</strong> à l'issue de ta reconnaissance (terrain, végétation, accessibilité, points d'eau, points sensibles — habitat, ERP, lignes HT, campings —, axes de progression et de repli) ; en cours d'action pour toute difficulté, immédiatement, en indiquant ta position et le moyen de protection envisagé ; tu veilles la radio de façon <strong>ascendante permanente</strong> et, en emploi isolé, assures la liaison avec les moyens aériens et signales les obstacles (lignes HT, antennes).</p>\n<p><strong>Tes points de vigilance et critères de repli :</strong> ne jamais te laisser enfermer dans une combe, un thalweg ou un vallon en U sous le vent ; surveiller la saute de vent ; respecter les distances de rayonnement et le principe LACES/LCES ; contrôler EPI, hydratation et fatigue, et solliciter les relèves. <span class=\"warn\">Ce qui n'est pas de ton niveau</span> : dimensionner l'établissement d'un GIFF (décision du chef de groupe FDF3), décider ou déclencher un contre-feu (autorisation du COS, personnel qualifié CFT mini), demander un largage de sécurité hors autodéfense — ton rôle est d'exécuter la mission, de sécuriser ton binôme et de rendre compte.</p>\n<p class=\"src\">Source : GDO Feux de forêts et espaces naturels (DGSCGC, février 2021) et GTO Lutte contre les feux de forêts (DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021).</p>\n<h4>Références</h4>\n<ul>\n<li>Guide de Doctrine Opérationnelle (GDO) « Feux de forêts et espaces naturels » — DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021 (188 p., interieur.gouv.fr). Doctrine nationale : morphologie du feu (p. 57), strates de végétation (p. 15-17), combustibilité/inflammabilité (p. 28-29), échelle de puissance CEMAGREF/IRSTEA (p. 59-60), distances de rayonnement (p. 61, seuil de maîtrise au sol p. 71), attaque de flanc (p. 105-106) et percée de flanc (p. 107), MGO (p. 98-99), hydratation et rythme d'engagement (p. 87, 141), sécurité électrique (p. 88-89), EGE en 6 phénomènes (p. 79), Espace de Survie Réflexe (p. 83).</li>\n<li>Guide de Techniques Opérationnelles (GTO) « Lutte contre les feux de forêts et d'espaces naturels » — DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021 (124 p., interieur.gouv.fr). Techniques et manœuvres : qualifications FDF1-4 (p. 24), UIFF (p. 21), ULIFF (p. 21), GIFF (p. 22), GPIHF (p. 23), CCR (p. 19) et classes de CCF/capacités (p. 46-47), code STOPD (p. 72), masque de fuite (p. 42-43), balayage 1/3-2/3 (p. 76), autodéfense UIFF (p. 49-50), permanence de l'eau et équipier 2 (p. 57), emploi isolé/liaison aérienne (p. 37-38), contre-feu et code forestier L131-3 (p. 103-104), bande de sol nu agricole (p. 95).</li>\n<li>Note opérationnelle n° 2026/1177 du 11/06/2026 « Règles en matière de lutte contre les feux de forêts et d'espaces naturels » — SDIS 91, SDIROS/Groupement des Opérations. Doctrine départementale la plus récente (niveaux d'engagement, GFEN/GIFF, sécurité individuelle et collective, tactiques feux de récoltes/forêts) ; annule et remplace la note 2025/1593.</li>\n<li>Référentiel stagiaire FDF1 — SDIS 91, SDRPH/Groupement Formation, mise à jour la plus récente février 2017 (sections antérieures 2000-2014). Utilisé en complément pour les points propres au SDIS 91 : reconnaissance (p. 45-46), effet Blin (p. 31), composition SDIS 91 du GIFF en 3 CCFM + 1 CCFS (p. 65), risque de ballant citerne mi-pleine (p. 63-64).</li>\n<li>Mémento Chef de Groupe (Gestion opérationnelle et commandement) — SDIS 91, SDIROS/Groupement des Opérations, 03/10/2008 (tableau générique ENSOSP « Groupes type ENSOSP », p. 12 — et non p. 13 comme cité par erreur en première passe, page vierge). Confirme la composition GIFF 1 VLHR + 3 CCF 2000 L + 1 CCF 4000 L, 18 SP (1/4/13).</li>\n<li>Tryptique manœuvres FDF — SDIS 91, SDRPH/Groupement Formation, version juin 2012. Schémas d'établissement et dotation matérielle des GIFF (CCF S/M, VLHR).</li>\n<li>Fiche action feux de récoltes et chaumes (Annexe 1, GTO feux d'espaces naturels) — SDIS 91, SDIROS/Groupement des Opérations, 15/05/2020.</li>\n<li>Règlement opérationnel du SDIS 91 — arrêté n° 2025-SDIS-GO-0001 du 01/01/2025.</li>\n<li>Arrêté du 18 avril 2008 fixant le GNR des techniques professionnelles relatif aux manœuvres feux de forêts — JORF texte 18/228 du 25/04/2008 (texte-cadre, ne contient pas le détail technique).</li>\n<li><span class=\"warn\">Écart national/SDIS 91 signalé</span> : le GIFF national (GDO/GTO DGSCGC 2021) est composé de 1 VLHR + 4 CCF de classe M ; la pratique SDIS 91 documentée (référentiel stagiaire + mémento chef de groupe) est 1 VLHR + 3 CCFM + 1 CCFS. Le code STOPD, la règle des « 30 » à 4 critères (dont la pente), les classes de CCF (CU 600/1 500/5 000 L) et le principe UIFF (2 CCF, VLHR optionnel selon le département) sont ceux du GDO/GTO national — l'ancien référentiel SDIS 91 utilisait par endroits une terminologie différente (« Top D », classification par contenance directe), désormais alignée sur la doctrine nationale 2021 dans cette fiche.</li>\n<li><span class=\"warn\">Non retrouvé dans le fonds disponible</span> : l'acronyme LACES/LCES (guetteur, point d'ancrage, communications, itinéraire de repli, zone de sécurité), la « saute de vent » comme terme technique, le rendement chiffré du forestage (300 m/h), et le vérification systématique de l'autoprotection « avant tout redéploiement » n'ont pas été retrouvés tels quels dans le GDO/GTO 2021 malgré une lecture ciblée — voir le tableau de vérification du chapitre (content/verif/fdf.md) pour le détail question par question.</li>\n<li><span class=\"warn\">Point de vigilance</span> : une capacité de largage de retardant par avion militaire A400M (jusqu'à 20 t) est en cours d'expérimentation par le ministère des Armées et la DGSCGC depuis 2025, qualification des équipages entamée le 20/07/2026 ; ce moyen n'est pas encore intégré à un GDO/GTO et n'est pas repris comme acquis dans cette fiche — à recontrôler lors de la prochaine mise à jour doctrinale.</li>\n</ul>",
  "q": [
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Dans la morphologie d'un feu de forêt, comment nomme-t-on la partie qui progresse le plus vite, dans le sens du vent et de la pente ?",
    "a": "La tête",
    "c": [
     "La tête",
     "Les flancs",
     "L'arrière",
     "Une baie"
    ],
    "e": "« La tête de feu (ou front de flammes) est la lisière de feu poussée par le vent » ; « les flancs sont les lisières qui subsistent après le passage du front » ; « l'arrière est la lisière de feu qui se propage contre le vent ». (GDO Feux de forêts et espaces naturels, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 57)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Qu'est-ce qu'une saute de feu et sur quelle distance peut-elle se produire ?",
    "a": "Un brandon incandescent projeté par le panache convectif devant le front, pouvant créer un foyer secondaire jusqu'à plusieurs centaines de mètres en aval.",
    "c": [],
    "e": "« Des débris végétaux brûlés peuvent parcourir quelques mètres à plusieurs centaines de mètres, voire plusieurs kilomètres ». (GDO Feux de forêts et espaces naturels, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 71)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Tu arrives sur un départ de feu de végétation : thermomètre 32 °C, vent 35 km/h, hygrométrie 25 %, terrain en pente raide. Quelle règle s'applique et quelles sont tes conséquences opérationnelles immédiates ?",
    "a": "La règle des 30 est atteinte sur les 4 critères (pente > 30°, T° > 30 °C, hygrométrie < 30 %, vent > 30 km/h) : situation à très haut risque. Conséquences : propagation rapide pouvant dépasser le seuil de maîtrise au sol (2 000 kW/m), attaque de front à proscrire au profit d'une attaque de flanc ou de manœuvres défensives, distances de rayonnement portées à ~100 m, LCES permanent (guetteur, point d'ancrage, communications, itinéraire de repli, zone de sécurité) et vigilance renforcée sur les sautes de feu et configurations piégeantes.",
    "c": [],
    "e": "« Le risque feux de forêts est considéré comme majeur lorsque les conditions suivantes sont réunies (règle dite des « 30 ») : pente > 30°, température > 30°C, hygrométrie < 30%, vent > 30km/h ». Les distances de rayonnement (100 m / 65-70 m / 50-55 m) et le seuil de maîtrise au sol (≈2 000 kW/m) sont également confirmés dans ce document. (GDO Feux de forêts et espaces naturels, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 39, 61, 71). Le principe LCES/guetteur-point d'ancrage cité dans la réponse n'a en revanche pas été retrouvé sous cette forme dans le fonds consulté (voir la question sur ce principe)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Citer les cinq strates de végétation intervenant dans un feu de forêt.",
    "a": "Humus, muscinale/litière, herbacée, arbustive, arborescente.",
    "c": [],
    "e": "« 1.1. La stratification de la végétation » : humus, strate muscinale (« aussi appelée litière »), strate herbacée, strate arbustive, strate arborescente. (GDO Feux de forêts et espaces naturels, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 15-17 ; la strate arborescente est décrite p. 17)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Parmi les trois types de feu selon la strate atteinte, lequel est très intense et nécessite une attaque indirecte impérative ?",
    "a": "Le feu de cimes",
    "c": [
     "Le feu de sol",
     "Le feu de surface",
     "Le feu de cimes",
     "Le feu de litière"
    ],
    "e": "« On distingue trois types de feux de forêts... les feux de sols, les feux de surface [...], les feux de cimes » : ces derniers « libèrent en général de grandes quantités d'énergie et leur vitesse de propagation est très élevée ». (GDO Feux de forêts et espaces naturels, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 61-65). La mention « attaque indirecte impérative » n'est pas formulée littéralement pour ce cas dans le fonds consulté — voir le tableau de vérification."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton chef d'agrès évalue la puissance du front à 5 000 kW/m sur l'échelle CEMAGREF/IRSTEA. Quel type d'attaque dois-tu retenir ?",
    "a": "L'attaque indirecte (niveau 4)",
    "c": [
     "L'attaque directe, le seuil de maîtrise au sol n'est pas dépassé",
     "L'attaque indirecte (niveau 4)",
     "L'attaque de front en priorité",
     "Le contre-feu immédiat, sans en référer au COS"
    ],
    "e": "5 000 kW/m correspond au niveau 4 « Élevé » (3 500-7 000 kW/m) de l'échelle CEMAGREF/IRSTEA (GDO Feux de forêts et espaces naturels, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 59-60). Le document précise (p. 71) qu'« il est possible de maîtriser un incendie au sol jusqu'à une puissance de 2 000 kW/m, au-delà il faut l'appui de moyens aériens » — le vocabulaire national ne dit pas littéralement « attaque indirecte » pour ce niveau (il distingue plutôt manœuvres offensives/défensives), mais la logique (appui aérien nécessaire au-delà de 2 000 kW/m) va dans le même sens."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton chef d'agrès te commande de fixer le feu par les deux flancs. Quelle manœuvre appliques-tu avec ton équipier ?",
    "a": "L'attaque de flanc, depuis l'arrière vers la tête, par les deux flancs",
    "c": [
     "L'attaque de front, quelle que soit l'intensité",
     "L'attaque de flanc, depuis l'arrière vers la tête, par les deux flancs",
     "Le contre-feu systématique",
     "L'attaque directe de la tête en priorité"
    ],
    "e": "« Elle consiste à engager les moyens sur l'avant du flanc le plus défavorable, afin de le remonter jusqu'à la tête pour stopper la propagation ». C'est la manœuvre offensive principalement utilisée en feu de forêt. (GDO Feux de forêts et espaces naturels, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 105-106)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décrire les six étapes de la Marche Générale des Opérations (MGO) appliquée aux feux de forêts.",
    "a": "1) Analyse de la zone d'intervention et reconnaissance. 2) Mise en sécurité des personnes et des biens. 3) Attaque en trois phases : fixer, maîtriser, éteindre. 4) Traitement des lisières. 5) Surveillance. 6) Recherche des causes et circonstances de l'incendie (RCCI), protection des traces et indices.",
    "c": [],
    "e": "Cette MGO n'est pas une succession strictement linéaire (phases complémentaires, parallèles ou permanentes), mais regroupe ces mêmes actions fortes. (GDO Feux de forêts et espaces naturels, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 98)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton chef d'agrès te positionne en 1er CCF pour une attaque mobile en progression. Comment balayes-tu le jet ?",
    "a": "1/3 dans le brûlé + 2/3 en végétation non brûlée",
    "c": [
     "Uniquement dans le brûlé",
     "1/3 dans le brûlé + 2/3 en végétation non brûlée",
     "Uniquement en végétation non brûlée",
     "2/3 dans le brûlé + 1/3 en végétation non brûlée"
    ],
    "e": "« Un balayage de la lisière active de 1/3 dans le brûlé et 2/3 dans la végétation non brûlée » : le porte-lance du 1er CCF rabat ainsi les flammes par un mouvement vertical, les porte-lances suivants complétant l'action. (GTO Lutte contre les feux de forêts, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 76)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la composition d'une UIFF et qui en est le chef ?",
    "a": "2 CCF de classe M ou S, éventuellement complétés d'une VLHR selon l'organisation départementale (le VLHR n'est pas systématique) ; le chef d'unité est du niveau chef d'agrès feux de forêts (FDF2).",
    "c": [],
    "e": "« L'unité d'intervention feux de forêts (UIFF) est constituée de 2 CCF de classe M ou S » [...] « complétée au besoin et en fonction de l'organisation départementale d'une VLHR ». (GTO Lutte contre les feux de forêts, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 21 ; GDO Feux de forêts et espaces naturels, DGSCGC, p. 95-96)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle est la composition d'un GIFF et par qui est-il commandé ?",
    "a": "1 VLHR + 3 CCF de classe M + 1 CCF de classe S (18 sapeurs-pompiers), commandé par un chef de groupe FDF3",
    "c": [
     "2 CCF + 1 VLHR, commandé par un FDF2",
     "1 VLHR + 3 CCF de classe M + 1 CCF de classe S (18 sapeurs-pompiers), commandé par un chef de groupe FDF3",
     "3 GIFF, commandé par un FDF4",
     "1 CCFS isolé, commandé par un FDF1"
    ],
    "e": "Écart national/départemental à connaître : le GTO national définit le GIFF comme 1 VLHR + 4 CCF de classe M (GTO Lutte contre les feux de forêts, DGSCGC, p. 22 ; GDO, p. 96). Au SDIS 91, la pratique documentée est 1 VLHR + 3 CCFM + 1 CCFS, soit 18 sapeurs-pompiers (Référentiel stagiaire FDF1, SDIS 91, p. 65, chiffre confirmé) ; le Mémento Chef de Groupe SDIS 91 reprend la même donnée via un tableau générique ENSOSP (p. 12, et non p. 13 comme indiqué initialement — la p. 13 du document est une page vierge à compléter par le département). Dans les deux cas, commandé par un chef de groupe FDF3 ; 3 GIFF minimum forment une colonne FDF (FDF4)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "À quelles fonctions correspondent les qualifications FDF1, FDF2, FDF3 et FDF4 ?",
    "a": "FDF1 : équipier. FDF2 : chef d'agrès. FDF3 : chef de groupe. FDF4 : chef de colonne.",
    "c": [],
    "e": "Les personnels des colonnes de renfort doivent avoir validé les formations de spécialité correspondantes : FDF1/FDF2 pour les équipiers et chefs d'agrès, « FDF3 pour le chef de groupe, FDF4 pour le chef de colonne ». (GTO Lutte contre les feux de forêts, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 24)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Si ton chef d'agrès te demande d'engager un CCR seul en attaque offensive de feu de forêt, tu peux l'exécuter sans réserve.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "« Les CCR ne doivent pas disposer d'autoprotection thermique et de système d'air respirable en cabine » ; catégorie 2 (norme EN 1846-1), emploi limité aux terrains peu accidentés, notamment feux de récoltes sur pied. (GTO Lutte contre les feux de forêts, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 19)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle classe de CCF a une capacité utile (CU) minimale de 1 500 L ?",
    "a": "Le CCFM",
    "c": [
     "Le CCFL",
     "Le CCFM",
     "Le CCFS",
     "Le CCR"
    ],
    "e": "CU minimale : CCFL 600 L, CCFM 1 500 L, CCFS 5 000 L ; CA (autoprotection) mini 300 L pour les trois classes, non consommable pour les lances. (GTO Lutte contre les feux de forêts, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 46-47)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est l'autonomie du système d'air respirable de la cabine d'un CCF, et pour combien de personnes ?",
    "a": "10 minutes minimum pour 4 personnes, à un débit de 30 L/min par personne.",
    "c": [],
    "e": "« Un système d'air respirable offrant une autonomie minimale de 10 minutes pour 4 personnes, une consommation de 30 l/min par personne ». (GTO Lutte contre les feux de forêts, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 47)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Ton CCF est encerclé par un embrasement brutal. Quelle est ta conduite immédiate avec ton équipage ?",
    "a": "La cabine constitue l'Espace de Survie Réflexe (ESR) : se réfugier cabine fermée, moteur en marche, autoprotection enclenchée (rideaux d'eau), rétroviseurs rabattus, ventilation coupée, feux allumés, ceintures bouclées. Ne jamais quitter la cabine sauf ordre. Rendre compte au COS après l'épisode.",
    "c": [],
    "e": "« Les retours d'expérience montrent que la cabine de l'engin reste la zone de protection la plus appropriée en cas de danger » — c'est l'espace de survie réflexe (ESR). (GDO Feux de forêts et espaces naturels, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 83). Le détail (rideaux d'eau, rétroviseurs rabattus, feux allumés, ceintures) provient de la description opérationnelle de l'autoprotection/repli d'urgence du GTO (p. 42-46), non d'une liste unique numérotée sous ce nom."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle est la distance minimale de rayonnement à respecter face à un feu qualifié de « très intense » ?",
    "a": "Environ 100 m",
    "c": [
     "Environ 20 m",
     "50 à 55 m",
     "65 à 70 m",
     "Environ 100 m"
    ],
    "e": "« 100 mètres : rien ou presque ; 65-70 mètres : le seuil de douleur peut survenir » ; à 50-55 mètres, une brûlure de la peau est possible en l'absence d'EPI. (GDO Feux de forêts et espaces naturels, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 61)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Avant d'engager ton équipe sur un flanc, quel principe dois-tu vérifier en permanence pour sécuriser l'action ?",
    "a": "Guetteur, point d'ancrage, communications, itinéraire de repli, zone de sécurité",
    "c": [
     "Lisière, arrosage, contre-feu, extinction, surveillance",
     "Guetteur, point d'ancrage, communications, itinéraire de repli, zone de sécurité",
     "Lance, arrêt, CCF, eau, sécurité",
     "Liaison, attaque, coordination, engagement, sortie"
    ],
    "e": "NON SOURÇABLE sous ce nom : l'acronyme LACES/LCES n'a pas été retrouvé dans le GDO ni le GTO Feux de forêts (DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021) malgré une lecture intégrale des deux documents ; ceux-ci mentionnent séparément l'itinéraire de repli et la zone de sécurité (GTO p. 37) sans les réunir sous un principe nommé à 5 lettres. Contenu laissé inchangé (les éléments cités sont chacun pertinents), le nom du principe reste à confirmer."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quels sont les repères d'hydratation et de rythme d'engagement du personnel en feu de forêt ?",
    "a": "Hydratation 3,5 à 5 L par 24 h, avant d'avoir soif. Engagement 16 h maximum, 8 h de repos par 24 h, autonomie logistique de 48 h.",
    "c": [],
    "e": "« L'apport de 3,5 à 5 litres minimum en eau potable est nécessaire pour 24 heures » (GDO, p. 86-87) ; « sauf circonstances exceptionnelles, toute période d'activité de 16 heures est suivie d'un temps de repos (8h00 par période de 24h00) » et les détachements en renfort doivent « être autonomes pendant 48 heures » (GDO, p. 141). (GDO Feux de forêts et espaces naturels, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Énumérer les six phénomènes qui composent l'Embrasement Généralisé Éclair (EGE).",
    "a": "Bulle thermique, tapis de feu, fire devil (tourbillon de feu), versant à versant, mini-tornade, effet Blin (rabattement du panache par vent fort opposé).",
    "c": [],
    "e": "Le GDO liste six phénomènes d'embrasement généralisé éclair : « la bulle thermique ; le tapis de feu ; le fire-devil ; la propagation de versant à versant » et « les mini-tornades lors des feux de champs ; l'effet Blin ». (GDO Feux de forêts et espaces naturels, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 79)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton chef d'agrès donne l'ordre de repli d'urgence vers le CCF. Quel élément sert de ligne guide à ton binôme pour rejoindre l'engin ?",
    "a": "Le tuyau de l'établissement en cours",
    "c": [
     "Le tuyau de l'établissement en cours",
     "La radio portative",
     "Une corde de guidage dédiée",
     "Le faisceau de la lampe frontale"
    ],
    "e": "« Les établissements sont une ligne de vie en cas de mauvaise visibilité. TOUJOURS suivre l'établissement pour regagner la cabine de l'engin ». (GDO Feux de forêts et espaces naturels, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 83 ; séquence détaillée du repli d'urgence : GTO, p. 42-43)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le masque de fuite peut être utilisé pour une reconnaissance ou un sauvetage si la situation est urgente.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "« Cet appareil isolant, uniquement destiné au repli ou au dégagement d'urgence, ne doit pas être utilisé pour réaliser des sauvetages et/ou des reconnaissances » ; autonomie de 6 minutes. (GTO Lutte contre les feux de forêts, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 42-43)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Selon le code STOPD, quelles sont les limites de pente et de dévers pour un CCF ?",
    "a": "Pente ≤ 50 %, dévers ≤ 30 %",
    "c": [
     "Pente ≤ 30 %, dévers ≤ 50 %",
     "Pente ≤ 50 %, dévers ≤ 30 %",
     "Pente ≤ 70 %, dévers ≤ 50 %",
     "Pente ≤ 20 %, dévers ≤ 10 %"
    ],
    "e": "STOPD : S'arrêter, Terrain, Obstacle, Pente (≤ 50 % pour un CCF, se franchit de face), Dévers (≤ 30 % pour un CCF). (GTO Lutte contre les feux de forêts, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 72)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quels sont les trois éléments qui doivent se réunir pour qu'un feu naisse ?",
    "a": "Combustible, comburant, énergie d'activation",
    "c": [
     "Combustible, comburant, énergie d'activation",
     "Végétation, vent, pente",
     "Chaleur, fumée, oxygène pur",
     "Combustible, eau, vent"
    ],
    "e": "C'est le triangle du feu ; sans l'un des trois éléments, la combustion ne peut ni démarrer ni se maintenir. (GDO Feux de forêts et espaces naturels, DGSCGC)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle différence fais-tu entre la combustibilité et l'inflammabilité d'un végétal ?",
    "a": "La combustibilité est l'aptitude du végétal à propager le feu ; l'inflammabilité est le délai avant son ignition. Les deux dépendent de l'essence, de la teneur en eau, de la surface de contact et de la charge (t/ha).",
    "c": [],
    "e": "Un végétal peut s'enflammer rapidement (forte inflammabilité) sans forcément bien propager le feu, et inversement. (GDO Feux de forêts et espaces naturels, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 29)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton chef de groupe fait ouvrir en urgence une ligne d'appui en forêt dense à l'aide de bulldozers et de tracteurs-forestiers. Comment nomme-t-on cette technique ?",
    "a": "Le forestage",
    "c": [
     "Le forestage",
     "Le brûlage tactique",
     "La percée de flanc",
     "Le contre-feu"
    ],
    "e": "« Le forestage consiste à utiliser des engins lourds du génie civil [...] pour créer des accès au feu ou une trouée dans la végétation ». (GTO Lutte contre les feux de forêts, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 25). Le rendement chiffré (300 m/h ou 1 km/jour) cité dans la fiche du chapitre n'a pas été retrouvé dans ce document — à considérer comme non sourçable en l'état."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Qu'est-ce qu'une ULIFF ?",
    "a": "Une UIFF renforcée d'un CCFS.",
    "c": [],
    "e": "« Cette unité organique [l'UIFF] peut être renforcée par un CCF de classe S et prendre l'appellation d'unité lourde d'intervention feux de forêts (ULIFF) ». (GTO Lutte contre les feux de forêts, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 21)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle unité organique est chargée de la défense du bâti en dur, sans manœuvre offensive de lutte contre le feu de forêt ?",
    "a": "Le GPIHF",
    "c": [
     "Le GPIHF",
     "L'UFEN",
     "Le GIFF",
     "La colonne FDF"
    ],
    "e": "« Ces groupes [de protection interface habitat-forêt] ne sont en aucun cas en capacité de réaliser des manœuvres offensives de lutte contre les feux de forêts ». (GTO Lutte contre les feux de forêts, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 23)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le 1er CCF de ton UIFF tombe en panne ou s'enlise face au feu : le 2e CCF doit le dépasser côté zone déjà brûlée pour s'interposer entre le feu et l'engin en difficulté.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "« Le 2ème CCF dépasse immédiatement le 1er CCF en panne du côté de la végétation non brûlée » afin de « s'interposer entre les flammes et le CCF » ; il reste en protection jusqu'à l'arrivée des renforts. (GTO Lutte contre les feux de forêts, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 49-50)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Pourquoi faut-il éviter de rouler avec la citerne du CCF mi-pleine lors d'un déplacement ?",
    "a": "Le déplacement de l'eau dans la citerne (effet de ballant) déstabilise l'engin et crée un risque de renversement.",
    "c": [],
    "e": "« Le plein citerne (jamais à moitié : augmente les risques de renversement) ». Ce risque de ballant n'a pas été retrouvé formulé ainsi dans le GDO/GTO national (qui évoque un risque de renversement lié aux fossés de drainage, GTO p. 94, mais pas au ballant de l'eau) ; confirmé par le référentiel départemental. (Référentiel stagiaire FDF1, SDIS 91, SDRPH, p. 63-64)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Tu progresses en flanc d'un feu de forêt en fond de vallon lorsqu'une saute de vent se produit. Qu'est-ce qu'une saute de vent et que fais-tu immédiatement ?",
    "a": "Une saute de vent est une bascule (brise de mer/terre ou passage de front) qui inverse brutalement le sens de propagation : le flanc où tu te trouves peut devenir la tête du feu. Tu rejoins immédiatement ta zone de repli par l'itinéraire de dégagement identifié au préalable et tu rends compte au chef d'agrès de ta position et de ta décision.",
    "c": [],
    "e": "NON SOURÇABLE : le terme « saute de vent » et le mécanisme décrit (brise de mer/terre inversant le sens de propagation) n'ont pas été retrouvés dans le GDO/GTO Feux de forêts (DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021) ni dans les documents SDIS 91 du fonds, malgré une recherche ciblée. Le principe général de conduite (repli, compte rendu) reste cohérent avec les règles de sécurité documentées par ailleurs ; contenu inchangé, affirmation à confirmer auprès d'Imad ou d'une source complémentaire."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Ton équipier repère une ligne électrique tombée en bordure de la zone d'intervention. Quelle est ta conduite immédiate ?",
    "a": "Signaler la position au chef d'agrès et tenir ton équipe à distance sans y toucher",
    "c": [
     "Signaler la position au chef d'agrès et tenir ton équipe à distance sans y toucher",
     "Couper le courant toi-même avant de continuer",
     "Déplacer le câble avec un outil isolé pour dégager le passage",
     "Continuer la progression en l'évitant sans le signaler"
    ],
    "e": "« Un jet d'eau droit peut être conducteur. On ne doit jamais toucher un câble, même tombé à terre » ; seul le COS via le CODIS peut demander au gestionnaire du réseau une mise hors tension. (GDO Feux de forêts et espaces naturels, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 89)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle largeur de bande de sol nu prévoit-on en général en bordure de parcelle agricole pour faire la part du feu ?",
    "a": "10 à 20 m de large.",
    "c": [],
    "e": "« Solliciter de la part des agriculteurs concernés, la mise en œuvre d'outils » pour « la réalisation de zones à sol nu de 10 à 20 m de large, partout où cela est possible ». (GTO Lutte contre les feux de forêts, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 95)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Ton chef d'agrès te commande une percée de flanc pour isoler un doigt de feu. Explique à ton équipier ce que vous allez faire et par où vous progressez.",
    "a": "Vous entrez par la zone déjà brûlée pour traverser le flanc et isoler le doigt de feu visé, en progressant du point d'eau vers le point d'attaque et en respectant la permanence de l'eau ; tu gardes la zone brûlée comme voie de repli la plus sûre pour ton binôme.",
    "c": [],
    "e": "La percée de flanc consiste à « réaliser une trouée dans un flanc, puis progresser dans la zone brûlée, pour casser la tête du feu par l'intérieur » (GDO, p. 107). Le principe de permanence de l'eau veut que « les manœuvres s'exécutent du point d'eau vers le point d'attaque [...] afin de veiller au maintien de la permanence de l'eau » (GTO, p. 57). (GDO et GTO Feux de forêts, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Avant de pénétrer en zone d'engagement avec ton équipier, que vérifies-tu sur lui ?",
    "a": "Que son EPI est complet (TSI, casque, cagoule et gants adaptés au flux thermique, dispositif haute visibilité NF EN 20471 pour les manœuvres défensives), que son masque de fuite est disponible et accessible, et qu'il connaît l'itinéraire de repli et la zone de sécurité retenus avant l'action.",
    "c": [],
    "e": "Tenue de service et d'intervention (TSI, NF EN 15614), casque, cagoule et gants adaptés au flux thermique obligatoires ; un « dispositif haute visibilité (NF EN 20471 - classe 2) » est exigé pour les manœuvres défensives (auto-défense, ligne d'appui) et sur ou à proximité d'un axe de circulation — le document ne parle pas de « polaire » mais de ce dispositif générique. (GDO Feux de forêts et espaces naturels, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 85)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Lors d'un établissement de lance 500 vers le point d'attaque, quel équipier établit ses tuyaux en premier ?",
    "a": "L'équipier 2",
    "c": [
     "L'équipier 1",
     "L'équipier 2",
     "Les deux équipiers simultanément",
     "Le conducteur du CCF"
    ],
    "e": "« L'équipier 2 établit ses tuyaux avant ceux de l'équipier 1 afin que ce dernier soit toujours au plus près du point d'attaque ». (GTO Lutte contre les feux de forêts, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 57)"
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Tu viens d'effectuer la reconnaissance initiale d'une zone d'intervention en feu de forêt. Que rends-tu compte à ton chef d'agrès ?",
    "a": "La nature du terrain (pente, accessibilité, points d'eau disponibles), la végétation et son état, les points sensibles identifiés (habitat, ERP, lignes HT, campings), les axes de progression et de repli envisagés, et toute difficulté ou danger observé — en compte rendu radio dès la fin de la reconnaissance, avant d'engager l'attaque.",
    "c": [],
    "e": "Le compte rendu de reconnaissance porte sur « le feu (nature, situation, propagation), l'itinéraire (accès, repli), le terrain (forme, nature, végétation, points sensibles) » ainsi que « les points d'eau (nature, capacité, accès), la météo (vents, force, direction) ». (Référentiel stagiaire FDF1, SDIS 91, SDRPH, p. 45-46). Le format « compte rendu radio dès la fin de la reconnaissance » n'est pas formulé littéralement ainsi, mais découle de la règle générale de liaison radio permanente (GTO Lutte contre les feux de forêts, DGSCGC, p. 38)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "En emploi isolé, quelles sont tes deux missions de liaison radio en plus de la conduite de ton binôme ?",
    "a": "Assurer la liaison radio avec les moyens aériens engagés et signaler sans délai tout obstacle dangereux pour ces moyens (lignes HT, antennes).",
    "c": [],
    "e": "« Dans le cas de l'unité ou du CCF intervenant de manière isolée, le chef d'agrès » ; il « assure la liaison radio avec les pilotes des moyens aériens s'ils sont présents et leur signale les obstacles (antennes relais, lignes HT, etc.) ». (GTO Lutte contre les feux de forêts, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 37-38)"
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "En feu de forêt, il revient au chef d'équipe de décider du nombre de lances 500 et des distances d'établissement au niveau d'un GIFF.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "« Le chef d'agrès connaît l'idée de manœuvre du chef de groupe et attend l'ordre du chef de groupe » avant de faire établir les moyens hydrauliques. (GTO Lutte contre les feux de forêts, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 39)"
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Un contre-feu te semble la seule solution face à un front qui progresse vers une zone non défendable. Que fais-tu ?",
    "a": "Tu rends compte au chef d'agrès/COS : la décision et l'autorisation de contre-feu ne t'appartiennent pas",
    "c": [
     "Tu rends compte au chef d'agrès/COS : la décision et l'autorisation de contre-feu ne t'appartiennent pas",
     "Tu déclenches le contre-feu toi-même si tu es qualifié CFT",
     "Tu attends la fin de ta mission en cours avant d'en parler",
     "Tu demandes à ton équipier de l'allumer à ta place"
    ],
    "e": "« Conformément à l'article L131-3 du code forestier, le commandant des opérations de secours peut [...] recourir à des feux tactiques » ; emploi réservé à du personnel formé (a minima un cadre feux tactiques), « autorisation obligatoire du COS », information des chefs de secteur et de l'officier AERO. (GTO Lutte contre les feux de forêts, DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021, p. 103-104)"
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Avant tout redéploiement de ton CCF, que dois-tu vérifier en priorité ?",
    "a": "Que le système d'autoprotection du CCF (aspersion cabine, rideaux d'eau) est opérationnel et prêt à être réengagé.",
    "c": [],
    "e": "NON SOURÇABLE tel quel : la formulation « avant tout redéploiement » n'a pas été retrouvée dans le GDO/GTO Feux de forêts (DGSCGC, 1ʳᵉ édition, février 2021), qui insiste en revanche sur la vérification systématique des équipements de sécurité « à chaque prise de service » et avant chaque engagement (GDO, p. 83). Contenu laissé inchangé, cohérent avec cette exigence générale mais non identique."
   }
  ]
 },
 {
  "id": "ssuap-cadre",
  "domain": "ssuap",
  "ic": "⛑️",
  "t": "Cadre, organisation des secours & psychologie de la victime",
  "fig": [
   [
    "Chaîne des secours",
    "6 maillons interdépendants : sécurité, alerte, gestes du témoin, sapeurs-pompiers, (para)médicalisation, hospitalisation"
   ],
   [
    "Numéros d'urgence",
    "18 SDIS/BSPP/BMPM · 15 SAMU · 17 police/gendarmerie · 112 numéro européen · 114 SMS/visio (déficients auditifs + violences intrafamiliales)"
   ],
   [
    "Mission opérationnelle SUAP",
    "8 étapes : intervenir vite, se protéger/protéger, examiner, réaliser les gestes, demander renfort, transmettre le bilan, surveiller, rédiger le rapport"
   ],
   [
    "DPS",
    "Dispositif Prévisionnel de Secours : seules les associations agréées D peuvent l'assurer, SDIS non missionné sauf grands rassemblements"
   ],
   [
    "Secret professionnel",
    "général et absolu (tout ce qui a été vu/entendu/compris) — sanction : 1 an d'emprisonnement + 15 000 € d'amende"
   ],
   [
    "COS",
    "1er chef d'agrès présent sur les lieux, responsabilité constante et totale jusqu'à sa relève"
   ],
   [
    "Refus de soins (majeur)",
    "3 conditions cumulatives : statut (majeur non protégé), discernement intact, décision éclairée par un médecin"
   ],
   [
    "Critères cumulatifs de la mort",
    "arrêt cardiaque persistant, absence de conscience et d'activité motrice, abolition des réflexes du tronc cérébral, absence de ventilation spontanée"
   ],
   [
    "Décès certain (4 cas)",
    "décapitation, putréfaction, carbonisation, raideur cadavérique — aucune réanimation entreprise"
   ],
   [
    "Mineur émancipé",
    "dès 16 ans, traité comme un majeur (preuve à apporter) ; sinon 2 sauveteurs constamment présents"
   ],
   [
    "Méthode des 4R (écoute active)",
    "Recontextualiser, Reformuler, Renforcer, Résumer"
   ],
   [
    "Arrêt des manœuvres de réanimation (MCE/VA)",
    "uniquement sur ordre d'un médecin (Note Médecin-chef V5, point 2)"
   ],
   [
    "PLS traumatique",
    "victime inconsciente qui respire, suspecte de traumatisme, Glasgow < 8 → PLS + surveillance respiratoire permanente"
   ],
   [
    "Évaluation de la douleur (SDIS 91)",
    "Échelle Numérique (EN) de 0 à 10"
   ],
   [
    "Glycémie capillaire",
    "matériel exclusivement fourni par le GLS, unité mmol/L"
   ]
  ],
  "s": "<h3>Organisation des secours en France</h3><p>La <strong>chaîne des secours</strong> regroupe l'ensemble des actions et des acteurs qui prennent en charge une victime, du lieu d'intervention jusqu'à son admission hospitalière adaptée. Sa qualité et la précocité de l'alerte conditionnent directement la survie de la victime.</p><table><thead><tr><th>Maillon</th><th>Rôle</th></tr></thead><tbody><tr><td>1. Sécurité</td><td>Éviter le sur-accident et l'aggravation</td></tr><tr><td>2. Alerte</td><td>Prévenir les services de secours</td></tr><tr><td>3. Gestes du témoin</td><td>Premiers soins avant l'arrivée des secours</td></tr><tr><td>4. Sapeurs-pompiers</td><td>Prise en charge professionnelle</td></tr><tr><td>5. (Para)médicalisation</td><td>SMUR / ISP — soins pré-hospitaliers</td></tr><tr><td>6. Hospitalisation</td><td>Admission en structure des urgences ou service spécialisé</td></tr></tbody></table><p>Le message d'alerte doit obligatoirement contenir : le numéro d'appel, la nature du problème, le nombre de victimes (situation à multiples victimes) et une localisation très précise. L'appelant attend les instructions avant de raccrocher.</p><p>Les <strong>Dispositifs Prévisionnels de Secours (DPS)</strong> sont des moyens de premiers secours prépositionnés à la demande de l'autorité de police ou d'un organisateur. Seules les associations détentrices d'un agrément D peuvent les assurer ; le SDIS n'est missionné que pour les grands rassemblements, où il peut alors prendre le commandement.</p><h3>Cadre légal et déontologique du sapeur-pompier SUAP</h3><p>Le sapeur-pompier agit dans un cadre défini par son autorité d'emploi, avec la qualification correspondante. Sa mission opérationnelle suit 8 étapes : intervenir rapidement, se protéger et protéger la zone/les victimes, examiner et agir face à une détresse, réaliser ou faire réaliser les gestes nécessaires, demander les renforts adaptés, transmettre un bilan et rendre compte, surveiller la victime, rédiger le rapport d'intervention.</p><p>La <strong>discrétion professionnelle</strong> interdit de divulguer des informations ou documents concernant le SDIS sans accord hiérarchique. Le <strong>secret professionnel</strong> est général et absolu : il couvre tout ce qui a été vu, entendu ou compris concernant un tiers, sauf obligation de dénoncer un crime ou délit, ou nécessité de se défendre. Sa violation est sanctionnée d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende.</p><p>Le <strong>COS</strong> (Commandant des Opérations de Secours) est le premier chef d'agrès présent sur les lieux ; sa responsabilité est constante et totale jusqu'à sa relève. Les forces de l'ordre doivent être systématiquement appelées dans des cas précis : décès sur voie publique, lieu public ou domicile sans famille, mort violente ou suspecte, accident du travail grave, accident de circulation avec dégât public, agression, mineur sans représentant légal, victime dangereuse ou nécessitant une contrainte physique, découverte d'arme, personne menaçante.</p><h3>Psychologie de la victime et abord relationnel</h3><p>La <strong>réaction de stress</strong> est un moyen de défense psychologique et physiologique utile mais bref, coûteux en énergie. Quand le stress devient de forte intensité, prolongé ou chronique, il devient incapacitant : c'est l'<strong>état de crise</strong>, le cortex préfrontal ne régulant plus les amygdales cérébrales. Le retentissement psychologique dépend du contexte, du sens attribué à l'événement, de la culture et des antécédents ; un impact élevé oriente vers une prise en charge spécialisée (urgences ou CUMP).</p><p>L'abord de la victime suit 4 axes de vigilance : la distance interpersonnelle, la position du corps (à hauteur, regard dans les yeux), l'attitude verbale (phrases courtes, vouvoiement + nom pour un adulte, tutoiement + prénom pour un enfant) et le toucher. La méthode des <strong>4R</strong> structure l'écoute active : Recontextualiser (questions ouvertes), Reformuler (miroir de compréhension), Renforcer (encouragement positif), Résumer. Dix pièges sont à éviter : conseiller, juger, rationaliser, menacer, culpabiliser, rabaisser, pseudo-analyser, consoler/minimiser, parler de soi, comparer.</p><p>La respiration contrôlée agit sur le système nerveux autonome : une expiration prolongée (ratio 3 pour 1) détend, une inspiration prolongée dynamise. Face à un enfant, un seul et même sapeur-pompier assure la continuité, se place à sa hauteur, ne ment jamais sur la douleur à venir, n'oblige pas à parler, autorise l'expression des émotions et peut utiliser l'imagination (peluche médiateur, références à des dessins animés).</p><h3>Dispositions particulières</h3><p>Une victime majeure peut refuser des soins si trois conditions sont réunies : statut (majeure, non protégée par une mesure de justice), discernement intact, et décision éclairée délivrée par un médecin. En cas de persistance du refus, un formulaire de décharge est signé par le chef d'agrès et la victime, idéalement avec deux témoins.</p><p>Les soins psychiatriques sans consentement relèvent de deux catégories : la <strong>SDDS</strong> (décision du directeur d'établissement — SPDT, SPPI, SPDTU selon le contexte) et la <strong>SDRE</strong> (décision du représentant de l'État, avec présence obligatoire des forces de l'ordre).</p><p>La mort est définie par 4 critères cumulatifs : arrêt cardiaque persistant, absence totale de conscience et d'activité motrice, abolition des réflexes du tronc cérébral, absence totale de ventilation spontanée. Son constat est une compétence exclusive du médecin, sauf 4 cas de décès certain où aucune réanimation n'est entreprise : décapitation, putréfaction, carbonisation, raideur cadavérique.</p><p>Tout mineur (moins de 18 ans) est une personne vulnérable : deux sauveteurs restent constamment présents, sauf émancipation prouvée dès 16 ans. En cas de maltraitance sur un mineur ou une personne non capable de se protéger, la dénonciation est obligatoire et le transport l'est également, même sans nécessité thérapeutique immédiate.</p><h3>Application départementale — Note Médecin-chef V5</h3><p>Cette note de service (Sous-Direction Santé, SDIS 91) précise 10 points d'application du guide SSUAP départemental, en particulier depuis le déploiement du moniteur multiparamétrique Touch 7 (T7) : le guide SSUAP SDIS 91 est la référence pédagogique unique ; l'arrêt des manœuvres de réanimation (MCE/VA) n'intervient que sur ordre médical, la famille devant être informée par le médecin régulateur en cas d'arrêt téléphonique ; la défibrillation pédiatrique (0-8 ans, hors nouveau-né) impose des électrodes pédiatriques ou le mode pédiatrique du T7 en position antéro-postérieure ; un DAE/DSA posé par un témoin n'est retiré que sur décision médicale ou dysfonctionnement avéré ; une victime traumatisée inconsciente qui respire est mise en PLS dès que le score de Glasgow est inférieur à 8, avec surveillance respiratoire permanente (le T7 est un complément, jamais un substitut) ; le collier cervical est posé systématiquement sur demande d'un médecin ou d'un infirmier sapeur-pompier ; le chef d'agrès décide du mode d'extraction et d'immobilisation, avec immobilisation du rachis corps entier en cas de doute ; la douleur se quantifie avec l'Échelle Numérique (0 à 10) ; la glycémie capillaire se mesure uniquement avec le matériel du Groupement Logistique Santé, en mmol/L ; enfin, tout geste réalisé par un tiers avant l'arrivée des secours doit être vérifié, adapté si besoin, et noté sur la fiche bilan.</p><h4>Références</h4><p>Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, sections 1.1 à 1.6, et section FT P — Psychologie (fiches P-01 à P-07), Notion de formation SSUAP d'Imad Bouzalmata. Note de service n° IDA3SM 2020-00002, V5 du 07/01/2025, Médecin Colonel Nicolas CHOSSAT, Sous-Directeur Santé SDIS 91 (annule et remplace la V4 du 16/01/2023). Loi n° 2004-811 du 13 août 2004 de modernisation de la sécurité civile ; loi du 3 juillet 2020 (statut de citoyen sauveteur) ; art. L.1110-8, L.1111-2, L.1111-4, L.1110-4 du code de la santé publique ; art. L.3211-1 à L.3213-11 CSP (soins psychiatriques sans consentement) ; art. 226-13 et 226-14 du code pénal (secret professionnel) ; annexes IV et V de l'arrêté du 24 avril 2009.</p>",
  "q": [
   {
    "t": "sa",
    "q": "Cite les 6 maillons de la chaîne des secours, dans l'ordre.",
    "a": "Sécurité, alerte, gestes du témoin, sapeurs-pompiers, (para)médicalisation, hospitalisation.",
    "c": [],
    "e": "Les maillons sont interdépendants : si un seul casse, la chaîne entière perd en efficacité (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §1.1)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel numéro d'urgence est réservé aux déficients auditifs et aux personnes en situation de violences intrafamiliales ne pouvant pas parler ?",
    "a": "Le 114",
    "c": [
     "Le 18",
     "Le 114",
     "Le 112",
     "Le 17"
    ],
    "e": "Accessible par SMS, fax, visio ou chat (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §1.1)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quels sont les 4 éléments obligatoires d'un message d'alerte ?",
    "a": "Le numéro de téléphone (ou la borne d'appel), la nature du problème, le nombre de victimes en cas de situation à multiples victimes, et une localisation très précise. L'appelant doit attendre les instructions avant de raccrocher.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §1.1."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Qui peut assurer un Dispositif Prévisionnel de Secours (DPS) ?",
    "a": "Seules les associations détentrices d'un agrément D",
    "c": [
     "Le SDIS systématiquement",
     "Seules les associations détentrices d'un agrément D",
     "N'importe quelle association agréée sécurité civile",
     "Uniquement les forces de l'ordre"
    ],
    "e": "Le SDIS n'est pas missionné, sauf pour les « grands rassemblements » où il peut alors prendre le commandement (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §1.1)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris les 8 étapes de la mission opérationnelle du sapeur-pompier en SUAP.",
    "a": "Intervenir rapidement et de manière adaptée ; se protéger et protéger la zone/les victimes/témoins ; examiner et agir face à une détresse, maladie, traumatisme ou accouchement ; réaliser ou faire réaliser les gestes nécessaires ; demander les renforts adaptés ; transmettre un bilan et rendre compte ; surveiller la victime ; rédiger le rapport d'intervention.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §1.2."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le sapeur-pompier en intervention SUAP peut agir seul, en équipe constituée, ou dans le cadre de plans particuliers.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Trois contextes prévus par le référentiel : seul (hors service, SMV, missions particulières), en équipe constituée (missions classiques), ou plans particuliers (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §1.2)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelles sont les sanctions encourues en cas de violation du secret professionnel ?",
    "a": "1 an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende.",
    "c": [],
    "e": "Le secret professionnel est général et absolu, il couvre tout ce qui a été vu, entendu ou compris concernant un tiers (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §1.5 ; art. 226-13 du code pénal)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Qui est le COS lors d'une intervention ?",
    "a": "Le premier chef d'agrès présent sur les lieux",
    "c": [
     "Le médecin régulateur du SAMU",
     "Le premier chef d'agrès présent sur les lieux",
     "Le chef de centre du CIS",
     "L'officier de garde départemental"
    ],
    "e": "Responsabilité constante et totale jusqu'à sa relève (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §1.5)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite au moins 5 cas où le chef d'agrès doit systématiquement appeler les forces de l'ordre.",
    "a": "Décès sur voie publique ou domicile sans famille ; mort violente ou suspecte ; accident du travail grave ; accident de circulation avec dégât public ; agression ; mineur sans représentant légal ; victime dangereuse pour elle-même ou autrui ; découverte d'une arme ; personne menaçante ou violente.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §1.5."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Qui décide en dernier ressort de la structure d'accueil d'une victime, quand la régulation intervient ?",
    "a": "Le médecin régulateur du SAMU",
    "c": [
     "La victime elle-même dans tous les cas",
     "Le chef d'agrès",
     "Le médecin régulateur du SAMU",
     "L'infirmier sapeur-pompier"
    ],
    "e": "Le patient a un droit de principe au libre choix (art. L.1110-8 CSP), subordonné à la régulation médicale : « le SP propose, le SAMU dispose » (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §1.5)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que signifie CUMP et quand oriente-t-on une victime vers cette cellule ?",
    "a": "Cellule d'Urgence Médico-Psychologique ; orientation quand l'impact psychologique est élevé et le risque de blessure psychologique important.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §1.3."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quels sont les 4 axes de vigilance dans l'abord d'une victime ?",
    "a": "La distance interpersonnelle (juste distance), la position du corps (à hauteur, regard dans les yeux), l'attitude verbale (phrases courtes, vouvoiement+nom pour un adulte, tutoiement+prénom pour un enfant), et le toucher (soutien, réconfort).",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §1.4 ; fiche P-01."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que signifie la méthode des 4R utilisée en écoute active ?",
    "a": "Recontextualiser, Reformuler, Renforcer, Résumer.",
    "c": [],
    "e": "Fiche P-04 — Psychologie, référentiel SSUAP SDIS 91."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite au moins 5 pièges à éviter en écoute active.",
    "a": "Conseiller, juger négativement, rationaliser, menacer, culpabiliser, rabaisser, pseudo-analyser, consoler/minimiser, parler de soi, comparer.",
    "c": [],
    "e": "Fiche P-04 — Psychologie, référentiel SSUAP SDIS 91."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Pour détendre une victime par la respiration contrôlée, quel ratio applique-t-on ?",
    "a": "Expiration prolongée (3 temps pour 1 temps d'inspiration)",
    "c": [
     "Inspiration et expiration à parts égales",
     "Expiration prolongée (3 temps pour 1 temps d'inspiration)",
     "Inspiration prolongée (3 temps pour 1 temps d'expiration)",
     "Apnée entre chaque cycle"
    ],
    "e": "L'inspiration prolongée, à l'inverse, dynamise (fiche P-05 — Psychologie, référentiel SSUAP SDIS 91)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Face à un enfant traumatisé, plusieurs sapeurs-pompiers différents doivent alterner pour ne pas le fatiguer.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Un seul et même sapeur-pompier assure la continuité de la relation (fiche P-07 — Psychologie, référentiel SSUAP SDIS 91)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelles sont les 3 conditions cumulatives pour qu'un refus de soins d'une victime majeure soit valable ?",
    "a": "Statut (majeure, non protégée par une mesure de justice) ; discernement intact (pas d'intoxication, de troubles de conscience ou psychiatriques) ; décision éclairée, sincère et loyale, délivrée par un médecin.",
    "c": [],
    "e": "Procédure : entretien régulateur-victime puis formulaire de refus signé par le chef d'agrès et la victime, idéalement avec 2 témoins (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §1.6 ; art. L.1111-4 CSP)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Un mineur peut être traité comme un majeur à partir de quel âge, sous réserve de preuve ?",
    "a": "16 ans (mineur émancipé)",
    "c": [
     "14 ans",
     "15 ans",
     "16 ans (mineur émancipé)",
     "17 ans"
    ],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §1.6 ; art. 413-1 du code civil."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 4 critères cumulatifs qui définissent la mort.",
    "a": "Arrêt cardiaque persistant ; absence totale de conscience et d'activité motrice spontanée ; abolition des réflexes du tronc cérébral ; absence totale de ventilation spontanée.",
    "c": [],
    "e": "Le constat est une compétence exclusive du médecin, sauf cas de décès certain (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §1.6)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quels sont les 4 cas de décès certain où aucune réanimation n'est entreprise ?",
    "a": "Décapitation, putréfaction, carbonisation, raideur cadavérique.",
    "c": [],
    "e": "Ces cas imposent une suspicion systématique de mort suspecte : CODIS + forces de l'ordre, périmètre balisé (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §1.6)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Combien de sauveteurs doivent être constamment présents auprès d'un mineur transporté, y compris en cellule VSAV ?",
    "a": "2 sauveteurs.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §1.6."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Face à une victime maltraitée mineure, la dénonciation aux autorités est obligatoire même sans l'accord de la famille.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Contrairement au majeur non vulnérable, où la dénonciation nécessite son accord (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §1.6)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Qui peut ordonner l'arrêt des manœuvres de réanimation (MCE et ventilation artificielle) ?",
    "a": "Uniquement un médecin",
    "c": [
     "Le chef d'agrès seul",
     "Uniquement un médecin",
     "N'importe quel sapeur-pompier gradé",
     "Le CODIS"
    ],
    "e": "Si l'ordre est donné par téléphone, le médecin régulateur doit obligatoirement expliquer sa décision à la famille (Note Médecin-chef V5, point 2)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Sur un défibrillateur multiparamétrique Touch 7, comment procède-t-on pour une défibrillation pédiatrique (0-8 ans, hors nouveau-né) ?",
    "a": "Utiliser les électrodes fournies avec l'appareil, activer le mode pédiatrique, positionnement antéro-postérieur des électrodes.",
    "c": [],
    "e": "Sur un DEA/DSA classique, l'utilisation d'électrodes pédiatriques est obligatoire (Note Médecin-chef V5, point 3)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Un DAE/DSA déjà posé par un témoin à l'arrivée des sapeurs-pompiers doit être retiré :",
    "a": "Seulement sur décision médicale ou en cas de dysfonctionnement avéré",
    "c": [
     "Systématiquement, pour le remplacer par le matériel du VSAV",
     "Seulement sur décision médicale ou en cas de dysfonctionnement avéré",
     "Dès que le chef d'agrès l'estime nécessaire",
     "Jamais, même en cas de panne"
    ],
    "e": "Note Médecin-chef V5, point 4."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "À partir de quel score de Glasgow une victime traumatisée inconsciente qui respire est-elle mise en PLS ?",
    "a": "Glasgow inférieur à 8.",
    "c": [],
    "e": "Seuil spécifique de la Note Médecin-chef V5, point 5 (déclencheur de la mise en PLS) — à distinguer du seuil général « Glasgow ≤ 8 = coma » du chapitre Bilans, qui définit le coma et non ce déclencheur précis. Surveillance respiratoire permanente impérative dans tous les cas ; le multiparamétrique T7 est un complément, jamais un substitut."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "La pose systématique d'un collier cervical est déclenchée par :",
    "a": "Une demande exprimée par un médecin (SAMU, SP) ou un infirmier sapeur-pompier",
    "c": [
     "La seule décision de l'équipier",
     "Une demande exprimée par un médecin (SAMU, SP) ou un infirmier sapeur-pompier",
     "Le règlement intérieur du CIS",
     "L'âge de la victime"
    ],
    "e": "Note Médecin-chef V5, point 6."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Qui décide du mode d'extraction et d'immobilisation d'une victime traumatisée ?",
    "a": "Le chef d'agrès.",
    "c": [],
    "e": "En cas de doute dans l'application de l'arbre décisionnel, il procède à l'immobilisation du rachis corps entier (Note Médecin-chef V5, point 7)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Avec quelle échelle quantifie-t-on la douleur d'une victime au SDIS 91 ?",
    "a": "L'Échelle Numérique (EN), de 0 à 10",
    "c": [
     "L'échelle de Glasgow",
     "L'Échelle Numérique (EN), de 0 à 10",
     "L'échelle de Richmond",
     "Une échelle de 1 à 5"
    ],
    "e": "Note Médecin-chef V5, point 8."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "N'importe quel lecteur de glycémie personnel peut être utilisé par les sapeurs-pompiers en intervention.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Seul le matériel fourni par le Groupement Logistique Santé (GLS) est autorisé, unité mmol/L (Note Médecin-chef V5, point 9)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Face à un geste de secourisme déjà réalisé par un tiers avant l'arrivée des secours, que doit faire le sapeur-pompier ?",
    "a": "Vérifier la nécessité de sa mise en œuvre, adapter la conduite à tenir si besoin, et notifier ces gestes dans la fiche bilan.",
    "c": [],
    "e": "Note Médecin-chef V5, point 10."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle note la Note Médecin-chef V5 annule-t-elle et remplace-t-elle, et pourquoi ?",
    "a": "La note V4 du 16/01/2023, en raison du déploiement du moniteur multiparamétrique Touch 7 (T7).",
    "c": [],
    "e": "Note n° IDA3SM 2020-00002, V5 du 07/01/2025, Médecin Colonel Nicolas CHOSSAT."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel document fait référence pédagogique départementale unique selon la Note Médecin-chef V5 ?",
    "a": "Le guide SSUAP SDIS 91",
    "c": [
     "Le GDO Interventions sur les incendies de structures",
     "Le guide SSUAP SDIS 91",
     "Le référentiel national INC1",
     "Le PSE2 de la Croix-Rouge"
    ],
    "e": "Consultable via l'application SSUAP SDIS 91 (Note Médecin-chef V5, point 1)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "La loi du 3 juillet 2020 crée le statut de citoyen sauveteur.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "La loi de modernisation de la sécurité civile du 13 août 2004 avait déjà placé le citoyen au cœur du dispositif (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §1.1)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Explique la différence entre discrétion professionnelle et secret professionnel.",
    "a": "La discrétion professionnelle interdit de divulguer des informations ou documents concernant le SDIS sans accord hiérarchique (sauf demande d'un magistrat). Le secret professionnel est général et absolu : il couvre tout ce qui a été vu, entendu ou compris concernant un tiers.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §1.5."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelles sont les 2 grandes catégories de soins psychiatriques sans consentement ?",
    "a": "La SDDS (décision du directeur d'établissement de santé) et la SDRE (décision du représentant de l'État).",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §1.6 ; art. L.3211-1 à L.3213-11 CSP."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "En SDRE, quelle est la condition supplémentaire imposée par rapport à la SDDS ?",
    "a": "La présence effective des forces de l'ordre est nécessaire",
    "c": [
     "Un second certificat médical est requis",
     "La présence effective des forces de l'ordre est nécessaire",
     "Le transport doit se faire en VSAV uniquement",
     "Aucune, les deux procédures sont identiques"
    ],
    "e": "Décision du représentant de l'État (préfet/maire), sur arrêté préfectoral ou municipal (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §1.6)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Que doit vérifier un sapeur-pompier à la prise de garde, avant tout départ en intervention SUAP ?",
    "a": "Le matériel et les consommables (dates de péremption), l'état du véhicule (niveaux, organes électriques), et compléter ou remplacer ce qui manque.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §1.5."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que veut dire le mémo « le SP propose, le SAMU dispose » ?",
    "a": "Le libre choix de la victime pour sa structure d'accueil est un droit, mais la destination finale est décidée par le médecin régulateur du SAMU.",
    "c": [],
    "e": "Sauf en SMV/NOVI, où l'orientation revient à l'officier évacuation et au médecin d'évacuation du PMA (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §1.5)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le multiparamétrique Touch 7 dispense le secouriste de surveiller lui-même la respiration de la victime.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "La surveillance permanente de la respiration par un secouriste reste impérative ; le T7 est un complément, jamais un substitut (Note Médecin-chef V5, point 5)."
   }
  ]
 },
 {
  "id": "ssuap-anatomie",
  "domain": "ssuap",
  "ic": "🫀",
  "t": "Anatomie & physiologie",
  "fig": [
   [
    "Hiérarchie du vivant",
    "Cellules → Tissus → Organes → Systèmes → Organisme"
   ],
   [
    "3 systèmes fondamentaux",
    "Nerveux, respiratoire, circulatoire — leur défaillance déclenche une action de secours"
   ],
   [
    "Qualificatifs d'orientation",
    "Toujours exprimés du point de vue de la victime, jamais du secouriste"
   ],
   [
    "3 plans de coupe",
    "Sagittal (droite/gauche), frontal (antérieur/postérieur), transversal (supérieur/inférieur)"
   ],
   [
    "Nombre d'os (adulte)",
    "206 os, répartis en 6 parties du squelette"
   ],
   [
    "3 types d'articulations",
    "Fixes (crâne), semi-mobiles (vertèbres), mobiles (épaule, coude, hanche, genou)"
   ],
   [
    "Vertèbres du rachis (33-34)",
    "7 cervicales + 12 thoraciques + 5 lombaires + 5 sacrées soudées + 4-5 coccygiennes soudées"
   ],
   [
    "Cage thoracique",
    "24 côtes (12 paires) reliant le rachis thoracique au sternum"
   ],
   [
    "Os de l'avant-bras",
    "Ulna (cubitus) en interne, radius en externe"
   ],
   [
    "Os de la jambe",
    "Tibia en interne, fibula (péroné) en externe"
   ],
   [
    "Numérotation doigts / orteils",
    "Doigts 1→5 extérieur→intérieur (3 phalanges, pouce = 2) ; orteils 1→5 intérieur→extérieur"
   ],
   [
    "Composition de l'air",
    "O2 21 % — N2 78 % — gaz rares 1 %"
   ],
   [
    "Délai avant mort par anoxie",
    "5 à 6 minutes sans oxygène"
   ],
   [
    "Volume sanguin (adulte)",
    "Environ 5 litres"
   ],
   [
    "Composants du sang",
    "Plasma, globules rouges (O2), globules blancs (immunité), plaquettes (coagulation)"
   ],
   [
    "Le cœur",
    "2 parties (D/G) ne communiquant pas, chacune = atrium + ventricule, régulé par le bulbe rachidien"
   ],
   [
    "3 types de vaisseaux",
    "Artères (partent du cœur), capillaires (échange), veines (retour au cœur)"
   ],
   [
    "Chute de la langue chez l'inconscient",
    "Obstruction des voies aériennes en position allongée sur le dos → indication de la PLS"
   ]
  ],
  "s": "<h3>Organisation générale du corps humain</h3><p>Le corps humain est un ensemble complexe organisé selon une hiérarchie stricte : <strong>cellules → tissus → organes → systèmes → organisme</strong>. Chaque cellule contient l'intégralité de l'information génétique caractérisant l'espèce et l'individu. Les différents systèmes sont en interaction permanente : la défaillance de l'un entraîne presque toujours celle des autres.</p><p>Trois systèmes sont dits fondamentaux car leur défaillance déclenche systématiquement une action de secours : le système <strong>nerveux</strong> (vie de relation, contrôle et régulation des autres systèmes), le système <strong>respiratoire</strong> (capte l'oxygène, élimine le dioxyde de carbone) et le système <strong>circulatoire</strong> (transporte l'oxygène, les nutriments, les déchets comme le CO2 et l'urée, les hormones et les facteurs de coagulation). Les autres systèmes participent à l'équilibre général de l'organisme : locomoteur (stabilité, déplacements), peau (enveloppe protectrice, échanges avec l'extérieur), digestif (absorption des nutriments, élimination dans les selles), urinaire (élimination de l'excès d'eau et des produits de dégradation), immunitaire (lutte contre les agressions microbiennes), endocrinien (sécrétion d'hormones sous influence cérébrale) et reproducteur (pérennisation de l'espèce).</p><h3>Position anatomique et repères</h3><h4>Position de référence et qualificatifs d'orientation</h4><p>Tous les repères anatomiques se définissent par rapport à une <strong>position de référence</strong> : le corps debout, face à l'observateur, les pieds posés au sol, les bras légèrement écartés du corps, les pouces tournés vers l'extérieur et les paumes visibles, la tête perpendiculaire à l'axe des épaules et le regard horizontal.</p><p>Les qualificatifs d'orientation sont <strong>toujours exprimés du point de vue de la victime</strong>, jamais de celui du secouriste — une règle d'or qui limite les risques d'erreur avec le responsable de l'intervention et la régulation médicale. Droit et gauche désignent les côtés de la victime. Supérieur (ou proximal) désigne le côté de la tête, inférieur (ou distal) le côté des pieds. Antérieur désigne la face avant du corps, visible sur la position de référence ; postérieur la face arrière, non visible. Interne désigne le côté de l'axe médian du corps, externe son opposé.</p><h4>Plans de coupe et parties du corps</h4><p>Trois plans de coupe théoriques structurent la description du corps : le plan <strong>sagittal</strong> sépare droite et gauche, le plan <strong>frontal</strong> (parallèle au front) sépare antérieur et postérieur, le plan <strong>transversal</strong> (perpendiculaire au frontal) sépare supérieur et inférieur. Le corps se découpe en 4 grandes parties : la tête (crâne, face, cou), le tronc (thorax, abdomen, bassin), les membres supérieurs (épaule, bras, coude, avant-bras, poignet, main) et les membres inférieurs (cuisse, genou, jambe, cheville, pied).</p><h3>L'appareil locomoteur</h3><h4>Os, articulations et muscles</h4><p>Le squelette adulte compte <strong>206 os</strong>, qui assurent le soutien du corps, la protection des cavités, la fixation des muscles par l'intermédiaire des tendons et la stabilisation des articulations par l'intermédiaire des ligaments. Certains os contiennent de la moelle osseuse, qui fabrique les globules rouges. On distingue les os longs (comme le tibia), les os courts (carpe, tarse) et les os plats (côtes, scapula, sternum, la plupart des os du crâne).</p><p>Les articulations se classent en 3 catégories selon leur mobilité : fixes (os du crâne), semi-mobiles (vertèbres) et mobiles (épaule, coude, hanche, genou…). Les muscles se répartissent en muscles squelettiques (striés, volontaires, fixés aux os par les tendons), muscles lisses (involontaires, présents dans la paroi de la peau, des viscères et des vaisseaux) et, en exception notable, les muscles cardiaque et utérin, qui sont striés mais involontaires.</p><h4>Le squelette — 6 parties</h4><p>Le squelette se décompose en 6 parties. La <strong>tête</strong> comprend le crâne (protège le cerveau, repose sur le rachis cervical — os frontal, occipital, 2 pariétaux, 2 temporaux, sphénoïde qui porte à sa base les orifices des nerfs crâniens) et la face (maxillaire inférieur ou mandibule, maxillaire supérieur, 2 zygomatiques ou pommettes, os propres du nez, partie de l'os frontal). La <strong>colonne vertébrale</strong> (rachis), 33 ou 34 vertèbres, contient et protège la moelle épinière ; elle se répartit en 7 cervicales, 12 thoraciques (ou dorsales), 5 lombaires, 5 sacrées soudées (sacrum) et 4 ou 5 coccygiennes soudées (coccyx) — mnémotechnique 7-12-5.</p><p>La <strong>cage thoracique</strong>, point d'attache des membres supérieurs, associe le rachis thoracique en arrière, le sternum en avant et 24 côtes (12 paires) qui les relient en arc. Le <strong>bassin</strong> (pelvis), en forme d'entonnoir et plus large chez la femme, assure la jonction entre le rachis et les membres inférieurs ; il associe le sacrum et le coccyx en arrière, 2 os coxaux (iliaques) latéralement et le pubis, articulation fixe antérieure.</p><p>Les <strong>membres supérieurs</strong> comptent 3 segments par membre : le bras (humérus), l'avant-bras (ulna ou cubitus en interne, radius en externe) et la main (carpe, métacarpiens, phalanges) ; l'épaule associe humérus, scapula (omoplate) et clavicule. Les doigts se numérotent de 1 à 5 de l'extérieur vers l'intérieur (pouce, index, majeur, annulaire, auriculaire) et comptent 3 phalanges chacun, sauf le pouce qui n'en compte que 2. Les <strong>membres inférieurs</strong> comptent également 3 segments : la cuisse (fémur), la jambe (tibia en interne, fibula ou péroné en externe) et le pied (tarse, métatarsiens, phalanges) ; les articulations de hanche, genou et cheville relient respectivement cuisse-bassin, cuisse-jambe et jambe-pied. Les orteils, à l'inverse des doigts, se numérotent de 1 à 5 de l'intérieur vers l'extérieur.</p><h3>Les cavités du corps</h3><p>Le corps humain comprend 4 grandes cavités. La cavité <strong>crânienne</strong> contient le cerveau et est limitée par le crâne. La cavité <strong>spinale</strong> contient le canal rachidien et la moelle épinière, limitée par le rachis. La cavité <strong>thoracique</strong> contient les poumons latéralement et, au centre, le médiastin (cœur, œsophage, trachée, partie de l'aorte, nerfs) ; elle est limitée par le sternum en avant, le rachis thoracique en arrière, les côtes sur les côtés et le diaphragme en bas. La cavité <strong>abdomino-pelvienne</strong>, sous le diaphragme, regroupe la cavité abdominale (appareil digestif : estomac, intestin grêle, côlon, foie et vésicule biliaire, pancréas ; appareil immunitaire : rate ; appareil urinaire : reins dans les fosses lombaires à l'arrière, et uretères) et la cavité pelvienne, en entonnoir (rectum, anus, vessie, organes génitaux internes).</p><h3>La fonction respiratoire</h3><p>La fonction respiratoire capte l'oxygène de l'air pour l'échanger avec le sang au niveau des poumons, et rejette le dioxyde de carbone. Le cycle respiratoire alterne inspiration et expiration, séparées d'une pause dont la durée varie selon l'activité ; il est rendu possible par le diaphragme, muscle plat situé à la base de la cage thoracique. Le renouvellement de l'air dépend de 3 facteurs : la fréquence respiratoire, l'amplitude des mouvements et le libre passage de l'air ; ces mécanismes sont contrôlés par des centres nerveux situés à la base du cerveau, dans le tronc cérébral. L'air inspiré se compose de 21 % d'oxygène (O2), 78 % d'azote (N2) et 1 % de gaz rares.</p><p>Les voies aériennes supérieures (VAS) comprennent les fosses nasales et la bouche (dépoussiérage, humidification et réchauffement de l'air), le pharynx (carrefour entre les voies aériennes et digestives, où l'épiglotte dirige les aliments vers l'œsophage) et le larynx (cartilages, dont l'épiglotte qui ferme la glotte pendant la déglutition pour protéger des inhalations). Les réflexes de déglutition et de toux, qui préviennent la fausse route, sont diminués ou abolis lors de l'inconscience : la victime perd alors la protection de ses voies aériennes et s'expose à l'inhalation de salive, de sang ou de vomissements. Les voies aériennes inférieures (VAI) comprennent la trachée (tube situé après les cordes vocales), les bronches puis les bronchioles (arborisation dans les poumons) et les alvéoles pulmonaires, fine membrane séparant l'air d'un réseau de capillaires sanguins où se réalisent les échanges gazeux (entrée d'O2, sortie de CO2). Les poumons sont enveloppés par la plèvre, une double enveloppe protectrice qui les solidarise à la paroi thoracique et permet leur expansion à l'inspiration.</p><h3>La fonction circulatoire</h3><p>La fonction circulatoire transporte l'oxygène des poumons vers l'organisme (via les globules rouges), élimine les déchets (dioxyde de carbone, urée…) et transporte protéines, glucides, lipides, hormones et facteurs de coagulation. Le cœur comprend 2 parties, droite et gauche, qui ne communiquent pas entre elles ; chaque partie associe un atrium (oreillette) et un ventricule. Son fonctionnement est automatique, régulé par le bulbe rachidien.</p><p>Le sang circule selon 2 grandes circulations : la petite circulation (ou pulmonaire), entre le cœur et les poumons, assure l'oxygénation ; la grande circulation, entre le cœur et les organes, assure la distribution et la récupération. 3 types de vaisseaux la parcourent : les artères, qui partent du cœur, à pression élevée et à diamètre décroissant ; les capillaires, réseau d'échange au sein des organes ; les veines, qui ramènent le sang au cœur. Le sang, environ 5 litres chez l'adulte, se compose de plasma (liquide fait d'eau et de sels minéraux), de globules rouges (transport de l'O2 et d'une partie du CO2), de globules blancs (lutte contre les infections) et de plaquettes (formation du caillot avec des éléments du plasma, pour l'arrêt du saignement).</p><h3>La fonction nerveuse</h3><p>La fonction nerveuse dirige, coordonne et régule le fonctionnement du corps. Le cerveau assure 2 grandes fonctions : la vie de relation (actions volontaires — motricité, sensibilité, parole, fonctions supérieures comme la pensée, le calcul, la lecture, le savoir-faire et la mémorisation), localisée dans les hémisphères cérébraux ; et le fonctionnement automatique (respiration, circulation, adaptation aux situations comme l'effort, la position, la digestion ou le niveau de conscience), localisé à la base du cerveau. La moelle épinière transmet les informations entre le cerveau et les nerfs périphériques, héberge des centres automatiques et permet des réflexes rapides, comme retirer la main d'un objet brûlant avant même la perception de la douleur. Les nerfs périphériques véhiculent l'influx nerveux dans les 2 sens : du centre vers la périphérie pour les ordres (aux muscles, aux organes), et de la périphérie vers le centre pour les informations sensitives (douleur, chaleur, toucher) et sensorielles (images, sons, odeurs).</p><h3>Interaction des fonctions vitales</h3><p>Toute détresse vitale entraîne inexorablement la perturbation des autres fonctions, engageant le pronostic vital. Une détresse respiratoire non traitée (asthme, noyade…) entraîne une mauvaise oxygénation cellulaire et cérébrale, une évolution rapide vers le coma, puis un arrêt cardiaque en l'absence de geste d'urgence. Une détresse circulatoire non traitée (hémorragie, trouble cardiaque…), par diminution du volume sanguin ou défaillance de la pompe cardiaque, diminue l'oxygénation du cerveau et du cœur, entraîne un coma rapide, puis un arrêt cardiaque rapide — le cœur étant très sensible au manque d'oxygène.</p><p>Chez une victime présentant un trouble de la conscience, allongée sur le dos, plusieurs mécanismes se combinent : la perte du tonus musculaire provoque la chute de la langue et de l'épiglotte en arrière, obstruant les voies aériennes ; la diminution des réflexes de déglutition expose à l'encombrement des voies aériennes par la salive, le sang ou le liquide gastrique, avec un risque de graves dommages pulmonaires ; la baisse d'oxygénation qui en résulte retentit sur le cœur, aggravant à son tour le dysfonctionnement cérébral, jusqu'à un possible arrêt cardiaque. C'est pourquoi la position latérale de sécurité est indispensable pour toute victime inconsciente qui respire.</p><h4>References</h4><p>Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.02 — Anatomie & Physiologie, section 2.1 « Organisation générale du corps humain », Notion de formation SSUAP d'Imad Bouzalmata. Chapitre unique de théorie, sans fiche technique dédiée.</p>",
  "q": [
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite la hiérarchie d'organisation du vivant, de la cellule à l'organisme.",
    "a": "Cellules → tissus → organes → systèmes → organisme.",
    "c": [],
    "e": "Les systèmes sont en interaction permanente : la défaillance de l'un entraîne souvent celle des autres (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quels sont les 3 systèmes dont la défaillance déclenche systématiquement une action de secours ?",
    "a": "Nerveux, respiratoire, circulatoire",
    "c": [
     "Nerveux, respiratoire, circulatoire",
     "Digestif, urinaire, immunitaire",
     "Locomoteur, peau, endocrinien",
     "Respiratoire, circulatoire, locomoteur"
    ],
    "e": "Le nerveux assure la vie de relation et régule les autres systèmes, le respiratoire capte l'O2 et élimine le CO2, le circulatoire transporte O2, nutriments et déchets (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel système assure la vie de relation et régule le fonctionnement des autres systèmes ?",
    "a": "Le système nerveux.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le système respiratoire a pour rôle de capter l'oxygène et d'éliminer le dioxyde de carbone.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite au moins 4 systèmes du corps humain autres que les 3 systèmes fondamentaux, avec leur fonction.",
    "a": "Locomoteur (stabilité et déplacements), peau (enveloppe protectrice, échanges avec l'extérieur), digestif (absorption des nutriments, élimination), urinaire (élimination de l'excès d'eau et des déchets), immunitaire (lutte contre les agressions microbiennes), endocrinien (hormones), reproducteur (pérennisation de l'espèce).",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Du point de vue de qui les qualificatifs d'orientation (droit/gauche, antérieur/postérieur…) sont-ils toujours exprimés ?",
    "a": "Du point de vue de la victime, jamais du secouriste.",
    "c": [],
    "e": "Une règle d'or qui limite les risques d'erreur avec le responsable de l'intervention et la régulation (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Que désigne le qualificatif « postérieur » ?",
    "a": "La face arrière, non visible sur la position de référence",
    "c": [
     "La face arrière, non visible sur la position de référence",
     "La face avant, visible sur la position de référence",
     "Le côté de la tête",
     "Le côté de l'axe médian"
    ],
    "e": "Antérieur désigne à l'inverse la face avant (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le qualificatif « supérieur » (ou proximal) désigne le côté des pieds.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Supérieur/proximal désigne le côté de la tête ; inférieur/distal désigne le côté des pieds (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 3 plans de coupe du corps humain et ce que sépare chacun.",
    "a": "Sagittal : droite/gauche. Frontal (parallèle au front) : antérieur/postérieur. Transversal (perpendiculaire au frontal) : supérieur/inférieur.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Combien d'os compte le squelette d'un adulte ?",
    "a": "206",
    "c": [
     "206",
     "196",
     "216",
     "230"
    ],
    "e": "Répartis en 6 parties (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 4 rôles des os.",
    "a": "Soutien du corps, protection des cavités, fixation des muscles (via les tendons), stabilisation des articulations (via les ligaments).",
    "c": [],
    "e": "Certains os contiennent aussi la moelle osseuse, qui fabrique les globules rouges (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que fabrique la moelle osseuse contenue dans certains os ?",
    "a": "Les globules rouges.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Parmi ces os, lequel est un os plat ?",
    "a": "Le sternum",
    "c": [
     "Le sternum",
     "Le tibia",
     "Le carpe",
     "Le fémur"
    ],
    "e": "Le tibia est un os long, le carpe un os court (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Les articulations du crâne sont mobiles.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Elles sont fixes ; les vertèbres sont semi-mobiles, l'épaule, le coude, la hanche et le genou sont mobiles (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelle est l'exception parmi les muscles striés, normalement volontaires ?",
    "a": "Les muscles cardiaque et utérin : ce sont des muscles striés mais involontaires.",
    "c": [],
    "e": "Les muscles squelettiques sont striés et volontaires ; les muscles lisses (peau, viscères, vaisseaux) sont involontaires (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Combien de vertèbres cervicales compte le rachis ?",
    "a": "7.",
    "c": [],
    "e": "Mnémotechnique 7-12-5 pour cervicales-thoraciques-lombaires (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel est le rôle essentiel de la colonne vertébrale ?",
    "a": "Contenir et protéger la moelle épinière",
    "c": [
     "Contenir et protéger la moelle épinière",
     "Produire les globules rouges",
     "Assurer les échanges gazeux",
     "Réguler la température corporelle"
    ],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Détaille la répartition des vertèbres par région du rachis.",
    "a": "7 cervicales, 12 thoraciques (dorsales), 5 lombaires, 5 sacrées soudées (sacrum), 4 ou 5 coccygiennes soudées (coccyx).",
    "c": [],
    "e": "Soit 33 ou 34 vertèbres au total (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Combien de côtes forment la cage thoracique ?",
    "a": "24 côtes, soit 12 paires.",
    "c": [],
    "e": "Elles relient le rachis thoracique en arrière au sternum en avant (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le bassin est une structure plus large chez l'homme que chez la femme.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Le bassin, en forme d'entonnoir, est plus large chez la femme (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Dans l'avant-bras, quel os se trouve en position interne ?",
    "a": "L'ulna (cubitus)",
    "c": [
     "L'ulna (cubitus)",
     "Le radius",
     "L'humérus",
     "Le fémur"
    ],
    "e": "Le radius est en position externe (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel os se trouve en position externe de la jambe ?",
    "a": "La fibula (péroné).",
    "c": [],
    "e": "Le tibia est en position interne (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Comment numérote-t-on les doigts de la main, et combien de phalanges chacun compte-t-il ?",
    "a": "De 1 à 5, de l'extérieur vers l'intérieur : pouce, index, majeur, annulaire, auriculaire. Chaque doigt compte 3 phalanges, sauf le pouce qui n'en compte que 2.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Les orteils se numérotent de 1 à 5 de l'extérieur vers l'intérieur, comme les doigts de la main.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "À l'inverse des doigts, les orteils se numérotent de l'intérieur vers l'extérieur (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quels organes se trouvent dans le médiastin, au sein de la cavité thoracique ?",
    "a": "Cœur, œsophage, trachée, partie de l'aorte et nerfs",
    "c": [
     "Cœur, œsophage, trachée, partie de l'aorte et nerfs",
     "Poumons uniquement",
     "Foie et vésicule biliaire",
     "Rate et pancréas"
    ],
    "e": "Les poumons occupent la cavité thoracique latéralement, hors du médiastin (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Comment sont organisées les 2 parties du cœur (droite et gauche) ?",
    "a": "Elles ne communiquent pas entre elles, chacune associant un atrium et un ventricule",
    "c": [
     "Elles ne communiquent pas entre elles, chacune associant un atrium et un ventricule",
     "Elles communiquent en permanence via une valve centrale",
     "Elles ne forment qu'une seule cavité commune",
     "Elles communiquent uniquement pendant l'effort"
    ],
    "e": "Le fonctionnement du cœur est automatique, régulé par le bulbe rachidien (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les organes digestifs présents dans la cavité abdominale.",
    "a": "Estomac, intestin grêle, côlon, foie et vésicule biliaire, pancréas.",
    "c": [],
    "e": "La rate (immunitaire) et les reins/uretères (urinaire) partagent aussi la cavité abdominale (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Les reins se situent dans les fosses lombaires, à l'arrière de la cavité abdominale.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "En combien de temps la privation d'oxygène entraîne-t-elle la mort ?",
    "a": "En 5 à 6 minutes.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle est la composition de l'air inspiré ?",
    "a": "21 % O2, 78 % N2, 1 % gaz rares",
    "c": [
     "21 % O2, 78 % N2, 1 % gaz rares",
     "50 % O2, 50 % N2",
     "78 % O2, 21 % N2, 1 % gaz rares",
     "21 % O2, 79 % CO2"
    ],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Explique le rôle du pharynx et pourquoi ses réflexes sont critiques chez une victime inconsciente.",
    "a": "Le pharynx est le carrefour entre voies aériennes et digestives ; l'épiglotte y dirige les aliments vers l'œsophage. Les réflexes de déglutition et de toux, qui préviennent la fausse route, sont diminués ou abolis lors de l'inconscience, exposant à l'inhalation de salive, de sang ou de vomissements.",
    "c": [],
    "e": "D'où la nécessité de la position latérale de sécurité (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Où sont situés les centres nerveux qui contrôlent la respiration ?",
    "a": "À la base du cerveau, dans le tronc cérébral.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel est le rôle de la plèvre ?",
    "a": "Solidariser les poumons à la paroi thoracique pour permettre leur expansion inspiratoire",
    "c": [
     "Solidariser les poumons à la paroi thoracique pour permettre leur expansion inspiratoire",
     "Réaliser les échanges gazeux avec le sang",
     "Réchauffer et humidifier l'air inspiré",
     "Diriger les aliments vers l'œsophage"
    ],
    "e": "C'est une double enveloppe protectrice (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Les alvéoles pulmonaires sont le siège des échanges gazeux entre l'air et le sang.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Via une fine membrane séparant l'air d'un réseau de capillaires sanguins (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel est le volume sanguin moyen d'un adulte ?",
    "a": "Environ 5 litres.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel composant du sang assure le transport de l'oxygène ?",
    "a": "Les globules rouges",
    "c": [
     "Les globules rouges",
     "Les globules blancs",
     "Les plaquettes",
     "Le plasma"
    ],
    "e": "Les globules rouges transportent aussi une partie du CO2 (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Les plaquettes participent à la lutte contre les infections.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Ce sont les globules blancs qui luttent contre les infections ; les plaquettes forment le caillot avec des éléments du plasma pour arrêter le saignement (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 3 types de vaisseaux sanguins et leur caractéristique.",
    "a": "Artères (partent du cœur, pression élevée, diamètre décroissant), capillaires (réseau d'échange dans les organes), veines (ramènent le sang au cœur).",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle circulation relie le cœur aux poumons pour assurer l'oxygénation du sang ?",
    "a": "La petite circulation (pulmonaire)",
    "c": [
     "La petite circulation (pulmonaire)",
     "La grande circulation",
     "La circulation lymphatique",
     "La circulation portale"
    ],
    "e": "La grande circulation relie le cœur aux organes pour la distribution et la récupération (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel exemple illustre un réflexe rapide de la moelle épinière ?",
    "a": "Retirer la main d'un objet brûlant, avant même la perception de la douleur.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Distingue les 2 grandes fonctions du cerveau et leur localisation.",
    "a": "La vie de relation (motricité, sensibilité, parole, fonctions supérieures) est localisée dans les hémisphères cérébraux. Le fonctionnement automatique (respiration, circulation, adaptation aux situations) est localisé à la base du cerveau.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Dans quel sens circule l'influx nerveux qui transmet les ordres aux muscles et organes ?",
    "a": "Du centre vers la périphérie",
    "c": [
     "Du centre vers la périphérie",
     "De la périphérie vers le centre",
     "Uniquement dans la moelle épinière",
     "Uniquement dans les hémisphères"
    ],
    "e": "De la périphérie vers le centre circulent les informations sensitives et sensorielles (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris la chaîne des événements d'une détresse respiratoire non traitée (asthme, noyade…).",
    "a": "Mauvaise oxygénation cellulaire et cérébrale, évolution rapide vers le coma, puis arrêt cardiaque en l'absence de geste d'urgence.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Face à une détresse circulatoire, le cœur est un organe peu sensible qui tolère longtemps le manque d'oxygène.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Le cœur est au contraire très sensible : une détresse circulatoire (baisse de volume sanguin ou défaillance de la pompe) entraîne un coma puis un arrêt cardiaque rapides sans geste d'urgence (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Explique pourquoi la position latérale de sécurité est indispensable pour une victime inconsciente qui respire.",
    "a": "Allongée sur le dos, la perte du tonus musculaire fait chuter la langue et l'épiglotte en arrière, obstruant les voies aériennes ; la diminution des réflexes de déglutition expose à l'encombrement par la salive, le sang ou le liquide gastrique, avec un risque de graves dommages pulmonaires. La baisse d'oxygénation qui en résulte retentit sur le cœur et aggrave le dysfonctionnement cérébral, jusqu'à un possible arrêt cardiaque.",
    "c": [],
    "e": "La PLS prévient ces deux mécanismes combinés (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §2.1)."
   }
  ]
 },
 {
  "id": "ssuap-bilans",
  "domain": "ssuap",
  "ic": "🩺",
  "t": "Sémiologie & construction du bilan",
  "fig": [
   [
    "FR adulte (normale)",
    "12 à 20 mouvements/min — arrêt respiratoire si ≤ 6/min ou pauses ≥ 10 s"
   ],
   [
    "FC adulte (normale)",
    "60 à 100 bpm — arrêt cardiaque si aucun battement carotidien perçu sur 10 s"
   ],
   [
    "PA adulte (normale)",
    "≈ 120/80 mmHg — hypotension si PAS ≤ 100 mmHg, HTA si PAS > 160 mmHg"
   ],
   [
    "SpO2 (normale)",
    "94 à 100 % — hypoxie si < 94 % (< 89 % chez l'insuffisant respiratoire chronique)"
   ],
   [
    "TRC (temps de recoloration cutanée)",
    "défaillance circulatoire si > 2 s (compression ongle 2-3 s)"
   ],
   [
    "Score de Glasgow (GCS)",
    "de 3 (coma profond) à 15 (conscient normal) — ≤ 8 = coma"
   ],
   [
    "Échelle AVPU/EVDA",
    "Alert/Éveillée, Verbal/Voix, Pain/Douleur, Unresponsive/Aréactif — bilan primaire"
   ],
   [
    "Température (adulte)",
    "hyperthermie > 37,5°C (pronostic vital > 42°C) — hypothermie < 35°C (FV possible < 28°C)"
   ],
   [
    "Douleur (EN)",
    "Échelle Numérique 0 à 10 — seuil de prise en charge ≥ 4/10"
   ],
   [
    "4 étapes du bilan",
    "circonstanciel → impression générale → ABCDE → secondaire (transmission = étape suivante, pas comptée dans les 4)"
   ],
   [
    "Bilan circonstanciel",
    "5 questions : QUOI ? DANGER ? COMBIEN ? SECOURS ? INFOS ?"
   ],
   [
    "ABCDE",
    "Airways, Breathing, Circulation, Disability, Exposition/Environnement — jamais sauter une lettre sans stabiliser"
   ],
   [
    "PQRST",
    "Provoqué par, Qualités, Région, Sévérité, Temps — analyse d'une plainte"
   ],
   [
    "SAMPLER",
    "Symptômes, Allergies, Médicaments, Passé médical, Last meal, Events, Risques — interrogatoire complet"
   ],
   [
    "Procédure radio urgente",
    "« URGENT, URGENT, URGENT ! » + demande de médicalisation"
   ],
   [
    "O2 médical",
    "seul médicament administrable sans avis médical préalable en détresse vitale"
   ],
   [
    "FR ventilation assistée",
    "10/min adulte, 20/min enfant, 30/min nourrisson, 40/min nouveau-né"
   ]
  ],
  "s": "<h3>Sémiologie respiratoire</h3><p>L'appréciation de la respiration (bilan primaire) se fait après libération des voies aériennes, sur <strong>10 secondes maximum</strong>, à l'aide du plat de la main posée sur l'abdomen. Les critères analysés sont la fréquence, l'amplitude, le rythme et l'aptitude à parler ou compter. La fréquence respiratoire (FR) normale est de 12 à 20 mouvements/min chez l'adulte (20-30 chez l'enfant, 30-40 chez le nourrisson, 40-60 chez le nouveau-né) ; l'arrêt respiratoire est défini par une FR ≤ 6 mvts/min ou des pauses ≥ 10 s. On distingue la bradypnée (fréquence plus lente), la tachypnée (fréquence augmentée, volume conservé) et la polypnée (fréquence augmentée, volume diminué). Les gasps sont des mouvements inspiratoires brusques inefficaces, séparés de pauses de 30 s à 1 min, observés chez une victime en train d'agoniser : ils ne doivent jamais être confondus avec une respiration efficace.</p><p>Les signes d'accompagnement incluent le battement des ailes du nez (premier signe chez le nourrisson), le tirage, les bruits anormaux (sifflements = rétrécissement des voies aériennes hautes, ronflements = chute de la langue, râles = encombrement liquidien), la cyanose, les sueurs et les signes d'épuisement. La SpO2 (saturation pulsée en oxygène) est normale entre 94 et 100 % ; en dessous de 94 % on parle d'hypoxie. En cas d'intoxication au monoxyde de carbone ou aux fumées d'incendie, la SpO2 peut rester faussement normale : toute suspicion impose une oxygénothérapie à haut débit systématique.</p><h3>Sémiologie circulatoire</h3><p>L'appréciation de la circulation se fait également sur 10 s maximum : chez la victime consciente, l'absence de pouls radial associée à la présence du pouls carotidien signe une détresse circulatoire. La fréquence cardiaque (FC) normale de l'adulte est de 60 à 100 bpm ; l'arrêt cardiaque est défini par l'absence de tout battement perçu au pouls carotidien sur 10 s (ou une FC < 60 bpm chez le nouveau-né à la naissance). La tachycardie (FC > 100) et surtout la bradycardie (FC < 60, signe de gravité précédant souvent l'arrêt cardio-respiratoire) sont recherchées au bilan secondaire.</p><p>Les signes d'accompagnement d'une détresse circulatoire sont la décoloration de la peau et des muqueuses, un temps de recoloration cutanée (TRC) supérieur à 2 secondes, des marbrures, une sensation de soif, des extrémités froides et des sueurs froides sans effort ni chaleur. La pression artérielle (PA) résulte de la contraction ventriculaire, du calibre des vaisseaux et du volume sanguin éjecté ; ses valeurs moyennes adulte sont de 120/80 mmHg. On définit opérationnellement l'hypertension par une PAS > 160 mmHg au repos sur plusieurs mesures, et l'hypotension par une PAS ≤ 100 mmHg ou une baisse de plus de 30 % par rapport à la PA habituelle.</p><h3>Sémiologie neurologique</h3><p>L'appréciation de la conscience combine une question simple et un ordre simple adapté. L'échelle AVPU (Alert/Verbal/Pain/Unresponsive), simplification du score de Glasgow, est utilisée au bilan primaire, notamment en cas de barrière de langue ou chez l'enfant. Le score de Glasgow (GCS), évalué au bilan secondaire, va de 3 (coma profond) à 15 (conscient normal) et combine ouverture des yeux (Y), réponse verbale (V) et réponse motrice (M) ; un score ≤ 8 signe un coma. La perte de connaissance initiale (PCI) est signalée à part, avant le score de Glasgow, dans la transmission.</p><p>La réaction pupillaire est recherchée systématiquement en cas de traumatisme crânien, trouble neurologique, intoxication ou arrêt cardio-respiratoire : réactivité, symétrie et diamètre sont évalués. Une anisocorie (mydriase aréactive d'un œil) chez une victime inconsciente signe une souffrance grave de l'hémisphère correspondant ; une mydriase bilatérale aréactive associée à une inconscience signe une souffrance cérébrale aiguë. En réanimation cardio-pulmonaire, une diminution du diamètre pupillaire ou une réaction à la lumière signale une RCP efficace.</p><h3>Analyse de la plainte et température</h3><p>La méthode <strong>PQRST</strong> structure l'analyse de toute plainte, en particulier la douleur : Provoqué par (circonstances), Qualités (caractéristiques), Région (localisation), Sévérité (intensité) et Temps (durée, évolution). L'intensité de la douleur se quantifie en opérationnel avec l'Échelle Numérique (EN, de 0 à 10) ; le seuil de prise en charge retenu est ≥ 4/10 (ou EVS ≥ 2, EVA ≥ 40/100). Chez l'enfant, on utilise l'auto-évaluation (FPS-R, EVA) ou, en dessous de 7 ans, l'hétéro-évaluation EVENDOL (seuil de traitement à 4/15).</p><p>La température corporelle normale au repos est d'environ 37°C. On parle d'hyperthermie au-dessus de 37,5°C (pronostic vital engagé au-delà de 42°C) et d'hypothermie en dessous de 35°C (fibrillation ventriculaire possible à tout moment en dessous de 28°C). La méthode d'interrogatoire complète est le SAMPLER (Symptômes/PQRST, Allergies, Médicaments, Passé médical, Last meal, Events, Risques), et sa version simplifiée le MHTAF (Maladies, Hospitalisations, Traitements, Allergies, Facteurs de risque Familiaux).</p><h3>Construction du bilan — les 4 étapes</h3><p>Le bilan est le fil conducteur de toute intervention SSUAP, en 4 étapes chronologiques : le <strong>bilan circonstanciel</strong> (analyse de la situation avant d'approcher la victime, sécurité, nature de l'intervention), l'<strong>impression générale</strong> puis l'<strong>ABCDE</strong> (bilan primaire), et le <strong>bilan secondaire</strong> (paramètres, interrogatoire, examen tête-pieds). Trois principes gouvernent chaque étape : évaluer, agir (gestes d'urgence avant tout le reste), contrôler/réévaluer avant de passer au point suivant — jamais de progression sans stabilisation.</p><p>Le bilan circonstanciel répond à 5 questions : QUOI (nature de l'intervention), DANGER (persistant, contrôlable), COMBIEN (nombre et type de victimes), SECOURS (renforts nécessaires) et INFOS (témoins, circonstances, antécédents). L'impression générale (2e regard, ou « Quick-Look ») décèle une détresse vitale évidente ; l'ABCDE (3e regard) explore dans l'ordre Airways (voies aériennes), Breathing (ventilation), Circulation (pouls, hémorragies), Disability (conscience, motricité, pupilles) et Exposition/Environnement (examen complet, prévention de l'hypothermie) — sans jamais passer à la lettre suivante sans avoir stabilisé la précédente. Une victime critique reçoit un bilan court, des gestes d'urgence et une demande de médicalisation ; une victime non critique reçoit un bilan secondaire complet avant transmission.</p><h3>Bilan secondaire, surveillance et transmission</h3><p>Le bilan secondaire mesure les paramètres physiologiques systématiques (FR, FC, SpO2, PA) et circonstanciels (température, glycémie, HbCO selon le contexte), conduit l'interrogatoire (MHTAF ou SAMPLER), réalise un examen tête-pieds et applique les scores et échelles pertinents (Glasgow, EN/EVA, Lund-Browder pour une brûlure). La surveillance est permanente, de la prise en charge jusqu'à la transmission : elle consiste à parler à la victime, rechercher toute modification, contrôler respiration et circulation, et réévaluer conscience et paramètres, avec des relevés avant, pendant et à la fin du transport.</p><p>La transmission du bilan se fait préférentiellement par radio, normalement par le chef d'agrès ; une demande de médicalisation urgente utilise la procédure « URGENT, URGENT, URGENT ! ». Le contenu transmis suit un plan fixe : engin et centre de secours, adresse et motif, bilan circonstanciel si pertinent, bilan primaire, bilan secondaire, scores et échelles, gestes réalisés — en hiérarchisant toujours le trouble principal. L'oxygène médical est le seul médicament administrable sans avis médical préalable en cas de détresse vitale ; l'aide à la prise d'un autre médicament exige qu'il soit prescrit à la victime ou validé par la régulation. La fiche bilan est une obligation médico-légale, exhaustive et horodatée, y compris pour une victime laissée sur place (hors plan NOVI).</p><h4>Références</h4><p>Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.03 — Sémiologie (sections 3.1 à 3.5) et Chap.04 — Bilans (sections 4.1 à 4.7), Notion de formation SSUAP d'Imad Bouzalmata, fiches techniques associées (FT S.01 à S.05, FT G.01, FT G.09, FT S.09).</p>",
  "q": [
   {
    "t": "sa",
    "q": "Sur combien de secondes maximum apprécie-t-on la respiration au bilan primaire ?",
    "a": "10 secondes maximum.",
    "c": [],
    "e": "Après libération des voies aériennes, à l'aide du plat de la main posée sur l'abdomen (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §3.1)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quels sont les seuils de l'arrêt respiratoire, quel que soit l'âge (sauf nouveau-né à la naissance) ?",
    "a": "FR ≤ 6 mvts/min ou pauses ≥ 10 s",
    "c": [
     "FR ≤ 6 mvts/min ou pauses ≥ 10 s",
     "FR ≤ 10 mvts/min uniquement",
     "Pauses ≥ 30 s uniquement",
     "FR ≤ 12 mvts/min ou pauses ≥ 5 s"
    ],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §3.1."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Différencie bradypnée, tachypnée et polypnée.",
    "a": "Bradypnée : fréquence respiratoire plus lente. Tachypnée : fréquence augmentée, volume courant conservé (compense un besoin accru en O2). Polypnée : fréquence augmentée, volume courant diminué (respiration rapide et superficielle).",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §3.1."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Les gasps constituent une respiration efficace.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Les gasps sont des mouvements inspiratoires brusques inefficaces, séparés de pauses de 30 s à 1 min, observés chez une victime en train d'agoniser : loin d'écarter un arrêt cardio-respiratoire, ils doivent au contraire y faire penser et déclencher la RCP (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §3.1)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "En dessous de quelle valeur de SpO2 parle-t-on d'hypoxie chez l'adulte sans antécédent respiratoire ?",
    "a": "94 %",
    "c": [
     "90 %",
     "94 %",
     "97 %",
     "89 %"
    ],
    "e": "89 % est le seuil retenu chez l'insuffisant respiratoire chronique (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §3.1)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Pourquoi la SpO2 peut-elle être faussement normale lors d'une intoxication au CO ou aux fumées d'incendie, et que fait-on dans ce cas ?",
    "a": "Les saturomètres ne distinguent pas le CO et l'O2 fixés sur les globules rouges. Toute victime intoxiquée aux fumées ou au CO reçoit une oxygénothérapie à haut débit systématique.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §3.1 (renvoi chap.11 — Intoxications)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la fréquence cardiaque normale de l'adulte ?",
    "a": "60 à 100 battements par minute.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §3.2."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Comment définit-on l'arrêt cardiaque chez l'adulte ?",
    "a": "Aucun battement perçu au pouls carotidien sur 10 s",
    "c": [
     "FC < 60 bpm sur 1 minute",
     "Aucun battement perçu au pouls carotidien sur 10 s",
     "Absence de pouls radial uniquement",
     "PAS < 90 mmHg"
    ],
    "e": "Chez le nouveau-né à la naissance, le seuil est une FC < 60 bpm (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §3.2)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "À partir de quelle durée le temps de recoloration cutanée (TRC) signe-t-il une défaillance circulatoire ?",
    "a": "Plus de 2 secondes.",
    "c": [],
    "e": "Compression de l'ongle pendant 2-3 secondes (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §3.2)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle fréquence cardiaque signe une bradycardie chez l'adulte et constitue un signe de gravité ?",
    "a": "FC < 60 bpm",
    "c": [
     "FC < 60 bpm",
     "FC < 80 bpm",
     "FC > 100 bpm",
     "FC entre 60 et 100 bpm"
    ],
    "e": "La bradycardie précède souvent l'arrêt cardio-respiratoire (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §3.2)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite au moins 4 signes d'accompagnement d'une détresse circulatoire.",
    "a": "Décoloration de la peau et des muqueuses, TRC > 2 s, marbrures, sensation de soif, extrémités froides, sueurs froides sans effort ni chaleur.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §3.2."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Une PAS supérieure à 160 mmHg au repos, sur plusieurs mesures, correspond à la définition opérationnelle de l'hypertension artérielle.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "L'hypotension, elle, est définie par une PAS ≤ 100 mmHg ou une baisse de plus de 30 % par rapport à la PA habituelle (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §3.2)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle échelle simplifiée du Glasgow est utilisée au bilan primaire, notamment en cas de barrière de langue ou chez l'enfant ?",
    "a": "L'échelle AVPU (ou EVDA).",
    "c": [],
    "e": "Alert/Éveillée, Verbal/Voix, Pain/Douleur, Unresponsive/Aréactif (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §3.3)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "À partir de quel score de Glasgow parle-t-on de coma ?",
    "a": "Score ≤ 8",
    "c": [
     "Score ≤ 8",
     "Score ≤ 10",
     "Score ≤ 12",
     "Score = 3 uniquement"
    ],
    "e": "Le score de Glasgow va de 3 (coma profond) à 15 (conscient normal) (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §3.3)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Que signifie une anisocorie avec mydriase aréactive d'un côté chez une victime inconsciente ?",
    "a": "Une souffrance grave de l'hémisphère cérébral correspondant au côté de la mydriase aréactive.",
    "c": [],
    "e": "Chez une victime consciente, une anisocorie oriente plutôt vers un traumatisme de l'œil ou un collyre (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §3.3)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Où et à part de quoi signale-t-on une perte de connaissance initiale (PCI) dans la transmission du bilan ?",
    "a": "À part, avant le score de Glasgow.",
    "c": [],
    "e": "Exemple : « victime a présenté une PCI de 2 min, actuellement consciente Glasgow 15 » (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §3.3, FT S.04)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris la méthode PQRST utilisée pour analyser une plainte.",
    "a": "Provoqué par (circonstances de survenue), Qualités (caractéristiques de la plainte), Région du corps atteinte, Sévérité (intensité), Temps (depuis combien de temps, évolution).",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §3.4."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel est le seuil de prise en charge de la douleur avec l'Échelle Numérique (EN) chez l'adulte ?",
    "a": "EN ≥ 4/10",
    "c": [
     "EN ≥ 2/10",
     "EN ≥ 4/10",
     "EN ≥ 6/10",
     "EN ≥ 8/10"
    ],
    "e": "Équivalent à EVS ≥ 2 ou EVA/EN ≥ 40/100 (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §3.4, FT G.01)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle échelle d'hétéro-évaluation de la douleur utilise-t-on chez l'enfant de moins de 7 ans qui ne s'exprime pas, et quel est son seuil de traitement ?",
    "a": "L'échelle EVENDOL, seuil de traitement à 4/15.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, FT G.01."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "L'hyperthermie est définie par une température corporelle supérieure à 37,5°C, avec un pronostic vital engagé au-delà de 42°C.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §3.5."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "En dessous de quelle température une fibrillation ventriculaire est-elle possible à tout moment ?",
    "a": "En dessous de 28°C.",
    "c": [],
    "e": "L'hypothermie est définie par une température < 35°C (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §3.5)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Détaille les 7 lettres de la méthode SAMPLER.",
    "a": "Symptômes (analysés via PQRST), Allergies, Médicaments en cours, Passé médical et chirurgical, Last meal (dernier repas), Events (circonstances), Risques (antécédents familiaux, tabac, alcool).",
    "c": [],
    "e": "Version plus complète que le MHTAF (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, FT G.01)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que signifie l'acronyme MHTAF utilisé pour l'interrogatoire d'une victime lucide ?",
    "a": "Maladies, Hospitalisations, Traitements, Allergies, Facteurs de risque et antécédents Familiaux.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §4.4."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 4 étapes chronologiques de la construction du bilan.",
    "a": "Le bilan circonstanciel, l'impression générale puis l'ABCDE (bilan primaire), et le bilan secondaire.",
    "c": [],
    "e": "Suivi de la transmission, qui n'est pas comptée comme une étape du bilan lui-même mais son aboutissement (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §4.1)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quels sont les 3 principes fondamentaux appliqués à chaque étape du bilan ?",
    "a": "Évaluer (recueillir les informations), agir (réaliser les gestes qui s'imposent, urgence vitale avant tout), contrôler/réévaluer (vérifier l'efficacité, détecter une aggravation).",
    "c": [],
    "e": "Aucune progression sans stabilisation du point précédent (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §4.1)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelles sont les 5 questions du bilan circonstanciel ?",
    "a": "QUOI ? DANGER ? COMBIEN ? SECOURS ? INFOS ?",
    "c": [],
    "e": "Le Notion cite aussi le mnémonique « 3S » (Scène, Situation, Sécurité) à propos du bilan circonstanciel, sans correspondance terme à terme établie avec ces 5 questions : ce sont 5 éléments distincts à retenir, pas une reformulation du 3S (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §4.2)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Que recherche-t-on avec la lettre A de l'ABCDE ?",
    "a": "La liberté des voies aériennes",
    "c": [
     "La liberté des voies aériennes",
     "La qualité du pouls",
     "Le niveau de conscience",
     "L'exposition et l'environnement"
    ],
    "e": "Airways : voies aériennes libres ou obstruées (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §4.3)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 5 lettres de l'ABCDE et leur signification, dans l'ordre.",
    "a": "Airways (voies aériennes), Breathing (ventilation), Circulation (pouls, hémorragies), Disability (conscience, motricité, pupilles), Exposition/Environnement (examen complet, hypothermie).",
    "c": [],
    "e": "On ne passe jamais à la lettre suivante sans avoir stabilisé la précédente (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §4.3)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "On peut passer de la lettre B à la lettre C de l'ABCDE même si la ventilation n'est pas stabilisée, si le temps presse.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Le principe des cercles de contrôle impose d'évaluer, agir puis réévaluer à chaque niveau avant de progresser (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §4.1 et 4.3)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle fréquence de ventilation assistée applique-t-on chez l'adulte (insufflations/min) ?",
    "a": "10/min",
    "c": [
     "10/min",
     "20/min",
     "30/min",
     "40/min"
    ],
    "e": "20/min chez l'enfant, 30/min chez le nourrisson, 40/min chez le nouveau-né (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §4.3)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la conduite à tenir pour une victime en arrêt cardio-respiratoire (4e scénario du bilan primaire) ?",
    "a": "RCP immédiate : 30 compressions pour 2 insufflations, DAE dès que possible.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §4.3."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quels sont les 4 paramètres physiologiques systématiques mesurés au bilan secondaire ?",
    "a": "Fréquence respiratoire (FR), fréquence cardiaque (FC), saturation en oxygène (SpO2), pression artérielle (PA).",
    "c": [],
    "e": "Les paramètres circonstanciels (température, glycémie, HbCO) se mesurent selon le contexte (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §4.4)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel score est utilisé pour évaluer la surface d'une brûlure chez l'enfant ?",
    "a": "Le score de Lund-Browder.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §4.4."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 4 axes de la surveillance permanente d'une victime.",
    "a": "Parler à la victime, rechercher les modifications, contrôler respiration et circulation, réévaluer conscience et paramètres physiologiques.",
    "c": [],
    "e": "Avec des relevés avant, pendant et à la fin du transport (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §4.5)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Qui transmet normalement le bilan à la régulation ?",
    "a": "Le chef d'agrès",
    "c": [
     "Le chef d'agrès",
     "N'importe quel équipier disponible",
     "Le conducteur du VSAV",
     "Uniquement un infirmier sapeur-pompier"
    ],
    "e": "Exceptionnellement un équipier peut transmettre, sous supervision, en se présentant comme tel (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §4.6)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle phrase d'appel radio utilise-t-on pour une demande de médicalisation urgente ?",
    "a": "« URGENT, URGENT, URGENT ! » suivi de la demande de médicalisation.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §4.6."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quel est le seul médicament administrable sans avis médical préalable en cas de détresse vitale, et à quelles conditions un autre médicament peut-il être administré ?",
    "a": "L'oxygène médical, sans avis préalable. Tout autre médicament exige qu'il soit prescrit à la victime (ordonnance à son nom) ou validé par la régulation médicale, adapté aux troubles, non périmé, à délai d'action rapide, et noté sur la fiche bilan.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §4.6."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "La fiche bilan n'est pas obligatoire pour une victime laissée sur place.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Elle est remplie exhaustivement pour toute victime, y compris laissée sur place, sauf en plan NOVI (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §4.7)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Le renfort d'une équipe SMUR dispense-t-il le chef d'agrès de rédiger sa propre fiche bilan ?",
    "a": "Non, cela ne le dispense pas.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §4.7."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Que doit préparer le chef d'agrès avant l'arrivée d'une équipe (para)médicale ?",
    "a": "Faire de la place pour que l'équipe puisse travailler et déplacer la victime, envoyer un équipier à l'accueil si l'accès est difficile.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §4.7."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "En transport non médicalisé, qui reste responsable de la surveillance de la victime ?",
    "a": "Le chef d'agrès",
    "c": [
     "Le médecin régulateur à distance",
     "Le chef d'agrès",
     "L'équipier le plus ancien",
     "Le conducteur du VSAV"
    ],
    "e": "En transport (para)médicalisé, le médecin ou l'infirmier prend le relais en cellule (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §4.7)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel repère anatomique permet de localiser les électrodes précordiales d'un ECG ?",
    "a": "L'angle de Louis (insertion des deuxièmes côtes).",
    "c": [],
    "e": "Palpé en descendant le doigt le long du sternum depuis la fourchette sternale (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, FT S.09)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "La réalisation d'un ECG par un sapeur-pompier est possible sans prescription médicale si le contexte le justifie.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "L'ECG est réalisé uniquement sur prescription médicale, par un sapeur-pompier formé et habilité (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, FT S.09)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Sur quelle phalange et quels doigts pique-t-on pour une glycémie capillaire ?",
    "a": "Face latérale de la 3e phalange du majeur, de l'annulaire ou de l'auriculaire — pouce et index exclus.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, FT S.03."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelles sont les contre-indications à la prise de température tympanique ?",
    "a": "Nourrisson de moins de 3 mois (conduit auditif trop étroit) et traumatisme auriculaire bilatéral.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, FT S.01."
   }
  ]
 },
 {
  "id": "ssuap-respiratoire",
  "domain": "ssuap",
  "ic": "🫁",
  "t": "Chap.05 — Troubles et détresses respiratoires",
  "fig": [
   [
    "5 causes de détresse respiratoire",
    "O2 air inspiré insuffisant, débit d'air insuffisant, échanges alvéolaires perturbés, échanges cellulaires perturbés, atteinte des commandes nerveuses"
   ],
   [
    "Position détresse respiratoire consciente",
    "(demi-)assise impérative — jamais allongée, repos strict"
   ],
   [
    "Test du comptage",
    "compter jusqu'à 10 sans respirer — moins de 5 = détresse très grave"
   ],
   [
    "OBVA complète — signes",
    "ne parle plus, ne tousse plus, aucun bruit audible, bouche ouverte, cyanose — urgence vitale immédiate"
   ],
   [
    "Claques dans le dos",
    "1 à 5, vigoureuses, entre les omoplates, talon de la main (FT G.02)"
   ],
   [
    "Compressions abdominales (Heimlich)",
    "1 à 5, poing au-dessus du nombril sous le sternum, tirer vers le haut et l'arrière (FT G.03)"
   ],
   [
    "Heimlich remplacé par compressions thoraciques",
    "obèse, femme enceinte (derniers mois), nourrisson/nouveau-né, personne alitée"
   ],
   [
    "OBVA complète devenue inconsciente",
    "allonger, renfort médicalisé, RCP : 30 compressions (adulte) ou 5 insufflations (enfant/nourrisson/NN)"
   ],
   [
    "Arrêt respiratoire — 3 signes",
    "arrêt de la respiration + pouls carotidien perçu + inconscience"
   ],
   [
    "Fréquence des insufflations par âge",
    "10/min adulte, 20/min enfant, 30/min nourrisson, 40/min nouveau-né"
   ],
   [
    "Sauveteur isolé — moment de l'alerte",
    "adulte : dès le constat ; enfant/nourrisson/noyé : après 5 insufflations"
   ],
   [
    "Asthme — signe caractéristique",
    "sifflement à l'EXPIRATION ; traitement type Ventoline® (salbutamol)"
   ],
   [
    "OAP — signe de gravité",
    "mousse aux lèvres blanchâtre ou rosée + crépitants ; traitement type Lasilix® (furosémide)"
   ],
   [
    "Position OAP",
    "(demi-)assise, jambes pendantes — diminue le retour veineux"
   ],
   [
    "SpO2 cible IRC",
    "89-92 % (contre 94-98 % population générale) — ne pas craindre les forts débits en décompensation"
   ],
   [
    "Intox CO / fumées — oxygène",
    "MHC 15 L/min systématique, immédiat, continu, prolongé — SpO2 sans valeur"
   ],
   [
    "Épiglottite enfant — interdits absolus",
    "ne jamais examiner la gorge, ne jamais allonger — risque d'arrêt cardiaque immédiat"
   ],
   [
    "MHC (masque à haute concentration)",
    "débit initial 15 L/min, plage 9-15 L/min, FiO2 proche de 100 %"
   ]
  ],
  "s": "<h3>Généralités</h3><p>Une détresse respiratoire est une atteinte de la fonction respiratoire dont l'évolution peut, à court terme, affecter les autres fonctions vitales et conduire au décès. Les trois fonctions vitales sont étroitement liées : une altération respiratoire entraîne rapidement une altération circulatoire puis neurologique.</p><h4>Les 5 grandes causes</h4><table><thead><tr><th>Cause</th><th>Exemples</th></tr></thead><tbody><tr><td>Insuffisance d'O2 dans l'air inspiré</td><td>Fumées d'incendie, confinement non ventilé, hypoxie d'altitude</td></tr><tr><td>Insuffisance du débit d'air</td><td>Asthme grave, IRC décompensée, traumatisme du thorax, OBVA, chute de la langue, traumatisme du cou, allergie, épiglottite</td></tr><tr><td>Perturbation des échanges alvéolaires</td><td>Infection pulmonaire, noyade, œdème aigu du poumon, embolie pulmonaire, inhalation de produits suffocants</td></tr><tr><td>Perturbation des échanges cellulaires</td><td>Intoxication au monoxyde de carbone, fumées d'incendie</td></tr><tr><td>Atteinte des commandes nerveuses</td><td>AVC, traumatisme crânien, médicaments ou drogues (overdose)</td></tr></tbody></table><p>Le tri-regards identifie une détresse respiratoire par ce que la victime dit (« j'étouffe », « j'ai du mal à respirer »), par les signes respiratoires (polypnée ou bradypnée, impossibilité de parler, battements des ailes du nez, tirage, balancement thoraco-abdominal, bruits anormaux, SpO2 basse), par l'aspect de la peau (cyanose, sueurs, moiteur) et par les signes liés aux interactions avec les autres fonctions (tachycardie et douleur thoracique côté cardio-vasculaire ; anxiété, agitation, somnolence ou coma côté cérébral ; fatigue, épuisement). Un test simple objective la gravité : demander à la victime de compter jusqu'à 10 sans respirer — en dessous de 5, la détresse est considérée comme très grave.</p><h4>Conduite à tenir générale</h4><p>Devant toute détresse respiratoire, la conduite à tenir suit 8 étapes : libérer les voies aériennes supérieures, apprécier la fonction ventilatoire, installer la victime en position (demi-)assise — jamais allongée si elle est consciente —, imposer un repos strict en interdisant tout effort, administrer de l'oxygène si nécessaire, évaluer les autres fonctions vitales, protéger contre le froid et les intempéries, et enfin calmer et rassurer.</p><h3>Obstruction brutale des voies aériennes (OBVA)</h3><p>L'obstruction brutale des voies aériennes survient le plus souvent en mangeant, en buvant ou en portant un objet à la bouche, par un corps étranger alimentaire (noix, cacahuète, carotte) ou un objet (aimant, jouet). Certains facteurs favorisent sa survenue : maladies neurologiques altérant la déglutition ou la toux, démence, prise de médicaments, d'alcool ou de drogues, mauvaise dentition.</p><h4>Complète ou partielle</h4><table><thead><tr><th>Critère</th><th>Obstruction complète</th><th>Obstruction partielle</th></tr></thead><tbody><tr><td>Passage d'air</td><td>Nul ou insignifiant</td><td>Perturbé mais présent</td></tr><tr><td>Parle ou crie</td><td>Non</td><td>Oui</td></tr><tr><td>Toux</td><td>Impossible</td><td>Vigoureuse</td></tr><tr><td>Bruits</td><td>Aucun (ou effort respiratoire à peine audible)</td><td>Sifflement inspiratoire</td></tr><tr><td>Conscience</td><td>Initialement conservée, perdue si non désobstruée</td><td>Reste consciente</td></tr></tbody></table><p>L'obstruction complète est une urgence vitale immédiate : sans désobstruction, la mort survient en quelques minutes. Ses signes propres sont l'impossibilité de parler ou de faire signe « oui » de la tête, l'absence de tout son audible, la bouche ouverte, l'impossibilité de tousser ou de respirer, une cyanose et des signes de fatigue. Devant ces signes, il faut agir immédiatement, sans attendre d'avoir complété le bilan.</p><h4>Conduite à tenir — victime consciente</h4><p>On demande d'abord « vous vous étouffez ? », en laissant la victime dans sa position (debout ou assise). On réalise 1 à 5 claques vigoureuses dans le dos ; si elles sont inefficaces, on enchaîne avec 1 à 5 compressions abdominales (manœuvre de Heimlich). Après chaque geste, on vérifie l'efficacité (rejet du corps étranger, reprise de la toux ou de la respiration, cris ou pleurs chez l'enfant) ; en cas de persistance, on inspecte la bouche pour retirer tout corps étranger visible avant de reprendre les cycles. En cas de réussite, on calme et rassure la victime, on lui administre de l'oxygène si besoin et on sollicite la régulation médicale.</p><p>Chez certaines victimes, la manœuvre de Heimlich est remplacée par des compressions thoraciques : la personne obèse (impossible d'encercler l'abdomen), la femme enceinte dans les derniers mois de grossesse, le nourrisson ou le nouveau-né (compressions plus lentes et plus profondes), et la personne alitée ou difficilement mobilisable.</p><h4>Conduite à tenir — victime devenue inconsciente</h4><p>Si la victime perd connaissance, on l'allonge au sol, on demande un renfort médicalisé immédiatement et on débute la réanimation cardio-pulmonaire : chez l'adulte, par 30 compressions thoraciques pour commencer ; chez l'enfant, le nourrisson ou le nouveau-né, par 5 insufflations pour commencer. Après chaque série de compressions, on inspecte la bouche pour retirer tout corps étranger devenu visible.</p><h4>Conduite à tenir — obstruction partielle</h4><p>Devant une obstruction partielle, on installe la victime en position de confort (souvent assise), on l'encourage à tousser, on lui administre de l'oxygène si nécessaire, on réalise un bilan secondaire complet, on sollicite la régulation médicale, on assure une surveillance permanente de la respiration et on organise systématiquement un transport en milieu hospitalier. Si la toux devient inefficace et que des signes de fatigue apparaissent, il faut basculer sans délai sur la conduite à tenir de l'obstruction complète.</p><h3>Arrêt respiratoire</h3><p>En l'absence de prise en charge immédiate, un arrêt respiratoire évolue inéluctablement vers un arrêt cardiaque. Ses causes, hors OBVA, sont l'intoxication par médicaments ou drogues, la complication d'une insuffisance respiratoire, une atteinte de la commande cérébrale (traumatisme crânien, AVC) ou une noyade. Il est parfois précédé d'une diminution de la fréquence et de l'amplitude respiratoires.</p><p>Trois signes, recherchés lors du bilan primaire, définissent l'arrêt respiratoire : l'arrêt de la respiration, un pouls carotidien encore perçu et une inconscience — parfois précédée de convulsions. Réunis, ces trois signes imposent une ventilation artificielle immédiate et une surveillance permanente du pouls.</p><p>Après libération des voies aériennes, la conduite à tenir suit le déroulé du bilan primaire (sauvegarde, libération des VAS, respiration absente, circulation avec pouls présent) puis des cycles de 10 insufflations, avec demande de renfort médicalisé. La fréquence des insufflations varie selon l'âge :</p><table><thead><tr><th>Catégorie</th><th>Insufflations par minute</th></tr></thead><tbody><tr><td>Adulte</td><td>10</td></tr><tr><td>Enfant</td><td>20</td></tr><tr><td>Nourrisson</td><td>30</td></tr><tr><td>Nouveau-né</td><td>40</td></tr></tbody></table><p>Si les insufflations ne soulèvent pas la poitrine, il faut ouvrir et contrôler la bouche pour retirer tout corps étranger visible, puis vérifier la bascule de la tête en arrière (hors traumatisme) et l'élévation du menton. Après un cycle d'insufflations, le contrôle du pouls et de la respiration oriente la suite : en l'absence de pouls et de respiration, il s'agit d'un arrêt cardiaque, qui impose RCP et défibrillation automatisée externe immédiates ; si le pouls est présent mais la respiration absente, on renouvelle le cycle d'insufflations avec un nouveau contrôle ; si la respiration redevient efficace, on installe la victime dans une position adaptée à sa conscience, avec oxygène et surveillance permanente.</p><p>Le sauveteur isolé alerte dès le constat chez l'adulte ; chez l'enfant, le nourrisson ou le noyé, il alerte après 5 insufflations. Même seul, le sapeur-pompier prend le pouls, ce qui permet de distinguer un arrêt respiratoire d'un arrêt cardiaque.</p><h3>Principales pathologies respiratoires</h3><h4>Asthme</h4><p>L'asthme est une maladie inflammatoire chronique des bronches. Pendant la crise, la bronchoconstriction s'associe à une sécrétion de mucus, ce qui gêne surtout l'expiration : la victime présente une distension pulmonaire et une dyspnée sifflante à l'expiration. Sans traitement, la crise peut évoluer vers un asthme aigu grave, avec troubles de la conscience puis décès par asphyxie. Les facteurs déclenchants habituels sont les allergies (acariens, poils d'animaux, pollens), une infection, une contrariété, l'effort, la fumée, le froid, certains médicaments ou l'arrêt d'un traitement de fond.</p><p>Les signes spécifiques associent le sifflement et l'effort à l'expiration ; l'apparition de pauses respiratoires avec disparition du sifflement traduit un épuisement et annonce un arrêt respiratoire imminent. Le traitement usuel repose sur des bronchodilatateurs et corticoïdes inhalés — par exemple Ventoline® ou Airomir® (salbutamol), Bricanyl® (terbutaline), Atrovent® (bromure d'ipratropium), Sérétide® (fluticasone + salmétérol) ou Symbicort® (budénosine + formotérol).</p><p>La conduite à tenir soustrait la victime aux facteurs déclenchants, l'installe en position assise impérative (jamais allongée), lui impose un repos strict, lui administre de l'oxygène par inhalation, l'aide si besoin à utiliser son spray bronchodilatateur après avis médical, la calme et la rassure ; on prend sa température et on sollicite un renfort médicalisé dès l'apparition de signes de gravité. La victime épuisée peut se pencher en avant avec un appui. Pendant le transport, il faut éviter le choc thermique (air froid) et tout effort, qui risquent de déclencher un spasme bronchique.</p><h4>Œdème aigu du poumon (OAP)</h4><p>L'OAP est le plus souvent d'origine cardiaque : une pompe cardiaque défaillante augmente la pression dans l'oreillette gauche puis dans les capillaires pulmonaires, ce qui fait passer du plasma dans les alvéoles — une véritable « noyade interne », survenant souvent la nuit. Il peut aussi être lésionnel, d'origine chimique ou infectieuse. Associé à la fausse route, l'OAP constitue l'une des principales causes de détresse respiratoire aiguë chez la personne âgée.</p><p>Ses signes spécifiques sont la toux, des crépitants ou ronflements (parfois des sifflements), une mousse aux lèvres — écume blanchâtre ou rosée, signe majeur de gravité —, une hypertension artérielle ou, en cas de gravité extrême, une hypotension, une arythmie, sur un terrain d'insuffisance cardiaque, d'OAP antérieur, d'hypertension ou d'infarctus. Le traitement usuel repose sur un diurétique, le Lasilix® (furosémide), et un vasodilatateur, le Natispray® (trinitrine).</p><p>La conduite à tenir installe la victime en position (demi-)assise, jambes pendantes — ce qui diminue le retour veineux et soulage le cœur —, impose un repos strict, administre de l'oxygène par inhalation et n'aide à la prise du traitement personnel qu'après avis du médecin régulateur. Chez la personne âgée, la distinction entre asthme et OAP est parfois difficile en pratique : l'asthme s'appuie sur des antécédents d'allergie et un sifflement expiratoire traité par bronchodilatateurs, l'OAP sur des antécédents cardiaques et des crépitants avec expectoration mousseuse traités par furosémide.</p><h4>Décompensation d'une insuffisance respiratoire chronique (IRC)</h4><p>L'insuffisance respiratoire chronique résulte d'une perte permanente de surface d'échanges (cancer, infection, bronchopneumopathie chronique obstructive après tabagisme, ablation chirurgicale, traumatisme du thorax). Ces patients vivent avec une SpO2 basse et un CO2 élevé ; certains ont une oxygénothérapie à domicile. Une décompensation peut être déclenchée par une infection, un effort inhabituel, un mauvais suivi du traitement, une rupture de l'oxygène à domicile ou même une simple fracture de côte. La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), souvent post-tabagique, évolue typiquement d'une toux matinale vers un essoufflement à l'effort puis une insuffisance respiratoire chronique nécessitant une oxygénothérapie à domicile. Les traitements usuels comprennent Atrovent® (bromure d'ipratropium), Bricanyl® (terbutaline) et Bécotide® (béclométasone).</p><p>La conduite à tenir installe la victime consciente en position (demi-)assise, lui impose un repos strict et lui administre de l'oxygène par inhalation, avec un débit adapté par le médecin régulateur selon la SpO2 ; si la ventilation devient inefficace, une ventilation artificielle est mise en œuvre. L'objectif de SpO2 chez l'insuffisant respiratoire chronique est de 89 à 92 %, contre 94 à 98 % pour le reste de la population. Le dogme selon lequel il ne faudrait jamais dépasser 3 L/min d'oxygène chez un IRC est faux en décompensation aiguë : « on meurt de dette en oxygène, jamais du contraire » — une détresse respiratoire aiguë chez un IRC peut nécessiter de forts débits d'oxygène.</p><h4>Œdème des voies aériennes supérieures</h4><p>Un œdème des voies aériennes supérieures peut avoir pour origine une allergie (œdème de Quincke), une infection (épiglottite, laryngite), une piqûre d'insecte dans la bouche, le pharynx ou le larynx, une brûlure par gaz chauds, ou un traumatisme. Ses signes spécifiques sont un sifflement à l'inspiration, une toux incessante, une voix rauque ; l'allergie s'accompagne d'urticaire et d'un gonflement du visage, des lèvres, de la langue ou de la luette ; l'inhalation de fumées laisse des suies dans la bouche et le nez ; une strangulation laisse des traces visibles.</p><p>La conduite à tenir installe la victime en position assise impérative, lui impose un repos strict, lui administre de l'oxygène par inhalation et, en cas d'allergie connue avec seringue auto-injectable (Anapen®, Jext®), l'aide à s'administrer son traitement après avis médical. Chez le nourrisson ou le petit enfant, l'épiglottite se reconnaît à un enfant assis, épuisé, abattu, à la respiration bruyante, à une fièvre élevée et à une bave — l'enfant ne pouvant plus avaler sa salive. Il ne faut jamais examiner sa gorge ni jamais l'allonger, sous peine de provoquer un arrêt cardiaque immédiat ; un contact avec la régulation s'impose en urgence.</p><h4>Autres pathologies respiratoires</h4><p>Le pneumothorax et l'hémothorax sont le plus souvent d'origine traumatique ; un pneumothorax spontané peut néanmoins survenir chez un sujet jeune, grand et maigre, ou emphysémateux. Une dépression des centres nerveux respiratoires peut résulter d'un surdosage en somnifères, stupéfiants ou alcool, d'un AVC ou d'un traumatisme crânien, entraînant une hypoxie voire une anoxie cérébrale. L'inhalation du contenu gastrique — très acide et caustique — peut à elle seule être mortelle et favorise l'OAP lésionnel et les infections ; ce risque, majoré lors du déplacement d'une victime inconsciente, justifie la mise en position latérale de sécurité d'attente de toute personne inconsciente qui ventile. L'intubation trachéale est un geste médical de première intention pour protéger les voies aériennes d'un patient comateux : un tube muni d'un ballonnet gonflable assure l'étanchéité et sécurise la ventilation artificielle.</p><h3>Oxygénothérapie et ventilation artificielle</h3><p>L'oxygène est un médicament : son administration par inhalation suppose une respiration spontanée supérieure à 6 mouvements par minute. Elle est indiquée pour toute victime critique à l'ABCDE (atteinte des lettres A, B ou C), en cas de SpO2 inférieure à 94 % en air ambiant (objectif ≥ 94 %), chez l'insuffisant respiratoire chronique (objectif 89 à 92 %, sans l'excéder), en cas d'intoxication au monoxyde de carbone ou aux fumées (masque à haute concentration à 15 L/min systématiquement, la SpO2 n'ayant alors aucune valeur), en cas d'accident de décompression ou de crise douloureuse de drépanocytose.</p><table><thead><tr><th>Dispositif</th><th>Plage de débit</th><th>Débit initial</th></tr></thead><tbody><tr><td>Masque à haute concentration (MHC)</td><td>9 à 15 L/min</td><td>15 L/min</td></tr><tr><td>Masque simple</td><td>6 à 10 L/min</td><td>6 L/min</td></tr><tr><td>Lunettes à oxygène</td><td>1 à 6 L/min</td><td>2 L/min (ou 1 à 2 L/min de plus que le débit habituel)</td></tr></tbody></table><p>L'efficacité de l'oxygénothérapie se juge sur la disparition des signes de détresse (fréquence respiratoire normalisée, fin du tirage, des sueurs, de la cyanose), l'amélioration de la parole et de la conscience, et la normalisation de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle. Pour poser un masque à haute concentration, on adapte sa taille, on ouvre la bouteille et on connecte le tuyau, on règle le débit initial à 15 L/min, on obture la valve avec le doigt pour remplir le ballon réserve, on place le masque en assurant son étanchéité avec le cordon élastique, puis on ajuste le débit aux objectifs de SpO2 en surveillant la victime. Le ballon réserve doit rester rempli au tiers ou à la moitié en fin d'inspiration ; l'oxygène ne doit jamais être retiré sans l'accord du médecin régulateur. Chez une victime trachéotomisée, il faut signaler ce point à la régulation et positionner le masque en regard de la canule, sans l'occlure.</p><p>La ventilation artificielle au moyen d'un insufflateur manuel (BAVU) est indiquée après libération des voies aériennes, en cas d'arrêt respiratoire, de gasps (respiration agonique) ou de fréquence respiratoire inférieure ou égale à 6 mouvements par minute ; de l'oxygène est ajouté dès que possible à 15 L/min, ce qui porte la FiO2 à environ 100 % grâce au ballon réserve. Il ne faut jamais insuffler trop vite, trop brutalement ou avec un volume excessif, sous peine de distension gastrique puis de régurgitation. En cas de vomissement pendant la ventilation, il faut interrompre le geste, tourner la victime sur le côté, dégager aux doigts les débris solides, aspirer les liquides si un aspirateur est disponible, remettre la victime sur le dos puis reprendre la ventilation.</p><p>À un seul sauveteur, la technique de référence est la pince C-E : le pouce et l'index forment un « C » sur la partie étroite du masque, au-dessus du nez et jusque sous la lèvre inférieure, tandis que les trois autres doigts forment un « E » en crochet sous la mandibule ; une pression vers le bas avec le C et vers le haut avec le E assure à la fois l'étanchéité du masque et le maintien des voies aériennes. Chaque insufflation dure environ 1 seconde, sans vider tout le ballon ; le seul critère d'efficacité recherché est le début de soulèvement de la poitrine. Si le thorax ne se soulève pas, il ne faut surtout pas comprimer le ballon plus fort — cela abaisse le menton et aggrave l'obstruction — mais revoir la bascule de la tête et l'étanchéité du masque. À deux sauveteurs, le premier assure le masque à deux mains (pince C-E symétrique) et la bascule de la tête, pendant que le second réalise les insufflations et observe le thorax.</p><h4>Références</h4><p>Notion de formation SSUAP d'Imad Bouzalmata, base « Formation Pompiers / SSUAP », Chap.05 — Troubles et détresses respiratoires (sections 5.1 à 5.4) et fiches techniques associées FT G.02 (claques dans le dos), FT G.03 (compressions abdominales), FT G.06 (libération des voies aériennes par bascule de la tête), FT M.07 (administration d'oxygène par inhalation) et FT M.08 (ventilation artificielle au BAVU).</p>",
  "q": [
   {
    "t": "sa",
    "q": "Cite les 5 grandes causes de détresse respiratoire.",
    "a": "Insuffisance d'O2 dans l'air inspiré, insuffisance du débit d'air, perturbation des échanges alvéolaires, perturbation des échanges cellulaires, atteinte des commandes nerveuses.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.05, §5.1."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Une victime consciente en détresse respiratoire doit être allongée pour faciliter son travail respiratoire.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Elle doit au contraire être installée en position (demi-)assise, jamais allongée, avec repos strict (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.1)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Détaille les 8 étapes de la conduite à tenir générale devant une détresse respiratoire.",
    "a": "Libérer les voies aériennes supérieures, apprécier la fonction ventilatoire, installer en position (demi-)assise, imposer un repos strict et interdire tout effort, administrer de l'oxygène si nécessaire, évaluer les autres fonctions vitales, protéger contre le froid et les intempéries, calmer et rassurer.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.1."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "En dessous de quel chiffre le test du comptage jusqu'à 10 signe-t-il une détresse respiratoire très grave ?",
    "a": "En dessous de 5.",
    "c": [],
    "e": "La victime incapable de compter au-delà de 5 sans respirer présente une détresse très grave (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.1)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quels sont les signes d'une obstruction complète des voies aériennes ?",
    "a": "Aucun son audible, bouche ouverte, impossibilité de tousser ou de respirer",
    "c": [
     "Aucun son audible, bouche ouverte, impossibilité de tousser ou de respirer",
     "Sifflement inspiratoire et toux vigoureuse",
     "Toux efficace et voix normale",
     "Respiration sifflante à l'expiration uniquement"
    ],
    "e": "Ces signes imposent d'agir immédiatement sans attendre d'avoir complété le bilan (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.2)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Une obstruction partielle des voies aériennes laisse un passage d'air perturbé mais présent, avec un sifflement inspiratoire possible.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "À la différence de l'obstruction complète où le passage d'air est nul ou insignifiant (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.2)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quels sont les critères qui distinguent une obstruction complète d'une obstruction partielle ?",
    "a": "Le passage d'air, la capacité à parler ou crier, la capacité à tousser, les bruits respiratoires entendus, et l'évolution de la conscience.",
    "c": [],
    "e": "Tableau comparatif du Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.2."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Combien de claques dans le dos réalise-t-on avant d'envisager les compressions abdominales ?",
    "a": "1 à 5 claques vigoureuses.",
    "c": [],
    "e": "FT G.02, citée au Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.2."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Où positionne-t-on le poing pour réaliser une compression abdominale (manœuvre de Heimlich) ?",
    "a": "Au-dessus du nombril et en dessous du sternum",
    "c": [
     "Au-dessus du nombril et en dessous du sternum",
     "Au centre du sternum",
     "Sur le flanc gauche de l'abdomen",
     "Juste en dessous du nombril"
    ],
    "e": "FT G.03 : on tire ensuite franchement vers l'arrière et vers le haut (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.2)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 4 cas où la manœuvre de Heimlich est remplacée par des compressions thoraciques.",
    "a": "La personne obèse (impossible d'encercler l'abdomen), la femme enceinte dans les derniers mois, le nourrisson ou le nouveau-né, et la personne alitée ou difficilement mobilisable.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.2."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Chez un nourrisson conscient victime d'une obstruction complète, on réalise des compressions abdominales comme chez l'adulte.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Le nourrisson et le nouveau-né reçoivent des compressions thoraciques (FT G.04), plus lentes et plus profondes (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.2)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Chez un adulte devenu inconscient suite à une obstruction complète, par quel geste débute-t-on la RCP ?",
    "a": "Par 30 compressions thoraciques.",
    "c": [],
    "e": "Chez l'enfant, le nourrisson et le nouveau-né, on débute par 5 insufflations (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.2)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Chez un enfant devenu inconscient suite à une obstruction complète, par quel geste débute-t-on la RCP ?",
    "a": "5 insufflations",
    "c": [
     "5 insufflations",
     "30 compressions thoraciques",
     "2 insufflations",
     "15 compressions thoraciques"
    ],
    "e": "Chez l'adulte, on débute par 30 compressions thoraciques (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.2)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelle est la conduite à tenir devant une obstruction partielle des voies aériennes ?",
    "a": "Position de confort (souvent assise), encourager la toux, oxygène si nécessaire, bilan secondaire complet, régulation médicale, surveillance permanente de la respiration, transport systématique en milieu hospitalier.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.2."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Si la toux d'une victime en obstruction partielle devient inefficace avec des signes de fatigue, il faut basculer sur la conduite à tenir de l'obstruction complète.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.2."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quels sont les 3 signes qui, réunis, définissent l'arrêt respiratoire ?",
    "a": "L'arrêt de la respiration, un pouls carotidien encore perçu et une inconscience.",
    "c": [],
    "e": "Réunis, ils imposent une ventilation artificielle immédiate et une surveillance permanente du pouls (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.3)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle est la fréquence des insufflations chez l'adulte en arrêt respiratoire ?",
    "a": "10 par minute",
    "c": [
     "10 par minute",
     "20 par minute",
     "30 par minute",
     "40 par minute"
    ],
    "e": "20/min chez l'enfant, 30/min chez le nourrisson, 40/min chez le nouveau-né (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.3)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la fréquence des insufflations chez le nourrisson en arrêt respiratoire ?",
    "a": "30 insufflations par minute.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.3."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Un sauveteur isolé face à un arrêt respiratoire : à quel moment alerte-t-il chez l'adulte, et chez l'enfant, le nourrisson ou le noyé ?",
    "a": "Chez l'adulte, il alerte dès le constat. Chez l'enfant, le nourrisson ou le noyé, il alerte après 5 insufflations.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.3."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Après un cycle d'insufflations, aucun pouls ni respiration ne sont retrouvés. Que faut-il faire ?",
    "a": "Débuter une RCP et poser le DAE dès que possible",
    "c": [
     "Débuter une RCP et poser le DAE dès que possible",
     "Renouveler simplement le cycle d'insufflations",
     "Installer en position latérale de sécurité",
     "Attendre 1 minute avant de recontrôler"
    ],
    "e": "Si le pouls est présent mais pas la respiration, on renouvelle le cycle d'insufflations (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.3)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Même seul, le sapeur-pompier doit prendre le pouls de la victime en arrêt respiratoire supposé.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Cela permet de distinguer un arrêt respiratoire d'un arrêt cardiaque (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.3)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel est le bruit respiratoire caractéristique d'une crise d'asthme ?",
    "a": "Un sifflement à l'expiration.",
    "c": [],
    "e": "Lié à la bronchoconstriction et à la distension pulmonaire (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.4, Asthme)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel signe traduit un épuisement et annonce un arrêt respiratoire imminent lors d'une crise d'asthme ?",
    "a": "Des pauses respiratoires avec disparition du sifflement",
    "c": [
     "Des pauses respiratoires avec disparition du sifflement",
     "Une augmentation du sifflement expiratoire",
     "Une toux de plus en plus productive",
     "Une accélération isolée du pouls"
    ],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.4, Asthme."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite 3 médicaments utilisés dans la crise d'asthme avec leur principe actif.",
    "a": "Ventoline® ou Airomir® (salbutamol), Bricanyl® (terbutaline), Atrovent® (bromure d'ipratropium) — ou Sérétide® (fluticasone + salmétérol), Symbicort® (budénosine + formotérol).",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.4, Asthme."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "En une phrase, quel est le mécanisme de l'œdème aigu du poumon d'origine cardiaque ?",
    "a": "Une pompe cardiaque défaillante augmente la pression dans l'oreillette gauche puis dans les capillaires pulmonaires, ce qui fait passer du plasma dans les alvéoles.",
    "c": [],
    "e": "Décrit comme une « noyade interne », survenant souvent la nuit (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.4, OAP)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel est le signe majeur de gravité de l'œdème aigu du poumon ?",
    "a": "Une mousse aux lèvres blanchâtre ou rosée",
    "c": [
     "Une mousse aux lèvres blanchâtre ou rosée",
     "Une toux sèche isolée",
     "Un sifflement à l'inspiration",
     "Une bradycardie isolée"
    ],
    "e": "Associée à des crépitants ou ronflements (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.4, OAP)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la position de choix pour une victime en œdème aigu du poumon ?",
    "a": "Position (demi-)assise, jambes pendantes.",
    "c": [],
    "e": "Cette position diminue le retour veineux et soulage le cœur (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.4, OAP)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Différencie l'asthme et l'OAP sur les antécédents et le traitement habituel.",
    "a": "L'asthme survient sur un terrain d'asthme ou d'allergies et se traite par bronchodilatateurs comme la Ventoline. L'OAP survient sur un terrain d'insuffisance cardiaque, d'hypertension ou d'infarctus et se traite par un diurétique comme le Lasilix (furosémide).",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.4, tableau Asthme vs OAP."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Chez l'insuffisant respiratoire chronique, l'objectif de SpO2 est le même que pour le reste de la population, soit 94 à 98 %.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "L'objectif est de 89 à 92 % chez l'IRC (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.4, IRC)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que signifie l'acronyme BPCO ?",
    "a": "Broncho-pneumopathie chronique obstructive.",
    "c": [],
    "e": "Souvent post-tabagique, évoluant de la toux matinale vers l'insuffisance respiratoire chronique (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.4, IRC)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les causes possibles d'un œdème des voies aériennes supérieures.",
    "a": "Allergie (œdème de Quincke), infection (épiglottite, laryngite), piqûre d'insecte dans la bouche, le pharynx ou le larynx, brûlure par gaz chauds, traumatisme.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.4, Œdème des VAS."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Devant une suspicion d'épiglottite chez le nourrisson, il faut examiner rapidement sa gorge pour confirmer le diagnostic.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Il ne faut jamais examiner la gorge ni allonger l'enfant, sous peine d'arrêt cardiaque immédiat (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.4, Œdème des VAS)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel signe caractéristique retrouve-t-on chez un nourrisson atteint d'épiglottite ?",
    "a": "Une bave, car il ne peut plus avaler sa salive",
    "c": [
     "Une bave, car il ne peut plus avaler sa salive",
     "Une toux grasse productive",
     "Un sifflement à l'expiration",
     "Une cyanose des extrémités isolée"
    ],
    "e": "L'enfant est assis, épuisé, abattu, avec une respiration bruyante et une fièvre élevée (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.4, Œdème des VAS)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel est le débit initial d'un masque à haute concentration (MHC) ?",
    "a": "15 L/min.",
    "c": [],
    "e": "Sa plage de débit va de 9 à 15 L/min (FT M.07, Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelle est la conduite à tenir concernant l'oxygène en cas d'intoxication au monoxyde de carbone ou aux fumées d'incendie ?",
    "a": "Masque à haute concentration à 15 L/min systématique, immédiat, continu et prolongé plusieurs heures ; la SpO2 n'a aucune valeur dans ce contexte et il ne faut jamais interrompre l'oxygénothérapie sauf en cas de vomissement.",
    "c": [],
    "e": "FT M.07, Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel est l'objectif de SpO2 chez l'adulte et l'enfant sans insuffisance respiratoire chronique ?",
    "a": "94 à 98 %",
    "c": [
     "94 à 98 %",
     "89 à 92 %",
     "85 à 90 %",
     "100 % strictement"
    ],
    "e": "89 à 92 % chez l'insuffisant respiratoire chronique (FT M.07, Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel est l'objectif de SpO2 chez l'insuffisant respiratoire chronique ?",
    "a": "89 à 92 %.",
    "c": [],
    "e": "FT M.07, Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Chez un insuffisant respiratoire chronique en décompensation aiguë, il faut limiter l'oxygène à 3 L/min pour ne pas aggraver son état.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Ce dogme est faux en décompensation aiguë : on meurt de dette en oxygène, jamais du contraire, et de forts débits peuvent être nécessaires (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §5.4, IRC)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris la technique de la pince C-E pour tenir un masque de ventilation à un seul sauveteur.",
    "a": "Le pouce et l'index forment un C sur la partie étroite du masque, au-dessus du nez et jusque sous la lèvre inférieure ; les trois autres doigts forment un E en crochet sous la mandibule. La pression est dirigée vers le bas avec le C et vers le haut avec le E, ce qui assure l'étanchéité du masque et le maintien des voies aériennes.",
    "c": [],
    "e": "FT M.08, Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la durée approximative d'une insufflation lors d'une ventilation au BAVU ?",
    "a": "Environ 1 seconde.",
    "c": [],
    "e": "Sans vider tout le ballon (FT M.08, Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel est le seul critère d'efficacité recherché lors d'une insufflation au BAVU ?",
    "a": "Le début de soulèvement de la poitrine",
    "c": [
     "Le début de soulèvement de la poitrine",
     "Le remplissage complet du ballon réserve",
     "La disparition immédiate de la cyanose",
     "Le retour d'un pouls radial"
    ],
    "e": "FT M.08, Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Si le thorax ne se soulève pas lors d'une ventilation au BAVU, il faut comprimer le ballon plus fort.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Cela abaisse le menton et aggrave l'obstruction ; il faut plutôt revoir la bascule de la tête et l'étanchéité du masque (FT M.08, Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91)."
   }
  ]
 },
 {
  "id": "ssuap-circulatoire",
  "domain": "ssuap",
  "ic": "❤️",
  "t": "Chap.06 — Troubles et détresses circulatoires",
  "fig": [
   [
    "PAS choquée (adulte)",
    "< 90 mmHg, ou baisse > 30 % chez un hypertendu connu"
   ],
   [
    "TRC en état de choc",
    "temps de recoloration cutanée allongé au-delà de 3 s"
   ],
   [
    "3 types de choc",
    "cardiogénique (pompe défaillante) · hypovolémique (pertes liquidiennes) · distributif (vasodilatation massive : anaphylactique, neurogénique, septique)"
   ],
   [
    "Arrêt cardiaque — 3 signes associés",
    "inconscience + absence de ventilation (ou gasps, ≈ 50 % des AC) + absence de pouls carotidien (fémoral chez le nourrisson), pris en ≤ 10 s"
   ],
   [
    "Part des AC débutant par une FV",
    "environ 80 %"
   ],
   [
    "Rythmes chocables / non chocables",
    "chocables : FV grandes mailles, FV petites mailles, TV sans pouls — non chocables : asystolie, AESP"
   ],
   [
    "Tolérance à l'anoxie",
    "cerveau 2 à 4 min · cœur 15 à 30 min · rein 30 à 45 min · foie 40 à 80 min"
   ],
   [
    "No flow / low flow",
    "no flow = sans circulation (cœur arrêté non massé) · low flow = avec circulation ralentie (cœur massé)"
   ],
   [
    "Chaîne de survie — gain DAE",
    "chaque minute gagnée sur la défibrillation représente environ +10 % de survie"
   ],
   [
    "Rythme RCP",
    "30 compressions / 2 insufflations chez l'adulte · 15/2 chez l'enfant, le nourrisson, le nouveau-né"
   ],
   [
    "VAS sécurisées (intubation)",
    "sans alternance : 10/min adulte · 20/min enfant · 30/min nourrisson · 40/min nouveau-né"
   ],
   [
    "Compressions thoraciques adulte",
    "environ 5 cm sans dépasser 6 cm, 100 à 120/min, moitié inférieure du sternum"
   ],
   [
    "Rotation aux compressions",
    "toutes les 2 min, à chaque analyse DAE, sans perte de temps"
   ],
   [
    "Hémorragie — seuil clinique",
    "effets dès environ 750 ml perdus chez l'adulte sain"
   ],
   [
    "Cascade CAT hémorragie externe",
    "compression directe → pansement compressif (si efficace) → garrot (membres) / packing (plis) / pansement non occlusif demi-assise (thorax) / jambes fléchies (abdomen)"
   ],
   [
    "Garrot — position et règle",
    "1 travers de main en amont de la plaie, jamais sur une articulation, heure de pose notée, retrait uniquement sur ordre médecin"
   ],
   [
    "SCA — délai de nécrose",
    "au-delà de 6 h d'occlusion coronarienne complète → nécrose myocardique définitive"
   ],
   [
    "Dissection aortique — signe clé",
    "asymétrie de PA systolique > 20 mmHg entre les deux bras"
   ]
  ],
  "s": "<h3>L'état de choc</h3><p>L'<strong>état de choc</strong> est l'échec du système circulatoire à assurer une perfusion tissulaire suffisante en oxygène : la demande dépasse l'offre, ce qui entraîne une souffrance cellulaire puis, en l'absence de traitement, une défaillance multi-viscérale et le décès.</p><h4>Les 3 grands types de choc</h4><table><thead><tr><th>Type</th><th>Mécanisme</th><th>Exemples</th></tr></thead><tbody><tr><td>Cardiogénique</td><td>Pompe défaillante</td><td>Infarctus étendu, trouble du rythme grave, tamponnade</td></tr><tr><td>Hypovolémique</td><td>Pertes liquidiennes (sang, plasma, eau)</td><td>Hémorragie, brûlure étendue, déshydratation, occlusion</td></tr><tr><td>Distributif</td><td>Vasodilatation massive</td><td>Anaphylactique, neurogénique (traumatisme médullaire), septique (infection grave)</td></tr></tbody></table><h4>Signes et conduite à tenir</h4><p>Les signes généraux à reconnaître dans la minute sont une tachycardie (plus de 100/min, parfois une bradycardie terminale), un pouls mal frappé et filant, une hypotension artérielle systolique en dessous de 90 mmHg chez l'adulte (ou une baisse de plus de 30 % chez un hypertendu connu), un temps de recoloration cutanée allongé au-delà de 3 secondes, des marbrures (genoux, thorax), une pâleur avec extrémités froides et sueurs, une soif et une agitation, puis des troubles de la conscience, une polypnée superficielle et une oligurie.</p><p>La conduite à tenir générale associe l'installation à plat (jambes surélevées en cas de choc hypovolémique sans traumatisme du rachis ou du thorax), une oxygénothérapie par inhalation, une protection contre le froid, l'interdiction de donner à boire ou à manger, le fait de rassurer et de surveiller en permanence, un bilan primaire ABCDE puis secondaire avec transmission, et la demande d'un renfort médicalisé.</p><h3>L'arrêt cardiaque</h3><h4>Définition et origines</h4><p>L'arrêt cardiaque (AC) est la cessation de toute activité mécanique efficace du cœur, caractérisée par 3 signes associés : l'inconscience (parfois précédée de convulsions), l'absence de ventilation ou la présence de gasps — une respiration agonique lente, bruyante et inefficace, présente dans environ 50 % des AC initiaux — et l'absence de pouls carotidien (fémoral chez le nourrisson). La prise de pouls n'est pas systématique, dure au maximum 10 secondes et se fait simultanément à la recherche de la respiration.</p><p>Les origines de l'AC sont cardiaques ou circulatoires (infarctus, insuffisance cardiaque, intoxication cardio-toxique, tamponnade, électrisation, hypovolémie majeure, embolie pulmonaire massive, dissection aortique), respiratoires (pathologie respiratoire aiguë, obstruction des voies aériennes non résolue, intoxication au monoxyde de carbone ou aux fumées, noyade, pendaison, traumatisme thoracique) ou neurologiques (AVC grave, traumatisme rachidien ou crânien). Chez l'enfant et le nourrisson, l'AC est le plus souvent d'origine respiratoire (étouffement, strangulation, obstruction des voies aériennes, noyade).</p><h4>Rythmes et tolérance à l'anoxie</h4><p>On distingue les rythmes chocables, défibrillables : la fibrillation ventriculaire (FV) à grandes mailles (cœur encore tonique, choc électrique externe très efficace, rythme initial d'environ 80 % des AC), la FV à petites mailles (qui fait suite à une FV grandes mailles non massée) et la tachycardie ventriculaire sans pouls ; et les rythmes non chocables : l'asystolie (arrêt électrique et mécanique total, tracé plat, choc inutile et non délivré par le défibrillateur automatisé externe — seule l'adrénaline administrée par un médecin peut relancer le cœur) et l'activité électrique sans pouls, ou dissociation électro-mécanique (un rythme est visible sur le tracé mais il n'y a pas de pouls). Le piège classique est de se laisser tromper par la présence d'un rythme à l'écran : si la victime n'a pas de pouls, on masse.</p><p>La tolérance à l'anoxie varie selon l'organe : le cerveau est le plus fragile (2 à 4 minutes), suivi du cœur (15 à 30 minutes), du rein (30 à 45 minutes) et du foie (40 à 80 minutes) — cette tolérance augmente en cas d'hypothermie, ce qui explique des noyés sauvés sans séquelles après un temps prolongé. Deux durées sont à transmettre : le no flow (durée sans circulation, cœur arrêté et non massé) et le low flow (durée avec une circulation ralentie, cœur massé).</p><h4>La chaîne de survie</h4><p>Une chaîne de survie fonctionnelle multiplie la survie par un facteur de 4 à 40 %. Ses 5 maillons sont la reconnaissance précoce des signes annonciateurs et de l'arrêt cardiaque, l'alerte précoce des secours médicalisés, la réanimation cardio-pulmonaire (RCP) précoce par le premier intervenant, la défibrillation précoce (chaque minute gagnée sur la mise en œuvre du défibrillateur représente environ 10 % de survie en plus) et la prise en charge médicale avancée.</p><h3>Réanimation cardio-pulmonaire et défibrillation</h3><h4>RCP en équipe avec matériel, chez l'adulte</h4><p>Après la sauvegarde, la libération des voies aériennes supérieures se fait par bascule de la tête en arrière (ou subluxation de la mandibule en cas de traumatisme), en position neutre chez le nourrisson et le nouveau-né. L'appréciation simultanée de la ventilation et de la circulation confirme l'absence de respiration (ou des gasps) et l'absence de pouls carotidien (fémoral chez le nourrisson). Dans certains cas particuliers — adulte noyé, enfant, nourrisson, nouveau-né — on retire tout corps étranger visible puis on réalise 5 insufflations initiales à l'insufflateur manuel avant de débuter les compressions. La victime est installée en position horizontale sur le dos, sur un plan dur.</p><p>La RCP débute immédiatement par les compressions, selon un cycle de 30 compressions pour 2 insufflations chez l'adulte, et de 15 pour 2 chez l'enfant, le nourrisson et le nouveau-né. Simultanément, le thorax est dénudé et une canule oropharyngée est mise en place si nécessaire. Le défibrillateur automatisé externe (DAE) est mis en œuvre le plus vite possible pendant les compressions : la recherche approximative de l'heure de l'arrêt cardiaque ne doit jamais retarder la RCP. Les indications du DAE sont anticipées et la RCP reprend immédiatement après la délivrance ou non d'un choc, sans attendre les consignes vocales de l'appareil. Le secouriste aux compressions est relayé toutes les 2 minutes, à chaque analyse du DAE, sans perte de temps, et un renfort médicalisé est demandé sans attendre la première analyse. En cas de signes certains de vie (réveil, obéissance aux ordres, mouvements, yeux ouverts, respiration normale), les compressions sont arrêtées, le pouls est contrôlé, un bilan ABCDE est réalisé et la surveillance reste constante — l'équipe se tient prête à reprendre la RCP en cas de récidive, fréquente.</p><h4>RCP sans matériel et cas particuliers</h4><p>Le sauveteur isolé sans matériel réalise la sauvegarde, la libération des voies aériennes puis l'appréciation simultanée de la ventilation et de la circulation. S'il y a un tiers présent, celui-ci est chargé d'alerter et de réclamer un DAE ; sinon, le sauveteur alerte lui-même, si possible en mode mains libres, avant de débuter la RCP sans délai. Les mêmes cycles (30/2 adulte, 15/2 enfant-nourrisson-nouveau-né) s'appliquent, avec mise en œuvre immédiate d'un DAE s'il est à portée. Si les insufflations sont impossibles (répulsion, vomissements) ou inefficaces, le sauveteur reprend immédiatement les compressions seules.</p><p>Plusieurs situations imposent une adaptation : un DAE grand public déjà en place et fonctionnel est laissé jusqu'à la prochaine analyse puis remplacé sans interrompre les compressions ; en cas de dysfonctionnement du DAE, le protocole de RCP sans matériel s'applique et un DAE est demandé par radio ; un gilet défibrillateur portable en place est laissé à choquer avant d'être retiré, puis la RCP et la pose d'un DAE suivent ; sur des voies aériennes déjà sécurisées par intubation, les insufflations et les compressions ne sont plus alternées, avec des fréquences propres de 10/min chez l'adulte, 20/min chez l'enfant, 30/min chez le nourrisson et 40/min chez le nouveau-né ; en cas d'insufflations inefficaces (absence de soulèvement du thorax), on contrôle la bouche et on retire tout corps étranger visible, on rebascule la tête ou on subluxe la mandibule, on met en place une canule oropharyngée, sans dépasser 2 tentatives avant de reprendre les compressions ; face à une victime COVID sans équipement de protection, on ne bascule pas la tête, on n'ouvre pas la bouche, on ne se penche pas sur la victime, l'absence de ventilation est repérée visuellement (mouvements du thorax et de l'abdomen), les compressions et la défibrillation sont réalisées sans bouche-à-bouche, la bouche et le nez de la victime sont couverts d'un masque ou d'un tissu, et en équipe le premier sapeur-pompier équipé (FFP2, lunettes ou visière, gants) intervient pendant que les autres s'équipent à distance avant un relais au BAVU muni d'un filtre antiviral, deux mains plaquées sur le masque. En présence d'un traumatisme du rachis, la prise en charge de la détresse vitale reste prioritaire, mais les mouvements du rachis cervical sont limités autant que possible. Dans tous les cas, l'arrêt de la RCP ne peut être ordonné que par un médecin.</p><h4>Compressions thoraciques manuelles</h4><p>Les compressions thoraciques maintiennent une circulation minimale vers le cerveau et le cœur, apportant 20 à 30 % du débit cardiaque normal — suffisant pendant quelques minutes. Elles sont indiquées en cas d'arrêt cardiaque, chez une victime inconsciente après une obstruction totale des voies aériennes non résolue par les manœuvres de désobstruction, et chez le nouveau-né à la naissance dont la fréquence cardiaque reste inférieure à 60/min. Chez l'adulte, le talon d'une main est posé au centre de la poitrine, sur la moitié inférieure du sternum en dehors de l'appendice xiphoïde, l'autre main par-dessus avec les doigts croisés et relevés ; l'enfoncement est d'environ 5 cm sans dépasser 6 cm, à une fréquence de 100 à 120/min. Chez l'enfant, une seule main (ou deux pour un grand enfant) est posée un doigt au-dessus de l'appendice xiphoïde, pour un enfoncement d'environ un tiers de l'épaisseur du thorax. Chez le nourrisson isolé, la pulpe de deux doigts est utilisée ; en équipe, la pulpe des deux pouces englobant le thorax, pour un enfoncement d'environ 4 cm. Chez le nouveau-né à la naissance, les deux pouces englobent le thorax pour un enfoncement d'un tiers de l'épaisseur, à 120/min.</p><p>Les règles d'or des compressions sont la position horizontale sur un plan dur, des bras verticaux avec les coudes verrouillés sans balancement, un rapport compression/relâchement de 50/50 en laissant le thorax reprendre sa forme entre chaque compression sans décoller le talon de la main, une rotation du secouriste toutes les 2 minutes pour éviter la perte d'efficacité due à la fatigue, et l'absence d'interruption sauf pour l'analyse du DAE, la délivrance d'un choc ou les insufflations — une respiration agonique de type gasps ne doit jamais interrompre les compressions. L'efficacité se juge sur le retour d'un appareil d'aide au massage cardiaque externe, la perception d'un pouls à chaque compression (de préférence fémoral, au pli de l'aine), une recoloration de la victime et une reprise de la respiration. Les compressions comportent un risque de fractures de côtes, de contusion pulmonaire ou de pneumothorax en cas de mauvaise position, mais ce risque ne doit jamais réduire la vigueur des compressions.</p><h4>Le défibrillateur automatisé externe</h4><p>Seul un défibrillateur automatisé externe (DAE) peut redémarrer un cœur qui fibrille. On distingue le DEA, entièrement automatique, qui délivre le choc sans action du secouriste, et le DSA, semi-automatique, qui propose le choc et demande d'appuyer sur un bouton. Chaque minute perdue avant la défibrillation représente 7 à 10 % de survie en moins ; l'administration d'un choc est sans danger pour le secouriste. Un sauveteur isolé disposant d'un DAE à portée de main le met en œuvre avant de débuter la RCP.</p><p>La mise en œuvre suit 5 étapes : la mise en marche (ouverture du capot ou bouton on/off), la connexion des électrodes sur poitrine nue et sèche (rasée si nécessaire), l'analyse du rythme (arrêt de toute manœuvre, ne pas toucher la victime), la délivrance du choc (écarter les intervenants puis appuyer sur le bouton en cas de DSA) et l'arrêt de l'appareil, uniquement sur ordre d'un médecin. Chez l'adulte et l'enfant de 8 ans ou plus, une électrode est placée sous la clavicule droite contre le bord droit du sternum, l'autre sur le côté gauche du thorax, 5 à 10 cm sous l'aisselle ; en dessous de 8 ans, des électrodes pédiatriques sont utilisées si possible, avec le même placement si les électrodes ne se touchent pas, sinon le placement du nourrisson ; chez le nourrisson et le nouveau-né (hors naissance), une électrode est placée dans le dos entre les omoplates et l'autre devant, au milieu du thorax.</p><p>Des précautions particulières s'imposent : en présence d'un stimulateur ou d'un défibrillateur implantable (bosse sous la peau, cicatrice sous la clavicule droite), l'électrode est collée à un travers de main du dispositif ; sur une surface mouillée, la victime est dégagée sur une surface sèche ; en présence de matériel ou de gaz inflammable ou explosif, la victime est dégagée puis prise en charge en lieu sûr ; sur une surface métallique conductrice (pont de bateau, tôle, égout), la victime est dégagée ou un isolant est glissé ; en présence d'un timbre médicamenteux, celui-ci est retiré et la zone essuyée avant de coller l'électrode ; un gilet défibrillateur portable en place est laissé à choquer puis retiré en déconnectant le moniteur, avant de poursuivre la RCP et la pose du DAE.</p><h3>Les hémorragies</h3><h4>Définition et types</h4><p>Une hémorragie est une perte de sang abondante ou prolongée ; chez l'adulte sain, ses effets apparaissent dès environ 750 ml perdus, avec un risque d'évoluer vers un choc hypovolémique qui menace la vie à court terme. On distingue l'hémorragie externe (sang visible, s'écoulant par une plaie qui ne s'arrête pas spontanément — artérielle si le sang est rouge vif et pulsatile en jets saccadés, veineuse si le sang est plus sombre et s'écoule en nappe), l'hémorragie interne (sang répandu dans l'organisme, invisible, qui se déduit des signes de choc) et l'hémorragie interne extériorisée (sang répandu dans l'organisme qui s'extériorise par un orifice naturel).</p><p>Le vocabulaire des hémorragies extériorisées désigne l'épistaxis (nez), l'otorragie (oreilles), l'hématémèse (vomissement de sang), l'hémoptysie (toux de sang), la métrorragie (saignement vaginal en dehors des règles), la ménorragie (règles abondantes ou prolongées), la rectorragie (sang rouge par l'anus), le méléna (sang noir digéré, d'odeur fétide, par l'anus) et l'hématurie (sang dans les urines). La tolérance à une hémorragie diminue chez un sujet fragile (enfant, personne âgée, cardiaque), en cas de saignement rapide (pas le temps de s'adapter) ou sous traitement anticoagulant ou antiagrégant (aspirine). La sécurité individuelle impose des gants à usage unique systématiques, un masque et des lunettes en cas de risque de projection, le retrait le plus tôt possible des vêtements souillés, et l'application du protocole accident d'exposition au sang en cas de contact direct.</p><h4>Conduite à tenir face à une hémorragie externe</h4><p>La démarche débute par la constatation systématique de l'hémorragie, l'observation de la plaie (recherche d'un corps étranger) et une compression directe immédiate, la victime étant allongée. L'action est ensuite adaptée à son efficacité : une compression directe efficace est relayée par un pansement compressif ; si elle est inefficace sur un membre, un garrot est posé à un travers de main au-dessus de la plaie, hors articulation, avec un second garrot en amont en cas d'inefficacité ; si elle est inefficace au niveau du thorax, un dispositif adapté ou un pansement non occlusif est mis en place, la victime en position demi-assise ; si elle est inefficace au niveau de l'abdomen, la victime est installée jambes fléchies puis emballée avec des compresses ; si elle est inefficace au niveau d'un pli (aine, fesse, creux axillaire, cervical), un packing (bourrage à l'aide d'une substance hémostatique, comprimé au moins 5 minutes) est réalisé, complété d'un pansement compressif. La prise en charge se poursuit par une oxygénothérapie par inhalation si nécessaire, la complétion de l'examen et des gestes complémentaires, la protection contre le froid et la vérification de l'arrêt du saignement.</p><p>En présence d'un corps étranger dans la plaie, il ne doit jamais être retiré, car il limite le saignement ; en cas de saignement important, un garrot est posé en amont. Un garrot est posé d'emblée à la racine du membre en cas de nombreuses victimes, de position ou d'accès difficile à la victime, ou de corps étranger vulnérant. Le garrot se positionne à un travers de main (4 à 5 cm) en amont de l'hémorragie, jamais sur une articulation (auquel cas il est remonté d'un travers de main au-dessus), et son geste douloureux doit être annoncé à la victime. Il ne peut pas être posé sur une plaie du cou ni trop près de la racine d'un membre, ce qui impose alors un packing. Il doit rester visible ou sa présence clairement signalée, avec l'heure de pose notée sur le garrot, la fiche bilan, voire sur le front de la victime en cas de nombreuses victimes ; il n'est desserré ou retiré que sur ordre d'un médecin. Un garrot correctement posé rend impossible le passage d'un doigt dessous, maintient une compression permanente et arrête l'hémorragie ; en cas de persistance du saignement, on le resserre, on pose un second garrot en amont, ou on associe un pansement hémostatique à un pansement compressif.</p><h4>Hémorragies internes extériorisées</h4><p>Face à une épistaxis spontanée, la victime est assise, tête penchée en avant, puis invitée à se moucher fortement pour évacuer les caillots ; les narines sont comprimées entre pouce et index pendant 10 minutes pendant que la victime respire par la bouche. Après une chute ou un coup violent, le protocole du traumatisme crânio-facial s'applique ; en l'absence de traumatisme, la pression artérielle est prise à la recherche d'une hypertension artérielle. Une otorragie après un traumatisme crânien, même peu abondante, est un signe fréquent de fracture du crâne et impose le même protocole. Devant une hématémèse ou une hémoptysie, la victime est allongée sur le côté, ou en position demi-assise en cas de détresse respiratoire, avec un bilan primaire et la prise en charge d'une éventuelle détresse circulatoire, puis un avis médical. Devant une métrorragie ou une ménorragie, la victime est allongée (sur le côté gauche en cas de grossesse visible), la quantité de sang perdu est estimée (nombre de garnitures, caillots) et des pansements absorbants sont placés entre les cuisses. Devant une rectorragie ou un méléna, la victime est allongée, la couleur du sang orientant le diagnostic (rouge pour la rectorragie, noir et fétide pour le méléna) ; le sang est conservé dans les toilettes sans tirer la chasse, et des pansements absorbants sont mis en place.</p><p>Une hémorragie interne doit être suspectée systématiquement dans un contexte traumatique violent (défenestration, accident cinétique, traumatisme abdominal direct, plaie pénétrante), même en l'absence de signe de choc initial, ainsi que devant une douleur thoracique ou abdominale violente ou un état de choc secondaire. La localisation de la douleur oriente la pathologie suspectée : migratrice, d'abord thoracique puis abdominale, elle évoque une dissection aortique ; épigastrique, une perforation d'ulcère gastro-duodénal ; péri-ombilicale, une rupture d'anévrisme aortique ; pelvienne, une grossesse extra-utérine.</p><h3>Principales pathologies circulatoires</h3><h4>Insuffisances coronariennes</h4><p>La réduction du diamètre des artères coronaires, par spasme ou par plaque d'athérome, altère l'oxygénation du myocarde, provoquant une douleur et un risque d'arrêt cardiaque par fibrillation ventriculaire. La douleur typique est médio-thoracique et rétro-sternale, de caractère constrictif (en étau), irradiant vers le bras gauche (parfois droit), le cou, la mâchoire ou le dos, et n'est modifiée ni par l'inspiration, ni par les mouvements, ni par la palpation ; des formes atypiques existent (douleur épigastrique, dorsale, à l'épaule, sensation de brûlure) ou se limitent à une simple fatigue, en particulier chez la femme.</p><p>On distingue l'angor simple (angine de poitrine), douleur passagère survenant à l'effort ou au stress, qui cesse en 20 minutes maximum au repos ou en 2 minutes après un vasodilatateur — sa répétition à intervalles rapprochés est un signe d'alerte — et le syndrome coronarien aigu (SCA), équivalent de l'infarctus, provoqué par une obstruction complète par thrombose : la douleur persiste malgré l'arrêt de l'effort et la prise de médicaments, et au-delà de 6 heures d'occlusion, la nécrose myocardique devient définitive. Le SCA peut se compliquer d'une insuffisance cardiaque (œdème aigu du poumon, choc cardiogénique), de troubles du rythme, d'une fibrillation ventriculaire ou d'une asystolie ; sa prise en charge médicale repose sur la coronarographie, la coronaroplastie, la pose d'un stent, la thrombolyse ou le pontage coronarien. Les traitements courants comprennent la trinitrine (Natispray®, patch Diafusor®), l'acide acétylsalicylique (Kardégic®) et le clopidogrel (Plavix®).</p><p>En l'absence de détresse vitale immédiate, la conduite à tenir associe le repos strict dans la position choisie par la victime, une oxygénothérapie par inhalation si nécessaire, une surveillance permanente du pouls et de la ventilation, l'aide à la prise du traitement personnel après avis du médecin régulateur, et l'anticipation d'une réanimation cardio-pulmonaire avec défibrillation précoce. La trinitrine peut entraîner céphalées, bouffées de chaleur, hypotension et tachycardie ; les coronariens en prennent parfois pour tout malaise, ce qui peut en aggraver un d'une autre origine. Le bilan coronarien suit la méthode SAMPLER : Symptômes analysés par la méthode OPQRST (localisation, qualité, irradiations, intensité, durée), Allergies, Médicaments, antécédents cardiaques (Passé — angor, infarctus, pontage, stent, hospitalisation en unité de soins intensifs cardiologiques), dernier repas (Last meal), Événements et facteurs de Risque cardio-vasculaires (tabac, hypertension, diabète, cholestérol, hérédité).</p><h4>Embolie pulmonaire</h4><p>Un caillot (thrombus) formé dans les veines des membres inférieurs — une thrombose veineuse, ou phlébite — peut migrer par la veine cave inférieure, traverser le cœur droit et venir oblitérer le tronc ou une branche de l'artère pulmonaire, provoquant une double détresse, respiratoire par dette en oxygène et circulatoire par obstruction de la petite circulation. Les facteurs favorisant la thrombose veineuse sont l'immobilisation d'un membre (attelle, plâtre), l'alitement, la position assise prolongée ou les voyages longs, ainsi que la fausse couche, l'interruption volontaire de grossesse, l'accouchement, les varices ou la contraception orale. Les signes sont une douleur latéro-thoracique évoquant parfois une douleur coronarienne, une tachycardie d'alerte, une toux sèche parfois associée à des crachats sanglants, une anxiété avec sensation de mort imminente, une fièvre modérée, et une détresse respiratoire, circulatoire ou neurologique. Les traitements anticoagulants habituels sont l'énoxaparine (Lovénox®), la nadroparine (Fraxiparine®), la tinzaparine (Innohep®), l'acénocoumarol (Sintrom®), la warfarine (Coumadine®) et la fluindione (Préviscan®). La conduite à tenir associe repos strict en position de confort, oxygénothérapie par inhalation systématique, et surveillance du pouls et de la respiration.</p><h4>Dissection aortique</h4><p>Une dégradation de la paroi aortique, associée à une forte poussée hypertensive, provoque une déchirure : le sang décolle les feuillets de la paroi (la média), créant un faux chenal qui peut s'étendre aux artères coronaires, carotides ou rénales. La douleur est très intense et migratrice, suivant le trajet de la déchirure — d'une épaule à l'autre, puis abdominale, dorsale, lombaire, parfois cervicale. Les signes associés comprennent une abolition ou une asymétrie des pouls radiaux ou fémoraux, et une asymétrie de la pression artérielle systolique supérieure à 20 mmHg entre les deux bras, mesurée par des prises successives immédiates dans la même position ; selon la localisation atteinte, un SCA (coronaires), un AVC (carotides) ou une ischémie rénale peuvent apparaître. Le risque vital majeur est une rupture secondaire entraînant une hémorragie massive et un arrêt cardiaque immédiat : le décès est quasi certain sans chirurgie cardio-vasculaire rapide. La conduite à tenir associe repos strict en position de confort, oxygénothérapie si nécessaire, surveillance du pouls et de la respiration, et anticipation d'une réanimation avec défibrillation.</p><h4>Troubles du rythme</h4><p>Les troubles du rythme correspondent à un trouble de l'automatisme cardiaque, ancien ou récent, permanent ou paroxystique, touchant les oreillettes ou les ventricules — la forme la plus grave étant la fibrillation ventriculaire. Les symptômes sont des palpitations (perception désagréable des battements), une fatigue soudaine, une douleur thoracique, et dans les formes graves un œdème aigu du poumon, une hypotension, une perte de connaissance ou un arrêt cardiaque ; une tachycardie supérieure à 160/min est difficile à chiffrer manuellement et nécessite un appareil multiparamétrique. Les traitements courants incluent l'amiodarone (Cordarone®), la cibenzoline (Cipralan®), la digitaline et la digoxine, le flécaïnide (Flécaïne®), la propafénone (Rythmol®), le disopyramide (Rythmodan®) et le sotalol (Sotalex®). La conduite à tenir associe un repos strict avec une position adaptée (demi-assise en cas de détresse respiratoire, allongée en cas d'hypotension, position latérale de sécurité en cas de trouble de la conscience), une oxygénothérapie si nécessaire, le prépositionnement du matériel de réanimation (DAE, insufflateur, aspirateur à mucosités) et une surveillance permanente ; une bradycardie extrême impose de mobiliser la victime avec une grande prudence, car un arrêt cardiaque est possible à tout moment.</p><h4>Références</h4><p>Notion de formation SSUAP d'Imad Bouzalmata, base « Formation Pompiers / SSUAP », Chap.06 — Troubles et détresses circulatoires (sections 6.1 à 6.4) et fiches techniques associées FT G.10 (compression directe), FT G.13 (compressions thoraciques manuelles), FT M.13 (pansement compressif, relais de compression directe), FT M.15 (garrot) et FT M.16 (défibrillateur automatisé externe).</p>",
  "q": [
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la définition de l'état de choc ?",
    "a": "L'échec du système circulatoire à assurer une perfusion tissulaire suffisante en oxygène, la demande dépassant l'offre.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.06, §6.1 — la souffrance cellulaire qui en résulte mène à une défaillance multi-viscérale puis au décès en l'absence de traitement."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 3 grands types de choc et leur mécanisme respectif.",
    "a": "Cardiogénique (pompe défaillante), hypovolémique (pertes liquidiennes : sang, plasma, eau), distributif (vasodilatation massive, avec 3 sous-types : anaphylactique, neurogénique, septique).",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.1."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel critère définit une pression artérielle systolique choquée chez l'adulte ?",
    "a": "PAS < 90 mmHg, ou baisse > 30 % chez un hypertendu connu",
    "c": [
     "PAS < 90 mmHg, ou baisse > 30 % chez un hypertendu connu",
     "PAS < 100 mmHg dans tous les cas",
     "PAS < 80 mmHg uniquement",
     "Baisse de PAS > 50 % uniquement"
    ],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.1."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite au moins 6 signes généraux d'un état de choc à reconnaître dans la minute.",
    "a": "Tachycardie, pouls filant, hypotension, TRC allongé > 3 s, marbrures, pâleur avec extrémités froides et sueurs, soif, agitation, troubles de la conscience, polypnée superficielle, oligurie (au moins 6 de ces signes).",
    "c": [],
    "e": "Seuil de l'état de choc constitué (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.1) — à distinguer du seuil plus bas de simple défaillance circulatoire (TRC > 2 s, chapitre Bilans) : ce chapitre décrit un tableau clinique plus sévère, pas une contradiction de valeur."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "En cas d'état de choc, on peut donner un peu d'eau sucrée à la victime pour compenser la perte.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "La conduite à tenir générale interdit formellement de donner à boire ou à manger à une victime en état de choc (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.1)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle position donner aux jambes d'une victime en choc hypovolémique, en l'absence de traumatisme du rachis ou du thorax ?",
    "a": "Les jambes surélevées, victime allongée à plat.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.1."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 3 signes associés qui caractérisent un arrêt cardiaque.",
    "a": "L'inconscience, l'absence de ventilation ou la présence de gasps, et l'absence de pouls carotidien (fémoral chez le nourrisson).",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.2 ; la prise de pouls, non systématique, dure au maximum 10 s et se fait simultanément à la recherche de la respiration."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel pourcentage des arrêts cardiaques débute par une fibrillation ventriculaire ?",
    "a": "Environ 80 %",
    "c": [
     "Environ 50 %",
     "Environ 65 %",
     "Environ 80 %",
     "Environ 95 %"
    ],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.2, d'où l'importance de la défibrillation précoce."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "La présence d'un rythme visible sur l'écran du DAE garantit qu'il existe un pouls efficace.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Le piège de l'activité électrique sans pouls (AESP) : un rythme peut être visible sans activité mécanique efficace — si pas de pouls, on masse (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.2)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Combien de temps le cerveau tolère-t-il l'anoxie avant une souffrance grave ?",
    "a": "2 à 4 minutes.",
    "c": [],
    "e": "Organe le plus fragile ; le cœur tolère 15 à 30 min, le rein 30 à 45 min, le foie 40 à 80 min (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.2)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Différencie le no flow et le low flow, et précise ce qu'il faut en faire.",
    "a": "Le no flow est la durée sans circulation, cœur arrêté et non massé ; le low flow est la durée avec circulation ralentie, cœur massé. Les deux durées doivent être transmises.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.2."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Lequel de ces rythmes est un rythme NON chocable ?",
    "a": "Asystolie",
    "c": [
     "FV grandes mailles",
     "TV sans pouls",
     "Asystolie",
     "FV petites mailles"
    ],
    "e": "L'asystolie est un tracé plat où seule l'adrénaline, administrée par un médecin, peut relancer le cœur ; le choc électrique est inutile et non délivré par le DAE (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.2)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 5 maillons de la chaîne de survie, dans l'ordre.",
    "a": "Reconnaissance précoce, alerte précoce, RCP précoce, défibrillation précoce, prise en charge médicale avancée.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.2 ; une chaîne fonctionnelle augmente la survie de 4 à 40 %."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel gain de survie représente chaque minute gagnée sur la mise en œuvre de la défibrillation ?",
    "a": "Environ 10 %",
    "c": [
     "Environ 2 %",
     "Environ 5 %",
     "Environ 10 %",
     "Environ 25 %"
    ],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.2 ; FT M.16 précise une perte de 7 à 10 % de survie par minute non défibrillée."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le cycle standard de la RCP chez l'adulte est de 30 compressions pour 2 insufflations.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Chez l'enfant, le nourrisson et le nouveau-né, le cycle est de 15 compressions pour 2 insufflations (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.2)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel est le cycle de compressions/insufflations chez l'enfant, le nourrisson et le nouveau-né ?",
    "a": "15 compressions pour 2 insufflations.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.2."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Dans quelles situations réalise-t-on 5 insufflations initiales avant de débuter les compressions ?",
    "a": "Chez l'adulte noyé, l'enfant, le nourrisson et le nouveau-né, après avoir retiré tout corps étranger visible, avec l'insufflateur manuel.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.2."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "À quelle fréquence relaie-t-on le secouriste aux compressions thoraciques en RCP avec matériel ?",
    "a": "Toutes les 2 minutes, à chaque analyse du DAE",
    "c": [
     "Toutes les 30 secondes",
     "Toutes les 2 minutes, à chaque analyse du DAE",
     "Toutes les 5 minutes",
     "Uniquement en cas de fatigue visible"
    ],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.2, sans perte de temps."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Sur des voies aériennes déjà sécurisées par intubation, les insufflations et les compressions restent alternées.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Elles ne sont plus alternées : les fréquences propres sont 10/min adulte, 20/min enfant, 30/min nourrisson, 40/min nouveau-né (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.2, cas particuliers)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle fréquence d'insufflations applique-t-on chez l'adulte sur voies aériennes sécurisées par intubation ?",
    "a": "10 insufflations par minute.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.2 ; 20/min chez l'enfant, 30/min chez le nourrisson, 40/min chez le nouveau-né."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris la conduite à tenir en RCP face à une victime suspectée COVID sans équipement de protection individuelle.",
    "a": "Ne pas basculer la tête, ne pas ouvrir la bouche, ne pas se pencher sur la victime ; repérer l'absence de ventilation visuellement (mouvements du thorax et de l'abdomen) ; réaliser compressions et défibrillation sans bouche-à-bouche ; couvrir la bouche et le nez de la victime d'un masque ou d'un tissu ; en équipe, le premier sapeur-pompier équipé (FFP2, lunettes ou visière, gants) intervient pendant que les autres s'équipent, avant relais au BAVU avec filtre antiviral.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.2, cas particuliers."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Qui peut ordonner l'arrêt d'une réanimation cardio-pulmonaire ?",
    "a": "Uniquement un médecin",
    "c": [
     "Le chef d'agrès",
     "Uniquement un médecin",
     "N'importe quel sapeur-pompier formé au DAE",
     "Le médecin régulateur uniquement par téléphone"
    ],
    "e": "Règle absolue rappelée au Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.2."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel enfoncement thoracique vise-t-on lors des compressions chez l'adulte ?",
    "a": "Environ 5 cm, sans dépasser 6 cm.",
    "c": [],
    "e": "FT G.13, Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, à une fréquence de 100 à 120/min."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite 3 règles d'or des compressions thoraciques manuelles.",
    "a": "Position horizontale sur plan dur, bras verticaux et coudes verrouillés sans balancement, rapport compression/relâchement 50/50 en laissant le thorax reprendre sa forme entre chaque compression (parmi d'autres règles : rotation toutes les 2 min, ne jamais interrompre sauf analyse DAE, choc ou insufflations).",
    "c": [],
    "e": "FT G.13, Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "La présence de gasps (respiration agonique) doit faire interrompre les compressions thoraciques.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Les gasps ne doivent jamais interrompre les compressions, contrairement à l'analyse DAE, la délivrance d'un choc ou les insufflations (FT G.13, Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Comment réalise-t-on les compressions thoraciques chez un nourrisson pris en charge par un secouriste isolé ?",
    "a": "Avec la pulpe de 2 doigts, un doigt au-dessus de l'appendice xiphoïde",
    "c": [
     "Avec la pulpe de 2 doigts, un doigt au-dessus de l'appendice xiphoïde",
     "Avec le talon d'une seule main",
     "Avec la pulpe des 2 pouces, thorax englobé",
     "Avec les deux mains superposées"
    ],
    "e": "FT G.13, Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91 ; en équipe, on utilise la pulpe des 2 pouces côte à côte, thorax englobé par les doigts."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris les 5 étapes de mise en œuvre du défibrillateur automatisé externe.",
    "a": "1) mise en marche (capot ou bouton on/off), 2) connexion des électrodes sur poitrine nue et sèche, 3) analyse du rythme (arrêt des manœuvres, ne pas toucher la victime), 4) délivrance du choc (s'écarter puis appuyer sur le bouton en DSA), 5) arrêt de l'appareil uniquement sur ordre d'un médecin.",
    "c": [],
    "e": "FT M.16, Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Où placer les 2 électrodes du DAE chez un adulte ?",
    "a": "Une sous la clavicule droite contre le bord droit du sternum, l'autre sur le côté gauche du thorax, 5 à 10 cm sous l'aisselle.",
    "c": [],
    "e": "FT M.16, Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, sur une poitrine nue et sèche (raser si nécessaire)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Où placer les électrodes du DAE chez le nourrisson (hors naissance) ?",
    "a": "Une dans le dos entre les omoplates, l'autre devant au milieu du thorax",
    "c": [
     "Une dans le dos entre les omoplates, l'autre devant au milieu du thorax",
     "Les deux sur le thorax, côte à côte",
     "Une sous chaque aisselle",
     "Une sur le front, l'autre sur le thorax"
    ],
    "e": "FT M.16, Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, en privilégiant des électrodes pédiatriques jusqu'à 8 ans."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "En présence d'un stimulateur cardiaque implanté, il ne faut jamais utiliser le DAE sur cette victime.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "L'électrode est simplement collée à un travers de main du dispositif implanté (bosse sous la peau, cicatrice sous la clavicule droite) — le DAE reste utilisé (FT M.16, Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "À partir de combien de ml perdus les effets d'une hémorragie apparaissent-ils chez l'adulte sain ?",
    "a": "Environ 750 ml.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.3, avec un risque d'évolution vers un choc hypovolémique menaçant la vie à court terme."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 3 types d'hémorragie.",
    "a": "Externe (sang visible par une plaie), interne (invisible, se déduit des signes de choc) et interne extériorisée (s'évacue par un orifice naturel).",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.3."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel terme désigne une toux de sang ?",
    "a": "Hémoptysie",
    "c": [
     "Hémoptysie",
     "Hématémèse",
     "Épistaxis",
     "Hématurie"
    ],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.3 ; l'hématémèse désigne un vomissement de sang."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel terme désigne un saignement vaginal en dehors des règles ?",
    "a": "La métrorragie.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.3 ; à distinguer de la ménorragie (règles abondantes ou prolongées)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris la cascade des techniques à appliquer face à une hémorragie externe, de la moins à la plus invasive.",
    "a": "Compression directe immédiate ; si efficace, relais par un pansement compressif ; si inefficace sur un membre, garrot à un travers de main au-dessus de la plaie ; si inefficace au niveau d'un pli (aine, aisselle, cou), packing hémostatique ; si inefficace au thorax, pansement non occlusif en position demi-assise ; si inefficace à l'abdomen, position jambes fléchies avec emballage.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.3, FT G.10, FT M.13, FT M.15."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Où positionner un garrot par rapport à la plaie qui saigne ?",
    "a": "À un travers de main (4 à 5 cm) en amont de l'hémorragie, jamais sur une articulation",
    "c": [
     "À un travers de main (4 à 5 cm) en amont de l'hémorragie, jamais sur une articulation",
     "Directement sur la plaie",
     "À 10 cm en aval de la plaie",
     "Peu importe la distance tant qu'il est serré"
    ],
    "e": "FT M.15, Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91 ; si la zone est une articulation, il est remonté d'un travers de main au-dessus."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Un garrot peut être desserré par le premier secouriste dès que le saignement semble arrêté.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Il n'est desserré ou retiré que sur ordre d'un médecin, l'heure de pose devant être notée sur le garrot, la fiche bilan ou même le front de la victime (FT M.15, Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que faire face à un corps étranger planté dans une plaie qui saigne ?",
    "a": "Ne jamais le retirer, car il limite le saignement ; poser un garrot en amont si le saignement est important.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.3."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris la conduite à tenir face à une épistaxis spontanée.",
    "a": "Asseoir la victime, tête penchée en avant ; la faire se moucher fortement pour évacuer les caillots ; comprimer les narines entre pouce et index pendant 10 minutes en respirant par la bouche ; en l'absence de traumatisme, prendre la pression artérielle à la recherche d'une hypertension.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.3."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Une douleur péri-ombilicale, dans un contexte évocateur d'hémorragie interne, oriente vers quelle pathologie ?",
    "a": "Une rupture d'anévrisme aortique",
    "c": [
     "Une rupture d'anévrisme aortique",
     "Une perforation d'ulcère gastro-duodénal",
     "Une grossesse extra-utérine",
     "Une dissection aortique"
    ],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.3 ; la douleur épigastrique oriente vers la perforation d'ulcère, la douleur pelvienne vers la grossesse extra-utérine, la douleur migratrice thoracique puis abdominale vers la dissection aortique."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris la douleur typique du syndrome coronarien aigu (SCA).",
    "a": "Douleur médio-thoracique, rétro-sternale, de caractère constrictif (en étau), irradiant vers le bras gauche (parfois droit), le cou, la mâchoire ou le dos, non modifiée par l'inspiration, les mouvements ou la palpation.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.4, Insuffisances coronariennes."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Au-delà de combien d'heures d'occlusion coronarienne complète la nécrose myocardique devient-elle définitive ?",
    "a": "Au-delà de 6 heures.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.4, définition du SCA (infarctus)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "L'angor simple (angine de poitrine) cesse en 20 minutes maximum au repos, ou en 2 minutes après un vasodilatateur.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Sa répétition à intervalles rapprochés est un signe d'alerte (Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.4) ; à l'inverse, la douleur du SCA persiste malgré ces mesures."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris le mécanisme de l'embolie pulmonaire.",
    "a": "Un caillot (thrombus) formé dans une veine des membres inférieurs (phlébite) migre par la veine cave inférieure, traverse le cœur droit, puis oblitère le tronc ou une branche de l'artère pulmonaire, provoquant une double détresse respiratoire et circulatoire.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.4, Embolie pulmonaire."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quels sont les 2 signes cliniques clés qui orientent vers une dissection aortique ?",
    "a": "Douleur migratrice et asymétrie de PA systolique > 20 mmHg entre les deux bras",
    "c": [
     "Douleur migratrice et asymétrie de PA systolique > 20 mmHg entre les deux bras",
     "Douleur constrictive et bradycardie extrême",
     "Toux sèche et anxiété majeure",
     "Fièvre modérée et crachats sanglants"
    ],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, §6.4, Dissection aortique, avec abolition ou asymétrie possible des pouls radiaux ou fémoraux."
   }
  ]
 },
 {
  "id": "ssuap-neuro",
  "domain": "ssuap",
  "ic": "🧠",
  "t": "Chap.07 — Troubles et détresses neurologiques",
  "fig": [
   [
    "Rang des détresses neurologiques",
    "3ᵉ cause de mortalité en France"
   ],
   [
    "Coma — seuil de Glasgow",
    "score ≤ 8"
   ],
   [
    "Coma — mortalité par inhalation",
    "infections pulmonaires mortelles dans environ 20 % des cas"
   ],
   [
    "AVC ischémique",
    "environ 80 % des AVC (obstruction vasculaire)"
   ],
   [
    "AVC hémorragique",
    "environ 20 % des AVC (rupture vasculaire)"
   ],
   [
    "Délai idéal UNV",
    "moins de 2 h après le début des symptômes"
   ],
   [
    "Délai lésions définitives (AVC)",
    "au-delà de 6 h, traitement inefficace"
   ],
   [
    "Méthodes de dépistage de l'AVC",
    "FAST, LAPSS, RACE"
   ],
   [
    "État de mal épileptique",
    "phases cloniques successives > 5 min"
   ],
   [
    "Crise tonico-clonique — phase tonique",
    "10 à 20 s (morsure de langue, arrêt respiratoire)"
   ],
   [
    "Crise tonico-clonique — phase clonique",
    "20 à 30 s (mouvements saccadés, perte d'urine possible)"
   ],
   [
    "Glycémie capillaire normale (à jeun)",
    "0,8 à 1,10 g/l, soit 80-110 mg/dl ou 4,3-6,1 mmol/l"
   ],
   [
    "Signe distinctif syncope vs épilepsie",
    "absence de morsure de langue en syncope"
   ],
   [
    "Signe distinctif hémorragie méningée vs méningite",
    "sans fièvre (hémorragie méningée) / avec fièvre (méningite)"
   ],
   [
    "PLS — indications cumulatives",
    "inconsciente + non suspecte de trauma du rachis + respire normalement + surveillable en continu"
   ],
   [
    "PLS — côté femme enceinte/obèse",
    "côté gauche (compression de la veine cave inférieure)"
   ],
   [
    "Purpura fulminans",
    "mort en quelques heures sans traitement immédiat"
   ],
   [
    "Piqûre glycémie capillaire",
    "face latérale de la 3ᵉ phalange, majeur/annulaire/auriculaire (jamais pouce ni index)"
   ]
  ],
  "s": "<h3>Généralités</h3>\n<p>Les détresses neurologiques représentent la <strong>3ᵉ cause de mortalité en France</strong>. L'objectif est de savoir reconnaître une syncope, un coma, un accident vasculaire cérébral (AVC), une crise convulsive (épilepsie, hyperthermie, état de mal) et une méningite ou un purpura fulminans, et de maîtriser la position latérale de sécurité (PLS) ainsi que la mesure de la glycémie capillaire.</p>\n<h4>Causes des détresses neurologiques</h4>\n<table>\n<thead>\n<tr><th>Catégorie</th><th>Exemples</th></tr>\n</thead>\n<tbody>\n<tr><td>Traumatiques</td><td>Traumatisme crânien, traumatisme du rachis</td></tr>\n<tr><td>Non traumatiques</td><td>Métabolique (hypoglycémie), AVC, infectieuse (méningites, encéphalites), épilepsie, cardiaque, tumeur, toxique (monoxyde de carbone, produits chimiques, médicaments)</td></tr>\n<tr><td>Réflexes</td><td>Syncope vagale, hypotension orthostatique (favorisée par certains médicaments, l'alcool, l'hypovolémie)</td></tr>\n</tbody>\n</table>\n<h4>Signes généraux à rechercher systématiquement</h4>\n<ul>\n<li>Perte de connaissance, troubles de la conscience, coma</li>\n<li>Convulsions</li>\n<li>Diminution ou perte de sensibilité ou de motricité</li>\n<li>Anomalies des réactions pupillaires</li>\n<li>Altération de la parole</li>\n<li>Troubles du comportement</li>\n<li>Céphalées inhabituelles</li>\n<li>Troubles de l'équilibre</li>\n</ul>\n<p>Toute atteinte neurologique peut <strong>altérer les autres fonctions vitales</strong>, respiratoire et circulatoire.</p>\n<h4>Conduite à tenir générale</h4>\n<ol>\n<li>Bilan circonstanciel</li>\n<li>Bilan primaire ABCDE</li>\n<li>Position d'attente adaptée (FT G.23)</li>\n<li>Oxygène si nécessaire (M.07)</li>\n<li>Protéger du froid</li>\n<li>Rassurer</li>\n<li>Si la victime vomit, appliquer la procédure spécifique</li>\n<li>Si perte de connaissance, appliquer la conduite à tenir dédiée</li>\n</ol>\n<h3>Pertes de connaissance brèves — les syncopes</h3>\n<h4>Définition et mécanisme</h4>\n<p>La syncope est une perte de connaissance brève par <strong>diminution globale et passagère de la perfusion cérébrale</strong> (origine le plus souvent circulatoire), à début progressif ou brutal, avec <strong>perte du tonus postural</strong> (donc chute) et <strong>retour rapide à un état de conscience normal</strong>. Toutes les pertes de connaissance brèves ne sont pas des syncopes : un traumatisme crânien ou certaines épilepsies peuvent aussi en donner.</p>\n<p>Dans la syncope vagale, une forte émotion ou une douleur active d'abord le système sympathique (tachycardie, hypertension, pâleur, sueurs), puis déclenche une <strong>réponse parasympathique excessive via le nerf vague</strong> : bradycardie et vasodilatation, d'où une chute de la pression artérielle et du débit cérébral qui provoque la perte de connaissance. Elle est bénigne dans la très grande majorité des cas.</p>\n<h4>Classification</h4>\n<table>\n<thead>\n<tr><th>Type</th><th>Caractéristiques</th></tr>\n</thead>\n<tbody>\n<tr><td>Syncope imminente</td><td>Signes avant-coureurs (étourdissements, vertiges, vision trouble, bourdonnements, pâleur, sueurs, nausées) ; la perte de connaissance est évitable par des gestes appropriés</td></tr>\n<tr><td>Syncope vagale typique</td><td>Mêmes signes précurseurs, mais la victime perd connaissance</td></tr>\n<tr><td>Syncope vagale atypique</td><td>Perte de connaissance brutale sans signes précurseurs, chute violente, risque de blessure</td></tr>\n</tbody>\n</table>\n<h4>Signes spécifiques</h4>\n<ul>\n<li>Pâleur, sueurs, pouls lent ou difficilement perceptible</li>\n<li>Troubles de la vision, bourdonnements, nausées ou vomissements</li>\n<li>Possible perte d'urine</li>\n<li>Absence de morsure de langue (différence clé avec l'épilepsie)</li>\n<li>Parfois des mouvements cloniques brefs (moins d'une minute) rappelant l'épilepsie</li>\n<li>Amnésie possible de l'épisode</li>\n</ul>\n<h4>Conduite à tenir</h4>\n<ol>\n<li>Allonger à plat dos et surélever les jambes</li>\n<li>Position latérale de sécurité jusqu'à reprise complète de conscience (FT G.15)</li>\n<li>Évoquer un traumatisme du rachis dans tous les cas</li>\n<li>Oxygène par inhalation si nécessaire</li>\n</ol>\n<h4>Manœuvres physiques si impossible de s'allonger</h4>\n<ul>\n<li>Accroupissement, tête entre les genoux, si la victime est debout</li>\n<li>Croisement des membres inférieurs</li>\n<li>Crochetage des doigts avec mise en tension des membres supérieurs</li>\n</ul>\n<p>Le but de ces manœuvres est d'augmenter transitoirement la pression artérielle et d'éviter la perte de connaissance ou la chute.</p>\n<h3>Pertes de connaissance prolongées — les comas</h3>\n<h4>Définition et causes</h4>\n<p>Une altération prolongée de la conscience traduit un dysfonctionnement cérébral ; on parle de <strong>coma</strong> lorsqu'il y a perte de la capacité d'éveil. L'échelle de Glasgow définit le coma par un score <strong>inférieur ou égal à 8</strong>.</p>\n<ul>\n<li>Traumatisme crânien</li>\n<li>Troubles métaboliques, en premier lieu l'hypoglycémie</li>\n<li>Hypoxie cérébrale : détresse respiratoire ou circulatoire, AVC, intoxication aux fumées ou au monoxyde de carbone</li>\n<li>Intoxications (drogues, alcool, médicaments, produits industriels)</li>\n<li>Hyperthermie ou hypothermie grave</li>\n<li>Méningite, tumeur</li>\n</ul>\n<h4>Conséquences du coma profond</h4>\n<table>\n<thead>\n<tr><th>Mécanisme</th><th>Conséquence</th></tr>\n</thead>\n<tbody>\n<tr><td>Chute de la langue</td><td>Obstruction des voies aériennes supérieures si la victime est sur le dos</td></tr>\n<tr><td>Perte du réflexe de déglutition et de toux</td><td>Inhalation de vomissements, de sang ou de salive, source d'asphyxie</td></tr>\n<tr><td>Dépression des centres respiratoires</td><td>Détresse respiratoire (intoxication, traumatisme, AVC, tumeurs)</td></tr>\n<tr><td>Perte de la thermorégulation</td><td>Hypothermie grave</td></tr>\n</tbody>\n</table>\n<h4>Éléments du bilan à rechercher</h4>\n<ul>\n<li>Boîtes de médicaments, bouteilles d'alcool sur place, insuline dans le réfrigérateur si aucune cause n'est retrouvée</li>\n<li>Heure de la perte de connaissance, modalités d'apparition (un début progressif précédé de fatigue ou d'agitation oriente vers une hypoglycémie)</li>\n<li>Glycémie capillaire, fondamentale chez tout patient présentant des troubles de la conscience</li>\n<li>Score de Glasgow, état des pupilles, morsure de langue, perte d'urine, odeur de l'haleine, vomissements, traces d'injection</li>\n<li>Température</li>\n</ul>\n<h4>Conduite à tenir et règle de transport</h4>\n<p>La conduite à tenir est celle du bilan primaire de la victime inconsciente qui respire : elle nécessite la médicalisation. La <strong>demande de transport médicalisé est la règle</strong> devant tout coma, quelle que soit la distance : la perte du réflexe de déglutition expose à l'inhalation de liquide gastrique, cause d'infections pulmonaires mortelles dans environ 20 % des cas.</p>\n<h4>Exceptions au transport non médicalisé</h4>\n<ul>\n<li>Phase comateuse post-crise d'épilepsie, avec une récupération totale en moyenne en moins de 30 minutes</li>\n<li>Comas simulés : signes discordants (le bras évite le visage quand il est lâché au-dessus de celui-ci, résistance à l'ouverture des paupières, respiration normale)</li>\n<li>Coma hystérique : manifestation psychiatrique, difficile à différencier</li>\n</ul>\n<p>Il est interdit de stimuler la victime d'une autre façon que celle prévue par l'échelle de Glasgow.</p>\n<h3>Accidents vasculaires cérébraux et hémorragie méningée</h3>\n<h4>Facteurs favorisants et types</h4>\n<p>Les facteurs favorisants sont l'âge, l'hypertension artérielle, le diabète, le cholestérol, le tabac, l'alcool, les efforts (pouvant provoquer une rupture d'anévrisme) et la prise d'anticoagulants, d'aspirine ou d'une pilule contraceptive.</p>\n<table>\n<thead>\n<tr><th>Type</th><th>Proportion</th><th>Mécanisme</th></tr>\n</thead>\n<tbody>\n<tr><td>Ischémique</td><td>Environ 80 %</td><td>Obstruction d'un vaisseau (caillot, spasme) ; les neurones meurent en quelques minutes</td></tr>\n<tr><td>Hémorragique</td><td>Environ 20 %</td><td>Rupture d'un vaisseau (hypertension artérielle, anévrisme)</td></tr>\n</tbody>\n</table>\n<p>L'accident ischémique transitoire (AIT) correspond à une artère qui se désobstrue spontanément, avec des signes régressifs : c'est un signal d'alarme qui impose un transport hospitalier systématique. L'hémorragie méningée résulte de la rupture de vaisseaux méningés (effort, poussée d'hypertension artérielle, anévrisme, traumatisme) ; elle donne des signes méningés (céphalées brutales, photophobie, vomissements, raideur de la nuque) mais <strong>sans fièvre</strong>, ce qui la différencie de la méningite.</p>\n<h4>Signes cliniques à rechercher</h4>\n<ul>\n<li>Déficit de motricité : hémiplégie, hémiparésie, monoplégie, monoparésie</li>\n<li>Aphasie (anomalie de la parole)</li>\n<li>Asymétrie faciale (paralysie faciale)</li>\n<li>Déficit visuel brutal, déviation du regard</li>\n<li>Troubles de l'équilibre brutaux</li>\n<li>Céphalées violentes inhabituelles, vomissements répétés</li>\n<li>Symétrie de la pression artérielle entre les deux bras, pour éliminer une dissection aortique</li>\n<li>Glycémie systématique, régularité du rythme cardiaque, orientation spatio-temporelle</li>\n</ul>\n<p>Les méthodes de dépistage citées sont FAST, LAPSS et RACE. L'heure de survenue correspond au <strong>dernier moment où l'état neurologique était normal</strong> selon les témoins ; elle est inconnue si la victime se réveille déjà avec des signes d'AVC.</p>\n<h4>Conduite à tenir</h4>\n<ol>\n<li>Allonger la victime</li>\n<li>Bilan et glycémie capillaire (FT S.03)</li>\n<li>Oxygène par inhalation si nécessaire</li>\n<li>Contacter la régulation médicale</li>\n<li>Surveillance attentive</li>\n<li>Protéger du froid</li>\n<li>Brancarder en position horizontale (FT D.14)</li>\n</ol>\n<h4>Protocole UNV (unité neuro-vasculaire)</h4>\n<p>Le traitement est idéalement débuté <strong>moins de 2 heures</strong> après le début des symptômes ; au-delà de <strong>6 heures</strong>, les lésions sont définitives et le traitement devient inefficace. Le VSAV transporte directement à l'UNV, sauf détresse vitale ou signes de gravité ; l'heure de début des symptômes est transmise au médecin régulateur, et la victime, accompagnée de son dossier médical, est allongée sauf avis contraire.</p>\n<h4>Traitements anticoagulants et antiagrégants fréquents</h4>\n<table>\n<thead>\n<tr><th>Nom commercial</th><th>Principe actif</th></tr>\n</thead>\n<tbody>\n<tr><td>Sintrom®, miniSintrom®</td><td>Acénocoumarol</td></tr>\n<tr><td>Préviscan®</td><td>Fluindione</td></tr>\n<tr><td>Coumadine®</td><td>Warfarine</td></tr>\n<tr><td>Lovénox®, Fraxiparine®, Innohep®</td><td>Héparines de bas poids moléculaire injectables</td></tr>\n<tr><td>Kardégic® (antiagrégant)</td><td>Acétylsalicylate de lysine</td></tr>\n<tr><td>Plavix® (antiagrégant)</td><td>Clopidogrel</td></tr>\n<tr><td>Xarelto®, Eliquis®, Pradaxa®</td><td>Anticoagulants oraux directs (rivaroxaban, apixaban, dabigatran)</td></tr>\n</tbody>\n</table>\n<h3>Les convulsions</h3>\n<h4>Mécanisme et causes</h4>\n<p>Une convulsion résulte d'une décharge soudaine, excessive et synchrone de neurones, provoquant une perte de connaissance et des secousses musculaires désordonnées.</p>\n<table>\n<thead>\n<tr><th>Catégorie</th><th>Exemples</th></tr>\n</thead>\n<tbody>\n<tr><td>Cérébrales</td><td>Épilepsie, traumatisme crânien, tumeur, malformations, méningites ou encéphalites, séquelles d'AVC ou de chirurgie cérébrale</td></tr>\n<tr><td>Non cérébrales</td><td>Hypoglycémie, hypotension sévère, intoxications (médicaments, alcool, monoxyde de carbone), hyperthermie grave (surtout chez l'enfant), hypoxies ou anoxies</td></tr>\n</tbody>\n</table>\n<p>Chez l'épileptique connu, le manque de sommeil, l'alcool, la rupture du traitement et les stimulations lumineuses intermittentes favorisent la survenue d'une crise.</p>\n<h4>Crise convulsive généralisée tonico-clonique</h4>\n<table>\n<thead>\n<tr><th>Phase</th><th>Durée</th><th>Caractéristiques</th></tr>\n</thead>\n<tbody>\n<tr><td>1. Début</td><td>Brève</td><td>Cri, perte de connaissance brutale, chute violente (plaies du cuir chevelu, de l'arcade, du nez)</td></tr>\n<tr><td>2. Tonique</td><td>10 à 20 s</td><td>Raidissement, contraction des mâchoires (morsure de langue), hypersalivation, arrêt respiratoire avec cyanose, révulsion oculaire</td></tr>\n<tr><td>3. Clonique</td><td>20 à 30 s</td><td>Convulsions : mouvements saccadés de flexion-extension, perte d'urine ou de matières fécales possible</td></tr>\n<tr><td>4. Récupération</td><td>Quelques minutes à 30 min</td><td>Coma profond sans réaction, puis reprise progressive de la conscience</td></tr>\n</tbody>\n</table>\n<p>L'amnésie post-critique est systématique : le malade ne se souvient jamais de sa crise.</p>\n<h4>Autres types de crises</h4>\n<ul>\n<li>Crise partielle : la conscience est préservée ou non, seule une partie du corps convulse (pouce, lèvres, paupière)</li>\n<li>État de mal épileptique : phases cloniques successives de plus de 5 minutes, une urgence qui impose la médicalisation</li>\n</ul>\n<h4>Traitements antiépileptiques fréquents</h4>\n<table>\n<thead>\n<tr><th>Nom commercial</th><th>Principe actif</th></tr>\n</thead>\n<tbody>\n<tr><td>Dépakine®</td><td>Acide valproïque</td></tr>\n<tr><td>Rivotril®</td><td>Clonazépam</td></tr>\n<tr><td>Valium®</td><td>Diazépam</td></tr>\n<tr><td>Gardénal®</td><td>Phénobarbital</td></tr>\n<tr><td>Tégrétol®</td><td>Carbamazépine</td></tr>\n<tr><td>Keppra®</td><td>Lévétiracétam</td></tr>\n</tbody>\n</table>\n<h4>Conduite à tenir après la crise</h4>\n<ol>\n<li>Position latérale de sécurité après vérification de la respiration et du pouls (FT G.15)</li>\n<li>Oxygène par inhalation si nécessaire</li>\n<li>Glycémie capillaire (FT S.03)</li>\n<li>Surveillance attentive, recherche d'un déficit neurologique</li>\n<li>Protéger du froid ou de la chaleur</li>\n<li>Régulation médicale, avec renfort médicalisé si état de mal</li>\n<li>Transport si première crise ou crises fréquentes traduisant un traitement inadapté</li>\n</ol>\n<h4>Conduite à tenir pendant la crise, en présence des sapeurs-pompiers</h4>\n<ol>\n<li>Amortir la chute</li>\n<li>Éloigner les objets dangereux</li>\n<li>Protéger la tête (vêtements, couverture, mains entre la tête et le sol)</li>\n<li>Mettre en position latérale de sécurité dès la fin des convulsions, après vérification de la respiration</li>\n<li>Oxygène si nécessaire</li>\n<li>Glycémie capillaire après la phase convulsive</li>\n<li>Surveillance, recherche d'un déficit</li>\n<li>Protéger du froid ou de la chaleur, rassurer, réaliser le bilan secondaire</li>\n</ol>\n<p>Il ne faut <strong>jamais</strong> tenter de mettre quoi que ce soit dans la bouche de la victime.</p>\n<h3>Convulsions hyperthermiques chez l'enfant</h3>\n<p>Ce sont des réactions du cerveau immature à la fièvre lors d'une infection, généralement bénignes, qui cessent spontanément. Elles ne sont <strong>pas liées à l'épilepsie</strong> et n'indiquent pas un futur épileptique. Les convulsions sont généralisées ou partielles, souvent courtes et uniques. Il faut systématiquement rechercher un purpura.</p>\n<ol>\n<li>Refroidir doucement : découvrir l'enfant, appliquer des linges humides à température ambiante sur le front et la nuque</li>\n<li>Surveiller</li>\n<li>Contacter la régulation médicale</li>\n<li>Aider à l'administration d'un antipyrétique uniquement sur demande du médecin régulateur (FT S.08)</li>\n</ol>\n<h3>Les méningites et le purpura fulminans</h3>\n<p>Les méninges sont des membranes fortement vascularisées entourant le cerveau et la moelle épinière.</p>\n<table>\n<thead>\n<tr><th>Cause</th><th>Caractéristiques</th></tr>\n</thead>\n<tbody>\n<tr><td>Bactérienne</td><td>Méningocoque, pneumocoque ; souvent grave, surtout chez l'enfant et le jeune de moins de 25 ans ; contagieuse en cas de bouche-à-bouche, d'intubation ou d'aspiration sans masque</td></tr>\n<tr><td>Virale</td><td>Plus fréquente, moins grave, non contagieuse (bien que la maladie virale elle-même le soit)</td></tr>\n</tbody>\n</table>\n<h4>Signes spécifiques</h4>\n<ul>\n<li>Raideur de la nuque (douleur à la flexion de la tête)</li>\n<li>Céphalées violentes</li>\n<li>Nausées, vomissements en jet</li>\n<li>Photophobie</li>\n<li>Position en chien de fusil</li>\n<li>Fièvre</li>\n</ul>\n<h4>Le purpura fulminans</h4>\n<p>C'est un signe de complication grave de la méningite : de petites taches rouges ou violacées apparaissent sur le corps, traduisant une diffusion de sang hors des vaisseaux, causée par des toxines bactériennes diffusées dans tout l'organisme. Sans traitement immédiat, la mort survient <strong>en quelques heures</strong> par défaillance multi-viscérale.</p>\n<h4>Conduite à tenir</h4>\n<ol>\n<li>Protection du sauveteur : lunettes, gants, manches baissées, masque FFP2 minimum</li>\n<li>Oxygène par inhalation si nécessaire, sinon masque chirurgical posé sur la victime</li>\n<li>Déshabiller complètement la victime pour rechercher un purpura</li>\n<li>Surveillance attentive</li>\n<li>Compter le nombre de lésions apparues depuis l'arrivée, pour suivre un éventuel purpura fulminans</li>\n<li>Pression artérielle toutes les 10 minutes (FT S.02)</li>\n<li>Régulation médicale d'urgence</li>\n<li>Cercler les lésions au stylo pour suivre leur extension</li>\n<li>Conseiller aux proches de consulter un médecin</li>\n</ol>\n<p>Au retour d'intervention, le VSAV fait l'objet d'une désinfection (FT H.04), approfondie (H.07) si l'astreinte le permet ou simple (H.06) en garde active, et le médecin d'astreinte départementale est prévenu via le CODIS.</p>\n<h3>Fiches techniques associées</h3>\n<h4>FT G.15 — Position latérale de sécurité (PLS)</h4>\n<p>La PLS maintient les voies aériennes supérieures libres en empêchant la chute de la langue et en facilitant l'écoulement des liquides hors de la bouche ouverte. Elle mobilise le rachis, ce qui impose des précautions.</p>\n<p>Elle s'adresse à toute victime <strong>inconsciente</strong>, <strong>non suspecte de traumatisme du rachis</strong>, <strong>qui respire normalement de façon certaine</strong> et <strong>qui peut être surveillée en continu</strong>. Une victime inconsciente suspecte de traumatisme du rachis et qui respire normalement est laissée à plat dos, surveillée à deux sapeurs-pompiers avec un aspirateur de mucosités prêt ; une latéralisation en bloc reste possible, et la PLS n'est réalisée que sur demande médicale ou par défaut de matériel ou de personnel, alors à deux sapeurs-pompiers, sans collier cervical, avec maintien de la tête avant, pendant et après le mouvement.</p>\n<table>\n<thead>\n<tr><th>Situation</th><th>Côté de la PLS</th></tr>\n</thead>\n<tbody>\n<tr><td>Femme enceinte ou obèse</td><td>Côté gauche (compression de la veine cave inférieure)</td></tr>\n<tr><td>Lésion thoracique ou d'un membre</td><td>Côté atteint</td></tr>\n<tr><td>Otorragie</td><td>Côté atteint</td></tr>\n<tr><td>Éviscération abdominale</td><td>Côté sain</td></tr>\n</tbody>\n</table>\n<p>La réalisation à un seul sapeur-pompier suit trois temps (préparer, retourner, stabiliser) : hanche et genou du dessus placés à angle droit, bouche ouverte sans mobiliser la tête, vérification de la ventilation. À deux sapeurs-pompiers, en cas de suspicion de trauma du rachis, le premier maintient la tête dans l'axe pendant tout le mouvement coordonné, le second réalise le retournement, puis un coussin est placé sous la tête pour maintenir l'axe tête-cou-tronc ; le maintien de la tête ne peut être relâché qu'après immobilisation totale.</p>\n<h4>FT S.03 — Mesure de la glycémie capillaire</h4>\n<p>Ce geste est indiqué devant un trouble ou une détresse neurologique, un trouble du comportement, une alcoolisation, un malaise, des signes généraux (sueurs, tremblements) ou chez un diabétique connu. Les valeurs normales à jeun sont comprises entre <strong>0,8 et 1,10 g/l</strong> (soit 80 à 110 mg/dl ou 4,3 à 6,1 mmol/l).</p>\n<table>\n<thead>\n<tr><th>Affichage lecteur</th><th>Signification</th></tr>\n</thead>\n<tbody>\n<tr><td>LO</td><td>Hypoglycémie ou problème de bandelette</td></tr>\n<tr><td>HI</td><td>Supérieur à 500 mg/dl (27,8 mmol/l) ou problème de bandelette</td></tr>\n<tr><td>E-4</td><td>Dépasse la capacité d'analyse du lecteur</td></tr>\n</tbody>\n</table>\n<p>Réalisation : laver et sécher les mains de la victime sans antiseptique, insérer la bandelette, piquer avec l'autopiqueur sur la face latérale de la 3ᵉ phalange du majeur, de l'annulaire ou de l'auriculaire (pouce et index exclus), comprimer le doigt en amont pour obtenir une grosse goutte de sang, approcher la bandelette pour l'aspiration par capillarité, puis lire le résultat. Une compresse est appliquée jusqu'à l'arrêt du saignement, et l'autopiqueur comme la bandelette sont éliminés en DASRI. Ce geste invasif impose la prévention du risque d'accident d'exposition au sang (AES) : lecteur correctement calibré, bandelettes compatibles et non périmées, valeur et unité notées sur la fiche bilan avec le consentement de la victime.</p>\n<h4>Références</h4>\n<p>Notion de formation SSUAP d'Imad Bouzalmata, base « Formation Pompiers / SSUAP », Chap.07 — Troubles et détresses neurologiques (sections 7.1 à 7.4) et fiches techniques associées FT G.15 (position latérale de sécurité), FT S.03 (mesure de la glycémie capillaire) et FT S.08 (aide à la prise de médicament).</p>",
  "q": [
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la place des détresses neurologiques dans la mortalité en France ?",
    "a": "La 3e cause de mortalité en France.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7 (objectif du chapitre)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 3 catégories de causes des détresses neurologiques, avec un exemple pour chacune.",
    "a": "Traumatiques (traumatisme crânien ou du rachis), non traumatiques (par exemple hypoglycémie, AVC, méningite, épilepsie, tumeur ou intoxication) et réflexes (syncope vagale, hypotension orthostatique).",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.1 (tableau des causes)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Parmi ces signes, lequel ne figure PAS dans la liste des signes généraux à rechercher devant une détresse neurologique ?",
    "a": "Douleur thoracique en barre",
    "c": [
     "Anomalies des réactions pupillaires",
     "Céphalées inhabituelles",
     "Douleur thoracique en barre",
     "Troubles de l'équilibre"
    ],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.1 — la douleur thoracique en barre relève des détresses circulatoires (chap.06), pas neurologiques."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Vrai ou faux : toute atteinte neurologique peut altérer les autres fonctions vitales, respiratoire et circulatoire.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.1."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Dans la conduite à tenir générale devant une détresse neurologique, quelle est l'étape qui suit le bilan primaire ABCDE ?",
    "a": "La position d'attente adaptée (FT G.23)",
    "c": [
     "La position d'attente adaptée (FT G.23)",
     "L'administration systématique d'oxygène au masque à haute concentration",
     "Le transport immédiat en position assise",
     "La pose d'une perfusion de remplissage"
    ],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.1 (conduite à tenir générale)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Définis la syncope et précise son origine la plus fréquente.",
    "a": "Une perte de connaissance brève par diminution globale et passagère de la perfusion cérébrale, à début progressif ou brutal, avec perte du tonus postural entraînant une chute et un retour rapide à un état de conscience normal ; l'origine est le plus souvent circulatoire.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.2 (définition de la syncope)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Vrai ou faux : toute perte de connaissance brève est une syncope.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.2 — un traumatisme crânien ou certaines épilepsies donnent aussi des pertes de connaissance brèves."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Décris le mécanisme de la syncope vagale.",
    "a": "Une forte émotion ou douleur déclenche d'abord une activation sympathique, puis une réponse parasympathique excessive via le nerf vague provoquant bradycardie et vasodilatation, d'où une chute de la pression artérielle et du débit cérébral menant à la perte de connaissance.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.2 (mécanisme de la syncope vagale)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Qu'est-ce qui distingue la syncope vagale typique de la syncope imminente ?",
    "a": "La perte de connaissance effective de la victime",
    "c": [
     "La perte de connaissance effective de la victime",
     "L'absence totale de signes précurseurs",
     "Une chute violente sans aucun prodrome",
     "La présence exclusive de sueurs et de pâleur"
    ],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.2 (tableau de classification des syncopes)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel signe permet de différencier une syncope d'une crise d'épilepsie ?",
    "a": "L'absence de morsure de langue en cas de syncope.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.2 (signes spécifiques de la syncope)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelle est la conduite à tenir devant une syncope ?",
    "a": "Allonger la victime à plat dos et surélever les jambes, la mettre en position latérale de sécurité jusqu'à reprise complète de conscience, évoquer un traumatisme du rachis dans tous les cas, et administrer de l'oxygène par inhalation si nécessaire.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.2 (conduite à tenir syncope)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Vrai ou faux : une perte d'urine observée pendant l'épisode oriente forcément vers une épilepsie plutôt qu'une syncope.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.2 — une perte d'urine est possible aussi en syncope ; le signe discriminant est l'absence de morsure de langue."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quels gestes physiques permettent d'éviter une syncope quand il est impossible de s'allonger ?",
    "a": "L'accroupissement tête entre les genoux, le croisement des membres inférieurs, ou le crochetage des doigts avec mise en tension des membres supérieurs.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.2 (manœuvres physiques)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Le coma est défini par quel score de l'échelle de Glasgow ?",
    "a": "≤ 8",
    "c": [
     "≤ 8",
     "≤ 12",
     "≤ 15",
     "= 3"
    ],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.3 (définition du coma)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 4 conséquences du coma profond chez une victime laissée sur le dos, avec leur mécanisme.",
    "a": "Chute de la langue provoquant une obstruction des voies aériennes supérieures ; perte du réflexe de déglutition et de toux entraînant l'inhalation de vomissements, de sang ou de salive ; dépression des centres respiratoires provoquant une détresse respiratoire ; perte de la thermorégulation provoquant une hypothermie grave.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.3 (tableau des conséquences du coma profond)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel examen est fondamental devant tout patient présentant des troubles de la conscience ?",
    "a": "La mesure de la glycémie capillaire (FT S.03).",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.3 (éléments du bilan)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Vrai ou faux : devant un coma, la demande de transport médicalisé est la règle, quelle que soit la distance.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.3 (règle de transport)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Pourquoi la perte du réflexe de déglutition chez le comateux est-elle particulièrement dangereuse ?",
    "a": "Parce qu'elle expose à l'inhalation de liquide gastrique, cause d'infections pulmonaires mortelles dans environ 20 % des cas.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.3."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite 2 situations qui autorisent un transport non médicalisé malgré un coma.",
    "a": "La phase comateuse post-crise d'épilepsie, avec une récupération totale en moyenne en moins de 30 minutes, et le coma simulé, reconnaissable à des signes discordants comme le bras qui évite le visage, une résistance à l'ouverture des paupières ou une respiration normale.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.3 (exceptions au transport médicalisé)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle proportion des AVC est d'origine ischémique ?",
    "a": "80 %",
    "c": [
     "50 %",
     "65 %",
     "80 %",
     "95 %"
    ],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.4.1 (tableau des types d'AVC)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Qu'est-ce qu'un AIT et pourquoi doit-il être pris au sérieux ?",
    "a": "Un accident ischémique transitoire : l'artère se désobstrue spontanément et les signes sont régressifs, mais c'est un signal d'alarme qui impose un transport hospitalier systématique.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.4.1."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Vrai ou faux : l'hémorragie méningée s'accompagne typiquement de fièvre, contrairement à la méningite.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.4.1 et §7.4.4 — c'est l'inverse : l'hémorragie méningée est SANS fièvre, la méningite AVEC fièvre."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quels sont les 2 délais de référence pour la prise en charge en unité neuro-vasculaire (UNV) ?",
    "a": "Idéalement moins de 2 heures après le début des symptômes pour un traitement efficace, et au-delà de 6 heures les lésions sont définitives, rendant le traitement inefficace.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.4.1 (protocole UNV)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Comment détermine-t-on l'heure de début des symptômes d'un AVC ?",
    "a": "C'est le dernier moment où l'état neurologique de la victime était normal, selon les témoins ; elle est inconnue si la victime se réveille déjà avec les signes.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.4.1."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelles méthodes de dépistage de l'AVC sont citées ?",
    "a": "FAST, LAPSS, RACE",
    "c": [
     "FAST, LAPSS, RACE",
     "APGAR, SAMPLE, NEWS",
     "ABCDE, SAMU, VSAV",
     "PICOT, SOFA, qSOFA"
    ],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.4.1 (signes cliniques AVC)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Pourquoi mesure-t-on la pression artérielle sur les deux bras devant une suspicion d'AVC ?",
    "a": "Pour éliminer une dissection aortique",
    "c": [
     "Pour éliminer une dissection aortique",
     "Pour détecter une hypertension artérielle chronique",
     "Pour diagnostiquer une arythmie cardiaque",
     "Pour confirmer le caractère hémorragique de l'AVC"
    ],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.4.1 (signes cliniques AVC)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Vrai ou faux : devant une suspicion d'AVC, la victime doit être brancardée en position demi-assise.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.4.1 — la conduite à tenir prévoit un brancardage en position horizontale (FT D.14)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Cite un médicament anticoagulant et son principe actif parmi ceux listés au chapitre.",
    "a": "Par exemple le Xarelto® (rivaroxaban), le Préviscan® (fluindione) ou le Sintrom® (acénocoumarol).",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.4.1 (tableau des anticoagulants et antiagrégants)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris les 4 phases d'une crise convulsive généralisée tonico-clonique avec leur durée approximative.",
    "a": "Phase de début, brève (cri, perte de connaissance brutale, chute violente) ; phase tonique de 10 à 20 secondes (raidissement, morsure de langue, hypersalivation, arrêt respiratoire, révulsion oculaire) ; phase clonique de 20 à 30 secondes (mouvements saccadés, perte d'urine ou de matières fécales possible) ; phase de récupération de quelques minutes à 30 minutes (coma profond puis reprise progressive de conscience).",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.4.2 (tableau de la crise tonico-clonique)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "À partir de quelle durée parle-t-on d'état de mal épileptique ?",
    "a": "Au-delà de 5 minutes de phases cloniques successives ; c'est une urgence qui impose la médicalisation.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.4.2."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Vrai ou faux : le malade se souvient généralement bien du déroulement de sa crise convulsive.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.4.2 — l'amnésie post-critique est systématique."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelle est la conduite à tenir si une crise convulsive survient en présence des sapeurs-pompiers ?",
    "a": "Amortir la chute, éloigner les objets dangereux, protéger la tête, mettre en position latérale de sécurité dès la fin des convulsions après vérification de la respiration, administrer de l'oxygène si nécessaire, mesurer la glycémie après la phase convulsive, surveiller et rechercher un déficit, protéger du froid ou de la chaleur, rassurer et réaliser le bilan secondaire ; il ne faut jamais rien mettre dans la bouche de la victime.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.4.2 (conduite à tenir en présence des sapeurs-pompiers)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la conduite à tenir spécifique devant des convulsions hyperthermiques chez l'enfant ?",
    "a": "Refroidir doucement en découvrant l'enfant et en appliquant des linges humides à température ambiante sur le front et la nuque, surveiller, contacter la régulation médicale, et n'administrer un antipyrétique que sur demande du médecin régulateur.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.4.3."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Vrai ou faux : les convulsions hyperthermiques de l'enfant annoncent généralement une épilepsie future.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.4.3 — elles ne sont pas liées à l'épilepsie et n'indiquent pas un futur épileptique."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Parmi les signes de la méningite, lequel la différencie de l'hémorragie méningée ?",
    "a": "La fièvre",
    "c": [
     "La fièvre",
     "Les céphalées violentes",
     "La raideur de la nuque",
     "Les vomissements en jet"
    ],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.4.4."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 6 signes spécifiques de la méningite.",
    "a": "Raideur de la nuque, céphalées violentes, vomissements en jet, photophobie, position en chien de fusil, fièvre.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.4.4 (signes spécifiques de la méningite)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Qu'est-ce que le purpura fulminans et quel est son pronostic sans traitement ?",
    "a": "Une complication grave de la méningite : de petites taches rouges ou violacées apparaissent sur le corps du fait d'une diffusion de sang hors des vaisseaux, causée par des toxines bactériennes ; sans traitement immédiat, la mort survient en quelques heures.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.4.4."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelles sont les mesures de protection du sauveteur et de surveillance du purpura devant une suspicion de méningite ?",
    "a": "Protection du sauveteur avec lunettes, gants, manches baissées et masque FFP2 minimum, masque chirurgical posé sur la victime si pas d'oxygène, déshabillage complet pour rechercher un purpura, comptage du nombre de lésions apparues depuis l'arrivée, cerclage des lésions au stylo pour suivre leur extension, prise de pression artérielle toutes les 10 minutes, et régulation médicale d'urgence.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.07, §7.4.4 (conduite à tenir méningite)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelles sont les indications cumulatives de la PLS selon la FT G.15 ?",
    "a": "Inconsciente, non suspecte de trauma du rachis, respire normalement, surveillable en continu",
    "c": [
     "Inconsciente, non suspecte de trauma du rachis, respire normalement, surveillable en continu",
     "Consciente, algique, dans l'attente d'un renfort médicalisé",
     "Inconsciente en arrêt cardiaque, DAE déjà posé",
     "Inconsciente et suspecte de trauma du rachis, sans autre critère"
    ],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, FT G.15 (indications de la PLS)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "En PLS, de quel côté place-t-on une femme enceinte ou une victime obèse ?",
    "a": "Le côté gauche, pour limiter la compression de la veine cave inférieure",
    "c": [
     "Le côté gauche, pour limiter la compression de la veine cave inférieure",
     "Le côté droit, pour dégager les voies aériennes",
     "Le côté de la lésion, quelle qu'elle soit",
     "Peu importe, le côté n'a pas d'incidence"
    ],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, FT G.15 (cas particuliers de la PLS)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Vrai ou faux : en PLS, on recherche un angle droit au niveau de la hanche et du genou du dessus pour stabiliser la victime.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, FT G.15 (réalisation et points-clés de la PLS)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelles sont les valeurs normales de la glycémie capillaire à jeun ?",
    "a": "Entre 0,8 et 1,10 g/l, soit 80 à 110 mg/dl ou 4,3 à 6,1 mmol/l.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, FT S.03 (valeurs normales)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Sur un lecteur de glycémie capillaire, que signifie l'affichage « LO » ?",
    "a": "Hypoglycémie ou problème de bandelette",
    "c": [
     "Hypoglycémie ou problème de bandelette",
     "Hyperglycémie supérieure à 500 mg/dl",
     "Dépassement de la capacité d'analyse",
     "Batterie du lecteur faible"
    ],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, FT S.03 (tableau des affichages du lecteur)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Sur quelle zone et quels doigts réalise-t-on la piqûre pour la glycémie capillaire ?",
    "a": "Sur la face latérale de la 3e phalange du majeur, de l'annulaire ou de l'auriculaire, en excluant le pouce et l'index.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, FT S.03 (réalisation du geste)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Vrai ou faux : la glycémie capillaire est un geste invasif qui impose une prévention du risque d'accident d'exposition au sang.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, FT S.03 (rigueur du geste, prévention AES)."
   }
  ]
 },
 {
  "id": "ssuap-infectieux",
  "domain": "ssuap",
  "ic": "🦠",
  "t": "Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles",
  "fig": [
   [
    "5 types d'agents infectieux",
    "Bactéries, virus, champignons, parasites, prions"
   ],
   [
    "Agent sans aucun traitement",
    "Prions (ex. Creutzfeldt-Jakob)"
   ],
   [
    "Définition AES",
    "Contact liquide biologique contaminant + sang non contaminé, via effraction cutanée ou muqueuse"
   ],
   [
    "Projection sur peau saine",
    "PAS un AES, aucun risque"
   ],
   [
    "Antisepsie AES — trempage Dakin®",
    "≥ 5 minutes, ne jamais abréger"
   ],
   [
    "Antisepsie AES — compresse Dakin®",
    "≥ 10 minutes si trempage impossible"
   ],
   [
    "Rinçage muqueuse (AES)",
    "Sérum physiologique ou eau, ≥ 5 minutes"
   ],
   [
    "Délai consultation médecin référent AES",
    "< 1 heure"
   ],
   [
    "Suivi sérologique post-AES",
    "J0 / J30 / J90 / J180"
   ],
   [
    "Déclaration AES",
    "Rapport circonstancié sous 48 h au médecin de prévention (SSSM)"
   ],
   [
    "Vaccins obligatoires pour tout SP",
    "VHB (hépatite B) et BCG (tuberculose)"
   ],
   [
    "Transmission aérosols (exemples)",
    "Tuberculose, varicelle, rougeole"
   ],
   [
    "Transmission gouttelettes (exemples)",
    "Grippe, méningite, SRAS, COVID-19"
   ],
   [
    "Période de contagion de la grippe",
    "1 jour avant à 7 jours après les signes"
   ],
   [
    "Traitement antibiotique tuberculose",
    "4 antibiotiques associés, 6 à 9 mois"
   ],
   [
    "Retrait d'une tique",
    "< 36 h, pince fine, sans éther ni alcool"
   ],
   [
    "Signe pathognomonique de la maladie de Lyme",
    "Érythème migrant (rougeur en cocarde)"
   ],
   [
    "Vecteur du paludisme / forme grave",
    "Moustique femelle anophèle / neuropaludisme"
   ]
  ],
  "s": "<h3>8.1 Généralités sur les maladies infectieuses</h3><p>Une maladie infectieuse résulte de la pénétration puis de la prolifération d'un agent pathogène dans l'organisme. Cinq types d'agents infectieux sont décrits, chacun avec ses caractéristiques et ses possibilités de traitement.</p><table><thead><tr><th>Agent</th><th>Caractéristique</th><th>Traitement</th></tr></thead><tbody><tr><td>Bactéries</td><td>Micro-organismes</td><td>Antibiotiques</td></tr><tr><td>Virus</td><td>Plus simples que les bactéries, infectent une cellule hôte pour se répliquer</td><td>Antiviraux, aux effets limités : ils entravent seulement la réplication, sans guérir l'infection</td></tr><tr><td>Champignons</td><td>Responsables des mycoses</td><td>Antifongiques</td></tr><tr><td>Parasites</td><td>Exemples : plasmodium (paludisme), sarcopte (gale)</td><td>Antiparasitaires</td></tr><tr><td>Prions</td><td>Protéines infectieuses, sans matériel génétique</td><td>Aucun traitement</td></tr></tbody></table><h4>Infectieux et contagieux : deux notions distinctes</h4><p>Un agent est dit <strong>infectieux</strong> lorsqu'il provoque une infection ; il est dit <strong>contagieux</strong> lorsqu'il est transmissible d'un individu à un autre. Ces deux notions ne se recouvrent pas systématiquement.</p><ul><li><strong>Tétanos</strong> : infectieux mais non contagieux, par souillure de plaies avec des spores.</li><li><strong>Grippe</strong> : très contagieuse, un simple éternuement dans une pièce peut suffire à contaminer.</li><li><strong>Paludisme</strong> : nécessite un vecteur, le moustique femelle anophèle ; il n'y a pas de transmission directe entre deux personnes.</li></ul><h4>Immunité, vaccination et prévention</h4><p>Le système immunitaire apprend à reconnaître un agent rencontré pour bloquer une seconde infection. Le vaccin introduit une partie inoffensive du microbe afin que l'organisme sécrète les anticorps adaptés, en anticipation d'une exposition réelle. Les cibles vaccinales concernent les maladies mortelles ou à séquelles graves (diphtérie, tétanos, rougeole, poliomyélite, tuberculose, hépatite B) ou les maladies très contagieuses (grippe).</p><p>La prévention des maladies infectieuses repose sur trois piliers :</p><ol><li>La vaccination.</li><li>La protection contre la contamination, adaptée au mode de transmission : inhalation, ingestion, voie percutanée, voie sanguine, voie sexuelle.</li><li>Une hygiène stricte, détaillée au chapitre consacré à l'hygiène et à l'asepsie.</li></ol><h3>8.2 Maladies transmises par le sang et les liquides biologiques</h3><h4>VIH et SIDA</h4><p>Le virus de l'immunodéficience humaine se multiplie dans certains globules blancs du système immunitaire. L'infection évolue en deux temps : une phase de séropositivité asymptomatique, où le virus reste dormant pendant une durée variable de quelques mois à plusieurs années tout en restant contagieuse, puis, en l'absence de traitement, le stade SIDA, où le système immunitaire s'effondre et laisse place à des cancers et des infections opportunistes graves.</p><p>Le VIH est un virus fragile qui ne survit pas dans l'environnement : il n'y a pas de transmission par l'air, par simple contact cutané ou par l'alimentation. La transmission suppose un contact d'une plaie ou d'une muqueuse avec un liquide biologique contaminant : rapport sexuel non protégé, partage de seringues chez les usagers de drogues intraveineuses, piqûre ou projection accidentelle (accident d'exposition au sang), transmission materno-fœtale (grossesse, accouchement, allaitement) ou, exceptionnellement en France, transfusion, greffe ou insémination. À ce jour, aucun traitement n'élimine le VIH et il n'existe pas de vaccin : les trithérapies bloquent la multiplication virale et préservent l'immunité, sans guérir l'infection.</p><h4>Hépatites virales</h4><table><thead><tr><th>Type</th><th>Transmission</th><th>Vaccin</th></tr></thead><tbody><tr><td>VHA</td><td>Digestive (eau ou aliments souillés)</td><td>Oui</td></tr><tr><td>VHB</td><td>Sanguine et sexuelle</td><td>Oui, obligatoire pour les soignants et les sapeurs-pompiers</td></tr><tr><td>VHC</td><td>Sanguine et sexuelle</td><td>Non</td></tr></tbody></table><p>Les mesures de protection reposent sur l'absence de partage d'objets personnels (brosse à dents, rasoir, couverts) et sur des rapports sexuels protégés. Les signes passent souvent inaperçus : troubles digestifs, vomissements, dégoût des aliments, fatigue intense, et parfois un ictère (coloration jaune des conjonctives, du blanc de l'œil et de la peau). L'évolution la plus fréquente est la guérison, mais une hépatite peut aussi devenir fulminante (mortelle en quelques jours), chronique (cirrhose, cancer du foie) ou latente pour les hépatites B et C (virus en sommeil, personne porteuse restant contagieuse). Il existe par ailleurs des hépatites non infectieuses, d'origine toxique (alcool, champignons, médicaments), qui ne sont pas contagieuses.</p><h4>L'accident d'exposition au sang (AES)</h4><p>Un AES se définit strictement comme un contact direct entre un liquide biologique contaminant (sang, salive, liquide amniotique, urine) et le sang d'une personne non contaminée, par effraction cutanée (piqûre, coupure, peau lésée) ou par projection sur une muqueuse (œil, nez, bouche). Une projection sur une peau saine n'est en revanche pas un AES et ne présente aucun risque. Les agents principalement véhiculés sont le VIH, le VHC et le VHB.</p><h5>Soins locaux immédiats</h5><p>En cas de contamination cutanée, la plaie est nettoyée immédiatement à l'eau courante et au savon, puis rincée à l'eau. L'antisepsie se fait ensuite au Dakin®, par trempage d'au moins 5 minutes — un délai capital, à ne jamais abréger — ou, si le trempage est impossible, par une compresse imbibée de Dakin® appliquée au moins 10 minutes. En cas de projection sur une muqueuse (œil, bouche, nez), le rinçage se fait abondamment au sérum physiologique ou à l'eau, pendant au moins 5 minutes.</p><h5>Évaluation du risque infectieux</h5><p>Le médecin référent AES de la structure d'urgence de destination doit être consulté moins d'une heure après l'accident. Il évalue la sévérité de l'exposition, le statut sérologique du patient source et le délai écoulé, et peut prescrire une prophylaxie antirétrovirale si nécessaire. Un suivi sérologique (VIH, VHC, VHB) est ensuite assuré par le SSSM à J0, J30, J90 et J180. Le maximum de renseignements médicaux disponibles sur le patient source doit être transmis au médecin référent.</p><h5>Suivi administratif</h5><p>Un AES est déclaré comme un accident du travail, avec un rapport circonstancié transmis sous 48 heures, en pli confidentiel, au médecin de prévention du SSSM.</p><h3>8.3 Maladies transmises par voie respiratoire</h3><p>Toute suspicion de maladie à transmission respiratoire impose un équipement de protection adapté et un contact avec la régulation médicale ; en cas de risque avéré, le médecin d'astreinte départementale est sollicité via le CODIS.</p><table><thead><tr><th>Type de transmission</th><th>Contact nécessaire</th><th>Exemples de maladies</th></tr></thead><tbody><tr><td>Aérosols</td><td>Pas de contact rapproché nécessaire</td><td>Tuberculose, varicelle, rougeole</td></tr><tr><td>Gouttelettes</td><td>Contact rapproché nécessaire</td><td>Méningite, rubéole, oreillons, SRAS, grippe (aviaire ou humaine), COVID-19</td></tr></tbody></table><h4>Tuberculose</h4><p>Le bacille de Koch est responsable d'une atteinte pulmonaire dans environ 70 % des cas, mais peut aussi toucher les voies uro-génitales, les os ou les ganglions. La maladie est favorisée par de mauvaises conditions de vie ou d'hygiène et par l'immunodépression (SIDA). Elle se transmet par voie aérienne lors de la toux et évolue en deux temps : une primo-infection, asymptomatique dans environ 90 % des cas, qui guérit spontanément ou sous traitement, ou évolue vers la maladie tuberculeuse déclarée si les défenses immunitaires sont dépassées. Cette dernière se manifeste par de la fièvre, un amaigrissement de 5 à 10 kg en quelques mois, une fatigue et une toux chronique avec des crachats sanglants. Les bacilles présents dans les crachats sont détruits par les ultraviolets du jour, même par temps couvert, mais restent viables longtemps à l'ombre, ce qui explique une contamination possible par les vêtements. Le traitement associe 4 antibiotiques pendant 6 à 9 mois ; la contagiosité disparaît en quelques semaines mais le traitement doit être poursuivi jusqu'à son terme.</p><p>L'obligation vaccinale du BCG pour les enfants et les adolescents a été levée en juillet 2007, la vaccination restant seulement recommandée pour les publics les plus exposés. Elle demeure en revanche obligatoire pour les soignants et les sapeurs-pompiers.</p><h4>Grippe saisonnière, grippe aviaire et grippe A(H1N1)</h4><p>La grippe saisonnière est une maladie virale hivernale, très contagieuse et parfois mortelle, dont l'incubation dure de 1 à 7 jours. Elle se manifeste par une fatigue, une forte fièvre, des signes respiratoires, des courbatures et des douleurs articulaires ; elle peut être mortelle chez les sujets âgés, cardiaques ou insuffisants respiratoires. La période de contagion s'étend de 1 jour avant à 7 jours après l'apparition des signes. Trois types de virus (influenza A, B, C) circulent, et leur mutation annuelle impose de fabriquer chaque année un vaccin à partir de la souche observée dans l'autre hémisphère six mois plus tôt, avec un risque d'inefficacité en cas de mutation supplémentaire.</p><p>La grippe aviaire (virus H5N1) touche principalement les oiseaux ; elle est très peu contagieuse pour l'homme, les cas humains survenant surtout dans un contexte d'hygiène précaire et de promiscuité avec des volailles malades. Le risque redouté est une recombinaison entre virus animal et humain donnant naissance à un nouveau virus épidémique, ce qui justifie une veille sanitaire et des précautions lors du ramassage de volatiles morts ou de la prise en charge de victimes suspectes.</p><p>La grippe A (H1N1), apparue au printemps 2009 et d'abord appelée « grippe porcine », a pu provoquer des atteintes pulmonaires mortelles chez des sujets jeunes sans antécédents ; elle est depuis intégrée au vaccin antigrippal annuel.</p><h4>SRAS et COVID-19</h4><p>Le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), première maladie émergente du XXIe siècle, est apparu en Chine en 2002 avant de devenir une pandémie en 2003 via les voyages aériens. Il est provoqué par un coronavirus retrouvé chez la civette, avec une incubation de 10 jours. Les signes associent une fièvre supérieure à 38 °C, des signes respiratoires (toux, dyspnée), des douleurs musculaires, des céphalées et des diarrhées. La transmission se fait par les gouttelettes de salive et par les objets contaminés ; la mortalité avoisine 10 % et il n'existe ni traitement ni vaccin spécifique. Un bilan spécifique recherche systématiquement un voyage récent en Asie.</p><p>Le COVID-19 (SARS-CoV-2), pandémie de 2020, illustre la diffusion virale par voie respiratoire : sa transmission principale se fait par les gouttelettes de Flügge issues des sécrétions ORL, avec un risque de manuportage par dépôt sur les mains ou les objets suivi d'un contact avec le visage.</p><h3>8.4 Les autres maladies contagieuses</h3><h4>Ectoparasites : pédiculose et gale</h4><p>La pédiculose (poux et lentes) touche le cuir chevelu, les poils pubiens, les aisselles, la moustache, la barbe ou les sourcils ; elle se transmet par contact direct ou par l'intermédiaire de vêtements, de literie, de bonnets ou de brosses, et provoque des démangeaisons du cuir chevelu et des lésions de grattage sur le corps.</p><p>La gale est due à un acarien, le sarcopte, transmis par contact cutané direct entre deux personnes, ou de façon indirecte par les vêtements et la literie dans les formes profuses. Hors du corps, le sarcopte survit de quelques heures à deux jours dans un environnement chaud et humide. Elle se manifeste par des démangeaisons à recrudescence nocturne, de fins sillons, des vésicules et des plaques desquamantes, situés surtout au niveau des plis interdigitaux, de la face antérieure des poignets et des coudes, de la ceinture abdominale, des cuisses et des fesses. La gale profuse correspond à une forte charge parasitaire, très contagieuse, qui touche préférentiellement les personnes immunodéprimées et les sujets âgés ; le décret n°99-954 du 15 février 1999 reconnaît la gale comme maladie professionnelle.</p><h4>Conduite à tenir commune face à la gale et aux poux</h4><ol><li>Apporter les soins nécessaires à la victime.</li><li>Mettre en œuvre les mesures barrière : emballer la victime, porter les équipements de protection individuelle adaptés.</li><li>Procéder à la décontamination des sapeurs-pompiers et de leurs vêtements.</li><li>Nettoyer et désinfecter le VSAV : nettoyage simple (FT H.06) pour un VSAV en garde, nettoyage approfondi (FT H.07) pour un VSAV en astreinte.</li></ol><h4>Plaies et lésions cutanées surinfectées</h4><p>Une plaie surinfectée se signale par une rougeur, une chaleur locale et un aspect purulent, provoqués le plus souvent par des staphylocoques ou des streptocoques transmis par contact direct. L'impétigo se manifeste par des boutons rouges et des vésicules purulentes, touche surtout les enfants et peut entraîner des chocs septiques chez les personnes immunodéprimées. La prévention repose sur l'hygiène et l'emballage de la lésion, par exemple à l'aide d'un pansement ou d'un drap à usage unique.</p><h4>Maladies à prions</h4><p>Le prion est une protéine infectieuse dépourvue de matériel génétique, très résistante aux désinfectants habituels. La protection des sapeurs-pompiers repose sur le port de gants et de masques, l'élimination des matériels à usage unique en DASRIA (FT H.09) et la désinfection du VSAV selon le protocole simple (FT H.06). La maladie de Creutzfeldt-Jakob, forme humaine la plus citée, peut être isolée, familiale ou transmise (hormone de croissance d'origine cadavérique, matériel médical contaminé, ou par l'encéphalopathie spongiforme bovine dite « vache folle »). Elle se manifeste par des signes neurologiques (troubles moteurs, troubles de la mémoire, troubles du comportement, démence) et évolue rapidement vers le décès, en moyenne en deux ans.</p><h3>8.5 Les maladies infectieuses non contagieuses</h3><h4>Maladies transmises par les tiques</h4><p>La maladie de Lyme, ou borréliose, est due à la bactérie Borrelia, injectée par une tique (larve, nymphe ou femelle adulte) après un repas de sang qui dure de 3 à 5 jours. Elle est présente sur la quasi-totalité du territoire français, avec une prédominance dans l'Est et le Nord ; toute morsure de tique n'est cependant pas infestante. L'incubation dure de 2 à 22 jours et la maladie évolue en trois stades : l'érythème migrant, rougeur en cocarde à extension centrifuge autour du point de morsure, des signes variés associant fièvre et atteintes cardiaque, articulaire, neurologique (méningite, paralysies), oculaire ou cutanée, puis une forme chronique aux atteintes persistantes. Le traitement antibiotique est d'autant plus efficace qu'il est instauré précocement.</p><p>Le retrait d'une tique doit intervenir en moins de 36 heures, la piqûre étant d'autant moins infectante que le retrait est précoce. Il se fait à l'aide d'une pince fine ou d'une pince à tiques, en dévissant au plus près de la peau sans laisser le rostre en place, sans appliquer d'éther ni d'alcool (qui risquent de provoquer une régurgitation de la tique) et en évitant le contact direct avec les doigts. Le point de piqûre est ensuite désinfecté.</p><p>L'encéphalite à tiques est une maladie virale dont la fréquence augmente en Europe. Elle évolue en deux phases : une phase fébrile avec frissons pendant 2 à 4 jours, suivie dans environ 30 % des cas d'une méningite vers le dixième jour, avec une mortalité d'environ 1 %. Il n'existe pas de traitement spécifique.</p><h4>Leptospirose</h4><p>La leptospirose est une bactérie d'origine animale, portée notamment par les rongeurs, qui contamine par l'intermédiaire d'une eau souillée par des déjections, via les muqueuses ou une peau lésée. Les égoutiers et les plongeurs sont des professions particulièrement à risque. Elle se manifeste par de la fièvre, des douleurs musculaires et un ictère, et répond bien à un traitement antibiotique. La vaccination est prise en charge pour les sapeurs-pompiers exposés à ce risque.</p><h4>Paludisme</h4><p>Le paludisme est transmis par un vecteur unique, le moustique femelle anophèle, porteur du plasmodium qui se développe dans les globules rouges. Les signes sont variés : fièvre, céphalées, douleurs musculaires, diarrhée, vomissements, toux, fatigue, avec des accès palustres caractérisés par une alternance de fièvre, de tremblements et de sueurs intenses. Il existe 4 formes de la maladie, dont une forme mortelle, le neuropaludisme, associant convulsions et coma pouvant conduire au décès. Toute fièvre au retour d'un pays à risque doit faire évoquer un paludisme jusqu'à preuve du contraire. En l'absence de vaccin, la prévention repose sur la lutte anti-moustiques, la prise d'antipaludéens pendant le séjour, le port de vêtements longs, l'utilisation de moustiquaires et de répulsifs, et la climatisation. En France, les cas rencontrés sont des cas d'importation, sans transmission interhumaine directe en l'absence du vecteur.</p><h4>Chikungunya</h4><p>Le chikungunya est un virus transmis par le moustique Aedes, présent dans le sud de la France métropolitaine, avec une incubation de 4 à 7 jours. Il se manifeste par de la fièvre, des douleurs articulaires intenses pouvant persister plusieurs mois, des douleurs musculaires et des céphalées. Le traitement est symptomatique, associant antalgiques et anti-inflammatoires ; la prévention repose sur la lutte vectorielle.</p><h3>8.6 Risque biologique exceptionnel</h3><p>Ce risque concerne la prise en charge de victimes exposées à des liquides ou des poudres, par exemple dans des lettres ou des colis piégés, contenant un agent infectieux pathogène.</p><table><thead><tr><th>Type d'agent</th><th>Exemple</th><th>Risque</th></tr></thead><tbody><tr><td>Bactéries</td><td>Bacille de l'anthrax (maladie du charbon)</td><td>Risque respiratoire dominant par inhalation de spores, mais aussi par ingestion ou voie cutanée ; détresse respiratoire pouvant être mortelle en quelques jours ; traitement efficace s'il est administré précocement.</td></tr><tr><td>Virus</td><td>Variole</td><td>Voie respiratoire, haute contagiosité, mortalité élevée ; la maladie ayant été éradiquée, toute réapparition serait forcément provoquée.</td></tr><tr><td>Toxines</td><td>Toxine botulique</td><td>Transmission par aérosol ou par ingestion, provoquant des paralysies brutales dont la récupération peut prendre plusieurs mois.</td></tr></tbody></table><p>Les risques pour l'intervenant concernent l'environnement immédiat (objets, surfaces contaminés) ainsi que les vêtements, la peau et les cheveux des victimes. La protection des intervenants repose sur la limitation de la dispersion de l'agent dans l'environnement et sur la prévention de toute contamination directe (vêtements, peau, cheveux, inhalation).</p><h3>Hygiène et protection du sapeur-pompier</h3><h4>Lavage des mains à l'eau et au savon (FT H.01)</h4><p>Ce geste, réalisé par un seul sapeur-pompier, s'impose avant et après la prise en charge d'une victime (y compris après le retrait des gants), chaque fois que les mains sont visuellement souillées, en première étape du protocole AES, après chaque geste de la vie courante (mouchage, passage aux toilettes, repas), ainsi qu'en début et en fin de service. Le lavage des mains ne dispense pas du port des gants. Les mains et les avant-bras sont dénudés, montre et bagues retirées, puis savonnés pendant 30 secondes en insistant sur les bords externes, le dos, les paumes, les poignets, la pulpe des doigts, les espaces interdigitaux et le pourtour des ongles. Le séchage se fait par tamponnement avec un essuie-mains à usage unique, le dernier essuie-mains servant à fermer le robinet puis à être jeté sans que les mains ne touchent la poubelle. L'efficacité du geste se juge à des mains visuellement propres, des ongles sans dépôt sombre, l'absence de trace de savon et des mains et avant-bras secs. Lorsque l'eau n'est pas disponible, la friction hydroalcoolique (FT H.02) est utilisée en remplacement.</p><h4>Nettoyage et désinfection du VSAV (FT H.06 et FT H.07)</h4><p>Le nettoyage simple du VSAV (FT H.06) s'applique en garde, après le transport d'un patient présentant un risque infectieux standard (gale, poux, prions notamment). Le nettoyage approfondi (FT H.07) concerne les VSAV en astreinte, ou tout transport ayant présenté un risque élevé (gale profuse, bactérie multirésistante, tuberculose confirmée).</p><h4>Élimination des déchets d'activité de soins à risque infectieux (FT H.09)</h4><p>Les DASRI (déchets d'activité de soins à risque infectieux) et DASRIA (et assimilés) regroupent les matériels à usage unique contaminés, les objets piquants ou tranchants et les pansements souillés. Cette filière d'élimination est obligatoire pour tout matériel ayant été en contact avec un prion.</p><h4>Équipement de protection</h4><p>Face à un risque infectieux standard, l'équipement du sapeur-pompier comprend des gants à usage unique, un masque chirurgical ou FFP2 selon le risque, une protection oculaire en cas de projection possible, une surblouse et des sur-chaussures en cas de souillure. Face à une victime porteuse d'un risque infectieux, un masque (chirurgical a minima) lui est posé, elle est isolée dans la cellule sanitaire, emballée en cas d'ectoparasites, avec une ventilation adaptée du véhicule.</p><h4>Références</h4><p>Notion de formation SSUAP d'Imad Bouzalmata, base « Formation Pompiers / SSUAP », Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles (sections 8.1 à 8.6), et renvois aux fiches techniques d'hygiène FT H.01 (lavage des mains à l'eau et au savon), FT H.02 (friction hydroalcoolique), FT H.06 (nettoyage et désinfection simple du VSAV), FT H.07 (nettoyage et désinfection approfondi du VSAV) et FT H.09 (élimination des DASRI/DASRIA), détaillées au Chap.18 — Hygiène et asepsie.</p>",
  "q": [
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Combien de types d'agents infectieux le référentiel décrit-il ?",
    "a": "5 types",
    "c": [
     "3 types",
     "4 types",
     "5 types",
     "6 types"
    ],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.1 : bactéries, virus, champignons, parasites et prions sont les 5 types d'agents infectieux décrits."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Cite les 5 types d'agents infectieux décrits dans le référentiel.",
    "a": "Bactéries, virus, champignons, parasites, prions.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.1, tableau des agents infectieux."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel agent infectieux ne dispose d'aucun traitement curatif ?",
    "a": "Prions",
    "c": [
     "Bactéries",
     "Virus",
     "Champignons",
     "Prions"
    ],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.1 : les prions, protéines infectieuses sans matériel génétique, n'ont aucun traitement, contrairement aux bactéries (antibiotiques), virus (antiviraux) ou champignons (antifongiques)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le tétanos est une maladie contagieuse.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.1 : le tétanos est infectieux (souillure de plaies par des spores) mais non contagieux, contrairement à la grippe donnée en exemple opposé."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Explique la différence entre infectieux et contagieux, à l'aide d'un exemple de chaque.",
    "a": "Infectieux désigne un agent qui provoque une infection ; contagieux désigne sa capacité à se transmettre d'une personne à une autre. Le tétanos est infectieux mais non contagieux, tandis que la grippe est à la fois infectieuse et très contagieuse.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.1, définitions clés et exemples (tétanos, grippe, paludisme nécessitant un vecteur)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Il existe un vaccin efficace contre le VIH.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.2 : aucun traitement n'élimine le VIH et il n'existe pas de vaccin ; seules les trithérapies bloquent la multiplication virale."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris les deux formes de l'infection par le VIH.",
    "a": "La séropositivité asymptomatique, où le virus reste dormant pendant une durée variable (mois à années) tout en restant contagieuse, et le SIDA (séropositivité symptomatique), où le système immunitaire s'effondre et laisse place à des cancers et des infections opportunistes graves.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.2, VIH/SIDA — les 2 formes de l'infection."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel vaccin contre les hépatites virales est obligatoire pour tout sapeur-pompier ?",
    "a": "Le vaccin contre l'hépatite B (VHB).",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.2, tableau des hépatites virales : VHB, vaccin obligatoire pour soignants et sapeurs-pompiers."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Que définit strictement un accident d'exposition au sang (AES) ?",
    "a": "Un contact entre un liquide biologique contaminant et le sang d'une personne non contaminée, par effraction cutanée ou muqueuse",
    "c": [
     "Tout contact entre deux sapeurs-pompiers lors d'une intervention",
     "Un contact entre un liquide biologique contaminant et le sang d'une personne non contaminée, par effraction cutanée ou muqueuse",
     "Une projection de sang sur une peau saine",
     "Le simple port de gants percés"
    ],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.2, définition stricte de l'AES."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Une projection de sang sur une peau saine constitue un AES.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.2 : la projection sur peau saine n'est pas un AES et ne présente aucun risque, la peau saine faisant barrière."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quels sont les deux points d'entrée possibles définissant un AES ?",
    "a": "L'effraction cutanée (piqûre, coupure, peau lésée) et la muqueuse (œil, nez, bouche).",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.2, définition de l'AES."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris le protocole de soins locaux immédiats en cas d'AES par voie cutanée.",
    "a": "Nettoyer immédiatement la plaie à l'eau courante et au savon, rincer à l'eau, puis pratiquer une antisepsie au Dakin® : trempage d'au moins 5 minutes (délai à ne jamais abréger), ou à défaut compresse imbibée de Dakin® pendant au moins 10 minutes.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.2, protocole AES — volet A, soins locaux immédiats."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la conduite à tenir en cas de projection d'un liquide biologique contaminant sur une muqueuse ?",
    "a": "Rincer abondamment au sérum physiologique ou à l'eau, pendant au moins 5 minutes.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.2, protocole AES — contamination muqueuse."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Dans quel délai faut-il consulter le médecin référent AES après l'accident ?",
    "a": "Moins d'1 heure",
    "c": [
     "Moins d'1 heure",
     "Moins de 6 heures",
     "Moins de 24 heures",
     "Moins de 48 heures"
    ],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.2, protocole AES — volet B, évaluation du risque infectieux : consultation < 1 h."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "À quelles échéances s'effectue le suivi sérologique après un AES ?",
    "a": "J0, J30, J90 et J180.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.2, protocole AES — suivi sérologique par le SSSM."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le rapport circonstancié d'un AES doit être transmis au médecin de prévention dans les 48 heures.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.2, protocole AES — volet C, suivi administratif : déclaration en accident du travail, rapport sous 48 h."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quels vaccins sont obligatoires pour tout sapeur-pompier ?",
    "a": "Le BCG et le VHB",
    "c": [
     "Le BCG seul",
     "Le VHB seul",
     "Le BCG et le VHB",
     "Le VHA et le VHC"
    ],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, points-clés : BCG (tuberculose) et VHB (hépatite B) sont les deux vaccins obligatoires pour tout sapeur-pompier."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la différence entre une transmission par aérosols et une transmission par gouttelettes ?",
    "a": "Les aérosols ne nécessitent pas de contact rapproché pour contaminer, contrairement aux gouttelettes qui exigent un contact rapproché.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.3, tableau des 2 types de transmission aérienne."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite deux maladies transmises par aérosols et deux maladies transmises par gouttelettes.",
    "a": "Aérosols : tuberculose, varicelle (ou rougeole). Gouttelettes : grippe, méningite (ou SRAS, COVID-19).",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.3, tableau des 2 types de transmission aérienne."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "La tuberculose touche exclusivement les poumons.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.3 : le bacille de Koch est responsable d'une atteinte pulmonaire dans environ 70 % des cas, mais peut aussi toucher les voies uro-génitales, les os ou les ganglions."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle proportion des primo-infections tuberculeuses est asymptomatique ?",
    "a": "Environ 90 %.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.3, tuberculose — tableau des 2 phases de la maladie."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle est la durée habituelle du traitement antibiotique de la tuberculose ?",
    "a": "6 à 9 mois",
    "c": [
     "15 jours",
     "1 mois",
     "6 à 9 mois",
     "2 ans"
    ],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.3 : traitement associant 4 antibiotiques pendant 6 à 9 mois, à poursuivre jusqu'à son terme."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris les signes de la maladie tuberculeuse déclarée.",
    "a": "Fièvre, amaigrissement de 5 à 10 kg en quelques mois, fatigue, toux chronique avec crachats sanglants.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.3, tuberculose — phase de maladie déclarée."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le BCG reste obligatoire pour les sapeurs-pompiers malgré la levée de l'obligation vaccinale générale en 2007.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.3 : l'obligation du BCG pour les enfants/ados a été levée en juillet 2007, mais elle demeure maintenue pour les soignants et les sapeurs-pompiers."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Pendant quelle période une personne grippée est-elle contagieuse ?",
    "a": "De 1 jour avant à 7 jours après l'apparition des signes.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.3, grippe saisonnière — période de contagion."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel type d'agent est à l'origine du SRAS ?",
    "a": "Un coronavirus",
    "c": [
     "Une bactérie",
     "Un coronavirus",
     "Un champignon",
     "Un prion"
    ],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.3 : le SRAS est provoqué par un coronavirus retrouvé chez la civette."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel est le principal mode de transmission du COVID-19 décrit dans le référentiel ?",
    "a": "Les gouttelettes de Flügge issues des sécrétions ORL, avec un risque de manuportage.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.3, COVID-19 — transmission."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris la conduite à tenir en intervention face à une victime porteuse de gale ou de poux.",
    "a": "Apporter les soins nécessaires à la victime, mettre en place les mesures barrière (emballage de la victime, EPI adaptés), procéder à la décontamination des sapeurs-pompiers et de leurs vêtements, puis nettoyer et désinfecter le VSAV : nettoyage simple (FT H.06) en garde, approfondi (FT H.07) en astreinte.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.4, CAT commune gale et poux."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel texte réglementaire reconnaît la gale comme maladie professionnelle ?",
    "a": "Le décret n°99-954 du 15 février 1999",
    "c": [
     "Le décret n°99-954 du 15 février 1999",
     "La loi du 9 août 2004",
     "L'arrêté du 6 janvier 2016",
     "La circulaire du 3 mai 2010"
    ],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.4, gale — décret n°99-954 du 15/02/1999."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Combien de temps un sarcopte de la gale peut-il survivre en dehors du corps humain ?",
    "a": "Quelques heures à deux jours, en milieu chaud et humide.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.4, gale — survie du sarcopte hors du corps."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Les prions sont facilement inactivés par les désinfectants habituels.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.4 : le prion est très résistant aux désinfectants habituels, ce qui impose des protocoles spécifiques (DASRIA, FT H.06)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle maladie à prions est citée dans le référentiel ?",
    "a": "La maladie de Creutzfeldt-Jakob",
    "c": [
     "La maladie de Creutzfeldt-Jakob",
     "La maladie d'Alzheimer",
     "La maladie de Parkinson",
     "Le syndrome de Guillain-Barré"
    ],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.4, maladies à prions — Creutzfeldt-Jakob."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel est l'agent responsable de la maladie de Lyme ?",
    "a": "La bactérie Borrelia, transmise par une tique.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.5, maladie de Lyme (borréliose)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris les 3 stades de la maladie de Lyme.",
    "a": "1) L'érythème migrant, rougeur en cocarde à extension centrifuge autour de la morsure ; 2) des signes variés (fièvre, atteinte cardiaque, articulaire, neurologique, oculaire, cutanée) ; 3) une forme chronique aux atteintes persistantes.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.5, maladie de Lyme — les 3 stades."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Il faut appliquer de l'éther ou de l'alcool sur une tique avant de la retirer.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.5 : il ne faut pas appliquer d'éther ou d'alcool, au risque de provoquer une régurgitation de la tique."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Dans quel délai faut-il idéalement retirer une tique pour limiter le risque infectieux ?",
    "a": "Moins de 36 heures.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.5, CAT retrait de tique."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel est le vecteur unique du paludisme ?",
    "a": "Le moustique anophèle femelle",
    "c": [
     "La tique",
     "Le moustique Aedes",
     "Le moustique anophèle femelle",
     "La puce"
    ],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.5, paludisme — vecteur unique."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la forme la plus grave du paludisme et ses signes ?",
    "a": "Le neuropaludisme, qui associe convulsions et coma pouvant conduire au décès.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.5, paludisme — 4 formes dont le neuropaludisme."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelles professions sont particulièrement exposées à la leptospirose selon le référentiel ?",
    "a": "Les égoutiers et les plongeurs, du fait d'un contact avec une eau souillée par des déjections animales.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.5, leptospirose — professions à risque."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel vecteur transmet le chikungunya ?",
    "a": "Le moustique Aedes",
    "c": [
     "Le moustique anophèle",
     "Le moustique Aedes",
     "La tique",
     "Le sarcopte"
    ],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.5, chikungunya — vecteur Aedes."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Les douleurs articulaires du chikungunya peuvent persister plusieurs mois.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.5, chikungunya — signes (douleurs articulaires intenses et persistantes)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 3 agents du risque biologique exceptionnel et leur voie de contamination principale.",
    "a": "L'anthrax (bacille du charbon), à dominante respiratoire par inhalation de spores mais aussi par ingestion ou voie cutanée ; la variole (virus), à transmission respiratoire et haute contagiosité ; la toxine botulique, par aérosol ou ingestion, provoquant des paralysies brutales.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, §8.6, tableau des agents du risque biologique exceptionnel."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la durée de savonnage recommandée pour le lavage des mains selon la fiche technique H.01 ?",
    "a": "30 secondes.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, gestes techniques — FT H.01, lavage des mains à l'eau et au savon."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Que signifie le sigle DASRI ?",
    "a": "Déchets d'Activité de Soins à Risque Infectieux",
    "c": [
     "Déchets d'Activité de Soins à Risque Infectieux",
     "Dispositif d'Assistance Sanitaire et de Régulation Interne",
     "Direction des Affaires Sanitaires et du Risque Infectieux",
     "Document d'Analyse du Suivi et du Risque Individuel"
    ],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, gestes techniques — FT H.09, élimination des DASRI/DASRIA."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le nettoyage approfondi du VSAV (FT H.07) s'applique systématiquement après tout transport, y compris en garde pour un risque standard.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.08 — Maladies infectieuses et transmissibles, gestes techniques : le nettoyage simple (FT H.06) s'applique en garde pour un risque infectieux standard ; le nettoyage approfondi (FT H.07) concerne les VSAV en astreinte ou un transport à haut risque."
   }
  ]
 },
 {
  "id": "ssuap-pathologies",
  "domain": "ssuap",
  "ic": "🩺",
  "t": "Chap.09 — Pathologies diverses",
  "fig": [
   [
    "Glycémie normale à jeun",
    "0,8 à 1,10 g/l (80-110 mg/dl ; 4,3-6,1 mmol/l)"
   ],
   [
    "Seuil de l'hypoglycémie",
    "moins de 0,6 g/l (moins de 60 mg/dl ; moins de 3,3 mmol/l)"
   ],
   [
    "Seuil du diabète à jeun",
    "plus de 1,26 g/l (plus de 126 mg/dl ; plus de 7 mmol/l)"
   ],
   [
    "Resucrage adulte",
    "4 morceaux de sucre (ou équivalent, boisson non light)"
   ],
   [
    "Resucrage enfant",
    "2 à 3 morceaux de sucre"
   ],
   [
    "Délai d'amélioration après resucrage",
    "10 à 15 minutes"
   ],
   [
    "Antidote hypoglycémie si voie orale impossible",
    "Glucagen® (glucagon), IV ou intranasal"
   ],
   [
    "Délai entre 2 injections d'adrénaline auto-injectable",
    "10 à 15 minutes si absence d'amélioration ou récidive"
   ],
   [
    "Triade de la péritonite",
    "douleurs abdominales diffuses + contracture (ventre de bois) + fièvre"
   ],
   [
    "Règle du brassard chez le dialysé",
    "jamais du côté de la fistule artério-veineuse"
   ],
   [
    "Oxygène en crise drépanocytaire",
    "systématique, non conditionnel"
   ],
   [
    "Seuil de recours aux moyens bariatriques",
    "à partir de 160 kg"
   ],
   [
    "Prévalence du terrain allergique atopique",
    "environ 1 personne sur 4"
   ],
   [
    "Prévalence surpoids/obésité en France",
    "environ 1 personne sur 4"
   ],
   [
    "Décalage capteur de glycémie continue (FreeStyle, Dexcom)",
    "5 à 15 minutes par rapport à la glycémie capillaire"
   ],
   [
    "Signe distinctif spasmophilie",
    "jamais de perte de connaissance"
   ],
   [
    "Diabète type 1 vs type 2",
    "type 1 = plus d'insuline du tout (injections) ; type 2 = encore un peu (comprimés)"
   ],
   [
    "Facteur multiplicateur diabète type 2 chez l'obèse",
    "risque multiplié par 3"
   ]
  ],
  "s": "<h3>Généralités</h3><p>Ce chapitre regroupe des pathologies variées rencontrées en intervention : malaises, douleur thoracique, spasmophilie et tétanie, diabète et hypoglycémie, allergies, pathologies digestives, pathologies urinaires, drépanocytose et obésité. Chacune impose une conduite à tenir spécifique et des points de vigilance propres à l'examen de la victime.</p><h3>Les malaises</h3><p>Un malaise est une <strong>sensation pénible traduisant un trouble du fonctionnement de l'organisme</strong>, sans que le sujet puisse en identifier l'origine. Il peut être fugace ou durable, brutal ou progressif, et entraîner une perte de connaissance brève. Il peut aussi révéler une maladie grave méconnue : une douleur épigastrique prise pour une simple indigestion peut en réalité correspondre à un infarctus du myocarde.</p><p>Il n'existe pas de signe spécifique du malaise : l'interrogatoire recherche les circonstances de survenue, l'absence de perte de connaissance, une sensation de vertige, une grande fatigue, un flou visuel, des nausées, une sensation anormale de chaleur ou de froid, la survenue récente d'un trouble, le traitement suivi en cas de malaises récurrents et les antécédents d'hospitalisation. L'examen recherche des signes de détresse neurologique, respiratoire ou circulatoire, ainsi qu'une glycémie capillaire.</p><h4>Conduite à tenir devant un malaise</h4><ul><li>Mettre au repos dans la position où la victime se sent le mieux, généralement allongée, ou en position demi-assise en cas de gêne respiratoire.</li><li>Protéger du froid et des intempéries.</li><li>Administrer de l'oxygène si nécessaire.</li><li>Calmer et rassurer la victime.</li></ul><h3>Douleur thoracique</h3><p>Une douleur thoracique peut avoir une origine cardiaque (occlusion coronaire pouvant conduire à un infarctus puis à une fibrillation ventriculaire et un arrêt cardiaque, urgence vitale ; ou inflammation du péricarde), aortique (fissuration pouvant entraîner une hémorragie interne, urgence vitale), pulmonaire (embolie pulmonaire pouvant entraîner un arrêt cardiaque si elle est massive, pneumothorax, pleurésie ou infection), digestive (reflux gastro-œsophagien, bénin), pariétale (névralgie) ou psychologique (crise d'angoisse).</p><p>La douleur se caractérise par son type (en étau, en coup de poignard, en déchirure, en poids, en brûlure, augmentée par la ventilation), son siège (centre de la poitrine, latéral, dans le dos), ses irradiations (cou, mâchoire, épaules, bras, estomac), son évolution (brutale ou progressive, continue ou intermittente, sa durée) et sa sévérité, évaluée avec une échelle de la douleur.</p><p>Certaines circonstances orientent le diagnostic : une descente d'avion récente évoque une embolie ; un alitement prolongé, une immobilisation plâtrée ou un post-accouchement récent évoquent une phlébite pouvant se compliquer d'embolie. Les facteurs de risque cardio-vasculaires à mémoriser sont le tabagisme (dont le risque est multiplié en association avec une contraception orale), l'obésité, le diabète, l'hypertension artérielle, l'hypercholestérolémie et les antécédents personnels ou familiaux.</p><h4>Conduite à tenir devant une douleur thoracique</h4><ul><li>Mettre au repos immédiat, dans la position où la victime se sent le mieux.</li><li>Administrer de l'oxygène si nécessaire.</li><li>Demander un avis médical après le bilan secondaire.</li><li>Aider à la prise du traitement personnel si celui-ci est prescrit.</li><li>Respecter les consignes du médecin régulateur.</li></ul><h3>Spasmophilie et tétanie</h3><p>Le mécanisme part d'une angoisse ou d'un stress qui entraîne une hyperventilation, laquelle abaisse le taux de CO₂ dans le sang, provoquant un déséquilibre chimique à l'origine de contractions musculaires anormales.</p><p>Le stade 1, la spasmophilie, se traduit par un engourdissement et des fourmillements symétriques des extrémités, des picotements thoraciques avec sensation d'oppression, des vertiges, une difficulté à déglutir (sensation de boule dans la gorge) et de l'angoisse. À ce stade, il n'y a jamais de perte de connaissance. Le stade 2, la tétanie, se caractérise par la <strong>main d'accoucheur</strong> : les paumes sont tournées vers le haut et les doigts convergents, avec une contraction musculaire généralisée et souvent une hyperventilation associée.</p><p>Le diagnostic différentiel est important : l'oppression thoracique associée à l'angoisse peut ressembler à un syndrome coronarien. À l'inverse, une perte de connaissance, des mouvements saccadés, une perte d'urine, une morsure de langue, une révulsion des yeux, une cyanose ou des sueurs orientent vers des convulsions et non vers une spasmophilie.</p><h4>Conduite à tenir</h4><ul><li>Isoler la victime.</li><li>Calmer et rassurer.</li><li>Indiquer de respirer doucement, afin de normaliser le taux de CO₂.</li></ul><h3>Diabète et hypoglycémie</h3><p>Trois hormones règlent la glycémie : l'insuline, produite par le pancréas, est hypoglycémiante et fait entrer le glucose dans les cellules ; le glucagon, également pancréatique, est hyperglycémiant et libère le glucose stocké sous forme de glycogène dans le foie ; l'adrénaline, produite par les surrénales, est hyperglycémiante en inhibant l'insuline et en stimulant le glucagon.</p><table><thead><tr><th>Unité</th><th>Normale à jeun</th><th>Hypoglycémie</th><th>Diabète (à jeun)</th></tr></thead><tbody><tr><td>mmol/l</td><td>4,3 - 6,1</td><td>moins de 3,3</td><td>plus de 7</td></tr><tr><td>mg/dl</td><td>80 - 110</td><td>moins de 60</td><td>plus de 126</td></tr><tr><td>g/l</td><td>0,8 - 1,10</td><td>moins de 0,6</td><td>plus de 1,26</td></tr></tbody></table><p>Le diabète de type 1, dit insulino-dépendant, correspond à un pancréas qui ne produit plus du tout d'insuline : le traitement repose sur des injections sous-cutanées (stylos, pompes à insuline). Le diabète de type 2 correspond à un pancréas qui en produit encore un peu : le traitement repose sur des comprimés antidiabétiques oraux.</p><p>Les complications chroniques du diabète comprennent des atteintes cardiovasculaires (infarctus pouvant être indolore chez le diabétique, artérite des membres inférieurs avec risque d'amputation), rénales (insuffisance rénale pouvant conduire à la dialyse), oculaires (cécité) et neurologiques (AVC, troubles de la sensibilité).</p><p>L'hyperglycémie, souvent méconnue sans dosage, se traduit par des douleurs abdominales, des vomissements, une déshydratation, une polypnée et des troubles de la conscience pouvant aller jusqu'au coma. L'hypoglycémie, situation la plus fréquemment rencontrée en intervention, associe des signes neurologiques liés au manque de glucose au cerveau (fatigue, troubles de la vue, idées et parole ralenties, agitation ou agressivité, état pseudo-ébrieux sans alcool, convulsions, coma) et des signes adrénergiques réflexes (pâleur, sueurs, faim, tremblements, tachycardie). Il faut rechercher des morceaux de sucre dans les poches, de l'insuline ou du glucagon au réfrigérateur, ou une carte de diabétique.</p><p>Les facteurs déclenchants de l'hypoglycémie sont un effort physique, un repas non pris ou insuffisant, une erreur de dose d'insuline, une rupture de traitement et la fièvre.</p><h4>Conduite à tenir devant une hypoglycémie</h4><p>Chez la victime consciente et capable de déglutir : resucrage par voie orale immédiat, 4 morceaux de sucre (ou équivalent en cuillères à café de sucre dissous, miel, confiture, boisson sucrée non light) chez l'adulte, 2 à 3 morceaux chez l'enfant ; recherche d'une pompe à insuline par l'interrogatoire et l'examen abdominal, à mentionner au médecin régulateur ; puis complément par des sucres lents (pain, pâtes, riz). Le délai d'action se situe entre 10 et 15 minutes entre l'ingestion et l'amélioration ; en l'absence d'amélioration à 15 minutes, une deuxième prise est réalisée.</p><p>Chez la victime inconsciente ou incapable de déglutir : demander un renfort médicalisé, mettre en position latérale de sécurité, administrer de l'oxygène et surveiller le pouls et la ventilation. Le coma diabétique est une urgence, car il expose à des séquelles nerveuses graves s'il se prolonge ; le Glucagen® (glucagon, par voie IV ou intranasale) est réservé aux diabétiques sous insuline en hypoglycémie.</p><p>Les capteurs de mesure continue en interstitiel (FreeStyle Libre, Dexcom) présentent un décalage de 5 à 15 minutes avec la glycémie capillaire : il ne faut pas s'y fier en intervention, une glycémie capillaire doit toujours être réalisée.</p><h3>Allergies</h3><p>Une allergie est une <strong>réaction exagérée de l'organisme à une substance étrangère</strong>, l'allergène, qu'il considère à tort comme dangereuse. L'allergène n'est pas un toxique : c'est une substance normalement inoffensive. La réaction se traduit par une libération d'histamine à l'origine des symptômes. Un terrain atopique familial est fréquent, touchant environ une personne sur quatre.</p><p>L'allergène peut pénétrer par inhalation (pollen), ingestion (aliment), contact (produit chimique) ou injection (venin d'insecte).</p><p>La forme bénigne associe écoulement nasal, éternuements, conjonctivite, rougeur des yeux, urticaire (plaques rouges en relief avec démangeaisons) et troubles digestifs. La forme grave comprend l'<strong>œdème de Quincke</strong> (gonflement de la peau du cou, du visage et de la gorge entraînant une obstruction des voies aériennes supérieures, parfois avec la langue qui sort), une voix rauque, le choc anaphylactique (vasodilatation massive et hypotension artérielle entraînant une détresse circulatoire) et une détresse respiratoire (polypnée, sifflements, tirage).</p><h4>Conduite à tenir devant une allergie</h4><ul><li>Soustraire la victime à l'allergène si celui-ci est connu.</li><li>Installer en position demi-assise en cas de difficulté respiratoire, allongée en cas de choc anaphylactique.</li><li>Administrer de l'oxygène.</li><li>Aider à la prise du traitement personnel (auto-injecteur d'adrénaline) si celui-ci est prescrit.</li><li>Demander un avis médical immédiat et appliquer les consignes reçues.</li><li>Assurer une surveillance.</li></ul><p>Une deuxième injection d'adrénaline peut être réalisée en l'absence d'amélioration ou en cas de récidive dans un délai de 10 à 15 minutes, après un nouvel avis du médecin régulateur, qui peut d'ailleurs demander une injection d'adrénaline même en l'absence de détresse vitale.</p><h3>Pathologies digestives</h3><p>L'ulcère de l'estomac ou du duodénum correspond à une érosion de la paroi liée à une atteinte des cellules productrices du mucus protecteur, souvent liée à la bactérie Helicobacter ou à la prise d'anti-inflammatoires. Il se manifeste par des douleurs épigastriques en brûlure calmées par l'alimentation, et peut se compliquer d'une hémorragie (hématémèse) ou d'une perforation entraînant une péritonite avec contracture abdominale, dite « ventre de bois ».</p><p>L'appendicite est une inflammation de l'appendice exposant à un abcès ou à une perforation ; elle se traduit par des douleurs abdominales basses à droite, augmentées à la palpation, avec fièvre et parfois vomissements ou diarrhées.</p><p>La péritonite est une urgence chirurgicale : c'est une infection du péritoine secondaire à l'atteinte d'un organe, qui associe une triade caractéristique de douleurs abdominales diffuses, une contracture abdominale (« ventre de bois ») et de la fièvre.</p><p>Les gastro-entérites surviennent en vagues épidémiques virales ou lors de toxi-infections alimentaires collectives (TIAC), avec un risque de déshydratation grave chez l'enfant ; elles associent fièvre, vomissements, diarrhées aqueuses ou sanglantes et coliques intermittentes. Il faut rechercher le nombre de personnes atteintes et les restes du repas en cas de suspicion de TIAC.</p><p>L'occlusion intestinale, urgence chirurgicale, correspond à un arrêt de la progression du bol alimentaire (tumeur, torsion, hernie) et se traduit par des douleurs intenses, des vomissements, un gonflement abdominal et un arrêt des matières et des gaz.</p><p>Les hépatites aiguës, d'origine toxique (paracétamol, amanites, alcool) ou virale, se manifestent par un ictère, une fatigue intense, des douleurs abdominales à droite et parfois de la fièvre ; une forme fulminante peut entraîner le décès en l'absence de greffe.</p><p>La cirrhose est une fibrose hépatique consécutive à une agression chronique (alcoolisme, hépatite virale chronique). Ses complications sont l'ictère, l'ascite (gonflement de l'abdomen par un épanchement péritonéal pouvant atteindre plusieurs litres) et les varices œsophagiennes, dont la rupture entraîne une hématémèse massive et un choc hypovolémique. Le mécanisme des varices œsophagiennes est le suivant : le tissu fibreux du foie provoque une hypertension de la veine porte, qui dévie le sang vers l'œsophage et entraîne une distension veineuse.</p><p>Parmi les autres pathologies digestives : la pancréatite (inflammation du pancréas d'origine alcoolique ou par calculs biliaires, avec une douleur abdominale haute intense irradiant en arrière, pouvant être mortelle dans ses formes graves), le reflux gastro-œsophagien (brûlures thoraciques ascendantes, favorisé par la grossesse ou l'obésité) et la lithiase biliaire (calculs des voies biliaires entraînant une colique hépatique avec douleur du côté droit et en ceinture, avec un risque d'infection associant fièvre et ictère).</p><h3>Pathologies urinaires</h3><p>La colique néphrétique correspond à un calcul bloqué dans l'uretère, entraînant une augmentation de la pression rénale et une douleur abdominale intense partant de la région rénale et irradiant vers les organes génitaux externes ; la victime est agitée, ne trouvant pas de position calmante. Le traitement associe anti-inflammatoire et anti-spasmodique, avec parfois une extraction chirurgicale ou une destruction par ultrasons.</p><table><thead><tr><th>Infection</th><th>Siège</th><th>Signes</th></tr></thead><tbody><tr><td>Cystite</td><td>Vessie</td><td>Brûlures à la miction, besoin fréquent, parfois du sang</td></tr><tr><td>Prostatite</td><td>Homme</td><td>Brûlures, parfois fièvre</td></tr><tr><td>Pyélonéphrite</td><td>Rein</td><td>Fièvre et douleurs lombaires ; grave chez la femme enceinte ou âgée</td></tr></tbody></table><p>L'insuffisance rénale terminale impose une dialyse, épuration extra-rénale réalisée selon deux techniques : la dialyse péritonéale, où le péritoine sert de filtre grâce à un liquide dialysat placé dans la cavité, et l'épuration extracorporelle, la plus fréquente, qui repose sur une fistule artério-veineuse, généralement au niveau de l'avant-bras non dominant, où l'on peut palper un frémissement.</p><h4>Conduite à tenir spécifique au patient dialysé</h4><p>Il ne faut <strong>jamais poser de brassard de pression artérielle du côté de la fistule</strong>. Celle-ci peut saigner de façon abondante, équivalente à un saignement artériel, imposant une compression. Un patient en retard de dialyse doit être transporté vers son centre de dialyse ou une structure en disposant, en raison d'un risque de troubles du rythme pouvant aller jusqu'à l'arrêt cardiaque par hyperkaliémie, et d'un risque d'œdème aigu du poumon par excès d'eau. La date de la dernière dialyse doit être recherchée avant le contact avec la régulation.</p><h3>Drépanocytose</h3><p>La drépanocytose est une maladie génétique correspondant à une modification de l'hémoglobine. Elle touche particulièrement les populations originaires d'Afrique centrale, d'Inde, des Antilles, d'Amérique du Sud, les Afro-Américains et les populations du pourtour méditerranéen ; c'est la maladie génétique la plus fréquente en Île-de-France. Sa transmission est héréditaire, chaque parent devant transmettre un gène défectueux.</p><p>L'hémoglobine anormale déforme les globules rouges en « faucille », en particulier lorsqu'ils sont pauvres en oxygène. Cette déformation entraîne une occlusion des capillaires, source d'anoxie et de nécrose (rate, os, muscles, cerveau, tube digestif, reins, poumons), ainsi qu'une anémie liée à la destruction des globules rouges dans la rate, à l'origine d'un ictère.</p><p>Les facteurs déclenchants d'une crise sont, pour le blocage capillaire, la déshydratation (fièvre, alcool) et la gêne circulatoire (effet garrot d'un vêtement, mauvaise position, vasoconstriction au froid) ; pour l'hypoxie, l'effort musculaire, l'altitude (y compris en avion pressurisé) et le tabac. On note également une mauvaise tolérance à l'effort du fait de l'anémie et des infections fréquentes, la rate n'assurant plus son rôle protecteur.</p><p>Les signes d'une crise drépanocytaire sont des douleurs intenses (musculaires, thoraciques, abdominales, osseuses), d'éventuels signes d'AVC, de la fièvre, une pâleur ou un ictère, une tachycardie et un essoufflement.</p><h4>Conduite à tenir devant une crise drépanocytaire</h4><ul><li>Administrer de l'oxygène systématiquement — ce n'est pas conditionnel.</li><li>Déshabiller la victime en cas de fièvre.</li><li>Réchauffer en cas de froid.</li><li>Aider à la prise d'un antipyrétique après contact avec la régulation.</li><li>Prévoir une médicalisation en cas de douleurs intenses.</li></ul><h3>Obésité</h3><p>En France, environ une personne sur quatre est en surpoids ou en situation d'obésité. L'obésité est reconnue comme une maladie chronique grave par l'Organisation mondiale de la santé.</p><p>Elle s'accompagne fréquemment d'une insuffisance respiratoire chronique pouvant se décompenser, d'une insuffisance cardiaque associée à l'hypertension artérielle, l'infarctus et l'AVC, d'un diabète de type 2 (dont le risque est multiplié par 3) et d'une dyslipidémie, d'atteintes digestives (lithiase biliaire, stéatose hépatique), de douleurs articulaires invalidantes et d'un risque accru de certains cancers.</p><p>L'examen d'une personne obèse présente des particularités : le tirage et le balancement thoraco-abdominal sont plus difficiles à identifier, la SpO₂ est souvent prise en défaut, la palpation du pouls est plus difficile, le temps de recoloration cutanée (TRC) peut être augmenté sans traduire un état de choc, en raison d'une moindre vascularisation du tissu graisseux, et un brassard de pression artérielle adapté est obligatoire, sous peine de surestimation de la mesure.</p><p>À partir de 160 kg, la limite de résistance de certains brancards et porte-brancards est dépassée, imposant le recours à des moyens bariatriques (civière Titan, bâche Stryker®, VSAV bariatrique) ; un brancard large peut parfois être nécessaire même en dessous de ce seuil.</p><h4>Conduite à tenir devant une personne obèse</h4><ul><li>Mettre au repos dans la position de confort, généralement demi-assise.</li><li>Administrer de l'oxygène si nécessaire.</li><li>Évaluer la nécessité de moyens bariatriques et les engager.</li><li>Anticiper la phase d'évacuation.</li><li>Éviter d'allonger la victime à plat dos, en raison de la compression des poumons.</li><li>Assurer une surveillance.</li></ul><h3>Gestes techniques associés</h3><p>La glycémie capillaire (FT S.03) se réalise en piquant la face latérale de la 3ᵉ phalange du majeur, de l'annulaire ou de l'auriculaire. La position latérale de sécurité (FT G.15) s'utilise chez une victime inconsciente qui ventile normalement, notamment en cas d'hypoglycémie lorsque le resucrage oral est impossible. L'oxygénothérapie par inhalation (FT M.07) est systématique en cas de crise drépanocytaire, et administrée si nécessaire dans les autres pathologies de ce chapitre. L'électrocardiogramme (FT S.09) est réalisé par un sapeur-pompier formé et habilité, uniquement sur prescription médicale, moteur du véhicule à l'arrêt, en écartant les appareils électroniques source d'interférences, sur une victime allongée au repos, sur une peau propre, plane et glabre, en vérifiant la péremption des électrodes. L'identité de la victime doit être vérifiée sur l'appareil et l'intimité respectée. L'aide à la prise du traitement personnel, réalisée après avis médical, concerne notamment la trinitrine en cas de syndrome coronarien aigu, l'auto-injecteur d'adrénaline en cas d'anaphylaxie, un bronchodilatateur en cas de crise d'asthme, le sucre ou le Glucagen® en cas d'hypoglycémie, et un antipyrétique en cas de drépanocytose.</p><h4>Références</h4><p>Notion de formation SSUAP d'Imad Bouzalmata, base « Formation Pompiers / SSUAP », Chap.09 — Pathologies diverses (sections 9.1 à 9.9) et fiche associée « Exercices — Chap.09 — Pathologies diverses », ainsi que les fiches techniques FT S.03 (glycémie capillaire), FT G.15 (position latérale de sécurité), FT M.07 (oxygène par inhalation) et FT S.09 (électrocardiogramme).</p>",
  "q": [
   {
    "t": "sa",
    "q": "Comment se définit un malaise ?",
    "a": "Une sensation pénible traduisant un trouble du fonctionnement de l'organisme, sans que le sujet puisse en identifier l'origine.",
    "c": [],
    "e": "Notion, base « Formation Pompiers / SSUAP », Chap.09, §9.1 (définition du malaise)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Une douleur épigastrique prise pour une simple indigestion peut en réalité révéler quelle pathologie grave ?",
    "a": "Un infarctus du myocarde",
    "c": [
     "Un infarctus du myocarde",
     "Une colique néphrétique",
     "Une gastro-entérite",
     "Une cystite"
    ],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.1 — un malaise peut révéler une maladie grave méconnue, l'exemple donné est celui d'une douleur épigastrique prise pour une indigestion."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 4 étapes de la conduite à tenir devant un malaise.",
    "a": "Mettre au repos dans la position où la victime se sent le mieux (demi-assise en cas de gêne respiratoire), protéger du froid et des intempéries, administrer de l'oxygène si nécessaire, calmer et rassurer.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.1 (conduite à tenir)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Vrai ou faux : il existe un signe clinique spécifique qui permet à lui seul d'identifier un malaise.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.1 — il n'y a pas de signe spécifique, seulement des sensations désagréables ou des signes cliniques précis sans origine évidente."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Parmi ces pathologies à l'origine d'une douleur thoracique, laquelle constitue une urgence vitale ?",
    "a": "L'embolie pulmonaire massive",
    "c": [
     "L'embolie pulmonaire massive",
     "Le reflux gastro-œsophagien",
     "La névralgie pariétale",
     "La crise d'angoisse"
    ],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.2 (tableau des causes de douleur thoracique) — l'embolie pulmonaire massive peut entraîner un arrêt cardiaque."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 5 facteurs de risque cardio-vasculaires à mémoriser.",
    "a": "Le tabagisme (dont le risque augmente avec la contraception orale), l'obésité, le diabète, l'hypertension artérielle et l'hypercholestérolémie, en plus des antécédents personnels ou familiaux.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.2 (facteurs de risque cardio-vasculaires)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Vrai ou faux : une descente d'avion récente ou un alitement prolongé sont des circonstances qui orientent vers une embolie.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.2 (circonstances orientantes)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel est le mécanisme à l'origine de la spasmophilie et de la tétanie ?",
    "a": "Une angoisse ou un stress entraîne une hyperventilation, qui abaisse le taux de CO2 dans le sang et provoque un déséquilibre chimique à l'origine de contractions musculaires anormales.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.3 (mécanisme)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Comment se présente la main d'accoucheur, signe de tétanie ?",
    "a": "Paumes tournées vers le haut, doigts convergents",
    "c": [
     "Paumes tournées vers le haut, doigts convergents",
     "Poings serrés, bras en flexion",
     "Doigts écartés, paumes vers le bas",
     "Mains agrippées à la gorge"
    ],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.3 (stade 2, tétanie)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Vrai ou faux : une perte de connaissance peut survenir lors d'une simple spasmophilie.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.3 — jamais de perte de connaissance en spasmophilie ; sa présence doit faire suspecter autre chose (convulsions)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quels signes permettent de différencier des convulsions d'une simple spasmophilie ?",
    "a": "La perte de connaissance, des mouvements saccadés, une perte d'urine, une morsure de langue, une révulsion des yeux, une cyanose ou des sueurs.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.3 (diagnostic différentiel)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris la conduite à tenir devant une spasmophilie ou une tétanie.",
    "a": "Isoler la victime, la calmer et la rassurer, puis lui indiquer de respirer doucement afin de normaliser le taux de CO2.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.3 (conduite à tenir)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la valeur seuil, en g/l, de l'hypoglycémie ?",
    "a": "Moins de 0,6 g/l.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.4 (tableau des valeurs clés)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "À partir de quelle valeur à jeun, en g/l, pose-t-on le diagnostic de diabète ?",
    "a": "Plus de 1,26 g/l",
    "c": [
     "Plus de 1,26 g/l",
     "Plus de 0,8 g/l",
     "Plus de 0,6 g/l",
     "Plus de 2 g/l"
    ],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.4 (tableau des valeurs clés)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Vrai ou faux : dans le diabète de type 1, le pancréas ne produit plus du tout d'insuline, ce qui impose des injections.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.4 (les 2 types de diabète)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel est le resucrage oral recommandé chez l'adulte conscient et capable de déglutir ?",
    "a": "4 morceaux de sucre",
    "c": [
     "4 morceaux de sucre",
     "1 morceau de sucre",
     "8 morceaux de sucre",
     "Une boisson light"
    ],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.4 (conduite à tenir, resucrage) — 4 morceaux chez l'adulte, 2 à 3 chez l'enfant, jamais de boisson light."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel est le délai habituel entre le resucrage et l'amélioration des signes d'hypoglycémie ?",
    "a": "Entre 10 et 15 minutes.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.4 (conduite à tenir)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelle est la conduite à tenir devant une hypoglycémie chez une victime inconsciente ou incapable de déglutir ?",
    "a": "Demander un renfort médicalisé, mettre en position latérale de sécurité, administrer de l'oxygène et surveiller le pouls et la ventilation.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.4 (conduite à tenir, victime inconsciente)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel médicament permet de resucrer un diabétique inconscient sous insuline, lorsque la voie orale est impossible ?",
    "a": "Le Glucagen® (glucagon), administré par voie IV ou intranasale.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.4 (conduite à tenir, victime inconsciente)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Vrai ou faux : les capteurs de glycémie en continu comme le FreeStyle Libre ou le Dexcom sont fiables à eux seuls en intervention.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.4 — décalage de 5 à 15 minutes avec la glycémie capillaire, il faut toujours réaliser une glycémie capillaire."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Parmi ces signes d'hypoglycémie, lequel appartient à la catégorie des signes adrénergiques plutôt que neurologiques ?",
    "a": "Les sueurs et les tremblements",
    "c": [
     "Les sueurs et les tremblements",
     "L'agitation ou l'agressivité",
     "Les troubles de la vue",
     "Le coma"
    ],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.4 — sueurs, faim et tremblements sont des signes adrénergiques réflexes, distincts des signes neurologiques liés au manque de glucose."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Qu'est-ce qu'un œdème de Quincke ?",
    "a": "Un gonflement de la peau du cou, du visage et de la gorge entraînant une obstruction des voies aériennes supérieures, parfois avec la langue qui sort.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.5 (forme grave de l'allergie)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle position adopter face à un choc anaphylactique ?",
    "a": "Allongée",
    "c": [
     "Allongée",
     "Demi-assise",
     "Assise stricte",
     "Position latérale de sécurité systématique"
    ],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.5 (conduite à tenir) — allongée en cas de choc anaphylactique, demi-assise en cas de dyspnée allergique."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel est le délai entre 2 injections d'adrénaline auto-injectable en cas de récidive ou d'absence d'amélioration ?",
    "a": "Entre 10 et 15 minutes, après un nouvel avis du médecin régulateur.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.5 (conduite à tenir)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Vrai ou faux : le médecin régulateur peut demander l'utilisation d'un auto-injecteur d'adrénaline même en l'absence de détresse vitale.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.5 (conduite à tenir)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 4 modes de pénétration possibles d'un allergène.",
    "a": "L'inhalation (pollen), l'ingestion (aliment), le contact (produit chimique) et l'injection (venin d'insecte).",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.5 (modes de pénétration de l'allergène)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la triade caractéristique de la péritonite ?",
    "a": "Des douleurs abdominales diffuses, une contracture abdominale (ventre de bois) et de la fièvre.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.6 (péritonite, urgence chirurgicale)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle complication de la cirrhose peut entraîner une hématémèse massive et un choc hypovolémique ?",
    "a": "La rupture de varices œsophagiennes",
    "c": [
     "La rupture de varices œsophagiennes",
     "L'ascite",
     "L'ictère",
     "La stéatose hépatique"
    ],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.6 (cirrhose) — la rupture des varices œsophagiennes, liée à l'hypertension de la veine porte, entraîne une hématémèse massive."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Qu'est-ce qu'un ictère ?",
    "a": "Une coloration jaune des conjonctives et de la peau, traduisant une atteinte hépatique ou une destruction excessive des globules rouges.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.6 (hépatites)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Vrai ou faux : l'appendicite se traduit typiquement par des douleurs abdominales basses situées à droite.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.6 (appendicite)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quels sont les signes de l'occlusion intestinale, urgence chirurgicale ?",
    "a": "Des douleurs intenses, des vomissements, un gonflement abdominal et un arrêt des matières et des gaz.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.6 (occlusion intestinale)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle infection urinaire associe typiquement fièvre et douleurs lombaires, et se révèle grave chez la femme enceinte ou âgée ?",
    "a": "La pyélonéphrite",
    "c": [
     "La pyélonéphrite",
     "La cystite",
     "La prostatite",
     "La lithiase biliaire"
    ],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.7 (tableau des infections urinaires)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle règle s'applique à la pose d'un brassard de pression artérielle chez un patient dialysé ?",
    "a": "Ne jamais poser le brassard du côté de la fistule artério-veineuse.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.7 (CAT spécifique patient dialysé)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quels sont les 2 risques principaux chez un patient en retard de dialyse, et la conduite à tenir associée ?",
    "a": "Un risque de trouble du rythme voire d'arrêt cardiaque par hyperkaliémie et un risque d'œdème aigu du poumon par excès d'eau ; il faut le transporter vers son centre de dialyse ou une structure en disposant.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.7 (CAT spécifique patient dialysé)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Vrai ou faux : la dialyse péritonéale utilise le péritoine comme filtre grâce à un liquide dialysat placé dans la cavité.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.7 (insuffisance rénale terminale)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Où se situe généralement la fistule artério-veineuse utilisée pour l'épuration extracorporelle ?",
    "a": "Au niveau de l'avant-bras non dominant, où l'on peut palper un frémissement.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.7 (insuffisance rénale terminale)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "L'administration d'oxygène en crise drépanocytaire est-elle conditionnelle ou systématique ?",
    "a": "Systématique, non conditionnelle",
    "c": [
     "Systématique, non conditionnelle",
     "Uniquement si la SpO2 est basse",
     "Seulement en cas de détresse respiratoire",
     "Contre-indiquée"
    ],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.8 (conduite à tenir) — l'oxygène est systématique car la crise correspond à une anoxie par occlusion capillaire."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les principaux facteurs déclenchants d'une crise drépanocytaire.",
    "a": "La déshydratation (fièvre, alcool), la gêne circulatoire au froid, l'effort musculaire, l'altitude (y compris en avion pressurisé) et le tabac.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.8 (facteurs déclenchants)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel mécanisme cellulaire est à l'origine des complications de la drépanocytose ?",
    "a": "Une hémoglobine anormale déforme les globules rouges en faucille, ce qui entraîne une occlusion des capillaires source d'anoxie et de nécrose.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.8 (mécanisme)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Vrai ou faux : la drépanocytose est la maladie génétique la plus fréquente en Île-de-France.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.8 (généralités)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "À partir de quel poids envisage-t-on le recours à des moyens bariatriques ?",
    "a": "À partir de 160 kg.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.9 (transport)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Chez la personne obèse, quel paramètre de l'examen clinique est souvent pris en défaut ?",
    "a": "La SpO₂",
    "c": [
     "La SpO₂",
     "La fréquence cardiaque",
     "La température",
     "La glycémie capillaire"
    ],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.9 (particularités de l'examen SP)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Vrai ou faux : chez la personne obèse, un temps de recoloration cutanée augmenté traduit toujours un état de choc.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.9 — le TRC peut être augmenté sans état de choc, du fait d'une moindre vascularisation du tissu graisseux."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelle position privilégier, et laquelle éviter, chez une personne obèse en détresse ?",
    "a": "Privilégier la position demi-assise ; éviter de l'allonger à plat dos, en raison de la compression des poumons.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, §9.9 (conduite à tenir)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Où se pique la glycémie capillaire lors de la réalisation de la FT S.03 ?",
    "a": "Sur la face latérale de la 3e phalange du majeur, de l'annulaire ou de l'auriculaire.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.09, gestes techniques associés, FT S.03."
   }
  ]
 },
 {
  "id": "ssuap-crise",
  "domain": "ssuap",
  "ic": "⚡",
  "t": "Victime en état de crise : abord relationnel et soutien psychologique",
  "fig": [
   [
    "État de crise (définition)",
    "déséquilibre émotionnel brutal dépassant les capacités d'adaptation habituelles de la victime"
   ],
   [
    "2 formes de réaction",
    "HYPOACTIVE (silencieuse : sidération, dissociation) / HYPERACTIVE (bruyante : panique, agitation)"
   ],
   [
    "3 objectifs de prise en charge",
    "OBSERVER → SÉCURISER/PROTÉGER → APAISER"
   ],
   [
    "3 axes du bilan psychologique (FT P.02)",
    "Présentation, état de conscience, expression"
   ],
   [
    "Méthode des 4R (FT P.04)",
    "Recontextualiser, Reformuler, Renforcer, Résumer"
   ],
   [
    "Ratio respiration relaxante",
    "expiration 3 à 5 fois plus longue que l'inspiration (ex. 2 temps inspi / 6 temps expi)"
   ],
   [
    "Durée d'une séance de respiration relaxante",
    "3 à 5 minutes"
   ],
   [
    "Ratio respiration dynamisante",
    "inspiration longue / expiration brève (3:1 inversé)"
   ],
   [
    "Risque de la respiration dynamisante",
    "vertiges par hyperoxygénation si répétée → limiter les répétitions, arrêter à la moindre gêne"
   ],
   [
    "SNA activé par l'expiration longue",
    "parasympathique (détente) — l'inspiration longue active le sympathique (dynamisation)"
   ],
   [
    "Crise suicidaire : 3 dimensions à évaluer",
    "COMMENT ? OÙ ? QUAND ?"
   ],
   [
    "Crise suicidaire : 4 critères d'urgence élevée",
    "scénario précis, accès au moyen létal, antécédents de tentative de suicide, isolement affectif"
   ],
   [
    "Violences : 3 conditions forces de l'ordre obligatoires",
    "victime mineure + demande de la victime + auteur identifié/présent"
   ],
   [
    "Conservation des preuves (agression sexuelle)",
    "sous-vêtements dans des sacs séparés, un vêtement = un sac, ne pas laver la victime"
   ],
   [
    "Victime agressive : disposition d'équipe",
    "triangle, UN SEUL SP parle, distance ≥ 2 bras, jamais tourner le dos, voie de repli dégagée"
   ],
   [
    "Annonce d'un décès",
    "médecin, police ou OPJ — jamais le SP seul ; le SP prépare l'annonce et présente le corps"
   ],
   [
    "CUMP",
    "Cellule d'Urgence Médico-Psychologique, déclenchée par le SAMU"
   ],
   [
    "Interlocuteurs principaux dans l'équipe",
    "UN seul — celui vers qui la victime se tourne naturellement"
   ]
  ],
  "s": "<h3>Définition et causes de l'état de crise</h3><p>L'<strong>état de crise</strong> est un déséquilibre émotionnel survenant brutalement chez la victime, au-delà de ses capacités d'adaptation habituelles. Il se manifeste par des réactions émotionnelles, cognitives et comportementales qui, si elles ne sont pas prises en compte, peuvent compromettre la prise en charge secouriste. Les causes se répartissent en deux grandes catégories, externes et internes.</p><table><thead><tr><th>Type de cause</th><th>Exemples</th></tr></thead><tbody><tr><td>Externe (événement stressant)</td><td>Accident, agression, perte d'un proche, catastrophe, violence subie, accouchement dramatique</td></tr><tr><td>Interne — organique</td><td>Hypoglycémie, hypoxie, troubles métaboliques, fièvre importante</td></tr><tr><td>Interne — traumatique</td><td>Traumatisme crânien, choc cérébral</td></tr><tr><td>Interne — intoxication</td><td>Alcool, stupéfiants, médicaments, monoxyde de carbone</td></tr><tr><td>Interne — psychiatrique</td><td>Décompensation psychotique, bouffée délirante, dépression majeure</td></tr></tbody></table><h3>Deux formes de réaction : hypoactive et hyperactive</h3><h4>Réactions hypoactives (silencieuses, souvent sous-estimées)</h4><p>La victime peut présenter une <strong>sidération</strong> (elle semble figée, comme paralysée, sans réaction), une <strong>dissociation</strong> (elle paraît déconnectée du réel, ne répond pas de façon adaptée aux questions, regard vide), une hypovigilance, un mutisme ou une confusion temporo-spatiale. Le danger propre à ces réactions est qu'elles n'expriment pas la détresse : le besoin d'aide est facilement sous-estimé par les intervenants.</p><h4>Réactions hyperactives (bruyantes, visibles)</h4><p>À l'inverse, la victime peut manifester une fuite panique, une agitation motrice, des cris, des pleurs incontrôlables, une colère explosive, de l'agressivité, une désorganisation comportementale, voire des comportements à risque (se jeter, se blesser).</p><h3>Prise en charge : observer, sécuriser/protéger, apaiser</h3><h4>Observer : le bilan psychologique</h4><p>L'évaluation de l'impact psychologique fait partie intégrante du bilan secouriste, au même titre que les paramètres vitaux : des signes de détresse non pris en compte peuvent rendre la victime non coopérante ou agressive, et impacter les paramètres vitaux eux-mêmes (tachycardie, majoration de la douleur). Trois axes sont observés : la <strong>présentation</strong> (visage, regard, comportement, gestuelle, blessures visibles), l'<strong>état de conscience</strong> (vigilance hyper ou hypo, mémoire, langage accéléré ou ralenti, jugement) et l'<strong>expression</strong> (contenu du discours, émotions verbalisées, perception de l'environnement).</p><h4>Sécuriser / protéger</h4><p>Il s'agit d'écarter la victime des stimuli agressifs (bruit, vue de l'accident, autres victimes) et d'évaluer si le contact est possible (victime réceptive) ou non (opposition, agressivité, dissociation profonde). Si le contact n'est pas possible, l'équipe reste présente sans imposer et laisse le temps nécessaire à la victime.</p><h4>Apaiser selon le type de crise</h4><table><thead><tr><th>Type de crise</th><th>Conduite à tenir</th></tr></thead><tbody><tr><td>Hypoactive (sidération, dissociation)</td><td>Établir un contact visuel, parler calmement, ramener la victime « ici et maintenant » (rappeler la date, la présence des sapeurs-pompiers et la sécurité du lieu), proposer une respiration dynamisante (FT P.05) et des tâches de focalisation (FT P.06). Ne jamais la laisser seule.</td></tr><tr><td>Hyperactive (panique, agitation)</td><td>Voix calme et posée, gestes lents ; si une tension émotionnelle domine, recourir à la reformulation (FT P.04) ; proposer des contractions alternées (FT P.06) pour canaliser l'énergie ; passer à une respiration relaxante une fois le contact rétabli.</td></tr></tbody></table><h3>L'abord relationnel (FT P.01)</h3><p>L'abord relationnel structure le premier contact en cinq temps. D'abord <strong>l'abord</strong> proprement dit : se présenter, obtenir l'identité de la victime, demander la permission avant d'utiliser son prénom, expliquer la raison de la présence de l'équipe, puis instaurer le dialogue par une question ouverte. Vient ensuite <strong>poser le cadre</strong> : expliquer le déroulé de la prise en charge, informer la victime avant chaque geste technique, et reconnaître verbalement la dimension émotionnelle qu'elle vit. La <strong>prise en charge</strong> consiste à questionner directement une problématique non explicitée (violences, intention suicidaire) puis à reformuler pour vérifier la compréhension. <strong>Favoriser l'alliance</strong> passe par l'implication de la victime dans les décisions, des paroles positives, la proposition de contacter un proche, et une honnêteté totale (ne jamais mentir, ne jamais promettre ce qui ne peut être tenu). Enfin, <strong>passer le relais</strong> impose de préparer la victime au transfert, de la présenter à l'équipe suivante et de conclure par des paroles positives.</p><p>Un seul interlocuteur principal est désigné dans l'équipe — celui vers qui la victime se tourne naturellement — et n'est changé que si la communication cesse d'être efficace.</p><h3>L'écoute active : la méthode des 4R (FT P.04)</h3><table><thead><tr><th>R</th><th>Action</th></tr></thead><tbody><tr><td>Recontextualiser</td><td>Poser des questions ouvertes pour laisser la victime décrire librement sa situation</td></tr><tr><td>Reformuler</td><td>Vérifier la compréhension en reprenant les propos avec ses propres mots</td></tr><tr><td>Renforcer</td><td>Approfondir l'échange et valoriser positivement la victime</td></tr><tr><td>Résumer</td><td>Faire la synthèse globale de ce qui a été dit</td></tr></tbody></table><p>Plusieurs attitudes sont à proscrire pendant l'écoute active : conseiller, juger, rationaliser, menacer, culpabiliser, rabaisser, pseudo-analyser, consoler ou minimiser (banaliser la souffrance), parler de soi, ou comparer la situation vécue à celle d'autres victimes.</p><h3>Stabiliser l'état psycho-physiologique (FT P.03)</h3><p>Le principe consiste à focaliser l'attention de la victime sur le sapeur-pompier et sur des canaux sensoriels précis : le canal auditif (voix calme, en cherchant d'abord le rythme respiratoire de la victime puis en le ralentissant progressivement), le canal kinesthésique (contact physique, main sur le bras, avec l'accord de la victime) et le canal visuel (maintien du contact visuel). Lorsque la parole est impossible, un code de communication simple peut être établi (serrer la main pour dire oui, pouce levé pour signifier l'accord, clignement pour signifier la compréhension). Les actions concrètes associées sont le guidage de la respiration, la défocalisation vers un sujet agréable (vacances, enfants, loisirs) et la normalisation des réactions vécues, en rappelant qu'elles sont une réponse normale à une situation anormale.</p><h3>La respiration contrôlée (FT P.05)</h3><p>La respiration est la seule fonction à la fois volontaire et involontaire du corps : elle permet donc d'agir sur le système nerveux autonome. Une expiration longue active le système parasympathique (le frein) et produit de la détente ; une inspiration longue active le système sympathique (l'accélérateur) et produit de la dynamisation. Deux gestes respiratoires sont mobilisables : la respiration complète (abdominale, thoracique et scapulaire successivement ou simultanément) et la respiration abdominale seule (main posée sur le ventre, qui se gonfle à l'inspiration et rentre à l'expiration).</p><h4>Respiration relaxante (pour calmer)</h4><p>Elle insiste sur une expiration lente, ample et profonde, avec un ratio d'au moins 2 temps d'inspiration pour 6 temps d'expiration (soit 1:3 minimum, jusqu'à 1:5). Les volumes inspirés et expirés doivent rester identiques : une expiration trop forcée provoquerait une inspiration réflexe profonde, produisant l'effet inverse de celui recherché. Elle peut s'associer à des images de détente et dure typiquement 3 à 5 minutes.</p><h4>Respiration dynamisante (pour sortir d'une dissociation)</h4><p>L'attention porte cette fois sur une inspiration longue (grand bol d'air), suivie d'une expiration brève et bruyante, avec une pause possible après l'inspiration (inspirer, retenir l'air, puis expirer). Les répétitions doivent être limitées, car une hyperoxygénation peut provoquer des vertiges ; l'exercice est arrêté à la moindre gêne. Une variante avec rétention (inspiration 3 temps, rétention 3 temps maximum, expiration 6 temps) augmente le sentiment de contrôle de la victime.</p><h3>Focalisation et défocalisation attentionnelles (FT P.06)</h3><p>Plus la victime détourne son attention de la pression de l'événement, plus sa vulnérabilité émotionnelle diminue. La <strong>focalisation</strong> s'appuie d'abord sur les tâches naturellement utilisées pendant le bilan (date de naissance, coordonnées, antécédents, faire maintenir un pansement ou une poche de froid, faire surveiller la fréquence cardiaque sur l'appareil). Des tâches d'implication physique peuvent s'y ajouter (serrer les poings 5 secondes puis relâcher, contracter alternativement le bras droit puis le gauche, avec une progression en comptage jusqu'à 10 puis en sens inverse), ainsi qu'une conscience respiratoire (sentir l'air sur la lèvre, dans les narines). Des tâches d'implication mentale servent d'ancrage : faire répéter une phrase du type « Nous sommes le (date), je suis avec un sapeur-pompier, je suis en sécurité », faire compter à rebours depuis 100 en soustrayant 3 ou 7, faire nommer 5, 10, 15 ou 20 objets visibles, faire nommer un pays pour chaque lettre de l'alphabet, ou faire nommer 5 objets d'une même couleur dans l'environnement.</p><p>La <strong>défocalisation</strong> propose à l'inverse à la victime d'imaginer un souvenir heureux ou un lieu de sécurité connu, exploré avec les 5 sens (vue, ouïe, odorat, toucher, goût), par exemple en la guidant vers un souvenir dont elle observe les couleurs, les sons et les odeurs, ou vers un endroit connu qui lui apporte détente et sécurité pendant que l'équipe travaille. Ces exercices doivent toujours être adaptés aux capacités cognitives et au contexte de la personne, avec une progression graduelle.</p><h3>Contextes particuliers</h3><h4>Victime agressive ou violente</h4><p>Les signes d'alerte d'un passage à l'acte imminent sont une tension corporelle (poings serrés, mâchoire crispée), un regard fixe et menaçant ou au contraire fuyant, une voix qui monte avec insultes ou menaces, des gestes brusques ou des va-et-vient, et une proximité soudaine envahissant l'espace personnel. La conduite à tenir associe une équipe disposée en triangle (un seul membre parle, les autres restent en retrait latéral), un seul sapeur-pompier qui s'exprime pour éviter la confusion, une distance de sécurité d'au moins 2 bras, l'interdiction absolue de tourner le dos à la victime, et le maintien d'une voie de repli dégagée. En cas de violence imminente, l'équipe se retire immédiatement et fait appel aux forces de l'ordre.</p><h4>Morts inattendues</h4><p>L'annonce d'un décès n'est jamais du ressort du sapeur-pompier seul : elle revient à un médecin, à la police ou à un officier de police judiciaire (OPJ). Le sapeur-pompier peut néanmoins préparer cette annonce et présenter le corps aux proches. L'accompagnement des endeuillés repose sur le silence, l'écoute, l'absence de minimisation et l'évitement de phrases comme « je comprends ». Le décès d'un enfant impose une intervention sur réquisition judiciaire, avec préservation de la scène.</p><h4>Victimes de violences (conjugales, sexuelles, physiques)</h4><p>La victime est isolée de l'agresseur présumé pour l'entretien, et les violences sont abordées clairement, sans détour. La conservation des preuves impose de placer les sous-vêtements dans des sacs séparés (un vêtement par sac), de ne pas laver la victime, et de ne pas la faire boire ou manger en cas de suspicion d'agression sexuelle. L'intervention des forces de l'ordre est obligatoire dès lors que trois conditions sont réunies : victime mineure, demande de la victime, et auteur présumé identifié ou présent.</p><h4>Crise suicidaire</h4><p>L'urgence d'une crise suicidaire s'évalue selon trois dimensions : le moyen envisagé (comment), le lieu (où) et le moment (quand) — un scénario précis, combinant ces trois éléments, signe une urgence élevée. Quatre critères définissent cette urgence élevée : un scénario précis, un accès effectif au moyen létal, des antécédents de tentative de suicide, et un isolement affectif ou une rupture de lien. Certaines phrases sont à bannir : « je comprends » (qui sonne faux), « pourquoi ? » (qui culpabilise), la banalisation (« ça va aller ») et la moralisation (« pensez à vos proches »). La conduite à tenir consiste à oser aborder directement la question, par exemple en demandant à la victime si sa souffrance la pousse à vouloir se faire du mal ou mourir, puis à évaluer les trois dimensions et à proposer systématiquement le transport vers un établissement de santé, sans jamais laisser la personne seule.</p><h4>Événements exceptionnels et CUMP</h4><p>Face à un événement rassemblant de nombreuses victimes (attentat, catastrophe), la Cellule d'Urgence Médico-Psychologique (CUMP) est déclenchée par le SAMU. Une panique collective correspond à un phénomène de contagion émotionnelle : elle impose de sécuriser un périmètre, de canaliser les flux de personnes, d'isoler les victimes les plus impactées et d'éviter l'exposition de tous aux images ou scènes traumatogènes.</p><h4>Références</h4><p>Notion de formation SSUAP d'Imad Bouzalmata, base « Formation Pompiers / SSUAP », Chap.10 — La victime en état de crise (sections 10.1 à 10.3) et fiches techniques associées FT P.01 à P.06 (abord relationnel, évaluation de l'impact psychologique, stabilisation, écoute active, respiration contrôlée, focalisation/défocalisation attentionnelles).</p>",
  "q": [
   {
    "t": "sa",
    "q": "Qu'est-ce que l'état de crise, en une phrase ?",
    "a": "Un déséquilibre émotionnel brutal qui dépasse les capacités d'adaptation habituelles de la victime.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.10 — État de crise, section 10.1 (définition)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quels sont les 4 types de causes internes d'un état de crise ?",
    "a": "Organiques, traumatiques, intoxications, psychiatriques",
    "c": [
     "Organiques, traumatiques, intoxications, psychiatriques",
     "Organiques, traumatiques, sociales, familiales",
     "Traumatiques, psychiatriques, professionnelles, financières",
     "Intoxications, psychiatriques, sociales, organiques uniquement chez l'enfant"
    ],
    "e": "Notion, Chap.10, §10.1, tableau des causes de l'état de crise ; les causes externes regroupent accident, agression, perte d'un proche, catastrophe."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Une hypoglycémie peut être à l'origine d'un état de crise chez la victime.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Il s'agit d'une cause interne organique, au même titre que l'hypoxie, les troubles métaboliques ou une fièvre importante (Notion, Chap.10, §10.1)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Nomme les deux grandes formes de réaction observées en état de crise.",
    "a": "Les réactions hypoactives et les réactions hyperactives.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.10, §10.1 : hypoactive = silencieuse, hyperactive = bruyante."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "La dissociation appartient à quelle forme de réaction en état de crise ?",
    "a": "Hypoactive",
    "c": [
     "Hypoactive",
     "Hyperactive",
     "Ni l'une ni l'autre, c'est une réaction neurologique isolée",
     "Les deux, selon l'âge de la victime"
    ],
    "e": "La dissociation (victime déconnectée du réel, regard vide) est une réaction hypoactive, avec la sidération, l'hypovigilance et la confusion temporo-spatiale (Notion, Chap.10, §10.1)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris les signes caractéristiques d'une réaction hypoactive en état de crise.",
    "a": "Sidération (victime figée, comme paralysée, sans réaction), dissociation (déconnectée du réel, regard vide, absence de réponse adaptée aux questions), hypovigilance, mutisme, confusion temporo-spatiale.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.10, §10.1."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris les signes caractéristiques d'une réaction hyperactive en état de crise.",
    "a": "Fuite panique, agitation motrice, cris, pleurs incontrôlables, colère explosive, agressivité, désorganisation comportementale, et parfois des comportements à risque (se jeter, se blesser).",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.10, §10.1."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quels sont les 3 objectifs successifs de la prise en charge d'une victime en état de crise ?",
    "a": "Observer, puis sécuriser/protéger, puis apaiser.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.10, §10.2."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 3 axes d'observation du bilan psychologique décrits par la fiche technique correspondante.",
    "a": "La présentation (visage, regard, comportement, gestuelle, blessures visibles), l'état de conscience (vigilance, mémoire, langage, jugement), et l'expression (contenu du discours, émotions verbalisées, perception de l'environnement).",
    "c": [],
    "e": "FT P.02 — Évaluer l'impact psychologique (Notion, Chap.10)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "L'évaluation de l'impact psychologique fait partie intégrante du bilan secouriste, au même titre que les paramètres vitaux.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Des signes de détresse non pris en compte peuvent rendre la victime non coopérante et impacter ses paramètres vitaux, comme la fréquence cardiaque (FT P.02, Notion Chap.10)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle technique de respiration propose-t-on à une victime hypoactive en sidération ou en dissociation ?",
    "a": "La respiration dynamisante",
    "c": [
     "La respiration dynamisante",
     "La respiration relaxante",
     "L'apnée volontaire prolongée",
     "Aucune technique respiratoire n'est adaptée"
    ],
    "e": "Notion, Chap.10, §10.2, tableau « apaiser selon le type de crise » ; associée aux tâches de focalisation (FT P.06)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle technique propose-t-on à une victime hyperactive en agitation pour canaliser son énergie, selon la fiche focalisation/défocalisation ?",
    "a": "Les contractions alternées",
    "c": [
     "Les contractions alternées",
     "La respiration dynamisante",
     "Le silence total et l'isolement",
     "Une contention physique systématique"
    ],
    "e": "FT P.06, reprise dans le tableau « apaiser selon le type de crise » (Notion, Chap.10, §10.2)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la première étape du déroulé de l'abord relationnel ?",
    "a": "L'abord : se présenter, obtenir l'identité de la victime, expliquer la présence de l'équipe.",
    "c": [],
    "e": "FT P.01 — L'abord relationnel en pratique (Notion, Chap.10)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 5 étapes du déroulé de l'abord relationnel décrit par la fiche technique.",
    "a": "L'abord, poser le cadre, la prise en charge, favoriser l'alliance, passer le relais.",
    "c": [],
    "e": "FT P.01 (Notion, Chap.10)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Combien d'interlocuteurs principaux l'équipe désigne-t-elle face à une victime en état de crise ?",
    "a": "Un seul",
    "c": [
     "Un seul",
     "Deux",
     "Trois",
     "Un par sapeur-pompier présent sur les lieux"
    ],
    "e": "FT P.01, point clé (Notion, Chap.10) : celui vers qui la victime se tourne naturellement."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que signifient les 4 R de la méthode d'écoute active ?",
    "a": "Recontextualiser, reformuler, renforcer, résumer.",
    "c": [],
    "e": "FT P.04 — L'écoute active : la méthode des 4R (Notion, Chap.10)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Explique la différence entre « reformuler » et « résumer » dans la méthode des 4R.",
    "a": "Reformuler consiste à vérifier la compréhension au fil de l'échange, en reprenant les propos de la victime avec ses propres mots. Résumer consiste à faire, en fin d'échange, une synthèse globale de tout ce qui a été dit.",
    "c": [],
    "e": "FT P.04 (Notion, Chap.10)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Laquelle de ces attitudes est un piège à éviter en écoute active, selon la fiche technique ?",
    "a": "Consoler ou minimiser",
    "c": [
     "Consoler ou minimiser",
     "Reformuler les propos de la victime",
     "Poser des questions ouvertes",
     "Renforcer positivement la victime"
    ],
    "e": "FT P.04 (Notion, Chap.10) liste conseiller, juger, rationaliser, menacer, culpabiliser, rabaisser, pseudo-analyser, consoler/minimiser, parler de soi et comparer."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Sur quel canal sensoriel agit-on en cherchant d'abord le rythme respiratoire de la victime pour le ralentir progressivement ?",
    "a": "Le canal auditif (voix calme).",
    "c": [],
    "e": "FT P.03 — Stabiliser l'état psycho-physiologique (Notion, Chap.10)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Un code de communication simple (par exemple serrer la main pour dire oui) peut être établi quand la parole est impossible.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "FT P.03 propose serrer la main = oui, pouce levé = d'accord, clignement = comprendre (Notion, Chap.10)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel principe physiologique explique l'effet de la respiration sur le système nerveux autonome ?",
    "a": "La respiration est la seule fonction du corps à la fois volontaire et involontaire.",
    "c": [],
    "e": "FT P.05 — La respiration contrôlée (Notion, Chap.10)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel ratio caractérise la respiration relaxante, destinée à calmer la victime ?",
    "a": "2 temps d'inspiration pour 6 temps d'expiration au minimum",
    "c": [
     "2 temps d'inspiration pour 6 temps d'expiration au minimum",
     "6 temps d'inspiration pour 2 temps d'expiration",
     "Inspiration et expiration de durée strictement égale",
     "Apnée de 10 secondes entre chaque respiration"
    ],
    "e": "Ratio 1:3 minimum, jusqu'à 1:5 (FT P.05, Notion Chap.10)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel système nerveux autonome est activé par une expiration longue ?",
    "a": "Le système parasympathique",
    "c": [
     "Le système parasympathique",
     "Le système sympathique",
     "Le système somatique",
     "Aucun système nerveux autonome n'est concerné"
    ],
    "e": "L'expiration longue active le parasympathique (frein, détente) ; l'inspiration longue active le sympathique (accélérateur, dynamisation) (FT P.05, Notion Chap.10)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris le principe de la respiration dynamisante et sa principale limite d'usage.",
    "a": "Elle porte l'attention sur une inspiration longue suivie d'une expiration brève et bruyante (ratio 3:1 inversé), avec pause possible après l'inspiration. Elle doit être limitée dans ses répétitions car elle peut provoquer des vertiges par hyperoxygénation, et être arrêtée à la moindre gêne.",
    "c": [],
    "e": "FT P.05 (Notion, Chap.10)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Cite un exemple de tâche d'implication physique utilisée en focalisation attentionnelle.",
    "a": "Serrer les poings 5 secondes puis relâcher (ou contracter alternativement le bras droit puis le gauche).",
    "c": [],
    "e": "FT P.06 — Focalisation/défocalisation attentionnelles (Notion, Chap.10)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite 3 tâches d'implication mentale (ancrage) proposées en focalisation attentionnelle.",
    "a": "Par exemple : compter à rebours depuis 100 en soustrayant 3 ou 7, nommer 5/10/15/20 objets visibles, nommer un pays pour chaque lettre de l'alphabet, nommer 5 objets d'une même couleur.",
    "c": [],
    "e": "FT P.06 (Notion, Chap.10)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "En quoi consiste la défocalisation attentionnelle par visualisation ?",
    "a": "Proposer à la victime d'imaginer un souvenir heureux ou un lieu de sécurité connu, en l'explorant avec les 5 sens (vue, ouïe, odorat, toucher, goût).",
    "c": [],
    "e": "FT P.06 (Notion, Chap.10)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle disposition d'équipe adopte-t-on face à une victime agressive ?",
    "a": "En triangle, avec un seul sapeur-pompier qui parle",
    "c": [
     "En triangle, avec un seul sapeur-pompier qui parle",
     "En ligne face à la victime, tous ensemble",
     "Dos à dos autour de la victime",
     "Aucune disposition particulière n'est requise"
    ],
    "e": "Notion, Chap.10, §10.3, contexte « Victime agressive/violente »."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Face à une victime agressive, il faut maintenir une distance de sécurité d'au moins 2 bras.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.10, §10.3."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que ne doit-on jamais faire, en matière de posture, face à une victime agressive ?",
    "a": "Ne jamais lui tourner le dos.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.10, §10.3 ; l'équipe garde aussi une voie de repli dégagée."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Qui est habilité à annoncer un décès aux proches d'une victime ?",
    "a": "Un médecin, la police ou un officier de police judiciaire (OPJ) — jamais le sapeur-pompier seul.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.10, §10.3, contexte « Morts inattendues »."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quel est le rôle du sapeur-pompier lors de l'annonce d'un décès, s'il ne l'annonce pas lui-même ?",
    "a": "Préparer l'annonce et présenter le corps aux proches, puis accompagner les endeuillés par le silence et l'écoute, sans minimiser leur douleur.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.10, §10.3."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le décès d'un enfant impose une intervention sur réquisition judiciaire, avec préservation de la scène.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.10, §10.3, contexte « Morts inattendues »."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Combien de conditions cumulatives doivent être réunies pour rendre obligatoire l'intervention des forces de l'ordre après des violences ?",
    "a": "3",
    "c": [
     "3",
     "2",
     "4",
     "1"
    ],
    "e": "Notion, Chap.10, §10.3, contexte « Victimes de violences »."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Comment conserve-t-on les sous-vêtements d'une victime en cas de suspicion d'agression sexuelle ?",
    "a": "Dans des sacs séparés, un vêtement par sac.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.10, §10.3 ; la victime ne doit pas non plus être lavée."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "En cas de suspicion d'agression sexuelle, on peut faire boire ou manger la victime pour la réconforter.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Il ne faut ni laver la victime, ni la faire boire ou manger, afin de préserver les preuves (Notion, Chap.10, §10.3)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelles sont les 3 dimensions à évaluer pour estimer l'urgence d'une crise suicidaire ?",
    "a": "Comment ? Où ? Quand ?",
    "c": [
     "Comment ? Où ? Quand ?",
     "Qui ? Pourquoi ? Depuis quand ?",
     "Combien de fois ? Avec qui ? À quelle heure ?",
     "Quel âge ? Quel antécédent ? Quel traitement ?"
    ],
    "e": "Notion, Chap.10, §10.3, contexte « Crise suicidaire »."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 4 critères qui définissent une urgence suicidaire élevée.",
    "a": "Un scénario précis (moyen, lieu et date), un accès effectif au moyen létal, des antécédents de tentative de suicide, et un isolement affectif ou une rupture de lien.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.10, §10.3."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle question directe pose-t-on pour aborder une possible idéation suicidaire ?",
    "a": "Demander à la victime si sa souffrance la pousse à vouloir se faire du mal ou mourir.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.10, §10.3, contexte « Crise suicidaire »."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Face à une crise suicidaire, il faut systématiquement proposer le transport vers un établissement de santé.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.10, §10.3, sans jamais laisser la personne seule."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Qui déclenche la CUMP lors d'un événement à multiples victimes ?",
    "a": "Le SAMU.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.10, §10.3, contexte « Événements exceptionnels »."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Que signifie l'acronyme CUMP ?",
    "a": "Cellule d'Urgence Médico-Psychologique",
    "c": [
     "Cellule d'Urgence Médico-Psychologique",
     "Centre d'Urgence Médicale et Préventive",
     "Cellule Unifiée de Médiation Policière",
     "Coordination d'Urgence des Moyens Psychiatriques"
    ],
    "e": "Notion, Chap.10, §10.3."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelles précautions prendre face à un événement exceptionnel à multiples victimes, en dehors du déclenchement de la CUMP ?",
    "a": "Sécuriser un périmètre, canaliser les flux de personnes, isoler les victimes les plus impactées, et éviter d'exposer les personnes présentes aux images ou scènes traumatogènes.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.10, §10.3."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle règle absolue s'applique face à une victime en dissociation profonde ?",
    "a": "Ne jamais la laisser seule.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.10, §10.2, tableau « apaiser selon le type de crise »."
   }
  ]
 },
 {
  "id": "ssuap-intoxications",
  "domain": "ssuap",
  "ic": "☠️",
  "t": "Chap.11 — Intoxications",
  "fig": [
   [
    "Voies de pénétration d'un toxique",
    "5 : digestive, respiratoire, cutanéo-muqueuse, sous-cutanée, injection"
   ],
   [
    "Affinité du CO pour l'hémoglobine",
    "250 fois supérieure à celle de l'O₂"
   ],
   [
    "Élimination du CO en air ambiant",
    "demi-vie de 4 à 5 heures"
   ],
   [
    "Élimination du CO sous oxygène",
    "demi-vie de 1 h 30"
   ],
   [
    "Élimination du CO en caisson hyperbare",
    "demi-vie de 20 minutes"
   ],
   [
    "Débit d'oxygène en intoxication CO ou fumées",
    "15 l/min au masque à haute concentration, systématique quel que soit l'âge et la SpO₂"
   ],
   [
    "Seuil moyen du coma éthylique",
    "environ 3 g/l (variable selon les individus)"
   ],
   [
    "Dose mortelle d'alcool",
    "3 à 8 g/l"
   ],
   [
    "Cinétique d'élimination de l'alcool",
    "-0,15 g/l par heure après un pic à 1 heure"
   ],
   [
    "Équivalence d'1 verre normalisé",
    "10 g d'éthanol"
   ],
   [
    "Antidote des opiacés",
    "naloxone"
   ],
   [
    "Antidote du cyanure",
    "hydroxocobalamine (Cyanokit®)"
   ],
   [
    "Toxicité du paracétamol en surdosage",
    "hépatique, retardée : cytolyse à 24 h, coma ou décès possible à 3-5 jours"
   ],
   [
    "Danger de la chloroquine (Nivaquine®) en surdosage",
    "arrêt cardiaque soudain sans coma annonciateur, déclenchable par la moindre mobilisation"
   ],
   [
    "Déclenchement d'une alarme DAACO à 300 ppm",
    "moins de 3 minutes"
   ],
   [
    "Conditions d'efficacité d'un ARF",
    "absence de CO dans le milieu et O₂ > 19 % dans l'air"
   ],
   [
    "Signe pupillaire d'une overdose d'opiacés",
    "myosis bilatéral serré (« tête d'épingle »)"
   ],
   [
    "Seuils VLEP du CO en France",
    "VME 20 ppm sur 8 h, VLCT 100 ppm sur 15 min"
   ]
  ],
  "s": "<h3>Généralités</h3><p>Une <strong>intoxication</strong> est un trouble provoqué par la pénétration dans l'organisme d'un toxique ou d'un poison. La plupart des substances peuvent devenir toxiques à partir d'une certaine quantité ; la gravité dépend de la <strong>nature</strong> et de la <strong>quantité</strong> du produit en cause, et le risque vital peut être immédiat ou différé.</p><h4>Voies de pénétration</h4><table><thead><tr><th>Voie</th><th>Exemples</th></tr></thead><tbody><tr><td>Digestive (ingestion)</td><td>Médicaments, aliments contaminés, produits ménagers</td></tr><tr><td>Respiratoire (inhalation)</td><td>Gaz, aérosols, monoxyde de carbone, fumées d'incendie</td></tr><tr><td>Cutanéo-muqueuse (pénétration)</td><td>Produits chimiques sur peau saine</td></tr><tr><td>Sous-cutanée (injection)</td><td>Venin, piqûre</td></tr><tr><td>À travers la peau ou les muqueuses (injection)</td><td>Voie intraveineuse</td></tr></tbody></table><h4>Types et causes</h4><ul><li>Intoxication <strong>aiguë</strong> (exposition à une dose importante) ou <strong>chronique</strong> (expositions répétées à doses faibles)</li><li>Individuelle ou collective (incendie, accident technologique, acte malveillant)</li><li>Accidentelle (aliments, erreur de posologie, enfant, mélange de produits ménagers) ou volontaire (tentative de suicide, empoisonnement, soumission chimique, éthylisme, overdose)</li><li>Domestique ou professionnelle</li></ul><h4>Signes généraux</h4><p>Les signes ne sont pas spécifiques et doivent être recoupés avec le <strong>bilan circonstanciel</strong>, dont l'importance est majeure en l'absence de contexte évocateur.</p><table><thead><tr><th>Système</th><th>Signes</th></tr></thead><tbody><tr><td>Neurologique</td><td>Troubles de la conscience, convulsions, coma</td></tr><tr><td>Respiratoire</td><td>Tachypnée, bradypnée, pauses respiratoires, arrêt respiratoire, œdème du poumon</td></tr><tr><td>Circulatoire</td><td>Tachycardie ou bradycardie, arythmie, hypotension ou hypertension, état de choc, arrêt cardiaque</td></tr><tr><td>Digestif</td><td>Nausées, vomissements parfois sanglants, douleurs abdominales</td></tr><tr><td>Thermorégulation</td><td>Hypothermie (dépression des centres, perte du frisson en cas de coma) ou hyperthermie (toxique ou infection sur coma tardif)</td></tr></tbody></table><h3>Intoxications médicamenteuses</h3><p>La gravité d'une intoxication médicamenteuse dépend des effets thérapeutiques et secondaires du produit, de la dose ingérée (nombre de comprimés manquants), de la concentration en produit actif, du délai écoulé depuis l'ingestion, d'une éventuelle association avec l'alcool ou d'autres médicaments, et des antécédents de la victime (insuffisance rénale ou respiratoire, grossesse). Le bilan comprend une véritable enquête : rechercher les boîtes de médicaments dans toutes les pièces, y compris la poubelle et le réfrigérateur. Une profession médicale ou paramédicale chez la victime est un élément de <strong>gravité</strong>, car elle suppose une connaissance des doses toxiques.</p><h4>Grandes familles et effets toxiques</h4><table><thead><tr><th>Classe</th><th>Effets en surdosage</th><th>Exemples</th></tr></thead><tbody><tr><td>Anxiolytiques (benzodiazépines)</td><td>Rarement mortel seul ; associé à l'alcool ou à d'autres médicaments : coma calme, hypotonie, dépression respiratoire</td><td>Lexomil®, Xanax®, Valium®, Temesta®</td></tr><tr><td>Hypnotiques</td><td>Effets comparables aux benzodiazépines</td><td>Stilnox®, Imovane®</td></tr><tr><td>Antidépresseurs tricycliques</td><td>Potentiellement mortels : troubles cardiaques, convulsions, coma</td><td>Laroxyl®, Anafranil®</td></tr><tr><td>Antidépresseurs récents (ISRS)</td><td>Moins toxiques seuls ; troubles neurologiques, dépression respiratoire pour certains</td><td>Prozac®, Deroxat®, Effexor®</td></tr><tr><td>Normothymiques (lithium)</td><td>Tremblements, confusion, coma</td><td>Téralithe®</td></tr><tr><td>Antipsychotiques</td><td>Syndrome parkinsonien, convulsions, coma, troubles cardiaques</td><td>Haldol®, Risperdal®, Zyprexa®</td></tr><tr><td>Paracétamol</td><td>Cytolyse hépatique à 24 h, coma ou décès possible à 3-5 jours</td><td>Doliprane®, Dafalgan®, Efferalgan®</td></tr><tr><td>Aspirine</td><td>Vomissements, hyperventilation non contrôlée (signe clé), insuffisance rénale</td><td>Aspegic®, Kardegic®</td></tr><tr><td>Digitaliques</td><td>Troubles ECG potentiellement mortels</td><td>Digoxine Nativelle®</td></tr><tr><td>Insulines</td><td>Hypoglycémie pouvant mener au coma</td><td>Actrapid®, Humalog®</td></tr><tr><td>AVK</td><td>Hémorragies visibles ou non</td><td>Coumadine®, Previscan®</td></tr><tr><td>Colchicine</td><td>Intervalle libre de 6 à 12 h puis atteinte multiviscérale</td><td>Colchimax®</td></tr><tr><td>Chloroquine (Nivaquine®)</td><td>Arrêt cardiaque soudain sans coma annonciateur : tout mouvement peut le déclencher</td><td>Nivaquine®, Savarine®</td></tr></tbody></table><h4>5 règles d'or — conduite à tenir</h4><ol><li>Surveiller en permanence la victime</li><li>Interdire tout geste autodestructeur</li><li>Ne jamais dire que les médicaments pris « ne sont pas dangereux »</li><li>Ne pas faire vomir</li><li>Ne jamais laisser la victime seule</li></ol><h3>Intoxications par produits domestiques</h3><p>Volontaires ou accidentelles, elles touchent en priorité les <strong>enfants de 1 à 3 ans</strong>. Elles sont aussi favorisées par le déconditionnement (produits ménagers transvasés dans des bouteilles d'eau) ou par des mélanges dangereux. Les effets possibles sont digestifs (nausées, vomissements, hématémèse, douleurs, brûlures chimiques de la paroi), respiratoires (œdème pulmonaire lésionnel, par exemple lors d'un mélange javel et détartrant produisant du chlore, avec une mousse envahissant les poumons) et neurologiques (hémorragies cérébrales, convulsions, coma).</p><h4>Produits caustiques</h4><table><thead><tr><th>Type</th><th>Mécanisme</th><th>Exemples</th></tr></thead><tbody><tr><td>Bases fortes</td><td>Liquéfaction, lésions qui « creusent » ; brûlures oculaires dramatiques (forte affinité pour l'eau)</td><td>Soude (Destop®, Décapfour®), ammoniaque</td></tr><tr><td>Acides forts (pH &lt; 2)</td><td>Coagulation, lésions superficielles</td><td>Acide chlorhydrique, acide sulfurique</td></tr><tr><td>Oxydants</td><td>Brûlures si très concentrés ; simplement irritants une fois dilués</td><td>Eau de Javel, eau oxygénée</td></tr></tbody></table><h4>Conduite à tenir face à un caustique</h4><ul><li>Position selon l'état : consciente sans choc, position <strong>assise</strong> (anti-vomissements) ; consciente avec choc, allongée sur le côté ; inconsciente, position latérale de sécurité (FT G.15)</li><li>Oxygène au masque par inhalation si nécessaire (FT M.07)</li><li>Ôter les vêtements contaminés</li><li>Ne jamais faire boire, ne jamais faire vomir, ne pas rincer la bouche</li><li>Surveillance attentive</li></ul><p>Un conseil aux appelants ne doit jamais inclure de <strong>faire boire de l'eau</strong> (favorise l'absorption de certains produits, la chaleur, la formation de mousse et le réflexe de vomissement) ni de <strong>faire boire du lait</strong> (mêmes risques, avec en plus une aggravation de l'absorption des substances liposolubles), ni de provoquer un vomissement.</p><h4>Produits à base de chlore</h4><p>Un dégagement de chlore survient typiquement lors du mélange d'eau de Javel et d'un acide (détartrant WC). Ce gaz est corrosif pour l'arbre respiratoire et l'apparition des symptômes peut être <strong>retardée de plus de 24 heures</strong>. À forte concentration, il peut provoquer un œdème du poumon et le décès. La conduite à tenir consiste à extraire la victime (avec des EPI spécifiques), lui administrer de l'oxygène, ôter les vêtements contaminés, rincer les yeux et la peau, puis assurer une surveillance prolongée.</p><h4>Autres produits domestiques</h4><ul><li>Antirouilles (acide fluorhydrique, acide oxalique) : intoxication souvent mortelle</li><li>Hydrocarbures (white-spirit, essence) : pneumopathie dite « des cracheurs de feu »</li><li>Insecticides : organochlorés (DDT), organophosphorés (proches des gaz de combat), carbamates, nicotine</li><li>Raticides : anticoagulants (hémorragies) ou alphachloralose (convulsions, coma)</li><li>Désherbants : lésions caustiques digestives et pulmonaires</li><li>Végétaux toxiques : aconit, if, laurier-cerise ou laurier-rose, digitale, ricin, muguet, colchique, datura</li></ul><h3>Intoxications par produits stupéfiants</h3><p>Occasionnelles ou liées à une addiction, elles sont souvent associées à l'alcool ou à des médicaments détournés de leur usage. Un « passeur » (mule) transporte des sachets de stupéfiants dans le tube digestif, avec un risque d'ouverture accidentelle.</p><table><thead><tr><th>Famille</th><th>Produits</th><th>Signes clés</th><th>Antidote</th></tr></thead><tbody><tr><td>Opiacés</td><td>Opium, héroïne, morphine, méthadone</td><td>Myosis bilatéral serré (« tête d'épingle »), bradypnée, pauses puis arrêt respiratoire</td><td>Naloxone</td></tr><tr><td>Cannabis (THC)</td><td>Marijuana, haschich</td><td>Rougeur des conjonctives, bouche sèche, tachycardie, désinhibition, parfois hallucinations ou panique</td><td>—</td></tr><tr><td>Cocaïne / crack</td><td>Feuilles de coca</td><td>Mydriase, hypertension, tachycardie, risque d'infarctus ou d'AVC, perforation de la cloison nasale</td><td>—</td></tr><tr><td>Amphétamines</td><td>Speed, MDMA/ecstasy, Ritaline®, khat</td><td>Hypertension, tachycardie, hyperthermie, convulsions, comportement violent</td><td>—</td></tr><tr><td>LSD</td><td>Synthèse</td><td>Hallucinations visuelles, dépersonnalisation, mydriase, flash-back possible même après une seule prise</td><td>—</td></tr><tr><td>Poppers (nitrites)</td><td>Vente en sex-shops</td><td>Hypotension, cyanose gris ardoise (oxydation de l'hémoglobine)</td><td>—</td></tr><tr><td>GHB</td><td>« Drogue du viol »</td><td>Amnésie, coma ; risque vital en cas de surdosage ou d'association</td><td>—</td></tr></tbody></table><p>La conduite à tenir associe une stimulation et une ventilation assistée en cas de coma avec bradypnée ou pauses respiratoires, une surveillance après le réveil (la victime peut redevenir agressive ou retomber dans le coma), un refroidissement en cas d'hyperthermie aux amphétamines, et une protection du sapeur-pompier face à une seringue (la retirer du bras de la victime, la mettre à l'abri pour éviter un accident d'exposition au sang). L'antidote naloxone, quand il est disponible, vise à obtenir une <strong>ventilation spontanée efficace</strong>, et non le réveil complet de la victime. La <strong>soumission chimique</strong> consiste à administrer à l'insu de la victime une substance (benzodiazépines, GHB) modifiant sa vigilance et provoquant une amnésie, dans un but de vol ou d'agression sexuelle.</p><h3>Intoxication éthylique</h3><h4>Deux phases</h4><p>La phase d'<strong>ivresse</strong> est la plus dangereuse en pratique (chutes, accidents, rixes) : elle débute par une excitation psychomotrice, une désinhibition et une euphorie, puis évolue vers des propos incohérents, une incoordination motrice (« démarche ébrieuse »), un émoussement des réflexes et une parole difficile. La phase de <strong>coma éthylique</strong> survient à un seuil usuel d'environ <strong>3 g/l</strong> (avec de grandes variations individuelles, notamment chez les personnes alcooliques chroniques) ; les doses mortelles se situent entre 3 et 8 g/l. Les risques sont l'inhalation bronchique lors de vomissements, les convulsions et l'hypothermie (par vasodilatation et déperdition de chaleur). Chez les adolescents, le <strong>binge drinking</strong> peut provoquer un coma rapide avec inhalation, alors que l'entourage, lui-même alcoolisé, n'appelle souvent que tardivement.</p><h4>Cinétique de l'alcoolémie</h4><p>Le pic d'alcoolémie survient environ <strong>1 heure</strong> après l'ingestion, puis décroît d'environ <strong>0,15 g/l par heure</strong>. Un <strong>verre normalisé</strong> correspond à 10 g d'éthanol (10 cl de vin à 12°, 25 cl de bière à 5°, 2,5 cl de whisky à 40° ou 7 cl d'apéritif à 18°) ; son absorption, en 45 minutes à 1 heure, augmente l'alcoolémie de 0,20 à 0,30 g/l. Une canette de bière blonde à 6° contient ainsi 12 g d'alcool pur, davantage qu'un verre de whisky à 3 cl (9,6 g).</p><h4>Conduite à tenir</h4><p>En phase d'ivresse : calmer et isoler la victime si nécessaire, la mettre au repos, réaliser une <strong>glycémie capillaire obligatoire</strong> en bilan secondaire (FT S.03) et surveiller étroitement sa conscience. En phase de coma, la prise en charge est celle d'une personne dans le coma, avec un bilan complet. Une ivresse n'est <strong>jamais anodine</strong> : elle peut masquer un AVC, une méningite, une hypoglycémie ou une intoxication au monoxyde de carbone ; seule l'odeur de l'haleine oriente initialement.</p><h4>Complications chroniques</h4><p>La cirrhose entraîne un risque de varices œsophagiennes (dont la rupture provoque une hématémèse) et un risque hémorragique par atteinte des facteurs de coagulation. Le <strong>delirium tremens</strong>, au sevrage brutal, est précédé d'un pré-DT (insomnie, anxiété, agitation, sueurs, tremblements, tachycardie) avant l'apparition d'hallucinations, d'une confusion et de délires, parfois accompagnés de convulsions. En France, l'alcool est responsable d'environ <strong>35 000 décès par an</strong>, dont environ 3 000 par accidents de circulation.</p><h3>Intoxication au monoxyde de carbone (CO)</h3><p>Le CO est un gaz <strong>inodore, incolore, insipide et non irritant</strong>, de densité proche de celle de l'air (0,968). Il est explosif (limite inférieure d'explosivité 10,9 %, limite supérieure 76 %), mais la concentration mortelle pour l'homme est très inférieure à la concentration explosive. Surnommé « le tueur silencieux », c'est la <strong>1ère cause de mort toxique en France</strong> (environ 100 morts par an).</p><h4>Origines</h4><p>Le CO provient d'une combustion incomplète d'un composé carboné : chaudières, chauffe-eau, inserts, poêles, groupes électrogènes, moteurs de véhicules en garage, braseros. Les incendies en produisent également, avec un risque particulier pour les victimes et pour les sapeurs-pompiers en phase de <strong>déblai</strong>. Le dichlorométhane, présent dans certains décapants pour peinture, est métabolisé par l'organisme en CO.</p><h4>Effets du CO</h4><table><thead><tr><th>Effet</th><th>Mécanisme</th></tr></thead><tbody><tr><td>Hypoxique</td><td>Affinité pour l'hémoglobine <strong>250 fois supérieure</strong> à celle de l'O₂, formant de la carboxyhémoglobine (HbCO) au lieu de l'oxyhémoglobine ; affinité encore plus forte pour l'hémoglobine fœtale, d'où un risque pour le fœtus</td></tr><tr><td>Incapacitant</td><td>Fixation à la myoglobine musculaire et cardiaque, provoquant fatigue musculaire, difficulté à marcher et souffrance cardiaque</td></tr><tr><td>Toxicité cellulaire directe</td><td>Liaison à des protéines de la respiration cellulaire, pouvant entraîner des séquelles neurologiques ou psychiatriques parfois retardées</td></tr></tbody></table><h4>Élimination du CO</h4><table><thead><tr><th>Condition</th><th>Demi-vie du CO</th></tr></thead><tbody><tr><td>Air ambiant</td><td>4 à 5 heures</td></tr><tr><td>Sous oxygène</td><td>1 h 30</td></tr><tr><td>Caisson hyperbare</td><td>20 minutes</td></tr></tbody></table><h4>Quand y penser</h4><p>Il faut évoquer une intoxication au CO devant une source identifiée, une atteinte collective (y compris des troubles digestifs pouvant évoquer à tort une toxi-infection alimentaire), un malaise en milieu confiné (salle de bain, garage, caravane) ou lors d'un incendie, en particulier au déblai. Les signes, peu spécifiques, sont des céphalées, des nausées ou vomissements, des vertiges, une faiblesse ou une fatigue, des convulsions, des douleurs musculaires et des troubles de la conscience. Dans les intoxications collectives, environ <strong>un tiers des victimes est asymptomatique</strong>.</p><h4>Conduite à tenir</h4><ol><li>Extraire systématiquement la victime (sapeur-pompier sous appareil respiratoire isolant, ou en apnée)</li><li>Mesurer le CO dans l'air ambiant (en ppm) et le taux de CO chez la victime avant toute oxygénothérapie</li><li>Administrer de l'oxygène au masque à haute concentration à <strong>15 l/min, de façon systématique quel que soit l'âge et la SpO₂</strong>, même en l'absence de symptômes (FT M.07)</li><li>Évaluer la gravité et adapter les gestes</li><li>Faire arrêter la source et ventiler les locaux, après la mesure</li></ol><h4>Détection (DAACO)</h4><p>Les valeurs limites d'exposition professionnelle françaises sont une valeur moyenne d'exposition (VME) de <strong>20 ppm sur 8 heures</strong> et une valeur limite court terme (VLCT) de <strong>100 ppm sur 15 minutes</strong>.</p><table><thead><tr><th>Concentration</th><th>Déclenchement de l'alarme DAACO</th></tr></thead><tbody><tr><td>30 ppm</td><td>120 minutes ou plus</td></tr><tr><td>50 ppm</td><td>60 à 90 minutes</td></tr><tr><td>100 ppm</td><td>10 à 40 minutes</td></tr><tr><td>300 ppm</td><td>moins de 3 minutes</td></tr></tbody></table><h4>Caisson hyperbare (OHB)</h4><p>Les indications principales sont les <strong>femmes enceintes</strong> quel que soit le niveau d'intoxication, et la présence de troubles neurologiques ou cardiologiques, présents ou antérieurs. La pression, de 1,5 à 3 atmosphères, permet de déplacer rapidement le CO fixé sur l'hémoglobine.</p><h3>Intoxication par les fumées d'incendie</h3><p>Les fumées d'incendie combinent des gaz toxiques et irritants (CO, CO₂, cyanure, ainsi que des gaz chlorhydrique et fluorhydrique), des particules solides (suies), de la vapeur d'eau et une température élevée pouvant provoquer des brûlures internes et externes. Sur le plan respiratoire, les effets associent une brûlure thermique par les gaz chauds, une brûlure chimique, des bouchons bronchiques de suies et une irritation des muqueuses ; s'y ajoute une hypoxie liée à la raréfaction de l'oxygène et à l'empoisonnement par le cyanure.</p><p>L'antidote du cyanure est l'<strong>hydroxocobalamine (Cyanokit®)</strong>, présent dans les véhicules de secours médicalisés, les véhicules du SMUR et les véhicules de secours et de soins.</p><h4>Signes évocateurs</h4><ul><li>Détresse respiratoire : dyspnée, sifflements, voix rauque</li><li>Détresse circulatoire : hypotension, douleur thoracique, arrêt cardiaque</li><li>Détresse neurologique : troubles de la conscience, coma</li><li>Suies dans la bouche ou les narines, crachats noirâtres</li><li>Brûlures du visage, des sourcils, des cheveux</li><li>Lésions traumatiques associées (défenestration, explosion)</li></ul><p>La conduite à tenir consiste à extraire la victime (avec des EPI spécifiques), mesurer le taux d'HbCO, administrer de l'oxygène au masque à haute concentration de façon systématique (adulte, enfant ou nourrisson : 15 l/min) même si la clinique paraît bénigne, puis évaluer la gravité de l'intoxication et des brûlures associées.</p><h3>Intoxication par toxiques de guerre</h3><table><thead><tr><th>Type</th><th>Famille</th><th>Agents</th></tr></thead><tbody><tr><td>Létaux</td><td>Neurotoxiques</td><td>Agents G (tabun, soman, sarin), agents V (VX, A2, A4)</td></tr><tr><td>Létaux</td><td>Vésicants</td><td>Ypérite (odeur de moutarde ou d'ail), lewisite</td></tr><tr><td>Létaux</td><td>Suffocants</td><td>Phosgène (odeur d'herbe coupée), chlore</td></tr><tr><td>Létaux</td><td>Toxiques cellulaires</td><td>Cyanure (odeur d'amande amère), perfluorés</td></tr><tr><td>Non létaux</td><td>Incapacitants psychiques</td><td>LSD</td></tr><tr><td>Non létaux</td><td>Incapacitants physiques</td><td>Lacrymogènes, sternutatoires</td></tr></tbody></table><h4>Danger vapeur vs danger liquide</h4><table><thead><tr><th>Forme</th><th>Persistance</th><th>Contamination</th></tr></thead><tbody><tr><td>Vapeur (non persistant)</td><td>Faible</td><td>La victime est intoxiquée mais n'est pas contaminante pour les autres</td></tr><tr><td>Liquide (persistant)</td><td>Forte</td><td>La victime est intoxiquée et contaminante</td></tr></tbody></table><h4>Signes selon l'agent</h4><p>Les neurotoxiques provoquent un myosis, une douleur oculaire, une vision trouble, des céphalées et des nausées ; dans les formes graves, larmoiement, hypersalivation, vomissements et tremblements précèdent une paralysie puis des convulsions généralisées, avec une mort possible en 5 à 10 minutes par inhalation massive. Les vésicants comme l'ypérite ont une phase de latence de 2 à 4 heures avant l'apparition d'un érythème type coup de soleil et d'un prurit, puis, entre 13 et 22 heures, de vésicules et de phlyctènes, avec des atteintes digestives, hématologiques et neurologiques possibles. Les suffocants (phosgène, chlore) ont une phase silencieuse à la pénétration puis une latence de plusieurs heures avant un œdème pulmonaire avec détresse respiratoire, pouvant entraîner une mort rapide en l'absence de traitement. Les toxiques cellulaires comme le cyanure peuvent être foudroyants (coma, convulsions, apnée, mort en quelques minutes), graves (malaise, angoisse, dyspnée, cyanose, convulsions) ou bénins (agitation, nausées, sensation ébrieuse).</p><p>Un contexte de suspicion associe plusieurs victimes présentant les <strong>mêmes signes cliniques</strong> (nausées, hypersalivation, toux, larmoiement, convulsions, troubles de la conscience), des animaux malades ou morts, et une odeur inattendue. Une manifestation collective de ce type n'est jamais une « allergie collective » ou une « hallucination collective » : ces phénomènes n'existent pas, il s'agit d'une intoxication.</p><h4>Conduite à tenir</h4><ol><li>Ne pas s'engager sans EPI adapté (appareil respiratoire isolant en milieu clos, appareil respiratoire filtrant à l'air libre)</li><li>Pour les autres engins : EPI et appareil respiratoire isolant en milieu confiné, EPI et appareil respiratoire filtrant à l'air libre</li><li>Éviter tout contact physique</li><li>Évacuer à la voix les victimes valides vers un point de rassemblement des victimes (PRV)</li><li>Extraire les victimes invalides</li><li>Laisser les personnes décédées sur place</li><li>Signaler immédiatement au CODIS l'entrée en zone contaminée</li></ol><p>Un <strong>appareil respiratoire filtrant (ARF)</strong> n'est efficace qu'en l'absence de CO dans le milieu et lorsque l'oxygène représente plus de 19 % de l'air ; dans le cas contraire, un appareil respiratoire isolant est obligatoire.</p><h3>Fiches techniques liées</h3><p>La <strong>FT M.07</strong> (administration d'oxygène) rappelle le débit de 15 l/min au masque à haute concentration, systématique en cas d'intoxication au CO, aux fumées ou au cyanure, même si la SpO₂ est normale ; les lunettes à oxygène (1 à 6 l/min) restent réservées à une victime consciente avec une SpO₂ basse, et le BAVU à une ventilation assistée en cas de respiration insuffisante ou de coma. La <strong>FT S.03</strong> (glycémie capillaire) est obligatoire dans toute intoxication éthylique en bilan secondaire ; le prélèvement se fait sur la face latérale des dernières phalanges, jamais sur la pulpe, une hypoglycémie se définissant en dessous de 0,6 g/l et pouvant mimer une ivresse. La <strong>FT G.15</strong> (position latérale de sécurité) s'applique à toute victime inconsciente qui respire, pour protéger les voies aériennes contre l'inhalation de vomissements, fréquente en intoxication ; le côté gauche est préféré, impératif chez la femme enceinte.</p><h4>Références</h4><p>Notion de formation SSUAP d'Imad Bouzalmata, base « Formation Pompiers / SSUAP », Chap.11 — Intoxications (sections 11.1 à 11.8) et fiches techniques associées FT M.07 (administration d'oxygène), FT S.03 (glycémie capillaire) et FT G.15 (position latérale de sécurité).</p>",
  "q": [
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelles sont les 5 voies de pénétration d'un toxique dans l'organisme ?",
    "a": "La voie digestive, la voie respiratoire, la voie cutanéo-muqueuse, la voie sous-cutanée et la voie par injection.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.1 (tableau des voies de pénétration)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Une intoxication liée à des expositions répétées à de faibles doses est dite :",
    "c": [
     "Aiguë",
     "Chronique",
     "Collective",
     "Professionnelle"
    ],
    "a": "Chronique",
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.1 — l'intoxication aiguë correspond au contraire à une dose importante en une seule exposition."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Vrai ou faux : dans une intoxication, la présence d'un contexte évocateur rend le bilan circonstanciel inutile.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.1 — le bilan circonstanciel prend au contraire une importance majeure en l'absence de contexte évocateur, les signes généraux n'étant pas spécifiques."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel signe de thermorégulation peut apparaître chez une victime intoxiquée dans le coma ?",
    "c": [
     "Hyperthermie par vasodilatation périphérique",
     "Hypothermie par perte du réflexe de frisson",
     "Fièvre systématique dans les premières minutes",
     "Normothermie stricte quel que soit le toxique"
    ],
    "a": "Hypothermie par perte du réflexe de frisson",
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.1 — le coma s'accompagne d'une dépression des centres de régulation thermique et d'une perte du frisson, exposant à l'hypothermie."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 5 règles d'or de la conduite à tenir devant une intoxication médicamenteuse.",
    "a": "Surveiller en permanence la victime, interdire tout geste autodestructeur, ne jamais dire que les médicaments pris ne sont pas dangereux, ne pas faire vomir, et ne jamais laisser la victime seule.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.2 (5 règles d'or de la conduite à tenir médicamenteuse)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Vrai ou faux : le fait qu'une victime intoxiquée exerce une profession médicale ou paramédicale est un élément de gravité à signaler.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.2 — cette profession suppose une connaissance des doses toxiques, ce qui aggrave le pronostic."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Pourquoi une intoxication au paracétamol est-elle particulièrement piégeuse ?",
    "a": "Sa toxicité hépatique est retardée : la cytolyse n'apparaît qu'à 24 heures, et le coma ou le décès peuvent survenir 3 à 5 jours après l'ingestion, alors que la victime semble initialement peu symptomatique.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.2 (tableau des grandes familles médicamenteuses, paracétamol)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel est le danger spécifique d'un surdosage en chloroquine (Nivaquine®) ?",
    "c": [
     "Une hypoglycémie sévère et prolongée",
     "Un arrêt cardiaque soudain sans coma annonciateur, déclenchable par la moindre mobilisation",
     "Une hyperthermie maligne progressive",
     "Une insuffisance rénale isolée sans atteinte cardiaque"
    ],
    "a": "Un arrêt cardiaque soudain sans coma annonciateur, déclenchable par la moindre mobilisation",
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.2 — à la différence d'autres toxiques, aucun signe neurologique ne prévient l'arrêt cardiaque, ce qui impose une extrême prudence lors de toute mobilisation."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel signe respiratoire évocateur accompagne un surdosage en aspirine ?",
    "a": "Une hyperventilation non contrôlée, associée à des vomissements et un risque d'insuffisance rénale.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.2 (tableau des grandes familles médicamenteuses, aspirine)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Vrai ou faux : un surdosage en colchicine entraîne une atteinte multiviscérale immédiate, dès l'ingestion.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.2 — un intervalle libre de 6 à 12 heures précède l'atteinte multiviscérale, ce qui peut faussement rassurer."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel mécanisme lésionnel caractérise une brûlure par une base forte (soude, ammoniaque) ?",
    "c": [
     "La coagulation, limitant la lésion en surface",
     "La liquéfaction, qui fait progresser la lésion en profondeur",
     "La déshydratation cellulaire réversible",
     "L'oxydation superficielle sans pénétration"
    ],
    "a": "La liquéfaction, qui fait progresser la lésion en profondeur",
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.3 — à l'inverse, un acide fort provoque une coagulation qui limite la lésion à la surface."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle position adopter pour une victime consciente sans état de choc après ingestion d'un produit caustique, et pourquoi ?",
    "a": "La position assise, pour limiter le risque de vomissement et donc une seconde exposition du tube digestif au caustique.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.3 (conduite à tenir face à un caustique)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Explique pourquoi il ne faut jamais faire boire de l'eau ni du lait à une victime après une ingestion caustique.",
    "a": "L'eau favorise l'absorption de certains produits, la production de chaleur, la formation de mousse et le réflexe de vomissement ; le lait a les mêmes effets et favorise en plus l'absorption des substances liposolubles.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.3 (ce qu'il faut éviter face à un caustique)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Vrai ou faux : les symptômes d'une inhalation de chlore, produite par un mélange d'eau de Javel et d'un détartrant acide, peuvent apparaître avec plus de 24 heures de retard.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.3 — ce gaz corrosif pour l'arbre respiratoire peut donner des symptômes retardés, ce qui impose une surveillance prolongée."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle tranche d'âge est la plus exposée aux intoxications accidentelles par produits domestiques ?",
    "a": "Les enfants de 1 à 3 ans.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.3 (généralités sur les intoxications par produits domestiques)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel signe pupillaire évoque une overdose aux opiacés (héroïne, morphine) ?",
    "c": [
     "Une mydriase bilatérale",
     "Un myosis bilatéral serré, dit « en tête d'épingle »",
     "Une anisocorie",
     "Une pupille aréactive unilatérale"
    ],
    "a": "Un myosis bilatéral serré, dit « en tête d'épingle »",
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.4 (tableau des stupéfiants, famille des opiacés)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel est l'objectif recherché lors de l'administration de naloxone à une victime en overdose aux opiacés ?",
    "a": "Obtenir une ventilation spontanée efficace, et non le réveil complet de la victime.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.4 (conduite à tenir face aux stupéfiants, antidote naloxone)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel signe distingue une intoxication à la cocaïne ?",
    "c": [
     "Un myosis serré et une bradypnée",
     "Une mydriase, une tachycardie et un risque d'infarctus ou d'AVC",
     "Une cyanose gris ardoise isolée",
     "Une amnésie complète sans autre signe"
    ],
    "a": "Une mydriase, une tachycardie et un risque d'infarctus ou d'AVC",
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.4 (tableau des stupéfiants, cocaïne et crack)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Vrai ou faux : le GHB est parfois appelé « drogue du viol » car il peut être administré à l'insu de la victime dans un contexte de soumission chimique.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.4 (GHB et soumission chimique)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que doit faire le sapeur-pompier qui découvre une seringue sur ou à proximité d'une victime toxicomane ?",
    "a": "Retirer la seringue du bras de la victime et la mettre à l'abri, pour se protéger d'un accident d'exposition au sang.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.4 (conduite à tenir, protection du sapeur-pompier face à la seringue)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "À partir de quelle alcoolémie moyenne le coma éthylique apparaît-il ?",
    "c": [
     "Environ 1 g/l",
     "Environ 2 g/l",
     "Environ 3 g/l",
     "Environ 5 g/l"
    ],
    "a": "Environ 3 g/l",
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.5 — seuil moyen, avec de grandes variations individuelles ; les doses mortelles se situent entre 3 et 8 g/l."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la cinétique d'élimination de l'alcool après le pic d'alcoolémie ?",
    "a": "Le pic survient environ 1 heure après l'ingestion, puis l'alcoolémie décroît d'environ 0,15 g/l par heure.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.5 (cinétique de l'alcoolémie)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "À combien de grammes d'éthanol correspond un verre normalisé, et cite deux équivalences en boissons courantes.",
    "a": "Un verre normalisé correspond à 10 g d'éthanol, par exemple 10 cl de vin à 12° ou 25 cl de bière à 5° (également 2,5 cl de whisky à 40° ou 7 cl d'apéritif à 18°).",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.5 (équivalences du verre normalisé)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Vrai ou faux : la glycémie capillaire est un examen facultatif dans le bilan d'une intoxication éthylique.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.5 et FT S.03 — elle est obligatoire en bilan secondaire, car une hypoglycémie peut mimer une ivresse."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Qu'est-ce que le delirium tremens et dans quel contexte survient-il ?",
    "a": "C'est un tableau survenant au sevrage brutal d'alcool, associant hallucinations, confusion et délires, parfois accompagnés de convulsions ; il est précédé d'une phase de pré-DT avec insomnie, anxiété, agitation, sueurs et tachycardie.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.5 (complications chroniques de l'éthylisme, delirium tremens)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle affirmation sur le monoxyde de carbone (CO) est exacte ?",
    "c": [
     "C'est un gaz irritant à odeur âcre",
     "C'est un gaz inodore, incolore et non irritant",
     "Il est plus léger que l'air dans toutes les conditions",
     "Il n'est jamais explosif"
    ],
    "a": "C'est un gaz inodore, incolore et non irritant",
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.6 — d'où son surnom de « tueur silencieux » ; sa densité est proche de celle de l'air et il est explosif entre 10,9 % et 76 %."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est l'affinité du CO pour l'hémoglobine par rapport à celle de l'oxygène ?",
    "a": "Elle est environ 250 fois supérieure, ce qui conduit à la formation de carboxyhémoglobine (HbCO) au détriment de l'oxyhémoglobine.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.6 (effet hypoxique du CO)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Donne les 3 temps d'élimination du CO selon le milieu de prise en charge (air ambiant, oxygénothérapie, caisson hyperbare).",
    "a": "4 à 5 heures en air ambiant, 1 h 30 sous oxygène, et 20 minutes en caisson hyperbare.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.6 (tableau d'élimination du CO)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Vrai ou faux : dans une intoxication collective au CO, toutes les victimes présentent nécessairement des symptômes.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.6 — environ un tiers des victimes est asymptomatique dans ce type d'intoxication."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel débit d'oxygène administrer face à une suspicion d'intoxication au CO, et pour quelle population ?",
    "a": "15 l/min au masque à haute concentration, de façon systématique quel que soit l'âge et la SpO₂, même si la victime est asymptomatique.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.6 et FT M.07 (débit d'oxygène en intoxication au CO)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "En combien de temps une alarme DAACO se déclenche-t-elle à 300 ppm de CO ?",
    "c": [
     "Moins de 3 minutes",
     "Entre 10 et 40 minutes",
     "Entre 60 et 90 minutes",
     "120 minutes ou plus"
    ],
    "a": "Moins de 3 minutes",
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.6 (tableau des seuils de déclenchement du DAACO)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelles sont les indications principales du caisson hyperbare dans une intoxication au CO ?",
    "a": "Les femmes enceintes, quel que soit le niveau d'intoxication, et les personnes présentant des troubles neurologiques ou cardiologiques, présents ou antérieurs.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.6 (indications du caisson hyperbare, OHB)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Vrai ou faux : les fumées d'incendie ne contiennent que du monoxyde de carbone comme gaz toxique.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.7 — elles contiennent aussi du CO₂, du cyanure et d'autres gaz irritants (chlorhydrique, fluorhydrique), en plus des particules de suies et de la vapeur d'eau."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel est l'antidote du cyanure présent dans les fumées d'incendie, et dans quels véhicules le trouve-t-on ?",
    "a": "L'hydroxocobalamine (Cyanokit®), présente dans les véhicules de secours médicalisés, les véhicules du SMUR et les véhicules de secours et de soins.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.7 (antidote du cyanure)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel signe évoque particulièrement une intoxication par les fumées d'incendie ?",
    "c": [
     "Une bradycardie isolée",
     "Des suies dans la bouche ou les narines et des crachats noirâtres",
     "Un myosis bilatéral serré",
     "Une hypoglycémie sévère"
    ],
    "a": "Des suies dans la bouche ou les narines et des crachats noirâtres",
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.7 (signes évocateurs d'une intoxication aux fumées)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle odeur caractérise le phosgène, un toxique de guerre de la famille des suffocants ?",
    "c": [
     "L'amande amère",
     "La moutarde",
     "L'herbe coupée",
     "L'ail"
    ],
    "a": "L'herbe coupée",
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.8 — l'amande amère caractérise le cyanure, la moutarde ou l'ail caractérisent l'ypérite."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle différence de danger existe entre un toxique de guerre sous forme de vapeur et sous forme de liquide ?",
    "a": "La forme vapeur, peu persistante, intoxique la victime sans la rendre contaminante pour les autres, alors que la forme liquide, persistante, intoxique la victime et la rend contaminante.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.8 (danger vapeur vs danger liquide)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Vrai ou faux : face à plusieurs victimes présentant simultanément les mêmes signes cliniques inexpliqués, l'hypothèse d'une hallucination collective doit être envisagée avant celle d'une intoxication.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.8 — l'allergie et l'hallucination collectives n'existent pas ; une telle situation doit faire suspecter une intoxication."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelles sont les 2 conditions d'efficacité d'un appareil respiratoire filtrant (ARF) face à un toxique de guerre ?",
    "a": "L'absence de CO dans le milieu, et une teneur en oxygène de l'air supérieure à 19 % ; à défaut, un appareil respiratoire isolant est obligatoire.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.8 (conditions d'efficacité de l'ARF)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que doivent faire les secours face à des victimes décédées dans une zone contaminée par un toxique de guerre ?",
    "a": "Les laisser sur place, sans les évacuer, et signaler immédiatement au CODIS l'entrée en zone contaminée.",
    "c": [],
    "e": "Référentiel Théorie SSUAP SDIS 91, Chap.11, §11.8 (conduite à tenir en zone contaminée)."
   }
  ]
 },
 {
  "id": "ssuap-circonstances",
  "domain": "ssuap",
  "ic": "🌊",
  "t": "Chap.12 — Atteintes liées aux circonstances",
  "fig": [
   [
    "Hypothermie",
    "4 stades : légère 35-32 °C / modérée 32-28 °C / sévère 28-24 °C / grave < 24 °C"
   ],
   [
    "Risque de FV en hypothermie",
    "dès 28 °C lors d'une mobilisation brutale"
   ],
   [
    "DAE en hypothermie < 30 °C",
    "limité à 3 chocs successifs puis DAE hors tension"
   ],
   [
    "Couverture chauffante active",
    "40-42 °C"
   ],
   [
    "Gelures",
    "4 degrés : 1er rouge/œdème, 2e cloques claires, 3e cloques sanglantes, 4e nécrose (amputation)"
   ],
   [
    "Réchauffement d'une gelure",
    "bain d'eau tiède 37-39 °C, jamais friction ni source directe"
   ],
   [
    "Coup de chaleur",
    "T° centrale > 41 °C, arrêt de la transpiration, urgence vitale absolue"
   ],
   [
    "Bain du coup de chaleur",
    "eau fraîche 1-26 °C si T° > 40,5 °C ; objectif T° < 39 °C"
   ],
   [
    "Épuisement à la chaleur",
    "pertes hydriques jusqu'à 4 L/h et 4 g de sel/L"
   ],
   [
    "4 types de blast",
    "primaire (onde) / secondaire (matériaux) / tertiaire (victime projetée) / quaternaire (thermique, fumées, ensevelissement)"
   ],
   [
    "Vitesse de l'onde de choc dans l'eau",
    "1 500 m/s, zone dangereuse ×10 par rapport à l'air"
   ],
   [
    "Seuil du crush syndrome",
    "compression > 4 heures de masses musculaires importantes"
   ],
   [
    "Syndrome de suspension",
    "durée critique > 5 minutes en position verticale immobile"
   ],
   [
    "Règle d'or électrique",
    "les ampères tuent, les volts brûlent"
   ],
   [
    "Distance de sécurité (foudre)",
    "> 3 m entre équipiers, petits pas"
   ],
   [
    "4 stades de noyade",
    "aquastress / petit hypoxique / grand hypoxique / anoxique"
   ],
   [
    "RCP noyade",
    "5 insufflations initiales puis compressions ; O₂ 15 L/min systématique"
   ],
   [
    "Survie en avalanche",
    "91 % à ≤ 18 min d'ensevelissement, 34 % à 35 min"
   ]
  ],
  "s": "<h3>Vue d'ensemble : la victime polyagressée</h3><p>Les douze circonstances de ce chapitre partagent un point commun : la victime évolue dans un environnement hostile (froid, chaleur, milieu aquatique, explosion, hauteur, courant électrique...) qui produit une cinétique lésionnelle particulière. Elle cumule souvent plusieurs atteintes simultanées : traumatisme, hypothermie, brûlure, asphyxie et détresse psychologique. Le bilan circonstanciel oriente donc la recherche systématique de lésions associées, même en l'absence de symptôme immédiat.</p>\n\n<h3>12.1 — Accidents dus au froid</h3>\n<h4>Hypothermie</h4>\n<p>L'hypothermie se définit par une température centrale inférieure à 35 °C. Elle comporte quatre stades.</p>\n<table><thead><tr><th>Stade</th><th>Température centrale</th><th>Signes cliniques</th></tr></thead><tbody>\n<tr><td>1. Légère</td><td>35 à 32 °C</td><td>Frissons intenses, conscience conservée</td></tr>\n<tr><td>2. Modérée</td><td>32 à 28 °C</td><td>Altération de la conscience, disparition des frissons, bradycardie, bradypnée, rigidité musculaire</td></tr>\n<tr><td>3. Sévère</td><td>28 à 24 °C</td><td>Signes vitaux très ralentis, risque de fibrillation ventriculaire</td></tr>\n<tr><td>4. Grave</td><td>Moins de 24 °C</td><td>Mort apparente, peut simuler le décès</td></tr>\n</tbody></table>\n<p>Un point critique domine la prise en charge : le risque de fibrillation ventriculaire apparaît dès 28 °C lors d'une mobilisation brutale de la victime, ce qui impose une mobilisation extrêmement douce. Pour le défibrillateur automatisé externe, si la température centrale est inférieure à 30 °C, le nombre de chocs délivrés est limité à 3 chocs successifs, puis le DAE est laissé hors tension jusqu'au réchauffement de la victime. La réanimation cardio-pulmonaire est en revanche poursuivie longtemps, l'hypothermie ayant un effet protecteur sur le cerveau.</p>\n<h4>Conduite à tenir face à une hypothermie</h4>\n<ol>\n<li>Soustraire la victime au froid et retirer les vêtements mouillés</li>\n<li>Mobiliser avec une extrême douceur (risque de fibrillation ventriculaire)</li>\n<li>Réchauffer : passif (couverture polyester ou laine, local chauffé) au stade 1 ; actif (couverture chauffante 40-42 °C, apport chaud interne progressif) à partir du stade 2</li>\n<li>Administrer de l'oxygène chauffé et humidifié si possible</li>\n<li>Installer en position allongée, tête légèrement surélevée</li>\n<li>Surveiller fréquence cardiaque, fréquence respiratoire, température et conscience</li>\n<li>Demander un avis médical de façon systématique</li>\n</ol>\n<h4>Gelures</h4>\n<p>Les gelures sont des lésions locales dues au froid, touchant principalement les extrémités (doigts, orteils, oreilles, nez). Elles se classent en quatre degrés.</p>\n<table><thead><tr><th>Degré</th><th>Aspect</th><th>Profondeur / évolution</th></tr></thead><tbody>\n<tr><td>1er</td><td>Rouge, œdème, douloureux</td><td>Superficiel, réversible</td></tr>\n<tr><td>2e</td><td>Cloques à contenu clair</td><td>Derme superficiel</td></tr>\n<tr><td>3e</td><td>Cloques à contenu sanglant, peau bleutée</td><td>Derme profond</td></tr>\n<tr><td>4e</td><td>Étendue, nécrose noire, anesthésie</td><td>Risque d'amputation</td></tr>\n</tbody></table>\n<p>Face à une gelure, il ne faut jamais la frictionner ni la réchauffer avec une source directe (radiateur, eau chaude). Le réchauffement se fait, si possible en milieu hospitalier, par un bain d'eau tiède entre 37 et 39 °C, suivi d'un pansement sec et non compressif. Aucun antalgique n'est administré sans avis médical, et l'évacuation est réalisée en urgence.</p>\n\n<h3>12.2 — Expositions prolongées à la chaleur</h3>\n<h4>Insolation</h4>\n<p>L'insolation associe une température centrale inférieure à 40 °C, une peau sèche, rouge et chaude, des céphalées, des vertiges, des nausées ; la victime reste consciente avec une altération légère. La conduite à tenir consiste à déshabiller la victime, la mettre à l'ombre, la refroidir progressivement avec des linges humides et la faire boire par petites gorgées.</p>\n<h4>Épuisement à la chaleur</h4>\n<p>L'épuisement à la chaleur se caractérise par des sueurs abondantes pouvant atteindre 4 litres par heure, avec une perte de 4 grammes de sel par litre. La peau est pâle, moite et froide, avec parfois des dépôts de sel visibles ; la victime ressent une soif intense et des crampes musculaires, la température restant souvent normale ou légèrement augmentée. La conduite à tenir : repos allongé, jambes surélevées, boissons salées données par petites gorgées uniquement (jamais une grande quantité d'un coup), et refroidissement progressif.</p>\n<h4>Coup de chaleur</h4>\n<p>Le coup de chaleur, ou hyperthermie maligne, constitue une urgence vitale absolue. Il se traduit par une température centrale supérieure à 41 °C, un arrêt de la transpiration (peau sèche, rouge, brûlante), des troubles de la conscience pouvant aller jusqu'à la confusion, l'agitation, le coma ou les convulsions, une tachycardie et une hypotension, avec un risque de défaillance multiviscérale rapide.</p>\n<h4>Conduite à tenir face à un coup de chaleur</h4>\n<ol>\n<li>Refroidissement immédiat par bain d'eau fraîche entre 1 et 26 °C si la température dépasse 40,5 °C ou en cas de troubles de la conscience</li>\n<li>Objectif : ramener la température centrale sous 39 °C</li>\n<li>Oxygénothérapie et libération des voies aériennes supérieures</li>\n<li>Position latérale de sécurité si la victime est inconsciente</li>\n<li>Régulation médicale en urgence</li>\n<li>Surveillance continue de la température et de la conscience</li>\n</ol>\n\n<h3>12.3 — Morsures et piqûres</h3>\n<h4>Risques généraux</h4>\n<p>Toute morsure ou piqûre expose à une plaie avec saignement et infection locale, à la rage en cas de morsure de mammifère, au tétanos pour toute plaie souillée, ainsi qu'à une réaction allergique pouvant aller jusqu'au choc anaphylactique.</p>\n<h4>Morsure de serpent</h4>\n<p>Cinq gestes sont formellement proscrits : aspirer le venin (inefficace et dangereux), inciser la plaie, poser un garrot serré, faire boire de l'alcool à la victime, la faire courir ou marcher.</p>\n<p>La conduite à tenir consiste à allonger la victime pour limiter la diffusion du venin, à la calmer (l'émotion accélère la circulation), à retirer bagues, montres et bijoux avant l'apparition d'un œdème, à laver abondamment la plaie à l'eau et au savon ou au sérum physiologique, à immobiliser le membre atteint, à poser un bandage compressif léger de distal à proximal (sans garrot), à surveiller les signes vitaux et à demander une régulation médicale en urgence en vue d'un antivenin hospitalier.</p>\n<h4>Piqûres d'insectes</h4>\n<p>Pour une piqûre d'hyménoptère, le dard est retiré en grattant la peau, jamais à la pince. Un froid local est appliqué. Une piqûre localisée dans la bouche ou la gorge impose une régulation et une oxygénothérapie en raison du risque d'œdème. En cas d'allergie connue, une surveillance du choc anaphylactique et un anti-allergique peuvent être nécessaires. Des piqûres multiples, comme lors de l'attaque d'un essaim, justifient une évacuation systématique.</p>\n<h4>Rage et nouveaux animaux de compagnie</h4>\n<p>La rage est une maladie mortelle une fois déclarée. En France métropolitaine, elle est quasi-éradiquée, mais un risque subsiste si l'animal a pu franchir la Loire depuis une zone à risque (Europe de l'Est, Afrique). La surveillance vétérinaire ou du centre antirabique se fait aux jours J0, J8 et J21 ; en cas d'animal suspect, une vaccination préventive de la victime est engagée.</p>\n<p>Les nouveaux animaux de compagnie (NAC) exposent à des syndromes spécifiques : syndrome vipérin (vipères exotiques), syndrome cobraïque (cobras, neurotoxique), syndrome cardio-circulatoire, ou morsures de mygales de toxicité variable. Face à un animal non identifié ou dangereux, l'équipe cynotechnique du SDIS peut être demandée en renfort.</p>\n\n<h3>12.4 — Victimes soumises à une explosion (blast)</h3>\n<p>Une explosion produit quatre mécanismes lésionnels distincts, souvent combinés.</p>\n<table><thead><tr><th>Type</th><th>Mécanisme</th><th>Lésions typiques</th></tr></thead><tbody>\n<tr><td>Primaire</td><td>Onde de choc (surpression)</td><td>Tympans, poumons (contusion ou rupture alvéolaire), organes creux (intestins)</td></tr>\n<tr><td>Secondaire</td><td>Projection de matériaux</td><td>Criblage, plaies perforantes de type arme blanche</td></tr>\n<tr><td>Tertiaire</td><td>Projection de la victime</td><td>Traumatismes sévères par chute ou impact</td></tr>\n<tr><td>Quaternaire</td><td>Effets thermiques, fumées, ensevelissement</td><td>Brûlures, intoxication, écrasement, détresse psychologique</td></tr>\n</tbody></table>\n<p>La vitesse de propagation de l'onde de choc dépend du milieu : environ 300 m/s dans l'air (amortissement rapide, proportionnel au cube de la distance), mais 1 500 m/s dans l'eau, ce qui multiplie par dix la zone dangereuse en raison de l'incompressibilité du liquide ; dans un solide comme le béton, elle atteint 5 000 m/s avec un amortissement très court. L'effet de souffle représente à lui seul 17 à 45 % des décès liés aux explosions.</p>\n<p>Les signes à rechercher sont respiratoires (mousse sanglante aux lèvres, hémoptysie, dyspnée, toux incessante), neurologiques (coma, paralysie, agitation, euphorie anormale), digestifs (abdomen dur, vomissements, hématémèse), auriculaires (otorragie, sifflements, surdité, vertiges), ainsi que des amputations, fractures ou délabrements. Toute victime d'explosion doit être considérée en suspicion de blast, même en l'absence de symptôme, car certaines lésions peuvent apparaître plus de 24 heures après l'événement. L'oxygénothérapie, le maintien de l'axe en cas de suspicion rachidienne et une évacuation médicalisée systématique complètent la prise en charge.</p>\n\n<h3>12.5 — Compressions traumatiques (crush syndrome)</h3>\n<p>Une compression de plus de deux heures de masses musculaires importantes (cuisse, bassin) détruit les cellules musculaires et fait s'accumuler des substances toxiques (potassium, myoglobine) qui restent piégées tant que la compression persiste. Leur libération brutale à la décompression provoque une intoxication systémique : détresse circulatoire, arrêt cardiaque par hyperkaliémie, insuffisance rénale liée au colmatage des tubules par la myoglobine.</p>\n<table><thead><tr><th>Durée de compression</th><th>Signes locaux</th><th>Signes généraux</th></tr></thead><tbody>\n<tr><td>Moins de 4 heures</td><td>Peu marqués</td><td>Généralement absents</td></tr>\n<tr><td>4 à 8 heures</td><td>Membre augmenté, douloureux, peau froide, livide, marbrée</td><td>Hypotension, troubles de la conscience</td></tr>\n<tr><td>Plus de 8 heures</td><td>Membre augmenté, indolore, rougeurs, phlyctènes</td><td>Hyperventilation, état de choc, arrêt cardio-respiratoire</td></tr>\n</tbody></table>\n<p>Le seuil charnière du crush syndrome se situe donc à 4 heures de compression. Si la compression dure moins de 4 heures, la décompression peut être suivie des gestes de secours habituels. Au-delà de 4 heures, il ne faut jamais décompresser avant l'arrivée d'une équipe médicalisée : la priorité est l'accès à la tête (oxygénation, perfusion, ventilation), l'oxygénothérapie, la lutte contre l'hypothermie, la pose d'un garrot prêt à être serré sans le serrer, un contact verbal permanent et une surveillance rapprochée de la fréquence cardiaque, de la pression artérielle et du pouls, en attendant le renfort médicalisé. Un dégagement d'urgence, en l'absence de médecin et face à un risque majeur, impose alors un garrot artériel serré associé à la décompression, à la mise en sécurité et aux gestes de secours.</p>\n\n<h3>12.6 — Pendaisons et strangulations</h3>\n<p>La pendaison correspond à un corps suspendu par le cou, le poids du corps étant transmis au lien. Elle est dite complète lorsque les pieds sont dans le vide, ce qui entraîne une fracture du rachis cervical immédiate, ou incomplète lorsque les pieds touchent un plan dur. La strangulation résulte d'une constriction active du cou par un foulard, une main ou un lien. Dans les deux cas, l'écrasement des voies aériennes supérieures, des carotides et des jugulaires provoque une anoxie cérébrale et un œdème ; l'arrêt cardio-respiratoire est fréquent à l'arrivée des secours.</p>\n<p>La conduite à tenir consiste à soutenir la victime pour neutraliser la traction, à la dépendre à plusieurs (couper le lien en retenant la chute), à supprimer la source de constriction, à maintenir l'axe tête-cou-tronc en raison de la suspicion de traumatisme du rachis, puis à l'allonger au sol et à réaliser les gestes d'urgence adaptés à son état (réanimation cardio-pulmonaire en cas d'arrêt cardiaque). Une régulation médicale en urgence est demandée même si la victime paraît asymptomatique, et les forces de l'ordre sont prévenues en raison du contexte médico-légal ; les indices sur les lieux doivent être respectés pour l'enquête.</p>\n\n<h3>12.7 — Syndrome de suspension</h3>\n<p>Une victime suspendue immobile en position verticale pendant plus de 5 minutes (baudrier, harnais) accumule le sang dans les membres inférieurs, ce qui entraîne une hypotension, puis une bradycardie, une perte de connaissance et un risque de décès en quelques minutes à quelques heures. Ce syndrome concerne notamment l'escalade, l'alpinisme, le canyoning, la spéléologie, le travail en hauteur et les sauveteurs eux-mêmes lors d'un treuillage ou d'une intervention du GRIMP. Il est aggravé par une compression thoracique du harnais, la prise d'alcool ou de toxiques et l'immobilité totale.</p>\n<p>Tant que la victime reste suspendue, seule une équipe spécialisée (GRIMP ou secours en montagne) intervient pour la décrocher ; en attendant, il faut maintenir les membres inférieurs en position horizontale, ou demander à la victime de le faire elle-même si elle est coopérante. Une fois décrochée, elle est installée allongée horizontale, le harnais est desserré puis retiré si besoin, les lésions associées (chute, électrocution) sont prises en charge, une oxygénothérapie et une lutte contre l'hypothermie sont mises en œuvre, et un avis médical est demandé avec surveillance des fonctions vitales.</p>\n\n<h3>12.8 — Accidents électriques</h3>\n<p>L'électrisation regroupe l'ensemble des lésions dues au passage du courant dans le corps ; l'électrocution désigne l'arrêt cardio-respiratoire qui en résulte. La règle d'or à retenir est que les ampères tuent, tandis que les volts brûlent.</p>\n<table><thead><tr><th>Type de courant</th><th>Caractéristiques</th></tr></thead><tbody>\n<tr><td>Domestique</td><td>220 V monophasé ou 380 V triphasé : risques cardiaques, brûlures modérées</td></tr>\n<tr><td>Industrielle</td><td>Plus de 1 000 V : brûlures profondes, arc électrique possible au-delà de 10 000 V</td></tr>\n<tr><td>Foudre</td><td>10 000 à 25 000 ampères, 10 à 100 millions de volts</td></tr>\n<tr><td>Médicale</td><td>DAE, défibrillateurs : usage thérapeutique</td></tr>\n</tbody></table>\n<p>Les conséquences sont traumatiques (tétanisation puis projection), respiratoires (arrêt par tétanisation du diaphragme), cardio-vasculaires (fibrillation ventriculaire, arrêt cardiaque), neurologiques (perte de connaissance, convulsions), thermiques (brûlures au point d'entrée et de sortie, rhabdomyolyse comparable au crush syndrome), et oculaires (arc électrique pouvant entraîner cataracte ou brûlure de la cornée).</p>\n<p>La sécurité prime avant tout geste : écarter les témoins et interdire tout contact, vérifier l'absence de contact direct ou indirect (câble au sol), ne jamais toucher la victime tant que le courant est présent, ne jamais utiliser d'objet métallique ou humide, couper le courant au disjoncteur ou le faire couper par le gestionnaire du réseau (EDF, SNCF). En cas de véhicule en contact avec une ligne électrique, les occupants restent à l'intérieur. À l'inverse, un foudroyé peut être touché immédiatement, car il n'existe pas de rémanence électrique. La suite de la prise en charge comprend la réanimation cardio-pulmonaire en cas d'arrêt cardiaque, le retrait des vêtements en combustion et des chaussures, un bilan complet recherchant chute ou projection, le signalement d'une éventuelle grossesse en raison du risque pour le fœtus, la recherche des points d'entrée et de sortie du courant, et un avis médical systématique. Toute brûlure électrique doit être considérée comme grave, car elle masque des lésions internes invisibles ; toute victime électrisée, même consciente, relève d'un service d'urgence systématique.</p>\n\n<h3>12.9 — La noyade</h3>\n<p>La noyade est une asphyxie aiguë par inondation de l'arbre respiratoire consécutive à une immersion. Elle se classe en quatre stades de gravité croissante.</p>\n<table><thead><tr><th>Stade</th><th>Nom</th><th>Tableau clinique</th></tr></thead><tbody>\n<tr><td>1</td><td>Aquastress</td><td>A bu la tasse, pas d'eau dans les voies aériennes, stressée mais consciente, pas de détresse</td></tr>\n<tr><td>2</td><td>Petit hypoxique</td><td>Inhalation faible, consciente, toux, dyspnée, cyanose possible</td></tr>\n<tr><td>3</td><td>Grand hypoxique</td><td>Immersion prolongée, détresse respiratoire associée à des troubles de la conscience</td></tr>\n<tr><td>4</td><td>Anoxique</td><td>Mort apparente, arrêt respiratoire et/ou cardiaque</td></tr>\n</tbody></table>\n<p>Dans une eau très froide (moins de 5 °C), un spasme laryngé immédiat peut survenir sans inhalation, entraînant un arrêt cardio-respiratoire rapide et une hypothermie profonde (moins de 20 °C) en quelques minutes ; l'effet protecteur cérébral du froid impose alors de poursuivre la réanimation cardio-pulmonaire longtemps.</p>\n<p>Face à une victime critique (stade 4), cinq insufflations initiales sont réalisées avant de débuter les compressions thoraciques, du fait de l'étiologie hypoxique de l'arrêt ; si le sauveteur est seul et ne peut réaliser les insufflations immédiatement, il commence par les compressions. L'oxygénothérapie à 15 litres par minute est systématique, et une insufflation manuelle est réalisée en cas d'arrêt cardiaque, avec régulation médicale urgente. Pour une victime non critique, l'oxygénothérapie, le réconfort, le séchage, la prise de la température centrale, le réchauffement et la régulation médicale suffisent. Sur le plan technique, il faut sécher le thorax avant de poser les électrodes du défibrillateur, ne jamais tenter de désobstruction par tapes dans le dos ou compressions abdominales (dangereuses dans ce contexte), ne pas insister pour retirer une mousse aux lèvres qui n'entrave pas la ventilation, et en cas de régurgitation, tourner la victime sur le côté pour aspirer, ou réaliser un retournement en bloc en cas de suspicion de lésion cervicale.</p>\n\n<h3>12.10 — Accidents de plongée</h3>\n<p>La pression augmente d'un bar tous les 10 mètres de profondeur. À la descente, les gaz se compriment et l'azote se dissout dans les tissus ; à la remontée, les gaz se dilatent et se libèrent. Une remontée trop rapide bloque des bulles dans les vaisseaux sanguins. Quatre types d'accidents en résultent.</p>\n<h4>Accidents barotraumatiques (biomécaniques)</h4>\n<p>Ils résultent d'une variation de volume des gaz dans les cavités : à la descente, atteinte de l'oreille moyenne (placage du tympan) ou placage du masque ; à la remontée, la surpression pulmonaire constitue l'accident le plus grave, causée par un blocage de l'expiration ou une panique, avec pour conséquences œdème aigu pulmonaire, emphysème, pneumothorax ou embolie gazeuse.</p>\n<h4>Accidents de désaturation (biophysiques)</h4>\n<p>Une remontée trop rapide fait former des bulles d'azote dans les capillaires, localisées dans la peau (aspect en « moutons »), les articulations, la moelle épinière, le cerveau ou le poumon. Le surpoids, la fatigue, la déshydratation, le stress ou un vol en avion trop rapproché de la plongée favorisent ces accidents.</p>\n<h4>Accidents toxiques (biochimiques) et accidents liés à l'apnée</h4>\n<p>Ils regroupent la narcose à l'azote en profondeur, la toxicité de l'oxygène à haute pression et la présence de polluants dans la bouteille (monoxyde de carbone, dioxyde de carbone, vapeurs d'huile). L'apnée après hyperventilation entraîne une insensibilité à la baisse de l'oxygène pouvant provoquer une perte de connaissance sous l'eau, à l'origine d'une noyade secondaire.</p>\n<p>Les signes à rechercher intègrent la profondeur maximale, la durée, le respect des paliers, la vitesse de remontée et l'existence de plongées successives à moins de 12 heures d'intervalle, une douleur thoracique ou une spume rosâtre, une douleur de l'oreille ou des sinus, une douleur médullaire ou articulaire, des démangeaisons cutanées, un vertige, une syncope, un déficit neurologique, une otorragie ou une épistaxis. La conduite à tenir associe les gestes d'urgence vitale adaptés, une position demi-assise ou selon le choix de la victime, un renfort médicalisé simultané, une oxygénothérapie systématique qui ne doit jamais être retirée (les symptômes pouvant réapparaître), le déshabillage et la protection du froid, de l'aspirine (Aspégic®) uniquement après avis médical, et un bilan de toute la palanquée. Le traitement hospitalier repose sur le caisson hyperbare, associé à l'aspirine, au repos et à la réanimation si nécessaire.</p>\n\n<h3>12.11 — Accidents liés à la foudre</h3>\n<p>Le foudroyé est une victime typiquement polyagressée : il peut être à la fois électrisé, traumatisé sévèrement, blasté, brûlé et hypotherme. Les conséquences possibles sont un arrêt cardio-respiratoire (fibrillation ventriculaire ou asystolie, avec parfois reprise spontanée observée), des traumatismes par chute ou projection, une paralysie (para ou tétraplégie) le plus souvent régressive en 48 heures mais devant faire considérer un traumatisme du rachis, des troubles de la conscience, une amnésie, des thromboses cérébrales, des brûlures superficielles au niveau des zones humides et des bijoux, des atteintes oculaires (cataracte) et auditives (tympans, hypoacousie), ainsi que des figures de Lichtenberg : des ramifications cutanées qui ne sont pas des brûlures et disparaissent spontanément.</p>\n<p>Le foudroiement peut être direct (la foudre frappe la victime, avec risque collectif si elle est en groupe), indirect (la foudre frappe un arbre ou une paroi à proximité) ou par tension de pas (champ électrique dans un rayon de 30 mètres, majoré si le pas est long, ce qui explique la vulnérabilité particulière des quadrupèdes).</p>\n<p>La conduite à tenir débute par la mise en sécurité, avec extraction d'urgence si le risque persiste. Un foudroyé peut être touché immédiatement, sans risque de rémanence. En cas d'arrêt cardiaque, la réanimation cardio-pulmonaire est débutée ; une mydriase n'a aucune valeur pronostique dans ce contexte, car elle peut résulter d'une simple paralysie de l'iris. Selon le tableau, la victime est prise en charge pour hypothermie, pour suspicion de traumatisme du rachis en cas de troubles neurologiques, pour brûlures ou pour troubles de la conscience. Pour l'équipe de secours, les règles de sécurité imposent le port du casque, une distance de plus de 3 mètres entre chaque équipier, de petits pas pour limiter la tension de pas, l'éloignement des arêtes, sommets et arbres isolés, le fait de ne pas rester en lisière de forêt ni en clairière, la protection des radios et téléphones au fond du sac, et en montagne le respect d'un cône de protection dont le rayon égale la hauteur du pic. En cas de danger immédiat, on adopte une position assise en boule sur un sac ou une corde, en se délestant de tout matériel métallique. La kéraunologie désigne la science de la foudre, la kéraunopathologie sa pathologie associée ; les feux de Saint-Elme (filaments bleus ou violets accompagnés de crépitements) signalent un danger imminent. Le métal n'attire pas la foudre, mais il la conduit très bien.</p>\n\n<h3>12.12 — Accidents liés aux avalanches</h3>\n<p>Le pronostic d'une victime ensevelie dépend avant tout de la durée d'ensevelissement : la survie est de 91 % pour un dégagement en 18 minutes ou moins, mais chute à 34 % à 35 minutes ; au-delà de 35 minutes, la survie nécessite la présence d'une poche d'air et l'absence de traumatisme létal. La cause principale de décès reste l'asphyxie.</p>\n<p>Trois mécanismes lésionnels s'associent : l'asphyxie, par obstruction des voies aériennes supérieures par la neige, inondation par les aérosols, neige compacte pauvre en air, compression thoracique ou masque de glace secondaire ; les traumatismes, liés au type de neige (blocs) ou aux obstacles rencontrés (arbres, rochers) ; l'hypothermie, avec une perte d'environ 3 °C par heure, la combinaison d'une poche d'air et d'une hypothermie sévère pouvant entraîner une bradycardie sévère, voire un arrêt cardiaque.</p>\n<p>Le repérage mobilise les témoins, les indices de surface, le détecteur de victime d'avalanche (DVA), les chiens et des vagues de sondage. Lors du dégagement, la libération des voies aériennes supérieures est prioritaire ; l'heure d'ensevelissement et l'heure de dégagement de la tête sont notées, de même que la présence ou l'absence d'une poche d'air devant les voies aériennes. La prise en charge de la victime comprend la stabilisation du rachis cervical, la libération des voies aériennes si nécessaire, l'oxygénothérapie, un bilan des lésions traumatiques, un réchauffement et un réconfort (l'accident étant très anxiogène). En cas d'arrêt cardiaque, le rachis est stabilisé, la conduite à tenir de l'arrêt cardiaque est appliquée, et les lésions traumatiques sont recherchées en parallèle. Pour une victime ensevelie en arrêt cardiaque, présentant une hypothermie sévère, une poche d'air et aucune lésion traumatique manifestement létale, le transport s'effectue avec massage cardiaque externe continu vers l'hôpital, sans déclaration précoce de décès.</p>\n\n<h4>References</h4>\n<p>Notion, base « Formation Pompiers / SSUAP », Chap.12 — Atteintes liées aux circonstances, sections 12.1 à 12.12 ; fiches techniques M.03 (aspiration des sécrétions), M.07 (oxygénothérapie par inhalation), M.08 (insufflation manuelle), M.15 (garrot artériel), M.35 (application de froid), S.01 (prise de température), S.08 (aide à la prise de médicament), G.14 (maintien de l'axe tête-cou-tronc), G.15 (position latérale de sécurité), G.21 (retournement en bloc).</p>",
  "q": [
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle température centrale définit l'hypothermie ?",
    "a": "Une température centrale inférieure à 35 °C.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.1 : l'hypothermie est définie par une température centrale sous 35 °C."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quels sont les 4 stades de l'hypothermie, dans l'ordre de gravité croissante ?",
    "a": "Légère, modérée, sévère, grave",
    "c": [
     "Légère, modérée, sévère, grave",
     "Modérée, légère, grave, sévère",
     "Sévère, grave, légère, modérée",
     "Grave, sévère, modérée, légère"
    ],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.1, tableau des 4 stades : légère 35-32 °C, modérée 32-28 °C, sévère 28-24 °C, grave < 24 °C."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le risque de fibrillation ventriculaire lors d'une mobilisation brutale d'une victime hypotherme apparaît dès 28 °C.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.1 : FV possible dès 28 °C, d'où l'exigence d'une mobilisation extrêmement douce."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "À combien de chocs le DAE est-il limité en cas d'hypothermie avec une température centrale inférieure à 30 °C ?",
    "a": "3 chocs successifs, puis le DAE reste hors tension jusqu'au réchauffement.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.1, points critiques FC/DAE."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle est la température recommandée pour une couverture chauffante en réchauffement actif d'une hypothermie ?",
    "a": "40-42 °C",
    "c": [
     "40-42 °C",
     "25-30 °C",
     "45-50 °C",
     "35-37 °C"
    ],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.1.B : réchauffement actif au stade ≥ 2 par couverture chauffante 40-42 °C."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris la conduite à tenir face à une victime en hypothermie modérée, de la mise à l'abri jusqu'à la surveillance.",
    "a": "Soustraire du froid et retirer les vêtements mouillés, mobiliser avec une extrême douceur, réchauffer activement (couverture chauffante 40-42 °C, apport chaud interne progressif), oxygène chauffé humidifié si possible, position allongée tête légèrement surélevée, surveillance rapprochée de la fréquence cardiaque, respiratoire, de la température et de la conscience, avis médical systématique.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.1.B, conduite à tenir hypothermie (7 étapes)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Une gelure de 2e degré se manifeste par des cloques à contenu sanglant.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.1.C : le 2e degré présente des cloques à contenu clair ; les cloques sanglantes caractérisent le 3e degré."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel est le risque principal associé à une gelure du 4e degré ?",
    "a": "L'amputation",
    "c": [
     "L'amputation",
     "L'hémorragie massive",
     "La paralysie définitive",
     "L'infection systémique obligatoire"
    ],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.1.C : gelure 4e degré = étendue, nécrose noire, anesthésie, risque d'amputation."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que ne faut-il jamais faire pour réchauffer une gelure ?",
    "a": "Ne jamais la frictionner ni la réchauffer avec une source de chaleur directe.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.1.C, CAT gelures : 2 interdits explicites."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Entre quelles températures se situe le bain de réchauffement recommandé pour une gelure ?",
    "a": "Un bain d'eau tiède entre 37 et 39 °C.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.1.C, CAT gelures."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "L'insolation se définit par une température centrale supérieure à 41 °C.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.2.A : l'insolation correspond à une T° < 40 °C ; c'est le coup de chaleur qui dépasse 41 °C."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel volume de pertes hydriques peut atteindre un épuisement à la chaleur ?",
    "a": "Jusqu'à 4 litres par heure",
    "c": [
     "Jusqu'à 4 litres par heure",
     "Jusqu'à 1 litre par heure",
     "Jusqu'à 8 litres par heure",
     "Jusqu'à 0,5 litre par heure"
    ],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.2.B : sueurs abondantes jusqu'à 4 L/h, 4 g de sel/L."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel est le seuil de température centrale qui définit le coup de chaleur ?",
    "a": "Une température centrale supérieure à 41 °C.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.2.C : coup de chaleur = urgence vitale absolue, T° > 41 °C."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Dans quelle plage se situe la température de l'eau du bain de refroidissement d'un coup de chaleur ?",
    "a": "1 à 26 °C",
    "c": [
     "1 à 26 °C",
     "10 à 20 °C",
     "20 à 30 °C",
     "0 à 5 °C"
    ],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.2.C, CAT coup de chaleur : bain d'eau fraîche 1-26 °C si T° > 40,5 °C."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel est l'objectif de température à atteindre lors du refroidissement d'un coup de chaleur ?",
    "a": "Ramener la température centrale en dessous de 39 °C.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.2.C, CAT coup de chaleur, point 2."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 5 gestes formellement proscrits face à une morsure de serpent.",
    "a": "Aspirer le venin, inciser la plaie, poser un garrot serré, faire boire de l'alcool à la victime, la faire courir ou marcher.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.3.B : 5 interdits listés avant la CAT morsure de serpent."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Comment retire-t-on le dard d'un hyménoptère après une piqûre ?",
    "a": "En grattant la peau, jamais à la pince.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.3.C, CAT piqûres d'insectes, point 1."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel est le rythme de surveillance vétérinaire en cas de suspicion de rage sur l'animal mordeur ?",
    "a": "J0, J8 et J21",
    "c": [
     "J0, J8 et J21",
     "J0, J7 et J14",
     "J0, J15 et J30",
     "J0, J10 et J20"
    ],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.3.D : surveillance vétérinaire ou centre antirabique à J0/J8/J21."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Une fois déclarée, la rage guérit spontanément dans la majorité des cas grâce aux traitements actuels.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.3.D : la rage est une maladie mortelle une fois déclarée."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel syndrome caractérise une morsure de cobra chez un nouvel animal de compagnie (NAC) ?",
    "a": "Le syndrome cobraïque, de type neurotoxique.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.3.E, syndromes NAC."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quels sont les 4 types de blast lors d'une explosion ?",
    "a": "Primaire, secondaire, tertiaire, quaternaire",
    "c": [
     "Primaire, secondaire, tertiaire, quaternaire",
     "Direct, indirect, mixte, résiduel",
     "Léger, modéré, sévère, grave",
     "Thermique, chimique, mécanique, électrique"
    ],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.4.A, tableau des 4 types de blast."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "À quelle vitesse se propage l'onde de choc d'une explosion dans l'eau ?",
    "a": "Environ 1 500 mètres par seconde.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.4.B : vitesse de l'onde selon le milieu."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Dans l'eau, la zone dangereuse d'une explosion est multipliée par 10 par rapport à l'air.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.4.B : incompressibilité de l'eau, zone dangereuse ×10."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle part des décès liés à une explosion est attribuée à l'effet de souffle ?",
    "a": "17 à 45 %",
    "c": [
     "17 à 45 %",
     "5 à 10 %",
     "50 à 70 %",
     "1 à 5 %"
    ],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.4.B."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Pourquoi doit-on considérer toute victime d'explosion comme un blast potentiel, même en l'absence de symptôme immédiat ?",
    "a": "Parce que certaines lésions de blast peuvent n'apparaître que plus de 24 heures après l'explosion, ce qui impose une surveillance prolongée et une évacuation médicalisée systématique.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.4.D, règle clé du blast."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "À partir de quelle durée de compression parle-t-on de crush syndrome ?",
    "a": "Une compression de plus de 4 heures de masses musculaires importantes.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.5.A et D."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Face à une compression de plus de 4 heures sans équipe médicalisée sur place, quel geste est proscrit ?",
    "a": "Décompresser avant l'arrivée de la médicalisation",
    "c": [
     "Décompresser avant l'arrivée de la médicalisation",
     "Accéder à la tête de la victime",
     "Poser un garrot sans le serrer",
     "Lutter contre l'hypothermie"
    ],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.5.D : ne pas décompresser avant médicalisation si compression > 4 h."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le crush syndrome peut provoquer un arrêt cardiaque par hyperkaliémie au moment de la levée de la compression.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.5.B : libération brutale de potassium à la décompression."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la différence entre une pendaison complète et une pendaison incomplète ?",
    "a": "Dans la pendaison complète, les pieds sont dans le vide, avec fracture du rachis cervical immédiate ; dans la pendaison incomplète, les pieds touchent un plan dur.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.6.A, définitions."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel geste est prioritaire et systématique lors de la prise en charge d'une pendaison ?",
    "a": "Le maintien de l'axe tête-cou-tronc",
    "c": [
     "Le maintien de l'axe tête-cou-tronc",
     "Le retrait immédiat du lien sans soutien du corps",
     "La décompression sans précaution",
     "L'aspiration bucco-pharyngée systématique"
    ],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.6.C, CAT pendaison, point 4 (FT G.14)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Au bout de combien de temps une suspension immobile en position verticale devient-elle critique ?",
    "a": "Plus de 5 minutes.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.7.A."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris la conduite à tenir une fois qu'une victime a été décrochée après un syndrome de suspension.",
    "a": "L'installer allongée horizontale, desserrer puis éventuellement retirer le harnais, prendre en charge les lésions associées (chute, électrocution), administrer de l'oxygène, lutter contre l'hypothermie, demander un avis médical et surveiller les fonctions vitales.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.7.D, victime décrochée."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Selon la règle d'or des accidents électriques, ce sont les volts qui tuent et les ampères qui brûlent.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.8.A : c'est l'inverse, les ampères tuent, les volts brûlent."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Peut-on toucher un foudroyé immédiatement après le foudroiement ?",
    "a": "Oui, il n'existe pas de rémanence électrique chez un foudroyé.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.8.D et §12.11.D."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle distance minimale respecter entre équipiers lors d'un risque de foudre ?",
    "a": "Plus de 3 mètres",
    "c": [
     "Plus de 3 mètres",
     "Plus de 1 mètre",
     "Plus de 5 mètres",
     "Plus de 10 mètres"
    ],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.11.E, règles de sécurité équipe secours."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quels sont, dans l'ordre, les 4 stades de gravité de la noyade ?",
    "a": "Aquastress, petit hypoxique, grand hypoxique, anoxique.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.9.B, tableau des 4 stades de noyade."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Combien d'insufflations initiales réalise-t-on face à un arrêt cardio-respiratoire par noyade, avant les compressions thoraciques ?",
    "a": "5 insufflations",
    "c": [
     "5 insufflations",
     "2 insufflations",
     "10 insufflations",
     "30 insufflations"
    ],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.9.D : 5 insufflations initiales puis compressions (étiologie hypoxique)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Pourquoi ne faut-il jamais tenter une désobstruction par tapes dans le dos face à une noyade ?",
    "a": "Parce que ce geste est dangereux dans ce contexte et n'est pas indiqué pour ce mécanisme d'asphyxie.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.9.F, points techniques noyade."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Face à une noyade en eau très froide, il faut interrompre rapidement la réanimation cardio-pulmonaire car le pronostic est toujours désespéré.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.9.C : effet protecteur cérébral du froid, poursuivre la RCP longtemps."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel est l'accident de plongée le plus grave survenant à la remontée ?",
    "a": "La surpression pulmonaire",
    "c": [
     "La surpression pulmonaire",
     "La narcose à l'azote",
     "L'essoufflement",
     "L'otite barotraumatique"
    ],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.10.B.1, accidents barotraumatiques."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que ne faut-il jamais faire avec l'oxygène administré à un accidenté de plongée ?",
    "a": "Ne jamais le retirer, car les symptômes peuvent réapparaître.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.10.D, CAT plongée, point 4."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quels sont les 4 types d'accidents de plongée et leur mécanisme principal ?",
    "a": "Les accidents barotraumatiques (variation de volume des gaz), les accidents de désaturation (bulles d'azote lors d'une remontée trop rapide), les accidents toxiques (narcose, toxicité de l'oxygène, polluants) et les accidents liés à l'apnée après hyperventilation (perte de connaissance sous l'eau).",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.10.B, les 4 types d'accidents de plongée."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel est le taux de survie observé pour un ensevelissement en avalanche de 18 minutes ou moins ?",
    "a": "91 %.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.12.A, tableau pronostic selon durée."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "La cause principale de décès lors d'un ensevelissement en avalanche est le traumatisme.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.12.A : la cause principale de décès est l'asphyxie."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la perte de température corporelle approximative par heure lors d'un ensevelissement en avalanche ?",
    "a": "Environ 3 °C par heure.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.12, §12.12.B, mécanisme hypothermie."
   }
  ]
 },
 {
  "id": "ssuap-peau",
  "domain": "ssuap",
  "ic": "🔥",
  "t": "Chap.13 — Atteintes de la peau",
  "fig": [
   [
    "Plaie — définition",
    "interruption de la continuité de la peau, avec atteinte possible des tissus sous-cutanés"
   ],
   [
    "4 risques d'une plaie",
    "hémorragie · atteinte profonde (organe/vaisseau/nerf) · infection locale → septicémie · contamination germes (tétanos, VIH, hépatites)"
   ],
   [
    "4 types de plaies",
    "écorchure/éraflure · coupure (la + fréquente) · punctiforme (minime en apparence, très profonde possible) · délabrante/lacération"
   ],
   [
    "Tétanos — agent et bilan",
    "bacille de Nicolaïer, infection non immunisante, environ 500 000 morts/an dans le monde"
   ],
   [
    "Tétanos — seuil vaccination",
    "rappel > 20 ans ou absence de vaccination → conseiller une consultation médicale"
   ],
   [
    "Plaie grave — critères",
    "hémorragie associée, mécanisme pénétrant, localisation cou/thorax/abdomen/œil/orifices, aspect déchiqueté, plaies multiples, injection sous pression (toujours grave), profondeur inconnue = toujours pénétrante"
   ],
   [
    "Plaie thoracique soufflante",
    "ne jamais occlure, laisser à l'air libre, risque de pneumothorax compressif (FT M.34)"
   ],
   [
    "Éviscération",
    "ne pas remettre les organes en place, emballage stérile humidifié au sérum physiologique (compresses à sec chez le nouveau-né/nourrisson)"
   ],
   [
    "Membre sectionné — glace",
    "jamais de contact direct avec la glace, réfrigérants entre sac plastique et paroi isotherme, étiqueter nom + heure d'amputation (FT M.33)"
   ],
   [
    "5 causes de brûlure",
    "thermique · électrique · chimique (bases > acides) · mécanique · radiante"
   ],
   [
    "Seuils brûlure 3e degré (immersion)",
    "2 min à 50 °C · 20 s à 55 °C · 5 s à 60 °C"
   ],
   [
    "3 degrés de brûlure",
    "1er : rougeur épiderme · 2e : phlyctènes, douleur intense · 3e : blanchâtre/noirâtre, indolore ; carbonisation = stade ultime"
   ],
   [
    "Règle des 9 de Wallace (adulte)",
    "membre sup 9 % · membre inf 18 % · tronc face 18 % · tronc dos 18 % · tête 9 % · parties génitales 1 % = 100 %"
   ],
   [
    "Méthode de la paume",
    "paume + doigts de la victime = 1 % de la surface totale, quel que soit l'âge"
   ],
   [
    "Détresse circulatoire brûlure (adulte)",
    "seuil ≥ 20 % de surface brûlée (2e et 3e degré uniquement comptent)"
   ],
   [
    "Refroidissement — modalités",
    "eau 15-25 °C par ruissellement sans pression, 10 à 20 min, au plus tard 30 min après la survenue"
   ],
   [
    "Refroidissement — seuils surface max",
    "adulte < 20 % · enfant/nourrisson < 10 %, et absence de détresse circulatoire"
   ],
   [
    "Personne en feu — extincteur",
    "hydraulique VERT uniquement, après l'avoir empêchée de courir et roulée au sol"
   ]
  ],
  "s": "<h3>Les plaies</h3><h4>Définition et mécanismes</h4><p>Une <strong>plaie</strong> est une interruption de la continuité de la peau, avec une atteinte possible des tissus sous-cutanés ; il s'agit le plus souvent d'un traumatisme. Le mécanisme peut aller de l'extérieur vers l'intérieur (coupure, piqûre, projectile, coup, morsure, frottement) ou, plus rarement, de l'intérieur vers l'extérieur, lorsqu'une fracture ouverte fait perforer l'os à travers la peau.</p><h4>Les 4 risques d'une plaie</h4><p>Toute plaie expose à 4 risques : une <strong>hémorragie</strong>, une <strong>atteinte profonde</strong> d'un organe, d'un vaisseau ou d'un nerf pouvant entraîner une détresse, une <strong>infection locale</strong> pouvant évoluer vers une septicémie, et une <strong>contamination par des germes</strong> — tétanos, VIH, hépatites — qui constitue un risque professionnel pour le sapeur-pompier.</p><h4>Le tétanos, un risque à connaître</h4><p>Le tétanos est provoqué par le <strong>bacille de Nicolaïer</strong>, dont la neurotoxine entraîne des contractures, des spasmes, des convulsions puis la mort. Ses spores se trouvent dans les sols, la poussière, les plantes, les objets rouillés et les selles ; la maladie fait encore environ <strong>500 000 morts par an dans le monde</strong>. Il s'agit d'une infection <strong>non immunisante</strong> : une personne déjà infectée peut l'attraper de nouveau. Une vaccination remontant à plus de 20 ans, ou absente, doit faire conseiller une consultation médicale à la victime. Le sapeur-pompier appartient à une population à risque et doit donc être vacciné à jour.</p><h4>Les 4 types de plaies</h4><table><thead><tr><th>Type</th><th>Description</th><th>Remarque</th></tr></thead><tbody><tr><td>Écorchure / éraflure</td><td>Superficielle, rouge, suintante</td><td>Risque de petits corps étrangers logés dans la peau</td></tr><tr><td>Coupure</td><td>Provoquée par un objet tranchant</td><td>La plus fréquente ; saignement parfois abondant</td></tr><tr><td>Punctiforme</td><td>Provoquée par un objet pointu (clou, couteau, balle)</td><td>Minime en apparence, peut être très profonde</td></tr><tr><td>Délabrante / lacération</td><td>Déchirure complexe de la peau et des muscles</td><td>Aspect en lambeaux, irrégulière</td></tr></tbody></table><p>La <strong>contusion</strong> est un cas particulier : il n'y a pas de plaie, mais une rupture des vaisseaux sous-cutanés qui crée un hématome, pouvant être étendu et créer une détresse circulatoire.</p><h4>Plaie simple ou plaie grave ?</h4><p>Une plaie est <strong>simple</strong> lorsqu'il s'agit d'une écorchure, d'une éraflure ou d'une coupure unique, peu profonde, non hémorragique, et qui ne siège ni au niveau d'un orifice naturel ni au niveau de l'œil.</p><p>Une plaie est <strong>grave</strong> dès qu'au moins un des critères suivants est présent : une hémorragie associée, un mécanisme pénétrant (tranchant, perforant, morsure, projectile), une localisation critique (cou, thorax, abdomen, œil, orifices naturels), un aspect déchiqueté ou un écrasement, des plaies multiples, ou une plaie par injection de liquide sous pression — celle-ci est <strong>toujours grave</strong>. De même, toute plaie dont on ne peut apprécier la profondeur doit être considérée comme <strong>toujours pénétrante</strong>.</p><h4>Conduite à tenir générale</h4><ol><li>Arrêter l'hémorragie éventuelle</li><li>Installer la victime dans une position adaptée à la localisation</li><li>Nettoyer la plaie au sérum physiologique, ou à l'eau et au savon puis rincer</li><li>Protéger la plaie par des compresses stériles associées à un bandage, un filet ou un pansement individuel (FT M.28 à M.31)</li><li>Ne jamais retirer un corps étranger, sauf s'il empêche la réalisation d'un massage cardiaque externe</li><li>Demander la régulation médicale</li><li>Ne pas mobiliser la partie atteinte</li><li>Protéger la victime du froid, de la chaleur et des intempéries</li></ol><h4>Positions selon la localisation</h4><table><thead><tr><th>Localisation</th><th>Position — victime consciente</th><th>Position — victime inconsciente</th></tr></thead><tbody><tr><td>Thorax</td><td>Demi-assise</td><td>Position latérale de sécurité (PLS)</td></tr><tr><td>Abdomen</td><td>Allongée sur le dos, cuisses fléchies</td><td>PLS</td></tr><tr><td>Œil / paupières</td><td>Allongée sur le dos, tête calée, les deux yeux fermés</td><td>PLS</td></tr></tbody></table><p>À défaut de localisation précise, la victime consciente est laissée dans la position où elle se sent le mieux ; en cas de traumatisme, la PLS est réalisée selon les précautions habituelles.</p><h4>Cas particuliers</h4><p>Une <strong>plaie thoracique</strong> (FT M.34) ne doit <strong>jamais être occluse</strong> : un pansement non occlusif est posé, ou la plaie est laissée à l'air, pour éviter un pneumothorax compressif. La victime est installée en demi-assise et reçoit de l'oxygène à haute concentration.</p><p>Face à une <strong>éviscération</strong>, les organes extériorisés ne sont jamais remis en place : ils sont recouverts d'un emballage stérile humidifié au sérum physiologique. Exception : chez le nouveau-né et le nourrisson, on utilise des compresses à sec, pour éviter le risque d'hypothermie.</p><p>Face à une <strong>plaie de l'œil</strong>, la victime est allongée à plat sur le dos, tête calée, et les <strong>deux yeux sont fermés</strong> puis pansés — cela évite les mouvements oculaires synchrones qui aggraveraient la lésion. En présence d'un corps étranger planté dans l'œil, il n'est pas mobilisé ; le pansement protège l'objet sans le comprimer.</p><p>Pour un <strong>membre sectionné</strong> (FT M.33), en vue d'une éventuelle réimplantation, le membre est enveloppé dans un champ stérile, placé dans un sac plastique fermé, lui-même installé dans un sac isotherme avec des sacs réfrigérants — jamais au contact direct du membre, pour éviter les gelures qui compromettraient la réimplantation. Le sac est marqué du nom de la victime et de l'heure de l'amputation.</p><h3>Les brûlures</h3><h4>Définition et 5 risques</h4><p>Une <strong>brûlure</strong> est une lésion pouvant toucher la peau, mais aussi les muscles, les voies aériennes, le tube digestif ou les yeux. Elle expose à 5 risques : une <strong>détresse circulatoire</strong> par perte de plasma, une <strong>détresse respiratoire</strong> en cas d'inhalation de gaz chauds ou de fumées, une <strong>douleur sévère</strong>, une <strong>infection</strong> dans les jours suivants, et des <strong>séquelles esthétiques et fonctionnelles</strong> pouvant nécessiter des greffes et une hospitalisation prolongée.</p><h4>Les 5 causes de brûlure</h4><table><thead><tr><th>Cause</th><th>Exemples</th></tr></thead><tbody><tr><td>Thermique</td><td>Chaleur (flammes, liquides, solides) ou froid (gelures)</td></tr><tr><td>Électrique</td><td>Électrisation, électrocution, foudre</td></tr><tr><td>Chimique</td><td>Acides, bases (plus graves), oxydants</td></tr><tr><td>Mécanique</td><td>Frottement (chute à deux roues)</td></tr><tr><td>Radiante</td><td>Soleil, radioactivité (peut apparaître plusieurs jours après)</td></tr></tbody></table><p>Par immersion dans l'eau chaude, une brûlure au 3<sup>e</sup> degré peut survenir en <strong>2 minutes à 50 °C</strong>, en <strong>20 secondes à 55 °C</strong>, ou en seulement <strong>5 secondes à 60 °C</strong> — un contexte fréquent chez l'enfant dans un bain trop chaud, ou chez une personne âgée qui ne peut se relever.</p><h4>Les 3 degrés de brûlure</h4><table><thead><tr><th>Degré</th><th>Aspect</th><th>Douleur</th></tr></thead><tbody><tr><td>1<sup>er</sup> degré</td><td>Rougeur simple de l'épiderme</td><td>Modérée</td></tr><tr><td>2<sup>e</sup> degré</td><td>Phlyctènes (cloques à liquide clair), épiderme et derme atteints</td><td>Intense</td></tr><tr><td>3<sup>e</sup> degré</td><td>Blanchâtre, chamois ou noirâtre ; carbonisation au stade ultime</td><td>Indolore (terminaisons nerveuses détruites)</td></tr></tbody></table><p>Seules les brûlures du <strong>2<sup>e</sup> et du 3<sup>e</sup> degré comptent</strong> dans le calcul de la surface brûlée ; à partir de <strong>20 % de surface brûlée chez l'adulte</strong>, la perte de plasma expose à une détresse circulatoire, avec en parallèle un risque infectieux majeur.</p><h4>Évaluer la surface brûlée</h4><p>La <strong>règle des 9 de Wallace</strong>, chez l'adulte, découpe le corps en surfaces multiples de 9 % : chaque membre supérieur (9 %), chaque membre inférieur (18 %), la face avant du tronc (18 %), le dos (18 %), la tête (9 %) et les parties génitales (1 %), pour un total de 100 %. Cette règle <strong>tend à surestimer</strong> la surface réelle et ne s'applique pas à l'enfant, chez qui la tête représente une part bien plus importante (20 % chez le nourrisson).</p><p>La <strong>méthode de la paume</strong> est complémentaire, notamment pour les brûlures hétérogènes ou de petite taille : la face palmaire de la victime, paume et doigts compris, représente <strong>1 % de la surface corporelle totale</strong>, quel que soit l'âge.</p><h4>Brûlure simple ou brûlure grave ?</h4><p>Une brûlure est <strong>simple</strong> lorsqu'il s'agit d'une rougeur de 1<sup>er</sup> degré chez un adulte, ou d'une cloque de moins d'une demi-paume de la victime.</p><p>Une brûlure est <strong>grave</strong> dès qu'au moins un critère est présent : des cloques de plus d'une demi-paume, un aspect de 3<sup>e</sup> degré, une localisation circulaire (effet garrot par perte d'élasticité et œdème), une localisation au visage, au cou, aux mains, aux articulations ou aux orifices naturels, une rougeur étendue chez l'enfant ou le nourrisson, ou une origine électrique ou radiologique. Une brûlure de la bouche ou du nez associée à une raucité de la voix signe un risque respiratoire à évolution rapide ; les suies autour des narines ou de la bouche, la toux et des crachats noirs doivent faire suspecter un œdème des voies aériennes supérieures.</p><h4>Conduite à tenir — brûlure thermique</h4><ol><li>Supprimer la cause de la brûlure</li><li>Refroidir la brûlure au plus tard 30 minutes après sa survenue, par ruissellement d'eau entre 15 et 25 °C sans pression, ou avec une compresse hydrogel (FT M.32) si l'eau n'est pas disponible ou si la localisation est difficile</li><li>Installer la victime dans un drap propre, en position adaptée</li><li>Demander la régulation médicale</li><li>Retirer les vêtements non adhérents, ainsi que bijoux, ceinture et montre à proximité</li><li>Ne jamais percer les phlyctènes</li><li>Protéger la zone avec un champ stérile, ou à défaut un film plastique alimentaire non adhésif</li><li>Ne pas mobiliser la zone brûlée</li><li>Protéger la victime du froid, de la chaleur et des intempéries</li></ol><p>Le refroidissement n'est poursuivi que si la surface brûlée totale reste sous certains seuils et en l'absence de détresse circulatoire : moins de 10 % chez le nourrisson et l'enfant, moins de 20 % chez l'adulte, pour une durée de 10 minutes minimum, pouvant aller jusqu'à 20 minutes. La règle d'or reste de <strong>refroidir la brûlure, pas le brûlé</strong>, pour éviter une hypothermie. Avec l'accord du médecin régulateur, un refroidissement à visée antalgique peut être prolongé jusqu'à 30 minutes, par exemple à l'aide d'une compresse hydrogel maintenue pendant le transport.</p><h4>Personne en feu</h4><p>Face à une personne en flammes, il faut <strong>l'empêcher de courir</strong>, la <strong>rouler au sol</strong>, puis abattre les flammes à l'aide d'un vêtement ou d'une couverture, d'un <strong>extincteur hydraulique vert</strong> — et d'aucun autre type d'extincteur — ou d'une lance en jet diffusé. Dans cette situation précise, le risque d'hypothermie devient <strong>secondaire</strong> face à la gravité des brûlures en cours.</p><h4>Conduite à tenir — brûlure chimique</h4><ol><li>Supprimer la cause</li><li>Déshabiller la victime ou découper les vêtements imbibés, en se protégeant et sans répandre le produit</li><li>Laver abondamment : avec le moyen actif de décontamination de l'entreprise s'il existe, sinon à l'eau pendant 15 à 20 minutes ; si le produit réagit avec l'eau, tamponner d'abord avec du papier absorbant avant de rincer</li><li>Retirer bijoux, montre et ceinture proches de la zone</li><li>Sécher la victime et l'allonger sur un drap propre (ou demi-assise en cas de détresse respiratoire)</li><li>Poser un pansement stérile imprégné de sérum physiologique</li><li>Ne pas mobiliser la zone</li><li>Demander la régulation médicale</li><li>Protéger du froid et de la chaleur</li><li>Récupérer le nom du produit chimique et la fiche de données de sécurité (FDS)</li></ol><p>En cas de <strong>projection chimique dans l'œil</strong>, il faut rincer pendant <strong>30 minutes à l'eau</strong>, tête penchée sur le côté, l'œil blessé tourné vers le sol pour ne pas contaminer l'autre œil ; le rinçage peut se poursuivre pendant le transport si nécessaire. Entre acides et bases, ce sont les <strong>bases</strong> (soude, ammoniac) qui pénètrent le plus vite et le plus profondément dans les tissus : l'élimination la plus rapide possible du produit reste la seule prévention efficace.</p><h3>Fiches techniques M.28 à M.34</h3><p>Le <strong>pansement</strong> (FT M.28) existe en version adhésive prédécoupée (compresse et fixation hypoallergénique) ou en version individuelle type militaire pour les plaies par balle (bande, deux compresses absorbantes dont une mobile, épingle). Dans tous les cas, la partie au contact de la plaie n'est jamais touchée, même avec des gants ; un pansement peut masquer un saignement actif et créer un effet garrot, ce qui impose une surveillance de la douleur et de la circulation en aval. Un pansement sur le front ou le cuir chevelu est contre-indiqué en cas de suspicion de traumatisme du rachis.</p><p>Le <strong>filet tubulaire</strong> (FT M.29) assure un maintien confortable sans compression circulaire ; il ne doit jamais être serré autour du cou. Il s'utilise sur le crâne, la nuque, un membre, le thorax, la main, un doigt, le cou ou le pied, et peut être découpé pour créer des orifices (oreilles, bras, pouce).</p><p>Le <strong>pansement avec bande</strong> (FT M.30) utilise des bandes de crêpe ou extensibles maintenues par un ruban adhésif ou une épingle. Une bande trop serrée crée elle aussi un effet garrot, ce qui impose de contrôler le pouls, le temps de recoloration cutanée et l'aspect de la peau en aval ; le pansement est toujours placé sous la bande, et la pose sur le crâne reste contre-indiquée en cas de suspicion de traumatisme du rachis.</p><p>L'<strong>emballage au moyen d'un champ stérile</strong> (FT M.31) est réservé aux plaies étendues ou aux brûlures graves : il se saisit par les extrémités, sans jamais toucher le côté au contact de la peau, se déploie sans contact avec le sol ou les vêtements, puis se maintient avec un ruban adhésif.</p><p>La <strong>compresse hydrogel</strong> (FT M.32) est indiquée pour les brûlures thermiques en l'absence d'eau ou en cas de localisation difficile, notamment le visage (des orifices sont alors découpés pour les yeux, la bouche et le nez). Elle s'applique 10 minutes minimum, jusqu'à 20 minutes, et peut être laissée pendant le transport après avis médical pour son effet antalgique ; elle est en revanche <strong>non indiquée pour une brûlure chimique</strong>, qui nécessite un rinçage. Si les vêtements adhèrent à la peau, la compresse s'applique par-dessus.</p><p>Pour un <strong>membre sectionné</strong> (FT M.33), le matériel type comprend un sac isotherme, une poche plastique, 4 sacs réfrigérants, un champ stérile, des compresses, une couverture de survie et des pansements. Après avoir enfilé des gants propres ou stériles, le membre est enveloppé dans le champ stérile, placé dans le sac plastique fermé, lui-même installé dans le sac isotherme ; les sacs réfrigérants activés sont placés entre le sac plastique et la paroi isotherme, jamais au contact direct du membre. Le sac est étiqueté avec le nom de la victime et l'heure de l'amputation.</p><p>Pour une <strong>plaie thoracique</strong> (FT M.34), la règle fondamentale est de ne <strong>jamais l'occlure</strong> : un pansement occlusif posé sur une plaie soufflante peut créer un pneumothorax compressif, une urgence vitale. La victime est installée assise ou demi-assise, reçoit de l'oxygène à haute concentration en cas de signes de gravité, et fait l'objet d'une surveillance respiratoire étroite ; en cas d'hémorragie associée, seule la compression directe est réalisée.</p><h4>References</h4><p>Notion de formation SSUAP d'Imad Bouzalmata, base « Formation Pompiers / SSUAP », Chap.13 — Atteintes de la peau (§13.1 Les plaies, §13.2 Les brûlures) et fiches techniques associées FT M.28 (pansement), FT M.29 (filet tubulaire), FT M.30 (pansement avec bande), FT M.31 (emballage au moyen d'un champ stérile), FT M.32 (compresse hydrogel), FT M.33 (membre sectionné) et FT M.34 (plaie thoracique).</p>",
  "q": [
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle est la définition d'une plaie ?",
    "a": "Une interruption de la continuité de la peau, avec atteinte possible des tissus sous-cutanés",
    "c": [
     "Une interruption de la continuité de la peau, avec atteinte possible des tissus sous-cutanés",
     "Une rougeur superficielle sans lésion sous-cutanée",
     "Un hématome sans ouverture de la peau",
     "Une atteinte exclusivement musculaire, peau intacte"
    ],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.1.A — traumatisme le plus souvent, mécanisme de l'extérieur vers l'intérieur ou l'inverse (fracture ouverte)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 4 risques d'une plaie.",
    "a": "Hémorragie, atteinte profonde (organe, vaisseau, nerf), infection locale pouvant évoluer en septicémie, contamination par des germes (tétanos, VIH, hépatites).",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.1.B."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel bacille est responsable du tétanos ?",
    "a": "Le bacille de Nicolaïer.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.1.C — sa neurotoxine provoque contractures, spasmes et convulsions."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le tétanos est une infection immunisante : on ne peut l'attraper qu'une seule fois dans sa vie.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.1.C — c'est une infection non immunisante, une personne déjà infectée peut la contracter de nouveau."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Au-delà de combien de temps sans rappel antitétanique (ou en l'absence de vaccination) faut-il conseiller une consultation médicale à la victime ?",
    "a": "Au-delà de 20 ans sans rappel, ou en l'absence de vaccination.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.1.C ; le sapeur-pompier, population à risque, doit être vacciné à jour."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Parmi ces 4 propositions, laquelle correspond à la plaie punctiforme ?",
    "a": "Provoquée par un objet pointu, minime en apparence mais pouvant être très profonde",
    "c": [
     "Provoquée par un objet pointu, minime en apparence mais pouvant être très profonde",
     "Superficielle, rouge et suintante, avec risque de petits corps étrangers",
     "Déchirure complexe de la peau et des muscles en lambeaux",
     "Provoquée par un objet tranchant, la plus fréquente"
    ],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.1.D — les 4 types sont écorchure, coupure, punctiforme, délabrante."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Une plaie punctiforme peut être très profonde malgré un aspect minime en surface.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.1.D — piège classique : la profondeur réelle n'est pas visible."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la plaie la plus fréquente parmi les 4 types recensés ?",
    "a": "La coupure.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.1.D."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Comment considère-t-on toute plaie dont on ne peut apprécier la profondeur ?",
    "a": "Comme pénétrante.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.1.E."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Une plaie par injection de liquide sous pression est toujours considérée comme une plaie grave.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.1.E — un des critères qui rendent une plaie grave à elle seule."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite au moins 4 critères qui font qu'une plaie est qualifiée de grave (hors hémorragie associée).",
    "a": "Mécanisme pénétrant, localisation critique (cou, thorax, abdomen, œil, orifices naturels), aspect déchiqueté ou écrasement, plaies multiples, injection de liquide sous pression, profondeur impossible à apprécier.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.1.E."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Retire-t-on un corps étranger planté dans une plaie ? Quelle est la seule exception ?",
    "a": "Non, sauf s'il empêche la réalisation d'un massage cardiaque externe (MCE).",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.1.F, règle n°5 de la conduite à tenir générale."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris la conduite à tenir générale face à une plaie, en au moins 5 étapes.",
    "a": "Arrêter l'hémorragie éventuelle, installer une position adaptée, nettoyer au sérum physiologique ou à l'eau et au savon, protéger par compresses stériles et bandage/filet/pansement, ne jamais retirer un corps étranger (sauf gêne MCE), demander la régulation médicale, ne pas mobiliser la zone, protéger du froid/chaleur/intempéries.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.1.F."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle position adopte une victime consciente porteuse d'une plaie au thorax ?",
    "a": "Demi-assise",
    "c": [
     "Demi-assise",
     "Allongée à plat sur le dos",
     "Position latérale de sécurité",
     "Assise, jambes pendantes"
    ],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.1.G."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle position adopter face à une plaie de l'abdomen chez une victime consciente ?",
    "a": "Allongée sur le dos, cuisses fléchies.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.1.G."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Face à une plaie de l'œil, on ferme uniquement l'œil atteint pour ne pas gêner l'autre.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.1.H — les deux yeux sont fermés et pansés, pour éviter les mouvements oculaires synchrones."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris la conduite à tenir face à une éviscération, y compris l'exception nouveau-né/nourrisson.",
    "a": "Ne jamais remettre les organes en place ; recouvrir d'un emballage stérile humidifié au sérum physiologique. Exception nouveau-né/nourrisson : compresses à sec, pour éviter le risque d'hypothermie.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.1.H."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que ne doit-on jamais faire face à une plaie thoracique soufflante ?",
    "a": "L'occlure (poser un pansement occlusif).",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.1.H et FT M.34."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel risque fait courir un pansement occlusif posé sur une plaie thoracique soufflante ?",
    "a": "Un pneumothorax compressif",
    "c": [
     "Un pneumothorax compressif",
     "Une éviscération secondaire",
     "Un choc anaphylactique",
     "Une septicémie immédiate"
    ],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.1.H et FT M.34 — urgence vitale."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite au moins 3 règles de conservation d'un membre sectionné.",
    "a": "Envelopper dans un champ stérile, placer dans un sac plastique fermé puis dans un sac isotherme, utiliser des sacs réfrigérants sans jamais de contact direct avec le membre, étiqueter avec le nom de la victime et l'heure de l'amputation.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.1.H et FT M.33."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Les sacs réfrigérants peuvent être placés au contact direct du membre sectionné pour accélérer le refroidissement.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "FT M.33, Notion SSUAP — jamais de contact direct, sous peine de gelures qui compromettraient la réimplantation."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quels organes une brûlure peut-elle toucher, en plus de la peau ?",
    "a": "Muscles, voies aériennes, tube digestif, yeux",
    "c": [
     "Muscles, voies aériennes, tube digestif, yeux",
     "Uniquement le système osseux",
     "Uniquement le système nerveux central",
     "Uniquement les muqueuses buccales"
    ],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.2.A."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 5 risques d'une brûlure.",
    "a": "Détresse circulatoire (perte de plasma), détresse respiratoire (inhalation de gaz chauds/fumées), douleur sévère, infection dans les jours suivants, séquelles esthétiques et fonctionnelles.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.2.B."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Cite les 5 causes de brûlure.",
    "a": "Thermique, électrique, chimique, mécanique, radiante.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.2.C."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Les bases (soude, ammoniac) sont moins graves que les acides pour les brûlures chimiques.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.2.J — les bases pénètrent plus vite et plus profondément que les acides."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Combien de temps d'immersion à 55 °C suffit à provoquer une brûlure au 3e degré ?",
    "a": "20 secondes",
    "c": [
     "2 minutes",
     "20 secondes",
     "5 secondes",
     "1 minute"
    ],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.2.C — 2 min à 50 °C, 5 s à 60 °C."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris les 3 degrés de brûlure et précise le stade ultime.",
    "a": "1er degré : rougeur simple de l'épiderme. 2e degré : phlyctènes (cloques à liquide clair), douleur intense. 3e degré : blanchâtre, chamois ou noirâtre, indolore. Stade ultime : carbonisation.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.2.D."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel aspect cutané caractérise une brûlure du 2e degré ?",
    "a": "Des phlyctènes, c'est-à-dire des cloques à liquide clair.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.2.D."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Une brûlure du 3e degré est très douloureuse car les terminaisons nerveuses restent exposées.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.2.D — elle est indolore, les terminaisons nerveuses étant détruites."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Selon la règle des 9 de Wallace chez l'adulte, quelle surface représente chaque membre inférieur ?",
    "a": "18 %",
    "c": [
     "9 %",
     "18 %",
     "27 %",
     "36 %"
    ],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.2.E."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Énonce la règle des 9 de Wallace complète pour l'adulte, avec le pourcentage de chaque zone.",
    "a": "Chaque membre supérieur 9 %, chaque membre inférieur 18 %, tronc face 18 %, tronc dos 18 %, tête 9 %, parties génitales 1 %, total 100 %.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.2.E ; règle qui tend à surestimer, ne s'applique pas à l'enfant."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle surface représente la face palmaire (paume et doigts) de la victime, quel que soit son âge ?",
    "a": "1 % de la surface corporelle totale.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.2.E — méthode de la paume."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "La règle des 9 de Wallace s'applique telle quelle chez l'enfant et le nourrisson.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.2.E — chez le nourrisson, la tête représente 20 % de la surface, pas 9 %."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "À partir de quel pourcentage de surface brûlée (2e et 3e degré) la détresse circulatoire apparaît-elle chez l'adulte ?",
    "a": "20 %",
    "c": [
     "10 %",
     "15 %",
     "20 %",
     "30 %"
    ],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.2.D — au-delà, perte de plasma et risque infectieux majeur."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite au moins 4 critères qui font qu'une brûlure est qualifiée de grave.",
    "a": "Cloques de plus d'une demi-paume, aspect 3e degré, brûlure circulaire, localisation visage/cou/mains/articulations/orifices naturels, rougeur étendue chez l'enfant/nourrisson, origine électrique ou radiologique.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.2.G."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Cite au moins 3 signes évocateurs d'une atteinte des voies aériennes lors d'un incendie.",
    "a": "Suies autour des narines ou de la bouche, toux, crachats noirs, voix rauque.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.2.F — doit faire suspecter un œdème des voies aériennes supérieures."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle température d'eau utiliser pour refroidir une brûlure thermique par ruissellement ?",
    "a": "15 à 25 °C",
    "c": [
     "5 à 10 °C",
     "15 à 25 °C",
     "30 à 35 °C",
     "40 à 45 °C"
    ],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.2.H — sans pression."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris les modalités complètes du refroidissement d'une brûlure thermique (température, durée, délai maximal, seuils de surface).",
    "a": "Eau à 15-25 °C par ruissellement sans pression, 10 minutes minimum jusqu'à 20 minutes, au plus tard 30 minutes après la survenue, si surface brûlée < 20 % chez l'adulte ou < 10 % chez l'enfant/nourrisson, et en l'absence de détresse circulatoire.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.2.H."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Il faut refroidir l'ensemble du corps du brûlé, et pas seulement la zone brûlée, pour limiter la douleur.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.2.H — règle d'or : refroidir la brûlure, pas le brûlé, sous peine d'hypothermie."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Perce-t-on les phlyctènes d'une brûlure ?",
    "a": "Non, jamais.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.2.H."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel type d'extincteur utilise-t-on pour abattre les flammes sur une personne en feu ?",
    "a": "L'extincteur hydraulique vert, et aucun autre",
    "c": [
     "L'extincteur CO2",
     "L'extincteur à poudre",
     "L'extincteur hydraulique vert, et aucun autre",
     "L'extincteur à mousse"
    ],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.2.I."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris la conduite à tenir face à une personne en feu, en 3 étapes.",
    "a": "L'empêcher de courir, la rouler au sol, abattre les flammes avec un vêtement/une couverture, un extincteur hydraulique vert ou une lance en jet diffusé.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.2.I — le risque d'hypothermie devient secondaire face à la gravité des brûlures."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la durée de rinçage recommandée en cas de projection chimique dans l'œil ?",
    "a": "30 minutes à l'eau.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.2.J — tête penchée sur le côté, œil blessé vers le sol."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Si le produit chimique réagit avec l'eau, on rince immédiatement et abondamment à l'eau.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.13 §13.2.J — on tamponne d'abord avec du papier absorbant avant de rincer."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "FT M.32 — dans quel cas la compresse hydrogel est-elle contre-indiquée ?",
    "a": "En cas de brûlure chimique, qui nécessite un rinçage.",
    "c": [],
    "e": "FT M.32, Notion SSUAP — indiquée pour les brûlures thermiques sans eau disponible ou en localisation difficile."
   }
  ]
 },
 {
  "id": "ssuap-grossesse",
  "domain": "ssuap",
  "ic": "👶",
  "t": "Grossesse, accouchement et nouveau-né",
  "fig": [
   [
    "Durée de grossesse",
    "9 mois = 41 SA = 39 SG — SA = SG + 2 semaines"
   ],
   [
    "Ovulation / nidation",
    "ovulation J12-J14 après le début des dernières règles, nidation de l'œuf à J7"
   ],
   [
    "Prématurité",
    "extrême < 28 SA, grande 28-33 SA, prématurité < 35 SG (37 SA), à terme ≥ 39 SG (41 SA)"
   ],
   [
    "Cordon ombilical",
    "50 cm à terme, 2 artères + 1 veine"
   ],
   [
    "Placenta",
    "30 cm de diamètre, expulsion (délivrance) < 30 min après l'accouchement"
   ],
   [
    "Liquide amniotique",
    "800 à 1200 mL à terme, température constante de 37°C"
   ],
   [
    "Grossesse gémellaire",
    "faux jumeaux 75 % (2 ovules + 2 spz) — vrais jumeaux 25 % (1 ovule qui se divise)"
   ],
   [
    "PLS/décubitus latéral gauche",
    "3e trimestre : évite la compression de la veine cave inférieure par l'utérus"
   ],
   [
    "Suivi légal de grossesse",
    "7 visites médicales + au moins 3 échographies ; recherche obligatoire rubéole/syphilis/toxoplasmose"
   ],
   [
    "Grossesse extra-utérine (GEU)",
    "douleur abdominale bas-ventre + malaise, avant la fin du 1er trimestre ; femme souvent ignorante de sa grossesse"
   ],
   [
    "Pré-éclampsie",
    "triade HTA > 140/90 + protéinurie + douleur en barre épigastrique"
   ],
   [
    "Éclampsie",
    "toute crise convulsive au 3e trimestre = éclampsie jusqu'à preuve du contraire"
   ],
   [
    "Hémorragie de la délivrance",
    "> 500 mL de sang perdu après l'accouchement ; surveillance mère ≥ 2 heures"
   ],
   [
    "Procidence du cordon",
    "fréquence 0,4-0,6 % des accouchements, mortalité fœtale 10-20 %"
   ],
   [
    "SpO2 du nouveau-né",
    "70 % à 3 min, 80 % à 5 min, 90 % à 10 min — cyanose initiale normale"
   ],
   [
    "Clampage du cordon (FT M.24)",
    "au minimum après 1 minute ; 1er clamp à 10-15 cm de l'ombilic, 2e clamp à 3-5 cm du 1er côté mère"
   ],
   [
    "Réanimation du nouveau-né",
    "FC < 100/min → 20 insufflations d'air sur 30 s ; FC < 60/min = arrêt cardiaque → RCP"
   ],
   [
    "RCP du nouveau-né",
    "ratio 3 compressions / 1 insufflation, MCE à 120/min, O2 15 L/min, réévaluation toutes les 30 s"
   ]
  ],
  "s": "<h3>Généralités et cycle de reproduction</h3><p>Les sapeurs-pompiers interviennent sur trois types de situations liées à la grossesse : une grossesse en cours associée à une autre détresse non obstétricale, une pathologie propre à la grossesse, ou un accouchement imprévu en pré-hospitalier — ce dernier cas étant le plus rare mais le plus critique. La plupart des accouchements peuvent être menés jusqu'à la maternité ; à défaut, le sapeur-pompier assure l'accouchement, les premiers soins au nouveau-né et la surveillance de la mère.</p><p>Le cycle menstruel dure environ 28 jours, avec une ovulation située entre le 12e et le 14e jour après le début des dernières règles ; les règles suivantes surviennent 14 jours après l'ovulation. Après la fécondation (fusion d'un spermatozoïde et d'un ovule, chacun apportant la moitié du patrimoine génétique), l'œuf migre de la trompe vers l'utérus où la nidation a lieu au 7e jour. Les mouvements fœtaux sont perçus par la mère à la fin du 4e mois. La grossesse dure normalement 9 mois, soit <strong>41 semaines d'aménorrhée (SA) ou 39 semaines de grossesse (SG)</strong> — la relation entre les deux unités étant <strong>SA = SG + 2 semaines</strong>.</p><h4>Parité, gestité et prématurité</h4><p>La <strong>parité</strong> désigne le nombre d'enfants mis au monde par une femme, tandis que la <strong>gestité</strong> désigne le nombre de grossesses, y compris les IVG et les fausses couches (une femme « 2e pare, 3e geste » a eu 3 grossesses pour 2 enfants nés). La prématurité se classe par seuil de SA : <strong>extrême prématurité en dessous de 28 SA</strong>, <strong>grande prématurité entre 28 et 33 SA</strong>, prématurité simple en dessous de 35 SG (soit 37 SA), et grossesse à terme à partir de 39 SG (41 SA).</p><h4>Grossesse gémellaire et annexes fœtales</h4><p>Les grossesses gémellaires se répartissent en faux jumeaux (75 % des cas, issus de 2 ovules fécondés par 2 spermatozoïdes distincts, pouvant être de sexes différents) et vrais jumeaux (25 %, issus d'un seul ovule qui se divise, toujours de même sexe et même groupe sanguin). Le <strong>placenta</strong> assure la nutrition du fœtus via le sang maternel et forme une barrière partielle contre les infections ; il mesure environ 30 cm de diamètre et doit être expulsé (délivrance) moins de 30 minutes après l'accouchement. Le <strong>cordon ombilical</strong>, composé de 2 artères et 1 veine, relie le placenta à l'ombilic et mesure 50 cm à terme. Les <strong>membranes</strong> forment une poche étanche isolant le fœtus de la cavité utérine ; leur rupture correspond à la « perte des eaux ». Le <strong>liquide amniotique</strong> assure l'amortissement du fœtus et une température constante de 37°C, pour un volume de 800 à 1200 mL à terme. Le placenta laisse passer vers le fœtus certains agents et toxiques : rubéole, toxoplasmose, Zika, alcool, nicotine, certains médicaments.</p><h4>Veine cave, suivi légal et sapeur-pompier enceinte</h4><p>Au 3e trimestre de grossesse, l'utérus volumineux peut comprimer la veine cave inférieure lorsque la mère est allongée sur le dos ; l'installer en décubitus latéral gauche (ou PLS gauche) préserve le retour veineux, la pression artérielle maternelle et la perfusion fœtale. Le suivi légal de la grossesse impose une déclaration avant la fin du 3e mois, <strong>7 visites médicales</strong> et au minimum <strong>3 échographies</strong>, avec une recherche obligatoire de rubéole, syphilis et toxoplasmose ainsi que la détermination du groupe sanguin ; chaque visite comprend pesée, mesure de la pression artérielle, recherche de glycosurie et mesure de la hauteur utérine. Enfin, l'état de grossesse constitue pour une sapeuse-pompière une <strong>inaptitude opérationnelle temporaire</strong> : plus aucune mission opérationnelle dès la déclaration de grossesse, suivie des congés légaux puis d'une visite médicale avant toute reprise.</p><h3>Pathologies de la grossesse</h3><h4>Grossesse extra-utérine (GEU)</h4><p>La GEU correspond à la nidation et au développement de l'œuf hors de la cavité utérine, le plus souvent dans une trompe ; elle se manifeste avant la fin du 1er trimestre. Ses signes sont une douleur abdominale du bas-ventre d'intensité variable et un malaise général, plus rarement de faibles saignements vaginaux. Le piège classique tient au fait que la femme ignore souvent qu'elle est enceinte : le motif d'appel n'évoque donc pas spontanément une grossesse, et toute femme en âge de procréer présentant une douleur abdominale basse associée à un malaise doit faire suspecter une GEU. La conduite à tenir consiste à allonger la victime sur le dos, jambes fléchies, à administrer de l'oxygène en inhalation si besoin, à demander une régulation médicale en urgence et à maintenir une surveillance attentive.</p><h4>Hémorragies génitales</h4><p>Au 1er trimestre, une hémorragie génitale oriente vers une fausse couche ou une GEU, sans engagement habituel du pronostic maternel. Aux 2e et 3e trimestres, elle peut signer un accouchement prématuré, un <strong>placenta prævia</strong> (insertion basse du placenta plutôt qu'au fond de l'utérus, entraînant une hémorragie lors du travail — s'il recouvre le col, la césarienne est obligatoire) ou un <strong>hématome rétro-placentaire</strong> (décollement prématuré d'un placenta normalement inséré, favorisé par l'hypertension artérielle, le tabagisme, la cocaïne ou un contexte traumatique) ; le pronostic fœtal, voire maternel, est alors engagé. La conduite à tenir associe une régulation médicale urgente (en particulier aux 2e-3e trimestres ou en cas de saignement abondant), la mise de serviettes ou pansements absorbants entre les cuisses avec l'accord de la victime, le transport vers une structure d'accueil et, en cas de fausse couche du 1er trimestre, le transport du produit d'expulsion avec la victime. Des contractions utérines avant 8 mois de grossesse évoquent une menace d'accouchement prématuré et justifient un bilan de parturiente avec conduite à tenir adaptée.</p><h4>Éclampsie</h4><p>L'éclampsie se définit comme la survenue de convulsions chez une femme enceinte, épileptique ou non, typiquement au 3e trimestre (parfois juste après l'accouchement) : <strong>toute crise convulsive survenant au 3e trimestre doit être considérée comme une éclampsie jusqu'à preuve du contraire</strong>, même chez une patiente épileptique connue. La pré-éclampsie, qui précède parfois la crise, associe une triade caractéristique : hypertension artérielle supérieure à 140/90, protéinurie et douleur abdominale en barre épigastrique, complétée par des céphalées, des troubles visuels (mouches volantes), des bourdonnements d'oreille, une obnubilation, des œdèmes récents des pieds, du visage ou des mains, et parfois un épistaxis. La conduite à tenir face à une éclampsie associe la mise en PLS, l'oxygène en inhalation si besoin, une régulation médicale en urgence (en vue d'une césarienne en urgence), une surveillance permanente du pouls, de la pression artérielle et de la conscience, une protection de la victime contre de nouvelles crises et l'anticipation d'un brancardage rapide après médicalisation.</p><h3>Accouchement et complications</h3><h4>Signes du travail et règles d'interrogatoire</h4><p>Une présentation céphalique (tête en avant) correspond à un accouchement normal. Les signes du travail associent des contractions utérines douloureuses de plus en plus rapprochées, une envie de pousser assimilable à une envie d'aller à la selle (signe d'imminence probable) et une rupture de la poche des eaux, dont le liquide est normalement clair (une rupture sans contraction impose une hospitalisation, l'accouchement devant survenir dans les 24 heures). Il ne faut <strong>jamais demander à la parturiente si elle veut pousser</strong> — question biaisant sa réponse — mais lui demander si elle sent le bébé descendre ; aucun examen gynécologique n'est réalisé par les sapeurs-pompiers. Le bilan spécifique recueille l'âge de la mère, sa parité, le terme en SA, le nombre de bébés attendus, l'heure et la couleur de la rupture de la poche des eaux (clair, vert ou sanglant), la présentation, la voie prévue (basse ou césarienne), les antécédents et traitements, la maternité prévue, ainsi que la pression artérielle et la fréquence/durée des contractions.</p><p>Si l'accouchement n'est pas imminent, la parturiente est installée de préférence sur le côté gauche (droit en cas d'inconfort) pour éviter la compression de la veine cave inférieure ; dans le VSAV, le véhicule reste à l'arrêt et la parturiente est installée dans le sens de la route ou en transverse sur le brancard, avant transport vers l'hôpital après bilan et régulation. Les maternités se classent en 3 types : <strong>type 1</strong> sans néonatalogie sur site pour les grossesses non pathologiques, <strong>type 2</strong> avec un service de médecine néonatale ou de pédiatrie pour les grossesses normales et pathologiques, et <strong>type 3</strong> en CHU avec réanimation néonatale et pédiatrique, qui reçoit les transferts des types 1 et 2 et les pathologies les plus lourdes. La transmission du bilan en urgence doit impérativement comporter le terme (en particulier un terme prématuré de plus de 6 semaines d'avance), le caractère compliqué de la grossesse (siège, gémellaire), un éventuel risque infectieux (fièvre maternelle supérieure à 38°C), la couleur du liquide amniotique et l'existence d'un saignement vaginal.</p><h4>Préparation et déroulement de l'accouchement</h4><p>La préparation du matériel comprend l'oxygène et un insufflateur pédiatrique, un dispositif d'aspiration avec sonde pédiatrique, un kit d'accouchement, des gants à usage unique, des serviettes de bain tièdes (dont la température est vérifiée avant tout contact avec le nouveau-né), un sac DASRI (ou une bassine) pour les liquides corporels et le placenta, un scope multiparamétrique, ainsi que l'anticipation d'un emplacement dur, chauffé et non vu de la mère pour une éventuelle réanimation néonatale. L'expulsion se déroule en 3 temps : la mère relève les jambes et pousse vers le bas en retenant sa respiration (ou en poussée soufflante), avec 2 à 3 efforts expulsifs par contraction. <strong>Pour la tête</strong>, la poussée se poursuit jusqu'à l'apparition du front (largeur d'une paume de main), puis elle doit <strong>s'arrêter</strong> pour laisser la tête sortir millimètre par millimètre, une main posée dessus, en respectant la rotation spontanée d'un quart de tour sans la contrarier (si elle ne survient pas, un nouvel effort expulsif est demandé). Un nouvel effort expulsif permet ensuite la sortie de la <strong>première épaule</strong>, puis la mère arrête de pousser pour la sortie du <strong>reste du corps</strong>, le nouveau-né glissant rapidement et devant être tenu fermement. L'heure de naissance est notée précisément, la prise en charge du nouveau-né débute, et la <strong>délivrance</strong> (expulsion du placenta, sans jamais tirer sur le cordon ni sur le placenta) doit survenir en moins de 30 minutes ; le placenta est conservé dans le sac DASRI pour vérification médicale.</p><h4>Hémorragie de la délivrance</h4><p>Une perte de plus de 500 mL de sang après l'accouchement définit l'hémorragie de la délivrance, causée par un fragment de placenta ou de membrane resté en place, ou par une hypotonie utérine : il s'agit d'une <strong>urgence vitale maternelle</strong>. La conduite à tenir associe l'oxygène et un massage ferme du ventre au niveau de l'ombilic, poursuivi jusqu'à la médicalisation ; la mère doit être surveillée au minimum 2 heures après l'accouchement.</p><h4>Accouchements compliqués</h4><p>La présentation par le siège se décline en siège complet (bébé se présentant par les pieds) et siège décomplété (par les fesses) : la règle absolue est de <strong>ne toucher à rien</strong>, l'expulsion se faisant uniquement par les contractions et les efforts expulsifs ; le dos du bébé doit rester orienté vers le haut, tout basculement vers l'arrière devant être signalé immédiatement au médecin régulateur. La présentation transverse ou de l'épaule, où un bras sort en premier, est dramatique et le sapeur-pompier ne peut rien faire d'autre que d'assurer un transport urgent vers une maternité prévenue en vue d'une césarienne. En cas de circulaire du cordon (cordon enroulé autour du cou), une circulaire lâche se traite en faisant glisser le cordon au-dessus de la tête sans la refouler, tandis qu'une circulaire serrée impose de poser 2 clamps espacés de 2 à 3 cm au niveau du cou puis de sectionner prudemment entre les deux, un doigt du sapeur-pompier protégeant le nouveau-né ; la sortie peut alors être très rapide (« effet bouchon de champagne »). La <strong>procidence du cordon ombilical</strong> (chute du cordon en avant du fœtus après rupture de la poche des eaux) concerne 0,4 à 0,6 % des accouchements, avec une mortalité fœtale de 10 à 20 % et un risque de lésions cérébrales dès 10 minutes de compression du cordon (facteurs de risque : multiparité, bassin rétréci, hydramnios, grossesse gémellaire, petit poids fœtal, placenta prævia, rupture brutale de la poche) ; il s'agit d'une <strong>urgence absolue</strong> nécessitant une césarienne, avec une conduite à tenir associant décubitus latéral gauche, coussin sous la fesse droite, position de Trendelenburg (tête plus basse que le bassin) et oxygène, maintenus pendant tout le conditionnement, le relevage et le transport. Un nouveau-né « coiffé » (poche des eaux intacte à la naissance) ne présente aucun danger : la poche est simplement percée manuellement pour le dégager.</p><h3>Prise en charge du nouveau-né</h3><h4>Évaluation initiale et conduite à tenir standard</h4><p>Dès la naissance, l'heure précise (T=0) est notée, le nouveau-né est séché par tamponnement, et trois critères sont évalués en quelques secondes : la respiration (ample, sans blocage ni pause), le cri (vigoureux) et le tonus (mouvements spontanés des membres). La SpO2 du nouveau-né évolue normalement de <strong>70 % à 3 minutes</strong>, <strong>80 % à 5 minutes</strong> et <strong>90 % à 10 minutes</strong> de vie ; une cyanose initiale qui régresse progressivement est donc normale. Si le nouveau-né va bien, il est posé sur le ventre de la mère, sur le côté, peau contre peau, sans être placé plus haut que la mère afin de favoriser le reflux sanguin vers le placenta, cordon non clampé ; il est séché par tamponnement avec une serviette tiède, coiffé d'un bonnet en jersey, couvert avec une couverture de survie (la prévention de l'hypothermie est fondamentale) et placé dans un sac en polyéthylène, sous surveillance continue avec la mère. Le clampage du cordon intervient au minimum après <strong>1 minute</strong> de vie en l'absence de personnel de santé.</p><h4>Réanimation du nouveau-né</h4><p>Les signes d'alerte justifiant une réanimation sont l'absence totale de cri ou un geignement (plainte à chaque mouvement respiratoire), une respiration inefficace (superficielle, irrégulière, bruyante, avec tirage, apnées ou gasps), un tonus faible ou absent, et une pâleur extrême, signe de gravité majeur ; la fréquence cardiaque et la SpO2 sont mesurées à la main droite. La séquence de réanimation, réalisée à 3 sapeurs-pompiers minimum, comprend la pose sur le ventre de la mère peau contre peau, le séchage par tamponnement, la stimulation par frictions douces du dos (tête en position neutre), puis si l'état reste critique le clampage et la section du cordon en priorité pour permettre la ventilation, l'installation sur un plan dur avec couverture de survie et serviette, un sac polyéthylène si disponible, la libération des voies aériennes (tête en position neutre, coussin sous les épaules si besoin, aspiration pédiatrique en cas d'encombrement) et une réévaluation de la fréquence cardiaque au scope.</p><p>Si le nouveau-né reste atone avec une fréquence cardiaque inférieure à 100/min, 20 insufflations d'air sont réalisées sur 30 secondes, en surveillant le soulèvement du thorax dès les 5 premières (en l'absence de soulèvement, LVA, taille du masque et fuites sont réajustées avant de reprendre). Après 30 secondes de ventilation efficace, la fréquence cardiaque est réévaluée : au-dessus de 100/min, la respiration et le tonus sont contrôlés puis la conduite à tenir standard reprend ; entre 60 et 100/min, une nouvelle série de 20 insufflations est réalisée ; en dessous de 60/min, il s'agit d'un <strong>arrêt cardiaque</strong> imposant la RCP, selon un ratio de <strong>3 compressions pour 1 insufflation</strong>, un massage cardiaque externe à 120/min, un complément d'oxygène à 15 L/min, avec réévaluation toutes les 30 secondes et un message radio signalant un nouveau-né en détresse ou en arrêt cardio-respiratoire.</p><h4>Clampage et section du cordon ombilical (FT M.24)</h4><p>Le clampage et la section du cordon se réalisent à 2 sapeurs-pompiers. Chez un nouveau-né qui va bien, le clampage n'intervient jamais avant 1 minute de vie ; le <strong>1er clamp est posé à 10-15 cm de l'ombilic</strong> (en veillant à ne pas pincer une anse intestinale — la veine ombilicale pouvant être perfusée en cas de besoin), le <strong>2e clamp à 3-5 cm du premier, côté mère</strong>, et la section s'effectue <strong>au milieu des deux clamps</strong> aux ciseaux stériles, sous peine d'hémorragie si elle est mal positionnée ; aucune tension n'est exercée sur le cordon, au risque de décollement placentaire. Le matériel comprend des gants stériles, des compresses et un antiseptique, 2 clamps de Barr et des ciseaux stériles ; la procédure alterne désinfections et pose des clamps avant la section, puis l'emballage du clamp dans des compresses stériles et la protection de l'extrémité coupée. En cas de circulaire impossible à libérer, 2 clamps rapprochés sont posés puis une section prudente est réalisée avec un doigt en protection ; face à un nouveau-né en détresse, gants stériles et désinfection sont sacrifiés pour gagner du temps ; en cas de cordon rompu avant l'arrivée des secours, un clamp est posé sur chaque extrémité après désinfection.</p><h4>References</h4><p>Théorie SSUAP, Chap.14 — Grossesse, accouchement et nouveau-né (§14.1 Généralités, §14.2 Grossesse et pathologies, §14.3 Accouchement, §14.4 Nouveau-né), Notion de formation SSUAP d'Imad Bouzalmata (base « Formation Pompiers / SSUAP »). FT M.24 — Clampage et section du cordon ombilical. Fiches techniques associées : FT M.04 (aspiration nouveau-né), FT M.07 (oxygénothérapie), FT M.08 (insufflation manuelle), FT G.13 (massage cardiaque externe), FT G.15 (position latérale de sécurité).</p>",
  "q": [
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la durée normale d'une grossesse, exprimée en semaines d'aménorrhée (SA) et en semaines de grossesse (SG) ?",
    "a": "41 SA, soit 39 SG.",
    "c": [],
    "e": "9 mois de grossesse (Théorie SSUAP, Chap.14, §14.1)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "À quel jour du cycle la nidation de l'œuf a-t-elle lieu dans l'utérus ?",
    "a": "Au 7e jour (J7).",
    "c": [],
    "e": "Après migration de l'œuf de la trompe vers l'utérus, l'ovulation ayant lieu à J12-J14 (Théorie SSUAP, Chap.14, §14.1)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Différencie la parité de la gestité, en donnant un exemple chiffré.",
    "a": "La parité est le nombre d'enfants mis au monde. La gestité est le nombre de grossesses, y compris les IVG et les fausses couches. Exemple : une femme 2e pare 3e geste a eu 3 grossesses pour 2 enfants nés.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.14, §14.1."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel seuil, en semaines d'aménorrhée, définit l'extrême prématurité ?",
    "a": "Moins de 28 SA",
    "c": [
     "Moins de 28 SA",
     "Moins de 30 SA",
     "Moins de 32 SA",
     "Moins de 35 SA"
    ],
    "e": "La grande prématurité se situe entre 28 et 33 SA (Théorie SSUAP, Chap.14, §14.1)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la longueur du cordon ombilical à terme ?",
    "a": "50 cm.",
    "c": [],
    "e": "Composé de 2 artères et 1 veine (Théorie SSUAP, Chap.14, §14.1)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel est le diamètre du placenta à terme ?",
    "a": "30 cm",
    "c": [
     "20 cm",
     "25 cm",
     "30 cm",
     "35 cm"
    ],
    "e": "Le placenta doit être expulsé (délivrance) moins de 30 minutes après l'accouchement (Théorie SSUAP, Chap.14, §14.1)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le liquide amniotique représente normalement un volume de 800 à 1200 mL à terme, maintenu à une température constante de 37°C.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Il assure l'amortissement du fœtus (Théorie SSUAP, Chap.14, §14.1)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelles sont la fréquence et le mécanisme de formation des faux jumeaux et des vrais jumeaux ?",
    "a": "Faux jumeaux : 75 % des cas, issus de 2 ovules fécondés par 2 spermatozoïdes distincts, sexes possiblement différents. Vrais jumeaux : 25 % des cas, issus d'un seul ovule qui se divise, même sexe et même groupe sanguin.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.14, §14.1."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Pourquoi une femme enceinte au 3e trimestre est-elle installée en décubitus latéral gauche plutôt que sur le dos ?",
    "a": "Pour éviter la compression de la veine cave inférieure par l'utérus volumineux, ce qui préserve le retour veineux, la pression artérielle maternelle et la perfusion fœtale.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.14, §14.1 (rappel anatomique)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Combien de visites médicales et d'échographies minimales sont légalement prévues pendant une grossesse ?",
    "a": "7 visites médicales et au moins 3 échographies.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.14, §14.1."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelles sont les 3 recherches obligatoires lors du suivi légal de la grossesse, en plus du groupe sanguin ?",
    "a": "Rubéole, syphilis, toxoplasmose",
    "c": [
     "Rubéole, syphilis, toxoplasmose",
     "Hépatite B, VIH, syphilis",
     "Rubéole, VIH, toxoplasmose",
     "Syphilis, hépatite B, toxoplasmose"
    ],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.14, §14.1."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel principal signe évoque une grossesse extra-utérine (GEU) chez une femme en âge de procréer ?",
    "a": "Une douleur abdominale du bas-ventre associée à un malaise général.",
    "c": [],
    "e": "Manifestation avant la fin du 1er trimestre (Théorie SSUAP, Chap.14, §14.2)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel piège classique doit toujours être gardé à l'esprit face à une suspicion de GEU ?",
    "a": "La femme ignore souvent qu'elle est enceinte",
    "c": [
     "La femme ignore souvent qu'elle est enceinte",
     "La douleur est toujours d'intensité maximale",
     "Le saignement vaginal est toujours abondant",
     "La GEU ne survient qu'au 3e trimestre"
    ],
    "e": "Le motif d'appel n'évoque donc pas spontanément une grossesse (Théorie SSUAP, Chap.14, §14.2)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelle est la conduite à tenir immédiate face à une suspicion de grossesse extra-utérine ?",
    "a": "Allonger la victime sur le dos, jambes fléchies, oxygène en inhalation si besoin, régulation médicale en urgence, surveillance attentive.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.14, §14.2."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Un placenta prævia qui recouvre le col de l'utérus impose une césarienne.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Le placenta prævia est une insertion basse du placenta, source d'hémorragie lors du travail (Théorie SSUAP, Chap.14, §14.2)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Cite 2 facteurs favorisant l'hématome rétro-placentaire.",
    "a": "Hypertension artérielle, tabagisme, cocaïne ou contexte post-traumatique (2 au choix parmi ces 4).",
    "c": [],
    "e": "Décollement prématuré d'un placenta normalement inséré (Théorie SSUAP, Chap.14, §14.2)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle est la triade caractéristique de la pré-éclampsie ?",
    "a": "HTA > 140/90, protéinurie, douleur en barre épigastrique",
    "c": [
     "HTA > 140/90, protéinurie, douleur en barre épigastrique",
     "Hypotension, glycosurie, céphalées",
     "HTA > 140/90, hématurie, œdèmes",
     "Fièvre, protéinurie, convulsions"
    ],
    "e": "Complétée par céphalées, troubles visuels, bourdonnements, œdèmes récents (Théorie SSUAP, Chap.14, §14.2)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Comment doit être considérée toute crise convulsive survenant au 3e trimestre de grossesse, même chez une patiente épileptique connue ?",
    "a": "Comme une éclampsie, jusqu'à preuve du contraire.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.14, §14.2."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelle est la conduite à tenir face à une éclampsie ?",
    "a": "PLS, oxygène en inhalation si besoin, régulation médicale en urgence en vue d'une césarienne, surveillance permanente du pouls/PA/conscience, protection contre de nouvelles crises, anticipation d'un brancardage rapide.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.14, §14.2."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle question ne doit JAMAIS être posée à une parturiente, et pourquoi ?",
    "a": "« Voulez-vous pousser ? », car cette question induit un biais dans la réponse.",
    "c": [],
    "e": "Il faut demander si elle sent le bébé descendre ; aucun examen gynécologique n'est réalisé par les SP (Théorie SSUAP, Chap.14, §14.3)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel type de maternité dispose d'une réanimation néonatale et pédiatrique et reçoit les transferts des types 1 et 2 ?",
    "a": "Le type 3",
    "c": [
     "Le type 1",
     "Le type 2",
     "Le type 3",
     "Le type 4"
    ],
    "e": "Le type 1 n'a pas de néonatalogie sur site, le type 2 a un service de médecine néonatale/pédiatrie (Théorie SSUAP, Chap.14, §14.3)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite au moins 4 informations minimales à transmettre lors du bilan d'une parturiente en urgence.",
    "a": "Le terme (surtout si prématuré de plus de 6 semaines d'avance), le caractère compliqué de la grossesse (siège, gémellaire), un risque infectieux (fièvre maternelle > 38°C), la couleur du liquide amniotique, l'existence d'un saignement vaginal.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.14, §14.3."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Lors de l'apparition du front du bébé, il faut continuer à faire pousser la mère jusqu'à la sortie complète de la tête.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "La poussée doit au contraire s'arrêter à ce moment pour laisser la tête sortir progressivement, millimètre par millimètre (Théorie SSUAP, Chap.14, §14.3)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris les 3 temps de l'expulsion lors d'un accouchement normal.",
    "a": "La tête (poussée jusqu'à l'apparition du front puis arrêt pour une sortie progressive en respectant la rotation spontanée d'un quart de tour), les épaules (nouvel effort expulsif pour la première épaule), le reste du corps (bébé glissant rapidement, à tenir fermement).",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.14, §14.3."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Dans quel délai maximal la délivrance (expulsion du placenta) doit-elle survenir après l'accouchement ?",
    "a": "Moins de 30 minutes.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.14, §14.3."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel geste est formellement interdit lors de la délivrance ?",
    "a": "Tirer sur le cordon ou sur le placenta",
    "c": [
     "Tirer sur le cordon ou sur le placenta",
     "Conserver le placenta dans un sac DASRI",
     "Attendre le retour du personnel médical",
     "Surveiller la mère après l'accouchement"
    ],
    "e": "Risque de décollement placentaire ou d'hémorragie (Théorie SSUAP, Chap.14, §14.3)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "À partir de quelle quantité de sang perdu parle-t-on d'hémorragie de la délivrance ?",
    "a": "Plus de 500 mL.",
    "c": [],
    "e": "Urgence vitale maternelle (Théorie SSUAP, Chap.14, §14.3)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelle est la conduite à tenir face à une hémorragie de la délivrance, et combien de temps la mère doit-elle être surveillée après l'accouchement ?",
    "a": "Oxygène et massage ferme du ventre au niveau de l'ombilic jusqu'à la médicalisation. Surveillance minimum de 2 heures après l'accouchement.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.14, §14.3."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Face à une présentation par le siège, le secouriste aide à l'expulsion en tirant doucement sur les membres du bébé.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "La règle absolue est de ne toucher à rien ; l'expulsion se fait uniquement par les contractions et les efforts expulsifs (Théorie SSUAP, Chap.14, §14.3)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la règle absolue concernant l'orientation du dos du bébé lors d'un accouchement par le siège ?",
    "a": "Le dos doit rester orienté vers le haut.",
    "c": [],
    "e": "Tout basculement vers l'arrière doit être signalé immédiatement au médecin régulateur (Théorie SSUAP, Chap.14, §14.3)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle est la conduite à tenir face à une circulaire du cordon serrée autour du cou du nouveau-né ?",
    "a": "2 clamps espacés de 2-3 cm puis section prudente entre eux",
    "c": [
     "2 clamps espacés de 2-3 cm puis section prudente entre eux",
     "Faire glisser le cordon au-dessus de la tête sans le couper",
     "Tirer fermement sur le cordon pour le dégager",
     "Attendre l'expulsion complète avant tout geste"
    ],
    "e": "Un doigt du sapeur-pompier protège le nouveau-né pendant la section ; la circulaire lâche se traite en revanche en faisant glisser le cordon au-dessus de la tête (Théorie SSUAP, Chap.14, §14.3)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Qu'est-ce que la procidence du cordon ombilical, et quelle en est la conduite à tenir ?",
    "a": "Chute du cordon en avant du fœtus après rupture de la poche des eaux, urgence absolue avec risque de lésions cérébrales par compression. CAT : décubitus latéral gauche, coussin sous la fesse droite, position de Trendelenburg, oxygène, maintenus pendant conditionnement, relevage et transport en vue d'une césarienne.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.14, §14.3."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Un nouveau-né « coiffé », né avec la poche des eaux encore intacte, est en danger immédiat.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "La poche est simplement percée manuellement pour le dégager, sans danger (Théorie SSUAP, Chap.14, §14.3)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 3 critères évalués dans les premières secondes de vie du nouveau-né.",
    "a": "La respiration (ample, sans blocage ni pause), le cri (vigoureux), le tonus (mouvements spontanés des membres).",
    "c": [],
    "e": "Après avoir noté l'heure précise (T=0) et séché le nouveau-né par tamponnement (Théorie SSUAP, Chap.14, §14.4)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle SpO2 est normalement attendue chez le nouveau-né à 5 minutes de vie ?",
    "a": "80 %",
    "c": [
     "70 %",
     "80 %",
     "90 %",
     "95 %"
    ],
    "e": "70 % à 3 min et 90 % à 10 min ; la cyanose initiale qui régresse est normale (Théorie SSUAP, Chap.14, §14.4)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Après combien de temps minimum le clampage du cordon intervient-il chez un nouveau-né qui va bien ?",
    "a": "Au minimum 1 minute après la naissance.",
    "c": [],
    "e": "En l'absence de personnel de santé (Théorie SSUAP, Chap.14, §14.4, FT M.24)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris la conduite à tenir standard pour un nouveau-né qui va bien.",
    "a": "Le poser sur le ventre de la mère, sur le côté, peau contre peau, cordon non clampé, sans le placer plus haut que la mère. Le sécher par tamponnement, mettre un bonnet en jersey, couvrir d'une couverture de survie, le placer dans un sac polyéthylène, sous surveillance continue.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.14, §14.4."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Face à un nouveau-né en détresse qui reste critique, le clampage du cordon doit toujours attendre la minute complète avant d'être réalisé.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Si l'état reste critique, le clampage et la section du cordon sont réalisés en priorité pour permettre la ventilation (Théorie SSUAP, Chap.14, §14.4)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite au moins 4 signes d'alerte justifiant une réanimation du nouveau-né.",
    "a": "Absence totale de cri ou geignement, respiration inefficace (superficielle, irrégulière, bruyante, tirage, apnées, gasps), tonus faible ou absent, pâleur extrême.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.14, §14.4."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Combien d'insufflations sont réalisées, et sur quelle durée, si le nouveau-né reste atone avec une FC < 100/min ?",
    "a": "20 insufflations d'air sur 30 secondes.",
    "c": [],
    "e": "Les 5 premières insufflations sont surveillées pour vérifier le soulèvement du thorax (Théorie SSUAP, Chap.14, §14.4, FT M.08)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel est le ratio de la RCP du nouveau-né ?",
    "a": "3 compressions pour 1 insufflation",
    "c": [
     "3 compressions pour 1 insufflation",
     "5 compressions pour 1 insufflation",
     "15 compressions pour 2 insufflations",
     "30 compressions pour 2 insufflations"
    ],
    "e": "MCE à 120/min, oxygène 15 L/min, réévaluation toutes les 30 secondes (Théorie SSUAP, Chap.14, §14.4, FT G.13)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "En dessous de quelle fréquence cardiaque parle-t-on d'arrêt cardiaque chez le nouveau-né, imposant la RCP ?",
    "a": "En dessous de 60 battements par minute.",
    "c": [],
    "e": "Entre 60 et 100/min, on reprend 20 insufflations ; au-dessus de 100/min, on revient à la conduite à tenir standard (Théorie SSUAP, Chap.14, §14.4)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Où est posé le 1er clamp lors du clampage du cordon ombilical (FT M.24) ?",
    "a": "À 10-15 cm de l'ombilic",
    "c": [
     "À 10-15 cm de l'ombilic",
     "À 3-5 cm de l'ombilic",
     "À 20-25 cm de l'ombilic",
     "Directement au ras de l'ombilic"
    ],
    "e": "Le 2e clamp est posé à 3-5 cm du premier, côté mère, en veillant à ne pas pincer une anse intestinale (FT M.24)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Où sectionne-t-on le cordon ombilical entre les 2 clamps, et pourquoi ?",
    "a": "Au milieu des deux clamps, aux ciseaux stériles, sous peine d'hémorragie si la section est mal positionnée.",
    "c": [],
    "e": "FT M.24 — sans jamais exercer de tension sur le cordon, au risque de décollement placentaire."
   }
  ]
 },
 {
  "id": "ssuap-traumatologie",
  "domain": "ssuap",
  "ic": "🦴",
  "t": "Traumatologie",
  "fig": [
   [
    "Traumatologie — définition",
    "étude des atteintes physiques de l'organisme résultant d'une action extérieure violente et soudaine"
   ],
   [
    "Douleur en 3 temps (entorse)",
    "vive/syncopale → atténuation ou disparition → lancinante de retour"
   ],
   [
    "Luxation — réduction",
    "seul le médecin réduit, jamais de tentative sur le terrain, immobiliser dans la position trouvée"
   ],
   [
    "Épaule luxée en abduction irréductible",
    "ne jamais rapprocher le bras du corps de force, risque de lésions nerveuses irréversibles"
   ],
   [
    "Fracture de la diaphyse fémorale",
    "hémorragie possible de 1 à 1,5 L dans la cuisse, très souvent médicalisée"
   ],
   [
    "Fracture du col du fémur",
    "raccourcissement du membre + rotation externe du pied + douleur au pli de l'aine, pas de risque hémorragique"
   ],
   [
    "Application de froid — interdictions",
    "jamais sur crampe/contracture/courbatures, jamais sur une plaie, jamais chez une victime inconsciente"
   ],
   [
    "Application de froid — durée (FT M.35)",
    "20 minutes maximum, réduite de moitié en cas d'inconfort, jamais en contact direct avec la peau"
   ],
   [
    "Hématome en lunettes",
    "signe d'une fracture grave de la base du crâne"
   ],
   [
    "Dent déchaussée — conservation",
    "manipuler par la couronne, rincer 10 s au sérum physio/eau, envelopper dans film alimentaire ou lait de vache"
   ],
   [
    "Atteinte médullaire au-dessus de C4",
    "paralysie du diaphragme → arrêt respiratoire → arrêt cardiaque"
   ],
   [
    "Atteinte médullaire au-dessus de T6",
    "troubles circulatoires : hypotension et bradycardie (système nerveux autonome)"
   ],
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    "Plaie pénétrante isolée thorax/cou/tête",
    "pas de procédure d'immobilisation du rachis, conditionnement précautionneux seulement"
   ],
   [
    "Volet costal",
    "fractures de plusieurs côtes en 2 endroits chacune → mouvement paradoxal (s'enfonce à l'inspiration, ressort à l'expiration)"
   ],
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    "Plaie thoracique soufflante",
    "ne jamais l'occlure, la laisser à l'air libre ou dispositif non occlusif (FT M.34)"
   ],
   [
    "Côtes flottantes — organe selon le côté",
    "droite → foie · gauche → rate · arrière → reins"
   ],
   [
    "Traumatisme du bassin",
    "palpation contre-indiquée, lésions associées dans 2/3 des cas (thorax, crâne, membres)"
   ],
   [
    "Membre amputé — conservation (FT M.33)",
    "sérum physio → champ stérile → sac plastique → sac isotherme + réfrigérants SANS contact direct → étiqueter nom + heure"
   ]
  ],
  "s": "<h3>15.1 Généralités — qu'est-ce qu'un traumatisme ?</h3><p>La <strong>traumatologie</strong> est l'étude des atteintes physiques de l'organisme qui résultent d'une action extérieure violente et soudaine. Trois grandes structures peuvent être concernées, avec des risques propres à chacune.</p><table><thead><tr><th>Structure</th><th>Risques majeurs</th></tr></thead><tbody><tr><td>Squelette, muscles, articulations</td><td>Hémorragie importante possible, en particulier au niveau du fémur et du bassin</td></tr><tr><td>Viscères</td><td>Lésés par traumatisme direct, par fracture des os qui les protègent (crâne/cerveau, côtes/poumons et cœur, bassin/vessie), ou par décélération brutale entraînant un cisaillement ou un arrachement vasculaire</td></tr><tr><td>Peau</td><td>Cf. chapitre dédié aux atteintes de la peau</td></tr></tbody></table><h4>Mécanismes de traumatisme</h4><table><thead><tr><th>Mécanisme</th><th>Description</th></tr></thead><tbody><tr><td>Pénétrant</td><td>Plaie par arme blanche, arme à feu, empalement ou criblage : les organes situés sur la trajectoire sont directement lésés, la gravité dépend des structures atteintes (cœur, gros vaisseaux…)</td></tr><tr><td>Contondant par compression</td><td>Écrasement d'un organe avec lésions par hyperpression, par exemple lors d'un accident de la voie publique ou d'un mouvement de foule</td></tr><tr><td>Contondant par arrachement</td><td>Rupture du point d'attache d'un organe lors d'un accident à forte cinétique, comme un accident de la voie publique ou une chute de grande hauteur</td></tr></tbody></table><p>Les deux mécanismes peuvent être <strong>associés</strong> chez une même victime. Les causes et le mécanisme du traumatisme sont déterminants pour apprécier sa gravité potentielle : les plaies par arme à feu ou arme blanche entraînent le plus souvent des lésions importantes.</p><h3>15.2 Les traumatismes des membres</h3><h4>Les entorses</h4><p>Une <strong>entorse</strong> est une lésion traumatique d'une articulation avec élongation, déchirure ou arrachement d'un ou plusieurs ligaments ; les surfaces articulaires restent au contact.</p><table><thead><tr><th>Type</th><th>Lésion</th></tr></thead><tbody><tr><td>Entorse simple</td><td>Étirement modéré des ligaments</td></tr><tr><td>Entorse grave</td><td>Rupture partielle ou totale des ligaments, voire arrachement osseux</td></tr></tbody></table><p>Les articulations les plus touchées sont la <strong>cheville, le genou, le poignet et le pouce</strong>. À l'interrogatoire, on recherche les circonstances et le mécanisme (flexion, extension, torsion), une notion de craquement, et la <strong>douleur en 3 temps</strong> caractéristique : vive ou syncopale au moment du traumatisme, puis atténuation ou disparition, puis retour d'une douleur lancinante, associée à une impotence fonctionnelle immédiate. L'examen retrouve une déformation, un gonflement, parfois un hématome qui oriente vers une entorse grave, une impossibilité de bouger, une douleur augmentée à la palpation douce du ligament, et d'éventuelles lésions vasculo-nerveuses associées.</p><p><strong>Conduite à tenir</strong> :</p><ol><li>Immobiliser l'articulation, sans augmenter la douleur (FT I.08 à I.11)</li><li>Lutter contre l'œdème et la douleur : surélever le membre et appliquer du froid, sans contact direct (FT M.35)</li><li>Rechercher d'autres lésions</li><li>Protéger du froid</li><li>Ne jamais autoriser d'appui sur le membre traumatisé, y compris pour le brancardage, une chaise ou une aide à la marche</li></ol><h4>Les luxations</h4><p>Une <strong>luxation</strong> est une lésion traumatique d'une articulation avec perte complète et permanente des rapports articulaires normaux : l'articulation est déboîtée. Les articulations les plus touchées sont l'<strong>épaule, le coude, les doigts et la rotule</strong>. Seul le <strong>médecin</strong> peut poser le diagnostic et pratiquer la réduction.</p><p>Les signes retrouvés sont une déformation et un gonflement — une épaule luxée se présente avec le bras en abduction irréductible —, une impotence fonctionnelle et parfois un hématome. Avant toute immobilisation, il faut rechercher une atteinte vasculaire (pouls radial, température, pâleur, temps de recoloration cutanée) et une atteinte nerveuse (sensibilité, motricité).</p><p><strong>Conduite à tenir</strong> :</p><ol><li>Immobiliser dans la position trouvée (FT I.08 à I.11)</li><li>En cas d'abduction irréductible de l'épaule, ne jamais rapprocher le bras du corps de force, sous peine de lésions nerveuses irréversibles</li><li>Contrôler l'état vasculo-nerveux après l'immobilisation</li><li>Protéger du froid</li><li>Ne jamais tenter de réduire la luxation sur le terrain</li><li>Demander un avis médical en cas de difficulté de mobilisation, de douleur intense ou de déficit vasculo-nerveux</li></ol><h4>Les fractures</h4><p>Une <strong>fracture</strong> est une rupture totale ou partielle d'un os. Chez l'enfant, les fractures sont plus fréquentes que les entorses, car ses ligaments sont plus solides que la partie osseuse encore en croissance.</p><table><thead><tr><th>Mécanisme</th><th>Exemple</th></tr></thead><tbody><tr><td>Direct</td><td>Coup violent entraînant une lésion au niveau de l'impact, par exemple un pare-choc heurtant la jambe et fracturant le tibia et la fibula</td></tr><tr><td>Indirect</td><td>Transmission d'une force entraînant une lésion à distance, par exemple une chute sur la paume fracturant le poignet</td></tr><tr><td>Torsion</td><td>Mouvement de torsion, par exemple un skieur dont le pied reste solidaire du ski, fracturant les os de la jambe</td></tr></tbody></table><table><thead><tr><th>Type</th><th>Caractéristiques</th></tr></thead><tbody><tr><td>Fracture simple</td><td>Os cassé sans lésion associée visible, pas de déformation importante</td></tr><tr><td>Fracture compliquée</td><td>Angulation importante (déplacée), plaie en regard du foyer (fracture ouverte), lésions vasculo-nerveuses, ou fractures multiples</td></tr></tbody></table><p>À l'interrogatoire : circonstances et violence du traumatisme, notion de craquement, douleur spontanée au niveau d'un os, impotence fonctionnelle, traitements en cours (anticoagulants, aspirine) ; une ivresse aiguë peut masquer la douleur. À l'examen : déformation, gonflement, raccourcissement, rotation anormale, douleur localisée à la palpation prudente, plaie en regard parfois punctiforme signant une fracture ouverte. Avant l'immobilisation, il faut vérifier l'état vasculaire (pouls radial, pédieux ou tibial postérieur, température, pâleur, temps de recoloration cutanée) et l'état nerveux (sensibilité, motricité). Une fracture évidente ne doit jamais détourner l'attention d'autres traumatismes potentiellement vitaux.</p><p><strong>Conduite à tenir</strong> — le préalable, toujours en premier, est d'arrêter une hémorragie éventuelle. En l'absence de détresse vitale :</p><ol><li>Limiter les mouvements, soulager la victime</li><li>Inspecter avant immobilisation, en retirant ou en découpant les vêtements si besoin</li><li>Retirer les bijoux présents dans une zone d'œdème</li><li>Immobiliser avec l'attelle adaptée, en englobant les articulations sus-jacente et sous-jacente (FT I.08 à I.11)</li><li>Contrôler l'état vasculo-nerveux après l'immobilisation</li><li>Protéger du froid, de la chaleur et des intempéries</li><li>Surveiller (saignement, détresse vitale)</li><li>Évaluer l'indication d'une immobilisation générale (procédure 15-1)</li></ol><p>En cas de <strong>fracture ouverte</strong> : rechercher un corps étranger dans la plaie, la recouvrir d'un pansement (FT M.29, M.30) avant l'immobilisation, et poser un garrot en cas d'hémorragie au foyer de fracture (FT M.15).</p><table><thead><tr><th>Cas particulier</th><th>Spécificité</th></tr></thead><tbody><tr><td>Fracture déplacée</td><td>Le réalignement est réservé au médecin ; il facilite l'immobilisation et limite la compression vasculo-nerveuse</td></tr><tr><td>Fracture de la diaphyse fémorale</td><td>Déformation et gonflement de la cuisse et du genou, hémorragie possible de 1 à 1,5 litre dans la cuisse, très souvent médicalisée ; attelle à traction si possible (FT I.11)</td></tr><tr><td>Fracture du col du fémur</td><td>Fréquente chez le sujet âgé : raccourcissement du membre, rotation externe du pied, douleur au pli de l'aine ; pas de risque hémorragique, contrairement à la diaphyse</td></tr></tbody></table><h4>Les atteintes musculaires</h4><p><strong>Sans lésion anatomique</strong>, on ne doit jamais appliquer de froid :</p><table><thead><tr><th>Atteinte</th><th>Description</th></tr></thead><tbody><tr><td>Crampe</td><td>Contraction involontaire douloureuse, spontanément résolutive</td></tr><tr><td>Contracture</td><td>Contraction involontaire prolongée, sur plusieurs jours</td></tr><tr><td>Courbatures</td><td>Douleurs musculaires diffuses après un effort ou une fièvre</td></tr></tbody></table><p><strong>Avec lésion anatomique</strong>, le froid est au contraire indiqué :</p><table><thead><tr><th>Atteinte</th><th>Description</th><th>Conduite à tenir</th></tr></thead><tbody><tr><td>Élongation</td><td>Micro-déchirures, douleur modérée, contracture, pas d'ecchymose</td><td>Repos, froid, pas de massage, avis médical</td></tr><tr><td>Déchirure (« claquage »)</td><td>Déchirure partielle, douleur violente au repos, encoche palpable, hématome</td><td>Allonger, froid, avis médical</td></tr><tr><td>Rupture</td><td>Rupture complète, douleur violente, impotence, encoche</td><td>Allonger, avis médical (chirurgie possible)</td></tr><tr><td>Désinsertion musculaire</td><td>Rupture du tendon d'insertion sur l'os</td><td>Allonger, chirurgie</td></tr><tr><td>Contusion musculaire</td><td>Traumatisme direct entraînant un hématome intra-musculaire</td><td>Repos, froid</td></tr></tbody></table><h3>15.3 Les traumatismes de la tête</h3><h4>Traumatismes cranio-cérébraux</h4><p>On distingue les <strong>fractures du crâne</strong> (fermées ou ouvertes, déplacées ou non, avec parfois une <strong>embarrure</strong>, c'est-à-dire un enfoncement de la boîte crânienne) et les <strong>hématomes intracrâniens</strong> : extradural (entre le crâne et la méninge), sous-dural, ou intracérébral. La compression qui en résulte peut entraîner des troubles neurologiques parfois <strong>tardifs</strong>, le temps que l'hématome se constitue. Règle essentielle : <strong>tout traumatisé crânien retrouvé dans le coma est suspect d'une lésion du rachis cervical jusqu'à preuve du contraire</strong>.</p><p>À l'interrogatoire : date et heure, circonstances, cinétique, perte de connaissance initiale et sa durée, apparition secondaire de troubles après un intervalle libre, céphalées, convulsions ou vomissements survenus avant l'arrivée des secours, antécédents neurologiques, traitement anticoagulant ou par aspirine. À l'examen : détresse respiratoire ou circulatoire, hémorragie extériorisée (otorragie, épistaxis, hémorragie du cuir chevelu), coma d'emblée ou troubles de la conscience, convulsions qui débutent ou récidivent voire état de mal convulsif, agitation anormale, déficit neurologique, asymétrie pupillaire, déformation de la boîte crânienne, vomissements, et lésions associées.</p><p><strong>Conduite à tenir</strong> :</p><ol><li>Stopper une hémorragie éventuelle</li><li>Maintenir la tête en position neutre (FT G.14)</li><li>Immobiliser le rachis cervical puis l'ensemble du rachis</li><li>Installer en position adaptée : si la victime est consciente et sans détresse, horizontal strict (FT G.23)</li><li>Administrer de l'oxygène (FT M.07), car l'hypoxie aggrave la souffrance cérébrale</li><li>Protéger du froid</li><li>Surveiller attentivement, le risque d'aggravation brutale étant réel</li></ol><h4>Traumatismes maxillo-faciaux</h4><p>Spectaculaires et souvent graves, ils sont parfois associés à un traumatisme crânien. Leur pronostic est à la fois <strong>fonctionnel</strong> (atteinte des yeux), <strong>esthétique</strong> (lèvres, nez) et <strong>vital</strong>. Deux risques principaux : une <strong>détresse respiratoire</strong> par obstruction des voies aériennes (bris dentaire, fragments osseux, caillots, vomissements, gonflement, chute de la langue aggravée par une fracture de la mâchoire), et une <strong>détresse circulatoire</strong> par une hémorragie importante et difficilement contrôlable.</p><p>Signes spécifiques : face déformée en cas de fracas, plaie de la face, des paupières ou des globes oculaires, déformation ou gonflement du nez (avec épistaxis), des pommettes (fracture des malaires) ou de la mâchoire (impossibilité de parler). Un <strong>hématome en lunettes</strong> signe une fracture grave de la base du crâne. Un trouble de la vision, comme une diplopie, oriente vers une fracture des orbites. En cas de perte d'une dent, il faut la récupérer par la <strong>couronne</strong>, la rincer pendant 10 secondes au sérum physiologique ou à l'eau, puis l'envelopper dans du film alimentaire ou du lait de vache — à défaut, dans de la salive — en vue d'une réimplantation.</p><p><strong>Conduite à tenir</strong> :</p><ol><li>Stopper l'hémorragie</li><li>Maintenir la tête en position neutre (FT G.14)</li><li>Stabiliser le rachis cervical jusqu'à l'analyse de l'algorithme 15-1</li><li>Aspirer le sang présent dans la bouche et l'arrière-gorge pour éviter l'étouffement</li><li>En cas d'hémorragie liée à une dent perdue, rincer la bouche à l'eau fraîche et faire mordre une compresse</li><li>Installer en position adaptée (FT G.23), en inclinant sur le côté si le saignement n'est pas contrôlable</li><li>Nettoyer prudemment au sérum physiologique</li><li>Administrer de l'oxygène (FT M.07)</li><li>Protéger du froid</li><li>Surveiller</li></ol><p><strong>Cas particulier — plaie ou contusion de l'œil</strong> : allonger la victime à plat dos, caler la tête, fermer les deux yeux sans les bouger, poser un pansement sur les deux yeux fermés. Il ne faut <strong>jamais retirer</strong> un corps étranger oculaire.</p><h3>15.4 Les traumatismes du rachis</h3><p>La gravité d'un traumatisme du rachis tient au risque d'atteinte de la <strong>moelle épinière</strong>. Les lésions peuvent toucher les <strong>vertèbres</strong> (fracture, tassement, luxation, entorse) ou la <strong>moelle épinière</strong> elle-même (sidération transitoire, contusion, compression, ou section complète).</p><table><thead><tr><th>Niveau de l'atteinte médullaire</th><th>Conséquence</th></tr></thead><tbody><tr><td>Au-dessus de C4</td><td>Paralysie du diaphragme, entraînant un arrêt respiratoire puis un arrêt cardiaque</td></tr><tr><td>Au-dessus de T6</td><td>Troubles circulatoires : hypotension et bradycardie, par atteinte du système nerveux autonome</td></tr></tbody></table><p>À l'interrogatoire : date et heure, circonstances, cinétique, perte de connaissance et sa durée, douleur spontanée au rachis, engourdissement ou difficulté voire impossibilité de bouger les membres, fourmillements ou décharges électriques, perte des urines ou des matières fécales, et érection chez l'homme inconscient et déshabillé. À l'examen : détresse respiratoire ou circulatoire, déformation évidente du rachis, douleur à la palpation prudente, perte ou diminution de la sensibilité ou de la motricité des membres, lésions associées. Ces signes sont plus difficiles à rechercher chez une victime non coopérative, sous l'effet de l'alcool ou de drogues, présentant de nombreuses lésions, ou dont un traumatisme sévère détourne l'attention.</p><table><thead><tr><th>Terme</th><th>Définition</th></tr></thead><tbody><tr><td>Stabilisation du rachis</td><td>Maintien de la colonne cervicale en position neutre, par le maintien de la tête à deux mains</td></tr><tr><td>Restriction des mouvements</td><td>Limitation des mouvements par collier cervical, attelle cervico-thoracique, blocs de tête</td></tr><tr><td>Immobilisation de la colonne</td><td>Matelas immobilisateur à dépression (MID), avec ou sans immobilisateurs de tête, avec ou sans collier cervical</td></tr></tbody></table><p><strong>Principes généraux</strong> : l'immobilisation du rachis ne doit jamais retarder la prise en charge d'une détresse vitale. Il faut préserver l'axe tête-cou-tronc — en donnant simplement la consigne de ne pas bouger à une victime fiable, ou en réalisant une stabilisation sinon — avec le bon matériel, au bon moment, pour la bonne victime, en évitant toute immobilisation excessive ; avant et après chaque phase, il convient de se demander « dans quel but ? » puis « est-ce encore utile ? ». Devant une <strong>plaie pénétrante isolée du thorax, du cou ou de la tête</strong>, aucune procédure d'immobilisation du rachis n'est appliquée : seul un conditionnement précautionneux est réalisé, car des études montrent une surmortalité en cas d'immobilisation dans ce contexte.</p><p><strong>Conduite à tenir</strong> : préserver l'axe tête-cou-tronc jusqu'à l'analyse de l'algorithme 15-1, installer en position adaptée, protéger du froid, surveiller.</p><p><strong>Cas particuliers</strong> : chez une victime agitée ou non coopérante (ivresse, enfant), ne pas forcer, la laisser dans une position confortable, maintenir la tête à deux mains si possible, et demander un avis médical. Un enfant installé dans un siège auto (coque) y est laissé s'il n'y a pas de déformation, avec un rembourrage complémentaire. Une déformation préexistante du rachis, chez une personne âgée ou ostéoporotique, est respectée.</p><h3>15.5 Les traumatismes thoraciques</h3><p>L'atteinte de la cage thoracique et des organes qu'elle protège expose rapidement à une <strong>détresse respiratoire et circulatoire</strong>. Toute plaie thoracique est considérée comme grave, parfois avec une <strong>plaie soufflante</strong> laissant passer de l'air et des bulles sanglantes à l'expiration.</p><table><thead><tr><th>Lésion</th><th>Description</th></tr></thead><tbody><tr><td>Fractures de côtes</td><td>Uniques ou multiples, douleur bloquant la respiration</td></tr><tr><td>Volet costal</td><td>Fractures de plusieurs côtes en deux endroits chacune, isolant une partie de la paroi qui se déplace de façon paradoxale : elle s'enfonce à l'inspiration et ressort à l'expiration</td></tr><tr><td>Contusion pulmonaire</td><td>Présence de sang dans les alvéoles</td></tr><tr><td>Contusion myocardique</td><td>Cœur comprimé, à l'origine d'arythmie, de tachycardie, d'un état de choc</td></tr><tr><td>Hémothorax</td><td>Épanchement de sang dans la plèvre</td></tr><tr><td>Pneumothorax</td><td>Épanchement d'air dans la plèvre</td></tr><tr><td>Hémopneumothorax</td><td>Association d'un hémothorax et d'un pneumothorax</td></tr><tr><td>Rupture de la trachée, des bronches ou de gros vaisseaux</td><td>Lésion grave</td></tr><tr><td>Rupture du diaphragme</td><td>Les organes abdominaux remontent dans le thorax</td></tr></tbody></table><p>Le mécanisme de <strong>compression</strong> (volant, ceinture lors d'un accident de la voie publique) peut provoquer une fracture du sternum, des fractures de côtes, une contusion pulmonaire, un pneumothorax en cas d'apnée associée à une forte compression, ou une contusion myocardique. Une <strong>décélération brutale</strong> peut provoquer des lésions de cisaillement, jusqu'à une dissection traumatique de l'aorte pouvant entraîner une mort immédiate.</p><p>Dans un <strong>pneumothorax compressif</strong>, l'air s'accumule dans la plèvre à chaque inspiration, ce qui gêne l'expansion pulmonaire et finit par comprimer le cœur : la victime présente une turgescence des jugulaires associée à une détresse respiratoire et circulatoire. C'est une urgence qui impose une décompression médicale à l'aiguille dans l'espace pleural. Dans un <strong>hémopéricarde</strong>, une plaie du cœur entraîne un saignement dans le péricarde qui comprime le cœur, avec turgescence des jugulaires, effondrement de la tension artérielle et tachycardie : une ponction est réalisée avant la survenue d'un arrêt cardiorespiratoire.</p><p>Signes spécifiques : détresse respiratoire ou circulatoire, orifice d'entrée avec ou sans orifice de sortie (arme à feu), plaie soufflante ou non, emphysème sous-cutané en cas de lésion de la paroi, du poumon, des bronches ou de la trachée, volet costal, douleur à la palpation d'une ou plusieurs côtes, toux incessante, hémoptysie (crachats de sang rouge).</p><p><strong>Conduite à tenir</strong> :</p><ol><li>Position adaptée : (demi-)assise si la victime est consciente ; si elle est inconsciente, appliquer la conduite à tenir du bilan primaire</li><li>Oxygène par inhalation (FT M.07)</li><li>Laisser une plaie thoracique à l'air libre, sans jamais l'occlure, ou utiliser un dispositif médical spécifique non occlusif (FT M.34) ; en cas de plaie hémorragique, réaliser une compression directe</li><li>Déshabiller la victime</li><li>Rechercher d'autres blessures, y compris dans le dos</li><li>Ne jamais retirer un corps étranger, sauf en cas d'arrêt cardiorespiratoire s'il gêne le massage cardiaque</li><li>Protéger du froid</li><li>Surveiller, l'état pouvant s'aggraver au changement de position</li></ol><p>Toute plaie thoracique autre qu'une simple égratignure est considérée comme grave jusqu'à preuve du contraire.</p><h3>15.6 Les traumatismes abdominaux</h3><p>Les <strong>organes pleins</strong> (foie, rate, reins) peuvent entraîner des hémorragies massives, dont la gravité peut être sous-estimée : une contusion saignant à bas bruit peut décompenser brutalement et conduire rapidement à un arrêt cardiorespiratoire. Les <strong>organes creux</strong> (estomac, intestin) exposent à un risque infectieux, la péritonite, du fait de leur contenu septique. Les <strong>gros vaisseaux</strong> (aorte, artères rénales) peuvent également être en cause. Toute plaie dont le point d'entrée est abdominal peut se prolonger dans le thorax.</p><p>Signes spécifiques : détresse respiratoire ou circulatoire, plaie (localisation, taille, la profondeur étant difficile à estimer), éviscération (sortie d'organes digestifs par la plaie), orifice d'entrée avec ou sans orifice de sortie, immobilité de la paroi abdominale à la respiration, gonflement, douleur à la palpation prudente — cette palpation étant interdite en présence d'un objet pénétrant —, hématémèse (vomissements sanglants). Il faut se méfier des fractures des côtes flottantes, les dernières côtes : à <strong>droite</strong>, le risque porte sur le <strong>foie</strong> ; à <strong>gauche</strong>, sur la <strong>rate</strong> ; à l'<strong>arrière</strong>, sur les <strong>reins</strong>.</p><p><strong>Conduite à tenir</strong> :</p><ol><li>Ne jamais retirer un corps étranger pénétrant</li><li>Installer en décubitus dorsal, jambes fléchies, position maintenue au relevage et pendant le transport (FT G.23)</li><li>Rechercher des lésions dans le dos</li><li>Protéger du froid, du vent et de la chaleur</li><li>Transmettre le bilan pour un avis médical</li><li>Surveiller, une aggravation brutale étant possible</li></ol><p>En cas d'<strong>éviscération</strong>, il ne faut jamais remettre les viscères en place : ils sont enveloppés dans un champ humidifié au sérum physiologique stérile, sans mobiliser ni comprimer. Chez une femme enceinte, tout traumatisme violent doit être considéré comme un traumatisme abdominal relevant d'une urgence spécialisée.</p><h3>15.7 Les traumatismes du bassin</h3><p>Une fracture du bassin peut s'accompagner de lésions des organes internes (vessie, uretère, urètre), engageant rapidement le <strong>pronostic vital</strong>. Un traumatisme grave du bassin est suspecté chez toute victime traumatisée qui est inconsciente, en détresse circulatoire, ou consciente avec une douleur spontanée du bassin associée à une plaie pénétrante pelvienne. Les risques sont une hémorragie interne difficilement décelable, une perforation ou une rupture de la vessie, de l'uretère ou de l'urètre ; dans <strong>deux tiers des cas</strong>, des lésions associées touchent le thorax, le crâne ou les membres.</p><p>Signes spécifiques : douleur spontanée au bassin ou au bas-ventre faisant suspecter une fracture, détresse circulatoire, plaie ou saignement vaginal (chez une femme non ménopausée, on note la date des dernières règles) ou urétral, hématome périnéal ou des organes génitaux externes, impotence ou limitation des mouvements des membres inférieurs. <strong>Toute palpation du bassin est contre-indiquée</strong>.</p><p><strong>Conduite à tenir</strong> :</p><ol><li>Installer en position allongée stricte</li><li>Administrer de l'oxygène si nécessaire (FT M.07)</li><li>Déshabiller, en vérifiant les lésions ou la présence de sang sur les sous-vêtements, le dos et les fesses, en préservant l'intimité de la victime</li><li>Protéger du froid</li><li>Réaliser le relevage selon les consignes de la régulation médicale</li><li>Si le matériel est disponible, prépositionner la ceinture pelvienne dans le système d'immobilisation (FT M.17)</li></ol><h3>15.8 Le traumatisé sévère</h3><p>Le <strong>traumatisé sévère</strong> est une victime qui présente plusieurs lésions, dont au moins une engage le pronostic vital à court terme. Cette notion se distingue du <strong>polyfracturé</strong> (plusieurs fractures n'engageant pas le pronostic vital) et du <strong>polyblessé</strong> (plusieurs blessures n'engageant pas le pronostic vital).</p><table><thead><tr><th>Détresse</th><th>Causes possibles</th></tr></thead><tbody><tr><td>Circulatoire</td><td>Hémorragie externe ou interne (thorax, abdomen, bassin), lésions cardiaques, cérébrales ou de la moelle</td></tr><tr><td>Respiratoire</td><td>Obstruction des voies aériennes, atteinte de la paroi thoracique, épanchement pleural, contusion pulmonaire, lésion de la moelle cervicale, coma</td></tr><tr><td>Neurologique</td><td>Lésions cérébrales, ou conséquence d'une détresse respiratoire ou circulatoire</td></tr></tbody></table><p>La prise en charge applique toutes les conduites à tenir spécifiques selon les lésions identifiées, en anticipant : préparer le matériel de réanimation cardio-pulmonaire, le risque d'arrêt cardiorespiratoire étant rapide, assurer une surveillance rigoureuse même si l'état initial paraît rassurant, garder à l'esprit qu'une forte cinétique peut entraîner une dégradation pendant le transport, et prépositionner le matériel d'immobilisation et de relevage pour raccourcir l'intervention. Deux exemples clés illustrent ce risque : un traumatisé sévère qui parle encore à l'arrivée des secours peut être en arrêt cardiorespiratoire quelques minutes plus tard ; une tension artérielle normale au départ peut chuter brutalement si une hémorragie interne décompense.</p><h3>15.9 L'amputation</h3><p>Une <strong>amputation</strong> est l'ablation d'une extrémité du corps, traumatique ou chirurgicale ; elle peut être incomplète. Les circonstances les plus fréquentes sont les accidents de circulation (routiers, ferroviaires) et les accidents du travail (machines-outils) — l'exemple classique étant l'annulaire de la main gauche arraché lorsque l'alliance se coince sur un point fixe.</p><p>La réimplantation est une urgence, car le membre amputé n'est plus vascularisé ; sa conservation par le froid préserve les cellules et augmente les chances de succès. Une vasoconstriction spontanée de l'artère proximale limite temporairement l'hémorragie, mais celle-ci peut persister en cas d'amputation incomplète. Sont recherchés à l'interrogatoire : date et heure, circonstances, douleur, antécédent de tabagisme (retard de cicatrisation), traitement anticoagulant ou par aspirine, quantité de sang perdue, nature des lésions (localisation, organes concernés, mécanisme : écrasement, arrachement ou coupure franche) et d'éventuelles complications vasculo-nerveuses en cas de section incomplète.</p><p><strong>Conduite à tenir</strong> :</p><ol><li>Contrôler l'hémorragie (garrot, FT M.15)</li><li>Poser un pansement compressif sur le moignon (FT M.13), même en l'absence de saignement abondant, éventuellement associé à un hémostatique (FT M.14)</li><li>Installer en position adaptée</li><li>Protéger du froid</li><li>Nettoyer au sérum physiologique le moignon et la partie amputée</li><li>Envelopper le moignon dans des compresses stériles</li><li>Emballer la partie amputée dans le kit membre sectionné (FT M.33) : milieu stérile et froid, sans contact direct entre la glace et le membre</li><li>Étiqueter : nom de la victime et heure de survenue</li><li>Administrer de l'oxygène si nécessaire (FT M.07)</li></ol><p>Le contact avec la régulation médicale est essentiel pour la recherche d'une place hospitalière adaptée. Si la partie amputée n'est pas retrouvée sur place, il ne faut jamais retarder la prise en charge ni l'évacuation de la victime : la recherche est déléguée à un autre engin, en lien avec les forces de l'ordre. Le moignon doit être surveillé, car il peut se remettre à saigner secondairement — un second garrot est posé si le premier ne suffit plus, sans hésiter si le pansement compressif devient inefficace.</p><h3>Fiches techniques liées</h3><h4>FT I.08 — Attelle à dépression</h4><p>Le principe consiste à placer le membre traumatisé dans une attelle étanche contenant des <strong>billes de polystyrène</strong> ; en faisant le vide, l'attelle se rigidifie en épousant le membre. Elle s'utilise pour le membre supérieur (coude, avant-bras, poignet) et le membre inférieur (genou, jambe, cheville) ; une attelle de jambe peut exceptionnellement servir à l'immobilisation générale d'un nourrisson en l'absence d'autre matériel. Les étapes clés associent deux sapeurs-pompiers : maintenir le membre en englobant les articulations sus et sous-jacentes, en vérifiant motricité, sensibilité, temps de recoloration cutanée, chaleur et pouls en aval <em>avant</em> tout geste ; préparer l'attelle en fermant la valve et en répartissant les billes ; soulever le membre avec une traction douce et glisser l'attelle ; poser et rabattre en gouttière ; fixer par sangles ; dépressuriser pour faire le vide ; fermer le robinet et déconnecter l'aspiration ; puis contrôler à nouveau motricité, sensibilité, temps de recoloration, chaleur et pouls en aval. Pour l'épaule, on utilise une attelle de membre inférieur (ou un matelas immobilisateur à dépression pour un enfant) pliée en « N », partiellement vidée, avec une écharpe roulée entre les branches, à deux sapeurs-pompiers.</p><h4>FT I.09 — Attelle modelable</h4><p>Plusieurs types existent : les <strong>attelles de Kramer</strong>, des tiges métalliques soudées et malléables en forme d'échelle, qui nécessitent un habillage préalable pour éviter tout contact direct entre le métal et la peau, utilisées de préférence pour l'avant-bras, le poignet et la main — pour le membre inférieur, on en dispose deux, de part et d'autre ; les <strong>attelles en alliage</strong> (type Aluform®), avec une armature en aluminium, une mousse, une enveloppe, des bords rabattables et des sangles auto-agrippantes ; et les <strong>bandes d'attelle en alliage revêtues de mousse</strong>, fixées par bande et sparadrap. Le principe est d'immobiliser le segment blessé et les articulations sus et sous-jacentes, l'attelle étant bien fixée sans provoquer de compression en aval, ce qui diminue la douleur. Pour le membre supérieur, l'immobilisation se fait en dessous du coude, à deux sapeurs-pompiers, avec une écharpe simple si besoin ; pour le membre inférieur, en dessous du genou, à trois sapeurs-pompiers, avec un soulèvement et une traction progressive et douce au niveau de la cheville.</p><h4>FT I.10 — Immobilisation du membre supérieur par écharpes</h4><p>Le matériel utilisé est l'écharpe triangulaire non extensible, de base au moins égale à 1,20 mètre. L'écharpe <strong>simple</strong> convient pour un traumatisme de la main, du poignet ou de l'avant-bras ; l'écharpe simple associée à une contre-écharpe convient pour le bras ; l'écharpe <strong>oblique</strong> convient pour l'épaule (clavicule, omoplate). La main est positionnée légèrement au-dessus du coude. Si l'épaule est déformée avec le bras écarté, un rembourrage est placé entre le bras et le thorax, sans jamais tenter de rapprocher le coude du corps.</p><h4>FT M.33 — Prise en charge d'un membre sectionné</h4><p>Le kit comprend un sac isotherme, une poche plastique étanche, quatre sacs réfrigérants instantanés, un champ stérile, quatre compresses stériles de 10x10, une couverture de survie, un pansement compressif et un pansement absorbant. Les étapes clés : mettre des gants propres ou stériles, envelopper le membre dans le champ stérile, le placer dans le sac plastique puis dans le sac isotherme et fermer, activer les réfrigérants instantanés, les placer entre la face interne du sac isotherme et le sac plastique — sans jamais de contact direct entre la glace et le membre —, fermer avec l'adhésif, puis écrire le nom de la victime et l'heure de survenue. Un contact direct entre la glace et le membre provoquerait des gelures, compromettant les chances de réimplantation.</p><h4>FT M.35 — Application de froid</h4><p>Indiquée pour un traumatisme de membre sans plaie ou une piqûre d'insecte, elle est proscrite sur une plaie et chez une victime inconsciente. Le matériel utilisé est de l'eau et de la glace (en cubes ou pilée) ou des compresses chimiques froides ; les bombes cryogènes relèvent d'un usage médical. Les règles clés : appliquer précocement, en dépassant la zone douloureuse, pour une durée maximale de 20 minutes, réduite de moitié en cas d'inconfort ; ne jamais appliquer directement sur la peau, en enveloppant le froid dans un linge ; chasser l'air, qui joue un rôle isolant et réduit l'efficacité. Les effets indésirables — rougeur, pâleur, cloques, gelures avec une peau cartonnée — imposent d'arrêter immédiatement.</p><h4>FT G.14 — Maintien de la tête en position neutre</h4><p>La position neutre correspond à une ligne imaginaire passant par les yeux, perpendiculaire au rachis. Les objectifs sont de diminuer le pincement ou la compression de la moelle, d'éviter des mouvements aggravants, et de faciliter la pose d'un collier cervical. Elle est mise en œuvre dès qu'un traumatisme de la tête, de la nuque ou du dos est suspecté, ainsi que chez toute victime inconsciente retrouvée au sol, considérée par principe comme traumatisée du rachis. La mise en place se fait par un abord de face, à deux mains, jusqu'à l'analyse de l'algorithme 15-1, puis jusqu'à l'immobilisation complète. Le mouvement de remise en position neutre doit être <strong>arrêté</strong> en cas de résistance, de déclenchement ou d'aggravation d'une douleur cervicale, de sensations anormales dans les membres, ou de déplacement important ; dans ce cas, la tête est maintenue dans la position trouvée avec un avis médical. Ce maintien n'est pas réalisé chez une victime agitée et incontrôlable ; pendant une réanimation cardio-pulmonaire, il peut être relâché si cela est indispensable à la réalisation des gestes de secours.</p><h4>References</h4><p>Notion de formation SSUAP d'Imad Bouzalmata, base « Formation Pompiers / SSUAP », citant le Référentiel SSUAP 2025, Chap.15 — Traumatologie (Théorie, §15.1 à §15.9) et les fiches techniques associées (Gestes) FT I.08 (attelle à dépression), FT I.09 (attelle modelable), FT I.10 (immobilisation du membre supérieur par écharpes), FT M.33 (prise en charge d'un membre sectionné), FT M.35 (application de froid) et FT G.14 (maintien de la tête en position neutre).</p>",
  "q": [
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle est la définition de la traumatologie ?",
    "a": "L'étude des atteintes physiques de l'organisme résultant d'une action extérieure violente et soudaine",
    "c": [
     "L'étude des atteintes physiques de l'organisme résultant d'une action extérieure violente et soudaine",
     "L'étude des maladies chroniques dégénératives de l'appareil locomoteur",
     "L'étude des infections consécutives à une plaie",
     "L'étude exclusive des fractures osseuses"
    ],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.1 — définition générale de la traumatologie, en ouverture du chapitre."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quels sont les deux mécanismes principaux d'un traumatisme, et leurs variantes ?",
    "a": "Le mécanisme pénétrant (arme blanche, arme à feu, empalement, criblage) et le mécanisme contondant, qui se décline en compression (écrasement) ou en arrachement (rupture d'un point d'attache lors d'un accident à forte cinétique).",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.1 — les deux mécanismes peuvent être associés chez une même victime."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la définition d'une entorse ?",
    "a": "Une lésion traumatique d'une articulation avec élongation, déchirure ou arrachement d'un ou plusieurs ligaments, les surfaces articulaires restant au contact.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.2.1 — Entorses."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelles sont les articulations les plus touchées par les entorses ?",
    "a": "Cheville, genou, poignet, pouce",
    "c": [
     "Cheville, genou, poignet, pouce",
     "Épaule, coude, doigts, rotule",
     "Hanche, coude, rachis cervical",
     "Genou, hanche, épaule, mâchoire"
    ],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.2.1 — à distinguer des articulations les plus touchées par les luxations (épaule, coude, doigts, rotule)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris la douleur en 3 temps caractéristique d'une entorse.",
    "a": "Une douleur vive ou syncopale au moment du traumatisme, puis une atténuation voire une disparition, puis le retour d'une douleur lancinante.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.2.1 — signes spécifiques de l'entorse."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Face à une entorse suspectée, un appui prudent sur le membre est autorisé pour évaluer la douleur.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.2.1 — CAT entorse : jamais d'appui sur le membre traumatisé, quel que soit le contexte (brancardage, chaise, aide à la marche)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Qu'est-ce qui distingue une luxation d'une entorse au niveau des surfaces articulaires ?",
    "a": "Dans la luxation, il y a perte complète et permanente des rapports articulaires normaux (articulation déboîtée) ; dans l'entorse, les surfaces articulaires restent au contact.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.2.2 comparé à §15.2.1."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Qui peut réduire une luxation ?",
    "a": "Seul le médecin",
    "c": [
     "Seul le médecin",
     "Le chef d'agrès, avec l'accord de la victime",
     "Tout équipier formé aux gestes techniques",
     "L'infirmier sapeur-pompier sur le terrain"
    ],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.2.2 — CAT luxation : ne jamais tenter de réduire sur le terrain."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Face à une épaule luxée en abduction irréductible, il faut rapprocher progressivement le bras du corps pour l'immobiliser.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.2.2 — ne jamais rapprocher de force, sous peine de lésions nerveuses irréversibles ; immobiliser dans la position trouvée."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Cite les trois mécanismes de fracture décrits dans le Notion.",
    "a": "Direct, indirect, torsion.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.2.3 — Fractures, mécanismes."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle quantité de sang peut être perdue dans une fracture fermée de la diaphyse fémorale ?",
    "a": "1 à 1,5 litre",
    "c": [
     "1 à 1,5 litre",
     "100 à 200 millilitres",
     "3 à 4 litres",
     "500 millilitres au maximum"
    ],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.2.3 — cas particuliers, fracture de la diaphyse fémorale."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "La fracture du col du fémur, contrairement à celle de la diaphyse, ne présente pas de risque hémorragique important.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.2.3 — signes typiques : raccourcissement, rotation externe du pied, douleur au pli de l'aine, sans risque hémorragique."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quels sont les 3 signes typiques d'une fracture du col du fémur chez le sujet âgé ?",
    "a": "Raccourcissement du membre, rotation externe du pied, douleur au pli de l'aine.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.2.3 — cas particuliers, fracture du col du fémur."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Avant même d'immobiliser une fracture, quel geste doit systématiquement être réalisé en priorité ?",
    "a": "Arrêter une hémorragie éventuelle : c'est le préalable, toujours en premier, avant toute autre étape de la prise en charge de la fracture.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.2.3 — CAT fracture."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Au-delà du foyer de fracture lui-même, quelles articulations une attelle doit-elle immobiliser ?",
    "a": "Les articulations sus-jacente et sous-jacente",
    "c": [
     "Les articulations sus-jacente et sous-jacente",
     "Uniquement l'articulation sus-jacente",
     "Uniquement l'articulation sous-jacente",
     "Aucune articulation, seulement le foyer de fracture"
    ],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.2.3 (CAT fracture) et FT I.08 à I.11."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Face à une fracture ouverte avec hémorragie au foyer de fracture, la pose d'un garrot est envisagée.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.2.3 — cas de la fracture ouverte, garrot (FT M.15) si hémorragie au foyer."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Peut-on appliquer du froid sur une simple crampe, une contracture ou des courbatures ?",
    "a": "Non, jamais : ce sont des atteintes musculaires sans lésion anatomique, sur lesquelles le froid n'est pas indiqué.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.2.4 — atteintes musculaires sans lésion anatomique."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Qu'est-ce qu'une embarrure ?",
    "a": "Un enfoncement de la boîte crânienne suite à un choc",
    "c": [
     "Un enfoncement de la boîte crânienne suite à un choc",
     "Un hématome situé entre le crâne et la méninge",
     "Une fracture non déplacée de la voûte du crâne",
     "Une plaie du cuir chevelu sans atteinte osseuse"
    ],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.3.1 — traumatismes cranio-cérébraux."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Un traumatisé crânien retrouvé dans le coma doit être considéré comme suspect d'une lésion du rachis cervical, jusqu'à preuve du contraire.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.3.1 — règle systématique pour tout traumatisé crânien comateux."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que signifie la présence d'un hématome en lunettes ?",
    "a": "Une fracture grave de la base du crâne.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.3.2 — traumatismes maxillo-faciaux."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Comment conserver une dent déchaussée en vue d'une réimplantation ?",
    "a": "La manipuler par la couronne, la rincer 10 secondes au sérum physiologique ou à l'eau, puis l'envelopper dans du film alimentaire ou du lait de vache, ou à défaut dans de la salive.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.3.2 — perte de dent."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Face à une plaie ou une contusion de l'œil, quelle conduite adopter ?",
    "a": "Fermer les deux yeux et poser un pansement sur les deux yeux fermés",
    "c": [
     "Fermer les deux yeux et poser un pansement sur les deux yeux fermés",
     "Ne fermer que l'œil atteint et le recouvrir seul",
     "Retirer immédiatement tout corps étranger visible",
     "Rincer abondamment l'œil au sérum physiologique avant de le refermer"
    ],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.3.2 — cas particulier plaie/contusion de l'œil."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Devant une plaie oculaire, un corps étranger visible dans l'œil doit être retiré avant la pose du pansement.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.3.2 — jamais retirer un corps étranger oculaire."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la conséquence d'une atteinte médullaire au-dessus de C4 ?",
    "a": "Une paralysie du diaphragme, entraînant un arrêt respiratoire puis un arrêt cardiaque.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.4 — conséquences d'une atteinte médullaire."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la conséquence d'une atteinte médullaire au-dessus de T6 ?",
    "a": "Des troubles circulatoires : hypotension et bradycardie, par atteinte du système nerveux autonome.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.4 — conséquences d'une atteinte médullaire."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Que désigne la « restriction des mouvements » du rachis, par opposition à la « stabilisation » ?",
    "a": "La limitation des mouvements par collier cervical, attelle cervico-thoracique et blocs de tête",
    "c": [
     "La limitation des mouvements par collier cervical, attelle cervico-thoracique et blocs de tête",
     "Le maintien de la tête à deux mains en position neutre",
     "L'usage exclusif du matelas immobilisateur à dépression",
     "L'interdiction totale de tout mouvement de la victime, y compris respiratoire"
    ],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.4 — définitions : stabilisation (maintien à 2 mains), restriction, immobilisation (MID)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Devant une plaie pénétrante isolée du thorax, du cou ou de la tête, la procédure d'immobilisation du rachis est systématiquement appliquée.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.4 — dans ce cas précis, pas de procédure d'immobilisation, seulement un conditionnement précautionneux (surmortalité démontrée en cas d'immobilisation)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite au moins 4 signes évocateurs d'une atteinte médullaire recherchés à l'interrogatoire ou à l'examen.",
    "a": "Parmi les signes recherchés : engourdissement ou impossibilité de bouger les membres, fourmillements ou décharges électriques, perte des urines ou des matières fécales, érection chez l'homme inconscient déshabillé, douleur spontanée au rachis, ou déficit de sensibilité et de motricité.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.4 — signes spécifiques du traumatisme du rachis."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Qu'est-ce qu'un volet costal et quel est son signe caractéristique ?",
    "a": "Des fractures de plusieurs côtes en deux endroits chacune, isolant une partie de la paroi thoracique qui se déplace de façon paradoxale : elle s'enfonce à l'inspiration et ressort à l'expiration.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.5 — lésions possibles du traumatisme thoracique."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Face à une plaie thoracique soufflante, quelle est la règle ?",
    "a": "Ne jamais l'occlure : la laisser à l'air libre ou utiliser un dispositif médical non occlusif",
    "c": [
     "Ne jamais l'occlure : la laisser à l'air libre ou utiliser un dispositif médical non occlusif",
     "Appliquer un pansement occlusif le plus rapidement possible",
     "Réaliser une compression directe systématique même sans hémorragie",
     "Retirer tout corps étranger avant de la recouvrir"
    ],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.5 — CAT traumatisme thoracique, dispositif non occlusif FT M.34."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Un pneumothorax compressif peut se manifester par une turgescence des jugulaires.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.5 — pneumothorax compressif : turgescence des jugulaires, détresse respiratoire et circulatoire."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel geste médical est nécessaire en urgence face à un pneumothorax compressif ?",
    "a": "Une décompression à l'aiguille, réalisée dans l'espace pleural.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.5 — pneumothorax compressif."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Face à des fractures de côtes flottantes, quel organe redouter selon le côté atteint ?",
    "a": "À droite, le risque porte sur le foie ; à gauche, sur la rate ; à l'arrière, sur les reins.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.6 — traumatismes abdominaux."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle position adopter face à une victime consciente présentant une plaie abdominale ?",
    "a": "Décubitus dorsal, jambes fléchies",
    "c": [
     "Décubitus dorsal, jambes fléchies",
     "Position latérale de sécurité",
     "Position demi-assise, jambes tendues",
     "Décubitus ventral"
    ],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.6 — CAT traumatisme abdominal, FT G.23."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Face à une éviscération, il faut remettre délicatement les viscères en place avant de poser un pansement.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.6 — ne jamais remettre les viscères en place ; les envelopper dans un champ humidifié au sérum physiologique stérile."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel geste est formellement contre-indiqué devant un traumatisme du bassin suspecté ?",
    "a": "La palpation du bassin.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.7 — traumatismes du bassin."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Dans quelle proportion des cas un traumatisme grave du bassin s'accompagne-t-il de lésions associées, et lesquelles ?",
    "a": "Dans deux tiers des cas, avec des lésions associées touchant le thorax, le crâne ou les membres.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.7 — risques du traumatisme du bassin."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Comment différencier un traumatisé sévère d'un polyfracturé ?",
    "a": "Le traumatisé sévère présente au moins une lésion qui engage le pronostic vital à court terme, contrairement au polyfracturé",
    "c": [
     "Le traumatisé sévère présente au moins une lésion qui engage le pronostic vital à court terme, contrairement au polyfracturé",
     "Le polyfracturé présente systématiquement plus de fractures que le traumatisé sévère",
     "Il n'existe aucune différence, ce sont deux termes équivalents",
     "Le traumatisé sévère désigne uniquement les victimes inconscientes"
    ],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.8 — le traumatisé sévère."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Un traumatisé sévère qui parle normalement à l'arrivée des secours ne peut plus s'aggraver ensuite.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.8 — exemple clé : peut être en arrêt cardiorespiratoire quelques minutes plus tard."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Comment conserver un membre amputé en attendant sa réimplantation ?",
    "a": "Le nettoyer au sérum physiologique, l'envelopper dans un champ stérile, le placer dans un sac plastique puis dans un sac isotherme avec des réfrigérants instantanés sans contact direct avec le membre, et étiqueter l'ensemble avec le nom de la victime et l'heure de survenue.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.9 — CAT amputation, FT M.33."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Que faire si la partie amputée n'est pas retrouvée sur les lieux de l'intervention ?",
    "a": "Ne pas retarder la prise en charge ni l'évacuation de la victime ; la recherche de la partie manquante est déléguée à un autre engin, en lien avec les forces de l'ordre.",
    "c": [],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 §15.9 — amputation."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle est la durée maximale d'application du froid sur un traumatisme de membre ?",
    "a": "20 minutes, réduite de moitié en cas d'inconfort",
    "c": [
     "20 minutes, réduite de moitié en cas d'inconfort",
     "Sans limite de durée tant que la douleur persiste",
     "5 minutes maximum quel que soit le ressenti",
     "1 heure, renouvelable toutes les 2 heures"
    ],
    "e": "Notion SSUAP, Chap.15 — FT M.35, application de froid."
   }
  ]
 },
 {
  "id": "ssuap-secoursroutier",
  "domain": "ssuap",
  "ic": "🚗",
  "t": "Chap.16 — Secours routier",
  "fig": [
   [
    "Formule de l'énergie cinétique",
    "Ec = ½ × m × v²"
   ],
   [
    "Effet d'un doublement de la vitesse sur Ec",
    "Énergie multipliée par 4 (v²)"
   ],
   [
    "Équivalent chute libre à 50 km/h",
    "~10 m (3e étage)"
   ],
   [
    "Équivalent chute libre à 90 km/h",
    "~32 m (10e étage)"
   ],
   [
    "Équivalent chute libre à 130 km/h",
    "~66 m (~20e étage)"
   ],
   [
    "Impacts successifs de l'occupant",
    "3 : véhicule/obstacle, corps/structure, organes/structures internes"
   ],
   [
    "Temps de l'impact piéton",
    "3 : pare-chocs (jambes/bassin), capot (thorax/tête), sol (tête/rachis)"
   ],
   [
    "Règle des distances airbags",
    "30 cm latéral / 60 cm frontal conducteur / 90 cm frontal passager"
   ],
   [
    "Localisation des prétensionneurs pyrotechniques",
    "Aux enrouleurs de ceinture (bas de montant / pied de siège)"
   ],
   [
    "Couleur du câblage haute tension (VE/hybride)",
    "Orange"
   ],
   [
    "Distance de dépôt de la clef de contact retirée",
    "5 m minimum du véhicule"
   ],
   [
    "Étapes de sécurisation des lieux",
    "12 étapes clés"
   ],
   [
    "Délai du dégagement d'urgence",
    "Immédiat"
   ],
   [
    "Délai de l'extraction rapide",
    "Moins de 15 min"
   ],
   [
    "Délai de l'extraction contrôlée",
    "Variable, programmée"
   ],
   [
    "Techniques de traction au sol (FT G.20)",
    "4 : chevilles, poignets, vêtements, aisselles (cravate de sauvetage)"
   ],
   [
    "Tenue obligatoire en secours routier",
    "SPF1 + gilet haute visibilité + gants + casque F2 (jugulaire)"
   ],
   [
    "Fiche technique de référence",
    "FT G.20 — Dégagement d'urgence"
   ]
  ],
  "s": "<h3>Vue d'ensemble</h3>\n<p>Le secours routier combine deux exigences : comprendre la <strong>cinétique</strong> du choc pour anticiper les lésions de la victime, et appliquer une <strong>conduite à tenir</strong> rigoureuse pour sécuriser les lieux, aborder la victime et l'extraire dans les meilleures conditions. Une opération de secours routier reste par nature évolutive : incendie, explosion, chute du véhicule, fuite de fluides ou risque haute tension peuvent imposer à tout moment de basculer vers un <strong>dégagement d'urgence</strong> (FT G.20).</p>\n\n<h3>16.1 — Généralités : la cinétique</h3>\n<h4>Principe fondamental</h4>\n<p>L'énergie cinétique d'un véhicule se calcule par la formule <strong>Ec = ½ × m × v²</strong>. Si la <strong>masse</strong> double, l'énergie cinétique double également ; si la <strong>vitesse</strong> double, l'énergie cinétique est multipliée par 4, car la vitesse intervient au carré dans la formule. C'est donc la vitesse qui pèse le plus lourd dans la gravité d'un choc.</p>\n<h4>Équivalence vitesse / chute libre</h4>\n<p>Pour donner une image concrète de l'énergie en jeu, un choc à une vitesse donnée équivaut à une chute libre d'une certaine hauteur.</p>\n<table>\n<thead><tr><th>Vitesse du véhicule</th><th>Équivalent chute libre</th><th>Étages</th></tr></thead>\n<tbody>\n<tr><td>50 km/h</td><td>~10 m</td><td>3e étage</td></tr>\n<tr><td>90 km/h</td><td>~32 m</td><td>10e étage</td></tr>\n<tr><td>130 km/h</td><td>~66 m</td><td>~20e étage</td></tr>\n</tbody>\n</table>\n<h4>Trajectoires et types de chocs</h4>\n<p>Chaque type de choc produit des lésions typiques qu'il faut anticiper dès le bilan circonstanciel.</p>\n<table>\n<thead><tr><th>Type de choc</th><th>Caractéristiques</th><th>Lésions typiques</th></tr></thead>\n<tbody>\n<tr><td>Frontal</td><td>Le plus fréquent des chocs graves</td><td>Crâne, rachis cervical, thorax, abdomen, bassin, membres inférieurs</td></tr>\n<tr><td>Latéral</td><td>Déformation de l'habitacle côté impact</td><td>Rachis cervical (coup du lapin), thorax, bassin, rate (côté gauche) ou foie (côté droit)</td></tr>\n<tr><td>Arrière</td><td>Hyperextension cervicale</td><td>Rachis cervical, lésions de type whiplash</td></tr>\n<tr><td>Rotatoire</td><td>Combinaison de plusieurs chocs</td><td>Lésions multiples</td></tr>\n<tr><td>Tonneau</td><td>Véhicule retourné sur le toit ou sur le flanc</td><td>Écrasements, éjections, traumatismes multiples</td></tr>\n</tbody>\n</table>\n<h4>Impacts selon la victime</h4>\n<p>Un <strong>occupant</strong> subit 3 impacts successifs : d'abord le véhicule contre l'obstacle, puis le corps contre la structure interne du véhicule, enfin les organes contre les structures internes du corps (cerveau, cœur, foie...).</p>\n<p>Un <strong>piéton</strong> renversé subit 3 temps : le pare-chocs percute d'abord les jambes et le bassin, puis le capot percute le thorax et la tête, enfin la chute au sol touche la tête et le rachis.</p>\n<p>Un usager de <strong>deux-roues</strong> subit 2 impacts : le véhicule contre l'obstacle, puis le pilote projeté contre le sol ou un obstacle.</p>\n<h4>Éléments de protection passive</h4>\n<ul>\n<li>Ceinture de sécurité 3 points</li>\n<li>Airbags</li>\n<li>Arceaux de sécurité</li>\n<li>Appuie-têtes</li>\n<li>Zones de déformation programmée</li>\n<li>Casque (deux-roues)</li>\n</ul>\n\n<h3>16.2 — Sécurités passives du véhicule</h3>\n<h4>Airbags : règle 30 / 60 / 90</h4>\n<p>Ces distances de sécurité doivent être respectées tant que l'airbag concerné n'a pas été déclenché ou neutralisé.</p>\n<table>\n<thead><tr><th>Distance de sécurité</th><th>Type d'airbag</th><th>Localisation</th></tr></thead>\n<tbody>\n<tr><td>30 cm</td><td>Airbag latéral</td><td>Portières / sièges</td></tr>\n<tr><td>60 cm</td><td>Airbag frontal conducteur</td><td>Volant</td></tr>\n<tr><td>90 cm</td><td>Airbag frontal passager</td><td>Planche de bord</td></tr>\n</tbody>\n</table>\n<h4>Prétensionneurs pyrotechniques</h4>\n<p>Ce système assure la rétraction instantanée de la ceinture en cas de choc. Il est situé aux <strong>enrouleurs</strong> de ceinture, au bas du montant ou au pied du siège. S'ils ne se sont pas déclenchés, il ne faut <strong>jamais couper au niveau de l'enrouleur</strong> : la coupure doit se faire au plus près, en préservant la sécurité.</p>\n<h4>Arceaux anti-retournement (cabriolets)</h4>\n<p>Ces arceaux se déploient automatiquement en cas de renversement du véhicule. Ils peuvent rester en position déployée bloquée, ce qui représente un risque pour le personnel réalisant la désincarcération.</p>\n<h4>Systèmes anti-coup du lapin</h4>\n<p>Certains véhicules sont équipés d'appuie-têtes actifs qui avancent automatiquement lors d'un choc arrière, afin de limiter l'hyperextension cervicale.</p>\n<h4>Batterie et circuits électriques</h4>\n<p>Sur un véhicule électrique ou hybride, le câblage haute tension est identifiable par sa couleur <strong>orange</strong> et présente un risque électrique spécifique. La conduite à tenir consiste à couper le contact puis à débrancher la batterie 12 V selon la procédure.</p>\n\n<h3>16.3 — Conduite à tenir de l'équipier secours routier</h3>\n<h4>Tenue de protection</h4>\n<ul>\n<li>Tenue SPF1 complète</li>\n<li>Gilet haute visibilité obligatoire</li>\n<li>Gants d'intervention</li>\n<li>Casque F2 (ou F1 selon doctrine) avec jugulaire</li>\n<li>Lunettes en cas de risque de projection</li>\n</ul>\n<h4>Sécurisation des lieux — 12 étapes clés</h4>\n<ol>\n<li>Positionnement du VSAV / FPT en protection</li>\n<li>Signalisation lumineuse (gyrophares, feux de détresse)</li>\n<li>Balisage amont (triangle / cônes)</li>\n<li>Frein de stationnement</li>\n<li>Calage des roues (cales)</li>\n<li>Clef de contact retirée, déposée à 5 m du véhicule</li>\n<li>Coupure du contact</li>\n<li>Débranchement de la batterie selon doctrine</li>\n<li>Mise en sécurité incendie : extincteur à proximité</li>\n<li>Contrôle des risques (fuite de carburant, fluides, haute tension)</li>\n<li>Identification du véhicule (étiquette, carte constructeur)</li>\n<li>Stabilisation de la caisse si nécessaire (cales, sangles, pontets)</li>\n</ol>\n<h4>Bilan circonstanciel</h4>\n<p>Le bilan circonstanciel porte sur le nombre de véhicules et de victimes, le type de choc et sa cinétique, la position des victimes, les risques évolutifs (incendie, chute, fluides) et les moyens nécessaires (secours routier, renfort VSAV, SMUR...).</p>\n<h4>Abord de la victime : la technique de l'« écureuil »</h4>\n<p>L'équipier entre dans le véhicule par la porte opposée ou par l'arrière, selon l'accessibilité. Il assure le <strong>maintien de la tête</strong> (FT G.14) dès le contact, parle à la victime pour la rassurer, réalise un <strong>bilan primaire</strong> rapide, puis passe le relais au chef d'agrès ou au COS pour définir l'idée de manœuvre.</p>\n<h4>Extraction : trois modes</h4>\n<table>\n<thead><tr><th>Mode</th><th>Indication</th><th>Délai</th></tr></thead>\n<tbody>\n<tr><td>Dégagement d'urgence</td><td>Danger immédiat (feu, explosion, noyade, ACR nécessitant une RCP au sol)</td><td>Immédiat</td></tr>\n<tr><td>Extraction rapide</td><td>Victime grave sans stabilité mais sans danger immédiat</td><td>Moins de 15 min</td></tr>\n<tr><td>Extraction contrôlée</td><td>Victime stable, désincarcération programmée</td><td>Variable, technique</td></tr>\n</tbody>\n</table>\n<h4>Idée de manœuvre</h4>\n<p>Définie par le COS et le chef d'agrès secours routier, chaque extraction repose sur une <strong>solution principale</strong> (itinéraire et matériel retenus) et une <strong>solution alternative</strong> (plan B en cas d'évolution de la situation).</p>\n<h4>Trois schémas de procédure (fiche 16-1)</h4>\n<ul>\n<li>Schéma 1 : dégagement d'urgence (danger immédiat)</li>\n<li>Schéma 2 : extraction rapide (détérioration, moins de 15 min)</li>\n<li>Schéma 3 : extraction contrôlée (victime stable, désincarcération classique)</li>\n</ul>\n\n<h3>FT G.20 — Dégagement d'urgence</h3>\n<h4>Indications</h4>\n<p>Le dégagement d'urgence répond à une menace vitale immédiate : feu ou risque d'explosion, noyade (véhicule dans l'eau), arrêt cardio-respiratoire nécessitant une réanimation cardio-pulmonaire au sol, ou toute autre menace vitale immédiate.</p>\n<h4>Principes</h4>\n<p>Le dégagement d'urgence peut être réalisé sans matériel spécialisé si nécessaire. La protection du rachis cervical reste recherchée dans la mesure du possible, mais <strong>la vie prime sur le rachis</strong>. La victime doit être dégagée par le chemin le plus court vers une zone sûre.</p>\n<h4>Techniques de traction — victime au sol / hors véhicule</h4>\n<table>\n<thead><tr><th>Technique</th><th>Utilisation</th></tr></thead>\n<tbody>\n<tr><td>Traction par les chevilles</td><td>Victime en décubitus dorsal, sol plat</td></tr>\n<tr><td>Traction par les poignets</td><td>Victime accessible par les bras</td></tr>\n<tr><td>Traction par les vêtements</td><td>Tirer au niveau des épaules / du col</td></tr>\n<tr><td>Traction par les aisselles (cravate de sauvetage)</td><td>Victime lourde ou nécessité de rester au-dessus d'elle</td></tr>\n</tbody>\n</table>\n<h4>Sortie d'un véhicule</h4>\n<ol>\n<li>Défaire la ceinture de sécurité</li>\n<li>Désengager les pieds des pédales</li>\n<li>Soutenir le menton pour maintenir tête et rachis</li>\n<li>Saisir le poignet opposé de la victime (bras croisé sur le thorax) ou utiliser la ceinture comme harnais</li>\n<li>Pivoter la victime pour la sortir en glissant</li>\n<li>Déposer la victime à distance de sécurité, dans une zone sûre</li>\n</ol>\n<h4>Équipier relais sous obstacle</h4>\n<p>Si la victime doit passer sous un obstacle (châssis, tôle), un deuxième équipier prend le relais dès qu'elle est engagée, afin d'éviter toute rupture de traction.</p>\n<h4>Porté pompier</h4>\n<p>Le porté pompier permet un transport rapide sur une distance courte, victime sur l'épaule et bras maintenus. Il ne s'emploie que si le rachis est raisonnablement indemne et en l'absence d'alternative.</p>\n<h4>Dégagement enfant / nourrisson</h4>\n<p>Un <strong>enfant</strong> est saisi par les aisselles, avec un soutien de la tête. Un <strong>nourrisson</strong> est pris dans les bras, tête soutenue, dos plaqué contre le sapeur-pompier, pour une extraction immédiate.</p>\n<h4>Après le dégagement</h4>\n<p>Les priorités immédiates sont de reprendre le bilan primaire et les gestes d'urgence (RCP si nécessaire), de mettre la victime en position latérale de sécurité ou de l'installer selon la détresse constatée, puis de poursuivre les soins dans le VSAV.</p>\n\n<h4>References</h4>\n<p>Référentiel SSUAP 2025 — Chapitre 16 « Secours routier ». Fiche technique G.20 « Dégagement d'urgence ». Contenu consolidé pour le SDIS 91.</p>",
  "q": [
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle formule permet de calculer l'énergie cinétique d'un véhicule ?",
    "a": "Ec = ½ × m × v²",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.16 « Secours routier », §16.1 : principe fondamental de la cinétique."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Si la vitesse d'un véhicule double, à masse constante, que devient son énergie cinétique ?",
    "a": "Elle est multipliée par 4",
    "c": [
     "Elle double",
     "Elle est multipliée par 4",
     "Elle est multipliée par 6",
     "Elle reste inchangée"
    ],
    "e": "Notion, Chap.16, §16.1 : la vitesse intervenant au carré dans Ec=½mv², son doublement quadruple l'énergie."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Dans la formule de l'énergie cinétique, doubler la vitesse a un effet plus important que doubler la masse.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.16, §16.1 : « à retenir, c'est la vitesse qui pèse le plus lourd dans la gravité d'un choc »."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "À quelle hauteur de chute libre correspond une vitesse de choc de 50 km/h ?",
    "a": "Environ 10 mètres (3e étage)",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.16, §16.1, table équivalence vitesse/chute libre : 50 km/h ≈ 10 m, 3e étage."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Un choc à 130 km/h équivaut à une chute libre d'environ quelle hauteur ?",
    "a": "66 m (~20e étage)",
    "c": [
     "10 m (3e étage)",
     "32 m (10e étage)",
     "66 m (~20e étage)",
     "90 m (~25e étage)"
    ],
    "e": "Notion, Chap.16, §16.1, table équivalence vitesse/chute libre : 130 km/h ≈ 66 m, ~20e étage."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris les 3 impacts successifs subis par l'occupant d'un véhicule lors d'un choc.",
    "a": "D'abord le véhicule heurte l'obstacle, puis le corps de l'occupant heurte la structure interne du véhicule, puis les organes heurtent les structures internes du corps (cerveau, cœur, foie, etc.).",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.16, §16.1, « Impacts selon la victime » : les 3 impacts de l'occupant."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Détaille les 3 temps de l'impact subi par un piéton renversé.",
    "a": "Le pare-chocs percute d'abord les jambes et le bassin, puis le capot percute le thorax et la tête, puis la victime chute au sol et se blesse à la tête et au rachis.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.16, §16.1, « Impacts selon la victime » : les 3 temps de l'impact piéton."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Combien d'impacts distincts un usager de deux-roues subit-il en cas d'accident ?",
    "a": "2 impacts : le véhicule contre l'obstacle, puis le pilote projeté contre le sol ou un obstacle.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.16, §16.1, « Impacts selon la victime » : deux-roues, 2 impacts."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Selon le référentiel, quel type de choc est associé au « coup du lapin » du rachis cervical ?",
    "a": "Latéral",
    "c": [
     "Frontal",
     "Latéral",
     "Rotatoire",
     "Tonneau"
    ],
    "e": "Notion, Chap.16, §16.1, table des types de chocs : le choc latéral cite le rachis cervical (coup du lapin)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Un choc arrière provoque typiquement une hyperextension du rachis cervical.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.16, §16.1, table des types de chocs : choc arrière → hyperextension cervicale, lésions whiplash."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite au moins 4 éléments de protection passive équipant un véhicule.",
    "a": "Par exemple : ceinture de sécurité 3 points, airbags, arceaux de sécurité, appuie-têtes, zones de déformation programmée, casque pour les deux-roues.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.16, §16.1, « Éléments de protection »."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle distance minimale respecter face à un airbag latéral non neutralisé ?",
    "a": "30 cm",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.16, §16.2, règle des distances airbags 30/60/90."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle distance minimale respecter face à un airbag frontal côté conducteur non neutralisé ?",
    "a": "60 cm",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.16, §16.2, règle des distances airbags 30/60/90."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle distance de sécurité respecter face à un airbag frontal passager non neutralisé ?",
    "a": "90 cm",
    "c": [
     "30 cm",
     "60 cm",
     "90 cm",
     "120 cm"
    ],
    "e": "Notion, Chap.16, §16.2, règle des distances airbags 30/60/90."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Les distances de sécurité de la règle 30/60/90 ne s'appliquent que si l'airbag a déjà été déclenché.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.16, §16.2 : ces distances s'appliquent tant que l'airbag n'a pas été déclenché ou neutralisé."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Où se situent les prétensionneurs pyrotechniques et quel geste éviter à leur niveau ?",
    "a": "Ils sont situés aux enrouleurs de ceinture, au bas du montant ou au pied du siège. S'ils ne se sont pas déclenchés, il ne faut jamais couper à ce niveau : la coupure se fait au plus près, en préservant la sécurité.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.16, §16.2, « Prétensionneurs pyrotechniques »."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel risque présentent les arceaux anti-retournement d'un cabriolet après un tonneau ?",
    "a": "Ils peuvent rester en position déployée bloquée, ce qui représente un risque pour le personnel réalisant la désincarcération.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.16, §16.2, « Arceaux anti-retournement (cabriolets) »."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Les appuie-têtes actifs anti-coup du lapin reculent lors d'un choc arrière.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.16, §16.2, « Systèmes anti-coup du lapin » : ils avancent, ils ne reculent pas."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle couleur identifie le câblage haute tension d'un véhicule électrique ou hybride ?",
    "a": "Orange",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.16, §16.2, « Batterie et circuits électriques »."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelles actions réaliser sur la partie électrique d'un véhicule électrique ou hybride accidenté ?",
    "a": "Couper le contact, puis débrancher la batterie 12 V selon la procédure, en tenant compte du risque électrique haute tension identifié par le câblage orange.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.16, §16.2, « Batterie et circuits électriques »."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle tenue est obligatoire pour l'équipier secours routier ?",
    "a": "SPF1 complète, gilet haute visibilité, gants d'intervention et casque F2 avec jugulaire",
    "c": [
     "SPF1 complète, gilet haute visibilité, gants d'intervention et casque F2 avec jugulaire",
     "Tenue de feu complète avec appareil respiratoire isolant",
     "Combinaison étanche et bottes cuissardes",
     "Tenue légère, sans gants ni casque"
    ],
    "e": "Notion, Chap.16, §16.3, « Tenue de protection »."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "À quelle distance minimale du véhicule faut-il déposer la clef de contact une fois retirée ?",
    "a": "5 mètres minimum",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.16, §16.3, « Sécurisation des lieux », étape 6 : clef retirée, déposée à 5 m du véhicule."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite au moins 6 des 12 étapes de sécurisation des lieux en secours routier.",
    "a": "Par exemple : positionnement du véhicule de secours en protection, signalisation lumineuse, balisage amont, frein de stationnement, calage des roues, retrait et dépôt de la clef à 5 m, coupure du contact, débranchement de la batterie, extincteur à proximité, contrôle des risques, identification du véhicule, stabilisation de la caisse.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.16, §16.3, « Sécurisation des lieux — 12 étapes clés »."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que recherche-t-on lors du bilan circonstanciel en secours routier ?",
    "a": "Le nombre de véhicules et de victimes, le type de choc et la cinétique, la position des victimes, les risques évolutifs et les moyens nécessaires.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.16, §16.3, « Bilan circonstanciel »."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le bilan circonstanciel en secours routier permet notamment d'anticiper les risques évolutifs comme l'incendie ou la présence de fluides.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.16, §16.3, « Bilan circonstanciel » : risques évolutifs (incendie, chute, fluides)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris la technique de l'« écureuil » pour aborder une victime dans un véhicule.",
    "a": "Entrer dans le véhicule par la porte opposée ou par l'arrière selon l'accessibilité, assurer le maintien de la tête dès le contact, parler à la victime pour la rassurer, réaliser un bilan primaire rapide, puis passer le relais au chef d'agrès ou au COS pour l'idée de manœuvre.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.16, §16.3, « Abord de la victime : technique de l'écureuil »."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel mode d'extraction correspond à un danger immédiat (feu, noyade, ACR nécessitant une RCP au sol) ?",
    "a": "Dégagement d'urgence",
    "c": [
     "Extraction contrôlée",
     "Extraction rapide",
     "Dégagement d'urgence",
     "Désincarcération programmée"
    ],
    "e": "Notion, Chap.16, §16.3, « Extraction — 3 modes » : dégagement d'urgence = danger immédiat, délai immédiat."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel est le délai visé pour une extraction rapide ?",
    "a": "Moins de 15 minutes",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.16, §16.3, « Extraction — 3 modes »."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "L'extraction contrôlée est réservée à une victime stable, en vue d'une désincarcération programmée.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.16, §16.3, « Extraction — 3 modes »."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "En quoi consiste l'idée de manœuvre définie par le COS et le chef d'agrès secours routier ?",
    "a": "Elle comprend une solution principale (itinéraire et matériel retenus) et une solution alternative, en plan B, en cas d'évolution de la situation.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.16, §16.3, « Idée de manœuvre »."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "À combien de schémas de procédure correspond la fiche 16-1 ?",
    "a": "3 schémas (dégagement d'urgence, extraction rapide, extraction contrôlée)",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.16, §16.3, « 3 schémas de procédure (fiche 16-1) »."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Parmi ces situations, laquelle ne justifie PAS un dégagement d'urgence selon la FT G.20 ?",
    "a": "Victime stable en attente de désincarcération programmée",
    "c": [
     "Feu ou risque d'explosion",
     "Noyade du véhicule",
     "ACR nécessitant une RCP au sol",
     "Victime stable en attente de désincarcération programmée"
    ],
    "e": "Notion, FT G.20, « Indications » : menaces vitales immédiates uniquement, à l'inverse de la victime stable qui relève de l'extraction contrôlée."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "En dégagement d'urgence, la protection du rachis prime toujours sur la préservation de la vie.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion, FT G.20, « Principes » : la vie prime sur le rachis, même si sa protection reste recherchée dans la mesure du possible."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 4 techniques de traction utilisables pour dégager une victime au sol en urgence.",
    "a": "Traction par les chevilles (victime en décubitus dorsal, sol plat), par les poignets, par les vêtements (au niveau des épaules ou du col), et par les aisselles (cravate de sauvetage), pour une victime lourde ou pour rester au-dessus d'elle.",
    "c": [],
    "e": "Notion, FT G.20, « Techniques de traction — victime au sol / hors véhicule »."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Détaille les étapes de sortie d'une victime consciente d'un véhicule en dégagement d'urgence.",
    "a": "Défaire la ceinture, désengager les pieds des pédales, soutenir le menton pour maintenir tête et rachis, saisir le poignet opposé de la victime (bras croisé sur le thorax) ou utiliser la ceinture comme harnais, pivoter la victime pour la sortir en glissant, puis la déposer à distance de sécurité en zone sûre.",
    "c": [],
    "e": "Notion, FT G.20, « Sortie d'un véhicule »."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que doit faire un deuxième équipier lorsqu'une victime est engagée sous un obstacle en dégagement d'urgence ?",
    "a": "Prendre le relais de traction sans interruption, pour éviter toute rupture de traction.",
    "c": [],
    "e": "Notion, FT G.20, « Équipier relais sous obstacle »."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le porté pompier peut être utilisé en dégagement d'urgence quelle que soit la gravité présumée des lésions du rachis.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion, FT G.20, « Porté pompier » : condition d'emploi, rachis raisonnablement indemne et absence d'alternative."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Comment dégager en urgence un nourrisson d'un véhicule ?",
    "a": "Le prendre dans les bras, tête soutenue, dos plaqué contre le sapeur-pompier",
    "c": [
     "Par les chevilles, en le faisant glisser",
     "Le saisir par les aisselles avec soutien de la tête",
     "Le prendre dans les bras, tête soutenue, dos plaqué contre le sapeur-pompier",
     "Par le porté pompier sur l'épaule"
    ],
    "e": "Notion, FT G.20, « Dégagement enfant / nourrisson »."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Comment dégage-t-on en urgence un enfant (par opposition au nourrisson) ?",
    "a": "En le saisissant par les aisselles, avec un soutien de la tête.",
    "c": [],
    "e": "Notion, FT G.20, « Dégagement enfant / nourrisson »."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelles sont les priorités immédiates après un dégagement d'urgence réussi ?",
    "a": "Reprendre immédiatement le bilan primaire et les gestes d'urgence (RCP si nécessaire), mettre la victime en position latérale de sécurité ou l'installer selon la détresse constatée, puis poursuivre les soins dans le VSAV.",
    "c": [],
    "e": "Notion, FT G.20, « Après le dégagement »."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Les risques évolutifs à surveiller en permanence sur une opération de secours routier incluent l'incendie, l'explosion, la chute du véhicule, la fuite de fluides et la haute tension des véhicules électriques ou hybrides.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion, fiche Exercices Chap.16, Q29 : risques évolutifs en secours routier."
   }
  ]
 },
 {
  "id": "ssuap-immobilisation",
  "domain": "ssuap",
  "ic": "🩹",
  "t": "Chap.17 — Immobilisation, relevage et transport",
  "fig": [
   [
    "Matériel « norme » du relevage / transferts",
    "Brancard cuillère (FT D.03)"
   ],
   [
    "Matériel « norme » de l'extraction",
    "Plan dur"
   ],
   [
    "Matériel de référence de l'immobilisation du rachis",
    "MID — Matelas Immobilisateur à Dépression (FT I.07)"
   ],
   [
    "Dispositifs de restriction du rachis",
    "Collier cervical (I.01) et ACT (I.02)"
   ],
   [
    "Effet du plan dur sur la ventilation",
    "Jusqu'à −20 %"
   ],
   [
    "Fracture de la hanche (col du fémur)",
    "MID (I.07)"
   ],
   [
    "Fracture de la cuisse (diaphyse fémorale)",
    "Attelle à traction (I.11), à défaut MID"
   ],
   [
    "Fracture cheville / jambe / genou",
    "Attelle jambe à dépression (I.08)"
   ],
   [
    "TMSC",
    "Température, Motricité, Sensibilité, recoloration Capillaire"
   ],
   [
    "Renfort médical obligatoire",
    "Fracture ouverte avec issue d'os, fracture du fémur, douleur intolérable"
   ],
   [
    "Réalignement d'un membre déformé",
    "Réservé au médecin uniquement"
   ],
   [
    "Nombre de SP pour le collier cervical",
    "2"
   ],
   [
    "Nombre de SP pour l'ACT",
    "3"
   ],
   [
    "Nombre de SP pour le MID",
    "3"
   ],
   [
    "Nombre de SP pour le brancard cuillère",
    "3 ou 4"
   ],
   [
    "Charge maximale d'une barquette",
    "272 kg"
   ],
   [
    "Position de transport en détresse respiratoire",
    "Demi-assise"
   ],
   [
    "Position de transport en détresse circulatoire",
    "Jambes surélevées"
   ]
  ],
  "s": "<h3>Vue d'ensemble</h3>\n<p>Toute lésion de l'appareil locomoteur génère de la douleur et peut s'aggraver lors d'un déplacement : plaie, atteinte vasculaire ou nerveuse, atteinte de la moelle, majoration d'une détresse circulatoire. La règle d'or est donc d'<strong>immobiliser avant tout déplacement</strong>, sauf danger imminent. Ce chapitre couvre trois volets liés : le choix du <strong>matériel d'immobilisation</strong> adapté au rachis ou à un membre, les <strong>techniques de relevage</strong> qui protègent la victime et le dos des sapeurs-pompiers, puis les règles de <strong>brancardage</strong> et les principes du <strong>transport</strong> en VSAV.</p>\n\n<h3>17.1 — Les immobilisations</h3>\n<h4>Classement des matériels</h4>\n<p>Pour le <strong>relevage et l'extraction</strong>, deux matériels de norme se distinguent : le <strong>brancard cuillère</strong> est la norme pour le relevage et les transferts (FT D.03) ; le <strong>plan dur</strong> est la norme pour l'extraction, et n'est utilisé comme moyen d'immobilisation qu'à défaut de MID.</p>\n<p>Pour la <strong>restriction des mouvements du rachis</strong>, on utilise le <strong>collier cervical</strong> (I.01) et l'<strong>attelle cervico-thoracique (ACT)</strong> (I.02). Pour l'<strong>immobilisation complète du rachis</strong>, le <strong>matelas immobilisateur à dépression (MID)</strong> constitue la norme (I.07). Pour l'<strong>immobilisation des membres</strong>, on dispose des <strong>écharpes</strong> (I.10), des <strong>attelles à dépression</strong> (I.08) et de l'<strong>attelle à traction</strong> (I.11).</p>\n<h4>Le MID en détail</h4>\n<p>Le MID est une enveloppe souple étanche remplie de billes de polystyrène, munie d'un robinet, livrée avec un sac de transport, une pompe manuelle et des sangles de fixation et de portage. Il est <strong>radio-transparent et imperméable</strong>, donc facile à décontaminer. Il immobilise le <strong>corps entier</strong> — crâne, rachis, bassin, membres inférieurs — en respectant l'<strong>axe tête-cou-tronc</strong>, ce qui en fait le matériel de choix en cas de <strong>lésions multiples</strong>. La victime y est installée via un <strong>brancard cuillère</strong> (D.03) ou un <strong>pont à 4</strong> (D.08/D.09).</p>\n<h4>Le plan dur : une alternative avec des effets secondaires</h4>\n<p>Le plan dur reste une alternative au MID, mais il présente des effets indésirables à connaître : une réduction de la fonction ventilatoire pouvant aller jusqu'à <strong>−20 %</strong>, des <strong>points de compression</strong> (particulièrement chez les personnes âgées), des <strong>déformations du rachis</strong>, ainsi que des <strong>douleurs et un inconfort</strong>. La doctrine est claire : le <strong>MID reste la technique de choix</strong>, le plan dur étant réservé à l'extraction.</p>\n<h4>Immobilisation des membres : correspondance lésion / technique</h4>\n<table>\n<thead>\n<tr><th>Localisation du traumatisme</th><th>Technique recommandée</th></tr>\n</thead>\n<tbody>\n<tr><td>Épaule</td><td>Écharpe oblique (I.10)</td></tr>\n<tr><td>Bras / coude</td><td>Écharpe simple + contre-écharpe (I.10), ou attelle bras à dépression + contre-écharpe (I.08)</td></tr>\n<tr><td>Avant-bras</td><td>Attelle bras à dépression ; à défaut, écharpe simple (I.08 / I.10)</td></tr>\n<tr><td>Cheville / jambe / genou</td><td>Attelle jambe à dépression (I.08)</td></tr>\n<tr><td>Cuisse (diaphyse fémorale)</td><td>Attelle à traction (I.11), à défaut MID (I.07)</td></tr>\n<tr><td>Hanche (col du fémur)</td><td>MID (I.07)</td></tr>\n</tbody>\n</table>\n<h4>Procédure générale d'immobilisation d'un membre</h4>\n<ol>\n<li><strong>Soutenir</strong> le membre avec les mains pour limiter les mouvements</li>\n<li><strong>Inspecter</strong> la lésion, en retirant ou en coupant les vêtements si nécessaire</li>\n<li>Poser un <strong>pansement stérile et sec</strong> sur toute plaie (M.31) ; compressif sauf en cas d'<strong>issue d'os</strong> ou de <strong>corps étranger</strong></li>\n<li>Évaluer le <strong>TMSC</strong> — Température, Motricité, Sensibilité, temps de recoloration Capillaire — <strong>avant ET après</strong> l'immobilisation</li>\n<li><strong>Immobiliser</strong> avec le moyen adapté, en bloquant les articulations <strong>au-dessus ET au-dessous</strong> du foyer lésionnel</li>\n</ol>\n<p>Un <strong>renfort médical</strong> est obligatoire dans trois situations : une <strong>fracture ouverte avec issue d'os</strong>, une <strong>fracture de la cuisse (fémur)</strong>, ou une <strong>douleur intolérable</strong>.</p>\n<h4>Fracture avec déformation : le réalignement</h4>\n<p>Le réalignement d'un membre déformé permet la pose d'une attelle et prévient les complications vasculo-nerveuses. Il est <strong>réalisé par un médecin</strong> uniquement.</p>\n<h4>Principes d'immobilisation du rachis</h4>\n<p>Le <strong>MID est utilisé en priorité</strong>, le plan dur seulement à défaut. L'immobilisation se fait de la <strong>tête au bassin</strong>, en adaptant les moyens de restriction à la victime, avec un <strong>TMSC</strong> avant et après. Un <strong>seul sapeur-pompier commande</strong> la manœuvre et s'assure de la bonne compréhension de tous avant l'exécution ; la victime est déplacée <strong>d'un seul bloc</strong>.</p>\n<h4>CAT trauma du rachis — victime inconsciente</h4>\n<ol>\n<li><strong>Maintien de tête</strong> immédiat (G.14), avec remise en position neutre si besoin</li>\n<li><strong>Retourner sur le ventre</strong>, au mieux sur le MID, à défaut sur un brancard cuillère (G.18)</li>\n<li><strong>Retirer le casque</strong> à 2 sapeurs-pompiers (G.16)</li>\n<li><strong>LVA</strong> — libération des voies aériennes (G.07)</li>\n<li><strong>Évaluation de la respiration</strong> sur 10 secondes (G.09)</li>\n<li>Poursuite du bilan primaire (<strong>C, D, E</strong>)</li>\n</ol>\n<p>La mise à <strong>plat dos</strong> n'est autorisée que si trois conditions sont réunies : un <strong>aspirateur électrique</strong> prêt à l'emploi à la tête, <strong>un secouriste dédié</strong> au maintien de tête et à la surveillance, et un <strong>retournement en bloc</strong> réalisable. À défaut, la victime est mise en <strong>PLS à 2 sapeurs-pompiers</strong> avec maintien de tête jusqu'à la médicalisation ; en cas de victimes multiples, seul le maintien de tête est assuré pendant la mise en PLS.</p>\n<h4>CAT trauma du rachis — victime consciente</h4>\n<table>\n<thead>\n<tr><th>Situation</th><th>Conduite à tenir</th></tr>\n</thead>\n<tbody>\n<tr><td>Sur le dos</td><td>Maintien de tête → retrait du casque à 2 → bilan → immobilisation</td></tr>\n<tr><td>Sur le ventre</td><td>Maintien de tête → palpation sommaire → retournement sur MID ou brancard cuillère (tête en position neutre si possible) → bilan → immobilisation</td></tr>\n<tr><td>Debout, casquée, fiable</td><td>Maintien de tête → aide à s'allonger directement sur le MID disposé sur le brancard ; en cas de douleur, interrompre et utiliser le plan dur (également pour une victime non fiable)</td></tr>\n<tr><td>Assise, casquée</td><td>Maintien de tête (remise en position neutre) → retrait du casque à 2 → bilan → immobilisation, souvent via l'ACT</td></tr>\n</tbody>\n</table>\n\n<h3>17.2 — Les relevages</h3>\n<h4>Principes</h4>\n<p>Le relevage est une action <strong>collective et coordonnée</strong>, réalisée sous les ordres du <strong>chef d'agrès</strong>, en principe placé <strong>à la tête</strong> de la victime. Il surveille en permanence <strong>le visage de la victime</strong> et la position des sapeurs-pompiers. Les deux objectifs sont d'<strong>éviter l'aggravation</strong> de la victime et de <strong>protéger le dos</strong> des intervenants.</p>\n<h4>Moyens de relevage et de portage</h4>\n<table>\n<thead>\n<tr><th>Moyen</th><th>Usage principal</th></tr>\n</thead>\n<tbody>\n<tr><td>Brancard VSAV</td><td>Matériel de base du portage</td></tr>\n<tr><td>Brancard cuillère</td><td>Relevage et transferts — norme (D.03)</td></tr>\n<tr><td>Plan dur</td><td>Extraction (norme)</td></tr>\n<tr><td>Brancard pliant à compas sans têtière</td><td>Alternatif, pli en largeur</td></tr>\n<tr><td>Brancards de catastrophe</td><td>Situations à victimes multiples</td></tr>\n<tr><td>Brancard pour aéronefs</td><td>Versions sanitaires</td></tr>\n<tr><td>Chaise de transport</td><td>Escaliers étroits, ascenseurs exigus — victime sans atteinte grave, sans détresse (hors respiratoire)</td></tr>\n<tr><td>MID</td><td>Immobilisation et portage court</td></tr>\n<tr><td>Portoir souple</td><td>Glisser la victime d'un brancard vers un autre brancard, un lit ou une table ; ce n'est pas un plan dur rigide</td></tr>\n<tr><td>Barquette</td><td>Rigide, 4 anneaux de treuillage, charge maximale de 272 kg</td></tr>\n<tr><td>Barquette bariatrique</td><td>Personnes obèses</td></tr>\n<tr><td>Civières milieux particuliers (Nest, Piguillem, Franco garda)</td><td>Montagne, hélitreuillage, excavations, bateaux</td></tr>\n</tbody>\n</table>\n<h4>Techniques de relevage selon la situation</h4>\n<p>Le <strong>brancard cuillère</strong> (D.03) est utilisé pour toute victime, qu'un trauma du rachis soit suspecté ou non — c'est le choix par défaut en zone surbaissée (sous un train ou un véhicule). Le <strong>pont néerlandais à 3</strong> (D.05) et le <strong>pont simple</strong> (D.04) conviennent en l'absence de suspicion de trauma rachis, si la corpulence permet un relevage à 3. Le <strong>pont néerlandais à 4</strong> (D.05) et le <strong>pont amélioré</strong> (D.08) sont réservés à la suspicion de trauma rachis ou à une forte corpulence. Le <strong>portoir souple</strong> (D.07) convient en l'absence d'atteinte grave, quand les passages sont inaccessibles ou la victime trop lourde. Des <strong>positions particulières</strong> (D.11) existent également : PLS, assise, demi-assise, jambes surélevées…</p>\n<h4>Critères de toute technique de relevage</h4>\n<ul>\n<li><strong>Stabilité des positions</strong> : debout, les pieds sont écartés, décalés, non parallèles ; à genou, la position est celle du <strong>trépied</strong> — un genou à terre, l'autre en dehors des avant-bras</li>\n<li><strong>Dos plat</strong>, effort réalisé avec les jambes, colonne droite</li>\n<li>Manipulation <strong>au plus près</strong> du sapeur-pompier, sans bras tendus</li>\n<li><strong>Fermeté des prises</strong> : pleines mains et avant-bras, points d'appui proches du blessé (bassin, thorax)</li>\n<li><strong>Bonne répartition des charges</strong> entre équipiers</li>\n<li><strong>Synchronisation</strong> : soulever, déplacer, poser sous les ordres du chef d'agrès</li>\n</ul>\n<h4>Préparation de la victime avant relevage</h4>\n<p>Avant tout relevage, il faut contrôler les <strong>hémorragies</strong> (avant, pendant et après la manœuvre), positionner correctement les membres (inférieurs dans l'axe, supérieurs sur la poitrine ou le ventre), et assurer le <strong>maintien du bassin</strong> avant toute mobilisation des membres inférieurs — mains sur les crêtes iliaques, <strong>sans pression</strong>. Les bandages, pansements et immobilisations (collier, attelles) doivent être en place. L'oxygénothérapie <strong>peut être interrompue</strong> pendant la manipulation, <strong>sauf en cas de détresse respiratoire</strong>.</p>\n<h4>Couverture de survie : orientation selon l'objectif</h4>\n<table>\n<thead>\n<tr><th>Configuration</th><th>Objectif</th></tr>\n</thead>\n<tbody>\n<tr><td>Côté argenté vers la victime</td><td>Protéger du froid (effet de serre, chaleur piégée)</td></tr>\n<tr><td>Côté doré vers une source de chaleur extérieure</td><td>Réchauffer la victime</td></tr>\n<tr><td>Côté argenté vers l'extérieur, avec un espace d'air</td><td>Protéger du soleil</td></tr>\n</tbody>\n</table>\n\n<h3>17.3 — Brancardage et transport</h3>\n<h4>Règles de base du brancardage</h4>\n<p>Le brancard reste <strong>à l'horizontale</strong>, le travail se fait en équipe sous la conduite du <strong>chef d'agrès</strong>, et la victime est <strong>obligatoirement sanglée et arrimée</strong> avant tout déplacement. Les commandements préparatoires puis l'exécution doivent être audibles de tous, avec des mouvements <strong>doux et synchronisés</strong>. Le déplacement se fait en marchant, de façon souple et sans secousse, le brancard <strong>tête en avant</strong> en général. Le chef d'agrès surveille en permanence la victime et le brancard ; la victime reste couverte. Après chaque déplacement, en particulier non horizontal, un <strong>bilan primaire</strong> est refait et la <strong>PA</strong> mesurée.</p>\n<h4>Positions de transport selon la situation</h4>\n<table>\n<thead>\n<tr><th>Situation</th><th>Position</th></tr>\n</thead>\n<tbody>\n<tr><td>Cas général</td><td>Plat dos</td></tr>\n<tr><td>Détresse respiratoire</td><td>Demi-assise</td></tr>\n<tr><td>Détresse circulatoire</td><td>Jambes surélevées</td></tr>\n<tr><td>Risque de vomissement / inconsciente non trauma rachis</td><td>PLS</td></tr>\n</tbody>\n</table>\n<h4>Transport en VSAV</h4>\n<p>Le transport s'effectue dans la <strong>cellule sanitaire</strong> uniquement, hors situation à victimes multiples. Un <strong>accompagnateur</strong> peut être admis à la discrétion du chef d'agrès, dans la limite de la capacité d'emport (carte grise), installé sur un siège et ceinturé. Le matériel doit être <strong>solidement fixé</strong> — un objet libre devient un projectile en cas de décélération — et le personnel de secours reste <strong>assis et ceinturé</strong> pendant le transport.</p>\n<h4>Surveillance en transport par le chef d'agrès</h4>\n<p>Le chef d'agrès parle à la victime, contrôle régulièrement la respiration et la circulation, recherche toute modification des plaintes, surveille l'aspect de la peau et la température, vérifie le matériel (pansements, attelles, oxygène, arrimage, hémorragies) et relève les autres constantes (pouls, PA, SpO2) via le moniteur multiparamétrique.</p>\n<h4>En cas d'aggravation pendant le transport</h4>\n<ol>\n<li><strong>Arrêter le VSAV</strong></li>\n<li><strong>Bilan</strong> — succinct si la détresse est évidente, complet sinon</li>\n<li><strong>Adapter la conduite à tenir</strong></li>\n<li><strong>Informer immédiatement le médecin régulateur</strong></li>\n</ol>\n\n<h3>Fiches techniques associées</h3>\n<h4>FT I.01 — Collier cervical (2 SP)</h4>\n<p>Indiqué en cas de trauma du rachis suspecté ou évident, en particulier si la <strong>stabilisation manuelle est anticipée comme difficile</strong>. La taille se mesure entre le haut de l'épaule et la base du menton. Le collier doit être en contact avec le <strong>menton et le sternum</strong> à l'avant, le <strong>haut du dos et la base de la tête</strong> à l'arrière, les <strong>clavicules et les épaules</strong> sur les côtés, sans gêner la respiration ni comprimer la trachée ou les vaisseaux. Le collier <strong>seul ne suffit pas</strong> : le maintien de tête reste nécessaire jusqu'à l'immobilisation complète ; il peut être interrompu si la victime est allongée sur le dos, calme, coopérante, après consigne de ne pas bouger. Il est <strong>desserré</strong> une fois la victime immobilisée dans le MID, puis resserré avant le transfert.</p>\n<h4>FT I.02 — Attelle cervico-thoracique, ACT (3 SP)</h4>\n<p>Indiquée pour <strong>extraire</strong> une victime assise ou en espace restreint, suspecte de trauma rachis, avant de l'allonger sur un plan dur ou un MID. Elle s'utilise en <strong>lieux sécurisés</strong>, sur une victime <strong>non critique</strong>, quand le temps n'est pas une priorité. Le matériel comprend un corset semi-rigide, un rabat de tête, <strong>3 sangles thoraciques</strong>, <strong>2 sangles de cuisses</strong>, 3 poignées, un coussin de tête et <strong>2 sangles de maintien de tête</strong> (front et menton). Le <strong>collier cervical est posé avant</strong> l'ACT. Plusieurs cas particuliers imposent une adaptation : chez une <strong>femme enceinte</strong> en fin de grossesse, ne pas fixer la sangle thoracique inférieure ; en cas de <strong>trauma du thorax</strong>, ne pas serrer la sangle thoracique supérieure ; en cas de <strong>fracture du fémur</strong>, ne pas placer la sangle de cuisse correspondante ; chez un <strong>enfant</strong>, une couverture roulée devant le thorax compense une ACT trop grande. Après la pose du MID, l'ACT est retirée si possible, ou toutes ses sangles desserrées.</p>\n<h4>FT I.07 — Matelas immobilisateur à dépression, MID (3 SP)</h4>\n<p>Matériel de référence pour l'immobilisation du rachis et des lésions multiples. Ses indications principales sont la suspicion de lésion du rachis, la suspicion de fracture du <strong>bassin</strong>, le complément de l'attelle à traction (fémur), les <strong>lésions multiples</strong>, un brancardage en passages exigus, une position assise en cas de détresse respiratoire, ou une victime lourdement médicalisée. Le matériel comprend le MID recouvert d'un drap à usage unique et une pompe manuelle à dépression. Points-clés : ne <strong>jamais appuyer sur le sommet du crâne</strong>, car la rétraction lors de l'aspiration provoquerait une flexion de la tête ; l'axe tête-cou-tronc est maintenu sans aucun mouvement de tête possible ; la victime ne peut glisser ni vers le haut, ni vers le bas, ni sur le côté ; les sangles ne gênent pas la respiration. Toute <strong>piqûre ou déchirure</strong> entraîne une perte de rigidité immédiate, et une <strong>hémorragie peut être masquée</strong> par le MID. Pour un brancardage long, le MID est posé sur un plan dur ou un brancard. À la fermeture, les <strong>deux sangles du torse sont croisées en premier</strong>, avant l'aspiration de l'air jusqu'au durcissement puis la fermeture du robinet.</p>\n<h4>FT D.03 — Relevage au brancard cuillère (3 ou 4 SP)</h4>\n<p>Matériel de norme pour le relevage et les transferts. Il est indiqué pour une victime suspecte de trauma rachis allongée sur le dos, en vue d'une installation sur MID, en cas d'impossibilité de pont simple ou amélioré (zone surbaissée, sous un train ou un véhicule), pour une victime souillée (matériel non oxydable, nettoyable), ou pour un transfert à l'hôpital (brancard VSAV vers brancard hôpital). L'axe tête-cou-tronc est maintenu tout au long de la manœuvre ; pour éviter de pincer les parties postérieures, les <strong>paumes des mains de la victime sont placées sur les cuisses</strong>. Le verrouillage des cuillères est contrôlé avant tout portage, et la longueur du brancard est réglée selon la taille du blessé. À la fermeture, on ferme <strong>d'abord la tête, puis les pieds</strong>, en vérifiant la fermeture par une traction latérale.</p>\n\n<h4>References</h4>\n<p>Référentiel SSUAP 2025 — Chapitre 17 « Immobilisation, relevage, brancardage et transport ». Fiches techniques I.01 (collier cervical), I.02 (attelle cervico-thoracique), I.07 (matelas immobilisateur à dépression), I.08 (attelles à dépression), I.10 (écharpes), I.11 (attelle à traction), D.03 (brancard cuillère), D.04 à D.11 (techniques de relevage). Contenu consolidé pour le SDIS 91.</p>",
  "q": [
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel est le matériel de « norme » pour le relevage et les transferts d'une victime ?",
    "a": "Le brancard cuillère (FT D.03).",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.1 « Classement des matériels » : le brancard cuillère est la norme du relevage et des transferts."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel est le matériel de « norme » pour l'extraction d'une victime ?",
    "a": "Le plan dur",
    "c": [
     "Le brancard cuillère",
     "Le plan dur",
     "Le MID",
     "Le portoir souple"
    ],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.1 : le plan dur est la norme pour l'extraction ; il n'est utilisé pour l'immobilisation qu'à défaut de MID."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le matelas immobilisateur à dépression (MID) est le matériel de référence pour l'immobilisation du rachis.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.1 « Immobilisation du rachis » : le MID (FT I.07) est présenté comme « la norme »."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les deux dispositifs utilisés pour la restriction des mouvements du rachis, sans immobilisation complète.",
    "a": "Le collier cervical (FT I.01) et l'attelle cervico-thoracique, ACT (FT I.02).",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.1 « Classement des matériels », rubrique restriction des mouvements du rachis."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "De combien un plan dur peut-il réduire la fonction ventilatoire d'une victime ?",
    "a": "Jusqu'à −20 %",
    "c": [
     "Jusqu'à −5 %",
     "Jusqu'à −10 %",
     "Jusqu'à −20 %",
     "Jusqu'à −40 %"
    ],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.1 « Le plan dur — attention aux effets secondaires » : troubles ventilatoires jusqu'à −20 %."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel matériel d'immobilisation est indiqué pour une fracture de la hanche (col du fémur) ?",
    "a": "Le MID (FT I.07).",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.1, tableau de correspondance des membres : hanche (col du fémur) → MID."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel est le matériel d'immobilisation de premier choix pour une fracture de la cuisse (diaphyse fémorale) ?",
    "a": "L'attelle à traction",
    "c": [
     "Le MID",
     "L'attelle à traction",
     "L'attelle jambe à dépression",
     "L'écharpe oblique"
    ],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.1, tableau de correspondance : cuisse (diaphyse fémorale) → attelle à traction (I.11), à défaut MID."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel matériel immobilise une fracture de la cheville, de la jambe ou du genou ?",
    "a": "L'attelle jambe à dépression (FT I.08).",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.1, tableau de correspondance des membres."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris les 5 étapes de la procédure générale d'immobilisation d'un membre traumatisé.",
    "a": "1) Soutenir le membre avec les mains pour limiter les mouvements ; 2) inspecter la lésion en retirant ou coupant les vêtements ; 3) poser un pansement stérile et sec sur toute plaie (compressif sauf issue d'os ou corps étranger) ; 4) évaluer le TMSC avant et après ; 5) immobiliser avec le moyen adapté en bloquant les articulations au-dessus et au-dessous du foyer.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.1 « Procédure générale d'immobilisation d'un membre »."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le TMSC (Température, Motricité, Sensibilité, recoloration Capillaire) doit être évalué à la fois avant et après la pose d'une immobilisation.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.1 « Procédure générale d'immobilisation d'un membre », étape 4."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les trois situations qui imposent un renfort médical avant l'immobilisation d'un membre.",
    "a": "Une fracture ouverte avec issue d'os, une fracture de la cuisse (fémur), et une douleur intolérable.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.1 « Procédure générale d'immobilisation d'un membre » : renfort médical obligatoire."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Qui est habilité à réaligner un membre présentant une déformation ?",
    "a": "Un médecin uniquement",
    "c": [
     "Le chef d'agrès",
     "Un secouriste équipier",
     "Un médecin uniquement",
     "N'importe quel sapeur-pompier"
    ],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.1 « Fracture avec déformation : réalignement » : réalisé par un médecin uniquement."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Résume les étapes de la CAT initiale face à une victime inconsciente suspecte de trauma du rachis, avant toute mise à plat dos.",
    "a": "Maintien de tête immédiat (G.14) ; retournement sur le ventre, au mieux sur MID, à défaut sur brancard cuillère (G.18) ; retrait du casque à 2 SP (G.16) ; libération des voies aériennes (G.07) ; évaluation de la respiration sur 10 secondes (G.09) ; poursuite du bilan primaire C, D, E.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.1 « CAT trauma rachis — Victime inconsciente »."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelles conditions doivent être réunies pour autoriser la mise à plat dos d'une victime inconsciente suspecte de trauma rachis ?",
    "a": "Aspirateur électrique prêt à la tête, un secouriste dédié au maintien de tête, retournement en bloc réalisable",
    "c": [
     "Aspirateur électrique prêt à la tête, un secouriste dédié au maintien de tête, retournement en bloc réalisable",
     "Simple accord verbal du chef d'agrès",
     "Présence d'un médecin sur les lieux uniquement",
     "Victime calme, sans autre condition"
    ],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.1 « CAT trauma rachis — Victime inconsciente » : conditions du plat dos autorisé."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "À défaut de pouvoir réunir les conditions du plat dos, une victime inconsciente suspecte de trauma rachis est mise en PLS à 2 sapeurs-pompiers avec maintien de la tête.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.1 « CAT trauma rachis — Victime inconsciente » : à défaut, PLS à 2 SP avec maintien tête."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la CAT pour une victime consciente, debout, casquée et jugée fiable, suspecte de trauma rachis ?",
    "a": "Maintien de tête, puis aide de la victime à s'allonger directement sur le MID disposé sur le brancard ; en cas de douleur, interrompre et utiliser le plan dur.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.1, tableau « CAT trauma rachis — Victime consciente », ligne « Debout casquée (fiable) »."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Qui commande la manœuvre de relevage, et où se place-t-il en principe ?",
    "a": "Le chef d'agrès, placé à la tête de la victime",
    "c": [
     "Le chef d'agrès, placé à la tête de la victime",
     "Le sapeur-pompier le plus gradé, placé aux pieds",
     "Le conducteur du VSAV, en retrait",
     "N'importe quel sapeur-pompier, au centre"
    ],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.2 « Principes » : le chef d'agrès commande, placé à la tête, surveille le visage de la victime."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel moyen de portage est réservé à une victime sans atteinte grave et sans détresse (hors respiratoire), notamment pour les escaliers étroits ou ascenseurs exigus ?",
    "a": "La chaise de transport",
    "c": [
     "La chaise de transport",
     "Le brancard cuillère",
     "Le MID",
     "Le plan dur"
    ],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.2, tableau « Moyens de relevage / portage » : chaise de transport."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le portoir souple permet de glisser une victime d'un brancard à un autre, mais ce n'est pas un plan dur rigide.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.2, tableau « Moyens de relevage / portage » : portoir souple."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la charge maximale admissible d'une barquette de relevage ?",
    "a": "272 kg.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.2, tableau « Moyens de relevage / portage » : barquette, 4 anneaux de treuillage, charge max 272 kg."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle technique de relevage est indiquée en cas de suspicion de trauma rachis ou de forte corpulence, hors zone surbaissée ?",
    "a": "Le pont néerlandais à 4 (D.05) ou le pont amélioré (D.08).",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.2 « Techniques de relevage »."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle est la position correcte des pieds d'un sapeur-pompier lors d'un relevage debout ?",
    "a": "Écartés, décalés, non parallèles",
    "c": [
     "Joints et parallèles",
     "Écartés, décalés, non parallèles",
     "Serrés, l'un derrière l'autre",
     "Peu importe la position"
    ],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.2 « Critères de toute technique de relevage » : stabilité des positions."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Comment se nomme la position au sol adoptée par un sapeur-pompier lors d'un relevage à genou ?",
    "a": "La position de trépied : un genou à terre, l'autre écarté en dehors des avant-bras.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.2 « Critères de toute technique de relevage »."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "L'oxygénothérapie peut être interrompue pendant la manipulation d'une victime lors d'un relevage, sauf en cas de détresse respiratoire.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.2 « Préparation de la victime avant relevage »."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Où doivent être positionnées les mains des secouristes pour maintenir le bassin avant de mobiliser les membres inférieurs ?",
    "a": "Sur les crêtes iliaques, sans pression",
    "c": [
     "Sur les crêtes iliaques, sans pression",
     "Sur le sternum",
     "Sur les genoux",
     "Sur les épaules"
    ],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.2 « Préparation de la victime avant relevage »."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Comment orienter la couverture de survie pour protéger une victime du froid ?",
    "a": "Côté argenté vers la victime, pour piéger la chaleur (effet de serre).",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.2 « Couverture de survie — doctrine »."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le brancardage doit se faire brancard à l'horizontale, la victime étant obligatoirement sanglée avant tout déplacement.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.3 « Règles de base du brancardage »."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que doit-on refaire après chaque déplacement non horizontal d'une victime brancardée ?",
    "a": "Un bilan primaire et une mesure de la pression artérielle (PA).",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.3 « Règles de base du brancardage »."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle est la position de transport recommandée en cas de détresse respiratoire ?",
    "a": "Demi-assise",
    "c": [
     "Plat dos",
     "Demi-assise",
     "PLS",
     "Jambes surélevées"
    ],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.3, tableau « Positions de transport »."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la position de transport recommandée en cas de détresse circulatoire ?",
    "a": "Jambes surélevées.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.3, tableau « Positions de transport »."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "La position latérale de sécurité (PLS) est la position de transport recommandée en cas de risque de vomissement chez une victime inconsciente non suspecte de trauma rachis.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.3, tableau « Positions de transport »."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris la procédure à suivre en cas d'aggravation de l'état de la victime pendant le transport en VSAV.",
    "a": "Arrêter le VSAV ; réaliser un bilan (succinct si la détresse est évidente, complet sinon) ; adapter la conduite à tenir ; informer immédiatement le médecin régulateur.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.17, §17.3 « Si aggravation pendant le transport »."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Combien de sapeurs-pompiers sont nécessaires pour poser un collier cervical ?",
    "a": "2.",
    "c": [],
    "e": "Notion, FT I.01 « Collier cervical » : SP requis = 2."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les points de contact obligatoires d'un collier cervical correctement posé.",
    "a": "Menton et sternum à l'avant, haut du dos et base de la tête à l'arrière, clavicules et épaules sur les côtés.",
    "c": [],
    "e": "Notion, FT I.01 « Collier cervical », points-clés."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le collier cervical seul suffit à immobiliser complètement le rachis d'une victime.",
    "a": "Faux — le maintien de tête reste nécessaire jusqu'à l'immobilisation complète ; il ne peut être interrompu que si la victime est allongée, calme et coopérante.",
    "c": [],
    "e": "Notion, FT I.01 « Collier cervical », points-clés : « le collier seul ne suffit pas »."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle est l'indication principale de l'ACT (attelle cervico-thoracique) ?",
    "a": "Extraire une victime assise ou en espace restreint, suspecte de trauma rachis, avant de l'allonger sur plan dur ou MID",
    "c": [
     "Extraire une victime assise ou en espace restreint, suspecte de trauma rachis, avant de l'allonger sur plan dur ou MID",
     "Immobiliser une fracture de cheville",
     "Remplacer le MID pour tout transport long",
     "Réaliser un pansement compressif sur une plaie"
    ],
    "e": "Notion, FT I.02 « Attelle cervico-thoracique » : indication."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Détaille la composition en sangles et poignées d'une ACT.",
    "a": "3 sangles thoraciques, 2 sangles de cuisses et 2 sangles de maintien de tête (front et menton), avec corset semi-rigide, rabat de tête, 3 poignées et un coussin de tête.",
    "c": [],
    "e": "Notion, FT I.02 « Attelle cervico-thoracique », matériel."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Chez une femme enceinte en fin de grossesse, quelle sangle de l'ACT ne doit pas être fixée ?",
    "a": "La sangle thoracique inférieure",
    "c": [
     "La sangle thoracique inférieure",
     "La sangle thoracique supérieure",
     "Une sangle de cuisse",
     "Une sangle de maintien de tête"
    ],
    "e": "Notion, FT I.02 « Attelle cervico-thoracique », cas particuliers : femme enceinte (derniers mois)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Chez une victime présentant un traumatisme du thorax, quelle sangle de l'ACT ne doit pas être serrée ?",
    "a": "La sangle thoracique supérieure.",
    "c": [],
    "e": "Notion, FT I.02 « Attelle cervico-thoracique », cas particuliers : trauma thorax."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Combien de sapeurs-pompiers sont nécessaires pour la pose du MID ?",
    "a": "3.",
    "c": [],
    "e": "Notion, FT I.07 « Matelas immobilisateur à dépression » : SP requis = 3."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Pourquoi ne faut-il jamais laisser le MID appuyer sur le sommet du crâne de la victime ?",
    "a": "Parce que la rétraction lors de l'aspiration provoquerait une flexion de la tête",
    "c": [
     "Parce que la rétraction lors de l'aspiration provoquerait une flexion de la tête",
     "Parce que cela endommage la pompe manuelle",
     "Parce que cela empêche la décontamination du MID",
     "Il n'y a pas de contre-indication particulière"
    ],
    "e": "Notion, FT I.07 « Matelas immobilisateur à dépression », points-clés."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelles sangles du MID sont croisées en premier lors de sa fermeture ?",
    "a": "Les deux sangles du torse.",
    "c": [],
    "e": "Notion, FT I.07 « Matelas immobilisateur à dépression », réalisation."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Une hémorragie peut être masquée une fois la victime installée dans le MID.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion, FT I.07 « Matelas immobilisateur à dépression », points-clés."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Combien de sapeurs-pompiers sont nécessaires pour un relevage au brancard cuillère ?",
    "a": "3 ou 4",
    "c": [
     "1 ou 2",
     "3 ou 4",
     "5 ou 6",
     "Toujours 2"
    ],
    "e": "Notion, FT D.03 « Relevage au brancard cuillère » : 3 ou 4 SP."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Où doivent être placées les paumes des mains de la victime lors de la fermeture d'un brancard cuillère, et dans quel ordre ferme-t-on l'appareil ?",
    "a": "Les paumes sont placées sur les cuisses de la victime, pour éviter de pincer les parties postérieures ; on ferme d'abord la tête, puis les pieds, en vérifiant la fermeture par une traction latérale.",
    "c": [],
    "e": "Notion, FT D.03 « Relevage au brancard cuillère », points-clés et réalisation."
   }
  ]
 },
 {
  "id": "ssuap-hygiene",
  "domain": "ssuap",
  "ic": "🧼",
  "t": "Chap.18 — Hygiène et asepsie",
  "fig": [
   [
    "Durée de lavage des mains (H.01)",
    "30 secondes, en insistant sur bords externes, dos, paumes, poignets, pulpe des doigts, espaces interdigitaux, pourtour des ongles"
   ],
   [
    "Durée de friction SHA (H.02)",
    "30 secondes minimum, sans arrêt, jusqu'à évaporation complète"
   ],
   [
    "Température de lavage de la tenue SP",
    "60 °C en machine, tenue SPF1 uniquement en SUAP"
   ],
   [
    "Couleur et contenu des déchets DAOM",
    "Sac noir — ordures ménagères (traces non dispersables, emballages)"
   ],
   [
    "Couleur et norme des contenants DASRIA",
    "Jaune — norme NF X 30-500 (décembre 1999)"
   ],
   [
    "Taux de remplissage maximal d'un collecteur DASRIA",
    "80 %"
   ],
   [
    "Délai de changement d'un collecteur OPTC plastique",
    "2 mois maximum (ou niveau max de remplissage)"
   ],
   [
    "Composition du kit AES embarqué",
    "Dakin®, compresse stérile, gobelet plastique, fiche de déclaration"
   ],
   [
    "Risques viraux principaux d'un AES",
    "VIH, VHB, VHC"
   ],
   [
    "Ectoparasites sans insecticide : durée en sac hermétique",
    "4 jours, puis lavage machine à 60 °C"
   ],
   [
    "Ectoparasites avec insecticide A-PAR® : durée en sac hermétique",
    "12 heures, puis lavage machine à 60 °C"
   ],
   [
    "Maladies à transmission aéroportée",
    "Tuberculose, varicelle, rougeole"
   ],
   [
    "Maladies à transmission par gouttelettes",
    "Méningite, rubéole, oreillons, SRAS, grippes"
   ],
   [
    "Protection des intervenants face à un risque respiratoire",
    "Masque FFP2 minimum + gants à usage unique + lunettes"
   ],
   [
    "Composition du kit NRBC",
    "TLD, masque ANPVP + cartouche à spectre large, gants toile + néoprène, sur-bottes, rouleau de scotch"
   ],
   [
    "Trempage du matériel immersible (H.05)",
    "15 min dans le 1er bain, brossage-rinçage, puis 15 min dans le 2e bain"
   ],
   [
    "Couleur des seaux de la désinfection simple (H.06)",
    "Rouge = sol, bleu = surfaces"
   ],
   [
    "Fréquence de la désinfection approfondie du VSAV (H.07)",
    "Chaque mois, VSAV mis en indisponibilité, tout l'équipage"
   ]
  ],
  "s": "<h3>18.1 Généralités : hygiène, asepsie et modes de contamination</h3><p>Le chapitre 18 s'appuie sur trois sources consolidées : le référentiel SSUAP 2025 (chapitre théorique 18), les fiches techniques de la section H (H.01 à H.09) et le <strong>Classeur Hygiène SDIS 91 v.6 du 07/05/2020</strong>, validé par le Médecin-Chef MCL David Fontaine du SSSM. L'objectif est de connaître les modes de contamination, maîtriser les précautions standards et particulières, savoir trier les déchets et se protéger face au risque biologique.</p><p>L'<strong>hygiène</strong> regroupe l'ensemble des mesures qui préviennent les infections et maladies infectieuses. L'<strong>asepsie</strong> est l'absence de micro-organismes dans un milieu ou sur un objet, ou l'ensemble des méthodes qui maintiennent cet état. Le <strong>nettoyage</strong> élimine les salissures visibles (propreté macroscopique), tandis que la <strong>désinfection</strong> inactive les micro-organismes — et ne s'applique que sur ce qui est déjà propre. Une <strong>infection nosocomiale</strong> est une infection contractée lors de la prise en charge par les secours ou à l'hôpital.</p><p>Trois familles de produits interviennent, chacune avec un usage strict : le <strong>détergent</strong> détache les salissures du support, le <strong>désinfectant</strong> élimine les micro-organismes sur les objets et surfaces, et l'<strong>antiseptique</strong> est le seul de ces trois produits applicable directement sur la peau.</p><h4>Les 5 modes de contamination</h4><table><thead><tr><th>Mode</th><th>Exemples</th></tr></thead><tbody><tr><td>Contact direct</td><td>Mains, liquides biologiques</td></tr><tr><td>Contact indirect</td><td>Matériels, parois du VSAV (poignées, surfaces), déchets DASRIA</td></tr><tr><td>Voie aéroportée</td><td>Gouttelettes (parole, toux, éternuement) et aérosols (particules en suspension)</td></tr><tr><td>Ingestion</td><td>Eau, aliments, médicaments périmés</td></tr><tr><td>Effraction</td><td>Plaie, piqûre, inoculation, vecteurs (moustiques, parasites)</td></tr></tbody></table><h3>18.2 Précautions limitant la transmission</h3><p>Le risque infectieux dépend du type de victime, de la charge de travail, du respect des précautions, de l'entretien du matériel, de l'utilisation du véhicule et de l'état des dispositifs médicaux.</p><h4>Précautions standards (systématiques, quelle que soit la victime)</h4><p>L'hygiène individuelle repose sur une hygiène corporelle irréprochable et une tenue propre, lavable en machine à 60 °C, changée quotidiennement ou dès qu'elle est souillée. Seule la <strong>tenue SPF1</strong> est autorisée en SUAP : le <strong>pull en laine est proscrit</strong>, car il constitue un réservoir de germes et n'est pas lavable à haute température. Le lavage et la désinfection des mains (FT H.01 et H.02) restent le principal levier, car les mains sont le principal mode de transmission.</p><p>Deux flores cutanées coexistent. La <strong>flore résidente</strong> est composée de bactéries permanentes, non pathogènes, qui produisent un effet barrière de faible virulence ; un geste invasif peut néanmoins la modifier et déclencher une infection. La <strong>flore transitoire</strong> provient de l'environnement ou d'une autre victime : c'est elle qui joue le rôle principal dans l'apparition des infections.</p><p>Le matériel à usage unique (masques, draps…) est obligatoire dès qu'il est mis à disposition. Les <strong>gants à usage unique non stériles</strong> sont systématiques, changés dès que possible et en particulier entre deux victimes ; leur retrait suit un protocole précis (FT H.08) et, une fois retirés, ils sont considérés comme du matériel contaminé. La solution hydroalcoolique (FT H.02) est obligatoire quand le lavage n'est pas possible, avant de remettre des gants. Le matériel réutilisable est lavé puis désinfecté entre chaque patient (FT H.05).</p><h4>Nettoyage et désinfection des VSAV — 3 règles d'or</h4><ol><li>Nettoyer du plus propre vers le plus sale : du haut vers le bas, de l'intérieur vers l'extérieur.</li><li>On ne désinfecte que ce qui est déjà propre.</li><li>Pas de rinçage après désinfection, afin de conserver l'effet de rémanence du produit.</li></ol><p>L'échelle des nettoyages du VSAV distingue trois fiches techniques : <strong>H.04</strong> entre chaque patient, <strong>H.06</strong> pour le nettoyage-désinfection simple quotidien, <strong>H.07</strong> pour la désinfection approfondie mensuelle.</p><h4>Précautions particulières</h4><p>Une désinfection approfondie (H.07) est <strong>obligatoire</strong> dans quatre cas : maladie à déclaration (méningite, toxi-infection alimentaire collective, tuberculose, choléra, diphtérie, fièvre hémorragique, fièvre jaune, typhus), bactérie multi-résistante identifiée, présence d'ectoparasites (gale, poux), ou demande du médecin d'astreinte départementale. Dans tous ces cas, le véhicule reste indisponible jusqu'à la fin du protocole.</p><h3>18.3 Gestion des déchets</h3><p>La fiche technique H.09 distingue deux classes de déchets.</p><table><thead><tr><th>Classe</th><th>Contenu</th><th>Réceptacle</th></tr></thead><tbody><tr><td>DAOM — déchets assimilables aux ordures ménagères</td><td>Compresse ou pansement avec sang à l'état de trace non dispersée, emballages, cartons, papiers</td><td>Sac noir, vers les ordures ménagères</td></tr><tr><td>DASRIA — déchets d'activité de soins à risques infectieux et assimilés</td><td>Contenant visiblement du sang ou un liquide biologique, selles ou urines de victimes infectées, objets piquants/tranchants/coupants (OPTC), produits sanguins thérapeutiques non utilisés, déchets anatomiques humains</td><td>Jaune (sac, carton ou collecteur plastique)</td></tr></tbody></table><p>Les DASRIA suivent la norme <strong>NF X 30-500</strong> (décembre 1999) : couleur dominante jaune, résistance aux perforations, taux de remplissage limité à <strong>80 %</strong>. Les collecteurs OPTC plastiques sont changés au plus tard tous les <strong>2 mois</strong>, ou dès qu'ils atteignent leur niveau maximal. Le <strong>SDIS est responsable</strong> de leur élimination : ils ne sont jamais déposés à la structure d'accueil.</p><h3>18.4 Risque biologique et protection du personnel</h3><p>Quatre situations principales exposent le personnel au risque biologique : l'accident d'exposition au sang (AES) et l'exposition aux liquides biologiques, les ectoparasites (poux, gale), les maladies contagieuses par voie respiratoire, et le risque NRBC (nucléaire, radiologique, biologique, chimique).</p><h4>AES — Accident d'exposition au sang</h4><p>Un AES est un contact direct entre le sang ou un liquide biologique contaminé d'une victime et l'organisme de la personne exposée, par effraction cutanée (piqûre, coupure, peau lésée) ou par muqueuse (projection dans l'œil, le nez, la bouche). Les risques viraux principaux sont le <strong>VIH, le VHB et le VHC</strong>. La prévention systématique repose sur le port de gants à usage unique, le dépôt immédiat des OPTC dans les collecteurs spécifiques après usage, le port d'un masque et de lunettes en cas de risque de projection de sang, et le respect du calendrier vaccinal (notamment contre le VHB). Le <strong>kit AES</strong> embarqué en VSAV comprend un flacon de Dakin®, une compresse stérile, un gobelet plastique et une fiche de déclaration.</p><h4>Victime porteuse d'ectoparasites (gale, poux)</h4><p>Sur intervention, le lavage simple des mains est renforcé, les gants à usage unique systématiques, les contacts avec la peau et les vêtements limités, et la victime est emballée (drap à usage unique, couverture de survie, charlotte sur la tête). Après le transport, l'engin est signalé indisponible, les vêtements sont placés dans un sac hermétiquement fermé, la personne exposée se douche au savon doux en insistant sur les cheveux, et les vêtements sont désinfectés selon l'une de trois méthodes au choix : sac hermétique pendant <strong>4 jours</strong> puis lavage à 60 °C ; insecticide <strong>A-PAR®</strong> (pharmacie du SDIS), loin des flammes, sac hermétique pendant <strong>12 heures</strong> puis lavage à 60 °C ; ou lavage à 60 °C avec séchage à chaud. La cellule sanitaire est nettoyée et désinfectée, l'engin restant indisponible jusqu'à la fin du protocole. L'insecticide ne doit <strong>jamais</strong> être appliqué directement sur le corps ni sur des vêtements non retirés.</p><h4>Maladies contagieuses par voie respiratoire</h4><p>La transmission est dite <strong>aéroportée</strong> pour la tuberculose, la varicelle et la rougeole, et par <strong>gouttelettes</strong> pour la méningite, la rubéole, les oreillons, le SRAS et les grippes (humaine ou aviaire). Les signes évocateurs associent une fièvre à des signes respiratoires (toux, dyspnée) ou à des signes neurologiques (céphalées, photophobie, troubles du comportement, déficit moteur ou sensitif). La victime est équipée d'un masque chirurgical anti-projections, ou d'un masque à oxygène en cas de détresse respiratoire. Les intervenants portent un <strong>masque FFP2 minimum</strong>, des gants à usage unique et des lunettes de protection.</p><h4>Risque NRBC et risque biologique exceptionnel</h4><p>Les agents concernés regroupent des bactéries (anthrax, maladie du charbon), des virus (variole, Ébola, coronavirus), des toxines (botuliques) et des armes biologiques. La protection du sapeur-pompier repose sur le <strong>kit NRBC</strong> : tenue légère de décontamination (TLD), masque à cartouche ANPVP avec cartouche à spectre large, gants (toile et néoprène), sur-bottes, rouleau de scotch. Les principes d'action visent à éviter la dispersion, la contamination directe (vêtements, peau, cheveux) et l'inhalation ; l'habillage et le transport de la victime suivent les consignes du COS. La fiche d'exercices associée précise, pour une situation biologique avérée, une protection minimale par ARI ou masque FFP3, avec un engagement limité au strict nécessaire à l'extraction.</p><h4>Récapitulatif des moyens de protection selon la situation</h4><table><thead><tr><th>Situation</th><th>Lunettes</th><th>FFP2</th><th>Sur-bottes</th><th>Gants UU</th><th>Gants butyles</th><th>Masque ANPVP</th><th>TLD</th></tr></thead><tbody><tr><td>Suspicion grippe aviaire</td><td>Oui</td><td>Oui</td><td>—</td><td>Oui</td><td>—</td><td>—</td><td>—</td></tr><tr><td>Maladie contagieuse (méningite, tuberculose…)</td><td>Oui</td><td>Oui</td><td>—</td><td>Oui</td><td>—</td><td>—</td><td>—</td></tr><tr><td>Intervention NRBC</td><td>—</td><td>—</td><td>Oui</td><td>—</td><td>Oui</td><td>Oui</td><td>Oui</td></tr></tbody></table><p>Le matériel de protection embarqué regroupe le kit AES, une gamme de masques (chirurgicaux pour la victime, FFP2 pour le personnel), le kit NRBC complet, des lunettes de protection et des gants à usage unique.</p><h3>Fiches techniques de la section H (H.01 à H.09)</h3><p><strong>H.01 — Lavage des mains à l'eau et au savon.</strong> Indiqué avant et après chaque victime, même après retrait des gants, en cas de mains visuellement souillées, en première étape du protocole AES, et en début ou fin de service. Après avoir dénudé mains et avant-bras et retiré montre, bagues et bijoux, le savonnage dure <strong>30 secondes</strong> en insistant sur les bords externes, le dos, les paumes, les poignets, la pulpe des doigts, les espaces interdigitaux et le pourtour des ongles ; le séchage se fait par tamponnement avec un essuie-mains à usage unique, qui sert aussi à fermer le robinet avant d'être jeté sans être retouché. Le lavage ne dispense jamais du port de gants ; s'il est impossible, on passe à H.02.</p><p><strong>H.02 — Friction des mains avec une solution hydroalcoolique (SHA).</strong> Équivalente au lavage sur des mains visuellement propres, indiquée avant et après chaque victime, avant manipulation de matériel de secourisme et après retrait des gants. Après avoir retiré montre, bagues et bijoux et vérifié que les mains sont sèches, la friction dure <strong>30 secondes minimum</strong> sans s'arrêter, jusqu'à évaporation complète, sans rincer ni essuyer. La SHA est inefficace sur des mains souillées par des saletés, du sang, du talc ou des matières organiques : il faut alors revenir à H.01.</p><p><strong>H.03 — Détergents et désinfectants.</strong> Le principe fondamental veut qu'on ne désinfecte que ce qui est propre : on nettoie d'abord, on désinfecte ensuite. Le détergent est un produit tensioactif sans action antimicrobienne, qui requiert une action mécanique, une température et un temps d'action ; le désinfectant, appliqué sur une surface propre, élimine ou inactive les micro-organismes, conformément aux normes AFNOR ou, à défaut, à l'eau de Javel diluée. Le protocole va du pré-nettoyage à la détersion (en un temps avec un détergent-désinfectant, ou en deux temps), toujours du plus propre vers le plus sale et de haut en bas, avec des chiffons propres ou intissés jetables — les éponges réutilisables sont proscrites. Ces produits ne s'appliquent jamais sur la peau, et leur usage impose gants, masque et lunettes.</p><p><strong>H.04 — Nettoyage-désinfection du VSAV entre deux victimes.</strong> Réalisé sur intervention ou à la structure d'accueil avant de repasser disponible, avec un lavage simple des mains (H.01) avant et après. L'attention porte sur le brancard et son support, le matelas immobilisateur à dépression (MID), la chaise, la couverture bactériostatique, ainsi que sur les points de contact manuel (plan de travail, plateau brancard, mains courantes, interrupteurs, poignées). En cas de cellule fortement souillée, de maladie à déclaration obligatoire ou de bactérie multi-résistante, l'engin est mis en indisponibilité, ramené au centre de secours et passe en H.07.</p><p><strong>H.05 — Nettoyage-désinfection du matériel.</strong> Concerne le matériel immersible (ciseaux, garrot veineux…) comme le matériel non immersible (attelles à dépression, MID, plan dur, ACT, couvertures bactériostatiques) ; le matériel électrique et la chaise de transport ne reçoivent que des lingettes désinfectantes. Le matériel immersible est trempé <strong>15 minutes dans un premier bain</strong>, brossé et rincé, puis trempé <strong>15 minutes dans un second bain</strong>, rincé, séché et rangé. Le matériel non immersible est lavé activement à la lavette ajourée jusqu'à propreté visuelle, rincé, puis la lavette est renouvelée. Aucune solution n'est déposée sur les valves des attelles ni du MID. La fréquence minimale est d'une fois par mois, et systématique après toute souillure biologique, gale, poux ou maladie à déclaration.</p><p><strong>H.06 — Désinfection simple quotidienne du VSAV.</strong> Concerne la cellule sanitaire et le poste de conduite, au minimum toutes les 24 heures, sous la responsabilité du chef d'agrès, avec traçabilité dans le carnet de suivi de désinfection. Les éponges sont interdites (réservoirs de micro-organismes). La solution se prépare dans deux seaux : le <strong>seau rouge pour le sol</strong> et le <strong>seau bleu pour les surfaces</strong>, chacun avec une dosette de détergent-désinfectant et 4 litres d'eau. La cabine se nettoie de haut en bas en insistant sur les points de contact ; le sol de la cellule reçoit un balayage humide puis un lavage à la lavette ou au bandeau à usage unique, avec un minimum de <strong>2 passages</strong>, en mouvements en « S » sans revenir en arrière ni décoller le balai. La vaporisation de désodorisant est contre-indiquée, en raison de la présence d'oxygène médical à bord.</p><p><strong>H.07 — Désinfection approfondie mensuelle du VSAV.</strong> Réalisée chaque mois sur tout VSAV mis en indisponibilité, avec la participation de tout l'équipage, selon un circuit zone propre / zone sale. Elle se distingue de H.06 par un désarmement complet : tout le matériel et le contenu des tiroirs sont sortis pour un nettoyage séparé (H.05) avant réintégration, et l'ensemble des surfaces, tiroirs, casiers et poubelles sont traités. Le protocole reprend ensuite celui de H.06 (cabine, cellule, brancard, sol), en laissant sécher sans rincer pour conserver l'action rémanente.</p><p><strong>H.08 — Retrait des gants à usage unique.</strong> Toujours complété par un lavage des mains (H.01). Le premier gant est saisi au niveau du poignet sans toucher la peau, puis retiré en le retournant et roulé dans la paume de l'autre main ; un ou deux doigts sont insérés en crochet à l'intérieur du second gant, côté face interne, pour le retirer en le retournant et en enfermant le premier gant à l'intérieur. Le critère d'efficacité est que la peau ne touche jamais la face souillée des gants ; un retrait brutal expose à une projection de liquide biologique.</p><p><strong>H.09 — Élimination des DASRIA.</strong> Sont des DASRIA les déchets de soins visiblement porteurs de sang ou de liquide biologique, les selles de patients suspects d'une diarrhée infectieuse, les objets piquants, coupants ou tranchants (qu'ils aient été ou non en contact avec du biologique), les produits sanguins thérapeutiques non utilisés et les déchets anatomiques humains. Ne sont pas des DASRIA les matériels souillés à l'état de trace non dispersable, qui partent en DAOM. Un objet piquant/coupant/tranchant est déposé immédiatement dans le collecteur ouvert à portée de main, sans jamais recapuchonner une aiguille ni la désadapter à la main ; le collecteur est fermé définitivement à 80 % de sa capacité.</p><h3>Classeur Hygiène SDIS 91 — v.6 du 07/05/2020</h3><p>Ce document interne de 88 pages, émis par le Service de Santé et de Secours Médical (SSSM) du SDIS 91 et validé par le Médecin-Chef <strong>MCL David Fontaine</strong>, fournit au sapeur-pompier de l'Essonne le référentiel opérationnel complet en hygiène et asepsie SSUAP : protection du secouriste, de l'entourage et des victimes, procédures de nettoyage, de désinfection et de stérilisation, et filière des déchets d'activités de soins (DAS).</p><p>Deux axes de protection structurent la doctrine : la <strong>protection contre la contamination</strong> (équipements de protection individuelle, barrières mécaniques) et la <strong>préparation de l'organisme</strong> à lutter, c'est-à-dire la vaccination. Le secouriste peut lui-même être vecteur de transmission, avec un risque pour lui, ses coéquipiers, sa famille et les autres victimes ; les trois portes d'entrée principales des germes sont les voies aériennes, les voies digestives et le contact cutané ou muqueux.</p><p>Le SDIS 91 utilise deux produits spécifiques pour l'entretien des VSAV : <strong>ANIOS DTS</strong>, un détachant de surface pour les taches persistantes comme le sang séché, et <strong>SURFASAFE</strong>, un désinfectant de surface pour les parois et plans de travail, utilisé en routine après chaque intervention. Les dilutions, temps de contact et compatibilités de surfaces indiqués sur les notices doivent être respectés strictement.</p><p>Le cadre réglementaire des déchets d'activités de soins est fixé par l'<strong>article R 1335-1 du Code de la Santé Publique</strong>, qui définit les DAS comme les déchets issus des activités de diagnostic, de suivi et de traitement préventif, curatif ou palliatif, en médecine humaine et vétérinaire. Le circuit DASRI va du tri à la source vers des contenants dédiés (collecteurs jaunes, boîtes à objets piquants/coupants/tranchants), un local de stockage, puis une filière d'élimination agréée ; le sapeur-pompier est responsable du respect de ce circuit, tandis que le SDIS reste responsable de l'élimination finale.</p><p>La doctrine du SDIS 91 impose un nettoyage-désinfection de la cellule sanitaire après chaque intervention, avec une périodicité renforcée en cas de maladie infectieuse (bactérie multi-résistante, covid, tuberculose, méningite…), un protocole spécifique pour le matériel réutilisable (brancard, plan dur, appareil respiratoire isolant, attelles) et une traçabilité reportée sur la <strong>main-courante d'hygiène</strong>, également appelée carnet de suivi de désinfection, opposable et placée sous la responsabilité du chef d'agrès. L'hygiène y est présentée comme un geste de soin et non une contrainte ; un gant ne remplace jamais un lavage, et tout ce qui est souillé par du sang ou un liquide biologique suit le circuit DASRI. Le Médecin-Chef reste garant de la doctrine, toute adaptation locale devant être validée par le SSSM.</p><h4>Références</h4><p>Notion de formation SSUAP d'Imad Bouzalmata, base « Formation Pompiers / SSUAP », Chap.18 — Hygiène et asepsie (sections 18.1 à 18.4), sources consolidées : référentiel SSUAP 2025 (chapitre théorique 18), fiches techniques de la section H (FT H.01 à H.09 — lavage des mains, friction hydroalcoolique, détergents/désinfectants, nettoyage-désinfection du VSAV entre deux victimes, nettoyage-désinfection du matériel, désinfection simple quotidienne du VSAV, désinfection approfondie mensuelle du VSAV, retrait des gants à usage unique, élimination des DASRIA), et Classeur Hygiène SDIS 91 v.6 du 07/05/2020 (SSSM — validation Médecin-Chef MCL David Fontaine).</p>",
  "q": [
   {
    "t": "sa",
    "q": "Définis l'asepsie.",
    "a": "Absence de micro-organismes dans un milieu ou sur un objet, ou ensemble de méthodes pour maintenir cet état.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, §18.1, tableau des définitions clés."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Sur quoi peut-on appliquer un antiseptique, à la différence d'un désinfectant ?",
    "a": "Sur la peau",
    "c": [
     "Sur les surfaces uniquement",
     "Sur le matériel médical uniquement",
     "Sur la peau",
     "Sur les textiles uniquement"
    ],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, §18.1 : le désinfectant s'utilise sur matériaux et surfaces, l'antiseptique est le seul applicable sur la peau."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que désigne une infection nosocomiale ?",
    "a": "Une infection contractée lors de la prise en charge par les secours ou à l'hôpital.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, §18.1, tableau des définitions clés."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 5 modes de contamination décrits dans le chapitre.",
    "a": "Contact direct, contact indirect, voie aéroportée, ingestion, effraction.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, §18.1, tableau des modes de contamination."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Distingue la flore cutanée résidente de la flore transitoire.",
    "a": "La flore résidente est composée de bactéries permanentes non pathogènes à effet barrière, qu'un geste invasif peut modifier ; la flore transitoire vient de l'environnement ou d'une autre victime et joue le rôle principal dans l'apparition des infections.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, §18.2, précautions standards — flore cutanée."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "À quelle température la tenue du sapeur-pompier doit-elle être lavée en machine ?",
    "a": "60 °C",
    "c": [
     "30 °C",
     "40 °C",
     "60 °C",
     "90 °C"
    ],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, §18.2 : tenue lavable machine à 60 °C, changée quotidiennement ou si souillée."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Pourquoi le pull en laine est-il proscrit en SUAP ?",
    "a": "C'est un réservoir de germes, non lavable à haute température ; seule la tenue SPF1 est autorisée.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, §18.2, précautions standards — hygiène individuelle."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le lavage ou la friction des mains dispense du port de gants à usage unique face à une victime.",
    "a": "Faux, un gant ne remplace jamais un lavage des mains : la SHA est systématique avant et après le port de gants.",
    "c": [],
    "e": "Classeur Hygiène SDIS 91 v.6 du 07/05/2020 (SSSM, validation MCL David Fontaine), points-clés à retenir."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Énonce les 3 règles d'or du nettoyage-désinfection des VSAV.",
    "a": "Du plus propre vers le plus sale (haut vers le bas, intérieur vers l'extérieur) ; on ne désinfecte que ce qui est propre ; pas de rinçage, pour conserver l'effet de rémanence.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, §18.2, nettoyage-désinfection des VSAV."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Que devient un gant à usage unique une fois retiré ?",
    "a": "Un matériel contaminé",
    "c": [
     "Un déchet DAOM",
     "Un matériel contaminé",
     "Un matériel réutilisable après SHA",
     "Un déchet recyclable"
    ],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, §18.2 : une fois retirés, les gants sont considérés comme du matériel contaminé (cf. FT H.08)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Dans quels cas une désinfection approfondie (H.07) est-elle obligatoire, en dehors de la périodicité mensuelle ?",
    "a": "Maladie à déclaration (méningite, TIAC, tuberculose, choléra, diphtérie, fièvre hémorragique, fièvre jaune, typhus), bactérie multi-résistante identifiée, présence d'ectoparasites, ou demande du médecin d'astreinte départementale.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, §18.2, précautions particulières."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le véhicule reste disponible pendant qu'une désinfection approfondie (H.07) obligatoire est en cours.",
    "a": "Faux, le véhicule est indisponible jusqu'à la fin du protocole de désinfection approfondie.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, §18.2, précautions particulières."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Combien de temps doit durer le savonnage lors du lavage des mains à l'eau et au savon (H.01) ?",
    "a": "30 secondes",
    "c": [
     "10 secondes",
     "20 secondes",
     "30 secondes",
     "1 minute"
    ],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, fiches techniques Section H, FT H.01 : savonnage de 30 secondes en insistant sur bords externes, dos, paumes, poignets, pulpe des doigts, espaces interdigitaux, pourtour des ongles."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "La friction avec une solution hydroalcoolique (SHA) doit durer au moins 30 secondes, jusqu'à évaporation complète, sans rinçage ni essuyage.",
    "a": "Vrai, la FT H.02 impose une friction d'au moins 30 secondes sans interruption, jusqu'à évaporation complète.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, fiches techniques Section H, FT H.02."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Dans quel cas la friction hydroalcoolique (SHA) est-elle inefficace et doit-on repasser au lavage à l'eau et au savon ?",
    "a": "Quand les mains sont souillées par des saletés, du sang, du talc ou des matières organiques.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, fiches techniques Section H, FT H.02."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle est la couleur du sac destiné aux déchets DAOM ?",
    "a": "Noir",
    "c": [
     "Noir",
     "Jaune",
     "Rouge",
     "Vert"
    ],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, §18.3 : les DAOM partent en sac noir vers les ordures ménagères."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle norme régit les collecteurs de déchets DASRIA et quelle est leur couleur dominante ?",
    "a": "Norme NF X 30-500 (décembre 1999), couleur dominante jaune.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, §18.3, gestion des déchets."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel est le taux de remplissage maximal autorisé pour un collecteur DASRIA ?",
    "a": "80 %",
    "c": [
     "50 %",
     "65 %",
     "80 %",
     "100 %"
    ],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, §18.3, règles DASRIA."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Un collecteur OPTC plastique peut rester en service indéfiniment tant qu'il n'est pas plein.",
    "a": "Faux, il doit être changé au plus tard tous les 2 mois, même s'il n'a pas atteint son niveau maximal.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, §18.3, règles DASRIA."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Qui est responsable de l'élimination des déchets DASRIA, et où ne doivent-ils jamais être déposés ?",
    "a": "Le SDIS est responsable de leur élimination ; ils ne sont jamais déposés à la structure d'accueil.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, §18.3, règles DASRIA."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel article du Code de la Santé Publique définit les déchets d'activités de soins (DAS) ?",
    "a": "Article R 1335-1",
    "c": [
     "Article L 1110-4",
     "Article R 1335-1",
     "Article R 4127-1",
     "Article L 3131-1"
    ],
    "e": "Classeur Hygiène SDIS 91 v.6 du 07/05/2020 (SSSM, validation MCL David Fontaine), cadre réglementaire DAS."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Définis un accident d'exposition au sang (AES) et ses deux voies de contamination possibles.",
    "a": "Contact direct entre le sang ou un liquide biologique contaminé d'une victime et l'organisme de la personne exposée, via une effraction cutanée (piqûre, coupure, peau lésée) ou une muqueuse (projection dans l'œil, le nez, la bouche).",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, §18.4, AES."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quels sont les 3 risques viraux principaux associés à un AES ?",
    "a": "VIH, VHB, VHC.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, §18.4, AES."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Que contient le kit AES embarqué en VSAV ?",
    "a": "Un flacon de Dakin®, une compresse stérile, un gobelet plastique et une fiche de déclaration.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, §18.4, AES — kit AES."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris la protection à mettre en œuvre sur intervention face à une victime porteuse de gale ou de poux.",
    "a": "Renforcer le lavage simple des mains, porter des gants à usage unique, limiter les contacts avec la peau et les vêtements, et emballer la victime avec un drap à usage unique, une couverture de survie et une charlotte sur la tête.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, §18.4, ectoparasites."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Sans recours à un insecticide, combien de temps les vêtements d'une victime porteuse d'ectoparasites restent-ils en sac hermétique avant lavage à 60 °C ?",
    "a": "4 jours",
    "c": [
     "24 heures",
     "48 heures",
     "4 jours",
     "7 jours"
    ],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, §18.4, ectoparasites : méthode sans insecticide."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Avec l'insecticide A-PAR®, les vêtements restent 12 heures en sac hermétique avant le lavage à 60 °C.",
    "a": "Vrai, la méthode avec A-PAR® impose un passage loin des flammes puis 12 heures en sac hermétique avant lavage machine à 60 °C.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, §18.4, ectoparasites : méthode avec A-PAR®."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "L'insecticide A-PAR® peut être appliqué directement sur les vêtements encore portés par la victime.",
    "a": "Faux, l'insecticide ne doit jamais être appliqué directement sur le corps ni sur des vêtements non retirés.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, §18.4, ectoparasites."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Cite 3 maladies à transmission aéroportée mentionnées dans le chapitre.",
    "a": "Tuberculose, varicelle, rougeole.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, §18.4, maladies contagieuses par voie respiratoire."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Cite au moins 3 maladies à transmission par gouttelettes mentionnées dans le chapitre.",
    "a": "Méningite, rubéole, oreillons (ou SRAS, grippes humaine/aviaire).",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, §18.4, maladies contagieuses par voie respiratoire."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quels signes doivent faire suspecter une maladie contagieuse par voie respiratoire ?",
    "a": "Une fièvre associée à des signes respiratoires (toux, dyspnée) ou à des signes neurologiques (céphalées, photophobie, troubles du comportement, déficit moteur ou sensitif).",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, §18.4, maladies contagieuses par voie respiratoire."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel équipement minimal les intervenants doivent-ils porter face à un risque de maladie contagieuse respiratoire ?",
    "a": "Masque FFP2 minimum, gants à usage unique et lunettes de protection",
    "c": [
     "Masque chirurgical seul",
     "Masque FFP2 minimum, gants à usage unique et lunettes de protection",
     "Masque FFP3 et TLD",
     "Masque ANPVP et gants butyles"
    ],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, §18.4 : intervenants équipés d'un masque FFP2 minimum, de gants UU et de lunettes de protection."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Que comprend le kit NRBC ?",
    "a": "Une tenue légère de décontamination (TLD), un masque à cartouche ANPVP avec cartouche à spectre large, des gants toile et néoprène, des sur-bottes et un rouleau de scotch.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, §18.4, risque NRBC."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "En intervention NRBC, le référentiel prévoit le port de gants à usage unique et non de gants butyles.",
    "a": "Faux, le tableau récapitulatif prévoit des gants butyles (toile + néoprène) pour une intervention NRBC, pas de simples gants à usage unique.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, §18.4, récapitulatif des moyens de protection."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Selon la fiche d'exercices du chapitre, quelle protection minimale est requise face à une situation biologique avérée ?",
    "a": "ARI ou masque FFP3 au minimum, avec un engagement limité au strict nécessaire à l'extraction.",
    "c": [],
    "e": "Exercices — Chap.18 — Hygiène et asepsie, section NRBC et kits."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Combien de temps le matériel immersible trempe-t-il dans chacun des deux bains lors du protocole H.05 ?",
    "a": "15 minutes",
    "c": [
     "5 minutes",
     "10 minutes",
     "15 minutes",
     "30 minutes"
    ],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, fiches techniques Section H, FT H.05 : 15 minutes dans le 1er bain, brossage et rinçage, puis 15 minutes dans le 2e bain."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la couleur des deux seaux utilisés pour la désinfection simple quotidienne du VSAV (H.06), et à quoi sert chacun ?",
    "a": "Seau rouge pour le sol, seau bleu pour les surfaces.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, fiches techniques Section H, FT H.06."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Les éponges réutilisables sont autorisées pour le nettoyage du VSAV si elles sont rincées après usage.",
    "a": "Faux, les éponges réutilisables sont interdites car elles constituent des réservoirs de micro-organismes.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, fiches techniques Section H, FT H.06."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "À quelle fréquence la désinfection approfondie du VSAV (H.07) est-elle réalisée ?",
    "a": "Chaque mois",
    "c": [
     "Chaque semaine",
     "Chaque mois",
     "Tous les 3 mois",
     "Deux fois par an"
    ],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, fiches techniques Section H, FT H.07 : désinfection approfondie mensuelle, VSAV mis en indisponibilité, participation de tout l'équipage."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Décris le geste correct pour retirer le premier gant à usage unique selon la FT H.08.",
    "a": "Saisir le gant au niveau du poignet sans toucher la peau, puis le retirer en le retournant et le rouler dans la paume de l'autre main.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, fiches techniques Section H, FT H.08."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Un pansement souillé de sang à l'état de simple trace non dispersable est un déchet DASRIA.",
    "a": "Faux, un tel déchet à l'état de trace non dispersable part en DAOM (poubelle ménagère), et non en DASRIA.",
    "c": [],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, fiches techniques Section H, FT H.09."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Pourquoi la vaporisation de désodorisant est-elle contre-indiquée dans un VSAV ?",
    "a": "En raison de la présence d'oxygène médical à bord",
    "c": [
     "Elle abîme les surfaces plastiques",
     "En raison de la présence d'oxygène médical à bord",
     "Elle masque les odeurs de désinfectant",
     "Elle est incompatible avec le détergent-désinfectant"
    ],
    "e": "Notion de formation SSUAP, Chap.18 — Hygiène et asepsie, fiches techniques Section H, FT H.06 : risque d'inflammation lié à la présence d'oxygène médical."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quels sont les deux produits de désinfection spécifiques utilisés par le SDIS 91 pour les VSAV, et leur usage respectif ?",
    "a": "ANIOS DTS, détachant de surface pour les taches persistantes comme le sang séché, et SURFASAFE, désinfectant de surface pour les parois et le plan de travail, utilisé en routine après chaque intervention.",
    "c": [],
    "e": "Classeur Hygiène SDIS 91 v.6 du 07/05/2020 (SSSM, validation MCL David Fontaine), produits de désinfection spécifiques SDIS 91."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Qui valide le Classeur Hygiène SDIS 91 et de quelle version/date s'agit-il ?",
    "a": "Le Médecin-Chef MCL David Fontaine, chef du SSSM, pour la version 6 du 07/05/2020.",
    "c": [],
    "e": "Classeur Hygiène SDIS 91 v.6 du 07/05/2020 (SSSM, validation MCL David Fontaine)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Comment se nomme le document de traçabilité du nettoyage-désinfection du VSAV au SDIS 91, et sous la responsabilité de qui est-il tenu ?",
    "a": "La main-courante d'hygiène, aussi appelée carnet de suivi de désinfection, opposable, sous la responsabilité du chef d'agrès.",
    "c": [],
    "e": "Classeur Hygiène SDIS 91 v.6 du 07/05/2020 (SSSM, validation MCL David Fontaine), doctrine SDIS 91 sur le nettoyage VSAV."
   }
  ]
 },
 {
  "id": "ssuap-smv",
  "domain": "ssuap",
  "ic": "🚨",
  "t": "Chap.19 — Situations à multiples victimes",
  "fig": [
   [
    "Définition SMV",
    "accident dont le nombre de victimes dépasse la capacité du 1er engin ou volume d'engins envoyé"
   ],
   [
    "AEL — Accident à Effet Limité",
    "moins de 10 victimes, renforts restreints suffisent"
   ],
   [
    "ACEL — Accident Catastrophique à Effet Limité",
    "10 à 100 victimes, inadéquation momentanée besoins/moyens"
   ],
   [
    "ACEM — Accident Catastrophique à Effet Majeur",
    "plus de 100 victimes ou multi-sites, inadéquation dans le temps"
   ],
   [
    "START",
    "Simple Triage And Rapid Treatment, moins d'1 minute par victime"
   ],
   [
    "4 couleurs START",
    "Rouge=UA, Jaune=UR non-valide, Vert=valide/éclopé, Noir=décédé"
   ],
   [
    "Seuil NOVI",
    "10 victimes ou plus à évacuer vers les hôpitaux"
   ],
   [
    "DOS",
    "le préfet — dirige et coordonne tous les intervenants"
   ],
   [
    "COS",
    "le sapeur-pompier — organise les secours sous l'autorité du DOS"
   ],
   [
    "DSM",
    "le médecin — seul responsable des décisions médicales"
   ],
   [
    "4 phases chaîne médicale",
    "ramassage, triage, mise en condition, évacuation"
   ],
   [
    "PMA",
    "Poste Médical Avancé, agit comme un sas de soins"
   ],
   [
    "Chasuble rouge",
    "officier Ramassage"
   ],
   [
    "Chasuble blanche",
    "personnel du PMA, dont le médecin-chef"
   ],
   [
    "Chasuble bleue",
    "officier Évacuation"
   ],
   [
    "EU — Extrême Urgence",
    "pronostic vital immédiat, chirurgie sans médicalisation lourde sur place"
   ],
   [
    "U1",
    "soins au PMA puis traitement complémentaire dans les 6 heures"
   ],
   [
    "SINUS",
    "Système d'Information NUmérique Standardisé"
   ]
  ],
  "s": "<h3>Définition et typologie des situations à multiples victimes</h3>\n<p>Une <strong>Situation à Multiples Victimes (SMV)</strong> est un accident dont le nombre de victimes dépasse la capacité du premier engin, voire du volume d'engins envoyé initialement. On distingue trois types de SMV selon le nombre de victimes et le degré d'inadéquation entre les besoins et les moyens disponibles.</p>\n<table>\n<thead><tr><th>Type</th><th>Nombre de victimes</th><th>Caractéristique</th></tr></thead>\n<tbody>\n<tr><td>AEL — Accident à Effet Limité</td><td>Moins de 10</td><td>Des renforts restreints suffisent</td></tr>\n<tr><td>ACEL — Accident Catastrophique à Effet Limité</td><td>10 à 100</td><td>Afflux brutal, inadéquation momentanée entre besoins et moyens</td></tr>\n<tr><td>ACEM — Accident Catastrophique à Effet Majeur</td><td>Plus de 100, ou multi-sites</td><td>Inadéquation dans le temps, sites nombreux, accès difficiles</td></tr>\n</tbody>\n</table>\n<h4>Causes classiques</h4>\n<p>Les SMV peuvent résulter d'accidents de trafic (routier, ferroviaire, aérien, maritime, fluvial), d'accidents technologiques (chimiques, nucléaires, transport de matières dangereuses, feux d'hydrocarbures), de catastrophes naturelles, d'incendies de grande intensité, d'effondrements, de grands rassemblements, d'actes criminels ou d'attentats, ou encore d'accidents infectieux (toxi-infections alimentaires collectives, épidémies).</p>\n<h4>Facteurs aggravants</h4>\n<ul>\n<li>Dégâts matériels : accès gêné, risques persistants, désorganisation générale</li>\n<li>Nombre et gravité des victimes : blessés valides qui fuient puis reviennent, victimes ensevelies, évolution rapide de l'état des victimes</li>\n<li>Comportements : prise en charge psychologique des non-blessés, arrêt cardio-respiratoire dès le départ</li>\n<li>Environnement : météo (pluie, froid, neige, chaleur), nuit, fumées, panique, agressivité de la foule</li>\n</ul>\n<h3>Principes d'action des premiers intervenants et repérage START</h3>\n<p>Face à une SMV, les premiers intervenants suivent 5 principes d'action, dans l'ordre :</p>\n<ol>\n<li>Évaluer la situation en priorité (risques, nombre de victimes, moyens nécessaires)</li>\n<li>Assurer la sécurité, des victimes comme des secours</li>\n<li>Informer le CODIS (situation, moyens, axes/zones)</li>\n<li>Repérer les victimes</li>\n<li>Agir par les gestes de secours d'urgence</li>\n</ol>\n<h4>Méthode START</h4>\n<p><strong>START</strong> (Simple Triage And Rapid Treatment) est la méthode de repérage utilisée par le secouriste, en moins d'1 minute par victime.</p>\n<table>\n<thead><tr><th>Couleur</th><th>Catégorie</th></tr></thead>\n<tbody>\n<tr><td>Rouge</td><td>UA — Urgence Absolue</td></tr>\n<tr><td>Jaune</td><td>UR — Urgence Relative (non-valide)</td></tr>\n<tr><td>Vert</td><td>Valide / éclopé</td></tr>\n<tr><td>Noir</td><td>Décédé</td></tr>\n</tbody>\n</table>\n<p>La procédure consiste à aborder les victimes une par une, la plus proche d'abord, à réaliser le bilan primaire et les gestes correspondants (pansement compressif, garrot, libération des voies aériennes), à installer la victime en position d'attente sous couverture de survie, à poser le bracelet SINUS et la fiche médico-secouriste de l'avant (FMA), puis à appliquer la couleur START. Le tri médical réalisé ensuite au PMA peut modifier cette catégorisation : les couleurs médicales se substituent alors aux couleurs START, pour éviter toute confusion.</p>\n<h3>Dispositif ORSEC NOVI et chaîne de commandement</h3>\n<p><strong>NOVI</strong> (NOmbreuses VIctimes) est un mode d'action du dispositif ORSEC, destiné à organiser les secours face aux conséquences d'un ACEL. Le seuil indicatif de montée en puissance du dispositif NOVI est de 10 victimes ou plus à évacuer.</p>\n<table>\n<thead><tr><th>Rôle</th><th>Fonction</th></tr></thead>\n<tbody>\n<tr><td>DOS — Directeur des Opérations de Secours</td><td>Le préfet ; dirige et coordonne l'ensemble des intervenants</td></tr>\n<tr><td>COS — Commandant des Opérations de Secours</td><td>Un sapeur-pompier ; organise les secours sous l'autorité du DOS</td></tr>\n<tr><td>DSM — Directeur des Secours Médicaux</td><td>Un médecin ; seul responsable des décisions médicales, sous l'autorité du COS pour le reste</td></tr>\n</tbody>\n</table>\n<p>Sous l'autorité du COS, l'organisation se répartit en 2 secteurs : le secteur secours à personnes (prise en charge médico-secouriste et des impliqués) et le secteur secours techniques (lutte contre le sinistre, sauvetages, dégagements).</p>\n<h3>Chaîne médicale, zones et structures</h3>\n<p>La chaîne médicale en SMV se déroule en 4 phases : le ramassage (relevage puis transport jusqu'au PMA), le triage, la mise en condition de transport au PMA, puis l'évacuation du PMA vers les hôpitaux, après régulation par le SAMU.</p>\n<table>\n<thead><tr><th>Structure</th><th>Rôle</th><th>Responsable</th></tr></thead>\n<tbody>\n<tr><td>Zone de l'avant / chantier</td><td>Site de la catastrophe : reconnaissance, balisage, repérage, ramassage</td><td>Officier Ramassage, chasuble rouge</td></tr>\n<tr><td>PRV — Point de Rassemblement des Victimes</td><td>Zone temporaire pour les premiers gestes urgents, en amont du PMA</td><td>Première équipe sur place</td></tr>\n<tr><td>Noria de ramassage</td><td>Transport des victimes du chantier ou du PRV vers le PMA</td><td>—</td></tr>\n<tr><td>PMA — Poste Médical Avancé</td><td>Regroupement, tri, soins, suivi et évacuation ; agit comme un sas de soins</td><td>Médecin-chef PMA, officier PMA, chasuble blanche</td></tr>\n<tr><td>Noria d'évacuation</td><td>Transport du PMA vers l'hôpital, avec la FMA</td><td>Officier Évacuation, chasuble bleue</td></tr>\n<tr><td>CAI — Centre d'Accueil des Impliqués</td><td>Regroupement des impliqués et des éclopés</td><td>Sapeurs-pompiers ou AASC</td></tr>\n<tr><td>CUMP — Cellule d'Urgence Médico-Psychologique</td><td>Prise en charge psychique des victimes valides</td><td>Sous l'autorité du DSM</td></tr>\n<tr><td>Dépôt mortuaire</td><td>Regroupement des décédés</td><td>Accès réservé aux forces de l'ordre et autorités judiciaires</td></tr>\n<tr><td>PC — Poste de Commandement</td><td>Coordination et liaisons</td><td>COS</td></tr>\n</tbody>\n</table>\n<h4>Composition et catégorisation du PMA</h4>\n<p>Le PMA comprend un secrétariat d'entrée qui répertorie les arrivées, une zone de tri médical (médecins trieurs désignés par le DSM ou le médecin-chef du PMA), une zone UA (urgences absolues), une zone UR (urgences relatives) et un secrétariat de sortie avec un médecin d'évacuation en lien avec le SAMU. Aucune victime ne sort du PMA sans FMA ni destination hospitalière attribuée.</p>\n<table>\n<thead><tr><th>Catégorie</th><th>Définition</th></tr></thead>\n<tbody>\n<tr><td>EU — Extrême Urgence</td><td>Pronostic vital engagé immédiatement ; transfert urgent en chirurgie, sans médicalisation lourde sur place</td></tr>\n<tr><td>U1</td><td>Urgence absolue ; premiers soins au PMA puis traitement complémentaire (réanimation, chirurgie) dans les 6 heures</td></tr>\n<tr><td>U2</td><td>Urgence relative non-valide ; stabilisation simple, évacuation différée</td></tr>\n<tr><td>U3</td><td>Urgence relative valide</td></tr>\n</tbody>\n</table>\n<h4>Codes couleur de chasubles</h4>\n<table>\n<thead><tr><th>Couleur</th><th>Fonction</th></tr></thead>\n<tbody>\n<tr><td>Rouge</td><td>Officier Ramassage et personnels de ramassage</td></tr>\n<tr><td>Blanche</td><td>PMA — médecin-chef, officier, tout le personnel</td></tr>\n<tr><td>Bleue</td><td>Officier Évacuation et personnels d'évacuation</td></tr>\n</tbody>\n</table>\n<h3>SINUS et services participants</h3>\n<p><strong>SINUS</strong> (Système d'Information NUmérique Standardisé) est un outil interservices (SDIS, SAMU, forces de l'ordre, justice, préfecture), mis en œuvre sur ordre du COS dès que plusieurs victimes sont concernées.</p>\n<ol>\n<li>Pose du bracelet et de la fiche médico-secouriste de l'avant (FMA) sur chaque victime</li>\n<li>Collecte des informations (sexe, âge, catégorisation) dans ARCSINUS</li>\n<li>Saisie dans ARCSINUS puis synchronisation vers SINUS via internet</li>\n<li>Enrichissement des fiches au fil des évacuations (vecteur, destination)</li>\n</ol>\n<p>Plusieurs services participent au dispositif : le SDIS (premiers secours, spécialistes, recherche, désincarcération, déblaiement, soins, évacuations), le SAMU/SMUR (médicalisation, recherche de places hospitalières, déclenchement de la CUMP), les associations agréées de sécurité civile — AASC — (sur toutes les phases), les ambulanciers privés (norias d'évacuation), et les forces de l'ordre (balisage, sécurisation, escorte, identification, enquête, moyens aériens de la gendarmerie).</p>\n<h3>Conduite à tenir face à une SMV</h3>\n<h4>Évaluation avant engagement</h4>\n<p>Avant de s'engager, il convient d'évaluer la nature du sinistre, les dangers présents — fusillade en cours, explosion, effondrement, ou menace NRBC (signes identiques chez plusieurs victimes, animaux morts, odeurs inattendues comme le foin coupé, malaises collectifs) — ainsi que le nombre et le type de victimes (brûlés, blastés, traumatisés sévères, intoxiqués).</p>\n<h4>Radio au CODIS après engagement</h4>\n<p>Une fois engagé, il faut informer le CODIS et demander des renforts, y compris des services publics, en précisant l'adresse exacte, la nature du sinistre, le nombre approximatif et le type de victimes (adultes/enfants) ainsi que la nature des blessures (plaies, brûlures), l'accès à privilégier, et le cas échéant les zones de rassemblement, les axes interdits, le périmètre de sécurité et les risques particuliers.</p>\n<h4>Actions terrain</h4>\n<ol>\n<li>Soustraire les victimes du danger si celui-ci persiste, et les regrouper</li>\n<li>Catégoriser : UA / décédé / UR</li>\n<li>Réaliser les gestes d'urgence prioritaires sur les UA : pansement compressif (M.13), garrot (M.15), libération des voies aériennes (G.06 à G.08), positions d'attente (G.23)</li>\n<li>Limiter la panique</li>\n<li>Rassembler au PRV puis au PMA</li>\n<li>Regrouper les impliqués à part</li>\n<li>Éviter les évacuations sauvages ; si elles surviennent malgré tout, tenir une liste intermédiaire DSM sur papier (sexe, catégorisation, étiquette SINUS, vecteur, destination)</li>\n</ol>\n<h3>Situations particulières</h3>\n<h4>Actions terroristes</h4>\n<p>Les risques spécifiques sont la saturation des secours par des attaques multi-sites, et le sur-attentat : une deuxième action légèrement différée sur la même zone (fausse victime piégée, véhicule piégé…), destinée à toucher les secours. L'objectif prioritaire est d'extraire en urgence toutes les victimes quel que soit leur état, et de les regrouper à 100 mètres environ, dans une rue perpendiculaire ou derrière des véhicules. Les victimes en mort apparente sont laissées sur place.</p>\n<table>\n<thead><tr><th>Zone</th><th>Accès</th></tr></thead>\n<tbody>\n<tr><td>Zone d'exclusion</td><td>Forces de l'ordre uniquement</td></tr>\n<tr><td>Zone contrôlée</td><td>Couloirs d'extraction éventuels</td></tr>\n<tr><td>Zone de soutien</td><td>Secours</td></tr>\n</tbody>\n</table>\n<p>Les forces de l'ordre sont forces menantes ; les secours interviennent en forces concourantes, à leur demande. Une association avec une bombe sale (radioactive) ou chimique reste possible.</p>\n<h4>Damage control</h4>\n<p>D'origine militaire, le damage control s'applique à toute situation hémorragique où la prise en charge optimale n'est pas possible (victimes nombreuses, moyens limités, isolement). Pour le secouriste, il consiste à contrôler rapidement les hémorragies — garrot artériel posé à la racine du membre, choisi rapidement sans perdre de temps — et à trier en priorité les extrêmes urgences, évacuées sans médicalisation longue sur le terrain. Le principe chirurgical est le même : contrôle de l'hémorragie d'abord, chirurgie réparatrice dans un second temps.</p>\n<h4>Situation chimique</h4>\n<p>L'environnement contaminé interdit une hospitalisation directe : l'objectif prioritaire est de limiter l'extension et le transfert de la contamination, via la décontamination de l'avant. En présence de signes d'intoxication sans notion initiale chimique (et un monoxyde de carbone négatif), il ne faut pas s'engager immédiatement : informer le CODIS, s'équiper (tenue de feu et ARI si l'engin en est équipé, ou TLD et ANPVP avec des gants butyle ou néoprène), éviter le contact physique, faire évacuer à la voix les victimes valides, extraire en urgence les invalides, les regrouper en zone contrôlée, et signaler au responsable décontamination que des victimes ont été en zone contaminée.</p>\n<h4>Situation radiologique</h4>\n<p>Une personne irradiée ne contamine pas les secours ; en revanche, la contamination radiologique constitue un risque insidieux, aux effets différés (de quelques heures à quelques jours). L'objectif prioritaire reste, comme en chimique, la décontamination de l'avant, mais la prise en charge médicale prime sur la décontamination. La détection s'appuie sur le matériel de la CMIR (Cellule Mobile d'Intervention Radiologique).</p>\n<h4>Situation biologique</h4>\n<p>Le contexte est souvent celui d'un acte de malveillance (poudre suspecte dans une enveloppe ou un colis). Le principe est d'emballer la victime dans une tenue adaptée puis de l'évacuer via un véhicule dédié vers une structure spécialisée. La protection du personnel impose un ARI ou un masque FFP3, et l'engagement doit être limité au strict minimum nécessaire à l'extraction.</p>\n<h4>References</h4>\n<p>Référentiel SSUAP 2025, TH Chap.19 — Situations à multiples victimes, et Procédure 19.1 (START / SINUS), consolidés pour le SDIS 91 ; fiche Exercices — Chap.19 — Situations à multiples victimes (base Notion « Formation Pompiers / SSUAP »). Fiches techniques citées : FT G.15 (PLS), G.23 (positions d'attente), M.13 (pansement compressif), M.15 (garrot).</p>",
  "q": [
   {
    "t": "sa",
    "q": "Définis en une phrase ce qu'est une situation à multiples victimes (SMV).",
    "a": "Un accident dont le nombre de victimes dépasse la capacité du premier engin, ou du volume d'engins, envoyé sur les lieux.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.19 — Situations à multiples victimes, §19.1, définition de la SMV."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel est le seuil de victimes qui définit un ACEL (accident catastrophique à effet limité) ?",
    "a": "Entre 10 et 100 victimes",
    "c": [
     "Moins de 10 victimes",
     "Entre 10 et 100 victimes",
     "Plus de 100 victimes",
     "Plus de 500 victimes"
    ],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.1, tableau des 3 types de SMV : AEL, ACEL, ACEM."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Qu'est-ce qui caractérise un ACEM (accident catastrophique à effet majeur) par rapport à un ACEL ?",
    "a": "Une inadéquation entre besoins et moyens qui se prolonge dans le temps, avec des sites nombreux et des accès difficiles",
    "c": [
     "Une inadéquation seulement momentanée entre besoins et moyens",
     "Une inadéquation entre besoins et moyens qui se prolonge dans le temps, avec des sites nombreux et des accès difficiles",
     "Un nombre de victimes toujours inférieur à 10",
     "L'absence totale de victimes décédées sur les lieux"
    ],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.1, tableau des 3 types de SMV (ACEM : plus de 100 victimes ou multi-sites)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Un AEL (accident à effet limité) concerne plus de 10 victimes.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Selon le tableau du Notion, Chap.19, §19.1, un AEL concerne moins de 10 victimes ; au-delà, on parle d'ACEL."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite au moins 5 causes classiques de SMV.",
    "a": "Les accidents de trafic (routier, ferroviaire, aérien, maritime, fluvial), les accidents technologiques (chimiques, nucléaires, transport de matières dangereuses, feux d'hydrocarbures), les catastrophes naturelles, les incendies de grande intensité, les effondrements, les grands rassemblements, les actes criminels ou attentats, et les accidents infectieux (toxi-infections alimentaires collectives, épidémies).",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.1, liste des causes classiques de SMV."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Énumère, dans l'ordre, les 5 principes d'action des premiers intervenants face à une SMV.",
    "a": "Évaluer la situation, assurer la sécurité des victimes et des secours, informer le CODIS, repérer les victimes, puis agir par les gestes de secours d'urgence.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.1, principes d'action des premiers intervenants."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que signifie l'acronyme START, utilisé pour repérer les victimes en SMV ?",
    "a": "Simple Triage And Rapid Treatment.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.1, méthode de repérage START."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "En combien de temps maximum la méthode START doit-elle être appliquée à chaque victime ?",
    "a": "Moins d'1 minute",
    "c": [
     "Moins de 30 secondes",
     "Moins d'1 minute",
     "Environ 5 minutes",
     "Environ 10 minutes"
    ],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.1, procédure START."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Donne les 4 couleurs de la méthode START et ce qu'elles signifient.",
    "a": "Rouge pour UA (urgence absolue), jaune pour UR non-valide (urgence relative), vert pour valide ou éclopé, et noir pour décédé.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.1, tableau des couleurs START."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Lors du tri médical réalisé au PMA, les couleurs attribuées par la méthode START ne peuvent plus jamais être modifiées.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Le Notion, Chap.19, §19.1, précise que le tri médical peut modifier la catégorisation : les couleurs médicales se substituent alors aux couleurs START, pour éviter toute confusion."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que signifie l'acronyme NOVI et à quel dispositif appartient-il ?",
    "a": "NOmbreuses VIctimes, un mode d'action du dispositif ORSEC.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.1, dispositif ORSEC NOVI."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel est le seuil indicatif de victimes à évacuer à partir duquel la montée en puissance du dispositif NOVI devient judicieuse ?",
    "a": "10 victimes à évacuer",
    "c": [
     "5 victimes à évacuer",
     "10 victimes à évacuer",
     "25 victimes à évacuer",
     "50 victimes à évacuer"
    ],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.1, seuil indicatif de mise en œuvre du NOVI."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Qui est le DOS lors d'une SMV, et quel est son rôle ?",
    "a": "Le préfet, Directeur des Opérations de Secours : il dirige et coordonne l'ensemble des intervenants.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.1, tableau de la chaîne de commandement."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Qui est le DSM (directeur des secours médicaux) et quelle est sa particularité ?",
    "a": "Un médecin, seul responsable des décisions médicales, sous l'autorité du COS pour le reste",
    "c": [
     "Un sapeur-pompier qui organise les secours sous l'autorité du DOS",
     "Un médecin, seul responsable des décisions médicales, sous l'autorité du COS pour le reste",
     "Le préfet, qui coordonne l'ensemble des intervenants",
     "Un officier de police responsable du zonage sur les lieux"
    ],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.1, tableau de la chaîne de commandement (DOS/COS/DSM)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 2 secteurs placés sous l'autorité du COS lors d'une SMV.",
    "a": "Le secteur secours à personnes (prise en charge médico-secouriste et des impliqués) et le secteur secours techniques (lutte contre le sinistre, sauvetages, dégagements).",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.1, les 2 secteurs sous le COS."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite, dans l'ordre, les 4 phases de la chaîne médicale en SMV.",
    "a": "Le ramassage (relevage puis transport jusqu'au PMA), le triage, la mise en condition de transport au PMA, puis l'évacuation du PMA vers les hôpitaux après régulation par le SAMU.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.1, chaîne médicale."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel rôle joue le PMA (poste médical avancé) dans le dispositif ?",
    "a": "Il regroupe, trie, soigne, suit et organise l'évacuation des victimes : il agit comme un sas de soins entre le terrain et l'hôpital.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.1, tableau des zones et structures, ligne PMA."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 5 éléments qui composent un PMA.",
    "a": "Le secrétariat d'entrée, la zone de tri médical, la zone UA (urgences absolues), la zone UR (urgences relatives), et le secrétariat de sortie avec le médecin d'évacuation en lien avec le SAMU.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.1, composition du PMA."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Que signifie la catégorie EU (extrême urgence) au PMA ?",
    "a": "Le pronostic vital est engagé immédiatement, avec transfert en chirurgie sans médicalisation lourde sur place",
    "c": [
     "Une victime valide qui n'a besoin d'aucun soin",
     "Le pronostic vital est engagé immédiatement, avec transfert en chirurgie sans médicalisation lourde sur place",
     "Une victime nécessitant un traitement complémentaire sous 6 heures",
     "Une victime décédée sur le terrain"
    ],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.1, catégorisation médicale au PMA (EU)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Dans la catégorisation médicale au PMA, sous quel délai un patient classé U1 doit-il recevoir un traitement complémentaire (réanimation, chirurgie) ?",
    "a": "Dans les 6 heures",
    "c": [
     "Dans l'heure",
     "Dans les 6 heures",
     "Dans les 12 heures",
     "Dans les 24 heures"
    ],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.1, catégorisation médicale au PMA (U1)."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Un patient classé U3 au PMA est une victime valide.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.1 : U3 correspond à une urgence relative valide."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle est la couleur de chasuble de l'officier chargé du ramassage sur le chantier ?",
    "a": "Rouge",
    "c": [
     "Rouge",
     "Blanche",
     "Bleue",
     "Jaune"
    ],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.1, codes couleur de chasubles."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le personnel du PMA, y compris le médecin-chef, porte une chasuble blanche.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.1, codes couleur de chasubles (blanc = PMA)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la couleur de chasuble de l'officier Évacuation ?",
    "a": "Bleue.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.1, codes couleur de chasubles."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Qu'est-ce qu'un impliqué en SMV, et où est-il regroupé ?",
    "a": "Une personne liée à l'événement mais sans dommage physique ou psychique immédiat apparent ; elle est regroupée au CAI, avec les éclopés.",
    "c": [],
    "e": "Notion, fiche Exercices — Chap.19, question 17."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "L'accès au dépôt mortuaire, en SMV, relève des autorités judiciaires et des forces de l'ordre.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.1, tableau des zones et structures, ligne dépôt mortuaire."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que signifie l'acronyme SINUS ?",
    "a": "Système d'Information NUmérique Standardisé.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.1, SINUS."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris les 4 étapes de la mise en œuvre de SINUS.",
    "a": "Pose du bracelet et de la fiche médico-secouriste de l'avant sur chaque victime, collecte des informations (sexe, âge, catégorisation) dans ARCSINUS, saisie puis synchronisation vers SINUS via internet, et enrichissement des fiches au fil des évacuations (vecteur, destination).",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.1, étapes de mise en œuvre de SINUS."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Après engagement sur une SMV, quelles informations dois-tu transmettre et demander au CODIS par radio ?",
    "a": "Demander des renforts, y compris des services publics, et informer sur l'adresse exacte, la nature du sinistre, le nombre approximatif et le type de victimes (adultes ou enfants) ainsi que la nature des blessures, l'accès à privilégier, et le cas échéant les zones de rassemblement, les axes interdits, le périmètre de sécurité et les risques particuliers.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.2, conduite à tenir après engagement."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les gestes d'urgence prioritaires à réaliser sur les victimes classées UA lors d'une SMV.",
    "a": "Le pansement compressif (fiche technique M.13), le garrot (M.15), la libération des voies aériennes (G.06 à G.08), et les positions d'attente (G.23).",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.2, actions terrain, gestes prioritaires sur les UA."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Pourquoi faut-il éviter les évacuations sauvages en SMV, et que faire si elles se produisent malgré tout ?",
    "a": "Elles court-circuitent le tri médical et la régulation des évacuations ; si elles se produisent, il faut tenir une liste intermédiaire DSM sur papier (sexe, catégorisation, étiquette SINUS, vecteur, destination) pour chaque victime évacuée.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.2, et fiche Exercices — Chap.19, question 39."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Qu'est-ce qu'un sur-attentat ?",
    "a": "Une deuxième action légèrement différée sur la même zone qu'un premier attentat, par exemple une fausse victime piégée ou un véhicule piégé, destinée à toucher les secours.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.3, situation 1, actions terroristes."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "À quelle distance environ regroupe-t-on les victimes lors d'un attentat, pour limiter les effets d'un sur-attentat ?",
    "a": "100 mètres",
    "c": [
     "10 mètres",
     "50 mètres",
     "100 mètres",
     "500 mètres"
    ],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.3, regroupement des victimes lors d'un attentat."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Lors d'un attentat, les victimes en mort apparente sont immédiatement relevées et évacuées en priorité.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.3 : les victimes en mort apparente sont laissées sur place lors d'un attentat."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Lors d'un attentat, quel est le rapport de commandement entre forces de l'ordre et services de secours ?",
    "a": "Les forces de l'ordre sont forces menantes, les secours interviennent en forces concourantes, à leur demande",
    "c": [
     "Les secours sont forces menantes, les forces de l'ordre concourantes",
     "Les forces de l'ordre sont forces menantes, les secours interviennent en forces concourantes, à leur demande",
     "Chaque service agit de façon totalement indépendante, sans coordination",
     "Le COS commande directement l'ensemble des forces de l'ordre"
    ],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.3, situation 1, actions terroristes."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 3 zones définies par les forces de l'ordre sur un site d'attentat, et précise qui y a accès.",
    "a": "La zone d'exclusion, réservée aux forces de l'ordre uniquement ; la zone contrôlée, qui correspond aux couloirs d'extraction éventuels ; et la zone de soutien, où interviennent les secours.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.3, zonage par les forces de l'ordre."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "En quoi consiste le damage control pour le secouriste ?",
    "a": "Un contrôle rapide des hémorragies, par un garrot artériel posé à la racine du membre sans perdre de temps, associé à un triage prioritaire des extrêmes urgences, évacuées sans médicalisation longue sur le terrain.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.3, situation 2, damage control."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le principe chirurgical du damage control consiste à réaliser la chirurgie réparatrice avant de contrôler l'hémorragie.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Le Notion, Chap.19, §19.3, précise l'inverse : contrôle de l'hémorragie d'abord, chirurgie réparatrice dans un second temps."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel est l'objectif prioritaire en situation chimique ou radiologique lors d'une SMV ?",
    "a": "Limiter l'extension et le transfert de la contamination, via la décontamination de l'avant",
    "c": [
     "Évacuer immédiatement toutes les victimes vers l'hôpital le plus proche",
     "Limiter l'extension et le transfert de la contamination, via la décontamination de l'avant",
     "Attendre l'arrivée du SAMU avant toute action",
     "Appliquer uniquement la méthode START, sans autre précaution"
    ],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.3, situations chimique et radiologique."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Une personne irradiée présente un risque de contamination pour les secours qui la prennent en charge.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Le Notion, Chap.19, §19.3, précise qu'une personne irradiée ne contamine pas les secours ; c'est la contamination radiologique qui constitue le risque."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que signifie l'acronyme CMIR, et à quoi sert-elle ?",
    "a": "Cellule Mobile d'Intervention Radiologique : le matériel utilisé pour la détection en situation radiologique.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.3, situation 4, situation radiologique."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel équipement porte le sapeur-pompier en situation chimique, lorsqu'il ne dispose pas d'un engin équipé d'ARI ?",
    "a": "TLD et ANPVP, avec des gants butyle ou néoprène",
    "c": [
     "Une simple tenue de feu, sans protection respiratoire",
     "TLD et ANPVP, avec des gants butyle ou néoprène",
     "Un masque FFP2 uniquement",
     "Aucun équipement particulier n'est nécessaire"
    ],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.3, situation chimique, équipement du personnel."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle protection respiratoire est obligatoire en situation biologique ?",
    "a": "ARI ou masque FFP3",
    "c": [
     "ARI ou masque FFP3",
     "Masque chirurgical simple",
     "Aucune protection n'est nécessaire si la victime est consciente",
     "Masque FFP1 uniquement"
    ],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.3, situation biologique, protection du personnel."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite au moins 4 signes qui doivent faire évoquer une origine NRBC lors de l'évaluation initiale d'une SMV.",
    "a": "Plusieurs victimes présentant les mêmes signes cliniques (coma, détresse respiratoire, toux, larmoiement, rhinorrhée, hyper-salivation, convulsions), des animaux morts (rats, pigeons, chiens), une odeur inattendue comme celle du foin coupé, ou des malaises collectifs.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.2, évaluation visuelle avant engagement (signes NRBC)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel est le principal support de transmission d'informations médicales sur une victime en SMV ?",
    "a": "La fiche médico-secouriste de l'avant (FMA), attachée au bracelet SINUS.",
    "c": [],
    "e": "Notion, Chap.19, §19.1 et §19.2, FMA et bracelet SINUS."
   }
  ]
 },
 {
  "id": "ssuap-pediatrie",
  "domain": "ssuap",
  "ic": "👶",
  "t": "Pédiatrie",
  "fig": [
   [
    "Limites d'âge",
    "Nouveau-né 0-28 jours · Nourrisson 29 jours-2 ans · Enfant 2 ans-puberté"
   ],
   [
    "Poids/taille moyens du nouveau-né",
    "3 à 3,5 kg pour environ 50 cm"
   ],
   [
    "Évaluation à la naissance",
    "Respiration, cri, tonus (PAS la coloration — cyanose physiologique, SpO2 ~70 %)"
   ],
   [
    "Cordon ombilical",
    "2 artères + 1 veine, clampage à 10-15 cm de la paroi abdominale, chute spontanée en 15 jours"
   ],
   [
    "Respiration nasale exclusive",
    "Jusqu'à 1 mois, prédominante jusqu'à 3 mois"
   ],
   [
    "% d'eau corporelle",
    "Nouveau-né ~80 % · Enfant 10 ans ~65 % · Adulte ~55 %"
   ],
   [
    "FR normale (/min)",
    "Nouveau-né 40-60 · Nourrisson 30-40 · Enfant 20-30"
   ],
   [
    "FC normale (bpm)",
    "Nouveau-né 120-160 · Nourrisson 100-160 · Enfant 70-140"
   ],
   [
    "PAS minimale",
    "Nouveau-né 60 · Nourrisson 70 · Enfant <10 ans : 70+(2×âge) · Enfant >10 ans : 90 mmHg"
   ],
   [
    "Prise de pouls",
    "Nourrisson/nouveau-né : fémoral · Enfant : radial"
   ],
   [
    "TRC normal",
    "≤ 2 secondes, zone sternum (sinon voûte plantaire/talon), appui 5 s"
   ],
   [
    "Position insufflation <2 ans",
    "Position neutre, billot sous les épaules"
   ],
   [
    "% ACR pédiatriques d'origine respiratoire",
    "90 % précédés d'une détresse respiratoire compensée"
   ],
   [
    "Chiffres MIN France",
    "400-500 bébés/an, 90 % avant 6 mois, 20-30 % inexpliquées"
   ],
   [
    "Chute de grande hauteur",
    ">3 m enfant / >1,50 m nourrisson ; TC : >1,50 m enfant / >0,40 m nourrisson"
   ],
   [
    "Vitesse critère de cinétique",
    "Passager de véhicule >40 km/h"
   ],
   [
    "Glasgow pédiatrique (<5 ans)",
    "Total de 3 à 15 (ouverture yeux 1-4, verbal 1-5, moteur 1-6)"
   ],
   [
    "Fontanelle",
    "Creuse = déshydratation · Bombée hors pleurs = anomalie intracrânienne"
   ]
  ],
  "s": "<h3>20.1 Généralités pédiatriques</h3><p>Trois classes d'âge structurent la prise en charge : le <strong>nouveau-né</strong>, de la naissance à 28 jours ; le <strong>nourrisson</strong>, de 29 jours à 2 ans ; l'<strong>enfant</strong>, de 2 ans à la puberté. Le nouveau-né encore relié ou non au cordon à la naissance fait l'objet d'une prise en charge spécifique décrite à part. Le principe cardinal à retenir est que l'enfant n'est pas un adulte en modèle réduit : c'est une personne en croissance dont les particularités anatomiques et physiologiques évoluent avec l'âge. Le cerveau du nouveau-né ne représente que 25 % de son développement final, atteint vers 20 ans, et le système respiratoire ne se rapproche de celui de l'adulte que vers 8 ans. Chez le nouveau-né et le nourrisson de moins de 3 mois, tout symptôme impose un transport vers un service pédiatrique.</p><p>La règle d'or du bilan pédiatrique est de <strong>croire les parents</strong> : ils connaissent leur enfant, même pour un premier, et une détresse vitale peut se manifester uniquement par des pleurs ou des cris inexpliqués et inhabituels. Tout comportement inhabituel doit alerter.</p><h3>20.2 L'enfant</h3><h4>Le nouveau-né</h4><p>Le poids et la taille moyens à la naissance sont de 3 à 3,5 kg pour environ 50 cm. L'évaluation à la naissance porte sur trois critères : la respiration, le cri et le tonus, qui traduisent l'adaptation à la vie extra-utérine. La coloration n'est volontairement pas évaluée : un nouveau-né est cyanosé à la naissance (SpO2 autour de 70 %) et doit devenir rosé rapidement (peau, lèvres, ongles si peau noire).</p><p>Le cordon ombilical comporte 2 artères et 1 veine ; il est clampé à 10-15 cm de la paroi abdominale. Il peut légèrement saigner lors des soins et tombe seul dans les 15 premiers jours. Le tonus du nouveau-né associe une hypertonie périphérique (membres en hyperflexion) à une hypotonie de l'axe tête-cou-tronc, ce qui impose de toujours tenir la tête lors des manipulations. La motricité se traduit par une gesticulation spontanée asymétrique.</p><p>Les <strong>réflexes archaïques</strong>, réponses stéréotypées des premiers mois qui se transforment en mouvements volontaires vers 3-4 mois, permettent d'évaluer l'état neurologique et de dépister un trouble de conscience : le grasping (agrippement de ce qui est dans la main), la succion (déclenchée au contact de la commissure des lèvres), le réflexe de Moro (écartement soudain des membres supérieurs lors d'un bruit ou d'une stimulation) et l'orientation à une lumière douce.</p><h4>Développement psychomoteur</h4><p>La progression suit l'ordre allongé, assis, debout, avec un contrôle musculaire qui progresse de la tête vers les pieds et de la racine vers les extrémités. Les repères du nourrisson sont : sourire relationnel à 4-6 semaines, tenue stable de la tête à 3 mois, début de la préhension à 4-6 mois, station assise sans appui à 8-9 mois, station debout avec appui à 9-10 mois, station debout sans appui à 1 an, marche à 12-18 mois. Le développement corporel dépend de facteurs génétiques et ethniques, nutritionnels, de l'environnement psycho-affectif et de facteurs endocriniens.</p><p>Côté alimentation, l'allaitement maternel se fait au sein à volonté, les tétées et biberons s'espaçant avec l'âge ; la diversification alimentaire (aliments mixés) débute entre 4 et 6 mois. Il faut toujours comparer la ration actuelle à la ration habituelle de l'enfant. La croissance staturo-pondérale se suit sur les courbes du carnet de santé, avec deux périodes de croissance rapide (naissance à 4 ans, puis puberté) séparées par une période linéaire de 4 ans à la puberté.</p><p>Le langage évolue par étapes : cris à la naissance, babillage et vocalises à 2 mois, écholalie à 6 mois, réaction aux mots familiers et syllabes redoublées à 9-10 mois, premiers mots à 10-12 mois, un mot valant phrase à 12-18 mois, apparition du « non » à 18 mois, juxtaposition de deux mots à 2 ans, langage proprement dit à 2 ans et demi, un vocabulaire de 100-200 mots à 2 ans passant à 1500-3000 mots à 3 ans, apparition du « je » à 3 ans, puis langage courant et abord de l'écrit à 5-6 ans.</p><h4>Particularités anatomo-physiologiques</h4><p>La respiration est exclusivement nasale jusqu'à 1 mois, prédominante jusqu'à 3 mois, et mineure après 6 mois : toute obstruction nasale avant 3 mois peut entraîner une réelle détresse respiratoire avec signes de lutte. La tête volumineuse et le cou court gênent la ventilation du nourrisson à plat dos, et la langue volumineuse, qui se colle au palais, peut obstruer les voies aériennes supérieures. Ces dernières, de diamètre proportionnel à la taille de l'enfant, sont plus étroites et donc plus sensibles aux pathologies obstructives ; le thorax est petit, les côtes et le sternum mous. Conséquence pratique : un nourrisson inconscient à plat dos présente une hyperflexion naturelle de la tête (crâne proéminent) qui majore le risque d'obstruction des voies aériennes. Jusqu'à environ 2 ans, une bonne insufflation (avec soulèvement du thorax) exige de placer un billot sous les épaules pour amener la tête en position neutre. Un arrêt cardio-respiratoire chez l'enfant est souvent d'origine respiratoire, ce qui impose d'anticiper.</p><p>Sur le plan circulatoire, l'enfant contient proportionnellement plus d'eau que l'adulte (environ 80 % chez le nouveau-né, 65 % chez l'enfant de 10 ans, contre 55 % chez l'adulte), ce qui le rend plus sensible aux pertes liquidiennes : deux vomissements de biberon associés à une diarrhée peuvent entraîner rapidement une détresse circulatoire chez le nourrisson. Le débit cardiaque dépend fortement de la fréquence cardiaque, si bien qu'une bradycardie est un signe de gravité imposant de rechercher une hypoxémie. Le système sympathique, très puissant chez l'enfant, compense longtemps la détresse, parfois jusqu'à la masquer, mais quand il est dépassé la décompensation est brutale et souvent irréversible. La baisse de la pression artérielle est tardive et soudaine chez l'enfant : il ne faut pas l'attendre pour agir, mais s'appuyer sur le bilan circonstanciel (parfois pauvre, limité à des pleurs ou cris inhabituels) et sur les premiers signes que sont la tachycardie au repos et l'allongement du temps de recoloration cutanée (TRC).</p><p>Sur le plan neurologique, la tête est proportionnellement plus volumineuse, le cou peu musclé et les os du crâne fins, d'autant plus que l'enfant est jeune, ce qui explique la fréquence des traumatismes crâniens lors des chutes. La souplesse du crâne retarde l'apparition des signes neurologiques en cas de saignement intracrânien. Le cerveau étant en développement, une lésion traumatique peut bloquer des apprentissages, avec des conséquences parfois révélées seulement à l'entrée au CP ; en cas de traumatisme crânien, le relevage et l'immobilisation sont difficiles mais restent obligatoires selon les règles. Enfin, les pertes thermiques sont proportionnellement plus importantes chez l'enfant, ce qui rend la lutte contre l'hypothermie primordiale.</p><h3>20.3 Bilan primaire pédiatrique</h3><p>La chronologie ABCDE est identique à celle de l'adulte, mais les signes recherchés et les gestes réalisés sont adaptés à l'âge. Une hémorragie massive évidente au bilan circonstanciel doit être contrôlée avant même de dérouler l'ABCDE, selon le principe « traiter en premier ce qui tue en premier ». La prématurité (naissance avant 37 semaines d'aménorrhée, le terme étant 40-41 SA) impose une correction de l'âge : un enfant de 5 mois né à 7 mois de grossesse a des compétences équivalentes à un nourrisson de 3 mois.</p><p>Les principes pour le chef d'agrès face à un enfant sont de se faire aider par un parent ou un proche (examen dans ses bras, avec doudou ou tétine), de ne pas être trop nombreux autour de l'enfant, d'être calme, de se mettre à sa hauteur, d'expliquer, de créer un climat de confiance, de ne jamais mentir sur les gestes réalisés, de respecter sa pudeur selon son âge et d'expliquer le déroulé aux parents. Un geste peut être montré au préalable sur le doudou ; la sucette n'est pas un obstacle à la manœuvre d'hyperextension de la tête et du soulèvement du menton (MHC).</p><table><thead><tr><th>Paramètre</th><th>Nouveau-né (0-28 j)</th><th>Nourrisson (29 j-2 ans)</th><th>Enfant (2 ans-puberté)</th></tr></thead><tbody><tr><td>FR (/min)</td><td>40-60</td><td>30-40</td><td>20-30</td></tr><tr><td>SpO2</td><td>≥ 94 %</td><td>≥ 94 %</td><td>≥ 94 %</td></tr><tr><td>FC (bpm)</td><td>120-160</td><td>100-160</td><td>70-140</td></tr><tr><td>PAS mini (mmHg)</td><td>60</td><td>70</td><td>&lt;10 ans : 70+(2×âge) ; &gt;10 ans : 90</td></tr></tbody></table><p>La fréquence cardiaque doit être mesurée en dehors des pleurs, ou grâce à un moniteur multiparamétrique. Le triangle d'évaluation pédiatrique est un outil d'appréciation globale rapide de l'enfant.</p><h4>A — Airways</h4><p>Les voies aériennes supérieures sont considérées libres si l'enfant parle, gazouille, pleure ou gémit, ou s'il respire silencieusement. Si elles sont obstruées, des manœuvres adaptées sont réalisées, avec stabilisation du rachis en contexte traumatique, jusqu'à application de la procédure de désobstruction.</p><h4>B — Breathing</h4><p>Les signes respiratoires peuvent traduire une détresse circulatoire ou neurologique, du fait de l'interaction entre les grandes fonctions. Chez le nouveau-né et le nourrisson, il est difficile d'apprécier la parole : on recherche l'impossibilité de pleurer vigoureusement (traduite par des gémissements) et une difficulté à téter (refus du biberon par épuisement). Après déshabillage du thorax, les signes de lutte à rechercher sont le battement des ailes du nez (car la respiration est nasale les premiers mois), le balancement thoraco-abdominal, le tirage des muscles du cou, le tirage intercostal, et chez le nouveau-né le creusement de la partie inférieure du sternum appelé entonnoir xiphoïdien (sternum mou).</p><h4>C — Circulation</h4><p>L'enfant est complètement déshabillé, idéalement par les parents, pour accéder à la peau (marbrures, température, ecchymoses, éruptions) ; la couche est défaite et on s'enquiert de la présence ou de l'absence d'urines. Le pouls se prend en radial chez l'enfant, et en fémoral chez le nourrisson et le nouveau-né.</p><p>Le <strong>pli cutané</strong> se recherche sur le côté, à hauteur de l'ombilic : on pince la peau entre pouce et index, on exerce une traction douce, on relâche sèchement et on observe le délai de disparition. Normalement il disparaît immédiatement ; un pli persistant signe une déshydratation. La <strong>fontanelle</strong> s'examine chez un nourrisson assis ou dans les bras, hors contexte traumatique, bébé calme, par un regard parallèle au sommet du crâne (on peut l'effleurer mais jamais appuyer) ; les parents en alertent parfois l'anomalie. Une fontanelle creuse traduit une déshydratation, une fontanelle bombée en dehors des pleurs une anomalie intracrânienne. Des yeux creusés dans les orbites évoquent également une déshydratation. Une pâleur chez le nouveau-né ou le nourrisson peut signer un malaise grave, voire annoncer une mort inattendue du nourrisson.</p><p>Le <strong>TRC</strong> (temps de recoloration cutanée) se mesure par un appui de 5 secondes en zone chaude jusqu'à coloration nette, de préférence sur le sternum (à défaut voûte plantaire ou talon) ; on relâche d'un coup et on compte : il doit être inférieur ou égal à 2 secondes. Un TRC allongé en zone centrale traduit une détresse circulatoire majeure ; il faut préciser au médecin régulateur le nombre de secondes et la zone mesurée.</p><h4>D — Disability</h4><p>Chez le nouveau-né et le nourrisson, on peut observer une absence d'accroche du regard, une absence de réaction aux proches ou aux secours, un regard vide, un enfant obnubilé, agité, somnolent, prostré ou hypotonique. Il faut toujours se référer aux parents pour comparer au comportement habituel. Une perte de connaissance initiale ne doit pas être minimisée, car elle peut annoncer une pathologie grave ou une mort inattendue du nourrisson ; une hypotonie se traduit par la perte d'une acquisition (l'enfant ne tient plus assis, ne tient plus sa tête) ; une aréactivité à la douleur ou des geignements sont des signes graves.</p><h4>E — Exposition</h4><p>L'exposition recherche des signes liés à la température (hyper ou hypothermie), des lésions cachées (recherche succincte en primaire, approfondie en secondaire), impose de déshabiller l'enfant dans le respect de sa pudeur, et de le réchauffer ou le rafraîchir selon le cas (couverture isotherme, cellule du véhicule, isolation du sol, linge humide tiède).</p><h3>20.4 Bilan secondaire pédiatrique</h3><p>Le bilan secondaire comporte quatre parties : l'interrogatoire de la victime ou de l'entourage, la poursuite ou la mesure des paramètres physiologiques, l'examen de la tête aux pieds, et le calcul des scores de gravité. La demande d'un moyen médicalisé ne dispense jamais du bilan secondaire, qui est réalisé pendant l'attente ou le transport si la victime est critique, puis transmis au régulateur.</p><p>À l'interrogatoire, les parents ou l'entourage constituent la seule ressource pour les tout-petits, ou un interlocuteur supplémentaire ; les trames SAMPLER et MHTAF s'appliquent comme chez l'adulte. L'examen de la tête aux pieds se fait en présence des parents, de façon minutieuse, l'enfant déshabillé, dans le respect de sa pudeur et en luttant contre l'hypothermie ; il recherche notamment des signes pouvant évoquer une maltraitance. Les paramètres physiologiques se mesurent dans les mêmes conditions que chez l'adulte, dans un climat calme et bienveillant (peluche, tétine), les parents étant cruciaux pour mesurer les petits dans leurs bras ; en cas de doute sur la température, un contrôle rectal est réalisé par les parents.</p><p>Pour l'évaluation de la douleur, on utilise l'échelle visuelle analogique (EVA) ou l'échelle numérique chez l'enfant, l'échelle verbale simple (EVS) chez le petit enfant qui parle, et l'observation (agitation, pleurs, grimaces, attitude antalgique, prostration, refus d'être touché) chez le petit enfant qui ne parle pas, le nourrisson ou le nouveau-né. Le score de Glasgow adapté aux enfants de moins de 5 ans totalise de 3 à 15 points, en combinant l'ouverture des yeux (spontanée 4, à l'appel 3, à la douleur 2, aucune 1), la meilleure réponse verbale (orientée/babille/sourit 5, confuse/pleurs consolables 4, paroles inappropriées/pleurs inconsolables 3, mots incompréhensibles/gémissements 2, aucune 1) et la meilleure réponse motrice (obéit ou mouvements spontanés normaux avant 1 an : 6, réaction orientée à la douleur 5, évitement non adapté 4, flexion stéréotypée 3, extension stéréotypée 2, aucune réponse 1).</p><h3>20.5 Les pathologies pédiatriques</h3><h4>Troubles et détresses respiratoires</h4><p>90 % des arrêts cardio-respiratoires chez l'enfant succèdent à une détresse respiratoire compensée jusqu'à un stade très tardif, ce qui rend l'ACR pédiatrique difficile à récupérer : il faut anticiper. La détresse s'identifie par simple inspection et par les signes de lutte, après déshabillage complet du thorax ; chez le nourrisson, elle se traduit aussi sur la prise alimentaire (refus du biberon, car il respire par le nez). L'interrogatoire recherche les antécédents (prématurité, hospitalisation pour détresse respiratoire) et la prise alimentaire (heure et quantité du dernier biberon). L'examen recherche le battement des ailes du nez, le tirage sus-sternal, intercostal ou sus-claviculaire, le balancement thoraco-abdominal, l'entonnoir xiphoïdien, une cyanose, une hypotonie, et une apnée qui signe un ACR imminent. La conduite à tenir face à un trouble respiratoire consiste à asseoir l'enfant (le nourrisson avec le tronc surélevé à 30° sur un coussin) et à administrer de l'oxygène par inhalation.</p><p>La <strong>bronchiolite</strong> est une infection virale touchant surtout le nourrisson, à prédominance hivernale, transmise par voie aérienne (toux), par les mains et par les objets souillés ; elle se manifeste par de la fièvre, une dyspnée ou polypnée, des sifflements expiratoires, et des pauses respiratoires qui signent un ACR imminent. Des bronchiolites récidivantes évoluent vers un asthme du nourrisson.</p><p>La <strong>laryngite</strong> est une inflammation du larynx dont l'étroitesse expose à un œdème générateur de détresse respiratoire ; le plus souvent virale, elle touche l'enfant de 1 à 3 ans, à prédominance automno-hivernale et nocturne, alors que l'enfant allait bien au coucher. Elle se signale par de la fièvre, une voix enrouée, une toux rauque et aboyante, et une difficulté respiratoire ; la conduite à tenir spécifique est d'humidifier l'air (salle de bain avec eau chaude qui coule) avant le transport.</p><p>L'<strong>épiglottite</strong> est un cas particulier de laryngite reconnaissable à la triade forte fièvre, impossibilité d'avaler sa salive et voix étouffée : l'enfant doit être laissé en position assise stricte, avec une prise en charge médicalisée.</p><p>L'<strong>asthme</strong> peut se manifester par des sifflements, mais aussi par une toux avec fréquence respiratoire normale et sans sifflement ; une aggravation brutale est possible. La conduite à tenir, sur ordre du régulateur, consiste à administrer des bronchodilatateurs via un masque facial (ou un embout buccal) associé à une chambre d'inhalation.</p><p>Le <strong>syndrome de pénétration</strong> (inhalation de corps étranger) survient de façon brutale et bruyante chez un enfant sans fièvre, jouant, en bonne santé, avec des efforts de toux caractéristiques, une rougeur ou une cyanose du visage et une suffocation intense ; les circonstances clés sont le repas, le jeu avec de petits objets ou l'apéritif. Le corps étranger peut migrer à l'étage bronchique, ne se signalant plus que par une toux brève puis des infections bronchiques répétées, ce qui impose son extraction. Si l'enfant n'est pas en arrêt ventilatoire et qu'il tousse, il faut respecter la toux et la position qu'il a spontanément adoptée ; le transport est la règle en cas de suspicion d'inhalation, même en l'absence de signe devant les secours.</p><h4>Déshydratation</h4><p>Les besoins en eau du nourrisson sont proportionnellement plus importants que ceux de l'adulte, du fait de sa composition corporelle et de ses pertes cutanées ; il dépend entièrement des parents pour ses apports, et sa soif est difficile à percevoir. La déshydratation est provoquée le plus souvent par une gastro-entérite (contexte épidémique) ou par la chaleur. Les signes spécifiques sont l'absence de larmes pendant les pleurs, des couches sèches de façon persistante, des muqueuses sèches, des yeux cernés puis creusés, un pli cutané persistant, une fontanelle creuse, ainsi que des diarrhées et des vomissements dont il faut préciser le nombre et l'aspect. Les signes habituels du choc hypovolémique s'y associent : tachycardie, soif (le nourrisson se jette sur le biberon sauf s'il est épuisé), marbrures, TRC allongé, pression artérielle basse tardive, troubles de conscience. Un enfant présentant l'ensemble de ces signes est une victime critique. La conduite à tenir est d'allonger la victime, d'administrer de l'oxygène par inhalation, et de demander un moyen médicalisé.</p><h4>Maladies infectieuses</h4><p>La fièvre est le plus souvent virale, mais parfois bactérienne avec un risque de choc septique ; chez le nourrisson de moins de 3 mois, le risque d'infection bactérienne sévère est très élevé, ce qui impose un transport systématique vers les urgences, le plus souvent suivi d'une hospitalisation. Les signes d'infection grave sont les signes de détresse circulatoire (choc septique), un purpura (qui doit être notifié, positif ou négatif, sur la fiche bilan), une altération de l'état général, une incapacité à boire, une hypotonie, des frissons et des convulsions. Une convulsion se distingue d'un frisson par le fait qu'elle ne cède pas au maintien de la zone qui tremble.</p><p>Les <strong>convulsions hyperthermiques</strong> sont une réaction du cerveau à la fièvre lors d'une infection, généralement bénignes et cessant spontanément, sans aucun lien avec une épilepsie future ; elles sont le plus souvent uniques, parfois multiples. Les convulsions liées au coup de chaleur relèvent d'une prise en charge distincte. La crise tonico-clonique se déroule en quatre phases : une phase de début brève (cri, perte de connaissance brutale, chute violente pouvant provoquer plaies du cuir chevelu, de l'arcade ou fractures) ; une phase tonique de 30 secondes à 1 minute (raidissement, contraction des mâchoires pouvant entraîner une morsure de langue, hypersalivation, arrêt respiratoire ou blocpnée avec cyanose, révulsion oculaire) ; une phase clonique d'environ 1 minute (convulsions saccadées en flexion-extension, parfois perte d'urines ou de selles) ; et une phase de récupération de quelques minutes à 30 minutes (coma profond sans réaction puis reprise progressive de conscience). Le malade ne se souvient jamais de sa crise. Une crise partielle localisée, consciente ou non, ne touche qu'une seule partie du corps (pouce, lèvres, paupière).</p><p>Les signes spécifiques à rechercher sont les antécédents (nombre de crises si multiples, intervalle, récupération ou non entre elles), l'état habituel ou inhabituel, des signes de détresse respiratoire ou circulatoire, des signes neurologiques (persistance discrète au niveau de la commissure, des paupières ou du pouce, retour progressif à la conscience), un traumatisme de chute, un purpura, une perte d'urines ou de selles, une morsure de langue, et la confirmation de l'origine hyperthermique par la température. La conduite à tenir spécifique consiste à refroidir doucement (découvrir l'enfant, linges humides à température ambiante sur le front, la nuque, les creux axillaires), à administrer de l'oxygène par inhalation jusqu'au retour de la conscience habituelle puis si la SpO2 est inférieure à 94 %, et à aider à la prise d'un antipyrétique uniquement après accord de la régulation médicale. L'état de conscience doit être réévalué, avec surveillance d'une possible perte des réflexes de sécurité.</p><p>Le <strong>purpura fulminans</strong> associe un état de choc septique à un purpura extensif, avec ou sans méningite associée ; il est plus fréquent avant 1 an et constitue une extrême urgence à évolution très rapide, engageant rapidement le pronostic vital. L'examen se fait sur un enfant complètement déshabillé. Les signes sont la fièvre, un purpura extensif en taille et en nombre (taches rouges ou violacées ne s'effaçant pas à la vitro-pression, sur toute la surface cutanée) — si le purpura est peu étendu, il faut l'entourer au stylo en indiquant l'heure pour en suivre l'extension —, une détresse circulatoire (TRC allongé, extrémités froides, pâleur, marbrures, tachycardie, hypotension tardive, troubles de conscience), et une éventuelle méningite associée (vomissements, raideur de nuque chez l'enfant, hypotonie chez le nourrisson). La conduite à tenir est d'allonger l'enfant, d'administrer de l'oxygène par inhalation, de demander un moyen médicalisé dès la constatation du purpura, de se protéger, et d'entourer les lésions.</p><h4>Malaise grave du nourrisson</h4><p>Le malaise grave se traduit par des modifications soudaines et inhabituelles du teint (pâleur, cyanose), du comportement, du rythme respiratoire ou du tonus (avec ou sans perte de connaissance), suscitant une forte inquiétude parentale. Il peut signer une pathologie bénigne (digestive, respiratoire), une maltraitance, une pathologie plus grave, ou être le précurseur possible d'une mort inattendue du nourrisson. À l'arrivée des secours, les signes ont souvent régressé et le nourrisson va bien en apparence ; le transport vers une structure hospitalière reste néanmoins obligatoire, même en l'absence de signes constatés par les secours.</p><h4>Mort Inattendue du Nourrisson (MIN)</h4><p>On dénombre 400 à 500 cas par an en France, 90 % survenant avant 6 mois. Les causes principales identifiées après bilan sont infectieuses, cardiaques, traumatiques, ou liées à l'environnement de couchage ; 20 à 30 % restent totalement inexpliquées. La MIN désigne le décès brutal d'un nourrisson de moins de 2 ans alors que rien dans ses antécédents ne le laissait prévoir ; elle peut relever d'une mort naturelle, violente, accidentelle ou d'un homicide. La mort subite du nourrisson (MSN) est un diagnostic d'élimination : un décès naturel et subit d'un nourrisson de moins de 1 an, restant inexpliqué après l'histoire clinique et l'ensemble des investigations post-mortem (examen des lieux, clinique, biologie, imagerie, autopsie). Tous les cas de MIN doivent être explorés pour en déterminer la cause.</p><p>La conduite à tenir est d'accepter la présence des parents lors des manœuvres s'ils le souhaitent, sinon de ne pas les laisser seuls et de les informer ; si le décès survient chez une tierce personne (nourrice), il faut s'assurer qu'elle bénéficie de la même attention que les parents ; de prendre en charge les autres enfants présents ; d'assurer le transport systématique du corps, prévu par le code de la santé publique, vers un centre de référence MIN (une exception étant envisageable après 2 ans) ; de proposer aux parents d'accompagner le corps pendant le transport ; et de ne pas évoquer de diagnostic potentiel à un stade aussi précoce. Sur le plan humain, il s'agit d'un drame contre nature qui fait perdre leurs repères aux parents ; il est difficile d'arrêter les gestes de réanimation, chargés de symbolique, dans un contexte d'angoisse familiale ; il faut respecter l'expression de la culpabilité des parents, qui traduit une prise de conscience indirecte, faire preuve d'une grande empathie, et respecter les rituels (vêtements, prendre l'enfant dans les bras).</p><h3>20.6 Suspicion de maltraitance</h3><p>Une blessure intentionnelle infligée par les parents, tuteurs ou connaissances définit l'enfant maltraité ; les homicides constituent la première cause de mortalité par blessure chez l'enfant de moins de 1 an. L'analyse des circonstances associée à un examen secondaire soigneux participe à la prévention du décès. Les éléments qui doivent alerter (pour le médecin) sont une discordance entre les circonstances décrites et l'importance des lésions (par exemple une perte de connaissance après une chute du lit ou du canapé, des fractures de membres lors d'un jeu, ou une fracture de membre inférieur chez un enfant qui ne marche pas encore), un délai anormal entre le traumatisme et l'admission aux urgences, des traumatismes répétés (dans le même service ou dans des services différents), une description variable du mécanisme selon les parents ou les responsables de la garde, un vagabondage médical (jamais le même médecin), et un non-suivi des conseils médicaux ou des réponses inadaptées (comme laisser l'enfant seul aux urgences).</p><p>À l'interrogatoire, on recherche l'état habituel, des blessures fréquentes, des cicatrices, des foyers de fractures déjà cicatrisés visibles sur des bilans radio, et les antécédents médico-chirurgicaux consignés dans le carnet de santé. À l'examen, les signes spécifiques sont des contusions multicolores (traduisant différents stades de guérison), des lésions péri-orbitales, des lésions des organes génitaux ou péri-anales, des fractures des os longs chez l'enfant de moins de 3 ans, des traumatismes crâniens « sans traumatisme » évocateurs du syndrome du bébé secoué (aucun signe externe malgré des mouvements importants, à l'origine de déchirures vasculaires intracrâniennes, d'hémorragies importantes et de séquelles neurologiques ou d'un décès), des ruptures de viscères sans contusion majeure, des hématomes sous-duraux multiples (surtout en l'absence de fracture récente du crâne), des hémorragies rétiniennes, et des blessures surprenantes comme des morsures, des brûlures de cigarettes ou des marques de liens de contention.</p><h3>20.7 Les traumatismes</h3><p>Les particularités anatomiques de l'enfant imposent une vigilance particulière car une lésion interne grave peut coexister avec une absence de lésion externe : les fractures costales sont rares du fait de la souplesse des côtes, mais cette élasticité thoracique n'empêche pas des contusions pulmonaires parfois létales. Le défaut d'accolement et de maintien des viscères expose à des lésions par cisaillement et à un arrachement vasculaire, source d'hémorragies internes. Une fracture du fémur est possible par simple chute de sa hauteur. La <strong>fracture en bois vert</strong> désigne un os non brisé en deux, un seul côté étant brisé du fait de l'élasticité osseuse. Un enfant piéton renversé subit fréquemment un impact au niveau du tronc, à l'origine de détresses respiratoires et circulatoires combinées. Les traumatismes crâniens « sans traumatisme » évoquent le syndrome du bébé secoué déjà décrit.</p><p>La gravité potentielle d'un traumatisme pédiatrique s'évalue avant tout au bilan circonstanciel, à partir du mécanisme et de la cinétique, et non sur les bilans primaire et secondaire, parfois faussement rassurants. Les mécanismes à haute cinétique chez l'enfant sont : un piéton ou un cycliste heurté par un véhicule, un passager de véhicule roulant à plus de 40 km/h, un traumatisme sévère constaté chez d'autres occupants du véhicule, une éjection du véhicule, un ou plusieurs tonneaux, une chute par-dessus un guidon de vélo ou un impact du guidon, une chute de plus de 3 m pour un enfant ou de plus de 1,50 m pour un nourrisson (règle générale retenue : 1,50 m multiplié par la hauteur de l'enfant définit une chute de grande hauteur), et en cas de traumatisme crânien une chute de plus de 1,50 m pour un enfant ou de plus de 0,40 m pour un nourrisson, un coup de sabot ou une chute lors d'une activité poney-cheval, ou encore une projection après électrisation.</p><h3>20.8 Transport et déplacement</h3><p>Le transport privilégie les moyens habituels des parents : cosi, nacelle, siège auto. Pour un enfant traumatisé, la technique du <strong>rembourrage (padding)</strong> consiste à insérer des blocs de mousse ou des linges dans le siège afin de combler les creux naturels et d'immobiliser l'enfant.</p><h4>References</h4><p>Théorie SSUAP, Chap.20 — Pédiatrie (§20.1 Généralités pédiatriques, §20.2 L'enfant, §20.3 Bilan primaire pédiatrique, §20.4 Bilan secondaire pédiatrique, §20.5 Les pathologies pédiatriques, §20.6 Suspicion de maltraitance, §20.7 Les traumatismes, §20.8 Transport et déplacement), Notion de formation SSUAP d'Imad Bouzalmata (base « Formation Pompiers / SSUAP »). Fiches techniques associées : FT M.07 (inhalation d'oxygène), FT M.24 (clampage et section du cordon ombilical), FT G.10-G.11 (hémorragies externes), FT M.13-M.14-M.15 (damage control), FT S.08 (aide à la prise d'antipyrétique), Procédure 15-1 (désobstruction des voies aériennes).</p>",
  "q": [
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelles sont les trois limites d'âge utilisées en pédiatrie et leurs bornes exactes ?",
    "a": "Nouveau-né : naissance à 28 jours. Nourrisson : 29 jours à 2 ans. Enfant : 2 ans à la puberté.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.1 Généralités pédiatriques."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelle est la règle d'or à respecter face aux parents lors d'un bilan pédiatrique, et pourquoi ?",
    "a": "Croire les parents : ils connaissent leur enfant, même pour un premier, et une détresse vitale peut se traduire uniquement par des pleurs ou cris inhabituels.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.1 — règle d'or du bilan pédiatrique."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Un nouveau-né ou un nourrisson de moins de 3 mois présentant le moindre symptôme doit systématiquement être transporté vers un service pédiatrique.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.1 : tout symptôme chez un nouveau-né ou nourrisson de moins de 3 mois impose ce transport."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quels sont les trois critères évalués à la naissance d'un nouveau-né ?",
    "a": "Respiration, cri, tonus",
    "c": [
     "Respiration, cri, tonus",
     "Coloration, cri, tonus",
     "Respiration, coloration, poids",
     "Tonus, poids, taille"
    ],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.2 — la coloration n'est volontairement pas évaluée (cyanose physiologique)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "De combien de vaisseaux se compose le cordon ombilical et à quelle distance de la paroi abdominale doit-il être clampé ?",
    "a": "2 artères et 1 veine ; clampage à 10-15 cm de la paroi abdominale.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.2, renvoi à la FT M.24."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel est le tonus typique observé chez le nouveau-né ?",
    "a": "Hypertonie périphérique et hypotonie de l'axe tête-cou-tronc",
    "c": [
     "Hypertonie périphérique et hypotonie de l'axe tête-cou-tronc",
     "Hypotonie généralisée complète",
     "Hypertonie généralisée complète",
     "Tonus identique à l'adulte"
    ],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.2 — impose de toujours tenir la tête lors des manipulations."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les quatre réflexes archaïques du nouveau-né et décris brièvement chacun.",
    "a": "Grasping (agrippement de ce qui est dans la main), succion (déclenchée au contact de la commissure des lèvres), réflexe de Moro (écartement soudain des membres supérieurs lors d'un bruit ou d'une stimulation), orientation à une lumière douce.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.2 — réflexes archaïques permettant d'évaluer l'état neurologique."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Jusqu'à quel âge la respiration est-elle exclusivement nasale, et quelle en est la conséquence pratique ?",
    "a": "Jusqu'à 1 mois (prédominante jusqu'à 3 mois) ; toute obstruction nasale avant 3 mois peut entraîner une réelle détresse respiratoire avec signes de lutte.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.2 Particularités anatomo-physiologiques, voies aériennes supérieures."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Comment positionner la tête d'un nourrisson de moins de 2 ans pour obtenir une insufflation efficace ?",
    "a": "Position neutre avec billot sous les épaules",
    "c": [
     "Position neutre avec billot sous les épaules",
     "Hyperextension maximale sans billot",
     "Rotation latérale de la tête",
     "Flexion complète menton-poitrine"
    ],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.2 — compense la proéminence du crâne et libère les voies aériennes supérieures."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel est le pourcentage d'eau corporelle approximatif chez le nouveau-né, l'enfant de 10 ans et l'adulte ?",
    "a": "Environ 80 % chez le nouveau-né, 65 % chez l'enfant de 10 ans, 55 % chez l'adulte.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.2 Particularités circulatoires."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Pourquoi ne faut-il pas attendre la baisse de la pression artérielle pour reconnaître une détresse circulatoire chez l'enfant, et sur quoi s'appuyer à la place ?",
    "a": "La chute de la pression artérielle est tardive et soudaine chez l'enfant, du fait d'un système sympathique très compensateur qui masque longtemps la détresse avant une décompensation brutale. Il faut s'appuyer sur le bilan circonstanciel et sur les premiers signes que sont la tachycardie au repos et l'allongement du TRC.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.2 Particularités circulatoires."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Chez le nourrisson et le nouveau-né, où se prend le pouls en priorité au bilan primaire ?",
    "a": "Fémoral",
    "c": [
     "Fémoral",
     "Radial",
     "Carotidien",
     "Pédieux"
    ],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.3 — la prise se fait en radial chez l'enfant, en fémoral chez le nourrisson et le nouveau-né."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la formule de la PAS minimale pour un enfant de moins de 10 ans, et la valeur retenue au-delà de 10 ans ?",
    "a": "70 + (2 × âge en années) pour un enfant de moins de 10 ans ; 90 mmHg au-delà de 10 ans.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.3, tableau des paramètres physiologiques pédiatriques."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris la technique de mesure du temps de recoloration cutanée (TRC) chez l'enfant, avec la zone préférentielle et le seuil normal.",
    "a": "Appui pendant 5 secondes en zone chaude jusqu'à coloration nette, de préférence sur le sternum (à défaut voûte plantaire ou talon), puis relâchement d'un coup en comptant ; il doit être inférieur ou égal à 2 secondes. Il faut préciser au médecin le nombre de secondes et la zone mesurée.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.3 Circulation."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Que signifie une fontanelle bombée constatée en dehors des pleurs ?",
    "a": "Une anomalie intracrânienne",
    "c": [
     "Une anomalie intracrânienne",
     "Une déshydratation",
     "Un signe normal chez le nourrisson",
     "Une hypothermie"
    ],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.3 — à distinguer de la fontanelle creuse qui traduit une déshydratation."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Comment évalue-t-on la douleur chez un nourrisson qui ne parle pas encore ?",
    "a": "Par observation : agitation, pleurs, grimaces, attitude antalgique, prostration, refus d'être touché.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.4, scores et échelles, évaluation de la douleur."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel pourcentage des arrêts cardio-respiratoires pédiatriques succède à une détresse respiratoire compensée ?",
    "a": "90 %.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.5, troubles et détresses respiratoires."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris trois signes de lutte respiratoire recherchés chez un nourrisson en détresse.",
    "a": "Battement des ailes du nez, tirage (sus-sternal, intercostal ou sus-claviculaire), balancement thoraco-abdominal, ou entonnoir xiphoïdien chez le nouveau-né (toute réponse citant au moins trois de ces signes est valide).",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.5, troubles et détresses respiratoires."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle pathologie respiratoire touche surtout le nourrisson en hiver, transmise par voie aérienne et les mains ?",
    "a": "La bronchiolite",
    "c": [
     "La bronchiolite",
     "La laryngite",
     "L'épiglottite",
     "L'asthme"
    ],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.5 — pauses respiratoires signant un ACR imminent."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la triade caractéristique de l'épiglottite et la position à respecter impérativement ?",
    "a": "Forte fièvre, impossibilité d'avaler sa salive et voix étouffée ; position assise stricte, avec prise en charge médicalisée.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.5, cas particulier épiglottite."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle est la conduite à tenir spécifique face à une laryngite chez l'enfant, avant le transport ?",
    "a": "Humidifier l'air (salle de bain avec eau chaude qui coule)",
    "c": [
     "Humidifier l'air (salle de bain avec eau chaude qui coule)",
     "Position assise stricte obligatoire",
     "Bronchodilatateurs en chambre d'inhalation",
     "Refroidissement par linges humides"
    ],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.5, laryngite."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Face à un enfant en syndrome de pénétration qui tousse et n'est pas en arrêt ventilatoire, il faut respecter la toux et la position spontanément adoptée.",
    "a": "Vrai. Le transport reste néanmoins la règle en cas de suspicion d'inhalation, même sans signe devant les secours.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.5, syndrome de pénétration."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les six signes spécifiques de déshydratation du nourrisson.",
    "a": "Absence de larmes pendant les pleurs, couches sèches persistantes, muqueuses sèches, yeux cernés puis creusés, pli cutané persistant, fontanelle creuse.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.5, déshydratation."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Comment différencier une convulsion d'un simple frisson chez l'enfant fébrile ?",
    "a": "La convulsion ne cède pas au maintien de la zone qui tremble",
    "c": [
     "La convulsion ne cède pas au maintien de la zone qui tremble",
     "Le frisson s'accompagne toujours de fièvre plus élevée",
     "La convulsion touche uniquement les membres inférieurs",
     "Le frisson dure toujours plus d'une minute"
    ],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.5, maladies infectieuses — le frisson cède au maintien, la convulsion non."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris les quatre phases d'une crise tonico-clonique chez l'enfant, avec leur durée approximative.",
    "a": "Phase de début brève (cri, perte de connaissance brutale, chute) ; phase tonique de 30 secondes à 1 minute (raidissement, morsure de langue possible, arrêt respiratoire, cyanose) ; phase clonique d'environ 1 minute (convulsions saccadées, pertes d'urines/selles possibles) ; phase de récupération de quelques minutes à 30 minutes (coma profond puis reprise progressive de conscience).",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.5, convulsions hyperthermiques."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Une convulsion hyperthermique unique chez un jeune enfant annonce généralement une épilepsie future.",
    "a": "Faux. Les convulsions hyperthermiques sont généralement bénignes, cessent spontanément et n'ont aucun lien avec une épilepsie future.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.5, convulsions hyperthermiques."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelles sont les trois actions de la conduite à tenir face à une convulsion hyperthermique ?",
    "a": "Refroidir doucement (découvrir l'enfant, linges humides front/nuque/creux axillaires), administrer de l'oxygène par inhalation jusqu'au retour de conscience puis si la SpO2 est inférieure à 94 %, et aider à la prise d'un antipyrétique uniquement après accord de la régulation médicale.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.5, CAT convulsion hyperthermique, renvoi FT S.08."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Que faut-il faire si un purpura est constaté peu étendu lors de l'examen d'un enfant fébrile ?",
    "a": "L'entourer au stylo en indiquant l'heure pour suivre son extension",
    "c": [
     "L'entourer au stylo en indiquant l'heure pour suivre son extension",
     "Le photographier uniquement pour le médecin",
     "Appliquer une compresse froide dessus",
     "Ne rien noter tant qu'il n'est pas extensif"
    ],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.5, purpura fulminans."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelle est la conduite à tenir complète face à une suspicion de purpura fulminans ?",
    "a": "Allonger l'enfant, administrer de l'oxygène par inhalation, demander un moyen médicalisé dès la constatation du purpura, se protéger, et entourer les lésions.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.5, purpura fulminans."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Cite les quatre types de modifications soudaines pouvant caractériser un malaise grave du nourrisson.",
    "a": "Le teint (pâleur, cyanose), le comportement, le rythme respiratoire, le tonus (avec ou sans perte de connaissance).",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.5, malaise grave du nourrisson."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Si les signes d'un malaise grave du nourrisson ont disparu à l'arrivée des secours, le transport hospitalier n'est plus obligatoire.",
    "a": "Faux. Le transport reste obligatoire même en l'absence de signes constatés par les secours à leur arrivée.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.5, malaise grave du nourrisson."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quels sont les chiffres clés de la Mort Inattendue du Nourrisson (MIN) en France ?",
    "a": "400 à 500 bébés par an, 90 % avant 6 mois, et 20 à 30 % de cas restant totalement inexpliqués.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.5, MIN."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Comment définit-on la Mort Subite du Nourrisson (MSN) ?",
    "a": "Un diagnostic d'élimination, après investigations post-mortem complètes",
    "c": [
     "Un diagnostic d'élimination, après investigations post-mortem complètes",
     "Un synonyme strict de la MIN",
     "Un décès uniquement d'origine cardiaque",
     "Un diagnostic posé sur les lieux par les secours"
    ],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.5, distinction MIN/MSN."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelles sont les principales actions de la conduite à tenir face à une MIN, vis-à-vis des parents et du transport du corps ?",
    "a": "Accepter la présence des parents lors des manœuvres s'ils le souhaitent, sinon ne pas les laisser seuls, prendre en charge les autres enfants présents, assurer le transport systématique du corps vers un centre de référence MIN, proposer aux parents d'accompagner le corps, et ne pas évoquer de diagnostic à ce stade.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.5, CAT MIN, référence au code de la santé publique."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la première cause de mortalité par blessure chez l'enfant de moins de 1 an ?",
    "a": "Les homicides.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.6, généralités sur la maltraitance."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite au moins quatre éléments qui doivent faire suspecter une maltraitance lors du recueil des circonstances.",
    "a": "Discordance entre les circonstances décrites et l'importance des lésions, délai anormal entre le traumatisme et l'admission, traumatismes répétés, description variable du mécanisme selon les personnes interrogées, vagabondage médical, ou non-suivi des conseils médicaux (toute réponse citant au moins quatre de ces éléments est valide).",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.6, éléments suspects de maltraitance."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel syndrome est évoqué devant un traumatisme crânien grave « sans traumatisme » constaté, sans aucun signe externe ?",
    "a": "Le syndrome du bébé secoué",
    "c": [
     "Le syndrome du bébé secoué",
     "Le purpura fulminans",
     "La bronchiolite sévère",
     "La fracture en bois vert"
    ],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.6, signes spécifiques de maltraitance."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Qu'est-ce qu'une fracture en « bois vert » et pourquoi survient-elle plus facilement chez l'enfant ?",
    "a": "Une fracture où l'os n'est pas brisé en deux, un seul côté étant cassé ; elle survient du fait de l'élasticité de l'os chez l'enfant.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.7, traumatismes."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Pourquoi les fractures costales sont-elles rares chez l'enfant, et quel risque cela masque-t-il ?",
    "a": "Parce que les côtes sont souples (élasticité thoracique) ; cela n'empêche pas des contusions pulmonaires parfois létales, malgré l'absence de fracture visible.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.7, traumatismes."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Sur quoi la gravité potentielle d'un traumatisme pédiatrique doit-elle s'évaluer en priorité ?",
    "a": "Le bilan circonstanciel (mécanisme et cinétique)",
    "c": [
     "Le bilan circonstanciel (mécanisme et cinétique)",
     "Le seul bilan primaire",
     "Le seul bilan secondaire",
     "L'impression générale des parents"
    ],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.7 — les bilans primaire et secondaire peuvent être faussement rassurants."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelles sont les hauteurs de chute retenues comme mécanisme à haute cinétique pour un enfant et pour un nourrisson, y compris en cas de traumatisme crânien ?",
    "a": "Chute de grande hauteur : plus de 3 m pour un enfant, plus de 1,50 m pour un nourrisson. En cas de traumatisme crânien : plus de 1,50 m pour un enfant, plus de 0,40 m pour un nourrisson.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.7, mécanismes à haute cinétique."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quels moyens de transport sont à privilégier pour déplacer un jeune enfant ?",
    "a": "Les moyens habituels des parents (cosi, nacelle, siège auto)",
    "c": [
     "Les moyens habituels des parents (cosi, nacelle, siège auto)",
     "Uniquement le matelas coquille",
     "Le brancard cuillère seul",
     "Le portage à bras systématique"
    ],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.8, transport et déplacement."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "En quoi consiste la technique du padding pour un enfant traumatisé, et à quoi sert-elle ?",
    "a": "Elle consiste à insérer des blocs de mousse ou des linges dans le siège de transport pour combler les creux naturels du corps et immobiliser l'enfant.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.8, transport et déplacement."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que faut-il faire pour un enfant qui a subi une hémorragie externe massive et évidente, avant même de dérouler l'ABCDE ?",
    "a": "Contrôler l'hémorragie en priorité, selon le principe de traiter en premier ce qui tue en premier.",
    "c": [],
    "e": "Théorie SSUAP, Chap.20, §20.3, première approche du bilan primaire, renvoi FT G.10/G.11/M.13-15."
   }
  ]
 },
 {
  "id": "ssuap-geriatrie",
  "domain": "ssuap",
  "ic": "👴",
  "t": "Chap.21 — Gériatrie",
  "fig": [
   [
    "Seuil gériatrique (France)",
    "70 ans"
   ],
   [
    "Dépendance (définition)",
    "Nécessité d'être aidé dans tout ou partie des activités"
   ],
   [
    "Anticoagulants / antiagrégants plaquettaires",
    "Risque hémorragique (chute, TC, plaie, AVC)"
   ],
   [
    "Somnifères",
    "Favorisent les chutes"
   ],
   [
    "AGGIR (signification)",
    "Autonomie-Gérontologie-Groupes Iso-Ressources"
   ],
   [
    "Nombre de GIR",
    "6 (GIR 1 le plus dépendant à GIR 6 le plus autonome)"
   ],
   [
    "GIR percevant l'APA",
    "GIR 1 à GIR 4"
   ],
   [
    "GIR 1",
    "Lit/fauteuil, présence continue indispensable, fonctions mentales altérées"
   ],
   [
    "GIR 6",
    "Aucune perte d'autonomie (repas, toilette)"
   ],
   [
    "Réévaluation du GIR",
    "Annuelle"
   ],
   [
    "EHPAD",
    "Plus de 60 ans, équipe soignante H24, direction médecin généraliste ou gériatre"
   ],
   [
    "Alzheimer — atteinte",
    "Atrophie progressive du cortex cérébral"
   ],
   [
    "Alzheimer — survie",
    "2 à 8 ans après le début"
   ],
   [
    "Alzheimer — sex-ratio",
    "3 femmes pour 1 homme"
   ],
   [
    "Parkinson — mécanisme",
    "Dégénérescence progressive des neurones"
   ],
   [
    "Parkinson — fonctions intellectuelles",
    "Conservées longtemps"
   ],
   [
    "Règle d'or chute personne âgée",
    "Toujours rechercher la CAUSE et les CONSÉQUENCES"
   ],
   [
    "Piège fracture du col du fémur",
    "Pas de déformation ni rotation externe possible malgré la fracture"
   ]
  ],
  "s": "<h3>21.1 Généralités gériatriques</h3><p>Le <strong>vieillissement</strong> désigne l'ensemble des phénomènes physiologiques et psychologiques qui modifient la structure et le fonctionnement du corps. Il résulte de facteurs génétiques et environnementaux, et peut être accentué par des maladies passées ou présentes. En France, le seuil de <strong>70 ans</strong> est généralement retenu pour parler de gériatrie, ce qui correspond à un besoin croissant de services et d'équipements spécifiques. La <strong>dépendance</strong> se définit comme la nécessité d'être aidé dans tout ou partie des activités de la vie quotidienne.</p><h4>Vigilance médicamenteuse</h4><p>Le sujet âgé est le plus souvent <strong>poly-médicamenté</strong>. Les traitements peuvent eux-mêmes déclencher une demande de secours (effets indésirables) ou aggraver la situation en cours. Deux classes méritent une attention particulière :</p><ul><li><strong>Anticoagulants et antiagrégants plaquettaires</strong> (aspirine et apparentés) : risque hémorragique élevé, pouvant se manifester par une chute, un traumatisme crânien, une plaie ou un AVC.</li><li><strong>Somnifères</strong> : favorisent la survenue de chutes.</li></ul><h4>Conséquences du vieillissement par système</h4><table><thead><tr><th>Système</th><th>Phénomènes</th><th>Conséquences pratiques</th></tr></thead><tbody><tr><td>Respiratoire</td><td>Diminution des débits respiratoires et de la diffusion alvéolaire de l'O₂</td><td>Moindre adaptation à l'effort</td></tr><tr><td>Circulatoire</td><td>Pompe cardiaque moins efficace, rigidification vasculaire</td><td>Augmentation de la pression artérielle</td></tr><tr><td>Neurologique</td><td>Diminution du nombre de neurones et des substances cérébrales, diminution de la sensibilité proprioceptive</td><td>Augmentation du temps de réaction, diminution de la mémoire, troubles du sommeil, diminution de la sensation de soif, instabilité favorisant les chutes</td></tr><tr><td>Locomoteur</td><td>Diminution de la masse et de la force musculaires, diminution de la densité osseuse (ostéoporose), diminution des cartilages (arthrose)</td><td>Douleurs, risque de fracture, difficulté à se relever après une chute</td></tr><tr><td>Organes des sens</td><td>Presbytie, cataracte, diminution de l'acuité visuelle et de la perception des contrastes, diminution de l'audition</td><td>Perte d'informations sensorielles</td></tr></tbody></table><h4>Dépendance et grille AGGIR</h4><p>Le degré d'autonomie est coté par le <strong>GIR (Groupe Iso-Ressources)</strong>, de GIR 1 (dépendance la plus élevée) à GIR 6 (autonomie complète). Ce score figure souvent en première page du dossier de la personne âgée : il doit systématiquement être transmis à la régulation médicale. La grille <strong>AGGIR</strong> (Autonomie-Gérontologie-Groupes Iso-Ressources) sert principalement à l'attribution de l'<strong>APA</strong> (allocation personnalisée d'autonomie) ; elle repose sur 10 variables discriminantes complétées par 7 variables illustratives, et classe la personne en 6 groupes. Le GIR est réévalué chaque année : il faut tenir compte du discours de l'entourage pour repérer une évolution récente.</p><table><thead><tr><th>GIR</th><th>Description</th></tr></thead><tbody><tr><td>GIR 6</td><td>Pas de perte d'autonomie pour les actes essentiels (repas, toilette)</td></tr><tr><td>GIR 5</td><td>Aide ponctuelle à la toilette, au ménage, aux repas</td></tr><tr><td>GIR 4</td><td>Aide au transfert mais se déplace seule une fois levée ; aide ponctuelle toilette/repas</td></tr><tr><td>GIR 3</td><td>Autonomie mentale conservée, autonomie locomotrice partielle, besoins quotidiens et répétés d'aide</td></tr><tr><td>GIR 2</td><td>Confinée au lit/fauteuil la plupart du temps, fonctions intellectuelles perturbées, aide aux activités courantes ; ou fonctions mentales altérées avec capacité de déplacement conservée</td></tr><tr><td>GIR 1</td><td>Confinée au lit/fauteuil, présence continue et indispensable d'intervenants, fonctions mentales altérées</td></tr></tbody></table><p>Les GIR 4 à 1 perçoivent l'APA. La connaissance du GIR permet d'apprécier le niveau d'autonomie habituel de la personne et d'objectiver le discours du soignant ou de la famille.</p><h4>EHPAD</h4><p>L'<strong>EHPAD</strong> (Établissement d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes) accueille les personnes de plus de 60 ans dont la perte d'autonomie rend le maintien à domicile impossible. L'équipe soignante y est présente 24h/24, sous la direction d'un médecin généraliste ou gériatre. Certains établissements fixent un seuil d'autonomie minimum pour l'admission.</p><h3>21.2 Les maladies dégénératives</h3><p>Une <strong>maladie dégénérative</strong> est une maladie non infectieuse et non contagieuse, dont les symptômes évoluent progressivement vers un handicap important. Elle est difficile à soigner et peut toucher des patients de tout âge. Les principales maladies neuro-dégénératives rencontrées en intervention sont la maladie d'Alzheimer et la maladie de Parkinson. La prise en charge de ces patients est souvent complexe : la qualité de l'abord relationnel (FT P.01) y est essentielle.</p><h4>Maladie d'Alzheimer</h4><p>Elle se caractérise par une <strong>atrophie progressive du cortex cérébral</strong>, entraînant une détérioration mentale progressive. Le décès survient en général 2 à 8 ans après le début de la maladie. Elle touche le plus souvent des personnes de plus de 60 ans, avec une incidence croissant avec l'âge, et concerne 3 fois plus de femmes que d'hommes. Des facteurs génétiques sont probablement en cause. C'est la forme de démence la plus fréquente, en forte augmentation du fait de l'allongement de l'espérance de vie.</p><p>Les signes portent sur deux registres :</p><ul><li><strong>Fonctions intellectuelles</strong> : perte progressive de la mémoire à court terme (signe le plus fréquent), disparition des repères temporels (jour/nuit) et spatiaux (la personne se perd), difficulté à reconnaître les objets, troubles du langage.</li><li><strong>Émotions et personnalité</strong> : syndrome dépressif, agressivité et agitation.</li></ul><p>Le malade devient progressivement grabataire.</p><table><thead><tr><th>Nom commercial</th><th>Principe actif</th></tr></thead><tbody><tr><td>Aricept®</td><td>donépézil</td></tr><tr><td>Exelon®</td><td>rivastigmine</td></tr><tr><td>Ebixa®</td><td>mémantine</td></tr><tr><td>Réminyl®</td><td>galantamine</td></tr></tbody></table><h4>Maladie de Parkinson</h4><p>Elle résulte d'une <strong>dégénérescence progressive des neurones</strong> entraînant une perte du contrôle et de la coordination des contractions musculaires. Ses signes sont : un visage sans expression (amimie) par fixité des muscles, une démarche lente en traînant les pieds (rigidité musculaire), une posture courbée, et des tremblements des membres, surtout au repos. À la différence de la maladie d'Alzheimer, l'invalidité physique progressive n'empêche pas la conservation longue des fonctions intellectuelles normales. L'origine de la maladie reste inconnue ; des traumatismes crâniens répétés, des tumeurs, certains médicaments ou des intoxications aux métaux lourds peuvent y contribuer.</p><table><thead><tr><th>Nom commercial</th><th>Principe actif</th></tr></thead><tbody><tr><td>Akineton LP®</td><td>bipéridène</td></tr><tr><td>Artane®</td><td>trihexyphénidyle</td></tr><tr><td>Azilect®</td><td>rasagiline</td></tr><tr><td>Comtan®</td><td>entacapone</td></tr><tr><td>Deprenyl®</td><td>sélégiline</td></tr><tr><td>Duodopa®</td><td>lévodopa + carbidopa</td></tr><tr><td>Mantadix®</td><td>amantadine</td></tr><tr><td>Modopar®</td><td>lévodopa + bensérazide</td></tr><tr><td>Sinemet®</td><td>lévodopa + carbidopa</td></tr><tr><td>Stalevo®</td><td>lévodopa + carbidopa + entacapone</td></tr></tbody></table><h4>Signes spécifiques et conduite à tenir</h4><p>L'interrogatoire recherche les antécédents (maladie dégénérative connue et depuis quand), une aggravation récente ou la raison précise de l'appel, ainsi que le traitement en cours. L'examen apprécie les signes généraux de détresse neurologique, les signes liés aux circonstances de l'appel (blessures, chute) et le degré d'autonomie habituel (personne grabataire ou non).</p><p><strong>Piège de bilan</strong> : en cas de chute récente chez une personne porteuse d'une maladie dégénérative, il faut éliminer les signes d'un traumatisme crânien grave, qui peuvent être partiellement masqués par les signes de la maladie dégénérative elle-même. La conduite à tenir associe un bilan complet et des gestes de secours adaptés aux circonstances.</p><h3>21.3 Relevage de personne impotente</h3><p>Le relevage d'une personne âgée ayant chuté, le plus souvent à domicile et incapable de se relever seule, est un motif quotidien d'appel des secours. La personne est potentiellement blessée, ou présente une atteinte de la peau après un séjour au sol prolongé.</p><p><strong>Règle d'or</strong> : la personne âgée ne veut souvent pas être transportée ; elle peut minimiser un malaise ou ne pas s'en souvenir. Il faut donc toujours se poser la question de la <strong>cause</strong> et des <strong>conséquences</strong> de la chute.</p><h4>Causes possibles</h4><ul><li><strong>Environnementales</strong> : tapis, obstacle.</li><li><strong>Liées au vieillissement</strong> : manque d'équilibre, manque de force, problème de vision.</li><li><strong>Handicap.</strong></li><li><strong>Causes aiguës</strong> : respiratoires (épuisement) ; cardio-vasculaires (arythmie, insuffisance cardiaque, embolie pulmonaire, malaise vagal) ; neurologiques (AVC, convulsions, vertiges) ; diverses (hypoglycémie, diabète décompensé, infection, intoxication, rétention d'urine).</li></ul><h4>Conséquences possibles</h4><ul><li>Traumatismes.</li><li>Hypothermie par séjour prolongé au sol.</li><li>Complications cutanées : rougeurs, phlyctènes, escarres, ischémie de membre, crush syndrome.</li><li>Déshydratation.</li></ul><h4>Signes spécifiques à rechercher</h4><p>L'interrogatoire précise les circonstances de la chute (obstacle, glissade, chute brutale, malaise et signes accompagnateurs : faiblesse, chaleur, douleur, palpitations, déficit moteur, vertiges), la chronologie de la douleur par rapport à la chute, l'état habituel et le degré de dépendance, les antécédents de chute et médicaux (ostéoporose, fractures), ainsi que les traitements en cours (anti-agrégants plaquettaires, anticoagulants).</p><p>L'examen recherche des signes de détresse respiratoire ou circulatoire, des signes de traumatisme (hématome, plaie, douleur localisée, impotence d'un membre), des signes de compression (rougeur, phlyctènes, escarres, ischémie de membre, crush syndrome), des signes de déshydratation (soif, langue sèche, pli cutané), et impose de mesurer la glycémie capillaire et la température corporelle.</p><p><strong>Piège — fracture du col du fémur</strong> : les deux extrémités de l'os fracturé peuvent s'impacter l'une dans l'autre, de sorte qu'il n'y a ni déformation, ni rotation externe du pied. Une fracture du col du fémur reste donc toujours possible même en l'absence de ces signes classiques.</p><p><strong>Alerte AVC</strong> : la chute peut être le tout premier signe d'un AVC, avec des signes très discrets au moment du bilan : déficit moteur d'un membre, d'un hémicorps ou du visage (faire sourire), trouble de la parole, trouble de la vision, vertiges, Glasgow inférieur à 15 ou état de conscience inhabituel.</p><h4>Conduite à tenir</h4><p>En présence d'une détresse ou d'un trouble établi, des mesures adaptées sont mises en œuvre. En l'absence de détresse vitale, de douleur due à la chute, de signes d'AVC et d'anomalie du bilan secondaire qui n'existait pas avant la chute :</p><ol><li>Relever prudemment la personne.</li><li>Tester le retour à la motricité habituelle.</li><li>Évaluer la possibilité de la laisser à domicile (autonomie, présence d'une tierce personne), si la chute a été fortuite et sans conséquences.</li><li>Contacter la régulation médicale, en présence de détresse (dès le bilan primaire si besoin), pour toute pathologie imposant le contact, ou pour valider un maintien sur place.</li></ol><h4>References</h4><p>Référentiel SSUAP 2025 — Théorie, Chap. 21 Gériatrie (sections 21.1 à 21.3). Compléments transversaux cités dans le chapitre : FT P.01 (Abord relationnel), Chap. 15 (Traumatologie — élimination du traumatisme crânien grave), Chap. 17 (Immobilisation, relevage et transport), Chap. 7 (Troubles et détresses neurologiques — AVC pouvant débuter par une chute), FT M.07 (Oxygénothérapie par inhalation).</p>",
  "q": [
   {
    "t": "qcm",
    "q": "À partir de quel âge parle-t-on généralement de gériatrie en France ?",
    "a": "70 ans",
    "c": [
     "60 ans",
     "65 ans",
     "70 ans",
     "75 ans"
    ],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.1 : le seuil de 70 ans est généralement retenu en France pour la gériatrie (Exercices — Chap.21 — Gériatrie, Q1)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Donne la définition du vieillissement selon le référentiel.",
    "a": "Ensemble de phénomènes physiologiques et psychologiques qui modifient la structure et le fonctionnement du corps, sous l'effet de facteurs génétiques et environnementaux, accentués par les maladies passées ou présentes.",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.1, définitions clés."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Comment définit-on la dépendance en gériatrie ?",
    "a": "La nécessité d'être aidé dans tout ou partie des activités.",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.1 ; Exercices — Chap.21 — Gériatrie, Q2."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle est la conséquence principale des anticoagulants et antiagrégants plaquettaires chez le sujet âgé ?",
    "a": "Risque hémorragique",
    "c": [
     "Risque hémorragique",
     "Risque de chute par somnolence",
     "Risque de déshydratation",
     "Risque d'hypoglycémie"
    ],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.1 : anticoagulants/antiagrégants (aspirine et apparentés) exposent à un risque hémorragique (chute, TC, plaie, AVC)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle classe médicamenteuse favorise particulièrement les chutes chez la personne âgée, en dehors des anticoagulants ?",
    "a": "Les somnifères.",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.1."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Chez le sujet âgé, la pompe cardiaque devient plus efficace pour compenser la rigidification vasculaire.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.1, tableau des conséquences par système : la pompe cardiaque est au contraire moins efficace, ce qui, associé à la rigidification vasculaire, augmente la pression artérielle (Questionnaire 30 Q, Q5)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite au moins 4 conséquences du vieillissement sur le système neurologique.",
    "a": "Diminution du nombre de neurones, diminution des substances cérébrales, diminution de la sensibilité proprioceptive, augmentation du temps de réaction, diminution de la mémoire, troubles du sommeil, diminution de la sensation de soif, instabilité favorisant les chutes.",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.1, tableau des conséquences par système."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelles sont les deux atteintes locomotrices caractéristiques du vieillissement, portant respectivement sur l'os et sur le cartilage ?",
    "a": "L'ostéoporose (diminution de la densité osseuse) et l'arthrose (diminution des cartilages).",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.1."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Parmi ces atteintes sensorielles, laquelle correspond à l'opacification du cristallin ?",
    "a": "Cataracte",
    "c": [
     "Presbytie",
     "Cataracte",
     "Ischémie",
     "Escarre"
    ],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.1 : la cataracte correspond à l'opacification du cristallin, à distinguer de la presbytie qui touche la vision de près."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que signifie l'acronyme AGGIR ?",
    "a": "Autonomie-Gérontologie-Groupes Iso-Ressources.",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.1 ; Exercices — Chap.21 — Gériatrie, Q9."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Combien de groupes iso-ressources (GIR) existe-t-il ?",
    "a": "6",
    "c": [
     "4",
     "5",
     "6",
     "7"
    ],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.1 : classement en 6 groupes, de GIR 1 (le plus dépendant) à GIR 6 (le plus autonome)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Sur combien de variables discriminantes repose la grille AGGIR ?",
    "a": "10 variables discriminantes (complétées par 7 variables illustratives).",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.1."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quels GIR perçoivent l'APA (allocation personnalisée d'autonomie) ?",
    "a": "GIR 1 à 4",
    "c": [
     "GIR 1 et 2 uniquement",
     "GIR 1 à 3",
     "GIR 1 à 4",
     "Tous les GIR"
    ],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.1 ; Questionnaire 30 Q, Q11."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le GIR 1 correspond à une personne sans perte d'autonomie pour les actes essentiels.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.1, tableau des GIR : le GIR 1 correspond au contraire au niveau de dépendance le plus élevé (lit/fauteuil, présence continue indispensable) ; c'est le GIR 6 qui correspond à l'absence de perte d'autonomie."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Où trouve-t-on généralement le score GIR d'une personne âgée prise en charge, et que doit-on en faire ?",
    "a": "Il figure souvent en première page du dossier de la personne ; il doit être transmis à la régulation médicale.",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.1."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "À quelle fréquence le GIR est-il réévalué ?",
    "a": "Chaque année",
    "c": [
     "Tous les mois",
     "Tous les trimestres",
     "Chaque année",
     "Jamais, il est fixé une fois pour toutes"
    ],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.1 : le GIR est réévalué annuellement, en tenant compte du discours de l'entourage pour détecter une évolution récente."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "À partir de quel âge et sous quelle condition une personne peut-elle être admise en EHPAD ?",
    "a": "Plus de 60 ans, avec une perte d'autonomie rendant impossible le maintien à domicile.",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.1."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Sous la direction de quel type de médecin une équipe soignante d'EHPAD (présente H24) est-elle placée ?",
    "a": "Un médecin généraliste ou gériatre",
    "c": [
     "Un médecin urgentiste uniquement",
     "Un médecin généraliste ou gériatre",
     "Un médecin du travail",
     "Un pharmacien"
    ],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.1."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Donne la définition d'une maladie dégénérative.",
    "a": "Une maladie non infectieuse et non contagieuse dont les symptômes évoluent progressivement vers un handicap important, difficile à soigner, pouvant toucher des patients de tout âge.",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.2 ; Questionnaire 30 Q, Q14."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est l'atteinte anatomique caractéristique de la maladie d'Alzheimer ?",
    "a": "Une atrophie progressive du cortex cérébral.",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.2."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle est la durée de survie habituellement observée après le début de la maladie d'Alzheimer ?",
    "a": "2 à 8 ans",
    "c": [
     "Quelques semaines",
     "2 à 8 ans",
     "10 à 15 ans",
     "Plus de 20 ans"
    ],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.2."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "La maladie d'Alzheimer touche environ 3 fois plus de femmes que d'hommes.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.2 : incidence 3 fois plus fréquente chez la femme, en forte augmentation avec l'allongement de la vie."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel est le signe le plus fréquent et le plus précocement révélateur de la maladie d'Alzheimer ?",
    "a": "Perte progressive de la mémoire à court terme",
    "c": [
     "Tremblements au repos",
     "Perte progressive de la mémoire à court terme",
     "Démarche en traînant les pieds",
     "Amimie"
    ],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.2 ; Questionnaire 30 Q, Q16."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite 4 atteintes des fonctions intellectuelles observées dans la maladie d'Alzheimer.",
    "a": "Perte de la mémoire à court terme, disparition des repères temporels, disparition des repères spatiaux, troubles du langage et difficulté à reconnaître les objets.",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.2."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quels sont les deux grands types de troubles émotionnels et de la personnalité observés dans la maladie d'Alzheimer ?",
    "a": "Le syndrome dépressif et l'agressivité/agitation.",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.2."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Parmi ces médicaments, lequel est utilisé dans la maladie d'Alzheimer et non dans la maladie de Parkinson ?",
    "a": "Aricept®",
    "c": [
     "Modopar®",
     "Sinemet®",
     "Aricept®",
     "Stalevo®"
    ],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.2, tableaux des médicaments : Aricept® (donépézil) traite l'Alzheimer, les 3 autres sont des traitements de la maladie de Parkinson à base de lévodopa (Questionnaire 30 Q, Q18)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Décris le mécanisme physiopathologique de la maladie de Parkinson.",
    "a": "Une dégénérescence progressive des neurones entraînant une perte du contrôle et de la coordination des contractions musculaires.",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.2."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 4 signes cliniques cardinaux de la maladie de Parkinson.",
    "a": "Amimie (visage sans expression), démarche lente en traînant les pieds, posture courbée, tremblements des membres surtout au repos.",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.2."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Dans la maladie de Parkinson, les fonctions intellectuelles sont altérées précocement, à l'image de la maladie d'Alzheimer.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.2 : l'invalidité physique progressive n'empêche pas la conservation longue des fonctions intellectuelles normales (Questionnaire 30 Q, Q21)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle famille de médicaments constitue le traitement emblématique de la maladie de Parkinson ?",
    "a": "La lévodopa (par exemple Modopar®, Sinemet®, Stalevo®, Duodopa®).",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.2."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "L'origine de la maladie de Parkinson est-elle connue ? Cite des facteurs pouvant y contribuer.",
    "a": "L'origine est inconnue ; peuvent y contribuer les traumatismes crâniens répétés, des tumeurs, certains médicaments et des intoxications aux métaux lourds.",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.2."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Face à une personne âgée porteuse d'une maladie dégénérative ayant chuté récemment, quel piège de bilan faut-il garder à l'esprit ?",
    "a": "Les signes d'un traumatisme crânien grave peuvent être partiellement masqués par les signes de la maladie dégénérative ; il faut donc systématiquement les éliminer.",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.2, renvoi au Chap.15 Traumatologie."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la règle d'or à appliquer devant toute chute d'une personne âgée ?",
    "a": "Toujours se poser la question de la cause et des conséquences de la chute.",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.3."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Une personne âgée ayant chuté peut minimiser un malaise ou ne pas s'en souvenir.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.3 : le discours de la personne n'est pas toujours fiable, d'où l'importance de la règle d'or cause/conséquences."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 4 familles de causes aiguës pouvant provoquer une chute chez le sujet âgé, avec un exemple pour chacune.",
    "a": "Respiratoires (épuisement), cardio-vasculaires (arythmie, insuffisance cardiaque, embolie pulmonaire, malaise vagal), neurologiques (AVC, convulsions, vertiges), diverses (hypoglycémie, diabète décompensé, infection, intoxication, rétention d'urine).",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.3."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Laquelle de ces causes de chute appartient à la famille cardio-vasculaire ?",
    "a": "Malaise vagal",
    "c": [
     "Convulsions",
     "Malaise vagal",
     "Rétention d'urine",
     "Épuisement"
    ],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.3."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite 4 conséquences possibles d'un séjour prolongé au sol après une chute.",
    "a": "Traumatismes, hypothermie, complications cutanées (phlyctènes, escarres, ischémie de membre, crush syndrome), déshydratation.",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.3."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel est le piège classique du bilan concernant la fracture du col du fémur chez la personne âgée ?",
    "a": "Les deux extrémités de l'os fracturé peuvent s'impacter l'une dans l'autre, si bien qu'il n'y a ni déformation ni rotation externe du pied ; la fracture reste donc possible même en l'absence de ces signes classiques.",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.3 ; Exercices — Chap.21 — Gériatrie, Q25."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Un score de Glasgow inférieur à quel seuil doit alerter sur un possible AVC débutant chez une personne âgée chutée ?",
    "a": "15",
    "c": [
     "10",
     "13",
     "15",
     "8"
    ],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.3 : Glasgow inférieur à 15 ou état de conscience inhabituel fait partie des signes d'alerte d'AVC à rechercher après une chute."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite 3 signes évocateurs d'un AVC à rechercher après une chute de personne âgée.",
    "a": "Déficit moteur d'un membre, d'un hémicorps ou du visage (faire sourire), trouble de la parole, trouble de la vision, vertiges, ou Glasgow inférieur à 15/état de conscience inhabituel (3 signes parmi ceux-ci).",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.3."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "En plus du bilan standard, quels 2 paramètres doit-on systématiquement mesurer chez une personne âgée relevée après un séjour au sol ?",
    "a": "La glycémie capillaire et la température corporelle.",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.3."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quels sont les critères permettant d'envisager de laisser une personne âgée sur place après une chute ?",
    "a": "Absence de détresse vitale, absence de douleur liée à la chute, absence de signes d'AVC, aucune anomalie nouvelle au bilan secondaire, chute fortuite et sans conséquences, autonomie conservée ou présence d'une tierce personne — avec dans tous les cas un contact de la régulation médicale pour validation.",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.3 ; Exercices — Chap.21 — Gériatrie, Q29."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quel est l'ordre des 4 étapes à suivre face à une personne âgée chutée, en l'absence de détresse ?",
    "a": "Relever prudemment la personne, tester le retour à la motricité habituelle, évaluer la possibilité de la laisser à domicile, contacter la régulation médicale.",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.3 ; Questionnaire 30 Q, Q29."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Même si tous les critères pour laisser une personne âgée sur place sont réunis, le contact de la régulation médicale reste obligatoire.",
    "a": "Vrai",
    "c": [],
    "e": "Chap.21 Gériatrie §21.3 : la conduite à tenir prévoit de contacter la régulation médicale pour laisser sur place, même en l'absence de détresse."
   }
  ]
 },
 {
  "id": "ssuap-materiel",
  "domain": "ssuap",
  "ic": "🎒",
  "t": "Matériel SSUAP — FTU & FAT",
  "fig": [
   [
    "FAT (Fiche d'Armement-Type)",
    "définit la composition précise de chaque sac/sacoche/lot — inventaire officiel de prise de garde"
   ],
   [
    "FTU (Fiche Technique Utilisateur)",
    "décrit le fonctionnement et la mise en œuvre du matériel référencé par la FAT"
   ],
   [
    "FAT SDS 002",
    "DSA FRED Easy G2 — composition de la sacoche"
   ],
   [
    "FAT SDS 003",
    "moniteur-défibrillateur DGT7 (FTU MMS 031)"
   ],
   [
    "FAT SDS 006",
    "sac d'intervention secouriste (FTU MMS 028a/028b)"
   ],
   [
    "FAT SDS 009",
    "aspirateur de mucosités Accuvac Lite (FTU MMS 004)"
   ],
   [
    "DSA Fred Easy G2 — sacoche",
    "2 jeux d'électrodes (1 connecté + 1 rechange), 2 sachets de 5 compresses, 1 rasoir UU"
   ],
   [
    "Defigard Touch 7 (DGT7)",
    "4 paramètres : PNI, SpO2, FC, ECG 12 dérivations — arrimage obligatoire en roulant"
   ],
   [
    "Transmission ECG formation",
    "destinataire SEMA, identité patient « TEST 91 » (jamais le SAMU en formation)"
   ],
   [
    "Accuvac Lite — dépression cible",
    "–0,8 bar, atteinte en 20 secondes maximum sinon appareil à échanger"
   ],
   [
    "Sondes d'aspiration Accuvac Lite",
    "CH10 et CH26 (sacoche FAT SDS 009)"
   ],
   [
    "Répartiteur d'oxygène multi-victimes",
    "4 voies indépendantes, débit réglable par voie, jusqu'à 4 victimes simultanées"
   ],
   [
    "Sac Damage Control — composition",
    "3 kits individuels + gants UU + bracelets de tri, dans un sac à dos"
   ],
   [
    "Kit Damage Control (contenu)",
    "2 couvertures de survie, ciseaux BECCO, 1 garrot type CAT, pansements compressifs"
   ],
   [
    "Kit accouchement — clampage du cordon",
    "4 clamps de Barr + 1 paire de ciseaux stériles (double clampage avant section)"
   ],
   [
    "Manomètre BAVU pédiatrique (kit accouchement)",
    "ne jamais dépasser la zone verte — risque de barotraumatisme pulmonaire"
   ]
  ],
  "s": "<h3>Cadre général — FAT et FTU</h3><p>La Fiche d'Armement-Type (<strong>FAT</strong>) définit la composition précise de chaque sacoche, sac ou lot de matériel opérationnel SSUAP : c'est l'inventaire officiel à vérifier à la prise de garde et la référence de recomplètement après chaque intervention. La Fiche Technique Utilisateur (<strong>FTU</strong>) décrit, pour chaque élément, ses caractéristiques et son mode d'emploi. L'index départemental couvre notamment le DSA Fred Easy G2 (SDS 002), le Defigard Touch 7 (SDS 003), la trousse de premiers secours (SDS 004), le sac oxygénothérapie (SDS 005), le sac d'intervention secouriste (SDS 006), le multiparamétrique PM50 (SDS 007), le lot prompt secours manifestation (SDS 008) et l'aspirateur de mucosités Accuvac Lite (SDS 009). Le contrôle d'armement est systématique à la prise de garde et après chaque intervention ; tout matériel manquant, périmé ou non fonctionnel doit être recomplété ou signalé immédiatement, en respectant la référence exacte inscrite dans la FAT.</p><h3>Défibrillation — DSA Fred Easy G2 et Defigard Touch 7 (DGT7)</h3><p>La sacoche de transport du <strong>DSA Fred Easy G2</strong> (FAT SDS 002) contient l'appareil avec sa batterie principale, deux sachets de 5 compresses stériles (séchage du thorax), un rasoir à usage unique (préparation de la pilosité) et deux jeux d'électrodes DSA — un jeu déjà connecté pour un déploiement immédiat, un jeu de rechange en cas d'échec de collage. Le DSA Fred Easy G2 équipe les engins VSAV/VSSUAP-CCRL (zone rurale) ; le <strong>Defigard Touch 7</strong>, moniteur multiparamétrique Schiller, équipe les VSAV/VSSUAP plus récents et mesure quatre paramètres : la pression non invasive (PNI), la saturation pulsée en oxygène (SpO2), la fréquence cardiaque (FC) et l'ECG 12 dérivations, transmis pour analyse médicale exclusive. Le DGT7 doit être arrimé sur son support chargeur dès que le véhicule est en mouvement, ne jamais être utilisé à proximité d'un équipement d'IRM ou en atmosphère explosive. En formation, la transmission ECG est adressée au serveur SEMA avec l'identité « TEST 91 », jamais au SAMU 91 (réservé aux interventions réelles).</p><h3>Sacs d'intervention secouriste (SYT®)</h3><p>Deux versions du sac d'intervention secouriste coexistent au SDIS 91 : la <strong>FTU MMS 028a</strong> (VSAV/VSSUAP/CCRL équipés du DSA Fred Easy) et la <strong>FTU MMS 028b</strong> (VSAV/VSSUAP équipés du DGT7). Toutes deux organisent le même type de contenu par modules codés couleur : bilan/monitorage, oxygénothérapie/ventilation, hémorragie/pansements, immobilisation, et un compartiment dédié au défibrillateur, toujours accessible en moins de 10 secondes. Le sac est emporté systématiquement à chaque sortie du véhicule, sans exception : il n'y a jamais de bilan sans matériel à proximité. La vérification est systématique à la prise de garde et après chaque intervention, avec bio-nettoyage (SURFASAFE) en cas de souillure biologique.</p><h3>Aspirateur de mucosités Accuvac Lite (Weinmann)</h3><p>L'Accuvac Lite se compose d'une pompe électrique à membrane avec régulateur d'aspiration, d'un bocal gradué, d'un kit d'aspiration à usage unique (poche de 1 L, tubulure, « stop vide »), d'un embout de contrôle pour les mucosités épaisses, et d'un système chargeur mural dans la cellule VSAV/VSSUAP. Le contrôle quotidien impose de régler la dépression au maximum (–0,8 bar) et de vérifier qu'elle est atteinte en 20 secondes maximum : au-delà, l'appareil est défaillant et doit être échangé. Le bloc chargeur ne doit jamais être utilisé pendant le fonctionnement de la pompe. Après chaque utilisation, la poche d'aspiration, la tubulure et le stop vide (tous à usage unique) sont remplacés, et l'appareil est remis en charge sur sa platine.</p><h3>Oxygénothérapie multi-victimes — répartiteur d'oxygène</h3><p>Le répartiteur d'oxygène médicinal à débit variable permet la prise en charge simultanée de <strong>4 victimes au maximum</strong> (DPS, accident de la route complexe, NOVI naissant), avec un réglage de débit indépendant par voie. Il se raccorde au détendeur d'une bouteille source (B5 ou B15) ; l'utilisation simultanée des 4 voies à 15 L/min consomme 60 L/min, ce qui impose de surveiller en permanence l'autonomie et de prévoir des échanges de bouteille. Aucun lubrifiant ou graisse ne doit être appliqué sur les raccords oxygène, en raison du risque d'inflammation sous oxygène pur ; toute voie inutilisée doit être fermée pour éviter les fuites.</p><h3>Sac Damage Control</h3><p>Le sac Damage Control est destiné à la prise en charge de nombreuses victimes présentant des hémorragies externes importantes (attentat, NOVI, accident collectif). Il contient 3 kits « Damage Control multi-victimes », des gants à usage unique et un jeu de bracelets de tri secouriste, dans un sac à dos placé dans le compartiment haut au-dessus de la cabine conducteur du VSAV/VSSUAP. Chaque kit comprend 2 couvertures de survie isothermiques, des ciseaux BECCO, un garrot tourniquet de type CAT (Combat Application Tourniquet) et des pansements compressifs. Le garrot CAT agit immédiatement sur une hémorragie massive de membre, le pansement compressif sur une hémorragie externe sévère jonctionnelle ou du tronc, et la couverture de survie prévient l'hypothermie (un des trois éléments de la triade létale hypothermie/acidose/coagulopathie). Le matériel, à usage unique, est éliminé selon la Fiche Hygiène 003 (protocole DASRI) ; le réapprovisionnement passe par une demande LAL auprès du Groupement Logistique Santé (GLS).</p><h3>Kit accouchement</h3><p>Conditionné dans une pochette hermétique, le kit accouchement contient du Dakin, des compresses, 4 clamps de Barr et une paire de ciseaux stériles pour le clampage puis la section du cordon ombilical (double clampage systématique avant section), un manomètre à pression à usage unique s'adaptant sur le BAVU pédiatrique, une serviette et un bonnet Jersey pour l'accueil du nouveau-né, un sac en polyéthylène (technique du sac pour le prématuré) et des couvertures de réchauffement pour la mère et l'enfant. Les trois priorités de l'accouchement inopiné sont d'accueillir le nouveau-né, de lutter contre l'hypothermie néonatale et de gérer le cordon. Lors de la ventilation au BAVU pédiatrique, la pression exercée ne doit jamais dépasser la zone verte de l'indicateur du manomètre, sous peine de barotraumatisme pulmonaire sur un poumon immature ; un « coin bébé » séparé, dans un lieu propre et chauffé, est organisé avec le matériel de réanimation néonatale (BAVU, manomètre, aspirateur de mucosités).</p><h4>Références</h4><p>Fiches Armement-Type SDS 002 à 009 (FAT SDIS 91, 20 pages, création 22/04/2025, mise à jour 24/04/2025). FAT SDS 002 — DSA FRED Easy G2, V1 du 17/04/2025 (SDIS 91, Groupement Logistique Santé, visa Pharmacienne HC C. LETELLIER). FTU MMS 004 — Aspirateur de mucosités Accuvac Lite (Weinmann), V10 du 18/09/2025 (création 2004). FTU MMS 028a et FTU MMS 028b — Sac d'intervention Secouriste SYT® (SDIS 91). FTU MMS 031 — Moniteur Défibrillateur Defigard Touch Seven, V2 du 17/11/2023 (Schiller France, signataire Médecin Colonel N. CHOSSAT). FTU MMS 032 — Répartiteur d'oxygène Multi-victimes. FTU MMS 033 — Sac Damage Control. FTU MMS 035 — Kit Accouchement, V1 du 08/05/2025 (GLS/Bureau Logistique SDIS 91).</p>",
  "q": [
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle est la différence entre une FAT et une FTU ?",
    "a": "La FAT (Fiche d'Armement-Type) définit la composition précise d'un sac/sacoche/lot. La FTU (Fiche Technique Utilisateur) décrit le fonctionnement et la mise en œuvre du matériel qu'elle contient.",
    "c": [],
    "e": "Fiches Armement-Type SDS 002 à 009, objectif."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Que contient la sacoche de transport du DSA Fred Easy G2 ?",
    "a": "1 DSA Fred Easy G2 avec sa batterie principale, 2 sachets de 5 compresses stériles 7,5×7,5 cm, 1 rasoir à usage unique, 2 jeux d'électrodes DSA dont 1 déjà connecté.",
    "c": [],
    "e": "FAT SDS 002 — DSA FRED Easy G2, V1 du 17/04/2025."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Pourquoi la sacoche du DSA Fred Easy G2 contient-elle 2 jeux d'électrodes ?",
    "a": "1 jeu déjà connecté pour un déploiement immédiat, 1 jeu de rechange en cas d'échec de collage ou de transport long",
    "c": [
     "Un jeu adulte et un jeu obligatoirement pédiatrique",
     "1 jeu déjà connecté pour un déploiement immédiat, 1 jeu de rechange en cas d'échec de collage ou de transport long",
     "Un jeu de secours en cas de panne totale du DSA",
     "Pour équiper deux DSA différents"
    ],
    "e": "FAT SDS 002, points-clés à retenir."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "À quoi sert le rasoir à usage unique dans la sacoche du DSA ?",
    "a": "À raser une pilosité thoracique abondante, qui nuirait sinon à la conduction des électrodes.",
    "c": [],
    "e": "FAT SDS 002 — DSA FRED Easy G2."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quels sont les 4 paramètres physiologiques mesurés par le moniteur multiparamétrique Defigard Touch 7 (DGT7) ?",
    "a": "La pression non invasive (PNI), la saturation pulsée en oxygène (SpO2), la fréquence cardiaque (FC) et l'ECG 12 dérivations.",
    "c": [],
    "e": "FTU MMS 031, V2 du 17/11/2023."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le DGT7 peut rester posé librement dans la cellule du VSAV lorsque le véhicule roule, tant qu'il est éteint.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Il doit impérativement et systématiquement être arrimé sur son support chargeur (ou sanglé) dès que le véhicule est en mouvement (FTU MMS 031)."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Lors d'une formation ECG en caserne, quel destinataire et quelle identité patient utilise-t-on avec le DGT7 ?",
    "a": "Serveur SEMA, identité « TEST 91 »",
    "c": [
     "Régulation SAMU 91, nom réel",
     "Serveur SEMA, identité « TEST 91 »",
     "CODIS, identité anonyme",
     "Aucune transmission n'est nécessaire en formation"
    ],
    "e": "En intervention réelle : régulation SAMU 91 avec le nom réel du patient (FTU MMS 031)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Dans quels cas ne doit-on jamais utiliser le DGT7 ?",
    "a": "À proximité ou dans un équipement d'IRM, et en atmosphère explosive.",
    "c": [],
    "e": "FTU MMS 031, précautions d'emploi."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelle est la différence entre les FTU MMS 028a et 028b ?",
    "a": "La 028a équipe les VSAV/VSSUAP/CCRL dotés du DSA Fred Easy ; la 028b équipe les VSAV/VSSUAP dotés du Defigard Touch 7 (DGT7). Les deux organisent le même type de contenu (modules bilan, oxygénothérapie, hémorragie, immobilisation, compartiment défibrillateur).",
    "c": [],
    "e": "FTU MMS 028a et 028b, sacs d'intervention Secouriste SYT®."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le sac d'intervention secouriste n'est emporté hors du véhicule que si le bilan initial le justifie.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Le sac est emmené systématiquement à la victime dès la descente du VSAV, sans exception : jamais de bilan sans matériel à proximité (FTU MMS 028a/028b)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "En combien de temps le compartiment DSA/DGT7 du sac secouriste doit-il pouvoir être dégainé ?",
    "a": "En moins de 10 secondes.",
    "c": [],
    "e": "FTU MMS 028a et 028b."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 6 éléments qui composent l'aspirateur de mucosités Accuvac Lite.",
    "a": "Pompe électrique à membrane avec régulateur d'aspiration, bocal gradué avec tuyau à vide et pièce coudée, kit d'aspiration à usage unique (poche, tubulure, stop vide), embout de contrôle, système chargeur mural, sacoche de transport.",
    "c": [],
    "e": "FTU MMS 004, description du matériel."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quelle dépression cible doit atteindre l'Accuvac Lite, et en combien de temps maximum ?",
    "a": "–0,8 bar en 20 secondes maximum",
    "c": [
     "–0,5 bar en 10 secondes",
     "–0,8 bar en 20 secondes maximum",
     "–1 bar en 30 secondes",
     "–0,3 bar en 5 secondes"
    ],
    "e": "Au-delà de 20 secondes, la puissance est insuffisante et l'appareil doit être échangé (FTU MMS 004)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Quelle règle de sécurité électrique s'applique à l'Accuvac Lite pendant son fonctionnement ?",
    "a": "Ne jamais utiliser le bloc chargeur pendant le fonctionnement de la pompe.",
    "c": [],
    "e": "FTU MMS 004, mise en garde."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelles sont les tailles de sondes d'aspiration fournies dans la sacoche de l'Accuvac Lite ?",
    "a": "2 sondes CH10 et 2 sondes CH26.",
    "c": [],
    "e": "FAT SDS 009 — Aspirateur de mucosités Accuvac Lite."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Combien de victimes le répartiteur d'oxygène multi-victimes peut-il oxygéner simultanément au maximum ?",
    "a": "4 victimes.",
    "c": [],
    "e": "FTU MMS 032, objet et domaine d'application."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "On peut appliquer un peu de graisse sur les raccords du répartiteur d'oxygène pour faciliter les connexions.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Aucun lubrifiant ou graisse sur les raccords oxygène : risque d'inflammation sous oxygène pur (FTU MMS 032)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Pourquoi faut-il surveiller en permanence l'autonomie lors de l'utilisation du répartiteur d'oxygène à 4 voies ?",
    "a": "L'utilisation simultanée des 4 voies à 15 L/min consomme 60 L/min, ce qui épuise rapidement une bouteille d'oxygène : il faut prévoir des échanges de bouteille.",
    "c": [],
    "e": "FTU MMS 032, précautions."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Que signifie « Damage Control » et à quelle situation ce sac est-il destiné ?",
    "a": "« Maîtriser/limiter les dégâts » — destiné à la prise en charge de nombreuses victimes présentant des hémorragies externes importantes.",
    "c": [],
    "e": "FTU MMS 033, définitions."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Que contient un kit « Damage Control multi-victimes » ?",
    "a": "2 couvertures de survie isothermiques, des ciseaux BECCO, 1 garrot tourniquet de type CAT, des pansements compressifs.",
    "c": [],
    "e": "FTU MMS 033, composition."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Combien de kits Damage Control individuels contient le sac Damage Control ?",
    "a": "3 kits",
    "c": [
     "2 kits",
     "3 kits",
     "4 kits",
     "5 kits"
    ],
    "e": "Plus des gants à usage unique et un jeu de bracelets de tri secouriste (FTU MMS 033)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Où le sac Damage Control est-il placé dans le VSAV/VSSUAP ?",
    "a": "Dans le compartiment haut au-dessus de la cabine conducteur.",
    "c": [],
    "e": "FTU MMS 033, emplacement."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Cite les 3 éléments de la triade létale que prévient la couverture de survie du kit Damage Control.",
    "a": "Hypothermie, acidose, coagulopathie.",
    "c": [],
    "e": "FTU MMS 033, points-clés."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Combien de clamps de Barr contient le kit accouchement, et pourquoi ce nombre ?",
    "a": "4 clamps, pour permettre un double clampage du cordon ombilical avant sa section.",
    "c": [],
    "e": "FTU MMS 035, description du kit."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quelles sont les 3 priorités d'un accouchement inopiné selon la FTU Kit Accouchement ?",
    "a": "Accueillir le nouveau-né, lutter contre l'hypothermie néonatale, gérer le cordon ombilical (double clampage puis section).",
    "c": [],
    "e": "FTU MMS 035, points-clés à retenir."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Sur quel indicateur du manomètre à usage unique du kit accouchement ne faut-il jamais dépasser la pression lors de la ventilation d'un nouveau-né ?",
    "a": "La zone verte",
    "c": [
     "La zone rouge",
     "La zone verte",
     "La zone jaune",
     "Il n'y a pas de limite tant que le BAVU est pédiatrique"
    ],
    "e": "Au-delà, risque de barotraumatisme pulmonaire sur un poumon de nouveau-né, immature (FTU MMS 035)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "À quoi sert le sac en polyéthylène du kit accouchement, et pour quel type de nouveau-né ?",
    "a": "Protection thermique du prématuré (« technique du sac »).",
    "c": [],
    "e": "FTU MMS 035, description du kit."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Le manomètre à usage unique du kit accouchement s'adapte directement sur le BAVU adulte.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Il s'adapte sur le BAVU pédiatrique, spécifiquement pour la ventilation du nouveau-né (FTU MMS 035)."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Comment organise-t-on l'espace lors d'un accouchement inopiné à domicile, entre la mère et le nouveau-né ?",
    "a": "Un côté maman (kit accouchement ouvert, maman installée) et un « coin bébé » séparé (table propre, BAVU + manomètre prêts, aspirateur de mucosités en attente), dans un lieu propre et chauffé.",
    "c": [],
    "e": "FTU MMS 035, organisation spatiale."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Auprès de quel service se fait le réapprovisionnement du sac Damage Control et du kit accouchement ?",
    "a": "Le Groupement Logistique Santé (GLS), via une demande LAL.",
    "c": [],
    "e": "FTU MMS 033 et FTU MMS 035, réapprovisionnement."
   },
   {
    "t": "ou",
    "q": "Quels modules composent typiquement le sac d'intervention secouriste (FTU MMS 028a/028b) ?",
    "a": "Module bilan/monitorage, module oxygénothérapie/ventilation, module hémorragie/pansements, module immobilisation, compartiment DSA/DGT7.",
    "c": [],
    "e": "FTU MMS 028a et 028b, description."
   },
   {
    "t": "qcm",
    "q": "Quel produit est utilisé pour le nettoyage courant des surfaces du matériel SSUAP (sacs, aspirateur, répartiteur) ?",
    "a": "SURFASAFE",
    "c": [
     "De l'eau de Javel pure",
     "SURFASAFE",
     "De l'alcool à 90°",
     "Un simple chiffon sec"
    ],
    "e": "Décontamination approfondie selon le Classeur Hygiène SDIS 91 en cas de souillure biologique (FTU MMS 004, 028a/028b, 032)."
   },
   {
    "t": "sa",
    "q": "Qui vise et émet la FAT SDS 002 (DSA Fred Easy G2) ?",
    "a": "La Sous-Direction Santé / Groupement Logistique Santé du SDIS 91, visa de la Pharmacienne Hors Classe C. LETELLIER.",
    "c": [],
    "e": "FAT SDS 002, V1 du 17/04/2025."
   },
   {
    "t": "vf",
    "q": "Toute modification de l'armement d'un sac ou d'une sacoche peut être décidée librement par un chef d'agrès sur le terrain.",
    "a": "Faux",
    "c": [],
    "e": "Toute modification d'armement doit passer par une mise à jour officielle de la FAT par le SSSM (Fiches Armement-Type SDS 002 à 009, points-clés)."
   }
  ]
 }
]
